Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 oct. 2023 au 28 mai 2026
Questions
100
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 100 questions évaluables
Réponse directe
63
Réponse partielle
21
Réponse à côté
15
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 100
Question 51La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Est-ce qu'il faut se résigner, en vérité, Frédéric Péchenard ?
Réponse directe
Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 1:48
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Chiffres cités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 46 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 52La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
pour gâcher la fête. Ils viendront d'où ?
Réponse directe
Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre pour semer le chaos parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français.
« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre pour semer le chaos parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 1:12
Question 53La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
On entend beaucoup de candidats à la présidentielle, ils sont nombreux, de proposer sa mesure la plus forte possible. Pour l'instant, rien n'a fonctionné. Comment on pourrait arriver à renvoyer des gens qui n'ont rien à faire sur le territoire français ?
Réponse partielle
C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'ob…
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable et c'est très inquiétant parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe parce que... Il y a une dimension diplomatique. Il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 15:21
Question 54La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Est-ce qu'il n'y a aucun moyen de prévenir ces troubles à l'ordre public ?
Réponse directe
Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
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Question 55La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Mais est-ce qu'on ne connaît pas ces centaines de personnes ?
Réponse directe
Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
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Question 56La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Sur l'immigration, Frédéric Péchnard, ce que les Français ne comprennent pas, c'est le problème des OQTF, que nous n'arrivons pas à renvoyer chez eux, que les maires doivent marier, quitte à être traduits eux-mêmes devant les tribunaux. Est-ce qu'il y a une solution ?
Réponse partielle
C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'ob…
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable et c'est très inquiétant parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe parce que... Il y a une dimension diplomatique. Il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
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Question 57La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Est-ce que vous savez déjà d'où ils viennent ?
Réponse directe
Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre pour semer le chaos parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français.
« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre pour semer le chaos parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
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Question 58La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-France
Frédéric Péchenard, on a parlé du haut du spectre, le narcotrafic et aussi le bas du spectre, les incivilités, ces scènes qu'on a vues à la Baule, une ville pourtant préservée de la délinquance jusqu'à présent, Deauville, pareil, les rhodiobins, le protoxyde d'azote. On a l'impression que désormais, les délinquants font la loi et le disent ouvertement en mettant toutes ces images sur les réseaux sociaux en disant on est chez nous, on fait ce qu'on veut. Comment on lutte contre ça ?
Réponse directe
Alors, ils ne font pas la loi, ils profitent des trous dans la loi. C'est vrai pour le protoxyde d'azote, c'est vrai pour les RF parties, c'est vrai pour toutes les choses. Donc là, le ministre de l'Intérieur porte une loi qui s'appelle la loi Riposte qui a été votée par le Sénat, votée par la droite, le centre, les socialistes se sont abstenus, les communistes et les écolesistes ont voté contre, qui est une loi un peu fourre-tout si j'ose dire, avec une dizaine de faits, mais qui permettent de boucher un petit peu les trous de la loi sur le protoxyde d'azote, sur les squats, sur les RF parties et qui donnent les moyens à la police d'intervenir. Parce que toute la difficulté... La vérité, c…
« Alors, ils ne font pas la loi, ils profitent des trous dans la loi. C'est vrai pour le protoxyde d'azote, c'est vrai pour les RF parties, c'est vrai pour toutes les choses. Donc là, le ministre de l'Intérieur porte une loi qui s'appelle la loi Riposte qui a été votée par le Sénat, votée par la droite, le centre, les socialistes se sont abstenus, les communistes et les écolesistes ont voté contre, qui est une loi un peu fourre-tout si j'ose dire, avec une dizaine de faits, mais qui permettent de boucher un petit peu les trous de la loi sur le protoxyde d'azote, sur les squats, sur les RF parties et qui donnent les moyens à la police d'intervenir. Parce que toute la difficulté... »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 13:24Voir 2 autres passages
« La vérité, c'est qu'il faut, quand vous voulez lutter contre un phénomène important ou vous voulez faire quelque chose en France, il faut qu'il y ait une volonté politique extrêmement forte. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 14:07
« Et si au sommet de l'État, vous n'avez pas une volonté politique extrêmement forte de lutter, derrière, il y a des gens qui bricolent, on se donne du mal, mais vous n'arriverez pas à y réduire. Vous savez, par exemple, quand j'étais directeur général de la police nationale, le président de la République, Nicolas Sarkozy, avait une réunion avec M. Zapatero, qui était le premier ministre espagnol, et ils avaient décidé de lutter contre l'ETA. Donc, au plus haut niveau de l'État, on s'est mis en marche pour lutter contre l'ETA. Mais lutter sérieusement, parce qu'il y avait une volonté politique extrêmement forte. Je constate qu'en 2011, l'ETA a déposé les armes. »
Question 59La grande interview : Frédéric Péchenard
Frédéric Pêche-Nard, vous êtes membre de LR. Votre candidat, c'est donc Bruno Retailleau pour l'élection présidentielle ?
Réponse directe
Contestablement, c'est d'abord notre président, qui a été élu à 75% des voix il y a un an. Et là, nous avons fait un sondage interne. Et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle.
« Contestablement, c'est d'abord notre président, qui a été élu à 75% des voix il y a un an. Et là, nous avons fait un sondage interne. Et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:01
Question 60La grande interview : Frédéric Péchenard
Les gens préfèrent avoir des règles claires. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'elles ne sont pas claires aujourd'hui. Si on pousse un peu le raisonnement, vous êtes favorable à l'ouverture, à ceux qui le souhaitent, aux commerces qui le souhaitent, le 1er mai, qu'on leur permette d'ouvrir, de travailler s'ils en ont envie ?
Réponse partielle
En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition que j'ai citée préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double,
« En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition que j'ai citée préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double, »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:16
Question 61La grande interview : Frédéric Péchenard
La méthode douce, celle du dialogue exigeant, pour reprendre les mots de Laurent Nunez, elle ne fonctionne pas ?
Réponse directe
En tout cas, jusqu'à présent, elle ne fonctionne pas. Il n'y a toujours pas d'Algériens en situation irrégulière que nous arrivons à renvoyer. Vous savez, il y a un problème de place dans les prisons. Vous avez pas loin de 25% d'étrangers en prison. Ces étrangers, juridiquement, pourraient exécuter leur peine dans leur pays d'origine, ce qui permettrait de désengorger des prisons. Ça se fait au compte-gouttes, ça devrait se faire de manière systématique. Encore faut-il que, dans un partenariat, il faut être deux. Et là, si on est nous, les gentils, mais qu'en face, il ne se passe rien, ça n'a aucun sens.
« En tout cas, jusqu'à présent, elle ne fonctionne pas. Il n'y a toujours pas d'Algériens en situation irrégulière que nous arrivons à renvoyer. Vous savez, il y a un problème de place dans les prisons. Vous avez pas loin de 25% d'étrangers en prison. Ces étrangers, juridiquement, pourraient exécuter leur peine dans leur pays d'origine, ce qui permettrait de désengorger des prisons. Ça se fait au compte-gouttes, ça devrait se faire de manière systématique. Encore faut-il que, dans un partenariat, il faut être deux. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:25Voir 1 autre passage
« Et là, si on est nous, les gentils, mais qu'en face, il ne se passe rien, ça n'a aucun sens. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:52
Question 62La grande interview : Frédéric Péchenard
Et malgré cela, on voit certains pontes de LR ne pas s'afficher ostensiblement, ne pas afficher ostensiblement un soutien franc et massif à Bruno Retailleau. Qu'est-ce que vous leur dites ce matin ?
Réponse directe
Vous savez, cette élection présidentielle de 2026 sera particulière. Si on a deux candidats de droite républicaine et du centre, aucun des deux ne sera au deuxième tour. Il faut donc qu'on ait un seul candidat. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. « Nous, LR, nous avons un candidat. C'est Bruno Retailleau. Fin de l'histoire. »
« Vous savez, cette élection présidentielle de 2026 sera particulière. Si on a deux candidats de droite républicaine et du centre, aucun des deux ne sera au deuxième tour. Il faut donc qu'on ait un seul candidat. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. « Nous, LR, nous avons un candidat. C'est Bruno Retailleau. Fin de l'histoire. » »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:33
Question 63La grande interview : Frédéric Péchenard
On parlait de groupuscules violents, on a appris que le Conseil d'État avait confirmé la dissolution de la jeune garde groupuscule impliquée dans la mort de Quentin de Ranque à Lyon. C'est une bonne nouvelle ?
Réponse partielle
Après, ça n'empêche pas les gens de se regrouper sous une autre appellation et de continuer leur action de violence. Mais fondamentalement, on ne peut pas, dans un régime démocratique comme le nôtre, avoir une unité, avoir des gens qui se revendiquent de la violence et qui aboutissent à la mort d'autres personnes.
« Après, ça n'empêche pas les gens de se regrouper sous une autre appellation et de continuer leur action de violence. Mais fondamentalement, on ne peut pas, dans un régime démocratique comme le nôtre, avoir une unité, avoir des gens qui se revendiquent de la violence et qui aboutissent à la mort d'autres personnes. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 9:11
Question 64La grande interview : Frédéric Péchenard
Est-ce que, Frédéric Peschner, vous vous considérez comme un maboule ?
Réponse à côté
Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée.
« Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 17:57
Question 65La grande interview : Frédéric Péchenard
Le phénomène des black blocs, c'est un phénomène que vous avez vu de près quand vous étiez le patron de la police nationale. Aujourd'hui, on a l'impression qu'il n'y a quasiment plus aucune manifestation qui se déroule, manifestation de la gauche, sans la présence de black blocs. Comment vous jaugez cette menace aujourd'hui dans les manifestations ?
Réponse directe
Elle existe, à vrai dire, elle a toujours existé. Quand j'étais jeune policier, il y a de ça une quarantaine d'années, ça ne s'appelait pas des black blocs, ça s'appelait des autonomes. Mais l'idée était la même. On avait des militants de l'ultra-gauche qui venaient pour affronter les forces de l'ordre et pour casser. Alors on a des pilleurs, c'est une chose, et puis on a les casseurs, c'en est une autre, les casseurs ayant une approche plus politique, alors que les pilleurs viennent uniquement dans un but d'appropriation.
« Elle existe, à vrai dire, elle a toujours existé. Quand j'étais jeune policier, il y a de ça une quarantaine d'années, ça ne s'appelait pas des black blocs, ça s'appelait des autonomes. Mais l'idée était la même. On avait des militants de l'ultra-gauche qui venaient pour affronter les forces de l'ordre et pour casser. Alors on a des pilleurs, c'est une chose, et puis on a les casseurs, c'en est une autre, les casseurs ayant une approche plus politique, alors que les pilleurs viennent uniquement dans un but d'appropriation. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 7:33
Question 66La grande interview : Frédéric Péchenard
L'une des principales menaces en France aujourd'hui, c'est le narcotrafic. Bruno Rotaillot, le chef de votre famille politique, préconise de reconquérir certains quartiers qui sont aujourd'hui aux mains des narcotrafiquants, par exemple, en y contrôlant 24 heures sur 24, les sorties, les entrées, de multiplier les perquisitions administratives, saisir les avoirs des criminels, il veut un État d'urgence anti-trafique. Est-ce que c'est une bonne idée ?
Réponse directe
Alors, c'est incontestablement une très bonne idée. On a un sujet qui est très important, c'est celui du narco-banditisme. Pendant des années, on a beaucoup parlé du terrorisme, qui existe toujours et le risque est important, mais on voit bien qu'on a aujourd'hui un risque de narco-banditisme qui est très important. C'est-à-dire qu'on a... Moi, j'étais à la brigade des stups il y a une trentaine d'années, tout ce que je vois aujourd'hui, je l'ai connu, je l'ai déjà vu, sauf que ça a été multiplié par 10, par 50, par 100. Et vous avez maintenant, à peu près partout en France, des points de deal, etc. Et donc, vous avez des narco-trafiquants qui sont extrêmement puissants parce qu'ils sont tr…
« Alors, c'est incontestablement une très bonne idée. On a un sujet qui est très important, c'est celui du narco-banditisme. Pendant des années, on a beaucoup parlé du terrorisme, qui existe toujours et le risque est important, mais on voit bien qu'on a aujourd'hui un risque de narco-banditisme qui est très important. C'est-à-dire qu'on a... Moi, j'étais à la brigade des stups il y a une trentaine d'années, tout ce que je vois aujourd'hui, je l'ai connu, je l'ai déjà vu, sauf que ça a été multiplié par 10, par 50, par 100. Et vous avez maintenant, à peu près partout en France, des points de deal, etc. Et donc, vous avez des narco-trafiquants qui sont extrêmement puissants parce qu'ils sont très riches. Et donc, ils peuvent acheter des tueurs à gage, ils peuvent corrompre des gens, etc. Et donc, c'est un souci pour notre République. Quand on voit ce qui s'est passé il y a quelques années avec la mafia en Italie, on n'en est pas là, on est loin de là, mais on voit bien que ça commence à prendre ce chemin-là. Donc, il faut impérativement lutter contre le narco-banditisme. Le narco-banditisme, ce n'est pas seulement une question de lutte contre la délinquance, »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 13:52
Question 67La grande interview : Frédéric Péchenard
De s'engager derrière votre candidat ou de clarifier leur position ?
Réponse à côté
Vous savez, cette élection présidentielle de 2026 sera particulière. Si on a deux candidats de droite républicaine et du centre, aucun des deux ne sera au deuxième tour. Il faut donc qu'on ait un seul candidat. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. « Nous, LR, nous avons un candidat. C'est Bruno Retailleau. Fin de l'histoire. »
« Vous savez, cette élection présidentielle de 2026 sera particulière. Si on a deux candidats de droite républicaine et du centre, aucun des deux ne sera au deuxième tour. Il faut donc qu'on ait un seul candidat. Il faut que chacun prenne ses responsabilités. « Nous, LR, nous avons un candidat. C'est Bruno Retailleau. Fin de l'histoire. » »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:33
Question 68La grande interview : Frédéric Péchenard
Qu'est-ce que vous leur dites ?
Réponse directe
Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travai…
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:30
Question 69La grande interview : Frédéric Péchenard
C'est un échec aussi de la politique régalienne d'Emmanuel Macron, 2016-2023. Ça veut dire que ça couvre une bonne partie de son premier mandat et un peu du deuxième. C'est incontestable. On parle donc des violences. Rendons hommage aujourd'hui aux policiers, aux gendarmes qui seront sur le terrain. Vous-même avez parfois décrit les conditions très dégradées, parfois dans lesquelles ils doivent évoluer. Quelles sont les recommandations, les urgences aujourd'hui que vous prenez pour remettre un peu de moyens pour que les policiers, les gendarmes travaillent dans les meilleures conditions ?
Réponse directe
Alors, il faut incontestablement une loi de programmation sur plusieurs années, comme celle qui vient d'être lancée sur l'armée française, pour le ministère de l'Intérieur. Vous savez, vous avez un budget qui est à peu près, pour la police, de 10-11 milliards d'euros chaque année, mais 85% de ce budget, c'est la masse salariale. Donc vous avez des policiers qui sont formés, bien formés, rémunérés pour des fonctionnaires convenablement. Mais par contre, le reste est assez, c'est moins de 20% du budget pour tout le reste, pour la formation, pour l'achat des véhicules, pour l'achat, et notamment pour l'immobilier police. Les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions immobilièr…
« Alors, il faut incontestablement une loi de programmation sur plusieurs années, comme celle qui vient d'être lancée sur l'armée française, pour le ministère de l'Intérieur. Vous savez, vous avez un budget qui est à peu près, pour la police, de 10-11 milliards d'euros chaque année, mais 85% de ce budget, c'est la masse salariale. Donc vous avez des policiers qui sont formés, bien formés, rémunérés pour des fonctionnaires convenablement. Mais par contre, le reste est assez, c'est moins de 20% du budget pour tout le reste, pour la formation, pour l'achat des véhicules, pour l'achat, et notamment pour l'immobilier police. Les policiers et les gendarmes travaillent dans des conditions immobilières qui sont extrêmement dégradées. C'est d'ailleurs pour ça que la région Île-de-France, un partenariat avec l'État, et que nous co-construisons des commissariats et des casernes de gendarmerie, parce que l'État n'a pas les moyens de le faire et ne le fait pas assez. Alors, ça nous est reproché par la gauche, qui dit que la région n'a pas à s'occuper de sécurité, mais finalement, si la région Île-de-France ne le fait pas, personne n'aidera l'État et personne n'aidera la police et la gendarmerie. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 12:15
Question 70La grande interview : Frédéric Péchenard
La grande interview en direct sur CNews et sur Europe 1. Bonjour Frédéric Pechenard. Bonjour. Vous êtes vice-président LR de la région Île-de-France, ancien directeur de la police nationale. On aura l'occasion de parler des manifestations qui vont se dérouler un peu partout en France aujourd'hui. Mais d'abord, je vais commencer avec cette question. Est-ce que vous dites aux boulangers et aux fleuristes d'ouvrir ce matin ?
Réponse directe
Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travai…
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:30
Question 71La grande interview : Frédéric Péchenard
Frédéric Pechnard est l'invité de la grande interview sur CNews et sur Europe 1, vice-président de la région de France, ancien directeur de la police nationale. Il nous reste pas moins de 5 minutes, je vais vous poser des questions courtes qui appellent, si possible, des réponses courtes. Sur la réponse pénale, est-ce qu'il faut durcir notre arsenal, par exemple, contre ceux qui s'en prennent aux forces de l'ordre ?
Réponse partielle
Il faut les appliquer, plus que les durcir. Parce qu'aujourd'hui, vous avez un certain nombre de décisions de justice et un très grand nombre de décisions de justice qui, en fait, sont peu ou mal appliquées. Et l'important, dans une sanction, disait le philosophe italien, ce n'est pas sa sévérité, c'est sa certitude. La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que globalement, un certain nombre de voyous ont un sentiment d'impunité parce qu'ils vont être condamnés, mais probablement, généralement, derrière, ils ne feront pas tout ou partie de leur peine. C'est pour ça que c'est surtout important, s'il faut mettre fin à l'impunité. Pour mettre fin à l'impunité, il faut que les peines soient cer…
« Il faut les appliquer, plus que les durcir. Parce qu'aujourd'hui, vous avez un certain nombre de décisions de justice et un très grand nombre de décisions de justice qui, en fait, sont peu ou mal appliquées. Et l'important, dans une sanction, disait le philosophe italien, ce n'est pas sa sévérité, c'est sa certitude. La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que globalement, un certain nombre de voyous ont un sentiment d'impunité parce qu'ils vont être condamnés, mais probablement, généralement, derrière, ils ne feront pas tout ou partie de leur peine. C'est pour ça que c'est surtout important, s'il faut mettre fin à l'impunité. Pour mettre fin à l'impunité, il faut que les peines soient certaines, y compris d'ailleurs de très courtes peines de prison. Vous savez, je ne voudrais pas être trop long, mais quand vous avez quelqu'un qui est condamné une première fois du sorcier, une deuxième fois du sorcier, une troisième fois de la prison ferme, mais avec bracelet électronique, donc il n'y va pas, il développe ce sentiment d'impunité. Il y a des pays où, dès la première infraction, vous êtes condamné à une peine de prison ferme très courte, une semaine, 10 jours, 15 jours, par exemple le Danemark, et il semblerait que ça soit très efficace en termes de récidive. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 16:36
Question 72La grande interview : Frédéric Péchenard
Est-ce que vous pensez qu'il faut par exemple remettre en place une loi anti-casseurs comme elle a pu exister dans le passé, qui permettait justement de dissuader ou en tout cas d'arrêter ceux qui se rendaient coupables de ces violences ?
Réponse à côté
Je pense qu'on a un arsenal juridique aujourd'hui qui est suffisant. La difficulté majeure qu'il y a sur les manifestations, c'est que quand vous avez des casseurs, le but de la police au moment de la manifestation, c'est d'interpeller le plus rapidement possible les trublions pour les mettre de côté et les sortir pour que la manifestation se passe bien. Mais souvent, du coup, les procédures ne suivent pas toujours, et on est souvent un petit peu déçus entre le nombre d'interpellés et les condamnations, mais c'est aussi parce que nous n'avons pas une bonne pratique de la judiciarisation du maintien de l'ordre. C'est-à-dire ? Bien souvent, les procédures de maintien de l'ordre passent au deu…
« Je pense qu'on a un arsenal juridique aujourd'hui qui est suffisant. La difficulté majeure qu'il y a sur les manifestations, c'est que quand vous avez des casseurs, le but de la police au moment de la manifestation, c'est d'interpeller le plus rapidement possible les trublions pour les mettre de côté et les sortir pour que la manifestation se passe bien. Mais souvent, du coup, les procédures ne suivent pas toujours, et on est souvent un petit peu déçus entre le nombre d'interpellés et les condamnations, mais c'est aussi parce que nous n'avons pas une bonne pratique de la judiciarisation du maintien de l'ordre. C'est-à-dire ? Bien souvent, les procédures de maintien de l'ordre passent au deuxième plan, puisque la priorité, c'est de permettre à la manifestation de continuer, c'est d'interpeller les gens, mais après, pour qu'ils soient condamnés, il faut matérialiser le fait qu'ils aient commis une infraction. Et c'est là où parfois ça pêche un petit peu. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 8:08
Question 73La grande interview : Frédéric Péchenard
comme la loi le prévoit. C'est un 1er mai qui intervient dans un contexte compliqué, notamment sur le volet du pouvoir d'achat, avec des prix du carburant qui ont beaucoup augmenté. Est-ce que vous êtes favorable à une réduction des taxes, comme le réclament certains ?
Réponse à côté
Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut vivre sans voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile. Il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui sont chauffés au gaz. S'il y a une augmentation du prix de l'essence, c'est notamment, pas uniqueme…
« Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut vivre sans voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile. Il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui sont chauffés au gaz. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:57Voir 1 autre passage
« S'il y a une augmentation du prix de l'essence, c'est notamment, pas uniquement, mais notamment à cause des tensions et des guerres, guerre au Moyen-Orient, guerre en Ukraine, etc. Il y a peu de chances que les choses s'améliorent dans les semaines ou les années à venir. Donc on voit bien que le sujet numéro 1, alors le sujet numéro 1, c'est aujourd'hui le prix à la pompe, on est d'accord. Alors disons le sujet numéro 2, mais qui va venir assez vite, puisque l'élection présidentielle c'est dans un an, c'est qu'est-ce qu'on veut comme politique énergétique pour la France ? Il faut absolument que la France redevienne indépendante en termes d'énergie. D'autant plus que si on veut aller vers plus d'électricité, plus de voitures électriques, plus de chauffage électrique, il va falloir produire beaucoup plus d'électricité. Donc ça passe par le nucléaire. Or on a la chance en France, grâce au général de Gaulle notamment, on a la chance en France d'avoir une énergie qui ne coûte pas cher et qui est décarbonée grâce au nucléaire. Donc on voit bien que ça sera très important dans la campagne électorale de 2027. Quels sont les candidats qui seront pour augmenter le nucléaire ? Quels sont ceux qui sont pour le baisser ? Rappelons quand même qu'il n'y a pas très longtemps, Mme Borne, alors ministre d'Emmanuel Macron, a fermé Fessenheim et en était ravis. Or c'était une erreur stratégique, c'était peut-être un bon choix politique, mais c'était une erreur stratégique fondamentale. Oui, il nous faut plus de nucléaire, parce que c'est ça qui donnera l'indépendance énergétique à la France et qui permettra au prix au quotidien de baisser et donc l'augmentation du pouvoir d'achat des Français. Et ça, ça sera important de voir qui défend le nucléaire dans ceux qui vont se présenter à l'élection présidentielle. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 3:25
Question 74La grande interview : Frédéric Péchenard
Il y a eu une affaire à Fort Calquier, deux gendarmes ont été blessés par un chauffard qui a fait un refus d'obtempéré, qui leur a foncé dessus. Or, il a écopé simplement d'un enferme sous bracelet électronique, autrement dit, n'est pas allé en prison. Est-ce qu'il faut durcir les sanctions contre ces auteurs de violence contre les forces de l'ordre ?
Réponse partielle
Il faut les appliquer, plus que les durcir. Parce qu'aujourd'hui, vous avez un certain nombre de décisions de justice et un très grand nombre de décisions de justice qui, en fait, sont peu ou mal appliquées. Et l'important, dans une sanction, disait le philosophe italien, ce n'est pas sa sévérité, c'est sa certitude. La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que globalement, un certain nombre de voyous ont un sentiment d'impunité parce qu'ils vont être condamnés, mais probablement, généralement, derrière, ils ne feront pas tout ou partie de leur peine. C'est pour ça que c'est surtout important, s'il faut mettre fin à l'impunité. Pour mettre fin à l'impunité, il faut que les peines soient cer…
« Il faut les appliquer, plus que les durcir. Parce qu'aujourd'hui, vous avez un certain nombre de décisions de justice et un très grand nombre de décisions de justice qui, en fait, sont peu ou mal appliquées. Et l'important, dans une sanction, disait le philosophe italien, ce n'est pas sa sévérité, c'est sa certitude. La difficulté qu'on a aujourd'hui, c'est que globalement, un certain nombre de voyous ont un sentiment d'impunité parce qu'ils vont être condamnés, mais probablement, généralement, derrière, ils ne feront pas tout ou partie de leur peine. C'est pour ça que c'est surtout important, s'il faut mettre fin à l'impunité. Pour mettre fin à l'impunité, il faut que les peines soient certaines, y compris d'ailleurs de très courtes peines de prison. Vous savez, je ne voudrais pas être trop long, mais quand vous avez quelqu'un qui est condamné une première fois du sorcier, une deuxième fois du sorcier, une troisième fois de la prison ferme, mais avec bracelet électronique, donc il n'y va pas, il développe ce sentiment d'impunité. Il y a des pays où, dès la première infraction, vous êtes condamné à une peine de prison ferme très courte, une semaine, 10 jours, 15 jours, par exemple le Danemark, et il semblerait que ça soit très efficace en termes de récidive. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 16:36
Question 75La grande interview : Frédéric Péchenard
Beaucoup renvoient dos à dos les groupuscules violents d'extrême gauche et d'extrême droite. Votre expérience à la tête de la police nationale, votre expérience politique, est-ce que vous aussi, vous faites cette équivalence ?
Réponse partielle
Moi, je renvoie dos à dos tous les gens qui sont violents. La violence n'a pas lieu d'être dans une démocratie, une république comme la d'autre.
« Moi, je renvoie dos à dos tous les gens qui sont violents. La violence n'a pas lieu d'être dans une démocratie, une république comme la d'autre. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 9:41
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« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre, pour semer le chaos, parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:06
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 61 observations68 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42Voir 2 autres passages
« Alors, à Paris, ils viendront essentiellement de la région Île-de-France. Il y a des Parisiens pur jus et puis des gens qui viendront de la banlieue, qui se déplaceront en bande et qui viennent pour piller et puis aussi pour affronter les forces de l'ordre, pour semer le chaos, parce que c'est leur façon d'exprimer leurs ambitions et leur joie, j'imagine. Donc, il y a quelques centaines de personnes qui vont gâcher le plaisir de plusieurs milliers de Parisiens et de Français. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:06
« Alors malheureusement, probablement pas. Le dispositif est très conséquent. Vous avez 22 000 policiers sur l'ensemble de la France, dont 8 000 policiers à Paris. C'est donc quelque chose qui est très important. Le préfet de police a organisé les choses de telle manière qu'il y a des policiers à peu près partout. Et selon toute vraisemblance, on arrivera à parer aux choses les plus graves qui vont se passer. Mais malheureusement, on sait par les services de renseignement qu'on aura des gens qui viendront pour gâcher la fête. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités28 mai 2026 au 28 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État, et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu, que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable, et c'est très inquiétant, parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur, et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe, parce qu'il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 15:15Voir 2 autres passages
« C'est un sujet qui est majeur. C'est un sujet qui est majeur parce qu'il montre aux Français l'impuissance de l'État. Et ça, je trouve que c'est terrible. Il faut qu'on restaure l'autorité de l'État, et l'impuissance de l'État est terrible. Comment vous voulez faire comprendre à quelqu'un, à un Français, qu'un étranger qui fait l'objet d'une OQTF, c'est-à-dire quelqu'un qui est en situation irrégulière, ne mélangeons pas tout, ou qui est en prison, on a 25% d'étrangers en prison, ce sont des gens qui, a priori, quand ils vont sortir, on ne souhaite pas garder sur le territoire national, on a plutôt envie qu'ils rentrent dans leur pays d'origine. Comment voulez-vous expliquer qu'ils font l'objet d'une obligation de quitter le territoire français par le ministre de l'Intérieur, par une autorité administrative, et que finalement, il ne se passe rien ou pas grand-chose ? Dernier rapport du Sénat, qui disait que c'était quand même un peu mieux qu'avant, que j'ai lu, on est à 10%. Ce qui fait que 90% des OQTF, il y en a 130 000, 140 000 par an, ne sont pas exécutés. Et quand en plus, ces gens qui font l'objet d'une OQTF sont arrêtés à nouveau, parce que finalement, on s'aperçoit que la police est quand même assez bien faite, sont arrêtés à nouveau, comment vous expliquer à quelqu'un qui a été cambriolé, violé, frappé, qu'il est par un individu, que l'État a identifié comme devant repartir chez lui ? C'est insupportable, et c'est très inquiétant, parce que c'est ça qui fait monter la radicalité d'une façon ou d'une autre. Donc c'est un sujet qui est majeur, et comme tous les sujets majeurs, c'est un sujet qui est complexe, parce qu'il y a une dimension diplomatique qui est importante. Alors est-ce qu'il faut choisir la manière forte ? Est-ce qu'il faut choisir la diplomatie ? Je ne sais pas. Il faut choisir quelque chose qui fonctionne. Visiblement, aujourd'hui, ça ne fonctionne pas. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 15:15
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02Voir 2 autres passages
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent. C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire, les policiers arrêtent, les magistrats condamnent, c'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez qu'enqu'il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate, elle doit être juste, bien sûr, proportionnée, mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important et on a perdu un petit peu ça. Donc, le sujet, c'est l'application de la peine. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 4:08
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02Voir 2 autres passages
« – Alors, elle est loin d'être perdue, nous ne sommes pas encore… »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:01
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42Voir 2 autres passages
« Ça peut marquer ? Oui, la solution, c'est la guerre. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 11:54
« Non, certainement pas. Il ne faut pas se résigner. Je pense que c'est quelque chose qui est très important. Il faut restaurer l'autorité de l'État. On a un préfet de police qui est un homme à poigne, qui ne se laissera pas faire. On a un dispositif qui est fort. On a des policiers qui sont prêts à intervenir et rapidement. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 1:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01Voir 2 autres passages
« Alors, la réponse judiciaire, elle est ferme. Elle est ferme dans la mesure où vous voyez qu'il y a plusieurs dizaines de milliers de peines de prison qui ne sont pas appliquées. Le problème en France, c'est pas... Moi, j'ai toujours entendu dire quand j'étais policier, « Ah, les policiers arrêtent, les magistrats relâchent ». C'est pas vrai. C'est pas vrai. Moi, j'ai passé 25 ans à la police judiciaire. Les policiers arrêtent, les magistrats condamnent. C'est après que ça ne va pas. C'est l'application de la peine qui ne va pas. C'est-à-dire que vous apercevez que la moitié des amendes qui sont données ne sont jamais recouvrées. Vous apercevez que quand il y a des travailleurs d'intérêt général, il y a 20% des gens qui échappent à ces condamnations de travail d'intérêt général. Et pour la prison, c'est la même chose. Vous avez des condamnations de la prison ferme qui, en fait, ne sont pas exécutées ou sont exécutées avec un délai extrêmement long, deux ans, trois ans, ce qui perd son sens. Une sanction, elle doit être certaine, elle doit être immédiate. Elle doit être juste, bien sûr, proportionnée. Mais elle doit être immédiate. Voilà. Ça, c'est très important. Et on a perdu un petit peu ça. Donc le sujet, c'est l'application de la peine. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 4:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées1 mai 2026 au 28 mai 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La guerre. La solution, c'est de faire la guerre aux narco-banditistes sur tous les fronts. C'est-à-dire qu'il faut attaquer le problème de la drogue sur tous les fronts. Il faut l'attaquer à partir, bien sûr, des usagers. S'il n'y a pas d'usagers, il n'y a pas de trafic. Donc il faut embêter les usagers. Il faut arrêter les dealers à les petites mains. Il faut se donner les moyens judiciaires et juridiques d'aller attaquer les gens les plus puissants. D'ailleurs, on a une réforme de la police nationale qui, pour moi, ne va pas dans le bon sens, puisqu'on a départementalisé la police, ce qui est une bonne idée pour la sécurité publique, pour le renseignement territorial, etc. Mais on l'a fait aussi pour la police judiciaire. Or, le département ne me paraît pas être le bon niveau. Avant, il y avait des zones ou des régions. Vous voyez, vous êtes de la police judiciaire, vous travaillez sur Marseille, vous devez pouvoir aussi travailler sur Toulon, sur Avignon, sur Nîmes, parce qu'on voit bien que tout ça est interpénétré. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 11:57Voir 2 autres passages
« Bien sûr, si vous avez volontairement fermé les yeux, si vous avez négligé de faire un certain nombre de choses, si vous avez favorisé en recrutant des gens sans vérifier leur palmarès, et bien oui, vous êtes responsable, et la justice dira si vous êtes également coupable. Mais il paraît évident aujourd'hui que quand vous engagez des animateurs, il faut les faire passer par un certain nombre de filtres, voir s'ils sont connus du service de police, voir s'ils sont au figé le fichier des prédateurs sexuels. Si vous êtes inscrit sur ce fichier, normalement vous ne pouvez pas avoir accès à ce type de travaux. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:45
« – Oui, nous ne sommes pas encore dans une situation mafieuse qu'on a pu connaître aux États-Unis ou en Italie, mais on est en train de prendre le chemin. C'est-à-dire que, moi j'étais à la brigade des stupéfiants fort longtemps, et tout ce que je vois aujourd'hui, je vous le dis franchement, je l'ai connu. J'ai connu des cités difficiles, j'ai connu des règlements de comptes. La grande différence, c'est que ça a été multiplié par 50 ou par 100. Et ça génère des profits qui sont tellement importants que vous avez des patrons de branches de narcotrafic qui sont richissimes et donc extrêmement puissants. Et il y a le risque. Le risque, il est au-delà de la délinquance, il est dans la déstabilisation de la République ou de la démocratie, avec des gens qui vont pouvoir, soit par la terreur, soit par l'argent, influer sur des politiques, des magistrats, des policiers, des gendarmes. D'ailleurs, il y a quelques années, le procureur de Marseille avait fait une conférence de presse très courageuse, semble-t-il, très choc, en expliquant qu'il était très inquiet de la corruption, y compris d'ailleurs dans ses propres rangs, la magistrature, la police, la gendarmerie, etc. La pénitentiaire, on le voit, c'est quand même tout à fait anormal que des voyous qui sont censés être en prison et qui sont censés être à l'isolement puissent assez facilement téléphoner. On voit bien qu'il y a forcément des complicités internes ou autres. Donc ça, c'est quelque chose qui est extrêmement préoccupant parce que les mafias remettent en cause notre système démocratique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées20 oct. 2023 au 28 mai 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est le risque. Alors d'abord, ce qu'il faut d'abord, c'est faire un constat. Est-ce que c'est vrai qu'il y a plus de violence dans notre pays ? La réponse est oui. La réponse est oui. Il y a plusieurs choses qui nous le font penser. D'abord, ce qu'on voit tous les jours dans la rue, mais également l'augmentation du nombre d'homicides et de tentatives d'homicides. En France, entre 1990 et 2012, les homicides, le nombre des homicides avait diminué de moitié. Donc un pays où on tuait deux fois moins que 25 ans avant, ce n'était pas un pays qui était de plus en plus violent. Depuis 10 ans, un peu plus même, depuis 2014, systématiquement, chaque année, ce qui, en termes de criminologie, a un sens, on a une augmentation des homicides et des tentatives d'homicides. Donc on voit bien qu'on est dans une phase, dans un pays, d'ailleurs, ça ne touche pas seulement la France, ça touche aussi d'autres pays européens, avec une augmentation de la violence. Ça, c'est un fait. C'est un fait. C'est un constat qui est chiffré et qui est fait. En gros, le ministère intérieur vous explique que les atteintes aux biens ont tendance à stagner ou à diminuer. Au contraire, les infractions de violence, qui sont évidemment les plus graves, ont tendance à monter. Voilà. Ça, c'est le constat. Et ça, c'est un constat qui est grave. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 5:13Voir 2 autres passages
« C'est le risque. Alors, d'abord, ce qu'il faut d'abord, c'est faire un constat. Est-ce que c'est vrai qu'il y a plus de violence dans notre pays ? La réponse est oui. La réponse est oui. Il y a plusieurs choses qui nous le font penser. D'abord, ce qu'on voit tous les jours dans la rue, mais également l'augmentation du nombre d'homicides et de tentatives d'homicides. En France, entre 1990 et 2012, le nombre des homicides avait diminué de moitié. Donc, un pays où on tuait deux fois moins que 25 ans avant, ce n'était pas un pays qui était de plus en plus violent. Depuis 10 ans, un peu plus même, depuis 2014, systématiquement, chaque année, ce qui, en termes de criminologie, a un sens, on a une augmentation des homicides et des tentatives d'homicides. Donc, on voit bien qu'on est dans une phase, dans un pays, qui, d'ailleurs, ça ne touche pas seulement la France, ça touche aussi d'autres pays européens, avec une augmentation de la violence. C'est un fait. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 5:19
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités28 mai 2026 au 28 mai 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, selon moi, pas assez. Pas assez parce que je pense qu'un certain nombre de responsables politiques dans notre pays n'ont pas pris la mesure de ce qui se passe réellement dans la France profonde et qui, finalement, permet à toute forme de radicalité de monter. Et quand vous avez des radicalités politiques qui s'expriment, eh bien, elles entretiennent aussi par leur discours, par la façon dont elles parlent, elles entretiennent aussi la violence. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés1 mai 2026 au 1 mai 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En tout cas, les boulangers, à partir du moment où vous estimez que c'est essentiel d'ouvrir des restaurants ou des commerces où on peut acheter à manger, les boulangers, par définition, avoir son pain tous les jours, c'est quelque chose qui est important. Donc moi, je ne vois pas d'inconvénient à ce que les boulangers puissent être ouverts le 1er mai, sous la condition que j'ai citée préalablement, c'est-à-dire que les salariés soient volontaires et soient payés le double, »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:16Voir 2 autres passages
« Le sujet est extrêmement important, parce que ça touche directement au portefeuille des Français, et on voit bien que l'essence a augmenté, le gaz a augmenté, il va encore plus augmenter, donc finalement, c'est se déplacer, ce qui est fondamental. Alors à Paris, on peut vivre sans voiture, on l'a compris, mais ailleurs, c'est très difficile. Il y a d'abord des tas de métiers où vous avez besoin de votre voiture, et puis il y a des tas de gens qui habitent en province qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler. Puis vous avez besoin de vous chauffer aussi, il y a beaucoup de gens qui sont chauffés au gaz. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 2:57
« Je leur dis d'ouvrir. Je leur dis d'ouvrir à la condition qu'ils aient envie de le faire, à la condition que leur personnel soit volontaire, et à la condition que leur personnel soit payée deux fois plus. Finalement, laissons le choix aux gens. Il y a ceux qui préfèrent avoir un jour chômé, d'autres qui préfèrent, parce qu'ils en ont besoin, toucher un petit peu plus d'argent. Laissons faire, d'autant plus que l'espèce de totem qui dit que le 1er mai, on ne travaille jamais. Moi, j'étais policier 30 ans, j'ai toujours travaillé le 1er mai. Les avions décollent, les trains partent, les restaurants sont ouverts. Donc on voit bien qu'il y a une part déjà très importante des Français qui travaillent sans que ça pose de problème. N'embêtons pas les boulangers. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de Frédéric Péchenard, ancien directeur général de la police nationale, vice-président LR de la région Ile-de-FranceVérifier à 14:19
« Bien sûr, je parle d'Anne Hidalgo, je parle de son premier adjoint au maire de l'époque, qui est le maire actuel, je parle de tout un tas de systèmes, alors je ne mets pas en cause particulièrement telle ou telle personne, parce que je n'en sais rien, mais ce qui est clair, c'est qu'il va falloir, et la seule bonne nouvelle dans ces atrocités, c'est que la justice est saisie, qu'on va avoir des procès et qu'on va y voir un petit peu plus clair des responsabilités de tout le monde, des uns et des autres. Il y a une sénatrice LR de Paris, Agnès Évrenne, qui a demandé hier une commission d'enquête, je pense que ça mérite une commission d'enquête, pour qu'on fasse justement la lumière sur les dysfonctionnements ou sur les complicités. Concrètement, tout le monde sait qu'un certain nombre de personnes pédophiles sont attirées par les métiers où on est en contact avec les enfants, ça paraît d'ailleurs assez logique. Et donc on a fait leur rentrer le loup dans la bergerie, et on a mis des pédophiles, des gens qui étaient connus, des gens qui avaient eu au moins parfois des propos déplacés, et qu'est-ce qui se passe ? On s'est aperçu que quand un éliminateur périscolaire était montré du doigt, il était déplacé d'école, ce qui est scandaleux. Donc il faut évidemment d'abord faire la lumière sur tout ça. Je crois qu'on est loin de savoir tout ce qui s'est passé, c'est atroce. C'est-à-dire que vous confiez vos enfants à l'école, c'est pour les éduquer, c'est pour les protéger, ils sont en dehors du cercle familial, il faut que les parents aient confiance dans l'école, et objectivement aujourd'hui à Paris, on voit bien que la confiance s'est étualée. Donc ça c'est très important, il faut qu'on fasse le constat, il faut que la justice fasse son travail. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01
« Ce n'est pas que je souhaite me fâcher avec l'Algérie, bien au contraire, je pense qu'il faut qu'on ait un rapport apaisé avec l'Algérie. Mais pour avoir un rapport apaisé, il faut être deux. C'est-à-dire qu'il faut aussi que l'Algérie fasse des efforts que visiblement, ils ne font pas, et notamment qu'ils reprennent les étrangers, les Algériens en situation irrégulière ou sortant de prison, qu'on souhaite expulser. Eh bien, il faut qu'ils les reprennent, ils ne le font pas, et tant qu'ils ne le feront pas, je ne vois pas comment est-ce que notre relation pourrait être apaisée. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 17:57
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 18:01
« Alors, ils ne font pas la loi, ils profitent des trous dans la loi. Voilà, c'est vrai pour le protoxyde d'azote, c'est vrai pour les RF partis, c'est vrai pour tout un tas de choses. Donc là, le ministre de l'Intérieur porte une loi qui s'appelle la loi Riposte, qui a été votée par le Sénat, votée par la droite, le centre, les socialistes se sont abstenus, les communistes et les écosistes ont voté contre, qui est une loi un peu fourre-tout, si j'ose dire, avec une dizaine de faits, mais qui permettent de boucher un petit peu les trous de la loi sur le protoxyde d'azote, sur les squats, sur les RF partis, et qui donnent les moyens à la police d'intervenir. Parce que toute cette difficulté... »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 13:18
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 10:05
« Contestablement, c'est d'abord notre président, qui a été élu à 75% des voix il y a un an. Et là, nous avons fait un sondage interne. Et 75% de nos adhérents ont désigné Bruno Retailleau comme candidat LR pour la présidentielle. »
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 19:01
CNEWS · La grande interview : Frédéric PéchenardVérifier à 0:30