Il y a étant du sausset, c'est une rupture civilisationnelle ?
Réponse à côtéJe pense que le texte est beaucoup plus restrictif que ce que les opposants au texte ne le disent. Aujourd'hui, il y a les critères qui sont cumulatifs, d'ailleurs qui ne sont pas exclusifs l'un de l'autre, qui sont cumulatifs et qui sont quand même, on va le dire, assez sûrs et assez restrictifs. Vous avez d'abord, il faut avoir une maladie incurable, bien évidemment. Il faut avoir une souffrance, pas uniquement psychologique. La souffrance psychologique ne permet pas à elle seule de pouvoir avoir recours à ce droit au suicide assisté avec exception euthanasique. Donc il y a quand même un certain nombre de critères qui sont assez importants. On n'y met pas les directives anticipées et c'es…
« Je pense que le texte est beaucoup plus restrictif que ce que les opposants au texte ne le disent. Aujourd'hui, il y a les critères qui sont cumulatifs, d'ailleurs qui ne sont pas exclusifs l'un de l'autre, qui sont cumulatifs et qui sont quand même, on va le dire, assez sûrs et assez restrictifs. Vous avez d'abord, il faut avoir une maladie incurable, bien évidemment. Il faut avoir une souffrance, pas uniquement psychologique. La souffrance psychologique ne permet pas à elle seule de pouvoir avoir recours à ce droit au suicide assisté avec exception euthanasique. Donc il y a quand même un certain nombre de critères qui sont assez importants. On n'y met pas les directives anticipées et c'est une très bonne chose. Donc il y a quand même un certain nombre de choses. Moi, j'entends quand même un peu l'argument qui a été avancé par certains opposants au texte, qui est celui du risque de la boîte de Pandore. En fait, aujourd'hui, par rapport aux différentes inquiétudes qui ont été relevées par les opposants au texte, et vous savez que dans mon groupe, d'ailleurs, majoritairement au Ration nationale, ils ont voté contre le suicide assisté avec exception euthanasique, certains s'inquiètent de se dire mais peut-être que les critères très restrictifs, les restrictions que nous avons mis aujourd'hui, sauteront plus tard. Mais en fait, il y a un moment donné, c'est une conviction personnelle, mais il y a un moment donné, les députés ou les parlementaires que nous sommes aujourd'hui ne sont ni plus ni moins importants, ni plus ni moins compétents, ni moins détenteurs de la vérité que les parlementaires qui nous succéderont dans 50 ans ou dans 100 ans. Alors nous, on a répondu à cette question en disant nous ne voulons pas que la loi aille plus loin que là où elle va aujourd'hui. Et moi, je me battrai dans les années qui viennent pour convaincre les parlementaires qui nous suivront de rester là-dedans. Mais le respect démocratique fait que si un jour, il en décide autrement, de la même manière qu'on n'a pas la certitude qu'ils aggraveront finalement les possibilités d'accès au suicide assisté, nous n'avons pas la certitude qu'ils feront peut-être le chemin inverse et qu'ils reviendront là-dessus. Mais ça, c'est le principe d'une souveraineté qui se répète au fil des temps. »
