Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 oct. 2023 au 28 mai 2026
Questions
100
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 100 questions évaluables
Réponse directe
63
Réponse partielle
21
Réponse à côté
15
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 76 à 100 sur 100
Question 76La grande interview : Frédéric Péchenard
Qu'est-ce que vous répondez à Éric Chotti qui disait cette semaine sur notre antenne que, tôt ou tard, Bruno Retailleau finira par rallier Édouard Philippe ?
Réponse directe
Je ne fais pas dans la prédiction. Je n'en sais rien. Et d'ailleurs, personne n'en sait rien. Ce qu'il y a, c'est que nous, les Républicains, nous sommes un parti de droite républicaine. Nous tenons à nos valeurs. Nous avons un candidat qui est le président de notre parti, qui est Bruno Retailleau. Nous sommes majoritaires dans les villes de plus de 10 000 habitants. Nous sommes majoritaires au Sénat. Nous avons un groupe important à l'Assemblée nationale. On est un parti qui pèse. Et, ma foi, on va défendre nos couleurs. Après, on verra bien avec qui on se rallie le cas échéant, s'il y avait nécessité. Mais honnêtement, je pense que ce sera le contraire. Je pense que ce sera peut-être Édou…
« Je ne fais pas dans la prédiction. Je n'en sais rien. Et d'ailleurs, personne n'en sait rien. Ce qu'il y a, c'est que nous, les Républicains, nous sommes un parti de droite républicaine. Nous tenons à nos valeurs. Nous avons un candidat qui est le président de notre parti, qui est Bruno Retailleau. Nous sommes majoritaires dans les villes de plus de 10 000 habitants. Nous sommes majoritaires au Sénat. Nous avons un groupe important à l'Assemblée nationale. On est un parti qui pèse. Et, ma foi, on va défendre nos couleurs. Après, on verra bien avec qui on se rallie le cas échéant, s'il y avait nécessité. Mais honnêtement, je pense que ce sera le contraire. Je pense que ce sera peut-être Édouard Philippe qui se ralliera à Bruno Retailleau. Dont acte. On verra. On verra. On jugera sur pièce. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 46 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:59
Question 77La grande interview : Frédéric Péchenard
Frédéric Pêche-Nard est l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1. Vous êtes donc vice-président de la région Île-de-France. Vous êtes aussi l'ancien directeur de la police nationale et qui dit 1er mai dit manifestation. 320 manifestations sont prévues en France, un peu plus de 100 000 personnes attendues. Et le ministre de l'Intérieur alerte les préfets sur les risques de violence dans les cortèges. Est-ce que vous redoutez des débordements aujourd'hui ?
Réponse directe
Alors, bien sûr, on les redoute et malheureusement, ça va arriver, selon toute vraisemblance. Juste un chiffre pour que les téléspectateurs se rendent bien compte. Les manifestations revendicatives se passent à 90% dans la zone police nationale. C'est 35 000 manifestations par an en France. 35 000. Et il y en a 10%, 3 500, qui sont suffisamment importantes pour nécessiter l'emploi des forces mobiles, CRS et gendarmes. Ça veut dire 10 par jour. Ce qui signifie en gros que 99% des manifestations revendicatives se passent parfaitement bien. Ça, c'est important. Comme toujours, on met le focus sur ce qui se passe mal, un petit peu comme à l'SNCF. On s'intéresse aux trains qui arrivent. Bien sûr…
« Alors, bien sûr, on les redoute et malheureusement, ça va arriver, selon toute vraisemblance. Juste un chiffre pour que les téléspectateurs se rendent bien compte. Les manifestations revendicatives se passent à 90% dans la zone police nationale. C'est 35 000 manifestations par an en France. 35 000. Et il y en a 10%, 3 500, qui sont suffisamment importantes pour nécessiter l'emploi des forces mobiles, CRS et gendarmes. Ça veut dire 10 par jour. Ce qui signifie en gros que 99% des manifestations revendicatives se passent parfaitement bien. Ça, c'est important. Comme toujours, on met le focus sur ce qui se passe mal, un petit peu comme à l'SNCF. On s'intéresse aux trains qui arrivent. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 5:20Voir 1 autre passage
« Bien sûr. Probablement, il y en aura aussi. Et si le ministre de l'Intérieur a appelé les préfets à faire attention, c'est que les services de renseignement ont attiré son attention sur le fait qu'il y a un certain nombre de black blocs, de militants radicaux qui sont la plupart du temps liés à l'ultra-gauche, qui viennent non pas pour manifester, mais pour casser, pour affronter les forces de l'ordre. Et c'est toute la difficulté du maintien de l'ordre à la française, c'est de permettre à ceux qui viennent manifester de le faire et d'interpeller ceux qui viennent uniquement pour affronter les forces de l'ordre ou pour casser. Et pour que ça soit efficace, il faut qu'il y ait un bon partenariat avec les organisations syndicales et notamment avec les services d'ordre. La CGT avait, c'est un peu moins vrai malheureusement maintenant, mais avait un excellent service d'ordre qui permettait à un moment donné d'expulser les casseurs de la manifestation. Et à ce moment-là, c'était plus facile pour la police d'intervenir pour arrêter les casseurs. Mais chacun peut comprendre que quand les casseurs, les black blocs sont intégrés à la manifestation, au milieu de gens qui viennent juste pour manifester ou des badauds qui viennent pour regarder, l'emploi de la force par la police est évidemment beaucoup plus compliqué. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 6:11
Question 78La grande interview : Frédéric Péchenard
Je fais référence évidemment au propos du chef de l'État qui a qualifié de maboule ceux qui veulent, je le cite, nous fâcher avec l'Algérie, autrement dit, ceux qui veulent un rapport de force avec l'Algérie. Est-ce que vous êtes un maboule, Frédéric Peschner ?
Réponse à côté
Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée.
« Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 17:57
Question 79La grande interview : Frédéric Péchenard
est-ce que vous êtes inquiet par ce climat, par ces images de violence qui nous parviennent ?
Réponse directe
Alors, le climat, bien sûr, est inquiétant. Mais de temps en temps, vous pouvez penser que le climat, c'est un ressenti. Or, il y a une réalité. Si vous prenez les dix dernières années, les chiffres de la délinquance, il y a deux choses qui sont contrastées. La première, entre guillemets, bonne nouvelle, c'est que globalement, les atteintes aux biens ont légèrement diminué en France sur la période de dix ans. Et c'est une période qui est intéressante parce qu'en termes de travail, elle est significative. Mais par contre, les violences ont augmenté. Absolument. C'est d'ailleurs ce que je voulais vous dire. Entre 1990 et 2012, je prends 1990, que c'est l'année où je suis arrivé à l'abri d'êtr…
« Alors, le climat, bien sûr, est inquiétant. Mais de temps en temps, vous pouvez penser que le climat, c'est un ressenti. Or, il y a une réalité. Si vous prenez les dix dernières années, les chiffres de la délinquance, il y a deux choses qui sont contrastées. La première, entre guillemets, bonne nouvelle, c'est que globalement, les atteintes aux biens ont légèrement diminué en France sur la période de dix ans. Et c'est une période qui est intéressante parce qu'en termes de travail, elle est significative. Mais par contre, les violences ont augmenté. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:16Voir 1 autre passage
« Absolument. C'est d'ailleurs ce que je voulais vous dire. Entre 1990 et 2012, je prends 1990, que c'est l'année où je suis arrivé à l'abri d'être criminel, 2012, quand j'ai quitté la police nationale, le nombre des homicides en France ont diminué de moitié. Donc on était dans un pays où on tuait deux fois moins que 30 ans avant. C'était une bonne nouvelle. Depuis 2014, chaque année, le nombre des homicides et des tentatives d'homicides réaugmente. Comment on l'explique ? C'est très difficile, d'autant plus que c'est probablement dû à un climat de tension général, interne à la France, externe à la France. Cette augmentation des homicides, on la voit aussi dans d'autres pays européens. Et puis on voit bien que l'ambiance générale, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Ukraine, est quand même plutôt à la violence qu'à l'apaisement et à la paix. Ce qui est inquiétant. Et c'est inquiétant chez nous, parce qu'on voit bien qu'il y a une augmentation des violences aux personnes. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:52
Question 80La grande interview : Frédéric Péchenard
Est-ce que ces comportements sont plutôt situés dans la nébuleuse d'extrême gauche que dans la nébuleuse d'extrême droite, selon vous ?
Réponse directe
En nombre, la violence est plus du côté de l'ultra-gauche. Pour une raison assez simple, c'est qu'il y a beaucoup plus de militants d'ultra-gauche que d'ultra-droite. Mais sinon, c'est à peu près la même chose. Ce sont les mêmes.
« En nombre, la violence est plus du côté de l'ultra-gauche. Pour une raison assez simple, c'est qu'il y a beaucoup plus de militants d'ultra-gauche que d'ultra-droite. Mais sinon, c'est à peu près la même chose. Ce sont les mêmes. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 9:56
Question 81La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
C'est un 1er mai qui intervient dans un contexte compliqué, notamment sur le volet du pouvoir d'achat, avec des prix du carburant qui ont beaucoup augmenté. Est-ce que vous êtes favorable à une réduction des taxes, comme le réclament certains ?
Réponse à côté
Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut viser son voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile, il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui se sont chauffés au gaz. S'il y a une augmentation du prix de l'essence, c'est notamment, pas unique…
« Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut viser son voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile, il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui se sont chauffés au gaz. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 2:53Voir 1 autre passage
« S'il y a une augmentation du prix de l'essence, c'est notamment, pas uniquement, mais notamment à cause des tensions et des guerres, guerre au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, etc. Il y a peu de chances que les choses s'améliorent dans les semaines ou les années à venir. Donc on voit bien que le sujet numéro 1, alors le sujet numéro 1, c'est aujourd'hui le prix à la pompe, on est d'accord. Alors disons le sujet numéro 2, mais qui va venir assez vite, puisque l'élection présidentielle c'est dans un an, c'est qu'est-ce qu'on veut comme politique énergétique pour la France ? Il faut absolument que la France redevienne indépendante en termes d'énergie. D'autant plus que si on veut aller vers plus d'électricité, plus de voitures électriques, plus de chauffage électrique, il va falloir produire beaucoup plus d'électricité. Donc ça passe par le nucléaire. Or on a la chance en France, grâce au général de Gaulle notamment, on a la chance en France d'avoir une énergie qui ne coûte pas cher et qui est décarbonée grâce au nucléaire. Donc on voit bien que ça sera très important dans la campagne électorale de 2027, quels sont les candidats qui seront pour augmenter le nucléaire, quels sont ceux qui sont pour le baisser. Rappelons quand même qu'il n'y a pas très longtemps, Mme Borne, alors ministre d'Emmanuel Macron, a fermé Fessenheim et on était ravis. Or c'était une erreur stratégique, c'était peut-être un bon choix politique, mais c'était une erreur stratégique fondamentale. Oui, il nous faut plus de nucléaire, parce que c'est ça qui donnera l'indépendance énergétique à la France et qui permettra au prix au quotidien de baisser et donc l'augmentation du pouvoir d'achat des Français. Et ça, ça sera important de voir qui défend le nucléaire dans ceux qui vont se présenter à l'élection présidentielle. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 3:21
Question 82La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
La grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1. Bonjour Frédéric Pechner. Bonjour. Vous êtes vice-président LR de la région Île-de-France, ancien directeur de la police nationale. On aura l'occasion de parler des manifestations qui vont se dérouler un peu partout en France aujourd'hui. Mais d'abord, je vais commencer avec cette question. Qu'est-ce que vous dites aux boulangers et aux fleuristes d'ouvrir ce matin ?
Réponse directe
Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payé deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travail…
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payé deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 0:26
Question 83La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Et si on pousse un peu le raisonnement, vous êtes favorable, vous, à l'ouverture, à ceux qui le souhaitent, au commerce qui le souhaitent, le 1er mai, qu'on leur permette d'ouvrir, de travailler s'ils en ont envie ?
Réponse partielle
En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition, j'ai cité préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double, comme la loi le prévoit.
« En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition, j'ai cité préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double, comme la loi le prévoit. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 2:12
Question 84La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Qu'est-ce que vous leur dites ?
Réponse directe
Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payé deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travail…
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payé deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 0:26
Question 85La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
est-ce que Frédéric Peschner vous vous considérez comme un maboule je fais référence évidemment au propos du chef de l'état qui a qualifié de maboule ceux qui veulent je le cite nous fâcher avec l'Algérie autrement dit ceux qui veulent un rapport de force avec Alger est-ce que vous êtes un maboule Frédéric Peschner ?
Réponse directe
alors j'ai bien peur que oui c'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie bien au contraire je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie mais pour avoir un rapport apaisé il faut être deux c'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement ils ne font pas et notamment qu'ils reprennent les étrangers les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison qu'on souhaite expulser et bien il faut qu'ils les reprennent ils ne le font pas et tant qu'ils ne le feront pas je ne vois pas comment est-ce que notre relation
« alors j'ai bien peur que oui c'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie bien au contraire je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie mais pour avoir un rapport apaisé il faut être deux c'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement ils ne font pas et notamment qu'ils reprennent les étrangers les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison qu'on souhaite expulser et bien il faut qu'ils les reprennent ils ne le font pas et tant qu'ils ne le feront pas je ne vois pas comment est-ce que notre relation »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 17:51
Question 86La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
On parlait de groupuscules violents. On a appris que le Conseil d'État avait confirmé la dissolution de la jeune garde groupuscule impliquée dans la mort de Quentin de Ranck à Lyon. C'est une bonne nouvelle ?
Réponse directe
C'est une bonne nouvelle. Après, ça n'empêche pas les gens de se regrouper sous une autre appellation et de continuer leur action de violence. Mais fondamentalement, on ne peut pas, dans un régime démocratique comme le nôtre, avoir une unité, avoir des gens qui se revendiquent de la violence et qui aboutissent à la mort d'autres personnes.
« C'est une bonne nouvelle. Après, ça n'empêche pas les gens de se regrouper sous une autre appellation et de continuer leur action de violence. Mais fondamentalement, on ne peut pas, dans un régime démocratique comme le nôtre, avoir une unité, avoir des gens qui se revendiquent de la violence et qui aboutissent à la mort d'autres personnes. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 9:07
Question 87La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
est-ce que vous êtes inquiet par ce climat, par ces images de violence qui nous parviennent ?
Réponse directe
Le climat, bien sûr, est inquiétant. Mais de temps en temps, vous pouvez penser que le climat, c'est un ressenti. Or, il y a une réalité. Si vous prenez les dix dernières années et les chiffres de la délinquance, il y a deux choses qui sont contrastées. La première, entre guillemets, bonne nouvelle, c'est que globalement, les atteintes aux biens ont légèrement diminué en France sur la période de dix ans. Et c'est une période qui est intéressante parce qu'en termes de travail, elle est significative. Mais par contre, les violences ont augmenté. Absolument. C'est d'ailleurs ce que je voulais vous dire. Entre 1990 et 2012, je prends 1990, parce que c'est l'année où je suis arrivé à la brigade…
« Le climat, bien sûr, est inquiétant. Mais de temps en temps, vous pouvez penser que le climat, c'est un ressenti. Or, il y a une réalité. Si vous prenez les dix dernières années et les chiffres de la délinquance, il y a deux choses qui sont contrastées. La première, entre guillemets, bonne nouvelle, c'est que globalement, les atteintes aux biens ont légèrement diminué en France sur la période de dix ans. Et c'est une période qui est intéressante parce qu'en termes de travail, elle est significative. Mais par contre, les violences ont augmenté. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 10:12Voir 1 autre passage
« Absolument. C'est d'ailleurs ce que je voulais vous dire. Entre 1990 et 2012, je prends 1990, parce que c'est l'année où je suis arrivé à la brigade criminelle, 2012, quand j'ai quitté la police nationale, le nombre des homicides en France ont diminué de moitié. Donc, on était dans un pays où on tuait deux fois moins que 30 ans avant. C'était une bonne nouvelle. Depuis 2014, chaque année, le nombre des homicides et les tentatives d'homicides réaugmentent. Comment on l'explique ? C'est très difficile, d'autant plus que c'est probablement dû à un climat de tension général interne à la France, externe à la France. Cette augmentation des homicides, on la voit aussi dans d'autres pays européens. Et puis, on voit bien que l'ambiance générale, que ce soit au Moyen-Orient, que ce soit en Ukraine, est quand même plutôt à la violence qu'à l'apaisement et à la paix. Ce qui est inquiétant. Et c'est inquiétant chez nous parce qu'on voit bien qu'il y a une augmentation des violences aux personnes. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 10:49
Question 88La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Est-ce que ces comportements sont plutôt situés dans la nébuleuse d'extrême gauche que dans la nébuleuse d'extrême droite, selon vous ?
Réponse directe
En nombre, en nombre, la violence est plus du côté de l'ultra-gauche. Pour une raison assez simple, c'est qu'il y a beaucoup plus de militants d'ultra-gauche que d'ultra-droite. Mais sinon, c'est à peu près la même chose. Ce sont les mêmes.
« En nombre, en nombre, la violence est plus du côté de l'ultra-gauche. Pour une raison assez simple, c'est qu'il y a beaucoup plus de militants d'ultra-gauche que d'ultra-droite. Mais sinon, c'est à peu près la même chose. Ce sont les mêmes. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 9:52
Question 89La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Est-ce que vous pensez qu'il faut par exemple remettre en place une loi anti-casseurs comme elle a pu exister dans le passé, qui permettait justement de dissuader ou en tout cas d'arrêter ceux qui se rendaient coupables de ces violences ?
Réponse à côté
Je pense qu'on a un arsenal juridique aujourd'hui qui est suffisant. La difficulté majeure qu'il y a sur les manifestations, c'est que quand vous avez des casseurs, le but de la police, au moment de la manifestation, c'est d'interpeller le plus rapidement possible les trublions pour les mettre de côté et les sortir pour que la manifestation se passe bien. Mais souvent, du coup, les procédures ne suivent pas toujours et on est souvent un petit peu déçus entre le nombre d'interpellés et les condamnations, mais c'est aussi parce que nous n'avons pas une bonne pratique de la judiciarisation du maintien de l'ordre. C'est-à-dire ? Souvent, les procédures de maintien de l'ordre passent au deuxième…
« Je pense qu'on a un arsenal juridique aujourd'hui qui est suffisant. La difficulté majeure qu'il y a sur les manifestations, c'est que quand vous avez des casseurs, le but de la police, au moment de la manifestation, c'est d'interpeller le plus rapidement possible les trublions pour les mettre de côté et les sortir pour que la manifestation se passe bien. Mais souvent, du coup, les procédures ne suivent pas toujours et on est souvent un petit peu déçus entre le nombre d'interpellés et les condamnations, mais c'est aussi parce que nous n'avons pas une bonne pratique de la judiciarisation du maintien de l'ordre. C'est-à-dire ? Souvent, les procédures de maintien de l'ordre passent au deuxième plan puisque la priorité, c'est de permettre à la manifestation de continuer, c'est d'interpeller les gens, mais après, pour qu'ils soient condamnés, il faut matérialiser le fait qu'ils aient commis une infraction. Voilà. Et c'est là où, parfois, ça pêche un petit peu. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 8:05
Question 90La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
qu'est-ce que vous répondez à Eric Sotti qui disait cette semaine sur notre antenne que tôt ou tard Bruno Retailleau finira par rallier Edouard Philippe ?
Réponse directe
je ne fais pas dans la prédiction je n'en sais rien et d'ailleurs personne n'en sait rien ce qu'il y a c'est que nous les républicains nous sommes un parti de droite de droite républicaine nous tenons à nos valeurs nous avons un candidat qui est le président de notre parti qui est Bruno Retailleau nous sommes majoritaires dans les villes de plus de 10 000 habitants nous sommes majoritaires au Sénat nous avons un groupe important à l'Assemblée nationale on est un parti qui pèse et ma foi on va défendre nos couleurs après on verra bien avec qui on se rallie le cas échéant s'il y avait nécessité mais honnêtement je pense que ce sera le contraire je pense que ça sera peut-être Edouard Philippe…
« je ne fais pas dans la prédiction je n'en sais rien et d'ailleurs personne n'en sait rien ce qu'il y a c'est que nous les républicains nous sommes un parti de droite de droite républicaine nous tenons à nos valeurs nous avons un candidat qui est le président de notre parti qui est Bruno Retailleau nous sommes majoritaires dans les villes de plus de 10 000 habitants nous sommes majoritaires au Sénat nous avons un groupe important à l'Assemblée nationale on est un parti qui pèse et ma foi on va défendre nos couleurs après on verra bien avec qui on se rallie le cas échéant s'il y avait nécessité mais honnêtement je pense que ce sera le contraire je pense que ça sera peut-être Edouard Philippe qui se ralliera à Bruno Retailleau non tact »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 19:55
Question 91La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Frédéric Pechner vous êtes membre de LR votre candidat c'est donc Bruno Retailleau pour l'élection présidentielle ?
Réponse directe
c'est d'abord notre président qui a été élu à 75% des voix il y a un an et là nous avons fait un sondage interne et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle
« c'est d'abord notre président qui a été élu à 75% des voix il y a un an et là nous avons fait un sondage interne et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 18:59
Question 92La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
de s'engager derrière votre candidat ou de clarifier leur position ?
Réponse directe
je pense qu'il faut s'engager derrière Bruno Retailleau vous savez cette élection présidentielle de 2026 sera particulière si on a deux candidats de droite républicaine et du centre aucun des deux ne sera au deuxième tour il faut donc qu'on ait un seul candidat il faut que chacun prenne ses responsabilités nous LR nous avons un candidat c'est Bruno Retailleau fin de l'histoire
« je pense qu'il faut s'engager derrière Bruno Retailleau vous savez cette élection présidentielle de 2026 sera particulière si on a deux candidats de droite républicaine et du centre aucun des deux ne sera au deuxième tour il faut donc qu'on ait un seul candidat il faut que chacun prenne ses responsabilités nous LR nous avons un candidat c'est Bruno Retailleau fin de l'histoire »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 19:26
Question 93La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
pourrait être apaisée la méthode douce celle du dialogue exigeant pour reprendre les mots de Laurent Nunez elle ne fonctionne pas ?
Réponse directe
jusqu'à présent elle ne fonctionne pas il n'y a toujours pas d'Algériens en situation irrégulière que nous arrivons à renvoyer vous savez il y a un problème de place dans les prisons vous avez pas loin de 25% d'étrangers en prison ces étrangers juridiquement pourraient pourraient exécuter leur peine dans leur pays d'origine ce qui permettrait de désengorger des prisons ça se fait au compte-gouttes ça devrait serer de manière systématique encore faut-il que dans un partenariat il faut être deux et là si on est nous les gentils mais qu'en face il ne se passe rien ça n'a aucun sens
« jusqu'à présent elle ne fonctionne pas il n'y a toujours pas d'Algériens en situation irrégulière que nous arrivons à renvoyer vous savez il y a un problème de place dans les prisons vous avez pas loin de 25% d'étrangers en prison ces étrangers juridiquement pourraient pourraient exécuter leur peine dans leur pays d'origine ce qui permettrait de désengorger des prisons ça se fait au compte-gouttes ça devrait serer de manière systématique encore faut-il que dans un partenariat il faut être deux et là si on est nous les gentils mais qu'en face il ne se passe rien ça n'a aucun sens »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 18:21
Question 94La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Beaucoup renvoient dos à dos les groupuscules violents d'extrême gauche et d'extrême droite. Votre expérience à la tête de la police nationale, votre expérience politique, est-ce que vous aussi, vous faites cette équivalence ?
Réponse partielle
Moi, je renvoie dos à dos tous les gens qui sont violents. Voilà. La violence n'a pas lieu d'être dans une démocratie, une république comme la d'autre.
« Moi, je renvoie dos à dos tous les gens qui sont violents. Voilà. La violence n'a pas lieu d'être dans une démocratie, une république comme la d'autre. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 9:37
Question 95La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
et malgré cela on voit certains pontes de LR ne pas s'afficher ostensiblement ne pas afficher ostensiblement un soutien franc et massif à Bruno Retailleau qu'est-ce que vous leur dites ce matin ?
Réponse directe
je pense qu'il faut s'engager derrière Bruno Retailleau vous savez cette élection présidentielle de 2026 sera particulière si on a deux candidats de droite républicaine et du centre aucun des deux ne sera au deuxième tour il faut donc qu'on ait un seul candidat il faut que chacun prenne ses responsabilités nous LR nous avons un candidat c'est Bruno Retailleau fin de l'histoire
« je pense qu'il faut s'engager derrière Bruno Retailleau vous savez cette élection présidentielle de 2026 sera particulière si on a deux candidats de droite républicaine et du centre aucun des deux ne sera au deuxième tour il faut donc qu'on ait un seul candidat il faut que chacun prenne ses responsabilités nous LR nous avons un candidat c'est Bruno Retailleau fin de l'histoire »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 19:26
Question 96La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Le phénomène des black blocs, c'est un phénomène que vous avez vu de près quand vous étiez le patron de la police nationale. Aujourd'hui, on a l'impression qu'il n'y a quasiment plus aucune manifestation qui se déroule, manifestation de la gauche, sans la présence de black blocs. Comment vous jaugez cette menace aujourd'hui dans les manifestations ?
Réponse directe
Elle existe, à vrai dire, elle a toujours existé. Quand j'étais jeune policier, il y a de ça une quarantaine d'années, ça ne s'appelait pas des black blocs, ça s'appelait des autonomes. Mais l'idée était la même. On avait des militants de l'ultra-gauche qui venaient pour affronter les forces de l'ordre et pour casser. Alors on a des pilleurs, c'est une chose, et puis on a les casseurs, c'en est une autre, les casseurs ayant une approche plus politique, alors que les pilleurs viennent uniquement dans un but d'appropriation.
« Elle existe, à vrai dire, elle a toujours existé. Quand j'étais jeune policier, il y a de ça une quarantaine d'années, ça ne s'appelait pas des black blocs, ça s'appelait des autonomes. Mais l'idée était la même. On avait des militants de l'ultra-gauche qui venaient pour affronter les forces de l'ordre et pour casser. Alors on a des pilleurs, c'est une chose, et puis on a les casseurs, c'en est une autre, les casseurs ayant une approche plus politique, alors que les pilleurs viennent uniquement dans un but d'appropriation. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 7:29
Question 97La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
C'est un échec aussi de la politique régalienne d'Emmanuel Macron, 2016-2023. Ça veut dire que ça couvre une bonne partie de son premier mandat et un peu du deuxième. C'est incontestable. On parle donc des violences. Rendons hommage aujourd'hui aux policiers et aux gendarmes qui seront sur le terrain. Vous-même avez parfois décrit les conditions très dégradées parfois dans lesquelles ils doivent évoluer. Quelles sont les recommandations, les urgences aujourd'hui que vous prenez pour remettre un peu de moyens pour que les policiers et les gendarmes travaillent dans les meilleures conditions ?
Réponse directe
Il faut incontestablement une loi de programmation sur plusieurs années comme celle qui vient d'être lancée sur l'armée française pour le ministère de l'Intérieur. Vous avez un budget à peu près pour la police de 10-11 milliards d'euros chaque année mais 80-85% de ce budget c'est la masse salariale. Donc vous avez des policiers qui sont formés bien formés rémunérés pour des fonctionnaires convenablement mais par contre le reste est assez c'est moins de moins de 20% du budget pour tout le reste pour la formation pour l'achat des véhicules pour l'achat et notamment pour l'immobilier police les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions immobilières qui sont extrêmement dégradé…
« Il faut incontestablement une loi de programmation sur plusieurs années comme celle qui vient d'être lancée sur l'armée française pour le ministère de l'Intérieur. Vous avez un budget à peu près pour la police de 10-11 milliards d'euros chaque année mais 80-85% de ce budget c'est la masse salariale. Donc vous avez des policiers qui sont formés bien formés rémunérés pour des fonctionnaires convenablement mais par contre le reste est assez c'est moins de moins de 20% du budget pour tout le reste pour la formation pour l'achat des véhicules pour l'achat et notamment pour l'immobilier police les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions immobilières qui sont extrêmement dégradées voilà c'est d'ailleurs pour ça que la région Île-de-France a un partenariat avec l'État et que nous co-construisons des commissariats et des casernes de gendarmerie parce que l'État n'a pas les moyens de le faire et ne le fait pas assez alors ça nous est reproché par la gauche qui dit mais la région n'a pas à s'occuper de sécurité mais finalement si la région Île-de-France ne le fait pas et bien personne n'aidera l'État et personne n'aidera »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 12:12
Question 98La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
la police et la gendarmerie. L'une des principales menaces en France aujourd'hui c'est le narcotrafic Bruno Rotaillot le chef de votre famille politique préconise de reconquérir certains quartiers qui sont aujourd'hui aux mains des narcotrafiquants par exemple en y contrôlant 24h sur 24 les sorties les entrées de multiplier les perquisitions administratives saisir les avoirs des criminels il veut un état d'urgence anti-trafique est-ce que c'est une bonne idée ?
Réponse directe
Alors c'est incontestablement une très bonne idée on a un sujet qui est très important c'est celui du narcomanditisme pendant des années on a beaucoup parlé du terrorisme qui existe toujours et le risque est important mais on voit bien qu'on a aujourd'hui un risque de narcomanditisme qui est très important c'est-à-dire que on a moi j'ai été à la brigade des stups il y a une trentaine d'années tout ce que je vois aujourd'hui je l'ai connu je l'ai déjà vu sauf que ça a été multiplié par 10 par 50 par 100 et vous avez maintenant à peu près partout en France des points de deal etc. et donc vous avez des narco-trafiquants qui sont extrêmement puissants parce qu'ils sont très riches et donc ils p…
« Alors c'est incontestablement une très bonne idée on a un sujet qui est très important c'est celui du narcomanditisme pendant des années on a beaucoup parlé du terrorisme qui existe toujours et le risque est important mais on voit bien qu'on a aujourd'hui un risque de narcomanditisme qui est très important c'est-à-dire que on a moi j'ai été à la brigade des stups il y a une trentaine d'années tout ce que je vois aujourd'hui je l'ai connu je l'ai déjà vu sauf que ça a été multiplié par 10 par 50 par 100 et vous avez maintenant à peu près partout en France des points de deal etc. et donc vous avez des narco-trafiquants qui sont extrêmement puissants parce qu'ils sont très riches et donc ils peuvent acheter des tueurs à gage ils peuvent corrompre des gens etc. et donc c'est un c'est un souci pour notre république quand on voit ce qui s'est passé il y a quelques années avec la mafia en Italie on n'en est pas là et loin de là mais on voit bien que ça commence à prendre ce chemin là donc il faut impérativement lutter contre le narcomanditisme c'est pas seulement une question de lutte contre la délinquance c'est une question de respect de notre république et de notre démocratie avec des enquêtes de police judiciaire pour mener »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 13:48
Question 99La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric Péchenard
Frédéric Pêche-Nard est l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1. Vous êtes donc vice-président de la région Île-de-France. Vous êtes aussi l'ancien directeur de la police nationale et qui dit 1er mai dit manifestation. 320 manifestations sont prévues en France, un peu plus de 100 000 personnes attendues. Et le ministre de l'Intérieur alerte les préfets sur les risques de violence dans les cortèges. Est-ce que vous redoutez des débordements aujourd'hui ?
Réponse directe
Alors, bien sûr, on les redoute et malheureusement, ça va arriver, selon toute vraisemblance. Juste un chiffre pour que les téléspectateurs se rendent bien compte. Les manifestations revendicatives se passent à 90% dans la zone police nationale. C'est 35 000 manifestations par an en France. 35 000. Et il y en a 10%, 3500, qui sont suffisamment importantes pour nécessiter l'emploi des forces mobiles, CRS et gendarmes. Ça veut dire 10 par jour. Ce qui signifie en gros que 99% des manifestations revendicatives se passent parfaitement bien. Ça, c'est important. Comme toujours, on met le focus sur ce qui se passe mal, un petit peu comme à la SNCF, on s'intéresse aux trains qui arrivent. Bien sûr…
« Alors, bien sûr, on les redoute et malheureusement, ça va arriver, selon toute vraisemblance. Juste un chiffre pour que les téléspectateurs se rendent bien compte. Les manifestations revendicatives se passent à 90% dans la zone police nationale. C'est 35 000 manifestations par an en France. 35 000. Et il y en a 10%, 3500, qui sont suffisamment importantes pour nécessiter l'emploi des forces mobiles, CRS et gendarmes. Ça veut dire 10 par jour. Ce qui signifie en gros que 99% des manifestations revendicatives se passent parfaitement bien. Ça, c'est important. Comme toujours, on met le focus sur ce qui se passe mal, un petit peu comme à la SNCF, on s'intéresse aux trains qui arrivent. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 5:16Voir 1 autre passage
« Bien sûr, probablement, il y en aura aussi. Et si le ministre de l'Intérieur a appelé les préfets à faire attention, c'est que les services de renseignement ont attiré son attention sur le fait qu'il y a un certain nombre de black blocs, de militants radicaux, qui sont la plupart du temps liés à l'ultra-gauche, qui viennent non pas pour manifester, mais pour casser, pour affronter les forces de l'ordre. Et c'est toute la difficulté du maintien de l'ordre à la française, c'est de permettre à ceux qui viennent manifester de le faire et d'interpeller ceux qui viennent uniquement pour affronter les forces de l'ordre ou pour casser. Et pour que ça soit efficace, il faut qu'il y ait un bon partenariat avec les organisations syndicales et notamment avec les services d'ordre. La CGT avait, c'est un peu moins vrai malheureusement maintenant, mais avait un excellent service d'ordre qui permettait à un moment donné d'expulser les casseurs de la manifestation et à ce moment-là, c'était plus facile pour la police d'intervenir pour arrêter les casseurs. Mais chacun peut comprendre que quand les casseurs, les black blocs sont intégrés à la manifestation, au milieu de gens qui viennent juste pour manifester ou des badauds qui viennent pour regarder, eh bien l'emploi de la force par la police est évidemment beaucoup plus compliqué. »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Thomas Bonnet avec Frédéric PéchenardVérifier à 6:07
Question 100Frédéric Péchenard : "Vouloir lutter contre l'immigration et en même temps régulariser, ça n'a aucun sens"
Donc ce que vous lui reprochez, c'est ce qu'il n'a pas écrit. C'est assez paradoxal. Olivier Giroud, par exemple, Antoine Griezmann, n'ont pas tweeté sur ces questions. Eux aussi sont coupables ?
Réponse à côté
Vous-même, Frédéric Pechenard, vous avez connu les attentats de 2012 en tant que directeur général de la police nationale, un militaire assassiné à Toulouse, deux à Montauban et puis la tuerie du collège lycée juif de Zarathora, quatre victimes par Mohamed Merah au nom d'Al-Qaïda notamment. Vous feriez la comparaison avec le climat actuel ? L'école toujours visée aussi ?
« Vous-même, Frédéric Pechenard, vous avez connu les attentats de 2012 en tant que directeur général de la police nationale, un militaire assassiné à Toulouse, deux à Montauban et puis la tuerie du collège lycée juif de Zarathora, quatre victimes par Mohamed Merah au nom d'Al-Qaïda notamment. Vous feriez la comparaison avec le climat actuel ? L'école toujours visée aussi ? »
France Inter — L'invité du week-end · Frédéric Péchenard : "Vouloir lutter contre l'immigration et en même temps régulariser, ça n'a aucun sens"Vérifier à 16:58
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« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre, pour semer le chaos, parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:06
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 61 observations68 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42Voir 2 autres passages
« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre, pour semer le chaos, parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:06
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités28 mai 2026 au 28 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État, et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu, que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable, et c'est très inquiétant, parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur, et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe, parce qu'il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 15:15Voir 2 autres passages
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État, et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu, que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable, et c'est très inquiétant, parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur, et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe, parce qu'il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 15:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02Voir 2 autres passages
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent. C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire, les policiers arrêtent, les magistrats condamnent, c'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez qu'enqu'il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate, elle doit être juste, bien sûr, proportionnée, mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important et on a perdu un petit peu ça. Donc, le sujet, c'est l'application de la peine. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 4:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02Voir 2 autres passages
« – Alors, elle est loin d'être perdue, nous ne sommes pas encore… »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:01
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42Voir 2 autres passages
« Ça peut marquer ? Oui, la solution, c'est la guerre. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 11:54
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01Voir 2 autres passages
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La guerre. La solution, c'est de faire la guerre aux narco-banditistes sur tous les fronts. C'est-à-dire qu'il faut attaquer le problème de la drogue sur tous les fronts. Il faut l'attaquer à partir, bien sûr, des usagers. S'il n'y a pas d'usagers, il n'y a pas de trafic. Donc il faut embêter les usagers. Il faut arrêter les dealers à les petites mains. Il faut se donner les moyens judiciaires et juridiques d'aller attaquer les gens les plus puissants. D'ailleurs, on a une réforme de la police nationale qui, pour moi, ne va pas dans le bon sens, puisqu'on a départementalisé la police, ce qui est une bonne idée pour la sécurité publique, pour le renseignement territorial, etc. Mais on l'a fait aussi pour la police judiciaire. Or, le département ne me paraît pas être le bon niveau. Avant, il y avait des zones ou des régions. Vous voyez, vous êtes de la police judiciaire, vous travaillez sur Marseille, vous devez pouvoir aussi travailler sur Toulon, sur Avignon, sur Nîmes, parce qu'on voit bien que tout ça est interpénétré. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 11:57Voir 2 autres passages
« Bien sûr, si vous avez volontairement fermé les yeux, si vous avez négligé de faire un certain nombre de choses, si vous avez favorisé en recrutant des gens sans vérifier leur palmarès, et bien oui, vous êtes responsable, et la justice dira si vous êtes également coupable. Mais il paraît évident aujourd'hui que quand vous engagez des animateurs, il faut les faire passer par un certain nombre de filtres, voir s'ils sont connus du service de police, voir s'ils sont au figé le fichier des prédateurs sexuels. Si vous êtes inscrit sur ce fichier, normalement vous ne pouvez pas avoir accès à ce type de travaux. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:45
« – Oui, nous ne sommes pas encore dans une situation mafieuse qu'on a pu connaître aux États-Unis ou en Italie, mais on est en train de prendre le chemin. C'est-à-dire que, moi j'étais à la brigade des stupéfiants fort longtemps, et tout ce que je vois aujourd'hui, je vous le dis franchement, je l'ai connu. J'ai connu des cités difficiles, j'ai connu des règlements de comptes. La grande différence, c'est que ça a été multiplié par 50 ou par 100. Et ça génère des profits qui sont tellement importants que vous avez des patrons de branches de narcotrafic qui sont richissimes et donc extrêmement puissants. Et il y a le risque. Le risque, il est au-delà de la délinquance, il est dans la déstabilisation de la République ou de la démocratie, avec des gens qui vont pouvoir, soit par la terreur, soit par l'argent, influer sur des politiques, des magistrats, des policiers, des gendarmes. D'ailleurs, il y a quelques années, le procureur de Marseille avait fait une conférence de presse très courageuse, semble-t-il, très choc, en expliquant qu'il était très inquiet de la corruption, y compris d'ailleurs dans ses propres rangs, la magistrature, la police, la gendarmerie, etc. La pénitentiaire, on le voit, c'est quand même tout à fait anormal que des voyous qui sont censés être en prison et qui sont censés être à l'isolement puissent assez facilement téléphoner. On voit bien qu'il y a forcément des complicités internes ou autres. Donc ça, c'est quelque chose qui est extrêmement préoccupant parce que les mafias remettent en cause notre système démocratique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées20 oct. 2023 au 28 mai 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est le risque. Alors d'abord, ce qu'il faut d'abord, c'est faire un constat. Est-ce que c'est vrai qu'il y a plus de violence dans notre pays ? La réponse est oui. La réponse est oui. Il y a plusieurs choses qui nous le font penser. D'abord, ce qu'on voit tous les jours dans la rue, mais également l'augmentation du nombre d'homicides et de tentatives d'homicides. En France, entre 1990 et 2012, les homicides, le nombre des homicides avait diminué de moitié. Donc un pays où on tuait deux fois moins que 25 ans avant, ce n'était pas un pays qui était de plus en plus violent. Depuis 10 ans, un peu plus même, depuis 2014, systématiquement, chaque année, ce qui, en termes de criminologie, a un sens, on a une augmentation des homicides et des tentatives d'homicides. Donc on voit bien qu'on est dans une phase, dans un pays, d'ailleurs, ça ne touche pas seulement la France, ça touche aussi d'autres pays européens, avec une augmentation de la violence. Ça, c'est un fait. C'est un fait. C'est un constat qui est chiffré et qui est fait. En gros, le ministère intérieur vous explique que les atteintes aux biens ont tendance à stagner ou à diminuer. Au contraire, les infractions de violence, qui sont évidemment les plus graves, ont tendance à monter. Voilà. Ça, c'est le constat. Et ça, c'est un constat qui est grave. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 5:13Voir 2 autres passages
« C'est le risque. Alors, d'abord, ce qu'il faut d'abord, c'est faire un constat. Est-ce que c'est vrai qu'il y a plus de violence dans notre pays ? La réponse est oui. La réponse est oui. Il y a plusieurs choses qui nous le font penser. D'abord, ce qu'on voit tous les jours dans la rue, mais également l'augmentation du nombre d'homicides et de tentatives d'homicides. En France, entre 1990 et 2012, le nombre des homicides avait diminué de moitié. Donc, un pays où on tuait deux fois moins que 25 ans avant, ce n'était pas un pays qui était de plus en plus violent. Depuis 10 ans, un peu plus même, depuis 2014, systématiquement, chaque année, ce qui, en termes de criminologie, a un sens, on a une augmentation des homicides et des tentatives d'homicides. Donc, on voit bien qu'on est dans une phase, dans un pays, qui, d'ailleurs, ça ne touche pas seulement la France, ça touche aussi d'autres pays européens, avec une augmentation de la violence. C'est un fait. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités28 mai 2026 au 28 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, selon moi, pas assez. Pas assez parce que je pense qu'un certain nombre de responsables politiques dans notre pays n'ont pas pris la mesure de ce qui se passe réellement dans la France profonde et qui, finalement, permet à toute forme de radicalité de monter. Et quand vous avez des radicalités politiques qui s'expriment, eh bien, elles entretiennent aussi par leur discours, par la façon dont elles parlent, elles entretiennent aussi la violence. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés1 mai 2026 au 1 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition que j'ai citée préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double, »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:16Voir 2 autres passages
« Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut vivre sans voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile. Il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui sont chauffés au gaz. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:57
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01
« Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 17:57
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01
« Alors, ils ne font pas la loi, ils profitent des trous dans la loi. Voilà, c'est vrai pour le protoxyde d'azote, c'est vrai pour les RF partis, c'est vrai pour tout un tas de choses. Donc là, le ministre de l'Intérieur porte une loi qui s'appelle la loi Riposte, qui a été votée par le Sénat, votée par la droite, le centre, les socialistes se sont abstenus, les communistes et les écosistes ont voté contre, qui est une loi un peu fourre-tout, si j'ose dire, avec une dizaine de faits, mais qui permettent de boucher un petit peu les trous de la loi sur le protoxyde d'azote, sur les squats, sur les RF partis, et qui donnent les moyens à la police d'intervenir. Parce que toute cette difficulté... »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 13:18
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:05
« Contestablement, c'est d'abord notre président, qui a été élu à 75% des voix il y a un an. Et là, nous avons fait un sondage interne. Et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:01
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:30