Frédéric Weber — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 oct. 2025 au 5 oct. 2025
Questions
19
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,8 h
Répartition sur 19 questions évaluables
Réponse directe
10
Réponse partielle
6
Réponse à côté
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 19 sur 19
Question 1De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Tu dis qu'ils l'ont payé électoralement et pourtant, c'est un peu son... son fils, son héritier spirituel qui a repris la suite derrière, Emmanuel Macron, qui était son conseiller au cabinet présidentiel, qui était son ministre de l'économie, le grand faiseur des lois, des lois, des lois, des lois, des lois, des lois travail, etc. Et même, d'une certaine manière, la réforme touraine, il avait déjà aussi un peu impulsé cette chose-là. Comment t'expliques-toi que les Français ont pu, comme ça en 2017 et encore plus en 2022, retomber deux fois finalement dans le piège ?
Réponse partielle
Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin p…
« Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« c'est ça. Quand on est un député de la nation, on ne représente pas qu'une sphère où les gens représentent l'ensemble. Donc, il ne faut oublier personne. Et je pense que là, c'était lunaire parce que j'avais l'impression qu'on n'était pas dans le même monde. C'est là que je me suis dit mais ce n'est pas possible. Elle n'a pas des gens dans son entourage, dans la famille, les gens qui ont travaillé dur. Je ne sais pas, tu es censé connaître des gens dans ton entourage. Il y a des gens qui travaillent dans des bureaux et des gens qui se peuvent être enseignants. Il y a des gens qui travaillent dans le bâtiment, qui ont des métiers pays, des gens qui travaillent en poste, feu continu, qui font la nuit, etc. Les gens, quand ils arrivent à 55-60 ans, je veux dire, faire des nuits, c'est compliqué. Celui qui a plus de 50 ans, je peux vous dire, je connais que vous mettez un temps de poste. Ils aimaient ça mais dès qu'ils arrivent après 50 ans, ce n'est pas facile. Il ne faut pas dire que c'est facile. Et donc, ça, c'est quand même des éléments à prendre en compte. Et là, c'était balayé d'un revers de la main. Pour moi, c'était lunaire parce que je me dis, je n'ai pas tout compris. J'étais ailleurs. Et puis pareil, il y avait un autre député aussi qui lui a... Ça m'a marqué quand même. C'était deux épisodes. Et là, j'ai un peu réagi quand même parce qu'à un moment, il disait à la gauche, vous savez, moi, je ne comprends pas. Vous n'arrêtez pas de dire qu'on veut repartir à 62 ans. Mais moi, dans ma circonscription, les personnes viennent me voir en disant tenez bon, monsieur le député. tenez bon, il ne faut pas céder. On veut bosser jusqu'à 64 ans. Ne cédez pas. Et moi, à un moment, j'ai survolté. J'ai dit, mais oui, mais pourquoi ? Ils viennent vous voir aussi pour demander de bester le SMIC. On gagne trop. Baisse le SMIC. Non, mais à un moment, c'était délirant. Moi, je me suis dit, mais est-ce que ces personnes-là, ils se rendent compte du message qu'ils envoient et est-ce qu'ils prennent en compte l'ensemble de la population qui sont censés représenter ? Moi, je pense aux plus faibles. Je pense à ceux qui bossent, ce qui travaille dur et je pense que notre rôle, c'est aussi d'avoir une vision claire sur l'ensemble des gens qu'on représente. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 39:52
Voir 1 autre passage
« les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin pour revenir dans le vertu. Vous savez quoi dans le vertu ? Retrouver le respect, retrouver le respect entre les gens. On a des différences, mais on se respecte. Être républicain, pour nous, c'est quelque chose d'essentiel. Aimer la France, aimer notre pays, avoir toujours au cœur de valoriser, on va dire, la recherche, le développement français qui a été pendant 200 ans, ce qui a été le fer de lance de la France. La France, c'est un petit pays, mais qui a quand même fait des inventions formidables. Donc, aujourd'hui, il y a ce côté-là. Alors que la gauche, elle est rentrée un petit peu dans des idées purement, je trouve, démagogiques. Moi, quand j'entends hier, on va mettre des drapeaux palestiniens à toutes les mairies de France. Ce n'est pas le problème du drapeau palestinien ou du Kenya. Il y a une guerre en Palestine. Il y a différents éléments et personne n'est pour la guerre. Il y a des souffrances des deux côtés et c'est quelque chose d'horrible. Le problème, c'est d'apporter des conflits qui opposent les citoyens français. Moi, c'est ça qui me pose problème. Parce que moi, en tant que député, je dois représenter les gens. Que les gens soient athées, de religion juive, de religion chrétienne, de religion musulmane, c'est tous des citoyens. Et moi, je dois tous les respecter, tous les représenter. Mais ce que je ne veux pas, c'est que ça oppose les gens. Quand moi, j'ai des citoyens de certaines religions et qui s'insultent ou s'invectent, voire plus à cause d'un conflit qui se passe à 5-7 000 km de la France, moi, ça ne me convient pas. Moi, je trouve qu'on doit être... Et c'est là qu'il faut qu'on fasse nation. C'est-à-dire qu'il faut que ce qui nous rassemble soit toujours supérieur à ce qui nous divise. Et je pense que c'est ça aussi qu'on essaie de faire un rassemblement national. C'est d'essayer de reprendre le chemin de notre communauté nationale et d'en faire une communauté soudée qui avancent ensemble dans le même sens pour faire progresser la France et pour donner un avenir des perspectives à nos enfants. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 40:16
Question 2De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Eh bien bonjour à tous et bienvenue sur ce nouvel épisode du podcast du Rassemblement National. Merci encore pour vos retours sur les précédents épisodes. N'hésitez pas à vous abonner, à laisser des commentaires pour nous faire des suggestions pour des prochains invités, des prochains thèmes comme d'habitude. A nous dire aussi ce que vous pensez directement des sujets qui sont abordés dans ces épisodes. Et aujourd'hui avec nous on reçoit Frédéric Weber. Bonjour Frédéric. Bonjour Gaëtan. Comment tu vas ?
Réponse à côté
Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalis…
« Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalisme. Maintenant ce que je garde vraiment, parce que le syndicalisme c'est pas facile, c'est pas facile tous les jours, mais ce que je garde vraiment comme côté positif, et c'est peut-être aussi parce que c'était un petit peu ce qui m'a emmené après à m'engager en politique, c'est ce côté de proximité avec les gens, d'être proche des gens, et puis d'essayer d'apporter un petit peu des réponses à leurs difficultés. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 1:41
Question 3De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Si demain tu te retrouvais dans une salle en tête-à-tête avec François Hollande, tu lui dirais quoi ?
Réponse à côté
Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalis…
« Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalisme. Maintenant ce que je garde vraiment, parce que le syndicalisme c'est pas facile, c'est pas facile tous les jours, mais ce que je garde vraiment comme côté positif, et c'est peut-être aussi parce que c'était un petit peu ce qui m'a emmené après à m'engager en politique, c'est ce côté de proximité avec les gens, d'être proche des gens, et puis d'essayer d'apporter un petit peu des réponses à leurs difficultés. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 1:41
Question 4De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Quelle est un peu la santé, on va dire, des syndicats et leur capacité, finalement, à bien représenter le monde du travail, en particulier celui des travailleurs ?
Réponse directe
Alors, il ne faut pas faire des généralités. La situation, elle est complètement différente d'une entreprise à une autre. C'est pas le syndicat qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le syndicat. Donc, ça dépend des individualités. Il y a des gens, peu importe les tickets syndicales, qui sont passionnés, qui aiment ce qu'ils font, qui s'investissent. Et je parle des délégués de terrain, il y en a aussi, mais principalement, c'est les délégués de terrain. Donc, c'est ceux qu'on a dans les entreprises qui font le travail. Ceux-là, ils essayent de faire au mieux avec les difficultés qu'ils ont par rapport à la problématique économique, par rapport à la difficulté de notre société qui change…
« Alors, il ne faut pas faire des généralités. La situation, elle est complètement différente d'une entreprise à une autre. C'est pas le syndicat qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le syndicat. Donc, ça dépend des individualités. Il y a des gens, peu importe les tickets syndicales, qui sont passionnés, qui aiment ce qu'ils font, qui s'investissent. Et je parle des délégués de terrain, il y en a aussi, mais principalement, c'est les délégués de terrain. Donc, c'est ceux qu'on a dans les entreprises qui font le travail. Ceux-là, ils essayent de faire au mieux avec les difficultés qu'ils ont par rapport à la problématique économique, par rapport à la difficulté de notre société qui change aussi. Et après, moi, je différencie ça, après, des fédérations et des confédérations. Pour moi, c'est deux sphères complètement différentes, en dehors du fait que des syndicats sont différents, avec des sensibilités différentes. Mais en plus, tu as le terrain, on va dire, des délégués, ceux qui portent la chasse du port dans les manifs, ceux qui sont, c'est ceux qui accompagnent les salariés. Et puis après, il y a les fédérations et les confédérations. Je pense qu'il y a une vraie, parce que dès qu'on arrive au niveau fédérations et confédérations, et c'est ce qui m'a toujours un petit peu gêné, moins chez les fous, parce que c'était moins présent chez les fous. Mais c'était ce côté politique. C'est-à-dire qu'après, on arrive dans autre chose. C'est-à-dire qu'il faut être dedans, on ne le sait pas tout de suite. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 10:02Voir 2 autres passages
« Et après, moi, aujourd'hui, j'ai encore beaucoup de contacts avec le monde syndical, même dans tous les syndicats. Et je sais qu'aujourd'hui, dans le monde ouvrier, dans le monde travailleur, on a beaucoup d'électeurs. Et même dans les délégués de terrain, on a beaucoup d'électeurs. Malheureusement, certains syndicats, on pourrait parler principalement de la CFDT et de la CGT, il faut le dire clairement, les consignes d'en haut, c'est si quelqu'un qui a un tout petit mandat de CSE, etc., est en contact avec des gens du Rassemblement National, il risque purement et simplement son éviction de son mandat. Il faut être clair. Et moi, c'est quelque chose qui m'a toujours choqué. Quand j'étais à l'époque à la CFDT, qui était un syndicat ou des gens très intelligents, c'est-à-dire, c'est des gens qui ont une conception du syndicat, ce qui est ancien, etc. Mais quand on arrivait sur le côté un peu politique, moi, je me rappelais toujours la charte d'Amiens. Pour moi, un syndicat, je ne faisais pas de politique, moi, parce que je considère que les gens qui ont la carte chez nous, ils votent, ils ont toute sensibilité. On ne peut pas savoir qu'un adhérent de la CFDT, s'ils votent Marine Le Pen à la présidentielle, ou s'ils votent socialiste, ou s'ils votent LR, on ne le sait pas. Donc, je ne considère pas respect par rapport aux adhérents, nous, on devait être neutre. Faire notre travail, et éventuellement combattre des idées politiques par les gens qui sont au pouvoir, peu importe leur sensibilité politique, c'est-à-dire que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, s'ils prenaient une décision qu'on trouvait injuste, on combattait cette décision. Mais le but, ce n'était pas d'avoir du parti pris politique. Et malheureusement, j'ai découvert, quand j'étais à la CFDT, que quand les gens se présentaient pour être adjoint au maire parti socialiste, ça passait crème. Mais quand quelqu'un disait, même sans trop droit, ça posait problème. Donc ça, moi, je trouvais ça quand même pas correct. Parce que soit on est dans le syndicalisme, soit on est dans la politique. Mais on ne peut pas faire les deux. Et moi, j'ai toujours, je veux dire, ma première carte, je l'ai pris au Rassemblement National, et moi, je me faisais violence à moi-même de dire, justement, par respect par les salariés que je défends, je ne prends pas de position politique, c'est leur choix personnel. Et moi, je ne suis pas sur la même mission. Ce n'est pas mon rôle. Et Force Ouvrière est beaucoup plus équilibrée sur le sujet. On a une liberté de ton, une liberté de parole à Force Ouvrière qui est beaucoup plus libre. C'est-à-dire qu'au sein de mon bureau, moi, par exemple, on avait des gens qui votaient plutôt gauche, des gens qui votaient, à l'époque, c'était le Front National, et on était tous copains. Il n'y a jamais eu de conflit. Il y a des syndicats où ce n'est pas possible. À la CGT, c'est impossible. À la CGT, dès que vous êtes un adhérent de la CGT, il va au pouls de la section syndicale CGT, il dit, j'ai voté au Rassemblement National, le mec, il va être banni, quoi. Oui, d'accord. S'il n'est pas insulté. Donc ça, c'est des choses qui, moi, me blessent, enfin, me braquent profondément. Tu as encore des contacts avec des anciens camarades syndiqués ? Oui, oui. Et quand j'ai été élu, même, je peux même te le dire, je ne donnerai pas de nom, mais quand j'ai été élu député de la nation, quand j'ai eu l'honneur d'être élu, j'ai même des délégués CGT qui m'ont contacté. Ils me disent, on ne pourra pas le dire officiellement. »
Question 5De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
de celui de la Macronie ?
Réponse à côté
Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin p…
« Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 39:52Voir 1 autre passage
« les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin pour revenir dans le vertu. Vous savez quoi dans le vertu ? Retrouver le respect, retrouver le respect entre les gens. On a des différences, mais on se respecte. Être républicain, pour nous, c'est quelque chose d'essentiel. Aimer la France, aimer notre pays, avoir toujours au cœur de valoriser, on va dire, la recherche, le développement français qui a été pendant 200 ans, ce qui a été le fer de lance de la France. La France, c'est un petit pays, mais qui a quand même fait des inventions formidables. Donc, aujourd'hui, il y a ce côté-là. Alors que la gauche, elle est rentrée un petit peu dans des idées purement, je trouve, démagogiques. Moi, quand j'entends hier, on va mettre des drapeaux palestiniens à toutes les mairies de France. Ce n'est pas le problème du drapeau palestinien ou du Kenya. Il y a une guerre en Palestine. Il y a différents éléments et personne n'est pour la guerre. Il y a des souffrances des deux côtés et c'est quelque chose d'horrible. Le problème, c'est d'apporter des conflits qui opposent les citoyens français. Moi, c'est ça qui me pose problème. Parce que moi, en tant que député, je dois représenter les gens. Que les gens soient athées, de religion juive, de religion chrétienne, de religion musulmane, c'est tous des citoyens. Et moi, je dois tous les respecter, tous les représenter. Mais ce que je ne veux pas, c'est que ça oppose les gens. Quand moi, j'ai des citoyens de certaines religions et qui s'insultent ou s'invectent, voire plus à cause d'un conflit qui se passe à 5-7 000 km de la France, moi, ça ne me convient pas. Moi, je trouve qu'on doit être... Et c'est là qu'il faut qu'on fasse nation. C'est-à-dire qu'il faut que ce qui nous rassemble soit toujours supérieur à ce qui nous divise. Et je pense que c'est ça aussi qu'on essaie de faire un rassemblement national. C'est d'essayer de reprendre le chemin de notre communauté nationale et d'en faire une communauté soudée qui avancent ensemble dans le même sens pour faire progresser la France et pour donner un avenir des perspectives à nos enfants. »
Question 6De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Ils ne sont pas sincères ?
Réponse directe
Il y en a qui doivent être sincères, il y en a qui ne le sont sûrement pas. Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dan…
« Il y en a qui doivent être sincères, il y en a qui ne le sont sûrement pas. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 43:27
Question 7De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Très bien. Ça va, ça va. Alors pour ceux qui ne te connaissent pas encore, Frédéric Weber est député de Meurthe et Moselle. Tu nous as rejoint, si je ne dis pas de bêtises, en 2023. Tu as rejoint le Rassemblement National en 2023. Et tu as ce parcours qu'on peut dire un peu atypique, même si tu as suivi finalement les traces d'un Moselland cette fois-ci. C'était Fabien Angelman. D'être à la fois un ancien syndicaliste passé au Rassemblement National et aujourd'hui avec un mandat électif. Fabien Angelman qu'on salue est maire d'Aiange et donc toi je veux le rappeler député de Meurthe et Moselle. Plusieurs sujets du coup que je voudrais voir avec toi d'abord, c'est quel est un peu le premier souvenir que tu garderais de ton engagement syndicat, de ton parcours syndicaliste ?
Réponse directe
Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalis…
« Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalisme. Maintenant ce que je garde vraiment, parce que le syndicalisme c'est pas facile, c'est pas facile tous les jours, mais ce que je garde vraiment comme côté positif, et c'est peut-être aussi parce que c'était un petit peu ce qui m'a emmené après à m'engager en politique, c'est ce côté de proximité avec les gens, d'être proche des gens, et puis d'essayer d'apporter un petit peu des réponses à leurs difficultés. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 1:41
Question 8De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Ils sont sincères ?
Réponse partielle
Il y en a qui doivent être sincères, il y en a qui ne le sont sûrement pas. Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dan…
« Il y en a qui doivent être sincères, il y en a qui ne le sont sûrement pas. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 43:27
Question 9De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Est-ce que dans le monde du travail, il y a deux camps ?
Réponse partielle
Vous avez trois heures, non, je ne sais pas. Mais déjà, moi, je n'oppose pas. Je n'oppose pas parce que j'ai pu échanger avec des chefs d'entreprise qui étaient socialement responsables et qui étaient... Il ne faut pas faire une généralité. Il y a des travailleurs qui méritent de gagner mieux, qui méritent d'être mieux pris en compte dans leurs difficultés et ça, c'est le rôle de l'accompagnement des syndicats. Il y a des chefs d'entreprise qui sont... qui essaient aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes. Moi, je n'oppose pas parce que j'ai rencontré des patrons, des chefs de département, des patrons, des gens très bien et qui étaient très à l'écoute avec aussi les contraintes parce que cha…
« Vous avez trois heures, non, je ne sais pas. Mais déjà, moi, je n'oppose pas. Je n'oppose pas parce que j'ai pu échanger avec des chefs d'entreprise qui étaient socialement responsables et qui étaient... Il ne faut pas faire une généralité. Il y a des travailleurs qui méritent de gagner mieux, qui méritent d'être mieux pris en compte dans leurs difficultés et ça, c'est le rôle de l'accompagnement des syndicats. Il y a des chefs d'entreprise qui sont... qui essaient aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes. Moi, je n'oppose pas parce que j'ai rencontré des patrons, des chefs de département, des patrons, des gens très bien et qui étaient très à l'écoute avec aussi les contraintes parce que chacun a ses contraintes. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, aussi, moi, je trouve que c'est un vrai problème c'est qu'on a... Et c'est le paradoxe que quand moi, j'étais à l'usine, par exemple, c'était les départements où le travail était le plus pénible et le plus dur où il y avait le plus de cohésion et il y avait le plus l'amour de leur travail. Comme quoi, ce n'est pas le... Vous voyez ? Il y avait la coquerie, les coquiers, par exemple, qui étaient un métier hyper dur. Les mecs, ils mangeaient vraiment des trucs, des produits, c'était compliqué. Il y avait le packaging aussi, c'est tout ce qui est produit pour emballage. Donc, c'est des lignes où ils sont exposés à des... Il y avait les 3-8, ils travaillent les matins, les nuits, les week-ends. Ils ont des produits qui sont assez nocifs, donc il y a des règles de sécurité qui sont vachement améliorées, heureusement. Et il y a des risques d'accident de travail qui sont importants. Les gens peuvent... Malheureusement, ils peuvent avoir un accident grave. Donc, tout ça fait qu'il y a une rigueur dans les modus operandi en termes de protocoles de sécurité, etc. Donc, il y a une lourdeur. Les gens doivent être vigilants. Mais les gens, malgré qu'ils travaillent avec de la graisse et tout, les mecs... Ce n'est pas germinal, mais il y a encore des emplois qui sont quand même accrocheurs de wagons, par exemple, sur les bois ferrés, etc. Ce sont des métiers qui sont durs. Mais les gens, justement, ils avaient la fierté de leur travail. Et je pense qu'il faudrait qu'on retrouve... On est un peu perdu. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 22:43Voir 1 autre passage
« Pour moi, ce n'est pas une souffrance, le travail. Le travail devient une souffrance quand il y a deux possibilités qui deviennent une souffrance. Soit la personne, elle n'est pas au bon poste, soit la personne, elle n'est pas où elle doit être. On a tous des qualités, on a tous des défauts. Mais à un moment, il faut trouver l'endroit où ça match, l'endroit où on est bien. Et souvent, il y a peut-être des personnes qui prennent un emploi peut-être par obligation, par dépit, mais qui ne sont peut-être pas dans l'endroit le mieux adapté à leurs envies, etc. Donc ça, ça peut créer des problèmes pour tout le monde, pour le salarié et pour l'employeur. Et après, il y aura une souffrance due aussi à une situation à des situations managériales qui peuvent être aussi compliquées parce que tu as aussi des chefs qui ne sont pas non plus peut-être au niveau il y a l'immense majorité qui vient sur le travail, mais il y a aussi des fois des gens qui ne sont pas les plus humains. Donc ça n'aide pas. Et après, il y a des situations particulières des entreprises qui vivent par exemple des plans sociaux, qui vivent des situations qui n'ont pas de perspective économique. Donc ça crée quand même de l'angoisse parce que les gens qui ont pris un crédit sur 25 ans pour acheter une maison, qui ont deux enfants qui sont au lycée, etc., ils ont toujours peur en disant est-ce qu'à la maison, moi j'aimerais quand même me projeter, ce n'est pas facile tout ça. Donc, mais je pense que il faut vraiment qu'on... Et je pense que quand tu parlais France Travail, France Travail, c'est Pôle emploi, France Travail, mais ce qu'il faut je pense aujourd'hui c'est vraiment essayer dans la formation professionnelle, dans les stages, que les gens, dès qu'ils arrivent, après tu peux changer d'avis, dans la vie, mais qu'on puisse quand même les orienter, les accompagner vers des métiers où ils ont des impétences, où ils ont des... on va dire une attirance et qui après c'est confirmé ou pas, mais qui permet après à chacun de trouver sa place, c'est une place équilibrée juste dans la société. Je pense que c'est vraiment un travail qu'il faut qu'on fasse pour les générations futures. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Question 10De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Qu'est-ce que tu faisais concrètement dans un syndicat, parce qu'en fait on parle beaucoup des syndicats, notamment dès qu'il y a une réforme sociale assez importante, la réforme des retraites, l'assurance chômage, on sollicite de plus en plus les partenaires sociaux par le biais du dialogue social ou de conclave, etc. Qu'est-ce que toi concrètement dans un syndicat, à quoi ressemblaient tes actions, que ce soit des actions individuelles ou actions collectives ?
Réponse directe
En fait, ça dépend à quel niveau on se place. Si on se place d'un point de vue local, donc que ce soit délégué du personnel, ou un membre du CSE, aujourd'hui à l'avance des membres du CE, ou un membre du CSTT qui avant était le CHCT, on va dire la proximité, donc c'est la vie de l'entreprise, c'est accompagner les salariés par exemple lorsqu'il y a des soucis disciplinaires, on va essayer de trouver des points d'équilibre, c'est accompagner la vie de l'entreprise en termes d'hygiène et de sécurité pour les salariés, c'est par exemple participer à la vie économique, aussi de l'entreprise via le CSE, poursuivre un petit peu l'évolution, les carnets de commandes, les problématiques, essayer de…
« En fait, ça dépend à quel niveau on se place. Si on se place d'un point de vue local, donc que ce soit délégué du personnel, ou un membre du CSE, aujourd'hui à l'avance des membres du CE, ou un membre du CSTT qui avant était le CHCT, on va dire la proximité, donc c'est la vie de l'entreprise, c'est accompagner les salariés par exemple lorsqu'il y a des soucis disciplinaires, on va essayer de trouver des points d'équilibre, c'est accompagner la vie de l'entreprise en termes d'hygiène et de sécurité pour les salariés, c'est par exemple participer à la vie économique, aussi de l'entreprise via le CSE, poursuivre un petit peu l'évolution, les carnets de commandes, les problématiques, essayer de trouver avec la direction de l'entreprise des points d'équilibre qui évitent en fait d'aller au conflit. C'est ça un peu l'idée. Alors après, les points d'équilibre sont différents d'un syndicat à un autre, les visions politiques peuvent varier, mais on va dire, ça va des problèmes, je vais dire, si j'imagine, ça va des problèmes, il n'y a plus de papier toilette, jusqu'à des problèmes de vision économique, etc. Alors vous avez l'entreprise, locale on va dire, l'usine, où je pense que l'immense majorité des délégués font un travail formidable. Après tu as au niveau national, où tu as les négociations de branches, les négociations d'accords collectifs, etc. Et puis maintenant on a aussi le côté européen, c'est là que j'avais aussi, donc moi j'avais les responsabilités locales, on va dire vraiment dans l'usine, et européen, j'avais un peu les deux côtés, les deux extrémités de la chaîne. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 3:09
Question 11De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Est-ce que d'une certaine manière, parce que très souvent, quand on regarde un peu l'action syndicale, le travail a un peu été vu comme un acte de souffrance, certes, dans lequel on peut révéler une partie de son humanité, etc., de ses compétences, de son esprit collectif, etc., avec notamment la haute valeur du sens au travail. Mais il y a quand même la souffrance d'un temps qui est entièrement consacré à cela, d'une dimension complètement altruiste, parfois avec des pénibilités, parfois avec des postures difficiles, avec des charges lourdes, etc.
Réponse partielle
Vous avez trois heures, non, je ne sais pas. Mais déjà, moi, je n'oppose pas. Je n'oppose pas parce que j'ai pu échanger avec des chefs d'entreprise qui étaient socialement responsables et qui étaient... Il ne faut pas faire une généralité. Il y a des travailleurs qui méritent de gagner mieux, qui méritent d'être mieux pris en compte dans leurs difficultés et ça, c'est le rôle de l'accompagnement des syndicats. Il y a des chefs d'entreprise qui sont... qui essaient aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes. Moi, je n'oppose pas parce que j'ai rencontré des patrons, des chefs de département, des patrons, des gens très bien et qui étaient très à l'écoute avec aussi les contraintes parce que cha…
« Vous avez trois heures, non, je ne sais pas. Mais déjà, moi, je n'oppose pas. Je n'oppose pas parce que j'ai pu échanger avec des chefs d'entreprise qui étaient socialement responsables et qui étaient... Il ne faut pas faire une généralité. Il y a des travailleurs qui méritent de gagner mieux, qui méritent d'être mieux pris en compte dans leurs difficultés et ça, c'est le rôle de l'accompagnement des syndicats. Il y a des chefs d'entreprise qui sont... qui essaient aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes. Moi, je n'oppose pas parce que j'ai rencontré des patrons, des chefs de département, des patrons, des gens très bien et qui étaient très à l'écoute avec aussi les contraintes parce que chacun a ses contraintes. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, aussi, moi, je trouve que c'est un vrai problème c'est qu'on a... Et c'est le paradoxe que quand moi, j'étais à l'usine, par exemple, c'était les départements où le travail était le plus pénible et le plus dur où il y avait le plus de cohésion et il y avait le plus l'amour de leur travail. Comme quoi, ce n'est pas le... Vous voyez ? Il y avait la coquerie, les coquiers, par exemple, qui étaient un métier hyper dur. Les mecs, ils mangeaient vraiment des trucs, des produits, c'était compliqué. Il y avait le packaging aussi, c'est tout ce qui est produit pour emballage. Donc, c'est des lignes où ils sont exposés à des... Il y avait les 3-8, ils travaillent les matins, les nuits, les week-ends. Ils ont des produits qui sont assez nocifs, donc il y a des règles de sécurité qui sont vachement améliorées, heureusement. Et il y a des risques d'accident de travail qui sont importants. Les gens peuvent... Malheureusement, ils peuvent avoir un accident grave. Donc, tout ça fait qu'il y a une rigueur dans les modus operandi en termes de protocoles de sécurité, etc. Donc, il y a une lourdeur. Les gens doivent être vigilants. Mais les gens, malgré qu'ils travaillent avec de la graisse et tout, les mecs... Ce n'est pas germinal, mais il y a encore des emplois qui sont quand même accrocheurs de wagons, par exemple, sur les bois ferrés, etc. Ce sont des métiers qui sont durs. Mais les gens, justement, ils avaient la fierté de leur travail. Et je pense qu'il faudrait qu'on retrouve... On est un peu perdu. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 22:43Voir 1 autre passage
« Pour moi, ce n'est pas une souffrance, le travail. Le travail devient une souffrance quand il y a deux possibilités qui deviennent une souffrance. Soit la personne, elle n'est pas au bon poste, soit la personne, elle n'est pas où elle doit être. On a tous des qualités, on a tous des défauts. Mais à un moment, il faut trouver l'endroit où ça match, l'endroit où on est bien. Et souvent, il y a peut-être des personnes qui prennent un emploi peut-être par obligation, par dépit, mais qui ne sont peut-être pas dans l'endroit le mieux adapté à leurs envies, etc. Donc ça, ça peut créer des problèmes pour tout le monde, pour le salarié et pour l'employeur. Et après, il y aura une souffrance due aussi à une situation à des situations managériales qui peuvent être aussi compliquées parce que tu as aussi des chefs qui ne sont pas non plus peut-être au niveau il y a l'immense majorité qui vient sur le travail, mais il y a aussi des fois des gens qui ne sont pas les plus humains. Donc ça n'aide pas. Et après, il y a des situations particulières des entreprises qui vivent par exemple des plans sociaux, qui vivent des situations qui n'ont pas de perspective économique. Donc ça crée quand même de l'angoisse parce que les gens qui ont pris un crédit sur 25 ans pour acheter une maison, qui ont deux enfants qui sont au lycée, etc., ils ont toujours peur en disant est-ce qu'à la maison, moi j'aimerais quand même me projeter, ce n'est pas facile tout ça. Donc, mais je pense que il faut vraiment qu'on... Et je pense que quand tu parlais France Travail, France Travail, c'est Pôle emploi, France Travail, mais ce qu'il faut je pense aujourd'hui c'est vraiment essayer dans la formation professionnelle, dans les stages, que les gens, dès qu'ils arrivent, après tu peux changer d'avis, dans la vie, mais qu'on puisse quand même les orienter, les accompagner vers des métiers où ils ont des impétences, où ils ont des... on va dire une attirance et qui après c'est confirmé ou pas, mais qui permet après à chacun de trouver sa place, c'est une place équilibrée juste dans la société. Je pense que c'est vraiment un travail qu'il faut qu'on fasse pour les générations futures. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Question 12De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
D'accord. Tu as parlé à un moment donné des CSE, qui ont d'ailleurs récupéré une large partie du panel des compétences et des obligations justement des structures internes à des entreprises, pour surveiller un peu à la fois le droit du travail et surtout le droit des travailleurs. Qu'est-ce que tu penses justement de cette grosse réforme qui a été faite par Emmanuel Macron, par le président de la République actuelle ?
Réponse directe
Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigati…
« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 5:30
Question 13De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Pour compléter cette anecdote, en effet, c'était une députée du bloc central, je crois qu'elle était macroniste. Pour moi, elle était macroniste ou elle a l'air, mais en tout cas, elle était bloc central. Et en effet, elle s'était levé en disant 65 ans, il y a des gens en 65 ans qui sont en bonne santé, qui peuvent très bien travailler, etc. Elle l'avait dit, en plus, avec une espèce de nonchalance, comme si c'est vrai, mais tout va bien. Pourquoi vous plaignez-vous ?
Réponse directe
c'est ça. Quand on est un député de la nation, on ne représente pas qu'une sphère où les gens représentent l'ensemble. Donc, il ne faut oublier personne. Et je pense que là, c'était lunaire parce que j'avais l'impression qu'on n'était pas dans le même monde. C'est là que je me suis dit mais ce n'est pas possible. Elle n'a pas des gens dans son entourage, dans la famille, les gens qui ont travaillé dur. Je ne sais pas, tu es censé connaître des gens dans ton entourage. Il y a des gens qui travaillent dans des bureaux et des gens qui se peuvent être enseignants. Il y a des gens qui travaillent dans le bâtiment, qui ont des métiers pays, des gens qui travaillent en poste, feu continu, qui font…
« c'est ça. Quand on est un député de la nation, on ne représente pas qu'une sphère où les gens représentent l'ensemble. Donc, il ne faut oublier personne. Et je pense que là, c'était lunaire parce que j'avais l'impression qu'on n'était pas dans le même monde. C'est là que je me suis dit mais ce n'est pas possible. Elle n'a pas des gens dans son entourage, dans la famille, les gens qui ont travaillé dur. Je ne sais pas, tu es censé connaître des gens dans ton entourage. Il y a des gens qui travaillent dans des bureaux et des gens qui se peuvent être enseignants. Il y a des gens qui travaillent dans le bâtiment, qui ont des métiers pays, des gens qui travaillent en poste, feu continu, qui font la nuit, etc. Les gens, quand ils arrivent à 55-60 ans, je veux dire, faire des nuits, c'est compliqué. Celui qui a plus de 50 ans, je peux vous dire, je connais que vous mettez un temps de poste. Ils aimaient ça mais dès qu'ils arrivent après 50 ans, ce n'est pas facile. Il ne faut pas dire que c'est facile. Et donc, ça, c'est quand même des éléments à prendre en compte. Et là, c'était balayé d'un revers de la main. Pour moi, c'était lunaire parce que je me dis, je n'ai pas tout compris. J'étais ailleurs. Et puis pareil, il y avait un autre député aussi qui lui a... Ça m'a marqué quand même. C'était deux épisodes. Et là, j'ai un peu réagi quand même parce qu'à un moment, il disait à la gauche, vous savez, moi, je ne comprends pas. Vous n'arrêtez pas de dire qu'on veut repartir à 62 ans. Mais moi, dans ma circonscription, les personnes viennent me voir en disant tenez bon, monsieur le député. tenez bon, il ne faut pas céder. On veut bosser jusqu'à 64 ans. Ne cédez pas. Et moi, à un moment, j'ai survolté. J'ai dit, mais oui, mais pourquoi ? Ils viennent vous voir aussi pour demander de bester le SMIC. On gagne trop. Baisse le SMIC. Non, mais à un moment, c'était délirant. Moi, je me suis dit, mais est-ce que ces personnes-là, ils se rendent compte du message qu'ils envoient et est-ce qu'ils prennent en compte l'ensemble de la population qui sont censés représenter ? Moi, je pense aux plus faibles. Je pense à ceux qui bossent, ce qui travaille dur et je pense que notre rôle, c'est aussi d'avoir une vision claire sur l'ensemble des gens qu'on représente. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 19:48
Question 14De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Donc, du coup, comment tu les vois aujourd'hui ?
Réponse directe
Alors, il ne faut pas faire des généralités. La situation, elle est complètement différente d'une entreprise à une autre. C'est pas le syndicat qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le syndicat. Donc, ça dépend des individualités. Il y a des gens, peu importe les tickets syndicales, qui sont passionnés, qui aiment ce qu'ils font, qui s'investissent. Et je parle des délégués de terrain, il y en a aussi, mais principalement, c'est les délégués de terrain. Donc, c'est ceux qu'on a dans les entreprises qui font le travail. Ceux-là, ils essayent de faire au mieux avec les difficultés qu'ils ont par rapport à la problématique économique, par rapport à la difficulté de notre société qui change…
« Alors, il ne faut pas faire des généralités. La situation, elle est complètement différente d'une entreprise à une autre. C'est pas le syndicat qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le syndicat. Donc, ça dépend des individualités. Il y a des gens, peu importe les tickets syndicales, qui sont passionnés, qui aiment ce qu'ils font, qui s'investissent. Et je parle des délégués de terrain, il y en a aussi, mais principalement, c'est les délégués de terrain. Donc, c'est ceux qu'on a dans les entreprises qui font le travail. Ceux-là, ils essayent de faire au mieux avec les difficultés qu'ils ont par rapport à la problématique économique, par rapport à la difficulté de notre société qui change aussi. Et après, moi, je différencie ça, après, des fédérations et des confédérations. Pour moi, c'est deux sphères complètement différentes, en dehors du fait que des syndicats sont différents, avec des sensibilités différentes. Mais en plus, tu as le terrain, on va dire, des délégués, ceux qui portent la chasse du port dans les manifs, ceux qui sont, c'est ceux qui accompagnent les salariés. Et puis après, il y a les fédérations et les confédérations. Je pense qu'il y a une vraie, parce que dès qu'on arrive au niveau fédérations et confédérations, et c'est ce qui m'a toujours un petit peu gêné, moins chez les fous, parce que c'était moins présent chez les fous. Mais c'était ce côté politique. C'est-à-dire qu'après, on arrive dans autre chose. C'est-à-dire qu'il faut être dedans, on ne le sait pas tout de suite. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 10:02Voir 2 autres passages
« Et après, moi, aujourd'hui, j'ai encore beaucoup de contacts avec le monde syndical, même dans tous les syndicats. Et je sais qu'aujourd'hui, dans le monde ouvrier, dans le monde travailleur, on a beaucoup d'électeurs. Et même dans les délégués de terrain, on a beaucoup d'électeurs. Malheureusement, certains syndicats, on pourrait parler principalement de la CFDT et de la CGT, il faut le dire clairement, les consignes d'en haut, c'est si quelqu'un qui a un tout petit mandat de CSE, etc., est en contact avec des gens du Rassemblement National, il risque purement et simplement son éviction de son mandat. Il faut être clair. Et moi, c'est quelque chose qui m'a toujours choqué. Quand j'étais à l'époque à la CFDT, qui était un syndicat ou des gens très intelligents, c'est-à-dire, c'est des gens qui ont une conception du syndicat, ce qui est ancien, etc. Mais quand on arrivait sur le côté un peu politique, moi, je me rappelais toujours la charte d'Amiens. Pour moi, un syndicat, je ne faisais pas de politique, moi, parce que je considère que les gens qui ont la carte chez nous, ils votent, ils ont toute sensibilité. On ne peut pas savoir qu'un adhérent de la CFDT, s'ils votent Marine Le Pen à la présidentielle, ou s'ils votent socialiste, ou s'ils votent LR, on ne le sait pas. Donc, je ne considère pas respect par rapport aux adhérents, nous, on devait être neutre. Faire notre travail, et éventuellement combattre des idées politiques par les gens qui sont au pouvoir, peu importe leur sensibilité politique, c'est-à-dire que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, s'ils prenaient une décision qu'on trouvait injuste, on combattait cette décision. Mais le but, ce n'était pas d'avoir du parti pris politique. Et malheureusement, j'ai découvert, quand j'étais à la CFDT, que quand les gens se présentaient pour être adjoint au maire parti socialiste, ça passait crème. Mais quand quelqu'un disait, même sans trop droit, ça posait problème. Donc ça, moi, je trouvais ça quand même pas correct. Parce que soit on est dans le syndicalisme, soit on est dans la politique. Mais on ne peut pas faire les deux. Et moi, j'ai toujours, je veux dire, ma première carte, je l'ai pris au Rassemblement National, et moi, je me faisais violence à moi-même de dire, justement, par respect par les salariés que je défends, je ne prends pas de position politique, c'est leur choix personnel. Et moi, je ne suis pas sur la même mission. Ce n'est pas mon rôle. Et Force Ouvrière est beaucoup plus équilibrée sur le sujet. On a une liberté de ton, une liberté de parole à Force Ouvrière qui est beaucoup plus libre. C'est-à-dire qu'au sein de mon bureau, moi, par exemple, on avait des gens qui votaient plutôt gauche, des gens qui votaient, à l'époque, c'était le Front National, et on était tous copains. Il n'y a jamais eu de conflit. Il y a des syndicats où ce n'est pas possible. À la CGT, c'est impossible. À la CGT, dès que vous êtes un adhérent de la CGT, il va au pouls de la section syndicale CGT, il dit, j'ai voté au Rassemblement National, le mec, il va être banni, quoi. Oui, d'accord. S'il n'est pas insulté. Donc ça, c'est des choses qui, moi, me blessent, enfin, me braquent profondément. Tu as encore des contacts avec des anciens camarades syndiqués ? Oui, oui. Et quand j'ai été élu, même, je peux même te le dire, je ne donnerai pas de nom, mais quand j'ai été élu député de la nation, quand j'ai eu l'honneur d'être élu, j'ai même des délégués CGT qui m'ont contacté. Ils me disent, on ne pourra pas le dire officiellement. »
Question 15De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Tu penses qu'il le savait ou qu'il se disait qu'il y avait peut-être une faim de tir minime ?
Réponse partielle
François Hollande, ce n'est pas quand même un amateur de la politique. Il a fait des grands écoles, il a une expérience, il a pu, sa compagne, ses goliens royales, je vais te dire, voilà, il n'était pas serveuse au KFC. Je veux dire, c'est une âme de la politique, il vit dans un milieu politique. Donc, il savait très bien ce qu'il faisait. Après, il a utilisé le conflit. Nous, éventuellement, on n'était pas contre. Si nous, il nous sauvait l'usine, c'est normal. Après, quelqu'un est candidat et moi, je suis candidat, je veux faire des choses, je veux sauver vos emplois, je veux sauver votre usine. Ça suffit pour qu'on le suive. Mais malheureusement, il a été un petit peu, un petit peu, même…
« Il a fait des grands écoles, il a une expérience, il a pu, sa compagne, ses goliens royales, je vais te dire, voilà, il n'était pas serveuse au KFC. Je veux dire, c'est une âme de la politique, il vit dans un milieu politique. Donc, il savait très bien ce qu'il faisait. Après, il a utilisé le conflit. Nous, éventuellement, on n'était pas contre. Si nous, il nous sauvait l'usine, c'est normal. Après, quelqu'un est candidat et moi, je suis candidat, je veux faire des choses, je veux sauver vos emplois, je veux sauver votre usine. Ça suffit pour qu'on le suive. Mais malheureusement, il a été un petit peu, un petit peu, même plus qu'un petit peu, faux. Parce que, après, avec le recul, il savait très bien que quand il montait, ce qu'il nous proposait, pour une grande partie, »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 33:43
Question 16De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Pourquoi en fait t'être engagé dans des syndicats au moment où tu travaillais, on le rappelle un, on en parlera certainement aussi, à ArcelorMittal sur le site de Florence ?
Réponse directe
Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalis…
« Pour moi, déjà je suis affirmé de profession, donc je peux dire aider les autres c'est quelque chose que j'ai toujours eu depuis que je suis plus jeune pour moi. Donc pour moi ça me semblait naturel à l'époque lorsque j'ai intégré ArcelorMittal, on m'a proposé assez rapidement de m'engager au sein du syndicat, à l'époque c'était la CFDT. Et pour moi ma mission était simple, c'était essayer d'être utile et de défendre les salariés qui pouvaient par exemple des fois subir de manière individuelle ou collective une injustice. Parce que c'était vraiment ce combat contre la justice, c'est ça que j'ai toujours eu un peu au fond du cœur. Et c'est ce qui fait que je me suis engagé dans le syndicalisme. Maintenant ce que je garde vraiment, parce que le syndicalisme c'est pas facile, c'est pas facile tous les jours, mais ce que je garde vraiment comme côté positif, et c'est peut-être aussi parce que c'était un petit peu ce qui m'a emmené après à m'engager en politique, c'est ce côté de proximité avec les gens, d'être proche des gens, et puis d'essayer d'apporter un petit peu des réponses à leurs difficultés. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 1:41
Question 17De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Si demain, tu te retrouvais dans une salle en tête-à-tête avec François Hollande, tu lui dirais quoi ?
Réponse directe
Rien ? quelques explications ? Non, je n'ai pas, j'ai déjà eu en 100 ans, j'ai eu l'occasion de lui dire ce que je pensais en 2014. Parce que, donc, je ne vais pas refaire l'histoire, mais bon, en gros, on fait simple, le conflit de Florange a bien aidé à son élection. Il avait fait des promesses qu'il n'a pas tenues. Pour nous, il a trahi ce qui était l'essence même de ce qu'on appelait la gauche. Pour moi, la gauche a toujours été la défense des travailleurs. Moi, je n'ai jamais eu ma carte dans un parti politique, mais on va dire, j'étais pendant de nombreuses années quand même de sensibilité plutôt de centre-gauche. Pourquoi ? Parce que pour moi, c'était la défense des plus faibles, la…
« quelques explications ? Non, je n'ai pas, j'ai déjà eu en 100 ans, j'ai eu l'occasion de lui dire ce que je pensais en 2014. Parce que, donc, je ne vais pas refaire l'histoire, mais bon, en gros, on fait simple, le conflit de Florange a bien aidé à son élection. Il avait fait des promesses qu'il n'a pas tenues. Pour nous, il a trahi ce qui était l'essence même de ce qu'on appelait la gauche. Pour moi, la gauche a toujours été la défense des travailleurs. Moi, je n'ai jamais eu ma carte dans un parti politique, mais on va dire, j'étais pendant de nombreuses années quand même de sensibilité plutôt de centre-gauche. Pourquoi ? Parce que pour moi, c'était la défense des plus faibles, la défense des travailleurs, voilà. Après, on peut opposer les... on va dire toujours républicains, mais c'était ça. Et aujourd'hui, j'ai vu un glissement, c'est-à-dire qu'on est passé en fait de la défense des travailleurs à plus trop la défense des travailleurs et on a glissé vers autre chose. Alors, la défense d'identité, la défense de communautés, la défense de certaines valeurs, mais pour moi, qui étaient des choses, qui pouvaient être des choses que les gens peuvent penser importantes, mais qui pour moi n'étaient pas l'essence même, le sel même des choses. Parce qu'avant de parler du papier-pâne, il faut déjà mettre le toit et les fenêtres. Donc, il faut quand même qu'on revienne à l'essentiel. Et moi, je trouvais que le Parti Socialiste, avec l'épisode de Florent, a été en dessous de tout. Parce que il était quand même un petit peu tordu, notre François. Parce que après, avec le recul, quand il est monté sur la camionnette et il nous dit je vais faire une loi, je vous la dois, voilà, voilà. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 31:52
Question 18De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
Interrogation surprise. Non, je plaisante. Non, en fait, je voulais te ramener ça parce que quand j'ai commandé le Code du Travail, etc., parce que moi, je suis membre de la commission d'affaires sociales, je travaille actuellement sur le rapport de l'ATMP, c'est une branche de sécurité sociale, accident de travail, maladie professionnelle. Et la première réflexion que je me faisais, même si évidemment on le sait pertinemment, c'est de se dire purée, qu'est-ce qu'il y a comme chose ?
Réponse directe
Je pourrais renvoyer la même interrogation sur le code pénal. Pourquoi il y a un code pénal qui est énorme et on a tellement de difficultés aujourd'hui. Les gens ont le sentiment que la justice dysfonctionne et que la justice peut s'appliquer de manière différente. Le code du travail, effectivement, en fait, avec les années, les choses s'amoncèlent et encore, ça, c'est que le code du travail. Après, dans les entreprises, les entreprises, en plus de ça, on va dire des chartes éthiques, par exemple, des entreprises qui se rajoutent au code du travail, des accords de branches, des accords interprofessionnels, des accords d'entreprise qui viennent en... Le code du travail, c'est le minimum léga…
« Je pourrais renvoyer la même interrogation sur le code pénal. Pourquoi il y a un code pénal qui est énorme et on a tellement de difficultés aujourd'hui. Les gens ont le sentiment que la justice dysfonctionne et que la justice peut s'appliquer de manière différente. Le code du travail, effectivement, en fait, avec les années, les choses s'amoncèlent et encore, ça, c'est que le code du travail. Après, dans les entreprises, les entreprises, en plus de ça, on va dire des chartes éthiques, par exemple, des entreprises qui se rajoutent au code du travail, des accords de branches, des accords interprofessionnels, des accords d'entreprise qui viennent en... Le code du travail, c'est le minimum légal. Après, il y a d'autres choses qui se discutent. Mais effectivement, un amoncellement de normes où plus personne... Moi, je me rappelle, j'avais un collègue, des fois, on avait des jeunes RH qui arrivaient et nous, en tant que délégué, on allait voir les RH pour un problème et c'est tellement dense que même des fois, eux ne s'y retrouvent plus. Moi, une fois, je lui parle tout dans le code. Je dis, oui, ça doit vous faire ça, mais c'est comme ça. Ah non, c'est pas vrai. Je dis, si, je vous invite à aller au recours de travail. Mais ça veut dire que c'est tellement devenu énorme qu'il faut que les gens soient beaucoup qui bossent ou alors qu'ils aient une grande expérience parce qu'autrement, il y a beaucoup de choses, même pour une entreprise, la gestion RH, la gestion juridique de tout ça, ça quand même, ça prend du temps. Et puis après, il y a des prudents parce qu'il y a un deuxième temps. Alors moi, je pense qu'il y a quand même aussi une différence entre la théorie et la pratique. »
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« En théorie, on a un livre, il est bien fait, tout est marqué. En fait, il est indiqué où est-ce qu'il faut brancher la prise dans toutes les difficultés et tous les types de prises. Mais bon, le problème, c'est qu'après, dans la vraie vie, c'est un peu différent. On prend trois exemples. Premier exemple, la santé au travail, les médecins du travail, il n'y en a quasiment plus. Il faut être honnête, les médecins du travail aujourd'hui, il y en a très peu. Donc après, il faut faire vivre le code, il faut faire vivre les choses. Si, je veux dire, on peut avoir toutes les meilleures incantations du monde, les meilleures volontés du monde, mais si derrière, vous n'avez pas les gens, c'est comme un général, s'il n'a pas de soldats derrière lui, il ne fera pas la guerre, il n'aura pas d'armée. Après, il peut dire ce qu'il veut, on peut se faire plaisir. Mais malheureusement, il faut, on a, je pense, désarmé, on crée des textes, mais on a désarmé les choses qui permettent au texte de vivre. Alors exemple, la santé au travail, plus de médecins du travail, donc les gens, »
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Question 19De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)
on va dire, cette gauche un peu plus soucieuse du sort des travailleurs que des minorités ou du communautarisme ou que des clandestins et autres comme tu me l'as rappelé à Justitut. Qu'est-ce que tu penses de ces gens ?
Réponse partielle
Il y en a qui doivent être sincères, il y en a qui ne le sont sûrement pas. Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dan…
« Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dans des débats des écologistes tenir certains propos extrêmes, exagérés, complètement heurtants, frappants, on peut parler de la loi du plomb, on peut parler des propos qui, pour moi, entraînent plus à la discorde qu'à la concorde, entraînent plus à une réaction, on va dire, de rejet, une réaction de défense parce qu'ils sont agressifs, donc il y a une réaction de défense. Ce n'est pas constructif. Donc, le problème, c'est que même s'il y avait deux ou trois individualités à gauche qui sont des gens de valeurs, je n'en doute pas, il y a des gens de valeurs, mais ils ont fait le choix de faire partie d'une équipe parce qu'un parti politique, c'est une équipe. Et quand on est dans une équipe, les personnes apportent peu, c'est le message politique qu'on porte. Donc, soit on essaie de porter un message politique pour être constructif, pour donner des perspectives qui peuvent être différentes. Je veux dire, c'est programme contre programme, c'est idée contre idée, les Français tranchent. La démocratie, c'est ça, c'est la puissance de la démocratie, c'est des seuls qui ont le pouvoir de décision, c'est au vote, ils décident. Et on n'a pas à les juger après à post-élection pour dire, ouais, ils ont mal voté, ils ont bien voté, etc. Les gens, ils choisissent. Et je trouve que nous, rassemblement national, on est très respectueux, moi je suis respectueux de tous les hommes politiques, peu importe leur parti politique. Malheureusement, la politesse n'est pas la même tout le temps. C'est pas réciproque. C'est pas réciproque. Donc ça veut dire que des fois, les gens, ils nous cataloguent, donc vous voyez, ça me fait rien, parce qu'ils prêchent la tolérance, ils prêchent l'inclusion. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 43:32Voir 2 autres passages
« Mais bon, quand on dit qu'on est du rassemblement national ou même d'autres partis, voilà, on subit une sorte de racisme quelque part. Parce que c'est ça, on vous rejette pas pour ce que vous êtes. C'est pas de liberté pour les ennemis de la liberté. Voilà. Donc moi, je veux dire, moi, je respecte les gens, je respecte tout le monde. Mais aujourd'hui, je me suis engagé au rassemblement national parce que je considère qu'il est grand temps de redonner, si on veut que la France reste la France, il faut qu'on se bouge et rapidement. Parce que si là, dans les prochaines années, on n'arrive pas à reprendre un chemin vertueux en termes de sécurité, en termes de vision économique, en termes de, après aussi, de valeur de société et de vivre ensemble, »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 45:32
« j'ai peur pour l'avenir de mon pays. J'ai peur pour les fractures à venir, la division. Et moi, je préfère que les gens aient des débats d'idées et s'affrontent dans les urnes que les gens s'affrontent dans la rue. Donc je pense que c'est là vraiment qui est mon engagement et d'être dans un groupe qui est solide, qui est fort et qui veut ensemble avec nos différences. Mais on fait passer l'intérêt, les attirés suprêmes des Français avant notre petit problème personnel. Et moi, ce que je pense, ce n'est pas l'individualité, mais c'est le groupe, comme j'ai dit tout à l'heure, ce n'est pas le syndicat qui fait l'homme, c'est l'homme qui fait le syndicat. Mais c'est pareil en politique. C'est l'homme, c'est les hommes, les individualités qui font la force du rassemblement national. Et plus de gens nous rejoignent et plus en plus de gens partagent nos idées. On voit les électeurs, nos électeurs et de gens nous rejoignent. Et je pense que ça va faire boule de neige et je pense que c'est cette dynamique-là, cette force-là qui peut donner demain »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 19:48
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« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 5:30
« En fait, ça dépend à quel niveau on se place. Si on se place d'un point de vue local, donc que ce soit délégué du personnel, ou un membre du CSE, aujourd'hui à l'avance des membres du CE, ou un membre du CSTT qui avant était le CHCT, on va dire la proximité, donc c'est la vie de l'entreprise, c'est accompagner les salariés par exemple lorsqu'il y a des soucis disciplinaires, on va essayer de trouver des points d'équilibre, c'est accompagner la vie de l'entreprise en termes d'hygiène et de sécurité pour les salariés, c'est par exemple participer à la vie économique, aussi de l'entreprise via le CSE, poursuivre un petit peu l'évolution, les carnets de commandes, les problématiques, essayer de trouver avec la direction de l'entreprise des points d'équilibre qui évitent en fait d'aller au conflit. C'est ça un peu l'idée. Alors après, les points d'équilibre sont différents d'un syndicat à un autre, les visions politiques peuvent varier, mais on va dire, ça va des problèmes, je vais dire, si j'imagine, ça va des problèmes, il n'y a plus de papier toilette, jusqu'à des problèmes de vision économique, etc. Alors vous avez l'entreprise, locale on va dire, l'usine, où je pense que l'immense majorité des délégués font un travail formidable. Après tu as au niveau national, où tu as les négociations de branches, les négociations d'accords collectifs, etc. Et puis maintenant on a aussi le côté européen, c'est là que j'avais aussi, donc moi j'avais les responsabilités locales, on va dire vraiment dans l'usine, et européen, j'avais un peu les deux côtés, les deux extrémités de la chaîne. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 3:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes5 oct. 2025 au 5 oct. 2025 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 39:52Voir 2 autres passages
« Je ne sais pas, parce que les gens... Je pense qu'il y a une peur. Il y a une peur qui est alimentée aussi par des mensonges, par des mythes. C'est vrai que pendant de nombreuses années, on a dit le Front National qui est devenu le Rassemblement National, »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 39:52
« c'est ça. Quand on est un député de la nation, on ne représente pas qu'une sphère où les gens représentent l'ensemble. Donc, il ne faut oublier personne. Et je pense que là, c'était lunaire parce que j'avais l'impression qu'on n'était pas dans le même monde. C'est là que je me suis dit mais ce n'est pas possible. Elle n'a pas des gens dans son entourage, dans la famille, les gens qui ont travaillé dur. Je ne sais pas, tu es censé connaître des gens dans ton entourage. Il y a des gens qui travaillent dans des bureaux et des gens qui se peuvent être enseignants. Il y a des gens qui travaillent dans le bâtiment, qui ont des métiers pays, des gens qui travaillent en poste, feu continu, qui font la nuit, etc. Les gens, quand ils arrivent à 55-60 ans, je veux dire, faire des nuits, c'est compliqué. Celui qui a plus de 50 ans, je peux vous dire, je connais que vous mettez un temps de poste. Ils aimaient ça mais dès qu'ils arrivent après 50 ans, ce n'est pas facile. Il ne faut pas dire que c'est facile. Et donc, ça, c'est quand même des éléments à prendre en compte. Et là, c'était balayé d'un revers de la main. Pour moi, c'était lunaire parce que je me dis, je n'ai pas tout compris. J'étais ailleurs. Et puis pareil, il y avait un autre député aussi qui lui a... Ça m'a marqué quand même. C'était deux épisodes. Et là, j'ai un peu réagi quand même parce qu'à un moment, il disait à la gauche, vous savez, moi, je ne comprends pas. Vous n'arrêtez pas de dire qu'on veut repartir à 62 ans. Mais moi, dans ma circonscription, les personnes viennent me voir en disant tenez bon, monsieur le député. tenez bon, il ne faut pas céder. On veut bosser jusqu'à 64 ans. Ne cédez pas. Et moi, à un moment, j'ai survolté. J'ai dit, mais oui, mais pourquoi ? Ils viennent vous voir aussi pour demander de bester le SMIC. On gagne trop. Baisse le SMIC. Non, mais à un moment, c'était délirant. Moi, je me suis dit, mais est-ce que ces personnes-là, ils se rendent compte du message qu'ils envoient et est-ce qu'ils prennent en compte l'ensemble de la population qui sont censés représenter ? Moi, je pense aux plus faibles. Je pense à ceux qui bossent, ce qui travaille dur et je pense que notre rôle, c'est aussi d'avoir une vision claire sur l'ensemble des gens qu'on représente. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin pour revenir dans le vertu. Vous savez quoi dans le vertu ? Retrouver le respect, retrouver le respect entre les gens. On a des différences, mais on se respecte. Être républicain, pour nous, c'est quelque chose d'essentiel. Aimer la France, aimer notre pays, avoir toujours au cœur de valoriser, on va dire, la recherche, le développement français qui a été pendant 200 ans, ce qui a été le fer de lance de la France. La France, c'est un petit pays, mais qui a quand même fait des inventions formidables. Donc, aujourd'hui, il y a ce côté-là. Alors que la gauche, elle est rentrée un petit peu dans des idées purement, je trouve, démagogiques. Moi, quand j'entends hier, on va mettre des drapeaux palestiniens à toutes les mairies de France. Ce n'est pas le problème du drapeau palestinien ou du Kenya. Il y a une guerre en Palestine. Il y a différents éléments et personne n'est pour la guerre. Il y a des souffrances des deux côtés et c'est quelque chose d'horrible. Le problème, c'est d'apporter des conflits qui opposent les citoyens français. Moi, c'est ça qui me pose problème. Parce que moi, en tant que député, je dois représenter les gens. Que les gens soient athées, de religion juive, de religion chrétienne, de religion musulmane, c'est tous des citoyens. Et moi, je dois tous les respecter, tous les représenter. Mais ce que je ne veux pas, c'est que ça oppose les gens. Quand moi, j'ai des citoyens de certaines religions et qui s'insultent ou s'invectent, voire plus à cause d'un conflit qui se passe à 5-7 000 km de la France, moi, ça ne me convient pas. Moi, je trouve qu'on doit être... Et c'est là qu'il faut qu'on fasse nation. C'est-à-dire qu'il faut que ce qui nous rassemble soit toujours supérieur à ce qui nous divise. Et je pense que c'est ça aussi qu'on essaie de faire un rassemblement national. C'est d'essayer de reprendre le chemin de notre communauté nationale et d'en faire une communauté soudée qui avancent ensemble dans le même sens pour faire progresser la France et pour donner un avenir des perspectives à nos enfants. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 40:16Voir 1 autre passage
« Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dans des débats des écologistes tenir certains propos extrêmes, exagérés, complètement heurtants, frappants, on peut parler de la loi du plomb, on peut parler des propos qui, pour moi, entraînent plus à la discorde qu'à la concorde, entraînent plus à une réaction, on va dire, de rejet, une réaction de défense parce qu'ils sont agressifs, donc il y a une réaction de défense. Ce n'est pas constructif. Donc, le problème, c'est que même s'il y avait deux ou trois individualités à gauche qui sont des gens de valeurs, je n'en doute pas, il y a des gens de valeurs, mais ils ont fait le choix de faire partie d'une équipe parce qu'un parti politique, c'est une équipe. Et quand on est dans une équipe, les personnes apportent peu, c'est le message politique qu'on porte. Donc, soit on essaie de porter un message politique pour être constructif, pour donner des perspectives qui peuvent être différentes. Je veux dire, c'est programme contre programme, c'est idée contre idée, les Français tranchent. La démocratie, c'est ça, c'est la puissance de la démocratie, c'est des seuls qui ont le pouvoir de décision, c'est au vote, ils décident. Et on n'a pas à les juger après à post-élection pour dire, ouais, ils ont mal voté, ils ont bien voté, etc. Les gens, ils choisissent. Et je trouve que nous, rassemblement national, on est très respectueux, moi je suis respectueux de tous les hommes politiques, peu importe leur parti politique. Malheureusement, la politesse n'est pas la même tout le temps. C'est pas réciproque. C'est pas réciproque. Donc ça veut dire que des fois, les gens, ils nous cataloguent, donc vous voyez, ça me fait rien, parce qu'ils prêchent la tolérance, ils prêchent l'inclusion. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin pour revenir dans le vertu. Vous savez quoi dans le vertu ? Retrouver le respect, retrouver le respect entre les gens. On a des différences, mais on se respecte. Être républicain, pour nous, c'est quelque chose d'essentiel. Aimer la France, aimer notre pays, avoir toujours au cœur de valoriser, on va dire, la recherche, le développement français qui a été pendant 200 ans, ce qui a été le fer de lance de la France. La France, c'est un petit pays, mais qui a quand même fait des inventions formidables. Donc, aujourd'hui, il y a ce côté-là. Alors que la gauche, elle est rentrée un petit peu dans des idées purement, je trouve, démagogiques. Moi, quand j'entends hier, on va mettre des drapeaux palestiniens à toutes les mairies de France. Ce n'est pas le problème du drapeau palestinien ou du Kenya. Il y a une guerre en Palestine. Il y a différents éléments et personne n'est pour la guerre. Il y a des souffrances des deux côtés et c'est quelque chose d'horrible. Le problème, c'est d'apporter des conflits qui opposent les citoyens français. Moi, c'est ça qui me pose problème. Parce que moi, en tant que député, je dois représenter les gens. Que les gens soient athées, de religion juive, de religion chrétienne, de religion musulmane, c'est tous des citoyens. Et moi, je dois tous les respecter, tous les représenter. Mais ce que je ne veux pas, c'est que ça oppose les gens. Quand moi, j'ai des citoyens de certaines religions et qui s'insultent ou s'invectent, voire plus à cause d'un conflit qui se passe à 5-7 000 km de la France, moi, ça ne me convient pas. Moi, je trouve qu'on doit être... Et c'est là qu'il faut qu'on fasse nation. C'est-à-dire qu'il faut que ce qui nous rassemble soit toujours supérieur à ce qui nous divise. Et je pense que c'est ça aussi qu'on essaie de faire un rassemblement national. C'est d'essayer de reprendre le chemin de notre communauté nationale et d'en faire une communauté soudée qui avancent ensemble dans le même sens pour faire progresser la France et pour donner un avenir des perspectives à nos enfants. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 40:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 5:30Voir 2 autres passages
« les choses... Il y a le parti à agrandir, le parti à évoluer, etc. Et aujourd'hui, je pense que le Rassemblement National est un parti qui représente le plus le monde des travailleurs, qui a l'ambition de vouloir donner une espérance au pays et qui veut revenir en fait à un chemin vertu. Pour moi, je considère qu'on est parti dans 30-40 ans de politique qui nous emmenait dans des travers vicieux. Et nous, on essaie de redresser le chemin pour revenir dans le vertu. Vous savez quoi dans le vertu ? Retrouver le respect, retrouver le respect entre les gens. On a des différences, mais on se respecte. Être républicain, pour nous, c'est quelque chose d'essentiel. Aimer la France, aimer notre pays, avoir toujours au cœur de valoriser, on va dire, la recherche, le développement français qui a été pendant 200 ans, ce qui a été le fer de lance de la France. La France, c'est un petit pays, mais qui a quand même fait des inventions formidables. Donc, aujourd'hui, il y a ce côté-là. Alors que la gauche, elle est rentrée un petit peu dans des idées purement, je trouve, démagogiques. Moi, quand j'entends hier, on va mettre des drapeaux palestiniens à toutes les mairies de France. Ce n'est pas le problème du drapeau palestinien ou du Kenya. Il y a une guerre en Palestine. Il y a différents éléments et personne n'est pour la guerre. Il y a des souffrances des deux côtés et c'est quelque chose d'horrible. Le problème, c'est d'apporter des conflits qui opposent les citoyens français. Moi, c'est ça qui me pose problème. Parce que moi, en tant que député, je dois représenter les gens. Que les gens soient athées, de religion juive, de religion chrétienne, de religion musulmane, c'est tous des citoyens. Et moi, je dois tous les respecter, tous les représenter. Mais ce que je ne veux pas, c'est que ça oppose les gens. Quand moi, j'ai des citoyens de certaines religions et qui s'insultent ou s'invectent, voire plus à cause d'un conflit qui se passe à 5-7 000 km de la France, moi, ça ne me convient pas. Moi, je trouve qu'on doit être... Et c'est là qu'il faut qu'on fasse nation. C'est-à-dire qu'il faut que ce qui nous rassemble soit toujours supérieur à ce qui nous divise. Et je pense que c'est ça aussi qu'on essaie de faire un rassemblement national. C'est d'essayer de reprendre le chemin de notre communauté nationale et d'en faire une communauté soudée qui avancent ensemble dans le même sens pour faire progresser la France et pour donner un avenir des perspectives à nos enfants. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En fait, ça dépend à quel niveau on se place. Si on se place d'un point de vue local, donc que ce soit délégué du personnel, ou un membre du CSE, aujourd'hui à l'avance des membres du CE, ou un membre du CSTT qui avant était le CHCT, on va dire la proximité, donc c'est la vie de l'entreprise, c'est accompagner les salariés par exemple lorsqu'il y a des soucis disciplinaires, on va essayer de trouver des points d'équilibre, c'est accompagner la vie de l'entreprise en termes d'hygiène et de sécurité pour les salariés, c'est par exemple participer à la vie économique, aussi de l'entreprise via le CSE, poursuivre un petit peu l'évolution, les carnets de commandes, les problématiques, essayer de trouver avec la direction de l'entreprise des points d'équilibre qui évitent en fait d'aller au conflit. C'est ça un peu l'idée. Alors après, les points d'équilibre sont différents d'un syndicat à un autre, les visions politiques peuvent varier, mais on va dire, ça va des problèmes, je vais dire, si j'imagine, ça va des problèmes, il n'y a plus de papier toilette, jusqu'à des problèmes de vision économique, etc. Alors vous avez l'entreprise, locale on va dire, l'usine, où je pense que l'immense majorité des délégués font un travail formidable. Après tu as au niveau national, où tu as les négociations de branches, les négociations d'accords collectifs, etc. Et puis maintenant on a aussi le côté européen, c'est là que j'avais aussi, donc moi j'avais les responsabilités locales, on va dire vraiment dans l'usine, et européen, j'avais un peu les deux côtés, les deux extrémités de la chaîne. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 3:09Voir 2 autres passages
« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 5:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si vous voulez, si tu veux, la structuration même a changé, c'est-à-dire qu'avant, il y avait depuis des dizaines d'années, on va dire, pour moi, le cœur, c'était le CHSCT. Après, effectivement, ça dépend si on se positionne. Tu peux réexpliquer l'acronyme pour ceux qui ne connaissent pas. Il y a le comité d'hygiène et de sécurité, parce que dans la fonction publique, ça s'appelait le comité d'hygiène et de sécurité, et c'est HST, comité d'hygiène et de sécurité et du travail. Il y avait une petite variance, ça, ça a été refondu dans les fameuses ordonnances de travail en CSTD, c'est-à-dire qu'avant, c'était, on va dire, une entité autonome qui avait des pouvoirs, des pouvoirs d'investigation, des pouvoirs de droit d'alerte, des pouvoirs, etc. Et après, ça a été réintégré maintenant comme une commission du CSE, donc la commission de santé et de travail. Donc, ça veut dire qu'elle a perdu un petit peu, on va dire, de son pouvoir. Alors, ça peut s'expliquer parce qu'il y a eu, on va dire, dans les entreprises moyennes, les ETI, ça a posé des difficultés. Par contre, dans les grandes entreprises où les choses étaient bien rôdées, où ça fonctionnait très bien, je pense que la réforme a vraiment, en fait, desservi la mission qui était de la santé et sécurité parce que, parce que pour moi, le cœur, en fait, d'être délégué, c'est quand même prioritairement la santé et la sécurité des salariés. Après, il y a l'accompagnement social. Et en fait, on a professionnalisé, en fait. L'objectif de Macron, c'était de professionnaliser. C'est-à-dire que, par exemple, une entreprise où il y avait 50 délégués avec des gens qui avaient des ordres de délégation à temps partiel et temps complet, on a réduit. C'est vrai que c'était une simplification. Sur le papier, au moins, c'est une simplification. Pour essayer de réduire le nombre de personnes et un peu professionnaliser en se disant, il y en aura moins, mais les gens seront éventuellement à temps complet ou presque temps complet et se consacreront essentiellement comme un métier, en fait. Donc, la personne, elle était au CSE. Elle s'occupait du CSTT. Elle peut avoir d'autres responsabilités. Alors, c'est vrai que d'un côté, ça améliore peut-être la qualité, on va dire, du travail parce que les gens ont une vision transversale des choses ou horizontale des choses. Mais quelque part, ça a un petit peu éloigné aussi les syndicats du terrain, de la base. Parce que quelque part, avant, on avait des personnes qui s'investissaient quelques heures, 3-4 heures par semaine, mais qui permettaient d'avoir vraiment un contact avec le terrain. Je pense qu'il n'y a pas qu'avec les syndicats. C'est ce problème qu'on a une rupture avec ce que pensent les gens du terrain. Et je pense que quand on se déconnecte de la base, c'est là qu'on arrive vraiment après à être en décalage par rapport à des combats qu'on peut mener ou des choses qu'on peut décider. Parce que pour moi, ça a toujours été ma ligne de conduite. Pour moi, je n'étais que l'émanation des salariés. Moi, je n'étais rien. C'est pas Frédéric Débert. C'est pas ça l'important. L'important, c'est que moi, j'étais la voix de ceux qui avaient des difficultés et j'essayais de les défendre mieux. Et malheureusement, je pense que le fait d'avoir professionnalisé ça, ça a l'effet de peut-être de rendre un peu, on va dire, expère les gens dans le domaine, mais ça les coupe un petit peu du terrain. Et ça, c'est quand même dangereux parce que, par exemple, lorsqu'on a négocié l'accord à ArcelorMittal, justement la transposition de l'accord, il y avait la possibilité de mettre ce qu'on appelait des délégués de proximité. C'était prévu dans la loi, mais ce n'était pas une obligation. Par exemple, ArcelorMittal a refusé d'en mettre. D'accord. Et elle a refusé, notamment aussi, avant les suppléants avaient des heures, ils pouvaient participer. Les suppléants des élus, par exemple, ArcelorMittal n'avaient pas d'heures de délégation et ils ne pouvaient remplacer que le titulaire qu'en cas de longue maladie, etc. Donc, alors qu'avant, les suppléants, ils pouvaient être intégrés quelques heures par mois dans des réunions, dans des éléments, etc. Donc, quelque part, je pense que le travers, c'est ça, c'est la déconnexion avec le terrain et la perte, on va dire, d'autonomie et de puissance des CHCT qui, pour moi, est crucial au sein du monde du travail. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 5:30Voir 2 autres passages
« Qu'est-ce bien leur nom, on ne veut pas leur attirer les ennuis. Non, mais ce n'est pas une histoire de ça. C'est qu'il y a des gens qui savent l'engagement que j'ai toujours eu, la sincérité de l'engagement que j'ai. Moi, je n'ai pas la prétention de changer le monde, mais au moins d'essayer d'apporter ma pierre à l'édifice. Et à un moment, le syndicalisme, j'ai trouvé sa limite. Quand j'ai trouvé que... D'ailleurs, j'avais échangé avec l'ancien secrétaire général de la Fédération Méteaux, c'est M. Homes qui est parti maintenant. Et à moi, je lui avais dit à la fin, je n'en pouvais plus, parce que j'avais l'impression d'être inutile, de devenir inutile. C'est-à-dire que je disais, écoute, nous, on mène des combats. Au niveau des directions, ça se crispe, parce qu'il y avait des équilibres, ça dépend des entreprises. Et je dis, mais la latitude... En fait, le pouvoir de négociation, c'était l'épaisseur d'une feuille de papier. Et après, on arrivait sur des choses. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 14:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités5 oct. 2025 au 5 oct. 2025 · 5 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dans des débats des écologistes tenir certains propos extrêmes, exagérés, complètement heurtants, frappants, on peut parler de la loi du plomb, on peut parler des propos qui, pour moi, entraînent plus à la discorde qu'à la concorde, entraînent plus à une réaction, on va dire, de rejet, une réaction de défense parce qu'ils sont agressifs, donc il y a une réaction de défense. Ce n'est pas constructif. Donc, le problème, c'est que même s'il y avait deux ou trois individualités à gauche qui sont des gens de valeurs, je n'en doute pas, il y a des gens de valeurs, mais ils ont fait le choix de faire partie d'une équipe parce qu'un parti politique, c'est une équipe. Et quand on est dans une équipe, les personnes apportent peu, c'est le message politique qu'on porte. Donc, soit on essaie de porter un message politique pour être constructif, pour donner des perspectives qui peuvent être différentes. Je veux dire, c'est programme contre programme, c'est idée contre idée, les Français tranchent. La démocratie, c'est ça, c'est la puissance de la démocratie, c'est des seuls qui ont le pouvoir de décision, c'est au vote, ils décident. Et on n'a pas à les juger après à post-élection pour dire, ouais, ils ont mal voté, ils ont bien voté, etc. Les gens, ils choisissent. Et je trouve que nous, rassemblement national, on est très respectueux, moi je suis respectueux de tous les hommes politiques, peu importe leur parti politique. Malheureusement, la politesse n'est pas la même tout le temps. C'est pas réciproque. C'est pas réciproque. Donc ça veut dire que des fois, les gens, ils nous cataloguent, donc vous voyez, ça me fait rien, parce qu'ils prêchent la tolérance, ils prêchent l'inclusion. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 43:32Voir 2 autres passages
« Ruffin, c'est quelqu'un que je trouve qui a certaine qualité. Je ne partage pas ces idées politiques. Parce que le problème, ce n'est pas ça, c'est qu'après, on est dans un collectif. Quand tu as des gens qui, même si individuellement, peuvent être des gens qui sont bien, qui s'investissent et qui peuvent avoir des idées d'opinion avec des idées que je peux avoir ou que tu peux avoir, mais à partir du moment où ils intègrent un collectif avec des gens extrêmes et sectaires qui vendent un discours. Moi, quand je suis à l'Assemblée, je veux dire, je suis un jeune député, j'en apprends tous les jours. Quand j'ai vu dans des débats des écologistes tenir certains propos extrêmes, exagérés, complètement heurtants, frappants, on peut parler de la loi du plomb, on peut parler des propos qui, pour moi, entraînent plus à la discorde qu'à la concorde, entraînent plus à une réaction, on va dire, de rejet, une réaction de défense parce qu'ils sont agressifs, donc il y a une réaction de défense. Ce n'est pas constructif. Donc, le problème, c'est que même s'il y avait deux ou trois individualités à gauche qui sont des gens de valeurs, je n'en doute pas, il y a des gens de valeurs, mais ils ont fait le choix de faire partie d'une équipe parce qu'un parti politique, c'est une équipe. Et quand on est dans une équipe, les personnes apportent peu, c'est le message politique qu'on porte. Donc, soit on essaie de porter un message politique pour être constructif, pour donner des perspectives qui peuvent être différentes. Je veux dire, c'est programme contre programme, c'est idée contre idée, les Français tranchent. La démocratie, c'est ça, c'est la puissance de la démocratie, c'est des seuls qui ont le pouvoir de décision, c'est au vote, ils décident. Et on n'a pas à les juger après à post-élection pour dire, ouais, ils ont mal voté, ils ont bien voté, etc. Les gens, ils choisissent. Et je trouve que nous, rassemblement national, on est très respectueux, moi je suis respectueux de tous les hommes politiques, peu importe leur parti politique. Malheureusement, la politesse n'est pas la même tout le temps. C'est pas réciproque. C'est pas réciproque. Donc ça veut dire que des fois, les gens, ils nous cataloguent, donc vous voyez, ça me fait rien, parce qu'ils prêchent la tolérance, ils prêchent l'inclusion. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« quelques explications ? Non, je n'ai pas, j'ai déjà eu en 100 ans, j'ai eu l'occasion de lui dire ce que je pensais en 2014. Parce que, donc, je ne vais pas refaire l'histoire, mais bon, en gros, on fait simple, le conflit de Florange a bien aidé à son élection. Il avait fait des promesses qu'il n'a pas tenues. Pour nous, il a trahi ce qui était l'essence même de ce qu'on appelait la gauche. Pour moi, la gauche a toujours été la défense des travailleurs. Moi, je n'ai jamais eu ma carte dans un parti politique, mais on va dire, j'étais pendant de nombreuses années quand même de sensibilité plutôt de centre-gauche. Pourquoi ? Parce que pour moi, c'était la défense des plus faibles, la défense des travailleurs, voilà. Après, on peut opposer les... on va dire toujours républicains, mais c'était ça. Et aujourd'hui, j'ai vu un glissement, c'est-à-dire qu'on est passé en fait de la défense des travailleurs à plus trop la défense des travailleurs et on a glissé vers autre chose. Alors, la défense d'identité, la défense de communautés, la défense de certaines valeurs, mais pour moi, qui étaient des choses, qui pouvaient être des choses que les gens peuvent penser importantes, mais qui pour moi n'étaient pas l'essence même, le sel même des choses. Parce qu'avant de parler du papier-pâne, il faut déjà mettre le toit et les fenêtres. Donc, il faut quand même qu'on revienne à l'essentiel. Et moi, je trouvais que le Parti Socialiste, avec l'épisode de Florent, a été en dessous de tout. Parce que il était quand même un petit peu tordu, notre François. Parce que après, avec le recul, quand il est monté sur la camionnette et il nous dit je vais faire une loi, je vous la dois, voilà, voilà. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 31:52
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Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et après, moi, aujourd'hui, j'ai encore beaucoup de contacts avec le monde syndical, même dans tous les syndicats. Et je sais qu'aujourd'hui, dans le monde ouvrier, dans le monde travailleur, on a beaucoup d'électeurs. Et même dans les délégués de terrain, on a beaucoup d'électeurs. Malheureusement, certains syndicats, on pourrait parler principalement de la CFDT et de la CGT, il faut le dire clairement, les consignes d'en haut, c'est si quelqu'un qui a un tout petit mandat de CSE, etc., est en contact avec des gens du Rassemblement National, il risque purement et simplement son éviction de son mandat. Il faut être clair. Et moi, c'est quelque chose qui m'a toujours choqué. Quand j'étais à l'époque à la CFDT, qui était un syndicat ou des gens très intelligents, c'est-à-dire, c'est des gens qui ont une conception du syndicat, ce qui est ancien, etc. Mais quand on arrivait sur le côté un peu politique, moi, je me rappelais toujours la charte d'Amiens. Pour moi, un syndicat, je ne faisais pas de politique, moi, parce que je considère que les gens qui ont la carte chez nous, ils votent, ils ont toute sensibilité. On ne peut pas savoir qu'un adhérent de la CFDT, s'ils votent Marine Le Pen à la présidentielle, ou s'ils votent socialiste, ou s'ils votent LR, on ne le sait pas. Donc, je ne considère pas respect par rapport aux adhérents, nous, on devait être neutre. Faire notre travail, et éventuellement combattre des idées politiques par les gens qui sont au pouvoir, peu importe leur sensibilité politique, c'est-à-dire que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, s'ils prenaient une décision qu'on trouvait injuste, on combattait cette décision. Mais le but, ce n'était pas d'avoir du parti pris politique. Et malheureusement, j'ai découvert, quand j'étais à la CFDT, que quand les gens se présentaient pour être adjoint au maire parti socialiste, ça passait crème. Mais quand quelqu'un disait, même sans trop droit, ça posait problème. Donc ça, moi, je trouvais ça quand même pas correct. Parce que soit on est dans le syndicalisme, soit on est dans la politique. Mais on ne peut pas faire les deux. Et moi, j'ai toujours, je veux dire, ma première carte, je l'ai pris au Rassemblement National, et moi, je me faisais violence à moi-même de dire, justement, par respect par les salariés que je défends, je ne prends pas de position politique, c'est leur choix personnel. Et moi, je ne suis pas sur la même mission. Ce n'est pas mon rôle. Et Force Ouvrière est beaucoup plus équilibrée sur le sujet. On a une liberté de ton, une liberté de parole à Force Ouvrière qui est beaucoup plus libre. C'est-à-dire qu'au sein de mon bureau, moi, par exemple, on avait des gens qui votaient plutôt gauche, des gens qui votaient, à l'époque, c'était le Front National, et on était tous copains. Il n'y a jamais eu de conflit. Il y a des syndicats où ce n'est pas possible. À la CGT, c'est impossible. À la CGT, dès que vous êtes un adhérent de la CGT, il va au pouls de la section syndicale CGT, il dit, j'ai voté au Rassemblement National, le mec, il va être banni, quoi. Oui, d'accord. S'il n'est pas insulté. Donc ça, c'est des choses qui, moi, me blessent, enfin, me braquent profondément. Tu as encore des contacts avec des anciens camarades syndiqués ? Oui, oui. Et quand j'ai été élu, même, je peux même te le dire, je ne donnerai pas de nom, mais quand j'ai été élu député de la nation, quand j'ai eu l'honneur d'être élu, j'ai même des délégués CGT qui m'ont contacté. Ils me disent, on ne pourra pas le dire officiellement. »
Rassemblement National · De syndiqué à député RN, il raconte ! (Avec Frédéric Weber)Vérifier à 11:25Voir 1 autre passage
« Je pourrais renvoyer la même interrogation sur le code pénal. Pourquoi il y a un code pénal qui est énorme et on a tellement de difficultés aujourd'hui. Les gens ont le sentiment que la justice dysfonctionne et que la justice peut s'appliquer de manière différente. Le code du travail, effectivement, en fait, avec les années, les choses s'amoncèlent et encore, ça, c'est que le code du travail. Après, dans les entreprises, les entreprises, en plus de ça, on va dire des chartes éthiques, par exemple, des entreprises qui se rajoutent au code du travail, des accords de branches, des accords interprofessionnels, des accords d'entreprise qui viennent en... Le code du travail, c'est le minimum légal. Après, il y a d'autres choses qui se discutent. Mais effectivement, un amoncellement de normes où plus personne... Moi, je me rappelle, j'avais un collègue, des fois, on avait des jeunes RH qui arrivaient et nous, en tant que délégué, on allait voir les RH pour un problème et c'est tellement dense que même des fois, eux ne s'y retrouvent plus. Moi, une fois, je lui parle tout dans le code. Je dis, oui, ça doit vous faire ça, mais c'est comme ça. Ah non, c'est pas vrai. Je dis, si, je vous invite à aller au recours de travail. Mais ça veut dire que c'est tellement devenu énorme qu'il faut que les gens soient beaucoup qui bossent ou alors qu'ils aient une grande expérience parce qu'autrement, il y a beaucoup de choses, même pour une entreprise, la gestion RH, la gestion juridique de tout ça, ça quand même, ça prend du temps. Et puis après, il y a des prudents parce qu'il y a un deuxième temps. Alors moi, je pense qu'il y a quand même aussi une différence entre la théorie et la pratique. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
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« Qu'est-ce bien leur nom, on ne veut pas leur attirer les ennuis. Non, mais ce n'est pas une histoire de ça. C'est qu'il y a des gens qui savent l'engagement que j'ai toujours eu, la sincérité de l'engagement que j'ai. Moi, je n'ai pas la prétention de changer le monde, mais au moins d'essayer d'apporter ma pierre à l'édifice. Et à un moment, le syndicalisme, j'ai trouvé sa limite. Quand j'ai trouvé que... D'ailleurs, j'avais échangé avec l'ancien secrétaire général de la Fédération Méteaux, c'est M. Homes qui est parti maintenant. Et à moi, je lui avais dit à la fin, je n'en pouvais plus, parce que j'avais l'impression d'être inutile, de devenir inutile. C'est-à-dire que je disais, écoute, nous, on mène des combats. Au niveau des directions, ça se crispe, parce qu'il y avait des équilibres, ça dépend des entreprises. Et je dis, mais la latitude... En fait, le pouvoir de négociation, c'était l'épaisseur d'une feuille de papier. Et après, on arrivait sur des choses. »
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« Qu'est-ce bien leur nom, on ne veut pas leur attirer les ennuis. Non, mais ce n'est pas une histoire de ça. C'est qu'il y a des gens qui savent l'engagement que j'ai toujours eu, la sincérité de l'engagement que j'ai. Moi, je n'ai pas la prétention de changer le monde, mais au moins d'essayer d'apporter ma pierre à l'édifice. Et à un moment, le syndicalisme, j'ai trouvé sa limite. Quand j'ai trouvé que... D'ailleurs, j'avais échangé avec l'ancien secrétaire général de la Fédération Méteaux, c'est M. Homes qui est parti maintenant. Et à moi, je lui avais dit à la fin, je n'en pouvais plus, parce que j'avais l'impression d'être inutile, de devenir inutile. C'est-à-dire que je disais, écoute, nous, on mène des combats. Au niveau des directions, ça se crispe, parce qu'il y avait des équilibres, ça dépend des entreprises. Et je dis, mais la latitude... En fait, le pouvoir de négociation, c'était l'épaisseur d'une feuille de papier. Et après, on arrivait sur des choses. »
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« les médecins, ils sont moins réactifs, etc. Donc ça crée, ça crée dans la, quand tu parlais des maladies professionnelles, le suivi des maladies professionnelles, des difficultés en termes de temps, on n'est pas dans les mêmes délais. Et encore, pour ceux qui ont des médecins du travail, ce qu'il y a même, ils n'ont même pas de médecins du travail. Et après, tu as la partie, la partie prud'homme qui est complètement saturée aussi. Et là aussi, il faudrait se poser un moment de ces interrogations, parce que c'est un peu, c'est paritaire, employeur salarié, ça tourne pour la présidence. Et aujourd'hui, on a du mal aussi à trouver des conseils de prud'homme. Et puis surtout, des gens, c'est quand même comme les conseils du salarié qui accompagnent les entreprises où il n'y a pas de représentance. Il y a beaucoup d'entreprises en France où il n'y a pas de représentance à l'entreprise. Donc là, c'est les unions départementales qui nomment des gens pour accompagner les salariés. Et donc, je pense que la grande difficulté, pour être simple, c'est la théorie et la pratique. Nous, on le voit à l'Assemblée, on vote beaucoup de textes de loi, je pense qu'il faudrait, même si ça n'enlève pas à la richesse du texte ou à la complexité parce que les choses demandent à être, on va dire, à être construites avec différentes sensibilités, etc. C'est ce qui fait, en fait, notre démocratie, c'est ce qui fait notre République. Mais, il faut qu'on reste quand même un petit peu les pieds sur terre. Parce que le problème, c'est qu'après, on peut faire des choses qui donnent une espérance et après, quelques années après, les gens sont frustrés parce qu'on leur a vendu quelque chose qu'ils ne fonctionnent pas. Donc, je pense qu'il faut qu'on soit plus en adéquation entre ce qu'il est possible de faire. Il faut peut-être en faire un peu moins, mais le faire bien. »
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« En fait, ça dépend à quel niveau on se place. Si on se place d'un point de vue local, donc que ce soit délégué du personnel, ou un membre du CSE, aujourd'hui à l'avance des membres du CE, ou un membre du CSTT qui avant était le CHCT, on va dire la proximité, donc c'est la vie de l'entreprise, c'est accompagner les salariés par exemple lorsqu'il y a des soucis disciplinaires, on va essayer de trouver des points d'équilibre, c'est accompagner la vie de l'entreprise en termes d'hygiène et de sécurité pour les salariés, c'est par exemple participer à la vie économique, aussi de l'entreprise via le CSE, poursuivre un petit peu l'évolution, les carnets de commandes, les problématiques, essayer de trouver avec la direction de l'entreprise des points d'équilibre qui évitent en fait d'aller au conflit. C'est ça un peu l'idée. Alors après, les points d'équilibre sont différents d'un syndicat à un autre, les visions politiques peuvent varier, mais on va dire, ça va des problèmes, je vais dire, si j'imagine, ça va des problèmes, il n'y a plus de papier toilette, jusqu'à des problèmes de vision économique, etc. Alors vous avez l'entreprise, locale on va dire, l'usine, où je pense que l'immense majorité des délégués font un travail formidable. Après tu as au niveau national, où tu as les négociations de branches, les négociations d'accords collectifs, etc. Et puis maintenant on a aussi le côté européen, c'est là que j'avais aussi, donc moi j'avais les responsabilités locales, on va dire vraiment dans l'usine, et européen, j'avais un peu les deux côtés, les deux extrémités de la chaîne. »
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« Vous avez trois heures, non, je ne sais pas. Mais déjà, moi, je n'oppose pas. Je n'oppose pas parce que j'ai pu échanger avec des chefs d'entreprise qui étaient socialement responsables et qui étaient... Il ne faut pas faire une généralité. Il y a des travailleurs qui méritent de gagner mieux, qui méritent d'être mieux pris en compte dans leurs difficultés et ça, c'est le rôle de l'accompagnement des syndicats. Il y a des chefs d'entreprise qui sont... qui essaient aussi de donner le meilleur d'eux-mêmes. Moi, je n'oppose pas parce que j'ai rencontré des patrons, des chefs de département, des patrons, des gens très bien et qui étaient très à l'écoute avec aussi les contraintes parce que chacun a ses contraintes. Mais c'est vrai qu'aujourd'hui, aussi, moi, je trouve que c'est un vrai problème c'est qu'on a... Et c'est le paradoxe que quand moi, j'étais à l'usine, par exemple, c'était les départements où le travail était le plus pénible et le plus dur où il y avait le plus de cohésion et il y avait le plus l'amour de leur travail. Comme quoi, ce n'est pas le... Vous voyez ? Il y avait la coquerie, les coquiers, par exemple, qui étaient un métier hyper dur. Les mecs, ils mangeaient vraiment des trucs, des produits, c'était compliqué. Il y avait le packaging aussi, c'est tout ce qui est produit pour emballage. Donc, c'est des lignes où ils sont exposés à des... Il y avait les 3-8, ils travaillent les matins, les nuits, les week-ends. Ils ont des produits qui sont assez nocifs, donc il y a des règles de sécurité qui sont vachement améliorées, heureusement. Et il y a des risques d'accident de travail qui sont importants. Les gens peuvent... Malheureusement, ils peuvent avoir un accident grave. Donc, tout ça fait qu'il y a une rigueur dans les modus operandi en termes de protocoles de sécurité, etc. Donc, il y a une lourdeur. Les gens doivent être vigilants. Mais les gens, malgré qu'ils travaillent avec de la graisse et tout, les mecs... Ce n'est pas germinal, mais il y a encore des emplois qui sont quand même accrocheurs de wagons, par exemple, sur les bois ferrés, etc. Ce sont des métiers qui sont durs. Mais les gens, justement, ils avaient la fierté de leur travail. Et je pense qu'il faudrait qu'on retrouve... On est un peu perdu. »
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« On organisait les manifs. Et moi, je dis, mais on fait les manifs. Mais est-ce qu'on ira jusqu'au bout ? Au bout, c'est-à-dire qu'il y a aussi ceux qui négocient à Paris, il faut taper dans le dur. Et je me suis aperçu à un moment qu'en fait, on nous faisait aérer les chasubles, quoi. C'est-à-dire qu'on faisait un tour, là. On a erré les chasubles. Et puis, en fait, tout était déjà décidé. Et ça, j'ai trouvé ça quand même un peu... beaucoup plus que cavalier. Donc, à un moment, je me suis dit, si c'est pas vertical, c'est-à-dire que ça vient pas d'en bas du peuple, les adhérents, les travailleurs qui votent aux élections présidentielles. Et ça remonte. Après, c'est sûr qu'il y a des corrections à faire, parce que la vie, elle n'est pas... C'est pas une pulsion. Il faut trouver des points d'équilibre. Mais si, à un moment, c'est dans l'autre sens. Ça veut dire que, voilà, comme j'ai expliqué un jour, j'étais à un congrès, et j'ai dit, mais sans les adhérents, sans les travailleurs, vous n'éterez à qui vous. Les fédéraux, c'est pas les fédéraux qui font la base. C'est la base qui fait les fédéraux. Parce que le fédéraux, sa raison d'être, c'est quand même parlementaire. Moi, je suis député. Moi, je ne suis que l'émanation du peuple. Je suis que... Je suis représentant, bien sûr. Je suis représentant, et d'essayer de trouver l'intérêt général et de trouver des points d'équilibre dans les valeurs pour lesquelles, sur le programme que j'ai défendu, celui de Jordan, de Bardella et de Marine Le Pen, le programme du Rassemblement National, sur nos valeurs et sur nos convictions. Donc, je pense que c'est très important de toujours rester en lien avec le terrain. »
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« Et après, moi, aujourd'hui, j'ai encore beaucoup de contacts avec le monde syndical, même dans tous les syndicats. Et je sais qu'aujourd'hui, dans le monde ouvrier, dans le monde travailleur, on a beaucoup d'électeurs. Et même dans les délégués de terrain, on a beaucoup d'électeurs. Malheureusement, certains syndicats, on pourrait parler principalement de la CFDT et de la CGT, il faut le dire clairement, les consignes d'en haut, c'est si quelqu'un qui a un tout petit mandat de CSE, etc., est en contact avec des gens du Rassemblement National, il risque purement et simplement son éviction de son mandat. Il faut être clair. Et moi, c'est quelque chose qui m'a toujours choqué. Quand j'étais à l'époque à la CFDT, qui était un syndicat ou des gens très intelligents, c'est-à-dire, c'est des gens qui ont une conception du syndicat, ce qui est ancien, etc. Mais quand on arrivait sur le côté un peu politique, moi, je me rappelais toujours la charte d'Amiens. Pour moi, un syndicat, je ne faisais pas de politique, moi, parce que je considère que les gens qui ont la carte chez nous, ils votent, ils ont toute sensibilité. On ne peut pas savoir qu'un adhérent de la CFDT, s'ils votent Marine Le Pen à la présidentielle, ou s'ils votent socialiste, ou s'ils votent LR, on ne le sait pas. Donc, je ne considère pas respect par rapport aux adhérents, nous, on devait être neutre. Faire notre travail, et éventuellement combattre des idées politiques par les gens qui sont au pouvoir, peu importe leur sensibilité politique, c'est-à-dire que ce soit la gauche ou la droite au pouvoir, s'ils prenaient une décision qu'on trouvait injuste, on combattait cette décision. Mais le but, ce n'était pas d'avoir du parti pris politique. Et malheureusement, j'ai découvert, quand j'étais à la CFDT, que quand les gens se présentaient pour être adjoint au maire parti socialiste, ça passait crème. Mais quand quelqu'un disait, même sans trop droit, ça posait problème. Donc ça, moi, je trouvais ça quand même pas correct. Parce que soit on est dans le syndicalisme, soit on est dans la politique. Mais on ne peut pas faire les deux. Et moi, j'ai toujours, je veux dire, ma première carte, je l'ai pris au Rassemblement National, et moi, je me faisais violence à moi-même de dire, justement, par respect par les salariés que je défends, je ne prends pas de position politique, c'est leur choix personnel. Et moi, je ne suis pas sur la même mission. Ce n'est pas mon rôle. Et Force Ouvrière est beaucoup plus équilibrée sur le sujet. On a une liberté de ton, une liberté de parole à Force Ouvrière qui est beaucoup plus libre. C'est-à-dire qu'au sein de mon bureau, moi, par exemple, on avait des gens qui votaient plutôt gauche, des gens qui votaient, à l'époque, c'était le Front National, et on était tous copains. Il n'y a jamais eu de conflit. Il y a des syndicats où ce n'est pas possible. À la CGT, c'est impossible. À la CGT, dès que vous êtes un adhérent de la CGT, il va au pouls de la section syndicale CGT, il dit, j'ai voté au Rassemblement National, le mec, il va être banni, quoi. Oui, d'accord. S'il n'est pas insulté. Donc ça, c'est des choses qui, moi, me blessent, enfin, me braquent profondément. Tu as encore des contacts avec des anciens camarades syndiqués ? Oui, oui. Et quand j'ai été élu, même, je peux même te le dire, je ne donnerai pas de nom, mais quand j'ai été élu député de la nation, quand j'ai eu l'honneur d'être élu, j'ai même des délégués CGT qui m'ont contacté. Ils me disent, on ne pourra pas le dire officiellement. »
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