Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 janv. 2022 au 9 janv. 2025
Questions
34
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 34 questions évaluables
Réponse directe
18
Réponse partielle
10
Réponse à côté
5
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 34 sur 34
Question 26Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
François Zimrèche, je vais m'adresser à l'homme et pas à l'avocat. Comment une victime du terrorisme, puisque vous êtes victime du terrorisme, peut se mettre du côté des terroristes et, par exemple, défendre le sort de leurs enfants ?
Réponse directe
Ce n'est pas se mettre du côté du terrorisme, c'est se mettre du côté du droit. Du côté du droit et de l'humanité, tout simplement. D'abord parce que ces enfants sont innocents. Et ce sont eux-mêmes des victimes du terrorisme. Ces enfants n'ont pas demandé ni à être enlevés par leurs parents pour rejoindre un camp de misère en Syrie, ni même à naître dans ces conditions-là. Ils cumulent les pires des handicaps. Ils sont des mauvais endroits, mauvais moments, des plus mauvais parents. Donc ces enfants sont des innocents, même s'ils représentent, je le comprends tout à fait, un défi tout à fait considérable pour la société. La question de leur retour, que je soutiens totalement, n'est pas san…
« Ce n'est pas se mettre du côté du terrorisme, c'est se mettre du côté du droit. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, j'espère que cet empêchement n'est que provisoire, puisque j'ai réitéré ma demande de visa, et je veux croire qu'il ne sera pas fait d'obstacle à l'exercice des droits de la défense. Je pense que c'est l'intérêt de tout le monde. Il y a un contexte de la relation franco-algérienne qui est très dégradé, très enflammé, comme vous l'avez vu. Et je crois que mon rôle, parce que c'est l'intérêt de Boilem Sansal, c'est précisément de l'en préserver autant que possible, qu'il ne soit pas otage de ses difficultés. Donc il y a une relation franco-algérienne qui est malheureusement ce qu'elle est, nous en prenons acte, et puis il y a un dossier et des avocats qui veulent pouvoir exercer, et qui ont encore confiance dans la possibilité de le faire. Donc on verra dans les prochains jours si ces droits de la défense peuvent être exercés pleinement. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« Du côté du droit et de l'humanité, tout simplement. D'abord parce que ces enfants sont innocents. Et ce sont eux-mêmes des victimes du terrorisme. Ces enfants n'ont pas demandé ni à être enlevés par leurs parents pour rejoindre un camp de misère en Syrie, ni même à naître dans ces conditions-là. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 5:15
« Ils cumulent les pires des handicaps. Ils sont des mauvais endroits, mauvais moments, des plus mauvais parents. Donc ces enfants sont des innocents, même s'ils représentent, je le comprends tout à fait, un défi tout à fait considérable pour la société. La question de leur retour, que je soutiens totalement, n'est pas sans inconvénient. Ce n'est pas une question facile. Je ne mésestime pas la difficulté qu'il y a à prendre une telle décision, les hésitations auxquelles elle peut renvoyer. Mais je crois que, par quelques bouts que l'on prenne la question, je ne vois pas au nom de quoi on peut nier à ces enfants la qualité d'enfant et, de surcroît, la qualité de français, puisqu'il y a un certain nombre d'enfants français, et par conséquent, leur apporter, »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 5:35
Question 27Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
leur histoire. François Zimret, vous êtes avocat spécialiste des droits de l'homme, je l'ai dit, vous êtes aussi ancien ambassadeur des droits de l'homme mais si les droits de l'homme sont tout simplement des droits et pas de la morale, pourquoi la France n'est-elle pas contrainte d'appliquer ses décisions ?
Réponse partielle
Comme Marie Dosé qui porte ce combat depuis longtemps, je dois dire, à qui je rends hommage pour l'avoir soulevé et à un moment où c'était difficile à entendre parce que plus nous étions proches des attentats, plus le corps social était rétif ou insensible et tentait donc effectivement de laisser ce sujet dans l'angle mort et effectivement c'est cela qui a valu cet abandon que vous mentionnez tout à l'heure. Mais comme elle l'a rappelé très justement, il y a heureusement des institutions et c'est l'honneur de la France d'avoir porté l'existence de ces institutions comme la Cour européenne des droits de l'homme qui sont saisies. n'attendons pas une condamnation de la Cour européenne des droi…
« Comme Marie Dosé qui porte ce combat depuis longtemps, je dois dire, à qui je rends hommage pour l'avoir soulevé et à un moment où c'était difficile à entendre parce que plus nous étions proches des attentats, plus le corps social était rétif ou insensible et tentait donc effectivement de laisser ce sujet dans l'angle mort et effectivement c'est cela qui a valu cet abandon que vous mentionnez tout à l'heure. Mais comme elle l'a rappelé très justement, il y a heureusement des institutions et c'est l'honneur de la France d'avoir porté l'existence de ces institutions comme la Cour européenne des droits de l'homme qui sont saisies. n'attendons pas une condamnation de la Cour européenne des droits de l'homme pour prendre les décisions qui s'imposent et encore une fois ce sont des décisions difficiles ce n'est pas une lutte du bien contre le mal il y a des inconvénients je ne les mésestime pas je les mesure d'ordre différent économiques sociaux sécuritaires évidemment le risque pris par le placement des enfants et la séparation des mères le pari fait sur la déradicalisation qui n'est évidemment pas gagné d'avance bref il y a des inconvénients qu'il faut regarder en face mais de toute façon nous n'avons pas le choix ce n'est pas une option dès lors que ces enfants sont français et que nous sommes liés par des conventions internationales qui nous constituent et c'est ça c'est intéressant parce que c'est l'universalité des droits fondamentaux elle s'incarne dans ces institutions dans ces institutions internationales et il faut les invoquer ces textes et il faut pratiquer ces institutions pour pour que ce grand apport d'ailleurs en grande partie français au monde soit soit défendu et encore actuel »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 22:11
Question 28Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
L'agenda est mal trouvé. Il y a donc cette présidentielle. Il y a aussi le procès des attentats du 13 novembre. Et, je l'ai dit, vous êtes avocat, vous êtes aussi président de l'Association française des victimes du terrorisme. Vous avez déposé à ce procès du 13 novembre. Qu'est-ce que vous y avez dit, François Zimret ?
Réponse directe
D'abord, cette décision, cette position pour le rapatriement, je l'ai prise à titre tout à fait personnel. Elle n'engage que moi et pas l'association. Mais ce que j'ai dit à ce procès, c'est plusieurs choses. D'abord, que, contrairement à ce que l'on dit, au fond, et c'est ce que j'ai dit d'abord aux victimes du terrorisme, qu'il a fallu préparer à ce procès. Parce que ce procès est une épreuve pour elle. L'idée qu'un procès fait justice d'une situation de souffrance est une idée fausse. Rien ne rendra justice de ceux qui sont disparus, de ceux qui sont morts, qui ont perdu un proche ou qui ont perdu leur propre intégrité. En revanche, l'ambition la plus haute que l'on puisse se fixer, c'es…
« D'abord, cette décision, cette position pour le rapatriement, je l'ai prise à titre tout à fait personnel. Elle n'engage que moi et pas l'association. Mais ce que j'ai dit à ce procès, c'est plusieurs choses. D'abord, que, contrairement à ce que l'on dit, au fond, et c'est ce que j'ai dit d'abord aux victimes du terrorisme, qu'il a fallu préparer à ce procès. Parce que ce procès est une épreuve pour elle. L'idée qu'un procès fait justice d'une situation de souffrance est une idée fausse. Rien ne rendra justice de ceux qui sont disparus, de ceux qui sont morts, qui ont perdu un proche ou qui ont perdu leur propre intégrité. En revanche, l'ambition la plus haute que l'on puisse se fixer, c'est là où il y a eu le chaos, de faire passer le droit. Et ce n'est pas faire injure à la cour, à la cour d'assises, qui travaille de façon tout à fait remarquable, que dire qu'au fond, elle n'est pas là pour rendre justice avec un grand gix, ce qui nous situerait dans le registre moral dont je cherche à m'extraire, mais à dire le droit, c'est mon avis, l'ambition la plus haute qu'on puisse se fixer. Et j'ai dit également, dès lors, que le succès de ce procès ne se mesurera pas en années de prison. Il se mesurera en moments d'humanité, en compréhension mutuelle, en capacité de transformer ces souffrances individuelles en moments d'histoire et de pédagogie. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 10:22Voir 1 autre passage
« Et je dois dire que de ce point de vue-là, je pense que c'est tout à fait à l'honneur de la France, d'avoir organisé un tel procès, dans de telles conditions, et dans un tel esprit d'écoute, je n'ose pas dire de sérénité, parce que les témoignages des victimes, les provocations de certains des accusés, n'incitent pas à la sérénité, mais au contraire suscitent une très grande émotion. Mais, en tout cas, dans un esprit d'écoute et de respect du droit. Personne, personne, vous l'aurez relevé, ne dénie aux accusés des pires crimes le droit d'être défendu et d'être bien défendu. Eh bien, c'est notre honneur que de défendre cette civilisation judiciaire-là. Et là encore, vous voyez, c'est un des éléments de réponse à votre question de tout à l'heure. C'est le respect des principes, même si, évidemment, on pourrait être tenté de considérer que la fin justifie les moyens, et que la fin, en l'espèce, notre sécurité et notre paix, eh bien, pourrait justifier que l'on fasse un certain nombre d'entorses aux droits fondamentaux. Eh bien, non. Et c'est notre honneur que de refuser ces compromis. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 11:43
Question 29Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
Est-ce que ça n'est pas rapatrier une menace, une menace future, François Zimray ?
Réponse directe
Oui, certainement. Je pense que je serai, qu'il s'agisse de Bernard Cazeneuve, co-signataire de cette tribune, ou de moi-même, nous n'avons ni l'un ni l'autre aucune raison de sous-estimer la menace, le risque, la menace d'ailleurs directe, ou bien les problèmes d'acceptabilité sociale aussi, que poserait ce rapatriement. Néanmoins, je crois que c'est une décision peut-être difficile à prendre, mais qu'il faut prendre, tout simplement, parce que, malgré tout, il y a aussi une menace, si on se place sur le terrain sécuritaire, il y a aussi une menace à les laisser là-bas, où ils n'auront pas d'autre horizon que la radicalisation.
« Oui, certainement. Je pense que je serai, qu'il s'agisse de Bernard Cazeneuve, co-signataire de cette tribune, ou de moi-même, nous n'avons ni l'un ni l'autre aucune raison de sous-estimer la menace, le risque, la menace d'ailleurs directe, ou bien les problèmes d'acceptabilité sociale aussi, que poserait ce rapatriement. Néanmoins, je crois que c'est une décision peut-être difficile à prendre, mais qu'il faut prendre, tout simplement, parce que, malgré tout, il y a aussi une menace, si on se place sur le terrain sécuritaire, il y a aussi une menace à les laisser là-bas, où ils n'auront pas d'autre horizon que la radicalisation. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 6:42
Question 30Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
François Zimret je l'ai dit vous êtes avocat vous êtes avocat à la Cour pénale internationale vous êtes le défenseur d'un certain nombre de causes y compris de causes qui aux yeux de tous sont des causes perdues des figures même qui parfois incarnent une forme de monstruosité pour l'époque je pense par exemple à Guylaine Maxwell qui est considérée comme étant une complice d'Epstein le pédocriminel Epstein comment peut-on défendre une femme telle que celle-ci ?
Réponse directe
alors d'abord elle est défendue par d'excellents avocats américains moi je n'interviens pas du tout sur son procès et sur la question de son innocence ou de sa culpabilité j'ai été saisi avec mon associé Jessica Finel nous avons été saisis par sa famille d'une question que vient d'évoquer d'ailleurs Marie Dosé qui est celle de la détention arbitraire voilà quelqu'un qui est détenu depuis presque 600 jours à l'isolement avec des fers aux poignets et aux chevilles qui n'avait qui n'a pas été en situation de préparer sa défense comme tout le monde j'avais vu des documentaires qu'il a présentés comme archi coupable j'ai lu des dizaines d'articles de la même façon on s'est tous fait une opinion…
« alors d'abord elle est défendue par d'excellents avocats américains moi je n'interviens pas du tout sur son procès et sur la question de son innocence ou de sa culpabilité j'ai été saisi avec mon associé Jessica Finel nous avons été saisis par sa famille d'une question que vient d'évoquer d'ailleurs Marie Dosé qui est celle de la détention arbitraire voilà quelqu'un qui est détenu depuis presque 600 jours à l'isolement avec des fers aux poignets et aux chevilles qui n'avait qui n'a pas été en situation de préparer sa défense comme tout le monde j'avais vu des documentaires qu'il a présentés comme archi coupable j'ai lu des dizaines d'articles de la même façon on s'est tous fait une opinion sur cette situation et puis à un moment je me suis dit mais je n'ai jamais entendu le son de sa voix sa défense ne s'est jamais exprimée et donc voilà quelqu'un qui a été présenté comme coupable au monde qui a été traité comme coupable et qui a été perçu comme coupable et ce avant tout jugement et avant de pouvoir être entendu et donc là ça pose le problème du procès équitable et de la nécessité de sa détention avant d'être jugé j'ajoute qu'il y a une dimension de discrimination parce que les hommes qui ont été accusés aux Etats-Unis dans des grands procès des crimes les plus graves meurtre viol O.G. Simpson Weinstein Madoff Grandres Coquery ont tous comparu libres donc il y a une diabolisation et le lien avec le sujet qu'on vient d'évoquer on parlait du procès et je parlais tout à l'heure du sentiment d'écoute et de respect qu'il y a et que c'est tout à fait à l'honneur de la France d'organiser un grand procès comme celui-là je ne sens pas chez les victimes je parle du procès des attentats terroristes je ne sens pas chez les victimes le quart du dixième de la haine et de la diabolisation qui s'abat sur cette femme encore une fois je ne me prononce pas ni sur son innocence ou sa culpabilité mais je pose la question de la possibilité d'un procès équitable de la présomption d'innocence pour quelqu'un qui a été présenté comme coupable avant même d'être jugé ou entendu Maître Dosé »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 33:01Voir 1 autre passage
« elle est d'abord notre action elle n'est pas contre les victimes contre les plaignantes les plaignantes Guylaine Maxwell est accusée d'infraction grave elle doit pouvoir y répondre les victimes y ont droit la vérité y a droit mais dans le cadre d'un procès équitable c'est à dire un procès respectueux des principes fondamentaux les droits de la défense la présomption d'innocence or qu'en est-il de la présomption d'innocence de quelqu'un qui a été présenté dans le monde entier comme archi coupable avant d'avoir été simplement entendu »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 36:18
Question 31Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
comment conjuliez à la fois cette déposition que vous avez faite et ce rôle très actif que vous avez en faveur du rapatriement des enfants de djihadistes ?
Réponse partielle
D'abord, cette décision, cette position pour le rapatriement, je l'ai prise à titre tout à fait personnel. Elle n'engage que moi et pas l'association. Mais ce que j'ai dit à ce procès, c'est plusieurs choses. D'abord, que, contrairement à ce que l'on dit, au fond, et c'est ce que j'ai dit d'abord aux victimes du terrorisme, qu'il a fallu préparer à ce procès. Parce que ce procès est une épreuve pour elle. L'idée qu'un procès fait justice d'une situation de souffrance est une idée fausse. Rien ne rendra justice de ceux qui sont disparus, de ceux qui sont morts, qui ont perdu un proche ou qui ont perdu leur propre intégrité. En revanche, l'ambition la plus haute que l'on puisse se fixer, c'es…
« D'abord, cette décision, cette position pour le rapatriement, je l'ai prise à titre tout à fait personnel. Elle n'engage que moi et pas l'association. Mais ce que j'ai dit à ce procès, c'est plusieurs choses. D'abord, que, contrairement à ce que l'on dit, au fond, et c'est ce que j'ai dit d'abord aux victimes du terrorisme, qu'il a fallu préparer à ce procès. Parce que ce procès est une épreuve pour elle. L'idée qu'un procès fait justice d'une situation de souffrance est une idée fausse. Rien ne rendra justice de ceux qui sont disparus, de ceux qui sont morts, qui ont perdu un proche ou qui ont perdu leur propre intégrité. En revanche, l'ambition la plus haute que l'on puisse se fixer, c'est là où il y a eu le chaos, de faire passer le droit. Et ce n'est pas faire injure à la cour, à la cour d'assises, qui travaille de façon tout à fait remarquable, que dire qu'au fond, elle n'est pas là pour rendre justice avec un grand gix, ce qui nous situerait dans le registre moral dont je cherche à m'extraire, mais à dire le droit, c'est mon avis, l'ambition la plus haute qu'on puisse se fixer. Et j'ai dit également, dès lors, que le succès de ce procès ne se mesurera pas en années de prison. Il se mesurera en moments d'humanité, en compréhension mutuelle, en capacité de transformer ces souffrances individuelles en moments d'histoire et de pédagogie. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 10:22Voir 1 autre passage
« Et je dois dire que de ce point de vue-là, je pense que c'est tout à fait à l'honneur de la France, d'avoir organisé un tel procès, dans de telles conditions, et dans un tel esprit d'écoute, je n'ose pas dire de sérénité, parce que les témoignages des victimes, les provocations de certains des accusés, n'incitent pas à la sérénité, mais au contraire suscitent une très grande émotion. Mais, en tout cas, dans un esprit d'écoute et de respect du droit. Personne, personne, vous l'aurez relevé, ne dénie aux accusés des pires crimes le droit d'être défendu et d'être bien défendu. Eh bien, c'est notre honneur que de défendre cette civilisation judiciaire-là. Et là encore, vous voyez, c'est un des éléments de réponse à votre question de tout à l'heure. C'est le respect des principes, même si, évidemment, on pourrait être tenté de considérer que la fin justifie les moyens, et que la fin, en l'espèce, notre sécurité et notre paix, eh bien, pourrait justifier que l'on fasse un certain nombre d'entorses aux droits fondamentaux. Eh bien, non. Et c'est notre honneur que de refuser ces compromis. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 11:43
Question 32Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
est-ce que l'on peut rendre le droit à cet égard maître d'osé ce que je veux dire c'est que vous ne pouvez pas défendre le droit au nom de ce qui va arriver si on piétine ce même droit lorsque vous dites que cette petite fille va probablement en être durablement affectée tout le monde sera d'accord avec vous le fait que celle-ci devienne par exemple partisane des thèses que sa mère défendait ou hostile à la France cela ne peut pas être évoqué pour justifier justement qu'on la rapatrie
Réponse à côté
François Zimray la valeur d'une société se mesure autant c'est ce qu'on écrivait dans cette tribune avec Bernard Cazeneuve autant à ce qu'elle s'interdit de faire qu'aux accomplissements dont elle se prévaut et c'est vrai d'ailleurs pour une société comme c'est vrai pour un individu et bien il y a des choses qu'on ne peut pas faire et abandonner ses enfants pour la France ça ne doit pas être une option en conclusion
« François Zimray la valeur d'une société se mesure autant c'est ce qu'on écrivait dans cette tribune avec Bernard Cazeneuve autant à ce qu'elle s'interdit de faire qu'aux accomplissements dont elle se prévaut et c'est vrai d'ailleurs pour une société comme c'est vrai pour un individu et bien il y a des choses qu'on ne peut pas faire et abandonner ses enfants pour la France ça ne doit pas être une option en conclusion »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 31:38
Question 33Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
Mais justement, est-ce que cette épreuve pour les victimes mérite d'être endurée quand on sait que cela va durer de longs mois, que cela mobilise de nombreux moyens pour écouter des discours qui sont crétins ?
Réponse partielle
Écoutez, il n'y a pas d'alternative. L'alternative, c'est de renoncer à ce que des siècles de civilisations judiciaires ont bâti, c'est-à-dire les droits fondamentaux, la possibilité de soustraire un accusé à l'arbitraire et de lui donner un procès équitable.
« Écoutez, il n'y a pas d'alternative. L'alternative, c'est de renoncer à ce que des siècles de civilisations judiciaires ont bâti, c'est-à-dire les droits fondamentaux, la possibilité de soustraire un accusé à l'arbitraire et de lui donner un procès équitable. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 15:57
Question 34Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie Dosé
Les Matins de France Culture, Guillaume Erner. Bonjour François Zimret. Vous êtes avocat spécialiste des droits de l'homme. Je vous ai invité parce que vous avez co-signé une tribune au sujet du sort des enfants français détenus en Syrie pour que ceux-ci reviennent en France. On va en parler longuement, mais puisque vous êtes, comme je viens de le dire, avocat spécialiste des droits de l'homme, ancien ambassadeur des droits de l'homme de 2008 à 2013, je dois dire aussi que vous avez été ambassadeur de France au Danemark et vous avez survécu à une attaque terroriste qui a eu lieu à Copenhague en 2015, qui visait des caricaturistes soutenant Charlie Hebdo. Autrement dit, la question du terrorisme n'est pas uniquement une question professionnelle ou théorique pour vous. Mais lorsque l'on vient d'évoquer cette question du traçage, du traçage anti-Covid, on voit qu'il y a aussi de nouvelles questions qui se posent en matière de droits de l'homme. Aujourd'hui, votre point de vue à ce sujet ?
Réponse directe
Ce n'est pas les technologies sur le traçage qui posent problème, c'est le détournement de ces technologies. Détournement par des autorités, et là dans le cadre d'enquêtes judiciaires. Ça peut être le détournement aussi par des régimes ou par des pays, dans certains cas. Mais je dois dire qu'il est clair qu'une des plus grandes menaces aujourd'hui sur les droits fondamentaux, c'est notre goût du traçage illimité. Il y a de l'hubris là-dedans aussi, du souvenir sans limite aussi, qui fait qu'on peut poursuivre aussi des gens de nos rancœurs, de nos haines perpétuelles, que l'idée même de prescription, d'oubli, de pardon sont devenues totalement désuètes aujourd'hui, alors que ce sont des pil…
« Ce n'est pas les technologies sur le traçage qui posent problème, c'est le détournement de ces technologies. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 1:03Voir 2 autres passages
« Détournement par des autorités, et là dans le cadre d'enquêtes judiciaires. Ça peut être le détournement aussi par des régimes ou par des pays, dans certains cas. Mais je dois dire qu'il est clair qu'une des plus grandes menaces aujourd'hui sur les droits fondamentaux, c'est notre goût du traçage illimité. Il y a de l'hubris là-dedans aussi, du souvenir sans limite aussi, qui fait qu'on peut poursuivre aussi des gens de nos rancœurs, de nos haines perpétuelles, que l'idée même de prescription, d'oubli, de pardon sont devenues totalement désuètes aujourd'hui, alors que ce sont des piliers de notre civilisation judiciaire, notre civilisation tout court, et morale également. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 1:09
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 2:33
Voir 2 autres passages
« Si, si nous avions, d'abord je crois que tous les Algériens et tous les Français ne peuvent que souhaiter que le climat s'apaise entre les pays. Ce sont des pays qui ont une vocation à poursuivre une longue route ensemble, que beaucoup de liens unissent, de divers ordres, et donc nous avons tous intérêt, comme Français, comme Algériens, à ce que les choses s'apaisent. Et plus encore, Boilem Sansal, bien entendu. Mais je n'ai pas, moi, la possibilité de contribuer à cet apaisement, j'ai la possibilité, en revanche, et c'est la ligne que je tiens pour le moment, de me tenir à l'écart. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 3:48
« Non, non, je pense que c'est plus un réflexe administratif, ça. Non, non, c'est pas les autorités, mais c'est plus l'administration qui... Mais c'est vrai que... C'est vrai que je suis assez surpris, dix ans après, de voir que cet attentat, où un ambassadeur de France a failli perdre la vie en faisant son boulot, et était très clairement visé, il n'y a pas d'équivoque, que j'étais à la tête d'affiche avec le caricaturiste. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 9:36
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes3 nov. 2023 au 9 janv. 2025 · 6 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« A mon sens ça ne le justifie pas. Oui, aux yeux des autorités. Ce qui est invoqué c'est une infraction à l'article 87 bis du code pénal algérien qui est un article très long qui réprime tout ce qu'ils appellent les crimes contre la sûreté de l'état. Et honnêtement, j'aimerais pouvoir répondre plus précisément à votre question, c'est-à-dire savoir en quoi les écrits de Boilem Sansal, de surcroît écrits en dehors de l'Algérie, ont pu porter atteinte à la sécurité d'un état de 45 millions d'habitants. Et j'aimerais bien aussi savoir en quoi, parce que vous savez que pour qu'il y ait une infraction, il faut qu'il y ait un fait matériel, il faut qu'il y ait une intention criminelle, en quoi il a eu l'intention de porter atteinte à cette sécurité de l'état. Donc là on voit bien qu'on a des arguments qu'on entend développer avec les avocats algériens, mais dans le cadre de la procédure qui est ouverte actuellement à Alger. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 1:18Voir 2 autres passages
« Il en pense que c'est une question compliquée et qui mérite mieux que des jugements à l'emporte-pièce. Et que tout le code de procédure pénale tourne depuis très longtemps. Les débats autour de cette question de la sécurité et de la liberté. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 11:00
« Évidemment, ça pose des questions autour de ce qu'on appelle la notion de dangerosité. Donc, il y a des réglages fins et tout est dans la manière de le faire. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, je pense que c'est plus un réflexe administratif, ça. Non, non, c'est pas les autorités, mais c'est plus l'administration qui... Mais c'est vrai que... C'est vrai que je suis assez surpris, dix ans après, de voir que cet attentat, où un ambassadeur de France a failli perdre la vie en faisant son boulot, et était très clairement visé, il n'y a pas d'équivoque, que j'étais à la tête d'affiche avec le caricaturiste. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 9:36Voir 2 autres passages
« Il y a eu une sorte d'effacement. Oui, voilà. Donc, or, moi, je ne demande pas plus que simplement ce soit rétabli dans cette séquence de 2015. Mais d'ailleurs, j'observais, vous voyez, ce que disaient les victimes de l'hypercachère hier. Elle souffre de sentiments d'oubli, d'effacement. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 10:04
« Une trentaine de personnes, c'était vraiment une petite chose. Et dans un centre culturel, ce que j'accepte, non sans m'être renseigné sur ce que c'était, mais tout simplement parce que je considérais que c'était mon devoir, qu'on ne pouvait pas le 11 janvier inviter la terre entière à marcher dans les rues de Paris avec nous. et moi leur dire, non, débrouillez-vous entre vous, c'est pas la place d'un ambassadeur. Si, c'était ma place. Et j'y suis allé. Et puis la fusillade a éclaté. Fusillade qui a été revendiquée ensuite par Daesh. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités3 nov. 2023 au 9 janv. 2025 · 9 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Que la rétention, elle existe déjà d'une certaine façon dans notre code. Elle a été encadrée, elle a été partiellement censurée. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 11:18Voir 2 autres passages
« Il en pense que c'est une question compliquée et qui mérite mieux que des jugements à l'emporte-pièce. Et que tout le code de procédure pénale tourne depuis très longtemps. Les débats autour de cette question de la sécurité et de la liberté. »
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« Que la rétention, elle existe déjà d'une certaine façon dans notre code. Elle a été encadrée, elle a été partiellement censurée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Évidemment, ça pose des questions autour de ce qu'on appelle la notion de dangerosité. Donc, il y a des réglages fins et tout est dans la manière de le faire. »
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« Ah, c'est une bonne question. Alors là, je ne parle pas spécifiquement du cas de Boilem Sansal, mais dans ce genre de dossier, ce qui fait avancer, c'est ce que j'appellerais souvent le... D'abord, la première condition pour avancer, c'est que la personne concernée, la personne détenue puisse tenir. Donc il faut pouvoir l'encourager, pouvoir avoir accès, et ça, c'est la première condition. Ensuite, c'est la persistance de l'entourage. Et puis, lorsque les dossiers revêtent une dimension politique, et je ne dis pas que c'est le cas là, je ne dis pas le contraire non plus. Elle l'est aussi. Oui, c'est le caillou dans la chaussure. »
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« Mais ce que j'en pense surtout, c'est que ça porte la marque de l'échec de notre système carcéral. Parce que cette question ne se poserait pas si la prison faisait pleinement son œuvre de rendre, comme le disait Robert Badinter, les hommes meilleurs. Et au fond, est-ce que la solution n'est pas aussi de ce côté-là ? Ce n'est pas facile. C'est très facile à dire et très difficile à faire, je le sais. Et tous les acteurs sont de bonne foi. A la fois ceux qui ont la sécurité des concitoyens comme préoccupation première. »
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« On est quelques jours après Charlie Hebdo et je rappelle que Charlie Hebdo, c'est parti du Danemark. Pourquoi Charlie Hebdo a été massacré et frappé ? Parce que ce journal a décidé de reproduire les caricatures danoises en solidarité avec des journalistes et des confrères qui vivaient sous protection rapprochée, vivaient sous la menace depuis très longtemps, depuis dix ans. Et donc le monde est sous le choc après Charlie Hebdo. Nous sommes tous, la France est sous le choc. Et les caricaturistes danois, plus encore, ils me demandent de présider une petite réunion publique. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 7:00
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Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les nouvelles que j'ai sont indirectes, notamment par ses avocats. C'est pour ça que je souhaite pouvoir le voir et ça me paraît vraiment nécessaire. Il ne va pas mal mais en même temps c'est un homme âgé et affecté d'une maladie grave. Il est actuellement détenu au pavillon pénitentiaire de l'hôpital Moustapha d'Alger. Donc il fait l'objet d'un suivi attentif mais ça ne suffit pas. Il n'en demeure pas moins, encore une fois, qu'il est âgé et qu'il est fragile. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 0:32Voir 2 autres passages
« On est quelques jours après Charlie Hebdo et je rappelle que Charlie Hebdo, c'est parti du Danemark. Pourquoi Charlie Hebdo a été massacré et frappé ? Parce que ce journal a décidé de reproduire les caricatures danoises en solidarité avec des journalistes et des confrères qui vivaient sous protection rapprochée, vivaient sous la menace depuis très longtemps, depuis dix ans. Et donc le monde est sous le choc après Charlie Hebdo. Nous sommes tous, la France est sous le choc. Et les caricaturistes danois, plus encore, ils me demandent de présider une petite réunion publique. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 7:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Si nous faisons cette plainte, c'est sans illusion quant à son effet sur le présent, encore qu'il faut rappeler sans cesse et sans cesse qu'il y a actuellement des otages et des otages français, des enfants. Il y a un garçon qui a eu ses 10 ans il y a quelques jours dans un tunnel de Gaza. On ne sait même pas si ses parents sont encore vivants. c'est ça la réalité. Et on devrait chaque matin, comme on l'a su le faire dans d'autres cas, ce qui me frappe encore une fois, on en avait déjà parlé, c'est la relative indifférence de ceux dont le métier est d'exercer, de pousser un cri d'indignation, d'alerter l'opinion publique. Je pense à certaines organisations non gouvernementales, certaines associations de défense des droits de l'homme. Eh bien, ils devraient être aux avant-postes pour nous rappeler chaque matin et chaque soir qu'il y a 250 otages, dont des enfants et dont des français. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · François Zimeray, ancien ambassadeur de France pour les droits de l’hommeVérifier à 8:07Voir 1 autre passage
« C'est une très bonne question. J'en ai vu quelques-unes. Et ce sont des choses qui vous marquent. Et même les raconter, c'est difficile. Alors je veux juste raconter, peut-être pour faire toucher du doigt un peu de ce dont on parle. Parce que la qualification, chacun au fond, ce n'est pas au juriste de l'affaire, c'est à chacun de se faire son idée. Vous avez une famille de quatre, le père, la mère et les deux enfants. Le père, devant, ils étaient rassemblés, devant ses enfants et sa femme, il a été énuclé. Ils ont sorti ses yeux. Ensuite, ils ont coupé le sein, tranché le sein de la mère. Évidemment, il faut imaginer. Vivant, bien sûr. Puis, ils ont coupé le pied de la petite fille et les doigts du petit garçon et exécuté tout le monde. Ça, c'est un exemple d'une famille parmi les 1 400 personnes qui ont été assassinées ce jour-là. Et le tout dans les cris de joie et dans la vente ardise, puisqu'ils se sont vantés. On a des appels téléphoniques dans lesquels ils disent écoute, tu devines quoi ? J'ai tué 10 juifs aujourd'hui, c'est formidable, etc. Distribution de bonbons et distribution de gâteaux. Même les nazis ne faisaient pas ça. Eux cherchaient à cacher leur crime et à tout faire pour les effacer. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · François Zimeray, ancien ambassadeur de France pour les droits de l’hommeVérifier à 4:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Donc oui, les nouvelles technologies de l'information sont une menace sur les droits fondamentaux. Il ne faut pas les rejeter en elles-mêmes parce qu'elles peuvent apporter beaucoup de choses, elles sont nécessaires, notamment en matière de traçabilité des maladies, c'est une évidence. Mais toutes les institutions propres à éviter les détournements, et notamment les règles, et la règle fondamentale selon laquelle, même en matière pénale, la loyauté de la preuve est essentielle. C'est un élément fondamental, les droits de l'homme. On ne peut pas apporter une preuve par des moyens déloyaux, c'est-à-dire par des moyens détournés, volés. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Droits de l’Homme : le sort des enfants détenus en Syrie. Avec François Zimeray et Marie DoséVérifier à 1:58
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 11:26
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 7:38
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivain
« A mon sens ça ne le justifie pas. Oui, aux yeux des autorités. Ce qui est invoqué c'est une infraction à l'article 87 bis du code pénal algérien qui est un article très long qui réprime tout ce qu'ils appellent les crimes contre la sûreté de l'état. Et honnêtement, j'aimerais pouvoir répondre plus précisément à votre question, c'est-à-dire savoir en quoi les écrits de Boilem Sansal, de surcroît écrits en dehors de l'Algérie, ont pu porter atteinte à la sécurité d'un état de 45 millions d'habitants. Et j'aimerais bien aussi savoir en quoi, parce que vous savez que pour qu'il y ait une infraction, il faut qu'il y ait un fait matériel, il faut qu'il y ait une intention criminelle, en quoi il a eu l'intention de porter atteinte à cette sécurité de l'état. Donc là on voit bien qu'on a des arguments qu'on entend développer avec les avocats algériens, mais dans le cadre de la procédure qui est ouverte actuellement à Alger. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 1:18
« Et il y a eu six blessés graves, un mort, puis un deuxième mort après. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · «Il est âgé et fragile» : l’avocat de Boualem Sansal, Maître François Zimeray, donne des nouvelles de l’écrivainVérifier à 8:13
« C'est une très bonne question. J'en ai vu quelques-unes. Et ce sont des choses qui vous marquent. Et même les raconter, c'est difficile. Alors je veux juste raconter, peut-être pour faire toucher du doigt un peu de ce dont on parle. Parce que la qualification, chacun au fond, ce n'est pas au juriste de l'affaire, c'est à chacun de se faire son idée. Vous avez une famille de quatre, le père, la mère et les deux enfants. Le père, devant, ils étaient rassemblés, devant ses enfants et sa femme, il a été énuclé. Ils ont sorti ses yeux. Ensuite, ils ont coupé le sein, tranché le sein de la mère. Évidemment, il faut imaginer. Vivant, bien sûr. Puis, ils ont coupé le pied de la petite fille et les doigts du petit garçon et exécuté tout le monde. Ça, c'est un exemple d'une famille parmi les 1 400 personnes qui ont été assassinées ce jour-là. Et le tout dans les cris de joie et dans la vente ardise, puisqu'ils se sont vantés. On a des appels téléphoniques dans lesquels ils disent écoute, tu devines quoi ? J'ai tué 10 juifs aujourd'hui, c'est formidable, etc. Distribution de bonbons et distribution de gâteaux. Même les nazis ne faisaient pas ça. Eux cherchaient à cacher leur crime et à tout faire pour les effacer. »
Radio Classique — L'invité de la matinale · François Zimeray, ancien ambassadeur de France pour les droits de l’hommeVérifier à 4:32