Jean-François Didier, la hausse du prix des carburants prévue en janvier 2019, on dit, les manifestants l'ont dit hier, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Mais que répondez-vous à ceux qui disent que ce vase de la fiscalité des Français, que les Français ne supportent plus, vous l'avez aussi bien rempli quand vous étiez au pouvoir ?
Réponse directeBien sûr, mais moi j'assume totalement le passé et parfois même le passif de mes prédécesseurs de droite. Mais c'est précisément aussi le rôle de la nouvelle génération que nous portons autour de Laurent Wauquiez. Ce n'est pas uniquement de regarder la vie avec un rétroviseur, mais c'est précisément de tirer les enseignements du passé. De voir ce qui a été bien fait et de ce qui ne l'a pas été. Et lorsque j'entends des membres du gouvernement dire, mais ils l'ont fait aussi, est-ce une excuse ? Est-ce précisément parce que des erreurs auraient pu être commises par le passé qu'il faudrait absolument les renouveler ? Ça, ce n'est pas possible. En tout cas, j'imaginais que le nouveau monde, c'…
« Bien sûr, mais moi j'assume totalement le passé et parfois même le passif de mes prédécesseurs de droite. Mais c'est précisément aussi le rôle de la nouvelle génération que nous portons autour de Laurent Wauquiez. Ce n'est pas uniquement de regarder la vie avec un rétroviseur, mais c'est précisément de tirer les enseignements du passé. De voir ce qui a été bien fait et de ce qui ne l'a pas été. Et lorsque j'entends des membres du gouvernement dire, mais ils l'ont fait aussi, est-ce une excuse ? Est-ce précisément parce que des erreurs auraient pu être commises par le passé qu'il faudrait absolument les renouveler ? Ça, ce n'est pas possible. En tout cas, j'imaginais que le nouveau monde, c'était autre chose. C'est la raison pour laquelle j'ai assez souvent une pensée émue pour tous ceux qui ont cru qu'Emmanuel Macron serait un président qui ferait de la politique autrement et qui serait le réformateur que la droite attendait, notamment d'ailleurs avec François Fillon. Eh bien, en réalité, c'est précisément parce qu'Emmanuel Macron ne met pas en œuvre les véritables réformes de structure que nous appelons nos voeux qu'il se sent obligé et qu'il est obligé, contraint, d'aller prendre l'argent dans les poches des Français. »
