Parce que vous écriviez dans ce livre que de partie des salariés nous voilà dans l'esprit commun, le parti des assistés, et à ce micro, vous disiez que vous étiez là pour que la valeur travail revienne à gauche. Quand j'entends des gens me dire qu'ils ne peuvent pas être pour la gauche parce qu'ils sont pour le travail, je considère qu'on a un souci majeur, c'était vos propos. La gauche est-elle en train de le régler, ce souci, ou garde-t-elle un problème avec la question du travail ?
Réponse directeJe pense qu'on doit placer au cœur de notre programme, le travail est mieux. Je participais à un colloque où c'était travailler moins, travailler mieux, travailler tous. Aujourd'hui, le gros souci, c'est le mal-être, le mal-faire au travail. Et ça, c'est une question qu'on doit affronter. Comment on fait pour que les gens se sentent mieux au sein de leur entreprise ? Ce n'est pas une question qu'on doit juger comme étant périphérique. C'est, à mon avis... Et même, je le dis aujourd'hui, l'ordre libéral, ceux qui tiennent le volant depuis maintenant 40 ans, ils ne sont pas à même de régler les grands problèmes de notre temps. Et à commencer par la question climatique. Vous savez que j'organi…
« Je pense qu'on doit placer au cœur de notre programme, le travail est mieux. Je participais à un colloque où c'était travailler moins, travailler mieux, travailler tous. Aujourd'hui, le gros souci, c'est le mal-être, le mal-faire au travail. Et ça, c'est une question qu'on doit affronter. Comment on fait pour que les gens se sentent mieux au sein de leur entreprise ? Ce n'est pas une question qu'on doit juger comme étant périphérique. C'est, à mon avis... Et même, je le dis aujourd'hui, l'ordre libéral, ceux qui tiennent le volant depuis maintenant 40 ans, ils ne sont pas à même de régler les grands problèmes de notre temps. Et à commencer par la question climatique. Vous savez que j'organise un colloque samedi matin au collège des Bernardins sur l'économie de guerre climatique. C'est quoi l'idée ? L'idée, c'est de dire que fait Ruhl-Welt en 1942 quand il entre en guerre. Eh bien, il décide de canaliser, alors qu'il lui manque de bombardiers, il manque de temps, qu'il manque de porte-avions, il décide de canaliser toute l'énergie du pays, tous les savoir-faire, toute la main d'oeuvre du pays en une direction, qui est l'économie de guerre. Eh bien, de la même manière, aujourd'hui, nous devrions faire la même chose et canaliser toutes les énergies du pays, tous les capitaux, toute la main d'oeuvre en une direction, qui est l'économie de guerre climatique. »
