Hadrien Clouet — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
25 mai 2023 au 28 juil. 2026
Questions
57
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 57 questions évaluables
Réponse directe
28
Réponse partielle
17
Réponse à côté
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 57
Question 1Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Mais ça ne nous dit pas pourquoi vous avez voté contre l'obligation pour les propriétaires de débroussailler ?
Réponse partielle
Parce que ça existe déjà. Vous voyez bien qu'on est sur des textes qui sont redondants. Le sujet, ce n'est pas d'aller faire des textes qui font de l'affichage pour redire la même chose que ce que la loi prévoit déjà. Le sujet, c'est de savoir est-ce qu'on demande, oui ou non, d'avoir des effectifs de personnel à l'ONF pour faire le boulot ? Ce qu'on avait proposé dans le cadre de cette loi. Après, quand vous proposez des choses efficaces et que vos amendements sont refusés, à la fin, vous n'accompagnez pas la loi jusqu'au bout. Dès lors que vous avez fait plein de propositions, que les macronistes disent non, on n'en veut pas et qu'on finit dans une situation cataclysmique comme celle d'au…
« Parce que ça existe déjà. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:10
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 37 observations44 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:23
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« Vous voyez bien qu'on est sur des textes qui sont redondants. Le sujet, ce n'est pas d'aller faire des textes qui font de l'affichage pour redire la même chose que ce que la loi prévoit déjà. Le sujet, c'est de savoir est-ce qu'on demande, oui ou non, d'avoir des effectifs de personnel à l'ONF pour faire le boulot ? Ce qu'on avait proposé dans le cadre de cette loi. Après, quand vous proposez des choses efficaces et que vos amendements sont refusés, à la fin, vous n'accompagnez pas la loi jusqu'au bout. Dès lors que vous avez fait plein de propositions, que les macronistes disent non, on n'en veut pas et qu'on finit dans une situation cataclysmique comme celle d'aujourd'hui. C'était de l'obstruction déjà à l'époque ? Ce n'est pas de l'obstruction. On n'a pas passé un temps fou dessus à mettre plein d'amendements. On a proposé des choses très concrètes. On a dit on veut de l'effectif à l'ONF, on veut de la qualification professionnelle pour les agents qui interviennent dedans, on veut que la puissance publique puisse reprendre la main sur le domaine domanial lorsqu'il est mis en danger. À partir du moment où la Macronie dit non à toutes les propositions qu'on met sur la table, à la fin, évidemment, on n'accompagne pas le texte de loi. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:12
Question 2Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Du coup, vous êtes bien content qu'on les ait sans les avoir votés ?
Réponse partielle
Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage.
« Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:23
Question 3Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
En attendant le gouvernement a activé vous l'avez évoqué le système d'activité partielle on est revenu au temps du Covid il faut que l'État soit là ?
Réponse partielle
De toute façon il faut que l'État soit là. On voit bien à l'heure actuelle que le capitalisme est un problème pour notre pays. D'abord le réchauffement et le dérèglement climatique sont évidemment la conséquence on le sait bien d'une économie carbonée à savoir sur le plan industriel mais aussi sur le plan des grands organismes de crédit et de finance qui s'associent qui prêtent l'argent pour les projets extractivistes polluants. Et puis en aval dès lors qu'on n'est pas en capacité aujourd'hui par le secteur privé par le marché de protéger la population et d'assurer l'ensemble des risques climatiques. Ces risques sont d'un niveau jamais vu dans l'histoire humaine. Les dépenses nécessaires ch…
« De toute façon il faut que l'État soit là. On voit bien à l'heure actuelle que le capitalisme est un problème pour notre pays. D'abord le réchauffement et le dérèglement climatique sont évidemment la conséquence on le sait bien d'une économie carbonée à savoir sur le plan industriel mais aussi sur le plan des grands organismes de crédit et de finance qui s'associent qui prêtent l'argent pour les projets extractivistes polluants. Et puis en aval dès lors qu'on n'est pas en capacité aujourd'hui par le secteur privé par le marché de protéger la population et d'assurer l'ensemble des risques climatiques. Ces risques sont d'un niveau jamais vu dans l'histoire humaine. Les dépenses nécessaires chaque année pour couvrir incendies ici ou la crise du gel également chaque année sont d'un niveau qui augmente d'année après année. Les assureurs privés n'arrivent plus à les honorer. Ça invite je pense à avoir une réflexion sur la sécurité sociale climatique. C'est-à-dire comment on fait pour que les primes d'assurance qui aujourd'hui vous savez dépendent de votre bâti du lieu où vous êtes etc soient remplacées par une prise en charge collective de l'ensemble des risques assurantiels des risques habitat parce qu'on n'est plus en capacité de le gérer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 16:11
Question 4Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Vous feriez quoi, vous, la France Insoumise, pour lutter aujourd'hui, là, et dans les heures qui viennent contre cet incendie monstre ?
Réponse partielle
Bien sûr. Alors, si on veut agir immédiatement, d'abord, il faut passer les commandes pour l'année prochaine parce que le sujet, c'est celui-là. Est-ce que l'été prochain a une capacité de réagir ? Les kits de largage ne sont pas là. Les hélicoptères, notamment Super Puma, ne sont pas là. Il faut passer la commande immédiate maintenant. Ensuite, il faut travailler et rétablir les budgets avec l'ensemble des associations agréées de sécurité civile, avec, par exemple, l'entraide valable qui fait la formation générale sur la culture de la sécurité civile aujourd'hui en France qui est totalement dévastée. Et puis, il faudrait quand même commencer par traiter correctement les sapeurs-pompiers qu…
« Bien sûr. Alors, si on veut agir immédiatement, d'abord, il faut passer les commandes pour l'année prochaine parce que le sujet, c'est celui-là. Est-ce que l'été prochain a une capacité de réagir ? Les kits de largage ne sont pas là. Les hélicoptères, notamment Super Puma, ne sont pas là. Il faut passer la commande immédiate maintenant. Ensuite, il faut travailler et rétablir les budgets avec l'ensemble des associations agréées de sécurité civile, avec, par exemple, l'entraide valable qui fait la formation générale sur la culture de la sécurité civile aujourd'hui en France qui est totalement dévastée. Et puis, il faudrait quand même commencer par traiter correctement les sapeurs-pompiers qui sont sur le front. Je rappelle tout de même qu'ils ont des cagoules à 12 euros pièce qui ne protègent pas des produits cancérogènes. C'est quand même ça qui se passe aujourd'hui. Les pompiers sont envoyés au feu avec des matériels. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 7:44Voir 1 autre passage
« Bien sûr, ils ont des cagoules à 12 euros alors qu'on sait en faire à 60 euros qui sont protectrices mais qui ne sont pas adaptées au même type d'intervention. Donc, vous voyez bien que tout cela est dans l'improvisation la plus totale. Et je pense que c'est un danger d'improviser dans cette situation-là. Et la base, me semble-t-il, c'est de partir des demandes des sapeurs-pompiers elles-mêmes et eux-mêmes qui nous disent depuis des années les mêmes choses. Les besoins en matériel roulant, les besoins en cagoules, les besoins en matériel aéroporté, les besoins en hélicoptère et en avion d'intervention. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 8:29
Question 5Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Mais on a suffisamment d'A400M ?
Réponse directe
Oui, oui, oui. On en a plusieurs qui peuvent être déployés. Même s'il y en avait 4, 5, 6, l'enjeu est d'avoir le kit nécessaire pour pouvoir les transformer selon les besoins, bien sûr. Parce que l'avantage de l'A400M, c'est bien sûr d'abord qu'il peut être piloté de nuit, contrairement à des Canadaires. et ensuite qu'il a une charge qui est modulable entre soit de l'eau, soit des retardants en fonction des besoins.
« Oui, oui, oui. On en a plusieurs qui peuvent être déployés. Même s'il y en avait 4, 5, 6, l'enjeu est d'avoir le kit nécessaire pour pouvoir les transformer selon les besoins, bien sûr. Parce que l'avantage de l'A400M, c'est bien sûr d'abord qu'il peut être piloté de nuit, contrairement à des Canadaires. et ensuite qu'il a une charge qui est modulable entre soit de l'eau, soit des retardants en fonction des besoins. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 2:23
Question 6Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Le budget, il a augmenté de la sécurité civile ?
Réponse partielle
Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. Oui, mais si vous prenez tous les services anti-incendies, ce n'est pas le cas. D'abord parce que, dans la sécurité civile, il n'y a pas que les sapeurs-pompie…
« Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:19Voir 1 autre passage
« Oui, mais si vous prenez tous les services anti-incendies, ce n'est pas le cas. D'abord parce que, dans la sécurité civile, il n'y a pas que les sapeurs-pompiers. Il y a d'autres types de budgets qui ont été mobilisés. Ensuite, parce que cet argent qui a été mis là, on sait d'où il vient, il a été coupé dans tout l'écosystème de la prévention des incendies. Je prends deux exemples. Météo France, qui a perdu des centaines de postes. Or, on a besoin des travailleuses et des travailleurs de Météo France pour avoir une observation satellite. En France, aujourd'hui, on n'a toujours pas de surveillance satellitaire H24 du territoire pour pouvoir prévenir les incendies et intervenir directement en cas de détection. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:54
Question 7Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Deuxième exemple. Ça ne se fait pas à l'échelle européenne, ça ?
Réponse partielle
Ça se fait à l'échelle européenne, mais il ne faut pas ses commandes. Il faut avoir ensuite la cartographie qui vous revient. Et deuxièmement, un autre exemple, l'ONF, l'Office National des Forêts, qui nous dit, ça fait des années, vous restiez tirer la sonnette d'alarme en disant, nous n'avons plus les moyens d'aller débroussailler. Il y a des forêts aujourd'hui en France qui meurent et donc qui sont des bois uniquement secs qui prennent feu beaucoup plus rapidement. Ces engences d'État ont été savamment sabrées. Ça fait des années qu'on se bat pour maintenir leurs effectifs et qu'elles-mêmes se mobilisent. Encore il y a deux mois, elles étaient en face de l'Assemblée nationale en disant,…
« Ça se fait à l'échelle européenne, mais il ne faut pas ses commandes. Il faut avoir ensuite la cartographie qui vous revient. Et deuxièmement, un autre exemple, l'ONF, l'Office National des Forêts, qui nous dit, ça fait des années, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 5:25
Question 8Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
à cette demande de Marine Tondelier ou à la France Insoumise Adrien Clouet ?
Réponse partielle
On peut toujours se réunir. C'est jamais un mal de discuter mais il me semble que le lieu le plus pertinent c'est l'Assemblée Nationale aujourd'hui. Parce que si c'est pour se réunir à l'Élysée autour du chef de l'État qui après prend des décisions dans son coin tout seul je crois qu'on a déjà donné. Mais vous irez
« On peut toujours se réunir. C'est jamais un mal de discuter mais il me semble que le lieu le plus pertinent c'est l'Assemblée Nationale aujourd'hui. Parce que si c'est pour se réunir à l'Élysée autour du chef de l'État qui après prend des décisions dans son coin tout seul je crois qu'on a déjà donné. Mais vous irez »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 15:01
Question 9Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Mais vous votez traditionnellement, vous, la France insoumise, contre ces lois de programmation militaire qui permettent notamment de commander ces avions. Il n'y a pas une contradiction ?
Réponse partielle
Non, puisque dans le budget ordinaire, c'est-à-dire le moment où on vote à chaque hiver, nous demandons systématiquement d'avoir les crédits utiles pour la sécurité civile. Par exemple... Non, mais ce n'est pas vrai. Le 25 novembre 2025, les gens pourront aller vérifier, en novembre 2025, c'est un amendement de la France insoumise qui a été adopté en commission des finances pour ouvrir les crédits sur l'A400M, sur les kits de largage. Sur les kits, pas sur l'avion. Non, mais les avions, on les a aujourd'hui. L'enjeu, c'est les kits.
« Non, puisque dans le budget ordinaire, c'est-à-dire le moment où on vote à chaque hiver, nous demandons systématiquement d'avoir les crédits utiles pour la sécurité civile. Par exemple... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 2:50Voir 1 autre passage
« Non, mais ce n'est pas vrai. Le 25 novembre 2025, les gens pourront aller vérifier, en novembre 2025, c'est un amendement de la France insoumise qui a été adopté en commission des finances pour ouvrir les crédits sur l'A400M, sur les kits de largage. Sur les kits, pas sur l'avion. Non, mais les avions, on les a aujourd'hui. L'enjeu, c'est les kits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:03
Question 10Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien Clouet
Bonjour Adrien Chloé, pas d'évolution majeure de cet incendie en Gironde cette nuit, il sévit toujours, il n'est pas fixé. Il est fixé en revanche dans les Landes, annonce hier soir notamment d'Emmanuel Macron qui s'est rendu en Gironde auprès des pompiers. Elle était nécessaire cette visite ?
Réponse directe
Je ne pense pas qu'elle le soit, à mon avis ce qui est nécessaire c'est des crédits, du matériel et de l'équipement pour pouvoir mener à bien le travail. Parce que ce à quoi on assiste, à mon sens, c'est un véritable scandale d'Etat. Un gouvernement qui a vidé de sa capacité la sécurité civile, une porte-parole du gouvernement qui ment nuit et jour sur les capacités et sur les projets gouvernementaux, ça justifie à mon sens qu'on se réunisse rapidement. Un exemple, j'ai été hier avec des équipes d'Airbus, comme des députés de Toulouse, qui m'ont partagé cette information, à savoir que les kits pour l'A400M, tout le monde a un peu suivi pour les gens qui nous écoutent, l'A400M c'est un avion…
« Je ne pense pas qu'elle le soit, à mon avis ce qui est nécessaire c'est des crédits, du matériel et de l'équipement pour pouvoir mener à bien le travail. Parce que ce à quoi on assiste, à mon sens, c'est un véritable scandale d'Etat. Un gouvernement qui a vidé de sa capacité la sécurité civile, une porte-parole du gouvernement qui ment nuit et jour sur les capacités et sur les projets gouvernementaux, ça justifie à mon sens qu'on se réunisse rapidement. Un exemple, j'ai été hier avec des équipes d'Airbus, comme des députés de Toulouse, qui m'ont partagé cette information, à savoir que les kits pour l'A400M, tout le monde a un peu suivi pour les gens qui nous écoutent, l'A400M c'est un avion militaire qu'on peut équiper avec un kit produit par Airbus qui est rempli notamment de retardants, qui peut être disséminé. Figurez-vous qu'à l'heure où on parle là, il n'y a eu aucune commande publique, zéro. Il n'y a pas un kit qui est aujourd'hui commandé par la puissance publique. Or, si on ne les commande pas d'ici septembre, on ne les aura pas pour l'été prochain. Donc, on est vraiment sur une pantalonnade absolue. Il y a un gouvernement qui ferait mieux de passer moins de temps à tweeter et un peu plus à réunir l'Assemblée nationale pour qu'on vote les crédits nécessaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 0:19
Question 11Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Il faut préciser que cette nationalisation que vous proposez, c'est une nationalisation qui est uniquement partielle. Ça concerne quoi exactement ?
Réponse directe
Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une cris…
« Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une crise que la spéculation est possible, que le taux de marge explose. Ce n'est pas parce qu'il y a une innovation, parce qu'il y a une percée technologique. C'est parce qu'ils se positionnent sur des moments de crise que du coup, ils peuvent spéculer. C'est ce qu'a dit Aurélie à l'instant. C'est un problème. Et ce problème, il est d'autant plus vif que l'argent qui en est tiré est utilisé au bénéfice des actionnaires, essentiellement. L'année dernière, c'était 16 milliards qui sont allés aux actionnaires sous forme soit de dividendes, soit de rachats d'actions, 15 milliards dans l'investissement. C'est-à-dire que cette entreprise qui profite des crises par effet de rente redistribue aux actionnaires plus qu'elle investit dans l'outil productif. Donc c'est un double problème. Face à ça, il nous semble qu'il faut reprendre la main. Et reprendre la main, ça nécessite de placer sous contrôle public les deux piliers industriels qu'on crée aujourd'hui de la production. D'une part, ce qui concerne le transport entre les raffineries et les dépôts. Il y a des infrastructures qui existent aujourd'hui. C'est notamment les différentes sociétés, la STPP, la société de Pipeline Méditerranée-Rhône et la compagnie industrielle maritime. Ces trois entreprises font le transfert, en fait, raffiner les défauts et transportent les essences. Et la difficulté qu'on a là-dessus, c'est qu'elles font des prix discriminatoires entre les stations de service. Et donc, en fait, c'est elles qui pilotent la variation des prix d'une station à une autre. Donc il faut les placer sous le contrôle public. Et l'avantage, c'est qu'une fois que c'est sous le contrôle public, comme pour l'électricité, par exemple, vous pouvez avoir une marge maximum. Au lieu d'avoir trois acteurs qui se répartissent le marché entre eux et qui font la marge la plus haute, vous avez une marge publique qui dit qu'au-delà d'un tel niveau de bénéfice, vous reversez tout à un fonds public ou au budget de l'État. Donc, premièrement... Ça serait fixé par l'État, du coup. Exactement. Comme on a, par exemple, pour les commissions sur l'énergie. Vous savez, il y a des tarifs maximum, il y a un plafond. On doit faire pareil sur le transport, sur les essences. Et puis, si on remonte plus haut, il faut arriver évidemment à la raffinerie. Aujourd'hui, il en reste six sur le territoire hexagonal des raffineries. Alors, on pourrait toutes les citer. Gonfreville, Donge, Faisin, Lavera, Fosse-sur-Mer, Port-Jérôme, Gravenchon. Ces six raffineries, aujourd'hui, ont le même défaut que Total en général. Mais elles ne sont pas toutes de Total, attention. Mais elles ont le même défaut, c'est-à-dire qu'elles ont des bénéfices qui explosent dans les périodes de crise, où elles peuvent créer une pénurie et, en fait, utiliser leur pouvoir sur le marché pour prendre captifs les consommateurs, les consommatrices, les conducteurs et les conductrices. Donc, face à cela, on a une difficulté. C'est qu'ils profitent de leur pouvoir de marché contre nous toutes et nous tous. Donc, il faut en reprendre le contrôle public à la fois pour pouvoir alimenter le pays par rapport à ses besoins, effectivement. Et puis, et même peut-être surtout, pour pouvoir réorienter la production carbonée. Parce qu'on voit bien que le privé, aujourd'hui, ferme des raffineries en France. On a perdu un tiers des raffineries depuis 2008. On ferme des raffineries tous les ans en France. Enfin, tous les ans. On ferme des raffineries, on va dire, depuis 20 ans en France. Et, en fait, sans aucune espèce de reconversion de l'outil productif vers la question des énergies renouvelables. Alors, pourtant, il y a eu un ensemble de tentatives. Je pense, par exemple, à ce qui a pu se faire à Grand-Puit. Alors, on souffre, évidemment, que ce ne soit pas sous contrôle salarié et que ce ne soit pas dans un cadre public intégral. Mais enfin, à Grand-Puit, il y a un projet solaire. Il y a des projets de recyclage. Il y a des projets biochimiques. Bref, une tentative de faire autrement de l'énergie en utilisant toute l'infrastructure concrète, physique, qui est déjà disponible, mais qui, aujourd'hui, ne sert que les actionnaires et pas le grand public. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 2:22
Question 12Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
La nationalisation est-elle une piste crédible de résolution de cette crise ?
Réponse à côté
Bonsoir.
« Bonsoir. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 1:08
Question 13Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Alors, ce n'est pas la première fois que la nationalisation de Total Énergie, elle est mise à l'ordre du jour par un groupe politique. C'était déjà le cas en 2024, sur une proposition de loi des sénateurs et sénatrices PCF. Et à l'époque, ça concernait un projet encore plus grand de service public de l'énergie. Vous en pensiez quoi, ça, vous, Adrien ?
Réponse directe
Ah non, on est favorable à ce qu'il y ait un grand service public de l'énergie. Maintenant, la question est aussi, je pense, d'éviter des entreprises totalement tentaculaires dans lesquelles le contrôle démocratique par les élus du peuple et les élus des salariés, en fait, serait assez vite, on va dire, nébuleux. Parce qu'en fait, quand c'est un livre de comptes, un livre de comptes, un livre de comptes, un livre de comptes, on peut très vite craindre que le contrôle démocratique soit très faible. Donc on est favorable à une reprise en main publique. On se retrouvera évidemment sur le fait qu'une nationalisation, c'est pour que dans le conseil de direction, vous ayez des représentants de l'…
« Ah non, on est favorable à ce qu'il y ait un grand service public de l'énergie. Maintenant, la question est aussi, je pense, d'éviter des entreprises totalement tentaculaires dans lesquelles le contrôle démocratique par les élus du peuple et les élus des salariés, en fait, serait assez vite, on va dire, nébuleux. Parce qu'en fait, quand c'est un livre de comptes, un livre de comptes, un livre de comptes, un livre de comptes, on peut très vite craindre que le contrôle démocratique soit très faible. Donc on est favorable à une reprise en main publique. On se retrouvera évidemment sur le fait qu'une nationalisation, c'est pour que dans le conseil de direction, vous ayez des représentants de l'État, des travailleurs, des usagers, enfin, c'est-à-dire usagers au sens consommateur et riverain. Mais là-dessus aussi, on sera d'accord. Après, il faut la discussion sur comment on compose concrètement ce conseil de direction, quelle part pour chacune et chacun, mais c'est l'orientation politique qu'il faut évidemment prendre. Donc là-dessus, on va se retrouver. Maintenant, est-ce qu'on a besoin de tous les services qu'il y a dans Total ? Par exemple, les participations à l'étranger. Ça ne me semble pas tout à fait évident. Et c'est pour ça que nous, le texte qu'on dépose ici, c'est un texte qui a comme double objectif. D'abord, d'avoir un vrai état contrôle en amont sur le prix à la pompe, c'est-à-dire en fait contrôler la formation du prix, c'est-à-dire la marge de raffinage, puis la marge qui est prise sur le transport vers la station-service. Voilà comment on opère ce contrôle. Et deuxièmement, comment on opère une bifurcation de l'outil productif pour évidemment ne pas rester totalement dépendant aux énergies carbonées. Il nous semble que là aussi, seule la puissance publique et seul le débat démocratique permettent réellement de réorienter les raffineries, non seulement en gardant les emplois, mais surtout en recrutant à la hauteur des besoins pour que les raffineries demeurent l'avant-poste de la production énergétique française. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 11:07
Question 14Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Ce n'est pas suffisant ?
Réponse à côté
Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que d…
« Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que de taxer les travailleurs. On se souvient du grand mouvement des Gilets jaunes qui nous a tous transformés dans le mouvement ouvrier et qui a montré à quel point ce sujet touchait profondément les travailleurs et à quel point ça les attaquait directement. Les discussions qu'on a autour du prix du carburant, son quotidien, sont tous les jours. Mais moi, je reviens vraiment sur l'importance, en fait, d'aller au bout de la proposition. Ce n'est pas une co-gestion avec l'État qu'il nous faudrait. C'est vraiment que le pouvoir, il revienne aux travailleurs, qu'on puisse plus jamais, en fait, reculer. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 1 autre passage
« Avoir le pouvoir par les travailleurs dans les usines, c'est d'abord et avant tout leur donner le contrôle sur leur outil de travail. On connaît par cœur notre outil de travail. On a démontré aussi à quel point le rapport de force qu'on avait en 2022, quand on a paralysé l'ensemble de l'outil, quand on a asséché les stations, montre que ce rapport de force, on l'a pour pouvoir imposer ça. C'est de notre côté, du côté des grèves. Et c'est à ce service, à notre avis, que devrait se mettre toute la gauche, la gauche radicale, au service de la classe ouvrière, de la grève, pour pouvoir, justement, aller arracher, notamment, ce prix plafonné à 1,50 euro, mais au-delà, la nationalisation sous contrôle des ouvriers et des riverains. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 14:23
Question 15Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
En attendant, du coup, pour revenir à la question du blocage des prix, Adrien Cornet, est-ce qu'il y a d'autres mesures qui sont envisageables de la part, notamment, des employeurs pour réduire la facture de carburant des salariés, notamment ceux qui prennent leur voiture ?
Réponse à côté
Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour…
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 23:47
Question 16Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Adrien Cornet, je l'ai dit, vous êtes en grève. Vous avez déposé un préavis de 24 heures. Est-ce qu'il y a des actions qui sont prévues dans les jours à venir pour continuer à mettre la pression, justement, sur le gouvernement ?
Réponse directe
Eh bien, déjà, on va continuer à consulter les salariés. Généralement, on a cette tradition, nous, la CGT Total Énergie, de donner suite à ces mouvements pour aller chercher après 24 heures, un 48 heures, puis un 72 heures pour aller vers la grève reconductible parce qu'on sait que c'est la seule manière de gagner. On l'a encore prouvé en 2022. Et pour arracher cette grève reconductible et l'imposer, il faut aussi que les directions syndicales, en fait, proposent un plan de bataille au monde du travail. Aujourd'hui, les directions sont centrées vers des négociations, etc., vers des interpellations. mais quand est-ce qu'en fait, on organise les différents secteurs, on les met autour de la ta…
« Eh bien, déjà, on va continuer à consulter les salariés. Généralement, on a cette tradition, nous, la CGT Total Énergie, de donner suite à ces mouvements pour aller chercher après 24 heures, un 48 heures, puis un 72 heures pour aller vers la grève reconductible parce qu'on sait que c'est la seule manière de gagner. On l'a encore prouvé en 2022. Et pour arracher cette grève reconductible et l'imposer, il faut aussi que les directions syndicales, en fait, proposent un plan de bataille au monde du travail. Aujourd'hui, les directions sont centrées vers des négociations, etc., vers des interpellations. mais quand est-ce qu'en fait, on organise les différents secteurs, on les met autour de la table ? Quand est-ce que la CGT Énergie, la CGT du Pétrole, la CGT des Transports, l'ensemble, y compris même des autres syndicats, Sudrail ou d'autres secteurs, puissent, des différents secteurs qui se sont mobilisés, encore une fois, ces dernières années. Je veux dire, on ne parle pas de 68, là, on parle de 2022, de 2023. Il y a quelques années encore, on prouvait qu'ils étaient capables, ces secteurs du monde du travail, de se mobiliser. Et puis avec aussi les gilets jaunes, de monter des caisses de grève. Bref, voilà, excusez-moi, de construire ce rapport de force conséquent. Le mouvement ouvrier, les gilets jaunes ensemble, les quartiers populaires, tous ensemble, on peut faire plier le gouvernement et aller chercher toutes ces mesures, ces revendications qu'on a posées sur la table pendant cette émission. Et pour ça, il faut absolument qu'on ait une stratégie. Et ça repose sur une grève générale, une grève politique face à un mouvement, un gouvernement qui est faible aujourd'hui, qui est un des plus faibles de la Ve République. Et on a une carte à jouer bien avant, bien avant 2027. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 29:45
Question 17Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Vous parliez de changer de paradigme. Adrien Clouet, est-ce que cette nationalisation, elle vise juste à répondre à la crise du carburant ou il y a d'autres objectifs de plus long terme ?
Réponse directe
Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, l…
« Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, le secteur public national a toujours eu comme ambition d'être le lieu d'expérimentation des avancées démocratiques sur l'outil productif. Simplement, maintenant qu'on a mis toutes les usines dans le privé et qu'il n'y a plus de régies publiques productives, on n'est plus en capacité d'avoir ce secteur-là qui entraîne, qui est le secteur où les travailleurs testent des choses, s'organisent, revendiquent et surtout, comment dire, conçoivent localement quelque chose qui après est répondu ailleurs. Comme on l'a fait sur les semaines de congés payées, par exemple, dans les luttes des travailleurs et des travailleurs qui ont été expérimentées dans le public. Ensuite, elles sont reprises après dans le privé par cet effet de pression. Et puis, troisièmement, il y a un sujet international, c'est-à-dire que reprendre le contrôle public sur l'industrie pétrolière, c'est aussi repositionner la place de la France dans le monde par rapport aux pays pétroliers. C'est faire en sorte que Total, par exemple, ne soit pas l'ambassadeur officieux de la France et ne soit pas en charge de gérer les logiques d'extractivisme dans des pays tiers. Mais bel et bien que la France assume ses responsabilités de bout en bout en étant la responsable nationale du pétrole national. C'est une multinationale qui a pris trop de place par rapport à ce que devrait être ? Bien sûr. Il y a des multinationales comme Total qui, aujourd'hui, ont des revenus supérieurs à ceux de certains États et donc qui, à partir de là, négocient avec une force de frappe qui est incommensurable. Et je pense que c'est un problème démocratique que des multinationales soient aussi puissantes que cela. Non pas qu'elles aient des capacités productives très importantes, ça, tant mieux, c'est grâce aux salariés. Mais qu'elles aient une force de frappe financière telle que celle qu'elles ont aujourd'hui, ça conduit également, on le voit régulièrement, à des affaires en justice ou ça conduit à des arrangements avec des puissances étrangères, y compris hostiles. Je pense, par exemple, à l'abandon des projets renouvelables aux États-Unis sous pression de Donald Trump. Total a accepté un chèque des États-Unis pour abandonner des projets qui avaient été signés à l'époque de M. Biden. Eh bien, je pense qu'une entreprise nationale aurait pu avoir un avis beaucoup plus tranché là-dessus. Et puis surtout, le fait d'avoir par l'État un contrôle sur la logistique, la raffinerie et des prises de participation possibles à l'étranger nous donne les outils d'être autonome par rapport à une multinationale qui, aujourd'hui, a un monopole privé qui est assez insupportable. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 20:38
Question 18Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Je pensais, par exemple, à la CFDT qui a réclamé une augmentation de l'indemnité d'éloignement chez Vinci. Est-ce que c'est des choses que vous envisagez aussi à la CGT, en parallèle de ce blocage des prix à la pompe ?
Réponse à côté
Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour…
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 23:47
Question 19Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Si j'ai bien compris, vous souhaitez que l'outil de travail soit repris par les travailleurs eux-mêmes, c'est ça ?
Réponse directe
Exactement. En fait, pour nous, la nationalisation, elle doit se faire sous contrôle des travailleurs, et aussi des riverains, qui peuvent être au contact de la pollution. D'ailleurs, nous, la plupart d'entre nous, on habite à côté de nos usines, et on est les premiers victimes de la pollution, de nos produits chimiques. C'est souvent ce qu'on disait à Grand Puy, d'ailleurs, c'est que nous, il faut qu'on passe toute cette production sous nationalisation, sous contrôle des travailleurs, le temps de trouver une alternative réelle aux produits du pétrole. Parce que, comme vous l'avez rappelé, Total délocalise ces raffineries depuis 2009. La première, ça a été Flandre, ensuite ça a été Lamed, e…
« Exactement. En fait, pour nous, la nationalisation, elle doit se faire sous contrôle des travailleurs, et aussi des riverains, qui peuvent être au contact de la pollution. D'ailleurs, nous, la plupart d'entre nous, on habite à côté de nos usines, et on est les premiers victimes de la pollution, de nos produits chimiques. C'est souvent ce qu'on disait à Grand Puy, d'ailleurs, c'est que nous, il faut qu'on passe toute cette production sous nationalisation, sous contrôle des travailleurs, le temps de trouver une alternative réelle aux produits du pétrole. Parce que, comme vous l'avez rappelé, Total délocalise ces raffineries depuis 2009. La première, ça a été Flandre, ensuite ça a été Lamed, ensuite ça a été Grand Puy, et ils voulaient continuer encore et toujours. Et aujourd'hui, cette crise du pétrole, qui a été provoquée par la guerre impérialiste menée par les États-Unis et Israël, excusez-moi, elle montre à quel point il y a une nécessité de mettre ce secteur et l'ensemble des secteurs de l'énergie, d'ailleurs, sous contrôle des travailleurs, parce que ce n'est pas simplement le pétrole, mais il y a tous les dérivés du pétrole. Il y a le bitume pour les routes, le plastique, il y a aussi du pétrole dans les médicaments, etc. Et tant qu'on n'a pas trouvé d'alternative à tous ces produits-là, il faut que ce soit les travailleurs qui puissent le contrôler. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 9:31
Question 20Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Adrien Cornet, vous, je le disais, vous êtes salarié à la raffinée Grand-Puit. Vous êtes mis en grève aujourd'hui. Quelles sont vos revendications ?
Réponse directe
Bonjour, merci de m'avoir invité. Nos revendications se portent sur les revendications nationales, donc de porter le prix maximum à 1,50 euro du prix du litre du carburant et des augmentations de salaire pour tous et aussi une clarification, une ouverture des livres de compte. On y tient beaucoup pour faire, en fait, la lumière sur les bénéfices de Total, d'où viennent ces profits, d'où viennent les milliards et les milliards qui sont amassés par les patrons pétroliers et les actionnaires et de montrer à l'ensemble des travailleurs que nous, les raffineurs et les travailleurs de l'ensemble du groupe et des filiales Total Energy, on est du côté des consommateurs, de ceux qui galèrent pour fa…
« Bonjour, merci de m'avoir invité. Nos revendications se portent sur les revendications nationales, donc de porter le prix maximum à 1,50 euro du prix du litre du carburant et des augmentations de salaire pour tous et aussi une clarification, une ouverture des livres de compte. On y tient beaucoup pour faire, en fait, la lumière sur les bénéfices de Total, d'où viennent ces profits, d'où viennent les milliards et les milliards qui sont amassés par les patrons pétroliers et les actionnaires et de montrer à l'ensemble des travailleurs que nous, les raffineurs et les travailleurs de l'ensemble du groupe et des filiales Total Energy, on est du côté des consommateurs, de ceux qui galèrent pour faire leur plein aujourd'hui. On fait aussi partie de cela. On a énormément de travailleurs précaires dans les raffineries. Je pense à nos camarades, nos travailleurs sous-traitants qui sont très mal payés, qui travaillent dans des conditions terribles. Et on a aussi des camarades, beaucoup de femmes qui travaillent dans des stations-services qui sont précaires également, qui travaillent pour Total. Les stations-services sur autoroute, la filiale Argédiste est 100% Total. Et c'est énormément de travailleuses précaires qui sont payées 1 600 euros par mois et qui, aujourd'hui, ne peuvent plus aller travailler parce que, en fait, le carburant est trop cher pour elles. Et elles sont vraiment en galère. D'ailleurs, elles vont sans doute bientôt partir dans un mouvement de grève et on va les soutenir très fortement. Voilà. Donc, principalement, cette démonstration de grève de 24 heures, ça a été la démonstration qu'il faut que les travailleurs et ensuite les riverains et les usagers, ensemble du pétrole, on puissent décider du prix du pétrole, que ce n'est pas ni un patron capitaliste, d'ailleurs, ni la nationalisation. C'est une bonne idée, mais il faut qu'elle aille beaucoup plus loin, qu'elle soit sous contrôle des travailleurs et des usagers. Nous, aujourd'hui, par exemple, vous parliez de la transformation de Grand-Puis. Aujourd'hui, la transformation de Grand-Puis, elle est complexe. Il y a des incidents très régulièrement. On a eu des collègues qui ont été intoxiqués sur la production de plastique, intoxiqués sans doute au benzène. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 6:09
Question 21Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Alors, toujours des sénateurs communistes qui ont déposé le 13 mars un texte pour encadrer temporairement les marges dans le secteur et abaisser la TVA sur l'énergie. Vous en pensez quoi, vous Adrien Cornet ?
Réponse partielle
Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que d…
« Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que de taxer les travailleurs. On se souvient du grand mouvement des Gilets jaunes qui nous a tous transformés dans le mouvement ouvrier et qui a montré à quel point ce sujet touchait profondément les travailleurs et à quel point ça les attaquait directement. Les discussions qu'on a autour du prix du carburant, son quotidien, sont tous les jours. Mais moi, je reviens vraiment sur l'importance, en fait, d'aller au bout de la proposition. Ce n'est pas une co-gestion avec l'État qu'il nous faudrait. C'est vraiment que le pouvoir, il revienne aux travailleurs, qu'on puisse plus jamais, en fait, reculer. »
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Question 22Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Adrien Cornet, c'est ça qu'il faut faire aussi pour vous, continuer à mettre la pression, justement pour forcer le gouvernement à plier et à bloquer concrètement les prix ?
Réponse partielle
Oui, continuer à mettre la pression. Et le meilleur outil qu'on a, nous, les travailleurs, c'est la grève. Et y compris, voilà, on se souvient du grand mouvement de grève qu'il y a eu en 2023, qui a déployé beaucoup de secteurs du monde du travail. Et aujourd'hui, on a fait la démonstration que les travailleurs de Total, qu'il y avait vraiment deux secteurs, en fait, dans cette entreprise. D'un côté, le patron. D'ailleurs, le ministre Lescure et tout son gouvernement veulent toujours épargner les profits de Total. Il ne faut jamais toucher aux profits. Il ne faut jamais viser cette entreprise en particulier. Et nous, ce qu'on dit, justement, c'est qu'aujourd'hui, le rapport de force, il est…
« Oui, continuer à mettre la pression. Et le meilleur outil qu'on a, nous, les travailleurs, c'est la grève. Et y compris, voilà, on se souvient du grand mouvement de grève qu'il y a eu en 2023, qui a déployé beaucoup de secteurs du monde du travail. Et aujourd'hui, on a fait la démonstration que les travailleurs de Total, qu'il y avait vraiment deux secteurs, en fait, dans cette entreprise. D'un côté, le patron. D'ailleurs, le ministre Lescure et tout son gouvernement veulent toujours épargner les profits de Total. Il ne faut jamais toucher aux profits. Il ne faut jamais viser cette entreprise en particulier. Et nous, ce qu'on dit, justement, c'est qu'aujourd'hui, le rapport de force, il est dans les usines. Il est dans la grève. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 17:22Voir 1 autre passage
« Et combien de travailleurs vont être plongés dans cette précarité, nous, on a tous une carte à jouer. Et nous, les travailleurs, on a la possibilité de bloquer l'appareil de production pour imposer ce rapport de force et aller arracher beaucoup plus qu'un plafonnement des prix. C'est vraiment quand on parle de s'échanger de paradigme quelque part, s'échanger de qui décide de ce qu'on produit et pourquoi. Et c'est là où on doit poser cette question-là, cette question démocratique. Parce que nous, bien sûr que nous, on est les premiers à attraper des cancers à cause des produits, à cause du benzène. Donc on n'a aucun intérêt, quelque part, à faire perdurer le pétrole. Mais aujourd'hui, on nous vend des solutions qui sont complètement loufoques. On nous parle de passer à l'électrique avec des voitures familiales à plus de 30 000 euros. On nous parle d'accentuer aussi l'extractivisme qui existe dans les pays du Sud. Il faut rappeler ça à quel point toute l'électrification passe aussi par polluer l'Argentine, le Chili, »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 18:43
Question 23Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Alors, le gouvernement, depuis le début de l'augmentation des prix du carburant, a toujours refusé de bloquer ces prix, justement, dans les stations essence. Roland Escure avait annoncé à la fin mars, donc, je le disais en introduction, 70 millions d'euros d'aides. Cet après-midi, on a appris par le Parisien que le gouvernement aurait rédigé un projet de décret pour un contrôle renforcé des prix à partir de 1,71 euro du litre. Qu'est-ce que vous pensez de ce revirement ?
Réponse directe
C'est de la flûte, donc il n'y a pas de revirement. Non, mais il n'y a pas de revirement. On a un ministre qui nous explique, d'abord, qu'il veut, je cite de tête, concentrer les contrôles sur les prix chez les distributeurs qui sont à plus de 1,71. Alors, déjà, le problème, ce n'est pas le distributeur. En fait, il est en train de nous expliquer qu'il va aller contrôler ceux qui distribuent, c'est-à-dire là où il y a le moins de marge qui se fait dans toute la chaîne. Donc, c'est pour occuper la galerie, à défaut de l'amuser, parce qu'ils ne sont pas très marrants. Donc, non, tout cela n'a absolument aucun sens. Soit, on a un blocage, c'est-à-dire qu'on fixe un prix administratif qui ne pe…
« C'est de la flûte, donc il n'y a pas de revirement. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 15:34Voir 1 autre passage
« Non, mais il n'y a pas de revirement. On a un ministre qui nous explique, d'abord, qu'il veut, je cite de tête, concentrer les contrôles sur les prix chez les distributeurs qui sont à plus de 1,71. Alors, déjà, le problème, ce n'est pas le distributeur. En fait, il est en train de nous expliquer qu'il va aller contrôler ceux qui distribuent, c'est-à-dire là où il y a le moins de marge qui se fait dans toute la chaîne. Donc, c'est pour occuper la galerie, à défaut de l'amuser, parce qu'ils ne sont pas très marrants. Donc, non, tout cela n'a absolument aucun sens. Soit, on a un blocage, c'est-à-dire qu'on fixe un prix administratif qui ne peut pas être franchi, auquel cas, ça signifie que le producteur en amont, pour pouvoir vendre à ce niveau-là, tout au long de la chaîne, il est obligé de respecter le prix final et donc de prendre sur ses dividendes et sur ses marges. C'est ce qu'on souhaite pour que Total fasse l'effort avec ses revenus financiers, et non pas que ce soit le consommateur, à la fin, qu'il soit, évidemment, le larron de la foire et le prix répercuté. Enfin, le distributeur, si jamais ça lui arrive à 1,70 et qu'il ne peut pas le vendre à plus d'1,71, bon, on n'a pas fait grand-chose dans cette histoire. Donc non, à mon avis, c'est vraiment une improvisation. D'ailleurs, on l'a vu tout à l'heure, il y a eu des interrogations après les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, et bon, aucun ministre n'est capable d'expliquer concrètement en quoi consistait ce projet. Donc ils ont inventé un truc sur un coin de table. Ils se sont dit, oulala, oulala, il y a le blocage des prix qui est très populaire, qui est défendu de plus en plus largement dans la population. Oulala, oulala, il y en a même maintenant qui arrivent sur la question de nationaliser l'outil de production et de raffinage, et d'y intégrer même les travailleuses et les travailleurs. Donc à partir de là, il leur faut un contrefeu. Le contrefeu, c'est nous expliquer qu'ils vont contrôler les marges de ceux qui n'en font pas. Eh bien, super. Merci. Repassez. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Question 24Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
C'est positif ?
Réponse à côté
Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que d…
« Non, aujourd'hui, c'est une proposition qui... On est pour le fait qu'effectivement, le prix soit fixé beaucoup plus bas qu'il ne l'est aujourd'hui. Nous, on parle d'un euro 50 au litre. Mais bien sûr que les taxes sur le carburant, c'est comme la TVA, si vous voulez. Et c'est des taxes les plus injustes qui existent, puisque que vous soyez Patrick Poulané ou un sous-traitant de chez Total ou travailleuse des stations-services d'Argédis, en fait, quand vous faites le plein, vous payez la même part de taxes. Donc, c'est purement et simplement injuste. Il faudrait transférer ces taxes vers les profits de Total, justement, pouvoir aller vers la saisie de ces profits par des taxes, plutôt que de taxer les travailleurs. On se souvient du grand mouvement des Gilets jaunes qui nous a tous transformés dans le mouvement ouvrier et qui a montré à quel point ce sujet touchait profondément les travailleurs et à quel point ça les attaquait directement. Les discussions qu'on a autour du prix du carburant, son quotidien, sont tous les jours. Mais moi, je reviens vraiment sur l'importance, en fait, d'aller au bout de la proposition. Ce n'est pas une co-gestion avec l'État qu'il nous faudrait. C'est vraiment que le pouvoir, il revienne aux travailleurs, qu'on puisse plus jamais, en fait, reculer. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 1 autre passage
« Avoir le pouvoir par les travailleurs dans les usines, c'est d'abord et avant tout leur donner le contrôle sur leur outil de travail. On connaît par cœur notre outil de travail. On a démontré aussi à quel point le rapport de force qu'on avait en 2022, quand on a paralysé l'ensemble de l'outil, quand on a asséché les stations, montre que ce rapport de force, on l'a pour pouvoir imposer ça. C'est de notre côté, du côté des grèves. Et c'est à ce service, à notre avis, que devrait se mettre toute la gauche, la gauche radicale, au service de la classe ouvrière, de la grève, pour pouvoir, justement, aller arracher, notamment, ce prix plafonné à 1,50 euro, mais au-delà, la nationalisation sous contrôle des ouvriers et des riverains. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 14:23
Question 25Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" Israël
Mais concrètement, quand même, qu'est-ce que la France devrait faire ?
Réponse directe
Alors, nous, les Insoumis, nous avons proposé le déploiement sous mandat de l'ONU. En fait, de casques bleus sur place. Parce qu'on peut envoyer la marine pour faire des transports plus faciles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de port en eau profonde, au large de Gaza. Donc, ça vient largement limiter techniquement, logistiquement, la pertinence de la proposition-là. Mais oui, il faut que la France se déploie. Par exemple, vous avez bien vu qu'il y a deux semaines de cela, il y avait un bateau humanitaire, le Handala, qui était en route pour Gaza. Ce bateau n'a pas eu de protection militaire française, alors qu'il y avait des ressortissants français à bord. Eh bien, moi, je dis, je pense…
« Alors, nous, les Insoumis, nous avons proposé le déploiement sous mandat de l'ONU. En fait, de casques bleus sur place. Parce qu'on peut envoyer la marine pour faire des transports plus faciles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de port en eau profonde, au large de Gaza. Donc, ça vient largement limiter techniquement, logistiquement, la pertinence de la proposition-là. Mais oui, il faut que la France se déploie. Par exemple, vous avez bien vu qu'il y a deux semaines de cela, il y avait un bateau humanitaire, le Handala, qui était en route pour Gaza. Ce bateau n'a pas eu de protection militaire française, alors qu'il y avait des ressortissants français à bord. Eh bien, moi, je dis, je pense à mes collègues Gabriel Catala ou Emma Fourreau, qui sont députés de la France Insoumise. Elles devaient avoir la protection militaire de la marine française pour arriver à Bonport »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 3:37
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« Vous voyez bien qu'on est sur des textes qui sont redondants. Le sujet, ce n'est pas d'aller faire des textes qui font de l'affichage pour redire la même chose que ce que la loi prévoit déjà. Le sujet, c'est de savoir est-ce qu'on demande, oui ou non, d'avoir des effectifs de personnel à l'ONF pour faire le boulot ? Ce qu'on avait proposé dans le cadre de cette loi. Après, quand vous proposez des choses efficaces et que vos amendements sont refusés, à la fin, vous n'accompagnez pas la loi jusqu'au bout. Dès lors que vous avez fait plein de propositions, que les macronistes disent non, on n'en veut pas et qu'on finit dans une situation cataclysmique comme celle d'aujourd'hui. C'était de l'obstruction déjà à l'époque ? Ce n'est pas de l'obstruction. On n'a pas passé un temps fou dessus à mettre plein d'amendements. On a proposé des choses très concrètes. On a dit on veut de l'effectif à l'ONF, on veut de la qualification professionnelle pour les agents qui interviennent dedans, on veut que la puissance publique puisse reprendre la main sur le domaine domanial lorsqu'il est mis en danger. À partir du moment où la Macronie dit non à toutes les propositions qu'on met sur la table, à la fin, évidemment, on n'accompagne pas le texte de loi. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:12
« Je ne pense pas qu'elle le soit, à mon avis ce qui est nécessaire c'est des crédits, du matériel et de l'équipement pour pouvoir mener à bien le travail. Parce que ce à quoi on assiste, à mon sens, c'est un véritable scandale d'Etat. Un gouvernement qui a vidé de sa capacité la sécurité civile, une porte-parole du gouvernement qui ment nuit et jour sur les capacités et sur les projets gouvernementaux, ça justifie à mon sens qu'on se réunisse rapidement. Un exemple, j'ai été hier avec des équipes d'Airbus, comme des députés de Toulouse, qui m'ont partagé cette information, à savoir que les kits pour l'A400M, tout le monde a un peu suivi pour les gens qui nous écoutent, l'A400M c'est un avion militaire qu'on peut équiper avec un kit produit par Airbus qui est rempli notamment de retardants, qui peut être disséminé. Figurez-vous qu'à l'heure où on parle là, il n'y a eu aucune commande publique, zéro. Il n'y a pas un kit qui est aujourd'hui commandé par la puissance publique. Or, si on ne les commande pas d'ici septembre, on ne les aura pas pour l'été prochain. Donc, on est vraiment sur une pantalonnade absolue. Il y a un gouvernement qui ferait mieux de passer moins de temps à tweeter et un peu plus à réunir l'Assemblée nationale pour qu'on vote les crédits nécessaires. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 0:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, mais ce n'est pas vrai. Le 25 novembre 2025, les gens pourront aller vérifier, en novembre 2025, c'est un amendement de la France insoumise qui a été adopté en commission des finances pour ouvrir les crédits sur l'A400M, sur les kits de largage. Sur les kits, pas sur l'avion. Non, mais les avions, on les a aujourd'hui. L'enjeu, c'est les kits. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:03Voir 2 autres passages
« Moi, ça m'indiffère qu'il soit là, qu'il ne soit pas là. Le sujet, c'est d'abord qu'il n'occupe pas trop les services qui ont d'autres choses à faire. Après, c'est la position du président de la République. Mon sujet, moi, c'est de savoir quand est-ce que l'Assemblée sera réunie. Et nous, les Insoumis, nous demandons à être réunis au plus vite pour pouvoir voter un projet de loi de finances rectificatif, ouvrir les crédits nécessaires, avoir le retour d'expérience avec les pompiers et leur donner les moyens dont ils ont besoin en matériel roulant et en matériel aéroporté. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement précisément, là, aujourd'hui, ce matin ? Que la commande soit passée dans les jours qui viennent pour les kits de largage A400M. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 1:25
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« De toute façon il faut que l'État soit là. On voit bien à l'heure actuelle que le capitalisme est un problème pour notre pays. D'abord le réchauffement et le dérèglement climatique sont évidemment la conséquence on le sait bien d'une économie carbonée à savoir sur le plan industriel mais aussi sur le plan des grands organismes de crédit et de finance qui s'associent qui prêtent l'argent pour les projets extractivistes polluants. Et puis en aval dès lors qu'on n'est pas en capacité aujourd'hui par le secteur privé par le marché de protéger la population et d'assurer l'ensemble des risques climatiques. Ces risques sont d'un niveau jamais vu dans l'histoire humaine. Les dépenses nécessaires chaque année pour couvrir incendies ici ou la crise du gel également chaque année sont d'un niveau qui augmente d'année après année. Les assureurs privés n'arrivent plus à les honorer. Ça invite je pense à avoir une réflexion sur la sécurité sociale climatique. C'est-à-dire comment on fait pour que les primes d'assurance qui aujourd'hui vous savez dépendent de votre bâti du lieu où vous êtes etc soient remplacées par une prise en charge collective de l'ensemble des risques assurantiels des risques habitat parce qu'on n'est plus en capacité de le gérer. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 16:11Voir 2 autres passages
« Bien sûr. Bien sûr, je crains l'abstention. Pour deux raisons. D'abord, parce que, pour une question de principe, l'abstention, ça veut dire évidemment des personnes qui n'ont pas donné leur opinion, et dans un régime démocratique, ça pose un problème. Et deuxièmement, parce qu'on constate, si on regarde les circonscriptions du pays, que ce sont celles où l'abstention a le moins reculé, où le RN fait les meilleurs scores. Donc, la mobilisation des abstentionnistes, c'est toujours le meilleur rempart contre le fascisme. »
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 1:44
« Bien sûr, tout à fait, vous avez raison. Ça l'est pour deux motifs. D'abord, parce que du côté de l'ex-majorité, de la minorité présidentielle, il y a eu une succession de renoncements, que ce soit sur le glyphosate, que ce soit sur la protection des agriculteurs, les accords de libre-échange, etc. Donc ils n'ont aucun bilan. Donc ils se taisent. Et puis, du côté de l'extrême droite, évidemment, c'est encore pire. Vous avez la moitié d'entre eux qui nie le rôle humain dans le changement climatique, voire même qui nie le dérèglement climatique lui-même. Donc vous avez des climato-sceptiques qui menacent d'arriver au pouvoir. Ce serait un désastre absolu. Ce serait un recul de plusieurs décennies. Et puis une injure faite à tous les scientifiques du monde, internationalement. Donc évidemment, dans ce cadre-là, il ne reste plus que la gauche pour s'y intéresser. Mais savoir que le dérèglement climatique, il existe, il a une origine humaine, il est avancé, il est irréversible. Et que donc, il faut des mesures fortes pour faire bifurquer le pays. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que ça existe déjà. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 10:10Voir 2 autres passages
« Ben non, puisque le problème, c'est la loi générale de la LOPMI qui... Bref, on peut avoir une discussion sur la défense nationale, mais cette loi, elle fait uniquement du conventionnel et pas les différentes formes de défense du futur, à savoir la cybersécurité, le satellitaire, etc. Donc, on n'était pas d'accord avec l'angle qui est pris. Maintenant, les A400M, on les a de toute façon, aujourd'hui, en France. C'est ceux qu'on a aujourd'hui, dont on parle, qu'on équiperait avec les kits de largage. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 3:23
« Moi, ça m'indiffère qu'il soit là, qu'il ne soit pas là. Le sujet, c'est d'abord qu'il n'occupe pas trop les services qui ont d'autres choses à faire. Après, c'est la position du président de la République. Mon sujet, moi, c'est de savoir quand est-ce que l'Assemblée sera réunie. Et nous, les Insoumis, nous demandons à être réunis au plus vite pour pouvoir voter un projet de loi de finances rectificatif, ouvrir les crédits nécessaires, avoir le retour d'expérience avec les pompiers et leur donner les moyens dont ils ont besoin en matériel roulant et en matériel aéroporté. Qu'est-ce que vous demandez au gouvernement précisément, là, aujourd'hui, ce matin ? Que la commande soit passée dans les jours qui viennent pour les kits de largage A400M. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 27 observations34 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez raison c'est un très bon sujet je prends un exemple sur le financement pour que tout le monde comprenne bien. Il y avait marqué ce matin sur le bandeau qui est en dessous de l'écran qu'on avait dépensé 76 millions d'euros en chômage partiel en Gironde. C'est le chiffre de France Info. Donc ça veut dire que pour économiser 50 millions au Canadair on a dépensé 76 millions en chômage partiel. Moi je voudrais prendre le sujet dans l'autre sens. Combien ça nous a coûté les incendies là ? On va voir des milliards de dégâts. Ça veut dire que ceux qui ont voulu économiser 10 millions par là se retrouvent à la fin à nous faire payer des milliards d'euros de dégâts. Donc financer les sapeurs-pompiers c'est pas un coût c'est pas une dépense c'est un investissement pour la protection collective. Il faut trouver l'argent quelque part. Oui. 52 millions d'euros l'argent des Canadair 52 millions d'euros d'annulation c'est 4 jours d'impôt sur la fortune avant que Macron la supprime. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 2 autres passages
« Oui, oui, oui. On en a plusieurs qui peuvent être déployés. Même s'il y en avait 4, 5, 6, l'enjeu est d'avoir le kit nécessaire pour pouvoir les transformer selon les besoins, bien sûr. Parce que l'avantage de l'A400M, c'est bien sûr d'abord qu'il peut être piloté de nuit, contrairement à des Canadaires. et ensuite qu'il a une charge qui est modulable entre soit de l'eau, soit des retardants en fonction des besoins. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 2:23
« Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 37 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez raison c'est un très bon sujet je prends un exemple sur le financement pour que tout le monde comprenne bien. Il y avait marqué ce matin sur le bandeau qui est en dessous de l'écran qu'on avait dépensé 76 millions d'euros en chômage partiel en Gironde. C'est le chiffre de France Info. Donc ça veut dire que pour économiser 50 millions au Canadair on a dépensé 76 millions en chômage partiel. Moi je voudrais prendre le sujet dans l'autre sens. Combien ça nous a coûté les incendies là ? On va voir des milliards de dégâts. Ça veut dire que ceux qui ont voulu économiser 10 millions par là se retrouvent à la fin à nous faire payer des milliards d'euros de dégâts. Donc financer les sapeurs-pompiers c'est pas un coût c'est pas une dépense c'est un investissement pour la protection collective. Il faut trouver l'argent quelque part. Oui. 52 millions d'euros l'argent des Canadair 52 millions d'euros d'annulation c'est 4 jours d'impôt sur la fortune avant que Macron la supprime. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 12:57Voir 2 autres passages
« Bien sûr. Alors, si on veut agir immédiatement, d'abord, il faut passer les commandes pour l'année prochaine parce que le sujet, c'est celui-là. Est-ce que l'été prochain a une capacité de réagir ? Les kits de largage ne sont pas là. Les hélicoptères, notamment Super Puma, ne sont pas là. Il faut passer la commande immédiate maintenant. Ensuite, il faut travailler et rétablir les budgets avec l'ensemble des associations agréées de sécurité civile, avec, par exemple, l'entraide valable qui fait la formation générale sur la culture de la sécurité civile aujourd'hui en France qui est totalement dévastée. Et puis, il faudrait quand même commencer par traiter correctement les sapeurs-pompiers qui sont sur le front. Je rappelle tout de même qu'ils ont des cagoules à 12 euros pièce qui ne protègent pas des produits cancérogènes. C'est quand même ça qui se passe aujourd'hui. Les pompiers sont envoyés au feu avec des matériels. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 7:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées25 mai 2023 au 28 juil. 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais si vous prenez tous les services anti-incendies, ce n'est pas le cas. D'abord parce que, dans la sécurité civile, il n'y a pas que les sapeurs-pompiers. Il y a d'autres types de budgets qui ont été mobilisés. Ensuite, parce que cet argent qui a été mis là, on sait d'où il vient, il a été coupé dans tout l'écosystème de la prévention des incendies. Je prends deux exemples. Météo France, qui a perdu des centaines de postes. Or, on a besoin des travailleuses et des travailleurs de Météo France pour avoir une observation satellite. En France, aujourd'hui, on n'a toujours pas de surveillance satellitaire H24 du territoire pour pouvoir prévenir les incendies et intervenir directement en cas de détection. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:54Voir 2 autres passages
« Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une crise que la spéculation est possible, que le taux de marge explose. Ce n'est pas parce qu'il y a une innovation, parce qu'il y a une percée technologique. C'est parce qu'ils se positionnent sur des moments de crise que du coup, ils peuvent spéculer. C'est ce qu'a dit Aurélie à l'instant. C'est un problème. Et ce problème, il est d'autant plus vif que l'argent qui en est tiré est utilisé au bénéfice des actionnaires, essentiellement. L'année dernière, c'était 16 milliards qui sont allés aux actionnaires sous forme soit de dividendes, soit de rachats d'actions, 15 milliards dans l'investissement. C'est-à-dire que cette entreprise qui profite des crises par effet de rente redistribue aux actionnaires plus qu'elle investit dans l'outil productif. Donc c'est un double problème. Face à ça, il nous semble qu'il faut reprendre la main. Et reprendre la main, ça nécessite de placer sous contrôle public les deux piliers industriels qu'on crée aujourd'hui de la production. D'une part, ce qui concerne le transport entre les raffineries et les dépôts. Il y a des infrastructures qui existent aujourd'hui. C'est notamment les différentes sociétés, la STPP, la société de Pipeline Méditerranée-Rhône et la compagnie industrielle maritime. Ces trois entreprises font le transfert, en fait, raffiner les défauts et transportent les essences. Et la difficulté qu'on a là-dessus, c'est qu'elles font des prix discriminatoires entre les stations de service. Et donc, en fait, c'est elles qui pilotent la variation des prix d'une station à une autre. Donc il faut les placer sous le contrôle public. Et l'avantage, c'est qu'une fois que c'est sous le contrôle public, comme pour l'électricité, par exemple, vous pouvez avoir une marge maximum. Au lieu d'avoir trois acteurs qui se répartissent le marché entre eux et qui font la marge la plus haute, vous avez une marge publique qui dit qu'au-delà d'un tel niveau de bénéfice, vous reversez tout à un fonds public ou au budget de l'État. Donc, premièrement... Ça serait fixé par l'État, du coup. Exactement. Comme on a, par exemple, pour les commissions sur l'énergie. Vous savez, il y a des tarifs maximum, il y a un plafond. On doit faire pareil sur le transport, sur les essences. Et puis, si on remonte plus haut, il faut arriver évidemment à la raffinerie. Aujourd'hui, il en reste six sur le territoire hexagonal des raffineries. Alors, on pourrait toutes les citer. Gonfreville, Donge, Faisin, Lavera, Fosse-sur-Mer, Port-Jérôme, Gravenchon. Ces six raffineries, aujourd'hui, ont le même défaut que Total en général. Mais elles ne sont pas toutes de Total, attention. Mais elles ont le même défaut, c'est-à-dire qu'elles ont des bénéfices qui explosent dans les périodes de crise, où elles peuvent créer une pénurie et, en fait, utiliser leur pouvoir sur le marché pour prendre captifs les consommateurs, les consommatrices, les conducteurs et les conductrices. Donc, face à cela, on a une difficulté. C'est qu'ils profitent de leur pouvoir de marché contre nous toutes et nous tous. Donc, il faut en reprendre le contrôle public à la fois pour pouvoir alimenter le pays par rapport à ses besoins, effectivement. Et puis, et même peut-être surtout, pour pouvoir réorienter la production carbonée. Parce qu'on voit bien que le privé, aujourd'hui, ferme des raffineries en France. On a perdu un tiers des raffineries depuis 2008. On ferme des raffineries tous les ans en France. Enfin, tous les ans. On ferme des raffineries, on va dire, depuis 20 ans en France. Et, en fait, sans aucune espèce de reconversion de l'outil productif vers la question des énergies renouvelables. Alors, pourtant, il y a eu un ensemble de tentatives. Je pense, par exemple, à ce qui a pu se faire à Grand-Puit. Alors, on souffre, évidemment, que ce ne soit pas sous contrôle salarié et que ce ne soit pas dans un cadre public intégral. Mais enfin, à Grand-Puit, il y a un projet solaire. Il y a des projets de recyclage. Il y a des projets biochimiques. Bref, une tentative de faire autrement de l'énergie en utilisant toute l'infrastructure concrète, physique, qui est déjà disponible, mais qui, aujourd'hui, ne sert que les actionnaires et pas le grand public. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 23:47Voir 2 autres passages
« Non, mais il n'y a pas de revirement. On a un ministre qui nous explique, d'abord, qu'il veut, je cite de tête, concentrer les contrôles sur les prix chez les distributeurs qui sont à plus de 1,71. Alors, déjà, le problème, ce n'est pas le distributeur. En fait, il est en train de nous expliquer qu'il va aller contrôler ceux qui distribuent, c'est-à-dire là où il y a le moins de marge qui se fait dans toute la chaîne. Donc, c'est pour occuper la galerie, à défaut de l'amuser, parce qu'ils ne sont pas très marrants. Donc, non, tout cela n'a absolument aucun sens. Soit, on a un blocage, c'est-à-dire qu'on fixe un prix administratif qui ne peut pas être franchi, auquel cas, ça signifie que le producteur en amont, pour pouvoir vendre à ce niveau-là, tout au long de la chaîne, il est obligé de respecter le prix final et donc de prendre sur ses dividendes et sur ses marges. C'est ce qu'on souhaite pour que Total fasse l'effort avec ses revenus financiers, et non pas que ce soit le consommateur, à la fin, qu'il soit, évidemment, le larron de la foire et le prix répercuté. Enfin, le distributeur, si jamais ça lui arrive à 1,70 et qu'il ne peut pas le vendre à plus d'1,71, bon, on n'a pas fait grand-chose dans cette histoire. Donc non, à mon avis, c'est vraiment une improvisation. D'ailleurs, on l'a vu tout à l'heure, il y a eu des interrogations après les questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, et bon, aucun ministre n'est capable d'expliquer concrètement en quoi consistait ce projet. Donc ils ont inventé un truc sur un coin de table. Ils se sont dit, oulala, oulala, il y a le blocage des prix qui est très populaire, qui est défendu de plus en plus largement dans la population. Oulala, oulala, il y en a même maintenant qui arrivent sur la question de nationaliser l'outil de production et de raffinage, et d'y intégrer même les travailleuses et les travailleurs. Donc à partir de là, il leur faut un contrefeu. Le contrefeu, c'est nous expliquer qu'ils vont contrôler les marges de ceux qui n'en font pas. Eh bien, super. Merci. Repassez. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien Clouet
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, le secteur public national a toujours eu comme ambition d'être le lieu d'expérimentation des avancées démocratiques sur l'outil productif. Simplement, maintenant qu'on a mis toutes les usines dans le privé et qu'il n'y a plus de régies publiques productives, on n'est plus en capacité d'avoir ce secteur-là qui entraîne, qui est le secteur où les travailleurs testent des choses, s'organisent, revendiquent et surtout, comment dire, conçoivent localement quelque chose qui après est répondu ailleurs. Comme on l'a fait sur les semaines de congés payées, par exemple, dans les luttes des travailleurs et des travailleurs qui ont été expérimentées dans le public. Ensuite, elles sont reprises après dans le privé par cet effet de pression. Et puis, troisièmement, il y a un sujet international, c'est-à-dire que reprendre le contrôle public sur l'industrie pétrolière, c'est aussi repositionner la place de la France dans le monde par rapport aux pays pétroliers. C'est faire en sorte que Total, par exemple, ne soit pas l'ambassadeur officieux de la France et ne soit pas en charge de gérer les logiques d'extractivisme dans des pays tiers. Mais bel et bien que la France assume ses responsabilités de bout en bout en étant la responsable nationale du pétrole national. C'est une multinationale qui a pris trop de place par rapport à ce que devrait être ? Bien sûr. Il y a des multinationales comme Total qui, aujourd'hui, ont des revenus supérieurs à ceux de certains États et donc qui, à partir de là, négocient avec une force de frappe qui est incommensurable. Et je pense que c'est un problème démocratique que des multinationales soient aussi puissantes que cela. Non pas qu'elles aient des capacités productives très importantes, ça, tant mieux, c'est grâce aux salariés. Mais qu'elles aient une force de frappe financière telle que celle qu'elles ont aujourd'hui, ça conduit également, on le voit régulièrement, à des affaires en justice ou ça conduit à des arrangements avec des puissances étrangères, y compris hostiles. Je pense, par exemple, à l'abandon des projets renouvelables aux États-Unis sous pression de Donald Trump. Total a accepté un chèque des États-Unis pour abandonner des projets qui avaient été signés à l'époque de M. Biden. Eh bien, je pense qu'une entreprise nationale aurait pu avoir un avis beaucoup plus tranché là-dessus. Et puis surtout, le fait d'avoir par l'État un contrôle sur la logistique, la raffinerie et des prises de participation possibles à l'étranger nous donne les outils d'être autonome par rapport à une multinationale qui, aujourd'hui, a un monopole privé qui est assez insupportable. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 20:38Voir 2 autres passages
« Ce qu'on envisage surtout, c'est d'aller arracher des augmentations de salaires, des augmentations de salaires et aussi de parler d'indexation des salaires sur les prix, des salaires sur l'inflation. C'est ça qu'il faut qu'on pose. Parce qu'en fait, si vous voulez, tous les ans, repartir en grève à chaque fois qu'on a une inflation forte et remettre encore et encore les travailleurs en grève, alors qu'on pourrait tout simplement aller chercher, grâce au rapport de force, l'indexation des salaires sur l'inflation, qui, je rappelle, a été retirée par un gouvernement de gauche, a été retirée sous le gouvernement Mitterrand. Cette indexation, il faut qu'on aille la chercher, en particulier pour l'ensemble des travailleurs qui sont aujourd'hui dans une précarité énorme, en fait. Je veux dire, les petits chèques à droite, à gauche, sur le carburant, etc. Bien sûr que ça peut faire du bien au portefeuille, mais c'est la politique de la miette, en fait. Alors que je rappelle quand même que Total, c'est 35 milliards de bénéfices en 2023. Enfin, je veux dire, on est en train de parler de cette entreprise-là. Et en fait, on nous propose des petites mesurettes, alors qu'ils ont la capacité de payer. Il n'y a pas de problème à ce niveau-là, sauf qu'il faut qu'on l'impose par le rapport de force. Voilà. Donc il ne faut pas aller chercher des petites mesurettes. Il faut vraiment qu'on aille vers la nationalisation sous contrôle des travailleurs, de l'ensemble du secteur de la production, parce qu'on parle beaucoup du pétrole et de ses dérivés. Mais en fait, le problème énergétique, il s'imbrique avec les autres secteurs, les secteurs du transport, les secteurs de l'énergie, de l'électricité, etc. Et tant qu'on n'a pas ce pouvoir sur les outils de production, en fait, on ne cesse de reculer. On ne cesse de reculer sur tout, sur la retraite, sur les salaires. On ne cesse de reculer sur nos conditions de travail. On ne cesse de reculer sur toutes les lois qui ont aussi détruit le code du travail. Donc il faut que ça s'arrête. Il faut que ça s'arrête. Moi, vraiment. Et ça, ça ne passera que par le rapport de force, par la grève qui se multiplie dans les différents secteurs. Et pour moi, le rôle aujourd'hui, c'est de porter ces mots d'ordre principaux qui sont à mettre en avant, le plafonnement des prix, mais aussi l'indexation des salaires sur l'inflation et la nationalisation sous contrôle des travailleurs. Et je voudrais terminer pour dire qu'il y a vraiment énormément, dans ce contexte-là, de travailleurs chez nous, de sous-traitants qui sont immigrés ou issus de l'immigration, et qui, dans ce contexte-là aussi violent qu'on vit actuellement en France, où on ressent le racisme, etc., où on voit à quel point il y a cette volonté aussi pour le patronat qu'on a vu dîner récemment avec Marine Le Pen, de se lier au secteur d'extrême droite, à quel point, si nous, on n'accélère pas le recul du patronat, en 2027, on pourrait voir une alliance entre le patronat du CAC 40 et l'extrême droite en France. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés25 mai 2023 au 16 avr. 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, bien sûr, il y a des objectifs de plus long terme. C'était juste la crise des carburants. On pourrait en rester au blocage des prix. Et finalement, on abandonnerait au capital privé les décisions fondamentales. Non, bien sûr qu'il s'agit d'abord d'avoir une bifurcation écologique. C'est le premier élément que j'évoquais. À savoir la reprise publique en main pour reconvertir l'outil, surtout le diversifier. Pour préparer l'économie post-carbone. Deuxièmement, parce que je pense que cet ordre public étendu, nationalisé, c'est le lieu pour déléguer, transférer, confier et accorder enfin du pouvoir aux travailleurs et aux travailleurs sur leur site, sur leur lieu de travail. Normalement, le secteur public national a toujours eu comme ambition d'être le lieu d'expérimentation des avancées démocratiques sur l'outil productif. Simplement, maintenant qu'on a mis toutes les usines dans le privé et qu'il n'y a plus de régies publiques productives, on n'est plus en capacité d'avoir ce secteur-là qui entraîne, qui est le secteur où les travailleurs testent des choses, s'organisent, revendiquent et surtout, comment dire, conçoivent localement quelque chose qui après est répondu ailleurs. Comme on l'a fait sur les semaines de congés payées, par exemple, dans les luttes des travailleurs et des travailleurs qui ont été expérimentées dans le public. Ensuite, elles sont reprises après dans le privé par cet effet de pression. Et puis, troisièmement, il y a un sujet international, c'est-à-dire que reprendre le contrôle public sur l'industrie pétrolière, c'est aussi repositionner la place de la France dans le monde par rapport aux pays pétroliers. C'est faire en sorte que Total, par exemple, ne soit pas l'ambassadeur officieux de la France et ne soit pas en charge de gérer les logiques d'extractivisme dans des pays tiers. Mais bel et bien que la France assume ses responsabilités de bout en bout en étant la responsable nationale du pétrole national. C'est une multinationale qui a pris trop de place par rapport à ce que devrait être ? Bien sûr. Il y a des multinationales comme Total qui, aujourd'hui, ont des revenus supérieurs à ceux de certains États et donc qui, à partir de là, négocient avec une force de frappe qui est incommensurable. Et je pense que c'est un problème démocratique que des multinationales soient aussi puissantes que cela. Non pas qu'elles aient des capacités productives très importantes, ça, tant mieux, c'est grâce aux salariés. Mais qu'elles aient une force de frappe financière telle que celle qu'elles ont aujourd'hui, ça conduit également, on le voit régulièrement, à des affaires en justice ou ça conduit à des arrangements avec des puissances étrangères, y compris hostiles. Je pense, par exemple, à l'abandon des projets renouvelables aux États-Unis sous pression de Donald Trump. Total a accepté un chèque des États-Unis pour abandonner des projets qui avaient été signés à l'époque de M. Biden. Eh bien, je pense qu'une entreprise nationale aurait pu avoir un avis beaucoup plus tranché là-dessus. Et puis surtout, le fait d'avoir par l'État un contrôle sur la logistique, la raffinerie et des prises de participation possibles à l'étranger nous donne les outils d'être autonome par rapport à une multinationale qui, aujourd'hui, a un monopole privé qui est assez insupportable. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 20:38Voir 2 autres passages
« Tout à fait. Alors, peut-être d'abord pour que tout le monde saisisse bien l'intérêt Total et l'industrie pétrolière en France. Ce sont des milliers de salariés hautement qualifiés à tous les postes de travail qui se lèvent le matin parce qu'ils veulent fournir de l'énergie. D'ailleurs, pour une bonne partie, ils travaillent aussi pour décarboner. Cette énergie. Donc ça, c'est ce que font les gens qui travaillent dedans. Maintenant, ils ont deux obstacles importants. Le premier obstacle, c'est le caractère de rente de cette industrie, notamment le cas de Total. Vous voyez que Total, si vous prenez l'évolution de son taux de marge, de son bénéfice net, c'est uniquement lorsqu'il y a une crise que la spéculation est possible, que le taux de marge explose. Ce n'est pas parce qu'il y a une innovation, parce qu'il y a une percée technologique. C'est parce qu'ils se positionnent sur des moments de crise que du coup, ils peuvent spéculer. C'est ce qu'a dit Aurélie à l'instant. C'est un problème. Et ce problème, il est d'autant plus vif que l'argent qui en est tiré est utilisé au bénéfice des actionnaires, essentiellement. L'année dernière, c'était 16 milliards qui sont allés aux actionnaires sous forme soit de dividendes, soit de rachats d'actions, 15 milliards dans l'investissement. C'est-à-dire que cette entreprise qui profite des crises par effet de rente redistribue aux actionnaires plus qu'elle investit dans l'outil productif. Donc c'est un double problème. Face à ça, il nous semble qu'il faut reprendre la main. Et reprendre la main, ça nécessite de placer sous contrôle public les deux piliers industriels qu'on crée aujourd'hui de la production. D'une part, ce qui concerne le transport entre les raffineries et les dépôts. Il y a des infrastructures qui existent aujourd'hui. C'est notamment les différentes sociétés, la STPP, la société de Pipeline Méditerranée-Rhône et la compagnie industrielle maritime. Ces trois entreprises font le transfert, en fait, raffiner les défauts et transportent les essences. Et la difficulté qu'on a là-dessus, c'est qu'elles font des prix discriminatoires entre les stations de service. Et donc, en fait, c'est elles qui pilotent la variation des prix d'une station à une autre. Donc il faut les placer sous le contrôle public. Et l'avantage, c'est qu'une fois que c'est sous le contrôle public, comme pour l'électricité, par exemple, vous pouvez avoir une marge maximum. Au lieu d'avoir trois acteurs qui se répartissent le marché entre eux et qui font la marge la plus haute, vous avez une marge publique qui dit qu'au-delà d'un tel niveau de bénéfice, vous reversez tout à un fonds public ou au budget de l'État. Donc, premièrement... Ça serait fixé par l'État, du coup. Exactement. Comme on a, par exemple, pour les commissions sur l'énergie. Vous savez, il y a des tarifs maximum, il y a un plafond. On doit faire pareil sur le transport, sur les essences. Et puis, si on remonte plus haut, il faut arriver évidemment à la raffinerie. Aujourd'hui, il en reste six sur le territoire hexagonal des raffineries. Alors, on pourrait toutes les citer. Gonfreville, Donge, Faisin, Lavera, Fosse-sur-Mer, Port-Jérôme, Gravenchon. Ces six raffineries, aujourd'hui, ont le même défaut que Total en général. Mais elles ne sont pas toutes de Total, attention. Mais elles ont le même défaut, c'est-à-dire qu'elles ont des bénéfices qui explosent dans les périodes de crise, où elles peuvent créer une pénurie et, en fait, utiliser leur pouvoir sur le marché pour prendre captifs les consommateurs, les consommatrices, les conducteurs et les conductrices. Donc, face à cela, on a une difficulté. C'est qu'ils profitent de leur pouvoir de marché contre nous toutes et nous tous. Donc, il faut en reprendre le contrôle public à la fois pour pouvoir alimenter le pays par rapport à ses besoins, effectivement. Et puis, et même peut-être surtout, pour pouvoir réorienter la production carbonée. Parce qu'on voit bien que le privé, aujourd'hui, ferme des raffineries en France. On a perdu un tiers des raffineries depuis 2008. On ferme des raffineries tous les ans en France. Enfin, tous les ans. On ferme des raffineries, on va dire, depuis 20 ans en France. Et, en fait, sans aucune espèce de reconversion de l'outil productif vers la question des énergies renouvelables. Alors, pourtant, il y a eu un ensemble de tentatives. Je pense, par exemple, à ce qui a pu se faire à Grand-Puit. Alors, on souffre, évidemment, que ce ne soit pas sous contrôle salarié et que ce ne soit pas dans un cadre public intégral. Mais enfin, à Grand-Puit, il y a un projet solaire. Il y a des projets de recyclage. Il y a des projets biochimiques. Bref, une tentative de faire autrement de l'énergie en utilisant toute l'infrastructure concrète, physique, qui est déjà disponible, mais qui, aujourd'hui, ne sert que les actionnaires et pas le grand public. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités4 août 2025 au 16 avr. 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les tentatives à l'Assemblée, elles ont eu lieu des dizaines et des dizaines de fois. Et elles n'ont jamais porté leurs fruits. Et la grande victoire qu'on a eue contre Total, elle s'est passée en 2022, où on a réussi à arracher des grosses augmentations de salaire pendant cette période d'inflation. Je rappelle quand même que des profits historiques ont été gagnés par Total en 2022 et en 2023, liés notamment à la guerre en Ukraine. Et aujourd'hui, cette inflation qui va tous nous toucher, on voit les prix, y compris des courses, qui sont en train de flamber. »
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 18:13Voir 2 autres passages
« Ça comprend le travail au noir, ce chiffre. Tout à fait. Ça le comprend, mais ce n'est pas la plus grande partie en termes de volume de capital. Vous avez 100 milliards d'euros de fraude fiscale. Elle s'intéresse à 13 milliards d'euros qui seraient de la fraude sociale. Elle s'appuie sur un rapport le Haut Conseil aux finances publiques. 13 milliards d'euros. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 13:11
« Ça comprend le travail au noir, ce chiffre. Tout à fait. Ça le comprend, mais ce n'est pas la plus grande partie en termes de volume de capital. Vous avez 100 milliards d'euros de fraude fiscale. Elle s'intéresse à 13 milliards d'euros qui seraient de la fraude sociale. Elle s'appuie sur un rapport le Haut Conseil aux finances publiques. 13 milliards d'euros. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Alors, le budget a très légèrement augmenté de la sécurité civile après des coupes tout à fait détestables. En 2024, notamment. En 2024, M. Attal a coupé 52 millions d'euros. Il a annulé deux commandes de Canadair. Alors, vous avez Mme Bréjon qui vient sur les plateaux nous expliquer que l'usine ne pouvait pas en produire plus. C'est très étonnant puisque, dans le même temps, l'État d'Alberta au Canada et l'Indonésie en ont commandé alors que la France y renonçait. Donc, visiblement, il y en avait des commandes qui étaient possibles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:19
RCF — L'Invité de la Matinale · "Je suis en faveur de l'impôt universel" affirme Hadrien ClouetVérifier à 4:36
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 1:25
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 4:19
« Bien sûr, ils ont des cagoules à 12 euros alors qu'on sait en faire à 60 euros qui sont protectrices mais qui ne sont pas adaptées au même type d'intervention. Donc, vous voyez bien que tout cela est dans l'improvisation la plus totale. Et je pense que c'est un danger d'improviser dans cette situation-là. Et la base, me semble-t-il, c'est de partir des demandes des sapeurs-pompiers elles-mêmes et eux-mêmes qui nous disent depuis des années les mêmes choses. Les besoins en matériel roulant, les besoins en cagoules, les besoins en matériel aéroporté, les besoins en hélicoptère et en avion d'intervention. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gestion du gouvernement sur les incendies, moyens, climat... Le "8h30 franceinfo" d'Hadrien ClouetVérifier à 8:29
Le Média — Podcasts · Prix du carburant : La solution radicale de LFI | Adrien Cornet & Hadrien ClouetVérifier à 2:22
« Alors, nous, les Insoumis, nous avons proposé le déploiement sous mandat de l'ONU. En fait, de casques bleus sur place. Parce qu'on peut envoyer la marine pour faire des transports plus faciles. Le problème, c'est qu'il n'y a pas de port en eau profonde, au large de Gaza. Donc, ça vient largement limiter techniquement, logistiquement, la pertinence de la proposition-là. Mais oui, il faut que la France se déploie. Par exemple, vous avez bien vu qu'il y a deux semaines de cela, il y avait un bateau humanitaire, le Handala, qui était en route pour Gaza. Ce bateau n'a pas eu de protection militaire française, alors qu'il y avait des ressortissants français à bord. Eh bien, moi, je dis, je pense à mes collègues Gabriel Catala ou Emma Fourreau, qui sont députés de la France Insoumise. Elles devaient avoir la protection militaire de la marine française pour arriver à Bonport »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Gaza : le député LFI Hadrien Clouet exhorte la France à "constituer la coalition la plus large possible" pour "contraindre" IsraëlVérifier à 3:37
« Moi, je pense que la fraternité, c'est quelque chose qui existe à partir de grands projets entre tout le monde. Et c'est évidemment une urgence aujourd'hui parce que vous avez une partie des candidats qui ont décidé de vouloir trier selon la couleur de peau ou les convictions religieuses réelles ou supposées de la population. Et si on veut sortir de ce risque, c'est-à-dire un risque de chaos dans le pays ou de division profonde, de haine entre des Françaises et des Français, eh bien il faut fixer des caps, des grands projets. Et je pense que, par exemple, se dire que la France doit être la première nation à atteindre la neutralité carbone, c'est-à-dire à contribuer à son échelle à la survie de l'humanité, ça c'est un projet où il y a une fraternité entre Françaises et Français pour y arriver, et puis même avec les peuples du monde avec lesquels on a envie de coopérer. Ça c'est un exemple concret. La fraternité, c'est des grands projets qu'on partage d'où qu'on vienne et qu'il conçoit. »
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« Oui, continuer à mettre la pression. Et le meilleur outil qu'on a, nous, les travailleurs, c'est la grève. Et y compris, voilà, on se souvient du grand mouvement de grève qu'il y a eu en 2023, qui a déployé beaucoup de secteurs du monde du travail. Et aujourd'hui, on a fait la démonstration que les travailleurs de Total, qu'il y avait vraiment deux secteurs, en fait, dans cette entreprise. D'un côté, le patron. D'ailleurs, le ministre Lescure et tout son gouvernement veulent toujours épargner les profits de Total. Il ne faut jamais toucher aux profits. Il ne faut jamais viser cette entreprise en particulier. Et nous, ce qu'on dit, justement, c'est qu'aujourd'hui, le rapport de force, il est dans les usines. Il est dans la grève. »
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« Et combien de travailleurs vont être plongés dans cette précarité, nous, on a tous une carte à jouer. Et nous, les travailleurs, on a la possibilité de bloquer l'appareil de production pour imposer ce rapport de force et aller arracher beaucoup plus qu'un plafonnement des prix. C'est vraiment quand on parle de s'échanger de paradigme quelque part, s'échanger de qui décide de ce qu'on produit et pourquoi. Et c'est là où on doit poser cette question-là, cette question démocratique. Parce que nous, bien sûr que nous, on est les premiers à attraper des cancers à cause des produits, à cause du benzène. Donc on n'a aucun intérêt, quelque part, à faire perdurer le pétrole. Mais aujourd'hui, on nous vend des solutions qui sont complètement loufoques. On nous parle de passer à l'électrique avec des voitures familiales à plus de 30 000 euros. On nous parle d'accentuer aussi l'extractivisme qui existe dans les pays du Sud. Il faut rappeler ça à quel point toute l'électrification passe aussi par polluer l'Argentine, le Chili, »
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