Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
21 mai 2022 au 30 juin 2026
Questions
199
Entretiens
11
Sources
11
Heures analysées
5,1 h
Répartition sur 199 questions évaluables
Réponse directe
98
Réponse partielle
32
Réponse à côté
65
Refus explicite
4
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 199 sur 199
Question 176Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "
Il fallait les interdire ?
Réponse directe
Non, il fallait aujourd'hui savoir comment on pouvait... Moi, je ne suis pas pour interdire les OGM. Je pense qu'on ne peut pas nier la science aujourd'hui qu'il faut l'utiliser intelligemment.
« Non, il fallait aujourd'hui savoir comment on pouvait... Moi, je ne suis pas pour interdire les OGM. Je pense qu'on ne peut pas nier la science aujourd'hui qu'il faut l'utiliser intelligemment. »
France Culture — Sens politique · Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "Vérifier à 24:50
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contre-arguments traités26 oct. 2023 au 30 juin 2026 · 15 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Moi, je soutiens une stratégie. Je pense qu'aujourd'hui, ce que je soutiens, c'est que la prise de conscience doit se faire. Et je vois que certaines personnes politiques, la présidente du FMI aujourd'hui va le faire, voudraient faire prendre conscience en français. Les Français sont-ils prêts à élire un président d'extrême-gauche ou d'extrême-droite ? Sont-ils prêts ? Se rendent-ils compte du danger aujourd'hui ? Des dangers, j'allais dire, pour l'économie ? Des dangers pour la vie quotidienne ? Est-ce qu'ils sont prêts ? Je n'ai pas le sentiment qu'aujourd'hui, ils ont pris vraiment conscience. – Parce que dans votre camp, on est conscient ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 177Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "
vous êtes dans les rues de Paris. Quel souvenir précis conservez-vous de mai 68 ?
Réponse directe
Je suis en face de la Sorbonne avec Sauvageau, avec Daniel Cohn-Bendit. Sauvageau était de Dijon et il est décédé depuis. C'était un étudiant qui menait la réforme. A l'époque, il y avait un besoin d'émancipation, de liberté, d'expression. Vous le savez, souvenez-vous, on était quand même... Vous êtes ici aussi. Il y avait un ministre de l'information à l'époque, d'ailleurs que j'ai battu après que c'était Jean-Philippe Leca. Donc, il y avait un besoin de liberté qui était, au levé ou non, étouffé par le régime. On sortait aussi de la guerre d'Algérie, des problèmes de la guerre d'Algérie que j'avais connus quand j'avais 20 ans. Donc, je garde ce souvenir un souvenir un peu exaltant en me d…
« Je suis en face de la Sorbonne avec Sauvageau, avec Daniel Cohn-Bendit. Sauvageau était de Dijon et il est décédé depuis. C'était un étudiant qui menait la réforme. A l'époque, il y avait un besoin d'émancipation, de liberté, d'expression. Vous le savez, souvenez-vous, on était quand même... Vous êtes ici aussi. Il y avait un ministre de l'information à l'époque, d'ailleurs que j'ai battu après que c'était Jean-Philippe Leca. Donc, il y avait un besoin de liberté qui était, au levé ou non, étouffé par le régime. On sortait aussi de la guerre d'Algérie, des problèmes de la guerre d'Algérie que j'avais connus quand j'avais 20 ans. Donc, je garde ce souvenir un souvenir un peu exaltant en me disant, avec le recul du temps, bien entendu, il y a des choses que j'exprimais à l'époque que je ne dirais pas aujourd'hui. Je vais vous faire sourire, d'ailleurs. J'ai distribué des journaux dans Paris en disant élection, piège à con. »
France Culture — Sens politique · Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "Vérifier à 34:30
Question 178Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "
Et ça a marché ?
Réponse à côté
Vous savez, j'ai été élevé dans une famille très catholique. Je ne suis pas pratiquant du tout, mais un peu comme Mitterrand, je crois aux forces de l'esprit.
« Vous savez, j'ai été élevé dans une famille très catholique. Je ne suis pas pratiquant du tout, mais un peu comme Mitterrand, je crois aux forces de l'esprit. »
France Culture — Sens politique · Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "Vérifier à 4:41
Question 179Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "
Mais vous souhaitez qu'on modifie les règles de la Constitution pour qu'il puisse se représenter en 2027 ?
Réponse à côté
Je ne pense pas qu'il le fera. Je savais que mon ami Richard Ferrand a émis cette proposition et je la partage. Je suis un ami de Richard Ferrand que je soutiens beaucoup, que je partage des idées. Je ne vois pas aujourd'hui le Président le faire pour lui-même. Ce serait mal compris. On parlerait encore de lui comme d'un phénix. Donc je ne pense pas qu'il le fera.
« Je ne pense pas qu'il le fera. Je savais que mon ami Richard Ferrand a émis cette proposition et je la partage. Je suis un ami de Richard Ferrand que je soutiens beaucoup, que je partage des idées. Je ne vois pas aujourd'hui le Président le faire pour lui-même. Ce serait mal compris. On parlerait encore de lui comme d'un phénix. Donc je ne pense pas qu'il le fera. »
France Culture — Sens politique · Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "Vérifier à 18:13
Question 180Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "
François Patria ?
Réponse à côté
Rien, j'espère au rien, vous savez, j'ai coutume, j'ai dit aux présents de la République je vais t'accompagner, je ne veux rien pour ce qui me concerne. Ceux qui pensent qu'on laisse une trace dans l'histoire à part quelques gens extraordinaires et rarissimes, le reste, c'est bien faire, laisser dire, continuer d'être utile, être utile, être utile, et puis après tout, essayer de vivre intensément ce moment de bonheur qu'on peut passer sur la terre.
« Rien, j'espère au rien, vous savez, j'ai coutume, j'ai dit aux présents de la République je vais t'accompagner, je ne veux rien pour ce qui me concerne. Ceux qui pensent qu'on laisse une trace dans l'histoire à part quelques gens extraordinaires et rarissimes, le reste, c'est bien faire, laisser dire, continuer d'être utile, être utile, être utile, et puis après tout, essayer de vivre intensément ce moment de bonheur qu'on peut passer sur la terre. »
France Culture — Sens politique · Francois Patriat : " Pour une certaine partie de la population l’ascenseur social est en panne! "Vérifier à 41:02
Question 181François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Est-ce que la découverte du fonctionnement de cette machine du pouvoir nécessite quelques jours d'adaptation ?
Réponse directe
Non, bien entendu, ça nécessite de l'adaptation. Moi, j'avais déjà passé à l'Assemblée nationale qui était longue, à une bonne proximité avec les ministères, connaissant déjà un peu leur fonctionnement. Mais évidemment, il y a le fait d'arriver au conseil des ministres, d'immédiatement choisir l'équipe autour de soi. Il faut déjà prendre du temps, ne pas se précipiter, bien entendu, faire passer des messages sur la façon dont on entend dialoguer, dont on entend travailler dans le gouvernement, mais surtout le temps de s'organiser pour choisir autour de soi les bonnes personnes qui vont vous accompagner dans un parcours qui est toujours difficile.
« Non, bien entendu, ça nécessite de l'adaptation. Moi, j'avais déjà passé à l'Assemblée nationale qui était longue, à une bonne proximité avec les ministères, connaissant déjà un peu leur fonctionnement. Mais évidemment, il y a le fait d'arriver au conseil des ministres, d'immédiatement choisir l'équipe autour de soi. Il faut déjà prendre du temps, ne pas se précipiter, bien entendu, faire passer des messages sur la façon dont on entend dialoguer, dont on entend travailler dans le gouvernement, mais surtout le temps de s'organiser pour choisir autour de soi les bonnes personnes qui vont vous accompagner dans un parcours qui est toujours difficile. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 2:28
Question 182François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Mais alors pourquoi dégage-t-il cette image ?
Réponse directe
On parle toujours de la verticalité du côté jupitérien. Alors tout ça maintenant est devenu stéréotypé. Ce n'est pas comme tel. Je crois que le chef de l'État, moi j'avais dit en 2016, Emmanuel Macron ira loin parce qu'il voit loin. Il voit loin. C'est vrai qu'il est visionnaire, il est visionnaire, il avait compris avant tout le monde que les partis traditionnels étaient en train de s'effondrer. Ce n'est pas lui qui a tué le parti socialiste ou le parti républicain. C'est les deux partis qui se sont tués eux-mêmes par manque de leadership, par manque de travail, par manque de programme. Mais lui, il avait vu avant tout le monde et il est passé au milieu, il a dit qu'il était arrivé par eff…
« On parle toujours de la verticalité du côté jupitérien. Alors tout ça maintenant est devenu stéréotypé. Ce n'est pas comme tel. Je crois que le chef de l'État, moi j'avais dit en 2016, Emmanuel Macron ira loin parce qu'il voit loin. Il voit loin. C'est vrai qu'il est visionnaire, il est visionnaire, il avait compris avant tout le monde que les partis traditionnels étaient en train de s'effondrer. Ce n'est pas lui qui a tué le parti socialiste ou le parti républicain. C'est les deux partis qui se sont tués eux-mêmes par manque de leadership, par manque de travail, par manque de programme. Mais lui, il avait vu avant tout le monde et il est passé au milieu, il a dit qu'il était arrivé par effraction, il était arrivé parce qu'il avait compris avant tout le monde que c'était comme ça. Alors aujourd'hui, je pense qu'il a compris que son image, que le dialogue qu'il devait faire avec les Français devait le faire plus proximal, il va le faire à travers des messages, dans les réformes qui vont être passées. Quand vous êtes chef de l'État, il faut être ouvert, il faut être dans l'altérité, il faut aussi une forme d'autorité naturelle qu'il a. Vous savez, la perception qu'on a en France de cette verticalité, la perception qu'il y a dans les pays qui nous entourent, en Europe et ailleurs, elle est différente. J'ai bien vu déjà la réaction qu'il y avait dans notre pays le soir de sa réélection, alors que dans les pays autour, en Europe et ailleurs, tout le monde a salué la réélection d'Emmanuel Macron comme un signe important pour l'avenir à la fois de l'Europe et des relations entre les différents pays. Emmanuel Macron, ce n'est pas de la verticalité qu'il a, c'est une forme d'autorité, une forme de vision. si les choses ont avancé tellement pendant ces cinq ans, j'entends parler de bilans catastrophiques, moi je pense que c'est un bilan à hauteur d'homme fait de mesures de proximité, de mesures du quotidien que les gens oublient très vite et je crois que ces mesures du quotidien qui devront continuer à être prises avec les grandes réformes à mener, je crois qu'il va trouver aujourd'hui le ton et la modération et dans le même temps le message pour le faire. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 36:13
Question 183François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Et le pouvoir d'achat ?
Réponse à côté
Il y a des défis à remonter. Il y a l'hôpital public, bien entendu, qui aujourd'hui connaît des difficultés, mais pour lequel, je crois, les décisions qui ont été prises ont été sans précédent pendant ce quinquennat, les 19 milliards, les augmentations de salaires. Enfin, je ne reviens pas dessus, mais elles ont été sans précédent. Il faut maintenant faire face à solidifier l'hôpital public, le faire travailler, bien entendu, avec le secteur privé, mais aussi à répondre à la question que tout le monde évoque aujourd'hui sur les déserts médicaux. En tant que président de la région Bourgogne, je suis à Dijon aujourd'hui, je crois que j'étais la région qui était le plus en avance dans les anné…
« Il y a des défis à remonter. Il y a l'hôpital public, bien entendu, qui aujourd'hui connaît des difficultés, mais pour lequel, je crois, les décisions qui ont été prises ont été sans précédent pendant ce quinquennat, les 19 milliards, les augmentations de salaires. Enfin, je ne reviens pas dessus, mais elles ont été sans précédent. Il faut maintenant faire face à solidifier l'hôpital public, le faire travailler, bien entendu, avec le secteur privé, mais aussi à répondre à la question que tout le monde évoque aujourd'hui sur les déserts médicaux. En tant que président de la région Bourgogne, je suis à Dijon aujourd'hui, je crois que j'étais la région qui était le plus en avance dans les années 2004-2015 sur les maisons médicales. Les maisons médicales, ça ne suffit pas. Ça se construit avec les patients, avec la communauté médicale, avec les habitants, avec les élus. Ceux qui ont anticipé l'ont réussi. Il y a un manque de médecins qui est dû à l'instauration du numerus clausus. Nous y avons remédié en supprimant ce numerus clausus. Aujourd'hui, je pense qu'il y a, non seulement dans la poursuite des soins, dans la permanence des soins, quelque chose à faire. J'ai entendu dire la suppression des gardes à titre personnel. Si je le dis, je veux faire bondir peut-être la communauté médicale. Je pense qu'il faudrait peut-être revenir sur la suppression des gardes qui avait été instaurée au début des années 2000 et qui fait qu'aujourd'hui, nous construisons des maisons médicales. Nous les mettons à disposition de médecins qui, aujourd'hui, dans ces maisons médicales, parfois, 18 heures arrêtent et il faut appeler le 15. Et quand on est en territoire rural, éloigné, ou un peu loin, à Pélequin, ce n'est pas si facile, c'est compliqué, ça engorge les urgences aujourd'hui. Je crois qu'il faut revoir la permanence des soins, aussi bien en milieu urbain qu'en milieu rural aujourd'hui. »
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Question 184François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Est-ce que c'est lié à son style de gouvernance très verticale par exemple ?
Réponse directe
On parle toujours de la verticalité du côté jupitérien. Alors tout ça maintenant est devenu stéréotypé. Ce n'est pas comme tel. Je crois que le chef de l'État, moi j'avais dit en 2016, Emmanuel Macron ira loin parce qu'il voit loin. Il voit loin. C'est vrai qu'il est visionnaire, il est visionnaire, il avait compris avant tout le monde que les partis traditionnels étaient en train de s'effondrer. Ce n'est pas lui qui a tué le parti socialiste ou le parti républicain. C'est les deux partis qui se sont tués eux-mêmes par manque de leadership, par manque de travail, par manque de programme. Mais lui, il avait vu avant tout le monde et il est passé au milieu, il a dit qu'il était arrivé par eff…
« On parle toujours de la verticalité du côté jupitérien. Alors tout ça maintenant est devenu stéréotypé. Ce n'est pas comme tel. Je crois que le chef de l'État, moi j'avais dit en 2016, Emmanuel Macron ira loin parce qu'il voit loin. Il voit loin. C'est vrai qu'il est visionnaire, il est visionnaire, il avait compris avant tout le monde que les partis traditionnels étaient en train de s'effondrer. Ce n'est pas lui qui a tué le parti socialiste ou le parti républicain. C'est les deux partis qui se sont tués eux-mêmes par manque de leadership, par manque de travail, par manque de programme. Mais lui, il avait vu avant tout le monde et il est passé au milieu, il a dit qu'il était arrivé par effraction, il était arrivé parce qu'il avait compris avant tout le monde que c'était comme ça. Alors aujourd'hui, je pense qu'il a compris que son image, que le dialogue qu'il devait faire avec les Français devait le faire plus proximal, il va le faire à travers des messages, dans les réformes qui vont être passées. Quand vous êtes chef de l'État, il faut être ouvert, il faut être dans l'altérité, il faut aussi une forme d'autorité naturelle qu'il a. Vous savez, la perception qu'on a en France de cette verticalité, la perception qu'il y a dans les pays qui nous entourent, en Europe et ailleurs, elle est différente. J'ai bien vu déjà la réaction qu'il y avait dans notre pays le soir de sa réélection, alors que dans les pays autour, en Europe et ailleurs, tout le monde a salué la réélection d'Emmanuel Macron comme un signe important pour l'avenir à la fois de l'Europe et des relations entre les différents pays. Emmanuel Macron, ce n'est pas de la verticalité qu'il a, c'est une forme d'autorité, une forme de vision. si les choses ont avancé tellement pendant ces cinq ans, j'entends parler de bilans catastrophiques, moi je pense que c'est un bilan à hauteur d'homme fait de mesures de proximité, de mesures du quotidien que les gens oublient très vite et je crois que ces mesures du quotidien qui devront continuer à être prises avec les grandes réformes à mener, je crois qu'il va trouver aujourd'hui le ton et la modération et dans le même temps le message pour le faire. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 36:13
Question 185François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Merci, Nicolas. François Patria, un commentaire, une réaction. quand Emmanuel Macron, à l'Élysée, avec Elisabeth Borne, échafaude le casting pour parler en mauvais français de son gouvernement. Est-ce qu'il a ça en tête ?
Réponse partielle
Je crois que les critères qui... Je ne sais pas, je n'étais pas à ces réunions, bien entendu, mais j'imagine que les critères qui prédominent sont les critères à la fois de l'expérience, de la compétence et de l'engagement. Et j'ajouterais peut-être une troisième catégorie de gens qui n'ont pas été évoqués pour être invités. Oui, il y a des parlementaires, oui, il y a la haute administration, il y a aussi la société civile. C'est civil. Éric Dupond-Moretti, qui est maintenu premier à son poste et moi, à titre personnel, je m'en félicite, il n'est pas ni de la fonction publique ni du Parlement aujourd'hui. Il y a ceux qui acquièrent la fonction parlementaire après avoir quitté le ministère.…
« Je crois que les critères qui... Je ne sais pas, je n'étais pas à ces réunions, bien entendu, mais j'imagine que les critères qui prédominent sont les critères à la fois de l'expérience, »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 18:36Voir 2 autres passages
« de la compétence et de l'engagement. Et j'ajouterais peut-être une troisième catégorie de gens qui n'ont pas été évoqués pour être invités. Oui, il y a des parlementaires, oui, il y a la haute administration, il y a aussi la société civile. C'est civil. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 18:47
« Éric Dupond-Moretti, qui est maintenu premier à son poste et moi, à titre personnel, je m'en félicite, il n'est pas ni de la fonction publique ni du Parlement aujourd'hui. Il y a ceux qui acquièrent la fonction parlementaire après avoir quitté le ministère. C'est le cas de Jean-Michel Blanquer aujourd'hui. Je crois que les critères qui prévalent dans ce que je voulais, je crois que souhaitait le chef de l'État, c'est d'avoir un gouvernement qui soit à la fois sur l'expérience et dans le même temps sur l'audace et sur de nouveaux talents. Il le fait avec des gens qui sont dans sa proximité. Je pense à la ministre de la Culture. Et c'est vrai qu'il ne promeut dans ce gouvernement en fin de compte que deux députés. J'imagine que beaucoup aspiraient aujourd'hui, beaucoup de députés qui ont fait 5 ans à pouvoir être ministre. Mais c'est vrai aussi qu'on assiste à une accélération de cette envie chez les parlementaires d'accéder à un ministère. Moi, quand j'étais élu député il y a bien longtemps, on ne pensait pas être ministre immédiatement sauf si on appartenait à la classe des hommes politiques de premier plan. Mais on faisait ses classes, si je puis dire un peu. Aujourd'hui, je vois bien qu'il y a une certaine frustration chez les parlementaires à ne pas accéder au ministère quand ils voient qu'un ou deux d'entre eux y accèdent. Aujourd'hui, Yann Broun-Pivet qui a exercé à la commission des lois a parfaitement réussi. Elle va avoir un ministère difficile aujourd'hui pour nos collègues ultramarins en particulier. Et puis, je pense que Guérini, c'est à la fois la compétence et le mérite pour tout le travail qu'il a fait en essayant d'unifier le mouvement et dans le même temps de participer à la réélection d'Emmanuel Macron. »
Question 186François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Alors, François Patria, les législatives, le premier tour, sont dans trois semaines. Il y a eu donc cette recomposition de la majorité avec ce parti Renaissance. L'idée, c'est quoi ?
Réponse partielle
Je pense que, je pense et je crois que la majorité va rester, bien entendu, à l'Assemblée nationale et qu'il y aura une nette majorité pour le président de la République. Je dis que, moi, l'esprit de Chapelle, c'est la négation du dépassement politique. C'est pour laquelle je ne suis pas très favorable au Chapelle. Mais il faut tenir compte des fêtes. La majorité s'est construite en 2017 sur une proximité, sur un rapprochement, sur une adhésion du modem au choix, vous allez dire, politique présidentielle. Depuis, d'autres nous ont rejoints avec Agir, avec Horizon. D'autres se sont individualisés. Madame Borne, vous me posez la question tout à l'heure, appartient à la tendance un territoire…
« Je pense que, je pense et je crois que la majorité va rester, bien entendu, à l'Assemblée nationale et qu'il y aura une nette majorité pour le président de la République. Je dis que, moi, l'esprit de Chapelle, c'est la négation du dépassement politique. C'est pour laquelle je ne suis pas très favorable au Chapelle. Mais il faut tenir compte des fêtes. La majorité s'est construite en 2017 sur une proximité, sur un rapprochement, sur une adhésion du modem au choix, vous allez dire, politique présidentielle. Depuis, d'autres nous ont rejoints avec Agir, avec Horizon. D'autres se sont individualisés. Madame Borne, vous me posez la question tout à l'heure, appartient à la tendance un territoire de progrès, qui est la tendance qui est l'aile gauche du mouvement aujourd'hui. Mais moi, je n'aime pas entendre parler d'aile droite ou d'aile gauche. Je pense que ce qui doit nous rassembler aujourd'hui, c'est l'objectif commun qui est la réalisation du projet du chef de l'État et qui ne passe pas par une jambe droite. J'ai détesté entendre parler de gens de droite et de gens de gauche pendant ces cinq ans. Il y a eu des mesures libérales, il y a eu des mesures sociales et la somme des mesures sociales est supérieure à la somme des mesures libérales qui ont été prises et pourtant, les gens ont l'impression qu'il y avait une politique, on avait ressenti une politique de droite. Si je prenais dans tous les secteurs, dans tous les domaines sur lesquels on a pu travailler pendant ces cinq ans, on verrait que c'était équilibré. Donc, moi, c'est vrai que vous l'avez dit tout à l'heure, je viens du Parti Socialiste mais aujourd'hui, je ne me revendique pas comme un macroniste de gauche. Je me revendique comme un macroniste tout simplement, comme un marcheur simple, je suis en marche simplement et je ne cherche pas une étiquette parce que je suis heureux aujourd'hui de travailler avec des gens, travailler avec Bruno Le Maire, travailler avec Gérald Darmanin aujourd'hui, travailler avec des gens que j'ai vus venir d'autres horizons, ça ne me gênera pas et demain, travailler avec Damien Abad, j'aurai du plaisir parce que c'est quelqu'un que je respectais, que j'appréciais. Parfois, nous avions des débats tendus. Il ne reste qu'aujourd'hui, le fait que nous partagions le même objectif, j'aurai du plaisir à travailler avec lui. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 28:18
Question 187François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Vous dites deux ministres qui incarnent la génération Macron, et vous avez raison, mais qui finalement incarnent assez peu l'écologie. Pourquoi ne pas être allé choisir une personnalité, je ne sais pas, chez les Verts par exemple, qui incarne véritablement l'écologie et dont c'est quasiment le combat d'une vie ?
Réponse directe
Je ne suis pas sûr qu'à chaque fois, il fallait prendre quelqu'un qui soit du métier pour réussir. Olivier Véran a très bien réussi en tant que ministre de la Santé, mais j'ai connu par un des ministères que je connaissais, des agriculteurs, je pense particulièrement à François Guillaume, à une époque qui avait particulièrement échoué, parce que c'était le responsable du syndicat agricole à l'époque. Je pense que vous devez comprendre que quand on parle d'énergie demain, les choix qui devront être faits entre les énergies alternatives, les énergies renouvelables, le nucléaire, les choix qui devront être faits en matière d'horizontalité de l'écologie, ce n'est pas une affaire d'écologie. Le…
« Je ne suis pas sûr qu'à chaque fois, il fallait prendre quelqu'un qui soit du métier pour réussir. Olivier Véran a très bien réussi en tant que ministre de la Santé, mais j'ai connu par un des ministères que je connaissais, des agriculteurs, je pense particulièrement à François Guillaume, à une époque qui avait particulièrement échoué, parce que c'était le responsable du syndicat agricole à l'époque. Je pense que vous devez comprendre que quand on parle d'énergie demain, les choix qui devront être faits entre les énergies alternatives, les énergies renouvelables, le nucléaire, les choix qui devront être faits en matière d'horizontalité de l'écologie, ce n'est pas une affaire d'écologie. Le COP, il est fixé, c'est une affaire de choix, de technique, d'implication. Donc, ce n'est pas parce qu'on se revendique comme écologiste qu'on est forcément celui qui est le mieux à même dans la technique de le mettre en place. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 9:12
Question 188François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Évidemment, donc les membres notamment des cabinets ministériels. Alors donc, ce nouveau gouvernement dirigé par Elisabeth Borne, 16 ministres, 6 ministres délégués et 4 secrétaires d'État, parité respectée. On est dans la continuité. C'est un remaniement et pas vraiment une révolution, pour reprendre un terme très macronien ?
Réponse directe
Oui, j'entends depuis hier les mêmes propos, le changement dans la continuité, qui ne sont pas des mots des mots nouveaux. Je crois qu'il faut replacer ce nouveau gouvernement qui, pour un nouveau quinquennat, où la méthode sera nouvelle, eh bien il faut le replacer dans le contexte où il est. Le contexte, c'est que nous sommes devant une période difficile, dans une période où le tragique existe aujourd'hui. Et que pour avoir un gouvernement qui fasse face aux défis que nous avons, aux défis de différentes souverainetés, et des défis sur le plan sécuritaire, sur le plan des armées, sur le plan de la guerre, sur le plan environnemental, sur le plan alimentaire, pour cela il faut à la fois de…
« Oui, j'entends depuis hier les mêmes propos, le changement dans la continuité, qui ne sont pas des mots des mots nouveaux. Je crois qu'il faut replacer ce nouveau gouvernement qui, pour un nouveau quinquennat, où la méthode sera nouvelle, eh bien il faut le replacer dans le contexte où il est. Le contexte, c'est que nous sommes devant une période difficile, dans une période où le tragique existe aujourd'hui. Et que pour avoir un gouvernement qui fasse face aux défis que nous avons, aux défis de différentes souverainetés, et des défis sur le plan sécuritaire, sur le plan des armées, sur le plan de la guerre, sur le plan environnemental, sur le plan alimentaire, pour cela il faut à la fois de l'expérience, de la compétence et de l'engagement. Je crois que ce gouvernement est équilibré, d'abord pas seulement parce qu'il est paritaire, parce qu'il y a 14 sortants et 14 nouveaux entrants, qu'il y a dedans des gens qui ont déjà l'expérience du gouvernement, qui ont prouvé qu'ils pouvaient affronter des difficultés, et il y en aura devant nous dans les mois qui viennent, et puis deux nouveaux entrants qui sont des villages. Je trouve qu'il y a aussi dans ce gouvernement une part d'audace qui me séduit assez, avec des personnalités que je connaissais un peu avant, par le passé, et il y a dedans quelques surprises qui sont, à mon avis, intéressantes, parce qu'elles marquent à la fois un changement de cap et, dans le même temps, un engagement nouveau. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 3:24
Question 189François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Sur le fond, et notamment sur les questions sociétales, il y a néanmoins une rupture entre ce qu'a défendu Jean-Michel Blanquer et ce que défend Papendiaï. Vous la voyez aussi, cette rupture ?
Réponse directe
Bien sûr, tout le monde la voit aujourd'hui. Je pense que c'est un message envoyé aussi. mais l'éducation nationale ne se résume pas à la question identitaire ou au sujet du wokisme ou d'universalisme. L'éducation nationale, c'est une immense machine, c'est une immense armée où le dialogue doit exister. Je pense qu'en matière de dialogue, Jean-Michel Blanquer n'était pas... était quelqu'un qui a su dialoguer, n'était pas hostile au dialogue, pas du tout, et je l'ai approché souvent pour le voir. Je crois que Papendiaï envoie une image d'ouverture, de douceur, de compétence. Il a un parcours exceptionnel. Certains d'ailleurs, on voit bien qu'ils ne laissent pas indifférent. Il y a ceux qui a…
« Bien sûr, tout le monde la voit aujourd'hui. Je pense que c'est un message envoyé aussi. mais l'éducation nationale ne se résume pas à la question identitaire ou au sujet du wokisme ou d'universalisme. L'éducation nationale, c'est une immense machine, c'est une immense armée où le dialogue doit exister. Je pense qu'en matière de dialogue, Jean-Michel Blanquer n'était pas... était quelqu'un qui a su dialoguer, n'était pas hostile au dialogue, pas du tout, et je l'ai approché souvent pour le voir. Je crois que Papendiaï envoie une image d'ouverture, de douceur, de compétence. Il a un parcours exceptionnel. Certains d'ailleurs, on voit bien qu'ils ne laissent pas indifférent. Il y a ceux qui apprécient parfaitement ce choix. C'est un choix d'audace du chef de l'État qui veut envoyer un message à la communauté éducative. Je crois que c'est un choix, à mon avis, à la fois efficace et élégant. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 6:08
Question 190François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Je le disais tout à l'heure, vous avez de manière assez évidente l'oreille du président qui vous consulte ou avec lequel vous échangez régulièrement. J'imagine que vous n'avez pas de conseil à lui donner, mais néanmoins, comment souhaitez-vous qu'il aborde ce nouveau quinquennat, notamment dans son style de gouvernance ?
Réponse directe
D'abord, on me prête une proximité un peu exagérée avec le chef de l'État. J'étais un des premiers élus, en tout cas des élus nationaux, à le rejoindre et à le suivre dès 2015. Ce qui fait qu'il a de l'amitié pour moi et que moi, j'ai une profonde admiration pour lui. Mais les choses ne vont pas au-delà. Je ne suis pas un intime du chef de l'État, même si je suis très honoré, qui me porte une forme d'affection et d'amitié qui aujourd'hui m'encourage dans le combat que je fais à ses côtés. Je crois que le chef de l'État compte, d'abord, pour ce qu'il concerne, ce que je connais de lui, c'est un chef de l'État qui est à la fois spontané, qui est chaleureux, qui est tactile, qui est dans l'alt…
« On parle toujours de la verticalité du côté jupitérien. Alors tout ça maintenant est devenu stéréotypé. Ce n'est pas comme tel. Je crois que le chef de l'État, moi j'avais dit en 2016, Emmanuel Macron ira loin parce qu'il voit loin. Il voit loin. C'est vrai qu'il est visionnaire, il est visionnaire, il avait compris avant tout le monde que les partis traditionnels étaient en train de s'effondrer. Ce n'est pas lui qui a tué le parti socialiste ou le parti républicain. C'est les deux partis qui se sont tués eux-mêmes par manque de leadership, par manque de travail, par manque de programme. Mais lui, il avait vu avant tout le monde et il est passé au milieu, il a dit qu'il était arrivé par effraction, il était arrivé parce qu'il avait compris avant tout le monde que c'était comme ça. Alors aujourd'hui, je pense qu'il a compris que son image, que le dialogue qu'il devait faire avec les Français devait le faire plus proximal, il va le faire à travers des messages, dans les réformes qui vont être passées. Quand vous êtes chef de l'État, il faut être ouvert, il faut être dans l'altérité, il faut aussi une forme d'autorité naturelle qu'il a. Vous savez, la perception qu'on a en France de cette verticalité, la perception qu'il y a dans les pays qui nous entourent, en Europe et ailleurs, elle est différente. J'ai bien vu déjà la réaction qu'il y avait dans notre pays le soir de sa réélection, alors que dans les pays autour, en Europe et ailleurs, tout le monde a salué la réélection d'Emmanuel Macron comme un signe important pour l'avenir à la fois de l'Europe et des relations entre les différents pays. Emmanuel Macron, ce n'est pas de la verticalité qu'il a, c'est une forme d'autorité, une forme de vision. si les choses ont avancé tellement pendant ces cinq ans, j'entends parler de bilans catastrophiques, moi je pense que c'est un bilan à hauteur d'homme fait de mesures de proximité, de mesures du quotidien que les gens oublient très vite et je crois que ces mesures du quotidien qui devront continuer à être prises avec les grandes réformes à mener, je crois qu'il va trouver aujourd'hui le ton et la modération et dans le même temps le message pour le faire. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 36:13
Question 191François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Donc il faut y aller. Ça veut dire que cette réforme avec un passage de l'âge de la retraite à 65 ans est bien dans les tuyaux du début de ce quinquennat ?
Réponse à côté
Non mais ce qu'il faut comprendre, ce n'est pas 60 ou 65. Je crois que les gens n'ont pas compris une chose. C'est que ceux qui promettent aujourd'hui la retraite à 60 ans ou à 62 ans devraient dire à taux incomplet. Ça veut dire à taux réduit. Parce que personne ne peut promettre aujourd'hui, sauf à mettre le système totalement en faillite la retraite à 60 ou à 62 ans à taux plein. Au lieu de parler d'âge de retraite, il faut parler d'années de cotisation. Ce n'est pas la même chose si on commence à travailler à 19 ans qu'à 26 ans quand on a fait des études. C'est les années de cotisation qui doivent compter et admettre que la France ne peut pas se permettre à l'encontre de tous les pays q…
« Non mais ce qu'il faut comprendre, ce n'est pas 60 ou 65. Je crois que les gens n'ont pas compris une chose. C'est que ceux qui promettent aujourd'hui la retraite à 60 ans ou à 62 ans devraient dire à taux incomplet. Ça veut dire à taux réduit. Parce que personne ne peut promettre aujourd'hui, sauf à mettre le système totalement en faillite la retraite à 60 ou à 62 ans à taux plein. Au lieu de parler d'âge de retraite, il faut parler d'années de cotisation. Ce n'est pas la même chose si on commence à travailler à 19 ans qu'à 26 ans quand on a fait des études. C'est les années de cotisation qui doivent compter et admettre que la France ne peut pas se permettre à l'encontre de tous les pays qui nous entourent de travailler moins que les autres pays autour de nous. Et on travaille déjà, les gens prennent leur retraite à 63 ans et demi, un trimestre par an pendant 8 ans, pendant les 5 ans qui viennent, puis ensuite, j'espère pendant les ans qui suivront, mais par une bonne méthode. Ça nécessite de la pédagogie et de l'explication. Je pense qu'il y a un leurre à faire croire aux Français qu'on pourrait aujourd'hui instaurer une retraite à taux plein à 62 ans quelles que soient les années de cotisation. C'est un mensonge et un leurre et c'est un danger économique. »
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Question 192François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Vous citiez à l'instant Olivier Véran, qui est remplacé au ministère de la Santé par Brigitte Bourguignon. Énorme dossier, évidemment, qu'est la santé avec cette fin, on l'espère, de pandémie, mais d'autres défis absolument importants, les déserts médicaux, la pénurie de soignants. Peut-être avez-vous entendu l'urgentiste Patrick Pelou tirer la sonnette d'alarme pour l'été qui s'annonce avec de grandes difficultés, sans doute, dans une centaine d'hôpitaux. Vous êtes aussi un élu local. Que faut-il faire pour répondre à cela ?
Réponse à côté
Alors, d'abord, Olivier Véran a fait un travail remarquable en prenant le relais d'Agnès Buzyn. Il a incarné toute la période dramatique que nous avons connue, une période exceptionnelle qui a marqué l'esprit des Français, qui a marqué notre vie. Je crois qu'il a fait le job avec talent et avec un engagement et une compétence qu'on lui connaît. Aujourd'hui, il s'engage dans une action. Il a dit qu'il souhaitait maintenant ne pas poursuivre dans cette voie, qu'il ne souhaitait pas s'occuper seulement de la santé, mais faire de la politique parce qu'il a des talents politiques, et il va le faire dans un ministère qui est un ministère clé aujourd'hui. Alors, effectivement, moi j'ai eu l'occasi…
« Alors, d'abord, Olivier Véran a fait un travail remarquable en prenant le relais d'Agnès Buzyn. Il a incarné toute la période dramatique que nous avons connue, une période exceptionnelle qui a marqué l'esprit des Français, qui a marqué notre vie. Je crois qu'il a fait le job avec talent et avec un engagement et une compétence qu'on lui connaît. Aujourd'hui, il s'engage dans une action. Il a dit qu'il souhaitait maintenant ne pas poursuivre dans cette voie, qu'il ne souhaitait pas s'occuper seulement de la santé, mais faire de la politique parce qu'il a des talents politiques, et il va le faire dans un ministère qui est un ministère clé aujourd'hui. Alors, effectivement, moi j'ai eu l'occasion de parler de santé. J'avais dit au chef de l'État, la première fois où j'ai échangé avec lui, que la santé était, c'était il y a cinq ans, la priorité pour les Français. Et quand on parle santé, on parle territoire. On parle territoire, on parle aux gens. On voit bien que maintenant, c'est devant avec l'écologie et sans doute avec le logement et les transports, les quatre priorités évidentes. »
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Question 193François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
C'est de mettre de l'ordre dans la majorité, de ranger un peu tous les tiroirs ?
Réponse à côté
Je pense que, je pense et je crois que la majorité va rester, bien entendu, à l'Assemblée nationale et qu'il y aura une nette majorité pour le président de la République. Je dis que, moi, l'esprit de Chapelle, c'est la négation du dépassement politique. C'est pour laquelle je ne suis pas très favorable au Chapelle. Mais il faut tenir compte des fêtes. La majorité s'est construite en 2017 sur une proximité, sur un rapprochement, sur une adhésion du modem au choix, vous allez dire, politique présidentielle. Depuis, d'autres nous ont rejoints avec Agir, avec Horizon. D'autres se sont individualisés. Madame Borne, vous me posez la question tout à l'heure, appartient à la tendance un territoire…
« Je pense que, je pense et je crois que la majorité va rester, bien entendu, à l'Assemblée nationale et qu'il y aura une nette majorité pour le président de la République. Je dis que, moi, l'esprit de Chapelle, c'est la négation du dépassement politique. C'est pour laquelle je ne suis pas très favorable au Chapelle. Mais il faut tenir compte des fêtes. La majorité s'est construite en 2017 sur une proximité, sur un rapprochement, sur une adhésion du modem au choix, vous allez dire, politique présidentielle. Depuis, d'autres nous ont rejoints avec Agir, avec Horizon. D'autres se sont individualisés. Madame Borne, vous me posez la question tout à l'heure, appartient à la tendance un territoire de progrès, qui est la tendance qui est l'aile gauche du mouvement aujourd'hui. Mais moi, je n'aime pas entendre parler d'aile droite ou d'aile gauche. Je pense que ce qui doit nous rassembler aujourd'hui, c'est l'objectif commun qui est la réalisation du projet du chef de l'État et qui ne passe pas par une jambe droite. J'ai détesté entendre parler de gens de droite et de gens de gauche pendant ces cinq ans. Il y a eu des mesures libérales, il y a eu des mesures sociales et la somme des mesures sociales est supérieure à la somme des mesures libérales qui ont été prises et pourtant, les gens ont l'impression qu'il y avait une politique, on avait ressenti une politique de droite. Si je prenais dans tous les secteurs, dans tous les domaines sur lesquels on a pu travailler pendant ces cinq ans, on verrait que c'était équilibré. Donc, moi, c'est vrai que vous l'avez dit tout à l'heure, je viens du Parti Socialiste mais aujourd'hui, je ne me revendique pas comme un macroniste de gauche. Je me revendique comme un macroniste tout simplement, comme un marcheur simple, je suis en marche simplement et je ne cherche pas une étiquette parce que je suis heureux aujourd'hui de travailler avec des gens, travailler avec Bruno Le Maire, travailler avec Gérald Darmanin aujourd'hui, travailler avec des gens que j'ai vus venir d'autres horizons, ça ne me gênera pas et demain, travailler avec Damien Abad, j'aurai du plaisir parce que c'est quelqu'un que je respectais, que j'appréciais. Parfois, nous avions des débats tendus. Il ne reste qu'aujourd'hui, le fait que nous partagions le même objectif, j'aurai du plaisir à travailler avec lui. »
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Question 194François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
On a pu remarquer que ces cinq dernières années, l'Assemblée nationale était un peu, comment dire ça, une chambre d'enregistrement de la politique décidée à l'Élysée. Comment se positionne le Sénat
Réponse directe
Moi, je regrette qu'aujourd'hui, la majorité du Sénat se définisse comme un contre-pouvoir. Je ne trouve pas ça normal aujourd'hui. Je pense que quand, par exemple, le Sénat a refusé en deuxième lecture d'examiner le budget et par là même chanter toutes les dépenses qu'il y avait à faire aujourd'hui dans la lutte pour le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat contre les discriminations qui n'ont pas été votées, je trouve ça un peu dommage. Le Sénat s'honorait au-delà de dire qu'il est le représentant des territoires, le Sénat il représente les Français, pas seulement les territoires et que l'esprit de chapelle qui y règne s'efface un peu et que l'intérêt général et je vois bien d'ailleurs que…
« Moi, je regrette qu'aujourd'hui, la majorité du Sénat se définisse comme un contre-pouvoir. »
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« Je ne trouve pas ça normal aujourd'hui. Je pense que quand, par exemple, le Sénat a refusé en deuxième lecture d'examiner le budget et par là même chanter toutes les dépenses qu'il y avait à faire aujourd'hui dans la lutte pour le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat contre les discriminations qui n'ont pas été votées, je trouve ça un peu dommage. Le Sénat s'honorait au-delà de dire qu'il est le représentant des territoires, le Sénat il représente les Français, pas seulement les territoires et que l'esprit de chapelle qui y règne s'efface un peu et que l'intérêt général et je vois bien d'ailleurs que ça bouge dans chacun des groupes, au groupe centriste, au groupe républicain, même au groupe socialiste. Je vois des gens qui aujourd'hui n'en peuvent plus d'une opposition systématique et stérile. Le fait que le groupe républicain avait au Sénat voté à la hache le fait du nini entre les deux tours et que la position était de dire ni Marine Le Pen ni Emmanuel Macron n'a pas satisfait tout le monde. Je crois qu'il faut qu'on sorte du dogmatisme et puis en plus, pendant ces cinq années, on peut considérer qu'il y a des réformes qui n'ont pas été faites et non des moindres. Non des moindres. Je pense la réforme institutionnelle, celle qui aurait permis de mettre la proportionnelle, celle qui aurait permis de supprimer la Cour d'Ust, etc., qui aurait permis un certain nombre de choses, c'est le Sénat qui l'a bloqué. Il faut que le Sénat ne joue pas la montre et ne cherche pas à bloquer les réformes. parfois, quand il veut le faire, il enrichit les textes, il enrichit les lois et parfois, par dogmatisme, il cherche plutôt à tendre des pièges au gouvernement ou à s'opposer systématiquement qu'à aller dans un sens, je ne dis pas d'union, l'opposition doit exister, les majoritaires au Sénat, je le respecte par ailleurs, mais je sens des sénateurs à l'intérieur des groupes qui se sentent à la fois ou corsetés ou à l'aise, qui pensent à leur réélection, je peux les comprendre par ailleurs, mais qui hésitent à sortir de leur propre rang pour créer peut-être ce qui pourrait être au Sénat, un Sénat plus équilibré aujourd'hui. Je vous donne un exemple. Le Sénat représente-t-il effectivement l'électorat ? Si je prends les républicains plus les socialistes, ils représentent aujourd'hui 75% des sénateurs et 11% des voix à la présidentielle. Il y a quand même un décalage pour qu'il faudra régler par une réforme du mode de désignation. »
Question 195François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Dans le nouveau quinquennat qui débute, comment voyez-vous la place du Sénat ?
Réponse directe
Moi, je regrette qu'aujourd'hui, la majorité du Sénat se définisse comme un contre-pouvoir. Je ne trouve pas ça normal aujourd'hui. Je pense que quand, par exemple, le Sénat a refusé en deuxième lecture d'examiner le budget et par là même chanter toutes les dépenses qu'il y avait à faire aujourd'hui dans la lutte pour le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat contre les discriminations qui n'ont pas été votées, je trouve ça un peu dommage. Le Sénat s'honorait au-delà de dire qu'il est le représentant des territoires, le Sénat il représente les Français, pas seulement les territoires et que l'esprit de chapelle qui y règne s'efface un peu et que l'intérêt général et je vois bien d'ailleurs que…
« Moi, je regrette qu'aujourd'hui, la majorité du Sénat se définisse comme un contre-pouvoir. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 32:00Voir 1 autre passage
« Je ne trouve pas ça normal aujourd'hui. Je pense que quand, par exemple, le Sénat a refusé en deuxième lecture d'examiner le budget et par là même chanter toutes les dépenses qu'il y avait à faire aujourd'hui dans la lutte pour le pouvoir d'achat, le pouvoir d'achat contre les discriminations qui n'ont pas été votées, je trouve ça un peu dommage. Le Sénat s'honorait au-delà de dire qu'il est le représentant des territoires, le Sénat il représente les Français, pas seulement les territoires et que l'esprit de chapelle qui y règne s'efface un peu et que l'intérêt général et je vois bien d'ailleurs que ça bouge dans chacun des groupes, au groupe centriste, au groupe républicain, même au groupe socialiste. Je vois des gens qui aujourd'hui n'en peuvent plus d'une opposition systématique et stérile. Le fait que le groupe républicain avait au Sénat voté à la hache le fait du nini entre les deux tours et que la position était de dire ni Marine Le Pen ni Emmanuel Macron n'a pas satisfait tout le monde. Je crois qu'il faut qu'on sorte du dogmatisme et puis en plus, pendant ces cinq années, on peut considérer qu'il y a des réformes qui n'ont pas été faites et non des moindres. Non des moindres. Je pense la réforme institutionnelle, celle qui aurait permis de mettre la proportionnelle, celle qui aurait permis de supprimer la Cour d'Ust, etc., qui aurait permis un certain nombre de choses, c'est le Sénat qui l'a bloqué. Il faut que le Sénat ne joue pas la montre et ne cherche pas à bloquer les réformes. parfois, quand il veut le faire, il enrichit les textes, il enrichit les lois et parfois, par dogmatisme, il cherche plutôt à tendre des pièges au gouvernement ou à s'opposer systématiquement qu'à aller dans un sens, je ne dis pas d'union, l'opposition doit exister, les majoritaires au Sénat, je le respecte par ailleurs, mais je sens des sénateurs à l'intérieur des groupes qui se sentent à la fois ou corsetés ou à l'aise, qui pensent à leur réélection, je peux les comprendre par ailleurs, mais qui hésitent à sortir de leur propre rang pour créer peut-être ce qui pourrait être au Sénat, un Sénat plus équilibré aujourd'hui. Je vous donne un exemple. Le Sénat représente-t-il effectivement l'électorat ? Si je prends les républicains plus les socialistes, ils représentent aujourd'hui 75% des sénateurs et 11% des voix à la présidentielle. Il y a quand même un décalage pour qu'il faudra régler par une réforme du mode de désignation. »
Question 196François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
J'entends ce que vous dites sur les chapelles. Quand on regarde néanmoins la liste, la composition de ce nouveau gouvernement, on a l'impression que le modem n'a pas été très bien servi. Est-ce que ça présage de difficultés futures à l'Assemblée, par exemple ?
Réponse directe
Écoutez, moi, je ne pense pas. Je crois que dans le recherche de l'équilibre qui a été fait, il n'a pas été fait en fonction du poids. je me souviens que du temps de François Mitterrand, c'était le respect total des équilibres du poids de chaque mouvance du gouvernement. Là, cette fois-ci, il se trouve qu'avant, il y avait plus de ministres modem. Il y en avait trois. Je m'en souviens. Dans la précédente législature, là, il y en a un éminent. Marc Fénaud est un ami. Il va à l'agriculture. C'est un ministère de crise. Difficile, il y va. J'imagine qu'autour des secrétaires d'État ou autour des futures nominations, il y aura plus de gens, des mouvements à agir horizon et modem qu'aujourd'hui.…
« Écoutez, moi, je ne pense pas. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 30:41Voir 1 autre passage
« Je crois que dans le recherche de l'équilibre qui a été fait, il n'a pas été fait en fonction du poids. je me souviens que du temps de François Mitterrand, c'était le respect total des équilibres du poids de chaque mouvance du gouvernement. Là, cette fois-ci, il se trouve qu'avant, il y avait plus de ministres modem. Il y en avait trois. Je m'en souviens. Dans la précédente législature, là, il y en a un éminent. Marc Fénaud est un ami. Il va à l'agriculture. C'est un ministère de crise. Difficile, il y va. J'imagine qu'autour des secrétaires d'État ou autour des futures nominations, il y aura plus de gens, des mouvements à agir horizon et modem qu'aujourd'hui. Je travaille, moi, à la fois avec Patrick Mignola, avec Marc Fénaud. J'apprécie beaucoup François Bayrou avec qui j'échange quelques fois. Il y a aujourd'hui un vrai souci d'union au-delà de la recherche des faits partisans. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 30:44
Question 197François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Vous évoquiez les défis qui se présentent à l'orée de ce nouveau quinquennat. Quinquennat, il y a évidemment le défi écologique. Expliquez-nous pourquoi, finalement, ce sont deux ministres qui vont devoir porter la planification écologique et pas, finalement, un grand ministère qui serait une priorité absolue du gouvernement.
Réponse directe
On a vu par le passé qu'un grand ministère de l'écologie, porté par un représentant éminent de l'écologie, n'était peut-être pas la meilleure formule, parce que je crois que l'écologie, demain, qui ne doit pas être la décroissance, elle doit intégrer tous les ministères, tous les échelons de l'administration et des décisions demain. Et pour ce faire, ça demande, avec l'objectif, qui est celui des transitions en matière énergétique, et les transitions en matière de transport, de logement, celui des défis à relever, je crois que deux ministres, les deux ministres, à la fois Agnès Pagnon-Rinaché et Amélie de Montchalin, ont montré qu'elles pouvaient totalement remplir ses objectifs avec des qu…
« On a vu par le passé qu'un grand ministère de l'écologie, porté par un représentant éminent de l'écologie, n'était peut-être pas la meilleure formule, parce que je crois que l'écologie, demain, qui ne doit pas être la décroissance, elle doit intégrer tous les ministères, tous les échelons de l'administration et des décisions demain. Et pour ce faire, ça demande, avec l'objectif, qui est celui des transitions en matière énergétique, et les transitions en matière de transport, de logement, celui des défis à relever, je crois que deux ministres, les deux ministres, à la fois Agnès Pagnon-Rinaché et Amélie de Montchalin, ont montré qu'elles pouvaient totalement remplir ses objectifs avec des qualités de technicité, et j'allais dire de compréhension, qui leur sont rares et qui sont vraiment, elles sont très efficaces. Moi, j'ai travaillé avec elles pendant cinq ans, je les ai vues au ministère, je les ai vues sur le terrain, Amélie de Montchalin dans la réforme de l'administration, dans le baromètre qu'elle a fait pour montrer l'efficacité des territoires, Agnès Pagnon-Rinaché dans sa relation industrielle et dans le développement des entreprises aujourd'hui, avec elles j'ai fait beaucoup de déplacements. Ce sont deux jeunes ministres d'excellence qui incarnent la génération Macron et qui peuvent très bien répondre aux exigences que sont fixées d'abord par le cap qu'a fixé le chef de l'État, et en plus par la volonté d'Elisabeth Borne, aujourd'hui s'entourant à côté d'un commissariat, de mettre, je crois, les objectifs en perspective, à elle, de mettre les moyens en face pour le réussir. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 7:20
Question 198François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
François Patria, une question basique. Pour vous, Elisabeth Borne est de gauche ou de droite ?
Réponse à côté
Moi, je suis venu de la gauche mais je ne me rendis que jamais toujours j'ai le cœur à gauche mais je pense qu'Elisabeth Borne, d'abord et avant tout, je souhaite que plutôt que de jeter des a priori comme ça sur telle ou telle apparence, on regarde son parcours, son parcours personnel déjà. Elle est pupille de la nation, elle vient d'une partie de l'immigration, elle a été une des premières femmes polytechniciennes, elle a exercé des fonctions dans le public, dans le privé, elle a été préfète de région, ça veut dire qu'elle connaît les rouages de l'administration, qu'elle connaît le territoire, qu'elle connaît les élus locaux et en plus, je pense qu'elle a une fibre particulièrement social…
« Moi, je suis venu de la gauche mais je ne me rendis que jamais toujours j'ai le cœur à gauche mais je pense qu'Elisabeth Borne, d'abord et avant tout, je souhaite que plutôt que de jeter des a priori comme ça sur telle ou telle apparence, on regarde son parcours, son parcours personnel déjà. Elle est pupille de la nation, elle vient d'une partie de l'immigration, elle a été une des premières femmes polytechniciennes, elle a exercé des fonctions dans le public, dans le privé, elle a été préfète de région, ça veut dire qu'elle connaît les rouages de l'administration, qu'elle connaît le territoire, qu'elle connaît les élus locaux et en plus, je pense qu'elle a une fibre particulièrement sociale qui, dans le domaine, dans les domaines où demain, la réforme des retraites qui va maintenant incomber à Olivier Dussopt, dans ce domaine-là, je crois qu'elle a le sens du dialogue. Je me souviens que dès qu'elle avait été nommée, elle m'avait fait l'honneur de me demander de la rencontrer pour dialoguer avec elle, pour voir comment je ressentais les choses dans son premier ministère, comment je voyais les choses sur le terrain. Elle a un sens du dialogue, de l'ouverture d'esprit. C'est une femme de caractère, c'est une femme de cœur et c'est une femme de dialogue et je comprends mal les reproches instantanées et cruels qu'on fait à son égard. France Culture, politique, Grégory Philippe. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 22:19
Question 199François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"
Je voudrais qu'on termine là-dessus précisément sur le bureau d'Emmanuel Macron et au programme de ce nouveau gouvernement, il y a parmi les réformes celle des retraites qui va être extrêmement difficile. Est-ce que vous pensez qu'il faut accélérer et déposer cette réforme sur la table rapidement maintenant ?
Réponse partielle
Je pense que la dernière fois, je crois que la réforme par point telle qu'elle était envisagée était une bonne réforme. Les Français ne l'ont pas intégrée comme telle aujourd'hui. Il y a eu comme vous savez bien la crise du Covid qui l'a empêchée. Qui est-ce qui va être chargé des retraites ? C'est Olivier Dussopt. Olivier Dussopt, c'est quelqu'un qui, vous l'avez compris, lui vient de la gauche qui a aussi la fibre sociale. De même que là, la première ministre. Donc on voit bien que cette réforme, elle va être portée par des responsables politiques qui ont le sens du dialogue, de l'égalité des chances, de l'égalité, etc. qui ont la fibre sociale. Je pense qu'elle est une bonne chose.
« Je pense que la dernière fois, je crois que la réforme par point telle qu'elle était envisagée était une bonne réforme. Les Français ne l'ont pas intégrée comme telle aujourd'hui. Il y a eu comme vous savez bien la crise du Covid qui l'a empêchée. Qui est-ce qui va être chargé des retraites ? C'est Olivier Dussopt. Olivier Dussopt, c'est quelqu'un qui, vous l'avez compris, lui vient de la gauche qui a aussi la fibre sociale. De même que là, la première ministre. Donc on voit bien que cette réforme, elle va être portée par des responsables politiques qui ont le sens du dialogue, de l'égalité des chances, de l'égalité, etc. qui ont la fibre sociale. Je pense qu'elle est une bonne chose. »
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 38:29
« – Je ne vais pas poser la question suivante. Je reste sur ma question. Moi, je pense qu'il fallait qu'aujourd'hui, qu'il faudrait que les gens qui appartiennent au parti républicain classique, ici, dans cet hémicycle, je m'exprime depuis 10 ans à faire en sorte qu'on sorte du vieux combat gauche-droite. Le combat n'est plus gauche-droite aujourd'hui. Le combat, il est extrême-droite, extrême-gauche. Et dans cet hémicycle, et dans les partis politiques classiques, on fait comme s'il y avait un climat gauche-droite socialiste contre républicain. – Mais ce n'est pas le résultat du « en même temps » tout ça ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 10:48
« – Un, le président ne se confie pas. – Il ne vous dit rien ? – Non, il écoute, il essaie, mais il ne se confie pas. Et c'est très bien comme ça. Deux, qu'il y pense ou pas, je ne sais pas s'il y pense. En tout cas, j'ai vu que c'est la tentation de tous les présidents de revenir, une fois qu'ils ont été… Surtout, j'ai vu Sarkozy, je vois François Hollande aujourd'hui. Et puis, moi je pense… – Il y a peu nombreux à avoir réussi. – On est d'accord, mais enfin, personne n'avait réussi à se faire élire deux fois hors cohabitation. Personne. Donc, c'est cela aussi à mettre à l'actif d'Emmanuel Macron, qui je pense a voulu protéger les Français. Il a répondu aux crises, il y a eu des crises. Et puis en plus, avouez que le Covid, la guerre, l'inflation, la crise énergétique qui sont venues ici se succéder, jamais un président, jamais un président en 10 ans n'a eu six crises successives. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 71 observations77 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que le gouvernement, quel qu'il soit, a toujours aidé les agriculteurs. »
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« – On va sortir des politiques bloquées et stériles. Le Sénat a une position autour de la loi du plomb. Je ne suis pas d'accord avec l'ensemble de la loi du plomb, du tout. Je pense qu'il a des coups de colère, parfois il est réactionnaire, mais il y a une forme de bon sens malgré tout dans ce que vivent aujourd'hui le monde agricole, ce que vivent les paysans face à leur complexité. Le problème des mégabaccines est le même. Regardez, aujourd'hui, on a du mal à faire des légumes en France. Qu'est-ce qu'a fait l'Espagne ? L'Espagne a fait des mégabaccines. Elle en a fait. Et sans les considérations qu'on a en France, sans les oppositions. Et qu'est-ce qui nous fournit aujourd'hui ? L'Espagne. Voilà. »
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« – Il y aura une commission mixte paritaire. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 34 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je l'ai dit en présentant, j'ai dit l'autre jour sur un plateau que sur mon écran il y a marqué « hashtag Macron 2032 ». Oui, voilà, je l'ai dit, et je le souhaite d'ailleurs, je vous le dis franchement, comme tel. – Mais vous en avez parlé avec lui, est-ce que lui le souhaite ? – Si on regarde les choses en face, est-ce que vous pensez que les difficultés de la santé, que les difficultés de la justice, que les difficultés de la sécurité, que les difficultés de l'environnement, elles datent d'Emmanuel Macron ? Or qui est-ce qui a le plus répondu fortement qu'Emmanuel Macron ces dernières années ? Quand on a doublé le budget des armées, quand on a mis plus de 30 milliards de la santé dans les hôpitaux, quand on a doublé le nombre de magistrats, quand on a trois plans climatiques, quand on a pris les mesures contre les gaz à effet de serre comme lui, est-ce qu'on n'a pas changé les choses ? »
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« – Je l'ai dit en présentant, j'ai dit l'autre jour sur un plateau que sur mon écran il y a marqué « hashtag Macron 2032 ». Oui, voilà, je l'ai dit, et je le souhaite d'ailleurs, je vous le dis franchement, comme tel. – Mais vous en avez parlé avec lui, est-ce que lui le souhaite ? – Si on regarde les choses en face, est-ce que vous pensez que les difficultés de la santé, que les difficultés de la justice, que les difficultés de la sécurité, que les difficultés de l'environnement, elles datent d'Emmanuel Macron ? Or qui est-ce qui a le plus répondu fortement qu'Emmanuel Macron ces dernières années ? Quand on a doublé le budget des armées, quand on a mis plus de 30 milliards de la santé dans les hôpitaux, quand on a doublé le nombre de magistrats, quand on a trois plans climatiques, quand on a pris les mesures contre les gaz à effet de serre comme lui, est-ce qu'on n'a pas changé les choses ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je l'ai dit en présentant, j'ai dit l'autre jour sur un plateau que sur mon écran il y a marqué « hashtag Macron 2032 ». Oui, voilà, je l'ai dit, et je le souhaite d'ailleurs, je vous le dis franchement, comme tel. – Mais vous en avez parlé avec lui, est-ce que lui le souhaite ? – Si on regarde les choses en face, est-ce que vous pensez que les difficultés de la santé, que les difficultés de la justice, que les difficultés de la sécurité, que les difficultés de l'environnement, elles datent d'Emmanuel Macron ? Or qui est-ce qui a le plus répondu fortement qu'Emmanuel Macron ces dernières années ? Quand on a doublé le budget des armées, quand on a mis plus de 30 milliards de la santé dans les hôpitaux, quand on a doublé le nombre de magistrats, quand on a trois plans climatiques, quand on a pris les mesures contre les gaz à effet de serre comme lui, est-ce qu'on n'a pas changé les choses ? »
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« – Un, le président ne se confie pas. – Il ne vous dit rien ? – Non, il écoute, il essaie, mais il ne se confie pas. Et c'est très bien comme ça. Deux, qu'il y pense ou pas, je ne sais pas s'il y pense. En tout cas, j'ai vu que c'est la tentation de tous les présidents de revenir, une fois qu'ils ont été… Surtout, j'ai vu Sarkozy, je vois François Hollande aujourd'hui. Et puis, moi je pense… – Il y a peu nombreux à avoir réussi. – On est d'accord, mais enfin, personne n'avait réussi à se faire élire deux fois hors cohabitation. Personne. Donc, c'est cela aussi à mettre à l'actif d'Emmanuel Macron, qui je pense a voulu protéger les Français. Il a répondu aux crises, il y a eu des crises. Et puis en plus, avouez que le Covid, la guerre, l'inflation, la crise énergétique qui sont venues ici se succéder, jamais un président, jamais un président en 10 ans n'a eu six crises successives. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 39 observations42 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Un, le président ne se confie pas. – Il ne vous dit rien ? – Non, il écoute, il essaie, mais il ne se confie pas. Et c'est très bien comme ça. Deux, qu'il y pense ou pas, je ne sais pas s'il y pense. En tout cas, j'ai vu que c'est la tentation de tous les présidents de revenir, une fois qu'ils ont été… Surtout, j'ai vu Sarkozy, je vois François Hollande aujourd'hui. Et puis, moi je pense… – Il y a peu nombreux à avoir réussi. – On est d'accord, mais enfin, personne n'avait réussi à se faire élire deux fois hors cohabitation. Personne. Donc, c'est cela aussi à mettre à l'actif d'Emmanuel Macron, qui je pense a voulu protéger les Français. Il a répondu aux crises, il y a eu des crises. Et puis en plus, avouez que le Covid, la guerre, l'inflation, la crise énergétique qui sont venues ici se succéder, jamais un président, jamais un président en 10 ans n'a eu six crises successives. »
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« – Je ne regrette pas, je le comprends. Je veux dire par là qu'à partir du moment où d'autres candidats sont partis, partis de très loin, sans programme mais uniquement sur leur image, dire que le parti auquel j'appartiens n'existe pas, qu'on allait laisser les autres débattre autour, c'est compliqué aujourd'hui. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas s'enfermer aujourd'hui dans une démarche préconçue. Je ne vois pas très bien d'abord comment se fera l'alliance au bout. Je ne vois pas comment elle se fera très bien. Imaginez que demain, ils soient 17-17 tous les deux. Comment on fait ? Comment on fait ? – On peut espérer que ce n'est pas égalité. – Qu'ils soient à deux points, avec la marge d'erreur, qu'ils soient à trois points, que quelqu'un qui serait à 18 et quelqu'un à 16, il dira « attendez, je n'ai aucune chance ». Non, il faut considérer aujourd'hui que M. Mélenchon est capable de faire élire deux fois Mme Le Pen. Première fois en étant en tête, à gauche, puisqu'aujourd'hui il a un programme, un parti, des militants, etc. et puis il rassemble à gauche. Donc au premier tour, il élimine les partis républicains traditionnels et au deuxième tour, il fait passer Mme Le Pen ou M. Bardella. Donc si les Français ne sont pas conscients de ça, si les Français ne sont pas, ils disent qu'ils n'en veulent pas, ils disent « on ne veut pas d'un combat, Le Pen, Mélenchon ». On n'en veut pas. Mais en même temps, ils ne se prononcent pas pour faire en sorte autrement. Donc moi je crois que tout cet été… »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités26 oct. 2023 au 30 juin 2026 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – On va sortir des politiques bloquées et stériles. Le Sénat a une position autour de la loi du plomb. Je ne suis pas d'accord avec l'ensemble de la loi du plomb, du tout. Je pense qu'il a des coups de colère, parfois il est réactionnaire, mais il y a une forme de bon sens malgré tout dans ce que vivent aujourd'hui le monde agricole, ce que vivent les paysans face à leur complexité. Le problème des mégabaccines est le même. Regardez, aujourd'hui, on a du mal à faire des légumes en France. Qu'est-ce qu'a fait l'Espagne ? L'Espagne a fait des mégabaccines. Elle en a fait. Et sans les considérations qu'on a en France, sans les oppositions. Et qu'est-ce qui nous fournit aujourd'hui ? L'Espagne. Voilà. »
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« Pas du tout. Je pense que d'abord, ce texte aujourd'hui va porter… On ne va bien parler que de cet article-là. J'entends. Il n'y a pas que ça dans ce texte. Il y a beaucoup de choses que défend, je crois, avec beaucoup de talent, madame la ministre de l'Agriculture. Je pense que les agriculteurs, moi, je les vois tous les jours, je les connais, j'habite parmi eux. Il n'y a pas seulement un principe de ras-le-bol face aux normes, mais aussi face à toutes les déclarations qu'ils ont à faire. Et c'est vraiment, pour eux, la complexité est une réalité quotidienne. »
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« – J'entends bien, mais il est dans la méthode de son mentor, qui est M. Trump, qui est par ailleurs de sa famille. Et aujourd'hui, ce mépris pour l'Europe, il le dit sur tous les tons, il l'explique dans tous les interviews, il le fait. Bon, il se croit tout permis parce qu'il pense que, comme M. Trump, la loi c'est lui, l'ordre c'est lui, il le fait comme tel. Ça méritera sans doute des suites de la part du gouvernement français, compte tenu du fait qu'un ambassadeur qui ne répond pas à une invitation, c'est non seulement une maladresse, mais c'est une grossièreté. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 19 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne vais pas poser la question suivante. Je reste sur ma question. Moi, je pense qu'il fallait qu'aujourd'hui, qu'il faudrait que les gens qui appartiennent au parti républicain classique, ici, dans cet hémicycle, je m'exprime depuis 10 ans à faire en sorte qu'on sorte du vieux combat gauche-droite. Le combat n'est plus gauche-droite aujourd'hui. Le combat, il est extrême-droite, extrême-gauche. Et dans cet hémicycle, et dans les partis politiques classiques, on fait comme s'il y avait un climat gauche-droite socialiste contre républicain. – Mais ce n'est pas le résultat du « en même temps » tout ça ? »
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« quelques solutions, des choses intéressantes, pour voir autour du foncier encore ce qui pourrait être fait aujourd'hui. Je pense qu'il faut surtout, alors là, ce n'est pas vraiment un grand débat, c'est une réflexion sur l'avenir de l'agriculture dans notre pays. Est-ce que le modèle d'agriculture familiale, tel qu'il était conçu dans les années 70, Pisani, sans suite sous Jacques Chirac, est encore viable aujourd'hui ? Est-ce que la mécanisation, est-ce qu'aujourd'hui, les modes de production sont changés ? On parle du climat. Pourquoi aujourd'hui la difficulté existe sur les céréales ? La Russie va produire 100 millions de tonnes, 100 millions de tonnes de blé. Vous vous rendez compte ? Avant, elle en produisait, elle importait du blé de l'Europe. Maintenant, elle va en exporter partout. Et elle fait baisser les prix. Eux, ils bénéficient du changement climatique. Parce qu'aujourd'hui, ils n'ont plus le gène, ils n'ont pas autre chose. Donc aujourd'hui, nous, si eux bénéficient de ce lutte-là, et que nous, on n'est pas capables de lutter intelligemment contre, et contre les risques sanitaires, sur les risques sanitaires, alors l'agriculture est en danger. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées26 oct. 2023 au 30 juin 2026 · 22 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Je ne regrette pas, je le comprends. Je veux dire par là qu'à partir du moment où d'autres candidats sont partis, partis de très loin, sans programme mais uniquement sur leur image, dire que le parti auquel j'appartiens n'existe pas, qu'on allait laisser les autres débattre autour, c'est compliqué aujourd'hui. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas s'enfermer aujourd'hui dans une démarche préconçue. Je ne vois pas très bien d'abord comment se fera l'alliance au bout. Je ne vois pas comment elle se fera très bien. Imaginez que demain, ils soient 17-17 tous les deux. Comment on fait ? Comment on fait ? – On peut espérer que ce n'est pas égalité. – Qu'ils soient à deux points, avec la marge d'erreur, qu'ils soient à trois points, que quelqu'un qui serait à 18 et quelqu'un à 16, il dira « attendez, je n'ai aucune chance ». Non, il faut considérer aujourd'hui que M. Mélenchon est capable de faire élire deux fois Mme Le Pen. Première fois en étant en tête, à gauche, puisqu'aujourd'hui il a un programme, un parti, des militants, etc. et puis il rassemble à gauche. Donc au premier tour, il élimine les partis républicains traditionnels et au deuxième tour, il fait passer Mme Le Pen ou M. Bardella. Donc si les Français ne sont pas conscients de ça, si les Français ne sont pas, ils disent qu'ils n'en veulent pas, ils disent « on ne veut pas d'un combat, Le Pen, Mélenchon ». On n'en veut pas. Mais en même temps, ils ne se prononcent pas pour faire en sorte autrement. Donc moi je crois que tout cet été… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 12:51Voir 2 autres passages
« – Je ne regrette pas, je le comprends. Je veux dire par là qu'à partir du moment où d'autres candidats sont partis, partis de très loin, sans programme mais uniquement sur leur image, dire que le parti auquel j'appartiens n'existe pas, qu'on allait laisser les autres débattre autour, c'est compliqué aujourd'hui. Ce que je crois, c'est qu'il ne faut pas s'enfermer aujourd'hui dans une démarche préconçue. Je ne vois pas très bien d'abord comment se fera l'alliance au bout. Je ne vois pas comment elle se fera très bien. Imaginez que demain, ils soient 17-17 tous les deux. Comment on fait ? Comment on fait ? – On peut espérer que ce n'est pas égalité. – Qu'ils soient à deux points, avec la marge d'erreur, qu'ils soient à trois points, que quelqu'un qui serait à 18 et quelqu'un à 16, il dira « attendez, je n'ai aucune chance ». Non, il faut considérer aujourd'hui que M. Mélenchon est capable de faire élire deux fois Mme Le Pen. Première fois en étant en tête, à gauche, puisqu'aujourd'hui il a un programme, un parti, des militants, etc. et puis il rassemble à gauche. Donc au premier tour, il élimine les partis républicains traditionnels et au deuxième tour, il fait passer Mme Le Pen ou M. Bardella. Donc si les Français ne sont pas conscients de ça, si les Français ne sont pas, ils disent qu'ils n'en veulent pas, ils disent « on ne veut pas d'un combat, Le Pen, Mélenchon ». On n'en veut pas. Mais en même temps, ils ne se prononcent pas pour faire en sorte autrement. Donc moi je crois que tout cet été… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 12:51
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 sept. 2023 au 30 juin 2026 · 36 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Il y aura une commission mixte paritaire. »
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« Écoutez, il y aura sans doute des mesures, si il faut par exemple donner de la nourriture au bétail. Beaucoup. Si aujourd'hui… Par contre, je pense que là, il faudra sans doute, pour les éleveurs, je le dis, s'il y a des mesures spécifiques à prendre, il faudra les prendre. Elles seront prises, le gouvernement les prendra. Je suis plus inquiet par le végétal. Le végétal aujourd'hui, où les contraintes ajoutées au changement climatique mettent en péril des céréales en France. C'est ça. Et là, ce n'est pas des aides qu'il faut. C'est de trouver aujourd'hui quelles sont les solutions de remplacement. On voit bien que la vigne monte maintenant dans le territoire français à côté, qu'elle ne montera plus haut demain, que l'Angleterre se pose, qu'elle va en faire demain. Donc, c'est plutôt sur l'avenir pérenne. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 8:55
« – Laissez-moi répondre, non, pas du tout, pas du tout. Moi, j'étais toujours pour, vous savez, il y a longtemps que je suis pour le « en même temps », pas « en même temps », que je suis pour le dépassement. J'ai voté dans ma vie, parce que je pensais que les hommes comptaient plus que d'autres, pour des gens qui n'étaient pas de mon camp politique, pour les faire élire. Le dépassement politique, pour moi, c'est une règle saine aujourd'hui. Et même Gisard d'Estaing avait raison, il disait deux Français sur trois. Je pense que vouloir rester dans son couloir clannique, en disant, allez, on va rétablir le combat gauche-droite, c'est fini. – Ça veut dire… – Allez-y, allez-y. – Non mais, je voulais finir. Donc, je pensais que, pour faire ce débat, il faut déjà que les partis républicains puissent s'entendre sur une plateforme commune, je ne dis pas un programme, une plateforme commune, et qu'à l'automne, on verra, septembre, octobre, c'est la bonne date à mon avis, on choisit celui qui serait le mieux à même de le porter. Ça n'est pas la méthode qui a été suivie. Chacun des candidats aujourd'hui est dans son couloir de gauche. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées26 oct. 2023 au 30 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, il y aura sans doute des mesures, si il faut par exemple donner de la nourriture au bétail. Beaucoup. Si aujourd'hui… Par contre, je pense que là, il faudra sans doute, pour les éleveurs, je le dis, s'il y a des mesures spécifiques à prendre, il faudra les prendre. Elles seront prises, le gouvernement les prendra. Je suis plus inquiet par le végétal. Le végétal aujourd'hui, où les contraintes ajoutées au changement climatique mettent en péril des céréales en France. C'est ça. Et là, ce n'est pas des aides qu'il faut. C'est de trouver aujourd'hui quelles sont les solutions de remplacement. On voit bien que la vigne monte maintenant dans le territoire français à côté, qu'elle ne montera plus haut demain, que l'Angleterre se pose, qu'elle va en faire demain. Donc, c'est plutôt sur l'avenir pérenne. »
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« – Non, mais il ne faut pas dire qu'il a parlé. Moi, j'ai encore fait ce Salon, l'ouverture avec lui, samedi, filière par filière. Que c'était la filière volard, la filière pêche, la filière mouton, les filières tout. Il a apporté des réponses positives, de mesures qui ont été prises. De mesures qui ont été prises. Regardez, les syndicats sont très mécontents de le traitement de la dermatose. Heureusement, heureusement, qu'on a appliqué l'abattage systématique que contestent les syndicats agricoles aujourd'hui. Maintenant, il n'y a plus de cas de dermatose à l'heure actuelle. Il y en aura peut-être au printemps. Mais là, il n'y en a plus. Heureusement qu'il a été ferme. Je pense que, d'abord, il est très attaché au monde rural. Deuxièmement, je ne connais pas un président qui connaisse les problèmes agricoles comme il les connaît et qui est tenté d'y répondre. Nous l'avons répondu par des lois importantes. Je vous assure, par des lois importantes et par des mesures à son prix. Mais il faut tenir compte du fait aussi que vous avez évoqué le problème des difficultés. Je crois que la complexité. Il y a un problème sur lequel, effectivement, on a échoué. Je crois qu'on n'est pas capable, aujourd'hui, de simplifier les procédures pour le monde agricole. C'est de ça, c'est de l'exaspération. Elle vient surtout, parce que les problèmes des revenus ont toujours été redondants, mais elle vient surtout des difficultés que rencontre l'agriculture face aux administrations. Et là, effectivement, je pense qu'on n'a pas été assez ferme. Le chef de l'État n'a pas été assez ferme pour pouvoir simplifier, penser qu'un viticulteur, aujourd'hui bourguignon, doit déclarer à 27 organismes les douanes, la fiscalité, l'agriculture, l'environnement. Et que c'est très, très compliqué. Et que les normes, on leur implique. Et qu'aujourd'hui, les normes administratives sont vraiment trop exagérées et qu'il faut à tout prix revenir sur ce sujet. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »Vérifier à 6:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, mais une partie des problèmes ont été résolus. Le revenu des agriculteurs, qu'on le veut, non, regardez, la PAC, tout le monde pensait que la PAC s'était sauvée. Emmanuel Macron s'est battu comme la PAC, comme personne, mieux même que Jacques Chirac, beaucoup mieux. On a conservé les crédits de la PAC et on va les conserver en fond. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »Vérifier à 9:11Voir 1 autre passage
« – Écoutez, moi, je pense, vous savez, j'ai dit d'autant plus qu'Annie Gennevard n'appartient pas à ma famille politique, il n'y en a pas un souci. Elle est là aujourd'hui, mais je pense qu'elle assume totalement, avec beaucoup de raisons, beaucoup de calme, beaucoup de… Elle s'appuie sur les avis scientifiques, sur les avis des conseils vétérinaires de France, sur les avis de la profession. J'ai entendu les leaders syndicaux dire qu'il fallait faire comme tel. J'ai même, dans mon département, un responsable agricole et non et non des moindres, qui a été président de la FNB, j'en ai parlé avec lui, il m'a expliqué, etc. Il est sur la position de la ministre. Donc, à un moment, quand la crise est trop grave, on demande toujours à quelqu'un, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : « Les solutions alternatives à l’abattage des troupeaux sont désastreuses »Vérifier à 7:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 19:01
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 32:09
France Culture — Sens politique · François Patriat : "Il y a dans ce gouvernement une part d'audace et quelques surprises"Vérifier à 32:09
« ou est-ce que c'est un texte de lever des contraintes ? – Non, c'est un texte supplémentaire, il y en a eu plusieurs, il y en a eu l'année dernière déjà. C'est un texte, à mon avis, qui apporte des solutions, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 7:31
« – Je l'ai dit en présentant, j'ai dit l'autre jour sur un plateau que sur mon écran il y a marqué « hashtag Macron 2032 ». Oui, voilà, je l'ai dit, et je le souhaite d'ailleurs, je vous le dis franchement, comme tel. – Mais vous en avez parlé avec lui, est-ce que lui le souhaite ? – Si on regarde les choses en face, est-ce que vous pensez que les difficultés de la santé, que les difficultés de la justice, que les difficultés de la sécurité, que les difficultés de l'environnement, elles datent d'Emmanuel Macron ? Or qui est-ce qui a le plus répondu fortement qu'Emmanuel Macron ces dernières années ? Quand on a doublé le budget des armées, quand on a mis plus de 30 milliards de la santé dans les hôpitaux, quand on a doublé le nombre de magistrats, quand on a trois plans climatiques, quand on a pris les mesures contre les gaz à effet de serre comme lui, est-ce qu'on n'a pas changé les choses ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 16:53
« quelques solutions, des choses intéressantes, pour voir autour du foncier encore ce qui pourrait être fait aujourd'hui. Je pense qu'il faut surtout, alors là, ce n'est pas vraiment un grand débat, c'est une réflexion sur l'avenir de l'agriculture dans notre pays. Est-ce que le modèle d'agriculture familiale, tel qu'il était conçu dans les années 70, Pisani, sans suite sous Jacques Chirac, est encore viable aujourd'hui ? Est-ce que la mécanisation, est-ce qu'aujourd'hui, les modes de production sont changés ? On parle du climat. Pourquoi aujourd'hui la difficulté existe sur les céréales ? La Russie va produire 100 millions de tonnes, 100 millions de tonnes de blé. Vous vous rendez compte ? Avant, elle en produisait, elle importait du blé de l'Europe. Maintenant, elle va en exporter partout. Et elle fait baisser les prix. Eux, ils bénéficient du changement climatique. Parce qu'aujourd'hui, ils n'ont plus le gène, ils n'ont pas autre chose. Donc aujourd'hui, nous, si eux bénéficient de ce lutte-là, et que nous, on n'est pas capables de lutter intelligemment contre, et contre les risques sanitaires, sur les risques sanitaires, alors l'agriculture est en danger. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 7:42
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »Vérifier à 1:20
« – Si demain il faut voter Édouard Philippe ou Gabriel Attal, Gabriel Attal bien entendu d'abord, mais Édouard Philippe ensuite ou quelqu'un d'autre, pour éliminer l'extrême au deuxième tour, je voterai pour lui bien entendu. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 15:09
« Vous savez, sur le Mercosur, on est aussi dans l'irrationnel. Moi, j'ai connu une époque de ma vie parlementaire où il y a eu des morts, des manifestations dans le sud de la France, dans le midi, terribles, lorsque l'Espagne et le Portugal sont entrés dans le marché commun. Les Français disaient que c'était la ruine, qu'on allait tout perdre, qu'on n'allait pas y arriver, que ça ne pouvait pas marcher. Regardez aujourd'hui, est-ce que maintenant, quelqu'un penserait à sortir l'Espagne ou le Portugal du marché commun ? Je crois qu'il faut garder un peu de raison, un peu de hauteur et voir quels sont les avantages. Le problème du Mercosur, c'est le problème de l'importation de la viande aujourd'hui. Et l'importation de la viande ne viendra pas beaucoup. Ce que craignent les agriculteurs, c'est qu'on n'ait pas les moyens de contrôler ça. Je le comprends avec eux. Les moyens de contrôle, si on apporte des produits qui ne correspondent pas aux normes de notre pays. Donc, c'est là-dessus qu'il faut insister aujourd'hui. Le jour où on aura les moyens de contrôle des clauses miroirs que le chef de l'État a obtenues, alors on pourra avancer. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : « J’ai fait 50 ans de salon de l’Agriculture, il y a toujours eu des crises »Vérifier à 10:19
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · François Patriat : "Pas d’interdiction de pesticides sans remplacement"Vérifier à 11:24
« Vous savez, sur le Mercosur, on est aussi dans l'irrationnel. Moi, j'ai connu une époque de ma vie parlementaire où il y a eu des morts, des manifestations dans le sud de la France, dans le midi, terribles, lorsque l'Espagne et le Portugal sont entrés dans le marché commun. Les Français disaient que c'était la ruine, qu'on allait tout perdre, qu'on n'allait pas y arriver, que ça ne pouvait pas marcher. Regardez aujourd'hui, est-ce que maintenant, quelqu'un penserait à sortir l'Espagne ou le Portugal du marché commun ? Je crois qu'il faut garder un peu de raison, un peu de hauteur et voir quels sont les avantages. Le problème du Mercosur, c'est le problème de l'importation de la viande aujourd'hui. Et l'importation de la viande ne viendra pas beaucoup. Ce que craignent les agriculteurs, c'est qu'on n'ait pas les moyens de contrôler ça. Je le comprends avec eux. Les moyens de contrôle, si on apporte des produits qui ne correspondent pas aux normes de notre pays. Donc, c'est là-dessus qu'il faut insister aujourd'hui. Le jour où on aura les moyens de contrôle des clauses miroirs que le chef de l'État a obtenues, alors on pourra avancer. »
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