Mais surtout, est-ce que ça ne repousse pas au calendre grec l'ouverture d'autres EPR ?
Réponse à côtéC'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être.
« C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être. »

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 198 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être.
« C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« eu une ambiguïté au départ sur les résultats de la Convention citoyenne pour le climat. Je peux le dire, puisque je suis encore une fois avec Emmanuel Macron. D'ailleurs, nous étions les deux à croire à cette idée que Cyril Dion et d'autres étaient venus nous présenter. »
Si, vous avez raison. Et nous, nous ne souhaitons pas mettre la poussière sous le tapis. Avec le président de la République, nous avons toujours dit que nous n'accepterions pas de signer des communiqués communs avec les États-Unis d'Amérique en faisant comme si la question du climat n'existait pas. Comme si la divergence majeure sur le climat n'existait pas. Après, comme souvent, le verre est à moitié plein ou à moitié vide. Il y a un seul motif quand même, il y a un motif positif, c'est que le Brésil, dont on pensait qu'il allait suivre les États-Unis d'Amérique dans la rupture avec l'accord de Paris sur le climat, pour l'instant, semble ne pas suivre cette position américaine. Et c'est un…
« Si, vous avez raison. Et nous, nous ne souhaitons pas mettre la poussière sous le tapis. Avec le président de la République, nous avons toujours dit que nous n'accepterions pas de signer des communiqués communs avec les États-Unis d'Amérique en faisant comme si la question du climat n'existait pas. Comme si la divergence majeure sur le climat n'existait pas. Après, comme souvent, le verre est à moitié plein ou à moitié vide. Il y a un seul motif quand même, il y a un motif positif, c'est que le Brésil, dont on pensait qu'il allait suivre les États-Unis d'Amérique dans la rupture avec l'accord de Paris sur le climat, pour l'instant, semble ne pas suivre cette position américaine. Et c'est une bonne chose. Et d'ailleurs, le président de la République française a demandé à son homologue brésilien, M. Bolsonaro, des engagements clairs, précis, sur le maintien du Brésil dans l'accord sur le climat, mais aussi dans la protection de la forêt amazonienne. Car depuis que M. Bolsonaro a été élu, malheureusement, la déforestation a repris. Et ça continue. »
Ah non. Vous voyez bien que le calendrier qu'on donne, à partir du moment où on demande une fiabilisation technologique, ça repose aussi sur le fait que... Vous avez ceux en Finlande et qui marchent, eux. Oui, mais là, il faut quand même... Moi, je suis pour une position équilibrée. Vous savez, je l'ai dit quand j'ai été nommé ministre, il faut sortir un peu d'une guerre de religion sur le nucléaire, d'une vision religieuse. Il y a les antinucléaires. De toute façon, il y en a même qui font croire que le nucléaire contribue à l'effet de serre. Là, il faut quand même dire la vérité aux Français, le nucléaire ne contribue pas à l'effet de serre. des centrales nucléaires, mais c'est une fragil…
« Ah non. Vous voyez bien que le calendrier qu'on donne, à partir du moment où on demande une fiabilisation technologique, ça repose aussi sur le fait que... Vous avez ceux »
« en Finlande et qui marchent, eux. Oui, mais là, il faut quand même... Moi, je suis pour une position équilibrée. Vous savez, je l'ai dit quand j'ai été nommé ministre, il faut sortir un peu d'une guerre de religion sur le nucléaire, d'une vision religieuse. Il y a les antinucléaires. De toute façon, il y en a même qui font croire que le nucléaire contribue à l'effet de serre. Là, il faut quand même dire la vérité aux Français, le nucléaire ne contribue pas à l'effet de serre. »
L'écologie populaire, ce n'est pas l'écologie populiste. Parce que là, M. Ruffin, par ailleurs, il franchit une nouvelle fois les bornes. Vous avez entendu quand même ce qu'il dit. C'est-à-dire qu'il m'attaque sur mon nom. Il a dit « c'est l'écologie des châteaux » et puis il prend un air, etc. Vous savez à qui il me fait penser ? Un fasciste. Les fascistes, ils se comportent comme ça. Ils discréditent les gens qui ne pensent pas comme eux au lieu de débattre, au lieu d'accepter la contradiction. M. Ruffin, il n'accepte pas la contradiction. Il transpire la haine de l'autre. Ce qu'on voit dans cette vidéo, c'est quelqu'un qui transpire la haine de l'autre. Alors franchement, moi je suis prê…
« L'écologie populaire, ce n'est pas l'écologie populiste. Parce que là, M. Ruffin, par ailleurs, il franchit une nouvelle fois les bornes. Vous avez entendu quand même ce qu'il dit. C'est-à-dire qu'il m'attaque sur mon nom. Il a dit « c'est l'écologie des châteaux » et puis il prend un air, etc. Vous savez à qui il me fait penser ? Un fasciste. Les fascistes, ils se comportent comme ça. Ils discréditent les gens qui ne pensent pas comme eux au lieu de débattre, au lieu d'accepter la contradiction. M. Ruffin, il n'accepte pas la contradiction. Il transpire la haine de l'autre. Ce qu'on voit dans cette vidéo, c'est quelqu'un qui transpire la haine de l'autre. Alors franchement, moi je suis prêt à débattre. Demain, vous m'invitez sur ce plateau. Et sur le fond, je défends et je débat des solutions. Je débat des propositions, pas des proclamations. Il fait une vidéo toutes les semaines. Vous savez, qu'est-ce qu'il faisait ça avant ? C'est Jean-Marie Le Pen avant, qui faisait une petite vidéo. Il se met en scène. Ah, puis il fait des petites imitations et puis il parle à son caméraman. Mais là, on parle d'écologie, on parle de planète. Mais qu'on fasse des propositions. Et moi, je fais des propositions, non seulement des propositions, mais je fais des actions. Quand j'ai défendu le projet de loi énergie-climat à l'Assemblée nationale pendant trois jours, j'ai vu M. Ruffin une fois pendant cinq minutes. Voilà. Moi, j'étais avec des députés, y compris de la France insoumise, de toute tendance politique. Et on a débattu concrètement de voilà ce qu'on peut faire pour l'écologie. Voilà ce qu'on peut faire pour le climat. Est-ce qu'on ferme les centrales à charbon ? Oui ou non. Est-ce que M. Ruffin est de notre côté quand nous fermons les centrales à charbon ? Ben non. Il est du côté de la CGT d'EDF. »
C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être.
« C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être. »
Non seulement je pense comme Nicolas Hulot, j'emploie moi-même cette expression « la guerre à l'effet de serre ». Je crois que nous sommes dans une guerre à l'effet de serre. Si nous ne voulons pas mener cette guerre, nous en subirons directement les conséquences. C'est-à-dire que nous subirons les dégâts que nous voyons là aujourd'hui avec la canicule. Mais je n'ai pas oublié qu'au mois d'octobre, c'était les inondations extrêmement violentes dans l'Aude qui ont fait plusieurs morts. L'effet de serre tue. Eh bien, en tout cas, nous faisons le maximum et il va falloir en faire encore plus. C'est-à-dire que moi, si vous voulez me faire dire que je pense qu'on n'en fait pas assez, oui, nous n…
« Non seulement je pense comme Nicolas Hulot, j'emploie moi-même cette expression « la guerre à l'effet de serre ». Je crois que nous sommes dans une guerre à l'effet de serre. Si nous ne voulons pas mener cette guerre, nous en subirons directement les conséquences. C'est-à-dire que nous subirons les dégâts que nous voyons là aujourd'hui avec la canicule. Mais je n'ai pas oublié qu'au mois d'octobre, c'était les inondations extrêmement violentes dans l'Aude qui ont fait plusieurs morts. L'effet de serre tue. »
« Eh bien, en tout cas, nous faisons le maximum et il va falloir en faire encore plus. C'est-à-dire que moi, si vous voulez me faire dire que je pense qu'on n'en fait pas assez, oui, nous n'en faisons pas encore assez. Sur les passoires thermiques, par exemple. Évidemment, non seulement en France, mais surtout en Europe et dans le monde. Vous voyez, dans la loi... »
C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être.
« C'est deux questions très différentes. D'abord, elles peuvent l'être. »
Ça existe déjà pour les professions les plus exposées à la canicule. On pense notamment aux ouvriers du bâtiment, les gens qui travaillent dans les travaux publics. Vous imaginez, vous manipulez des machines qui émettent de la chaleur alors qu'il fait déjà très chaud. Donc, il y a évidemment des clauses de protection des salariés qui relèvent du droit du travail, du code du travail, qui sont sous la responsabilité des employeurs. Et puis, par ailleurs, nous avons quand même progressé depuis 2003. Heureusement, les leçons de la canicule de 2003 ont été tirées dans bien des domaines. On pense notamment aux établissements accueillant des personnes âgées qui ont aujourd'hui systématiquement des…
« Ça existe déjà pour les professions les plus exposées à la canicule. On pense notamment aux ouvriers du bâtiment, les gens qui travaillent dans les travaux publics. Vous imaginez, vous manipulez des machines qui émettent de la chaleur alors qu'il fait déjà très chaud. Donc, il y a évidemment des clauses de protection des salariés qui relèvent du droit du travail, du code du travail, qui sont sous la responsabilité des employeurs. Et puis, par ailleurs, nous avons quand même progressé depuis 2003. Heureusement, les leçons de la canicule de 2003 ont été tirées dans bien des domaines. On pense notamment aux établissements accueillant des personnes âgées qui ont aujourd'hui systématiquement des salles climatisées, des espaces qui sont à l'ombre, qui sont rafraîchis. Et par ailleurs, il y a tout un système d'entraide et de solidarité avec les personnes les plus fragiles. Sur la pollution de l'air, nous avons aussi tiré les leçons des précédents épisodes de pollution de l'air. Et nous avons réagi beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fortement. »
Oui, alors cela il exagère parce que d'abord il s'est traité par le ministère de l'économie et des finances et le ministre du budget parce que c'est une mesure fiscale. Mais en l'occurrence nous en avons beaucoup parlé à l'automne dernier et je faisais partie de ceux qui disaient que supprimer cette niche fiscale d'un seul coup en un an n'était pas réaliste. Voyez-vous ? Donc moi j'ai toujours dit que si jamais on devait égaliser progressivement sur le taux général il faut le faire par étapes. Les JO
« Oui, alors cela il exagère parce que d'abord il s'est traité par le ministère de l'économie et des finances et le ministre du budget parce que c'est une mesure fiscale. Mais en l'occurrence nous en avons beaucoup parlé à l'automne dernier et je faisais partie de ceux qui disaient que supprimer cette niche fiscale d'un seul coup en un an n'était pas réaliste. Voyez-vous ? Donc moi j'ai toujours dit que si jamais on devait égaliser progressivement sur le taux général il faut le faire par étapes. Les JO »
Alors, Pascal Canfas sera président de la Commission environnement au Parlement européen. C'est sûr. Normalement, et c'est une excellente nouvelle, car c'est à la fois quelqu'un qui connaît très bien les sujets d'environnement. Il était directeur d'ailleurs du WWF, cette grande association environnementale que les Français connaissent bien. Mais par ailleurs, il a été déjà député européen par le passé pendant trois ans. Et il a aussi été ministre pendant deux ans. Donc c'est quelqu'un d'expérience. Et il faut des personnes comme ça qui sont très engagées pour l'Europe, très engagées pour l'écologie. Il en faut au Parlement européen. Il en faudra aussi à la Commission européenne. Nous, ce qu…
« Alors, Pascal Canfas sera président de la Commission environnement au Parlement européen. C'est sûr. Normalement, et c'est une excellente nouvelle, car c'est à la fois quelqu'un qui connaît très bien les sujets d'environnement. Il était directeur d'ailleurs du WWF, cette grande association environnementale que les Français connaissent bien. Mais par ailleurs, il a été déjà député européen par le passé pendant trois ans. Et il a aussi été ministre pendant deux ans. Donc c'est quelqu'un d'expérience. Et il faut des personnes comme ça qui sont très engagées pour l'Europe, très engagées pour l'écologie. Il en faut au Parlement européen. Il en faudra aussi à la Commission européenne. Nous, ce que nous avons souhaité, avec Emmanuel Macron, c'est qu'à la Commission européenne, toujours la même logique. Que ce ne soit pas un parti qui désigne le président, comme ça se faisait avant, ou un parti qui passe un accord avec le parti arrivé deuxième. Et c'était en gros la droite conservatrice qui passait un accord avec les socialistes. Alors, il se battait pendant la campagne électorale. Puis ensuite, il se retrouvait simplement pour se partager les postes sans avoir de projet commun. Nous, nous souhaitons un projet pro-européen. Et nous avons obtenu cela. Que ce ne soit pas un parti qui désigne, ce sera en quelque sorte une coalition, tant au niveau des gouvernements qu'au niveau du Parlement européen. »
Et alors justement, nous croisons à la fois les données mesurées, qui sont toujours les données du jour, et les prévisions météo. Et on considère, on fait des modélisations en quelque sorte, c'est-à-dire on essaye de prévoir ce que peut être la pollution de l'air. Je tiens à le dire, mercredi dernier, personne ne l'avait prévu. Personne ne l'avait vu venir, et on était déjà à 53 mg par mètre cube, c'est-à-dire le seuil d'information, celui où on doit informer les habitants et commencer à prendre des mesures du type baisse de la vitesse. Vous savez que ce sont des mesures qui ne sont jamais d'ailleurs très populaires, très faciles à faire appliquer, mais baisse de la vitesse à 70 km heure su…
« Et alors justement, nous croisons à la fois les données mesurées, qui sont toujours les données du jour, et les prévisions météo. Et on considère, on fait des modélisations en quelque sorte, c'est-à-dire on essaye de prévoir ce que peut être la pollution de l'air. Je tiens à le dire, mercredi dernier, personne ne l'avait prévu. Personne ne l'avait vu venir, et on était déjà à 53 mg par mètre cube, c'est-à-dire le seuil d'information, celui où on doit informer les habitants et commencer à prendre des mesures du type baisse de la vitesse. Vous savez que ce sont des mesures qui ne sont jamais d'ailleurs très populaires, très faciles à faire appliquer, mais baisse de la vitesse à 70 km heure sur tout le réseau routier francilien. Cela a été fait vendredi, et ensuite cela a été continué à être appliqué samedi et dimanche, alors qu'on aurait très bien pu dire, il y a moins de circulation, c'est plus la peine. Nous l'avons maintenu également lundi et mardi, ce qui a sans doute permis d'éviter d'être, on est resté en dessous de 50. Après, on peut avoir un débat sur les seuils. »
Ça fait quelques années que je ne suis plus lycéen. Mais je trouve que le concept de dire une grève pour le climat, c'est original et en soi, c'est intéressant. Parce que vous savez qu'en général, les grèves, que ce soit dans les lycées, dans les universités ou dans les entreprises, d'ailleurs, c'est plutôt pour, évidemment, défendre des questions internes. Contre une réforme du bac ou contre une réforme de l'université. Donc, en soi, c'est un sujet d'intérêt général. C'est une mobilisation générale dont nous avons besoin. Mais vous savez, regardez, je ne sais pas, pour ceux qui auront l'image, ils le verront. Voilà, ça, c'est la carte des émissions de CO2 liées à l'électricité en Europe. E…
« Ça fait quelques années que je ne suis plus lycéen. Mais je trouve que le concept de dire une grève pour le climat, c'est original et en soi, c'est intéressant. Parce que vous savez qu'en général, les grèves, que ce soit dans les lycées, dans les universités ou dans les entreprises, d'ailleurs, c'est plutôt pour, évidemment, défendre des questions internes. Contre une réforme du bac ou contre une réforme de l'université. Donc, en soi, c'est un sujet d'intérêt général. C'est une mobilisation générale dont nous avons besoin. Mais vous savez, regardez, je ne sais pas, pour ceux qui auront l'image, ils le verront. Voilà, ça, c'est la carte des émissions de CO2 liées à l'électricité en Europe. Et vous voyez que la France est en vert, au milieu de la carte européenne. Les autres pays, pour certains, sont en noir. Eh bien, quand nous avons discuté avec ces jeunes, vous êtes les premiers à reconnaître. Le problème, il est aux Etats-Unis avec Trump, il est avec Bolsonaro au Brésil, qui, eux, veulent carrément dire le dérèglement climatique, ne connaît pas. Les mesures, ce n'est pas la peine d'en prendre. On a d'autres pays en Europe, sur la production d'électricité, par exemple, qui continuent à utiliser massivement le charbon, alors que nous, nous n'avons plus que 4 centrales à charbon et nous allons les fermer dans les 3 ans qui viennent. Voilà la mobilisation générale que les jeunes peuvent mener à l'échelle internationale. »
Alors en fait, il y en aura 175, parce qu'il y a eu 5000 demandes. C'est-à-dire que 5000 personnes ont répondu à mon appel sur Facebook, en disant, oui, nous sommes intéressés d'échanger, de discuter, de proposer aux ministres que je suis, et moi je suis intéressé que l'on travaille ensemble, parce qu'évidemment, on pourra parler de ce qui est déjà fait. C'est important, parce que la France n'est pas à la traîne, elle est plutôt à la pointe du combat sur le climat. Mais vous savez pourquoi ? Vous savez pourquoi ? Pour un objectif de division par 8. Alors là, vous savez, ça, c'est une fausse polémique qui a été montée de toute pièce par le journal Libération, qui depuis d'ailleurs a reconnu…
« Alors en fait, il y en aura 175, parce qu'il y a eu 5000 demandes. C'est-à-dire que 5000 personnes ont répondu à mon appel sur Facebook, en disant, oui, nous sommes intéressés d'échanger, de discuter, de proposer aux ministres que je suis, et moi je suis intéressé que l'on travaille ensemble, parce qu'évidemment, on pourra parler de ce qui est déjà fait. C'est important, parce que la France n'est pas à la traîne, elle est plutôt à la pointe du combat sur le climat. »
« Mais vous savez pourquoi ? Vous savez pourquoi ? Pour un objectif de division par 8. Alors là, vous savez, ça, c'est une fausse polémique qui a été montée de toute pièce par le journal Libération, qui depuis d'ailleurs a reconnu son erreur. Donc là, en l'occurrence, ça c'est un faux débat et un faux problème. En revanche, moi je ne veux pas justement, un, dire « Ah, vous attaquez l'État, donc on ne peut pas discuter », au contraire, moi je trouve, y compris, je vois le bon côté des choses, 2,2 millions de personnes qui ont pris la peine de signer cette pétition, c'est une mobilisation sans précédent, et c'est sur le sujet du climat, donc tant mieux. Enfin, c'est contre le gouvernement, c'est contre vous ? Oui, attendez, je devrais donc fermer ma porte, et dire « Ah ben, puisque vous attaquez le gouvernement, l'État, on ne va pas dialoguer ». Par ailleurs, tout le monde le sait très bien, c'est pas dans les tribunaux qu'on fera baisser les gaz à effet de serre. Donc ça, c'est pas là qu'elle est, la solution. Ça, c'est une mobilisation symbolique, d'ailleurs les associations qui l'ont lancée, on les a reçues avec le Premier ministre, elles nous ont bien fait comprendre que, quoi qu'on leur dise, de toute façon, elles poursuivraient leur action devant le tribunal administratif, puis ensuite devant le Conseil d'État, et ainsi de suite. Bon, ça, c'est l'aspect mobilisation médiatico-politique. En revanche, sur le fond, l'action, l'action que nous devons mener pour le climat, moi je crois que le dialogue avec ces citoyens qui ont signé une pétition peut être fructueux. J'ai entendu d'ailleurs ce matin, sur votre antenne, un jeune ingénieur, qui est manifestement un spécialiste de la question, qui dit, moi j'ai des propositions à faire sur l'isolation des logements, sur l'urbanisme, et bien discutons-en, mettons-les dans le débat. Nous sommes actuellement dans la phase de grand débat national, c'est des sujets qui sont dans le débat, et qu'il faut mettre plus que jamais dans le débat. »
Ce n'est pas un ministre d'appeler à la grève dans les établissements scolaires. Évidemment. En revanche, là aussi, on pourrait dire « Ah, mais ce sont des jeunes qui n'y connaissent rien et de quoi ils parlent. C'est une affaire de gens sérieux. Le climat entre des chefs d'État, de gouvernement, des ministres, des conférences internationales, qu'ils retournent dans leur salle de classe travailler. » Nous, nous les avons reçus avec le président de la République.
« Ce n'est pas un ministre d'appeler à la grève dans les établissements scolaires. Évidemment. En revanche, là aussi, on pourrait dire « Ah, mais ce sont des jeunes qui n'y connaissent rien et de quoi ils parlent. C'est une affaire de gens sérieux. Le climat entre des chefs d'État, de gouvernement, des ministres, des conférences internationales, qu'ils retournent dans leur salle de classe travailler. » Nous, nous les avons reçus avec le président de la République. »
Alors écoutez, depuis une semaine, puisque ça fait une semaine qu'il y a une montée de la pollution à Paris, nous suivons évidemment de très près. Je vais donner les chiffres simplement. Il y avait 53 mg par mètre cube mercredi dernier. C'est monté à 74 et 71 jeudi. Enfin jeudi, c'était 74 et nous avons immédiatement pris la décision de mettre en oeuvre les mesures de baisse de la vitesse, les mesures de restriction sur l'industrie et sur le chauffage pour faire baisser la pollution. Et ça a été donc mis en oeuvre vendredi. Et cela a fait baisser samedi et dimanche. On est retombé à 28 et 24 mg par mètre cube. C'est remonté à 40 lundi. On a maintenu les mesures alors qu'on aurait pu dire qu…
« Alors écoutez, depuis une semaine, puisque ça fait une semaine qu'il y a une montée de la pollution à Paris, nous suivons évidemment de très près. Je vais donner les chiffres simplement. Il y avait 53 mg par mètre cube mercredi dernier. C'est monté à 74 et 71 jeudi. Enfin jeudi, c'était 74 et nous avons immédiatement pris la décision de mettre en oeuvre les mesures de baisse de la vitesse, les mesures de restriction sur l'industrie et sur le chauffage pour faire baisser la pollution. Et ça a été donc mis en oeuvre vendredi. Et cela a fait baisser samedi et dimanche. On est retombé à 28 et 24 mg par mètre cube. C'est remonté à 40 lundi. On a maintenu les mesures alors qu'on aurait pu dire que ce n'est plus la peine, on est retombé en dessous des seuils. On les a maintenus encore entre 40 et 50 hier. Et malgré le fait qu'on soit en dessous du seuil qui normalement déclenche la circulation alternée, le préfet de police de Paris a décidé de la mettre en oeuvre pour aujourd'hui. »
Non mais, ça c'est... Qu'elles viennent un jour dans l'une des réunions que j'organise. Ce que je veux dire c'est qu'il faut entraîner tout le monde. Je pense que c'est une de mes fonctions d'ailleurs de ministres évidemment de mobiliser l'État et nous le faisons. Vous savez, quand on dépense cette année dans le budget de l'État 7,3 milliards pour le développement des énergies renouvelables et que j'entends encore que je lis encore des gens qui disent en France on ne fait rien pour les énergies renouvelables. J'ai des tas de gens qui me tapent dessus d'ailleurs en disant ça coûte beaucoup trop cher c'est de l'argent gaspillé les éoliennes partout en France c'est moche c'est mauvais pour l'e…
« Non mais, ça c'est... Qu'elles viennent un jour dans l'une des réunions que j'organise. Ce que je veux dire c'est qu'il faut entraîner tout le monde. Je pense que c'est une de mes fonctions d'ailleurs de ministres évidemment de mobiliser l'État et nous le faisons. Vous savez, quand on dépense cette année dans le budget de l'État 7,3 milliards pour le développement des énergies renouvelables et que j'entends encore que je lis encore des gens qui disent en France on ne fait rien pour les énergies renouvelables. J'ai des tas de gens qui me tapent dessus d'ailleurs en disant ça coûte beaucoup trop cher c'est de l'argent gaspillé les éoliennes partout en France c'est moche c'est mauvais pour l'environnement et moi je défends un lassablant et je ne me contente pas de le défendre là dans votre studio de radio ça ne prend qu'une toute petite partie de mon temps ce que je fais c'est que je mets les gens au travail pour aboutir sur ces sujets là et donc évidemment que c'est le rôle d'un ministre que d'être dans l'action dans la mobilisation mais aussi de le faire avec d'autres. Si on veut faire croire aux Français que c'est l'État tout seul qui va tout régler et bien on se trompe sur ce sujet comme sur d'autres. »
Et alors justement, nous croisons à la fois les données mesurées, qui sont toujours les données du jour, et les prévisions météo. Et on considère, on fait des modélisations en quelque sorte, c'est-à-dire on essaye de prévoir ce que peut être la pollution de l'air. Je tiens à le dire, mercredi dernier, personne ne l'avait prévu. Personne ne l'avait vu venir, et on était déjà à 53 mg par mètre cube, c'est-à-dire le seuil d'information, celui où on doit informer les habitants et commencer à prendre des mesures du type baisse de la vitesse. Vous savez que ce sont des mesures qui ne sont jamais d'ailleurs très populaires, très faciles à faire appliquer, mais baisse de la vitesse à 70 km heure su…
« Et alors justement, nous croisons à la fois les données mesurées, qui sont toujours les données du jour, et les prévisions météo. Et on considère, on fait des modélisations en quelque sorte, c'est-à-dire on essaye de prévoir ce que peut être la pollution de l'air. Je tiens à le dire, mercredi dernier, personne ne l'avait prévu. Personne ne l'avait vu venir, et on était déjà à 53 mg par mètre cube, c'est-à-dire le seuil d'information, celui où on doit informer les habitants et commencer à prendre des mesures du type baisse de la vitesse. Vous savez que ce sont des mesures qui ne sont jamais d'ailleurs très populaires, très faciles à faire appliquer, mais baisse de la vitesse à 70 km heure sur tout le réseau routier francilien. Cela a été fait vendredi, et ensuite cela a été continué à être appliqué samedi et dimanche, alors qu'on aurait très bien pu dire, il y a moins de circulation, c'est plus la peine. Nous l'avons maintenu également lundi et mardi, ce qui a sans doute permis d'éviter d'être, on est resté en dessous de 50. Après, on peut avoir un débat sur les seuils. »
Brune Brune Je pars tout à l'heure Tout à l'heure
« Brune Brune Je pars tout à l'heure Tout à l'heure »
Non j'ai pas été surprise En revanche Il y a une chose Qui m'a surprise Qui me scandalise Qui me choque Et qui est inadmissible Ce sont les violences Les violences On les a vues à Paris Et moi je viens du Vaucluse Et le préfet Le préfet du Vaucluse Par exemple A été menacé Sa famille a été mise En danger Et là Ça c'est intolérable Mais ça Ça traduit Et je ne vais pas tomber Dans l'accusation facile Encore une fois Je le condamne Mais un Je ne ferai pas d'amalgame Et deuxièmement Ce que ça veut dire Beaucoup plus profondément C'est que nous sommes Dans une crise de sens Et qu'il y a Une réponse sécuritaire A court terme Il y a des réponses Politiques A apporter à court terme Et notamment déj…
« Mais vous savez Il y a potentiellement Plein d'autres mesures Et vous avez vu Les revendications Des gilets jaunes Je vous ai dit Vous avez dit Vous l'avez vu venir Certaines sont justes Et légitimes Mais une des façons Oui on l'a vu venir Une des façons d'y répondre Elle est double Oui vous l'avez vu venir On a vu venir Et on savait Alors pourquoi ne pas avoir anticipé Et comment »
« En ce cas On a vu venir Des mouvements Et on savait Quand vous réformez En profondeur Un pays Forcément Vous déséquilibrez Des systèmes Et ça crée Des frottements Des frottements Qui peuvent être très durs Et bien sûr Ceux d'hier Pardon Ils sont condamnables Et ça non C'était pas Nécessairement prévisible Mais il est certain Qu'il y a Une réponse politique A court terme Et un travail politique A beaucoup plus long terme Brune Poirson »
« Je vais vous dire Ça Ça doit être quoi ? Interdit Ça c'est honteux Et on est en train Actifiquement Mais il suffit pas de le dire Qu'est-ce que vous pouvez faire Concrètement ? Alors je vais vous répondre Puisqu'on y travaille Plus que concrètement Je voudrais juste finir là-dessus Ça c'est honteux Pourquoi ? Parce que pour moi C'est moralement répréhensible Et il est temps aussi De remettre des valeurs De la morale Dans ce système capitaliste Qui est totalement À bout de souffle Et ce que font certaines banques Et leurs décisions d'investissement Elles sont rationnelles À court terme Parce que ça consiste À faire de l'argent Elles ont des actionnaires Etc Je sais que c'est compliqué Mais ça Nous ne pouvons plus l'accepter Et une part de la colère Des Gilets jaunes Elle est là-dedans Et nous Nous nous attachons Depuis le début À y répondre Quand le président de la République Quand Donald Trump Décide En juin 2017 De quitter l'accord de Paris Cette décision Dramatique Quand il prend cette décision Immédiatement Emmanuel Macron Sort Et fait un appel à la planète En disant Make a planet great again On s'en souvient On va en parler Ce n'est pas de la com Je voudrais en parler C'est important Je voudrais finir Et ça Quand il dit Make a planet great again Ce n'est pas de la com Et il dit Tous ceux qui veulent agir »
Mais je ne doute pas qu'il assumera comme il a assumé. C'est d'ailleurs une petite victoire qu'il a remportée au début du mandat d'Emmanuel Macron lorsqu'il était ministre de la Transition écologique et solidaire. que la trajectoire, comme on dit, c'est-à-dire une hausse prévisible, une hausse qui est annoncée aux Français carte sur table pour que les uns et les autres puissent progressivement s'adapter, de la taxe carbone a été votée à l'automne 2017. Moi, je n'ai aucun reproche à faire à Nicolas Hulot. Il a démissionné. Ce n'est pas, évidemment, j'imagine, dans ces cas-là, ce n'est pas pour passer son temps à continuer à faire de la politique. Il a pris du recul, il était en retrait, c'es…
« Mais je ne doute pas qu'il assumera comme il a assumé. C'est d'ailleurs une petite victoire qu'il a remportée au début du mandat d'Emmanuel Macron lorsqu'il était ministre de la Transition écologique et solidaire. que la trajectoire, comme on dit, c'est-à-dire une hausse prévisible, une hausse qui est annoncée aux Français carte sur table pour que les uns et les autres puissent progressivement s'adapter, de la taxe carbone a été votée à l'automne 2017. »
Mais on pourrait dire, M. Demorand, comment le dérèglement climatique affecte déjà nos vies. Regardez ce qu'il se passe en Californie. On est d'accord. Des incendies qui font des dizaines de morts et des centaines de disparus.
« Mais on pourrait dire, M. Demorand, comment le dérèglement climatique affecte déjà nos vies. Regardez ce qu'il se passe en Californie. On est d'accord. Des incendies qui font des dizaines de morts et des centaines de disparus. »
comme vous dites, du candidat Emmanuel Macron, c'était de se situer dans le cadre donné par la loi de transition énergétique votée en 2015. Alors que d'autres candidats, François Fillon, Mme Le Pen, proposaient d'abroger purement et simplement cette loi. Nous nous situons toujours dans ce cadre, mais il y a eu une opération vérité, en quelque sorte, qui a été faite dès le début, d'ailleurs, du mandat d'Emmanuel Macron, qui a été faite, d'ailleurs, par Nicolas Hulot, et qui était de dire l'objectif de 2025, de réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025, on n'y arrivera pas. Alors quand ? Donc ça, et d'ailleurs, il faudra y compris modifier la loi sur ce point pour dire les choses de la fa…
« comme vous dites, du candidat Emmanuel Macron, c'était de se situer dans le cadre donné par la loi de transition énergétique votée en 2015. Alors que d'autres candidats, François Fillon, Mme Le Pen, proposaient d'abroger purement et simplement cette loi. Nous nous situons toujours dans ce cadre, mais il y a eu une opération vérité, en quelque sorte, qui a été faite dès le début, d'ailleurs, du mandat d'Emmanuel Macron, qui a été faite, d'ailleurs, par Nicolas Hulot, et qui était de dire l'objectif de 2025, de réduire la part du nucléaire à 50% d'ici 2025, on n'y arrivera pas. Alors quand ? Donc ça, et d'ailleurs, il faudra y compris modifier la loi sur ce point pour dire les choses de la façon la bonne ou l'air. Alors quand ? Est-ce que vous pouvez nous dire ce matin quand ? que nous, notre échéance de travail, sans dévoiler tout le contenu de cette stratégie française pour l'énergie, c'est 2035. En 2035, »
Vous voyez bien que le mouvement des Gilets jaunes, ce n'est pas un mouvement organisé avec des porte-parole, avec des représentants désignés par ceux qui participent aux manifestations. Nous ne sommes pas du tout dans ce champ-là, donc ça n'est en rien comparable à d'autres modes de résolution de conflits sociaux, parce que c'était souvent pour des conflits sociaux, même si l'exemple de la Nouvelle-Calédonie me paraît assez, en l'occurrence, incomparable et déplacé. Mais ce qui est vrai, c'est que l'on peut travailler avec les organisations syndicales, j'ai entendu la CFDT, Laurent Berger, qui propose de travailler. Il n'a pas une recette miracle, il n'a pas une réponse toute faite.
« Vous voyez bien que le mouvement des Gilets jaunes, ce n'est pas un mouvement organisé avec des porte-parole, avec des représentants désignés par ceux qui participent aux manifestations. Nous ne sommes pas du tout dans ce champ-là, donc ça n'est en rien comparable à d'autres modes de résolution de conflits sociaux, parce que c'était souvent pour des conflits sociaux, même si l'exemple de la Nouvelle-Calédonie me paraît assez, en l'occurrence, incomparable et déplacé. Mais ce qui est vrai, c'est que l'on peut travailler avec les organisations syndicales, j'ai entendu la CFDT, Laurent Berger, qui propose de travailler. Il n'a pas une recette miracle, il n'a pas une réponse toute faite. »
Attention. Attention à ce mode d'action, encore une fois, qui présente un risque et un danger particuliers.
« Attention. Attention à ce mode d'action, encore une fois, qui présente un risque et un danger particuliers. »
Mais on pourrait dire, M. Demorand, comment le dérèglement climatique affecte déjà nos vies. Regardez ce qu'il se passe en Californie. On est d'accord. Des incendies qui font des dizaines de morts et des centaines de disparus.
« Mais on pourrait dire, M. Demorand, comment le dérèglement climatique affecte déjà nos vies. Regardez ce qu'il se passe en Californie. On est d'accord. Des incendies qui font des dizaines de morts et des centaines de disparus. »
« 'idée est vraiment de mettre 150 citoyens tirés au sort. »
« 'est la première fois en France qu'on réunissait une assemblée citoyenne avec des personnes tirées au sort. Je vous rappelle que beaucoup d'hommes et de femmes politiques revendiquaient cela avant les gilets jaunes, au moment des gilets jaunes, etc. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« République ont toujours dit, depuis le début de cette crise, notre boussole, c'est ce que nous disent les médecins, c'est ce que nous dit la science. La connaissance scientifique autour de cette maladie est d'ailleurs encore imparfaite. Elle est encore à construire. Donc c'est normal que parfois, d'ailleurs, on prenne des décisions qui puissent évoluer dans le temps. Mais ce que nous disent les scientifiques et les médecins, c'est qu'évidemment, plus on multiplie les contacts, plus on multiplie les sorties, plus on multiplie les points de rencontre entre les gens, plus on multiplie les risques de contamination. À partir de là, le gouvernement a toujours dit, on essaye de faire des priorités. Et c'est ce qu'on a appelé les commerces essentiels, les activités essentielles. Alors je vois, comme tout le monde, et moi aussi, si on me dit, est-ce que la lecture est une activité essentielle ? Je dis oui, bien sûr. Est-ce que la culture est une activité essentielle ? Oui, bien sûr. Mais en même temps, si on doit faire des priorités, on comprend que oui, on fait fonctionner les transports en commun, parce que ça permet aux uns et aux autres d'aller travailler et de se déplacer pour un certain nombre de choses prioritaires, les écoles, les collèges et lycées. »
« eu une ambiguïté au départ sur les résultats de la Convention citoyenne pour le climat. Je peux le dire, puisque je suis encore une fois avec Emmanuel Macron. D'ailleurs, nous étions les deux à croire à cette idée que Cyril Dion et d'autres étaient venus nous présenter. »
« Non, vous savez bien que c'est plus subtil que ça, c'est beaucoup plus subtil que ça. C'est le fait de toujours remettre en cause la légitimité de ceux qui ont été élus pour gouverner. Regardez ce qui s'est passé, il n'y a pas très longtemps, avec les Gilets jaunes. Eh bien, Mediapart s'est fait le porteur du mouvement des Gilets jaunes. C'est un choix qui les regarde. Mais vous voyez bien que c'était exactement la même chose. On remet en cause le président de la République élu à peine un an avant le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes. Et on dit, il ne devrait pas être président de la République. Le résultat des élections ne compte pas. Bien si, dans notre démocratie, en tout cas, moi, je défends cette conception de la démocratie, le choix des citoyens, il se fait éclairer par les informations fournies par les journalistes. C'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des informations libres des journalistes. Mais le choix des citoyens se fait dans les urnes. Il ne se fait pas dans une rédaction de quelques journalistes. Si vous êtes blanchi de toutes les accusations, c'est ce que vous dites, pourquoi vous avez démissionné ? Ah mais parce que quand j'ai démissionné, j'étais attaqué de toutes parts. Et je ne pouvais plus me défendre tout en assumant ma fonction de ministre. Moi, c'est ce que j'ai dit au Premier ministre et au Président de la République. C'est un choix, pas forcément celui de tous les responsables politiques. Mais moi, c'est ma conception des choses. Je ne pouvais pas à la fois me défendre, faire des recherches d'un certain nombre de documents. Tout cela me prenait du temps et en même temps assumer ma fonction de ministre. En France, il n'y a pas, peut-être qu'il faudrait y réfléchir, de possibilité pour les ministres de mise en retraite temporaire. Et si cela avait été le cas, je me serais mis en retraite temporairement. J'aurais recherché l'ensemble des documents qui permettaient de prouver mon innocence, ce qui a été fait. Et ensuite, j'aurais en effet pu continuer mon action. Mais vous savez, en l'occurrence, ça ne s'est pas passé comme ça. Mais ce qui est sûr, et ça, les gens le voient bien d'ailleurs, c'est que toutes ces accusations, au-delà d'un jugement d'opinion, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« crois qu'il peut y avoir des gens qui sont sincèrement interrogatifs, notamment parmi les journalistes que vous êtes, sur la question de la diffusion d'images, notamment lors d'interventions policières. C'était le sujet de l'article 24 de cette loi sur la sécurité globale. article que moi je défends, parce que je crois que c'est absolument nécessaire de réguler en effet la diffusion d'images qui peuvent mettre en cause la sécurité de personnes, la fameuse intégrité physique ou psychologique de personnes. C'est le cas pour les policiers, mais c'est le cas aussi pour d'autres personnes, y compris les journalistes d'ailleurs, dont on voit bien qu'ils peuvent être pris à partie également. « Nous allons continuer le travail législatif ». Donc je crois qu'au-delà d'interrogations sincères et compréhensibles, il y a quand même beaucoup d'agitations militantes, politico-médiatiques, habituelles, malheureusement, où se mélange un sentiment anti-flic, toujours entretenu, toujours relancé, avec une opposition perpétuelle, non seulement au gouvernement et à la majorité que nous sommes, mais aussi une opposition perpétuelle à toute mesure de sécurité. Eh bien nous, nous défendons qu'il faut prendre des mesures pour la sécurité des »
« la foulée, Edouard Philippe sonne le rappel à l'ordre général. Matignon met à jour la circulaire relative au train de vie des ministres. »
« de fonction des ministres, dont le montant est supérieur à 20 000 euros, devront être soumis à l'approbation du secrétariat général du gouvernement. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« à rien de faire des efforts, car ce sont des efforts, les transformations à conduire pour mener ce combat contre le climat. Donc je crois qu'un trop-plein de pessimisme finit par, évidemment, décourager d'agir. Or, il faut agir. De même, moi, je ne partage pas cette idée selon laquelle il y aurait un lien direct entre le dérèglement climatique et la multiplication des épidémies. »
« Mais après, vous avez un emballement médiatique. Ce n'est pas la première fois qu'il y a un emballement médiatique. Mais de telle ampleur, alors que tout est faux, ça, ça n'était jamais arrivé. Et donc ça, en effet, c'est quelque chose dont je sais que ça laisse des traces. Mais en même temps, je peux vous dire que pendant tout l'été, où j'ai rencontré des gens dans la rue, dans le métro à Paris, dans le tramway à Nantes, sur mon lieu de vacances, les gens sont venus m'arrêter dans la rue pour me dire « C'est injuste. Ce qui vous est arrivé, c'est injuste. » C'est ça le mot qui revenait le plus souvent, « C'est injuste. » Donc je crois aussi que les Français sont clairvoyants et qu'ils font la part des choses. »
« Moi, je puis vous dire, en effet, j'aurais pu me dire « Il y a peut-être des gens dans la rue qui vont me prendre à partie. » Ça, des gens qui prennent à partie sur les réseaux sociaux, derrière leur écran, il y en a beaucoup. Ce n'est pas nouveau. Dans la rue, moi, j'ai constaté, je vous dis, j'ai pris les transports en commun, avec ma femme, tout seul, avec mes enfants. Pas de mauvaises lagues, pas de moqueries. J'ai été plutôt frappé, encore devant, d'ailleurs, l'entrée de ce plateau, de ce studio. Quelqu'un est venu, il voulait que je prenne une photo avec moi. Bon, voilà, moi, vous savez, je suis normal, dans la rue, ou encore une fois, dans ma vie quotidienne. Je ne cache pas, je ne cherche pas non plus... »
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« Vous savez, Mediapart fonctionne à la fois avec de la mauvaise foi, une présentation des choses qui est de mauvaise foi, de la malhonnêteté intellectuelle et des mensonges. Et donc, en effet, la justice, elle ne va pas juger de la mauvaise foi ou de la malhonnêteté intellectuelle. D'ailleurs, on ne s'en sortirait pas. Il faudrait faire 25 procédures. Donc, elle va juger des mensonges. Et en l'occurrence, il y a une audience. Le 9 octobre, beaucoup m'avaient dit, y compris Edwip Lennel, ils vont dire « Oh, on verra ça dans deux ans, dans trois ans ». Le 9 octobre prochain, il y aura une première audience au tribunal correctionnel de Paris. »
« Non, vous savez bien que c'est plus subtil que ça, c'est beaucoup plus subtil que ça. C'est le fait de toujours remettre en cause la légitimité de ceux qui ont été élus pour gouverner. Regardez ce qui s'est passé, il n'y a pas très longtemps, avec les Gilets jaunes. Eh bien, Mediapart s'est fait le porteur du mouvement des Gilets jaunes. C'est un choix qui les regarde. Mais vous voyez bien que c'était exactement la même chose. On remet en cause le président de la République élu à peine un an avant le déclenchement du mouvement des Gilets jaunes. Et on dit, il ne devrait pas être président de la République. Le résultat des élections ne compte pas. Bien si, dans notre démocratie, en tout cas, moi, je défends cette conception de la démocratie, le choix des citoyens, il se fait éclairer par les informations fournies par les journalistes. C'est pour ça que c'est très important qu'il y ait des informations libres des journalistes. Mais le choix des citoyens se fait dans les urnes. Il ne se fait pas dans une rédaction de quelques journalistes. Si vous êtes blanchi de toutes les accusations, c'est ce que vous dites, pourquoi vous avez démissionné ? Ah mais parce que quand j'ai démissionné, j'étais attaqué de toutes parts. Et je ne pouvais plus me défendre tout en assumant ma fonction de ministre. Moi, c'est ce que j'ai dit au Premier ministre et au Président de la République. C'est un choix, pas forcément celui de tous les responsables politiques. Mais moi, c'est ma conception des choses. Je ne pouvais pas à la fois me défendre, faire des recherches d'un certain nombre de documents. Tout cela me prenait du temps et en même temps assumer ma fonction de ministre. En France, il n'y a pas, peut-être qu'il faudrait y réfléchir, de possibilité pour les ministres de mise en retraite temporaire. Et si cela avait été le cas, je me serais mis en retraite temporairement. J'aurais recherché l'ensemble des documents qui permettaient de prouver mon innocence, ce qui a été fait. Et ensuite, j'aurais en effet pu continuer mon action. Mais vous savez, en l'occurrence, ça ne s'est pas passé comme ça. Mais ce qui est sûr, et ça, les gens le voient bien d'ailleurs, c'est que toutes ces accusations, au-delà d'un jugement d'opinion, »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je ne considère pas que dans la vie, en général, il faille se nourrir de regrets. Donc, on peut toujours réécrire l'histoire. Ça ne m'intéresse pas beaucoup. Je ne suis pas venu là, d'ailleurs, ce matin pour ressasser. Je vois que Mediapart ressasse. À une époque, on disait Mediapart Feuilleton. Maintenant, Mediapart ressasse. Moi, je ne suis pas là pour ressasser. Ce que je sais, c'est que mon honnêteté, qui avait été mise en cause gravement, elle a été démontrée. Par qui ? Non seulement par moi-même, parce que j'ai apporté un certain nombre d'éléments sur des questions légitimes qui pouvaient se poser. Et par ailleurs, par beaucoup de vos confrères et consoeurs qui ont fait des articles, qui ont vérifié un certain nombre d'informations, d'accusations en réalité, qui n'étaient pas des informations, qui étaient des accusations injustes et que tout s'est effondré. Et par ailleurs, vous avez vu d'ailleurs qu'il n'y a aucune procédure judiciaire. La seule, c'est moi qui l'ai lancée. Et donc, en l'occurrence, c'est sur les accusations de Mediapart. Et cela se jugera en effet au tribunal. Donc moi, je n'ai pas spécialement envie de revenir indéfiniment. »
« Mais d'ailleurs, vous remarquerez, en effet, il y a également vos anciens amis écologistes qui s'en soumis. C'est grave, d'ailleurs, parce que si dans notre pays, on ne peut plus gouverner sans être... Ah, ben, ça, je ne vous cache pas que dans cette affaire, et d'ailleurs, le dernier article de Mediapart le dit également, lisez-le, et bien, ils disent, mais nous avons eu une première information, ils ne disent pas leurs sources, naturellement, mais ensuite, nous en avons eu d'autres, avec d'autres personnes, et d'ailleurs, ils appellent d'autres personnes à venir contribuer. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je n'en suis pas au stade où je vais soutenir. Il y a beaucoup de gens à différents endroits qui sollicitent mon soutien d'ailleurs. Mais pas spécialement à Paris. Mais ce qui me frappe, c'est qu'à Paris, d'abord, il y a des enjeux écologiques majeurs. Cédric Villani a dit lui-même, d'ailleurs, qu'il est maire écologiste de Paris, sous-entendu, la sortance ne l'était pas. Ce qui, évidemment, est intéressant. Je constate aussi qu'il suscite un intérêt qui va au-delà de la curiosité. Il y a même presque une forme d'engouement chez certaines personnes autour de Cédric Villani. Il y a, de fait, deux candidats issus de La République En Marche. Il y a une liste officielle. Vous avez oublié de citer le nom du deuxième, l'officiel ? De Benjamin Griveaux. Moi, ce qui m'intéresse dans les municipales, ça, ça m'intéresse beaucoup. Et je ne serai pas candidat, je vous le dis, ce n'est pas pour ça. C'est les projets qui vont être développés, notamment en matière écologique, parce que l'échelon local, l'échelon municipal, qu'on soit dans une ville de 2 millions d'habitants, comme Paris, ou qu'on soit dans une petite commune de 500 habitants, eh bien, l'échelon local est fondamental pour faire attention à l'écologie. »
« 64 523 euros de travaux de rénovation de l'appartement de fonction du ministère de la Transition écologique seraient justifiés par l'usure de certains revêtements, les règles de la commande publique globalement respectées, à l'exception du fameux dressing à 17 000 euros. »
« 64 523 euros de travaux de rénovation de l'appartement de fonction du ministère de la Transition écologique seraient justifiés par l'usure de certains revêtements, les règles de la commande publique globalement respectées, à l'exception du fameux dressing à 17 000 euros. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais après, vous avez un emballement médiatique. Ce n'est pas la première fois qu'il y a un emballement médiatique. Mais de telle ampleur, alors que tout est faux, ça, ça n'était jamais arrivé. Et donc ça, en effet, c'est quelque chose dont je sais que ça laisse des traces. Mais en même temps, je peux vous dire que pendant tout l'été, où j'ai rencontré des gens dans la rue, dans le métro à Paris, dans le tramway à Nantes, sur mon lieu de vacances, les gens sont venus m'arrêter dans la rue pour me dire « C'est injuste. Ce qui vous est arrivé, c'est injuste. » C'est ça le mot qui revenait le plus souvent, « C'est injuste. » Donc je crois aussi que les Français sont clairvoyants et qu'ils font la part des choses. »
« Non, non, mais là où Nicolas Hulot dit, il appelle en quelque sorte à une forme d'union nationale pour mener cette guerre à l'effet de serre. Mais malheureusement, cette union nationale n'est pas là. Des appels comme celui de Nicolas Hulot ne sont pas entendus. Nous avons toutes les oppositions politiques contre nous. Au sein même de votre gouvernement ? Nous avons l'inertie d'un certain nombre de gens qui pensent qu'il vaut toujours mieux repousser à plus tard le changement. Et ça existe au sein de l'appareil d'État, comme dans des entreprises privées, comme dans des syndicats. Vous savez, Nicolas Hulot avait annoncé la fermeture des centrales à charbon. Mais c'est moi qui la mets en œuvre, qui tient bon depuis dix mois que je suis ministre. Mais dix fois, on m'a demandé de renoncer à la fermeture des centrales à charbon. Ceux qui me l'ont demandé le plus fort, c'est évidemment non seulement les salariés de ces centrales, mais c'est aussi les syndicats. Le premier syndicat d'EDF, la CGT, qui a manifesté devant mon ministère contre la fermeture des centrales à charbon. Vous savez, il n'y a pas que des gens qui manifestent pour faire plus pour le climat. Il y a beaucoup de gens qui manifestent pour qu'on en fasse moins, pour qu'on aille moins vite, pour qu'ils trouvent que ça va trop vite. Donc moi, mon rôle, et c'est pour ça que j'ai accepté d'être ministre. Vous savez, sinon, j'avais une autre occupation très intéressante en politique. J'étais président de l'Assemblée nationale. Si j'ai accepté d'être ministre de l'écologie, c'est justement parce que mon combat, c'est le climat. Je considère que c'est le combat prioritaire. Il y a plein d'autres combats écologiques très importants. François Ruffin, il va falloir le prouver. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'idée, elle est simple, c'est de faire contribuer tous les secteurs, notamment tous les secteurs du transport qui émettent des gaz à effet de serre, de les faire contribuer à la lutte contre l'effet de serre. Et vous le savez, nous avons une politique, moi je dis, nous faisons la guerre à l'effet de serre. Cette guerre à l'effet de serre, il faut aller dans tous les secteurs, voir comment on peut réduire ces émissions de gaz à effet de serre. Les Français l'ont beaucoup dit ces derniers mois, pourquoi le transport aérien ne contribue pas davantage. Il n'y a pas de taxes sur le kérosène alors qu'il y a des taxes sur les carburants. Il y a une aspiration que je partage d'avoir un effort partagé, une forme de justice dans l'effort qu'il y a à fournir dans cette guerre à l'effet de serre. Et par ailleurs, nous avons aussi entendu le message sur l'idée que s'il y avait des contributions, une forme de fiscalité écologique, C'est une fiscalité écologique ? Voilà, c'est une taxe, disons-le. Il y a une nécessité à ce que cet argent collecté aille vers la transition écologique. Et là, c'est ce que nous faisons. Nous avons une contribution du transport aérien, il y en a une autre du transport routier de marchandises, des camions. »
« Oui, avec Brune Poirson, nous travaillons sur cela. Du premier jour où j'ai été nommé, j'ai dit, une de mes priorités, c'est la lutte contre les déchets. Le fait qu'aujourd'hui, en France, on va encore envoyer trop de déchets, soit dans des décharges, soit dans des usines d'incinération. C'est du gaspillage. En soi, c'est du gaspillage. Les déchets, il faut les voir comme une ressource, comme une matière première que l'on peut recycler. J'organisais hier soir au ministère de la Transition écologique une conférence sur les terres rares, sur les métaux rares. Et tous les scientifiques qui étaient là disaient, votre première priorité, c'est de recycler. Avant d'aller creuser des trous dans la terre pour aller chercher, parfois très loin et parfois de façon très sale, un certain nombre de métaux, déjà commencer par recycler. Le taux de recyclage est beaucoup trop faible en France. Et nous pouvons donc gagner cette bataille, en effet, qui est celle de réduire les déchets à la source. Il y a sans doute des emballages que l'on peut supprimer ou réduire. Ensuite, on peut réutiliser, réemployer un certain nombre de choses. Il y a dans la loi des mesures pour favoriser, y compris la réparation des appareils, les niveaux de garantie, les pièces détachées. Et puis ensuite, il y a le recyclage. C'est une belle bataille qui est à la fois écologique et économique, puisque c'est une ressource pour nos entreprises. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous allons voir avec les collectivités locales qui sont chargées en France de la collecte des déchets ménagers, et ensuite du tri, en tout cas je souhaite qu'elles s'engagent beaucoup plus dans le tri et dans le recyclage. Et on va regarder avec celles qui sont allées le plus loin. Est-ce que c'est la collecte dans des poubelles, les poubelles jaunes, les sacs jaunes, donc ces poubelles vraiment qui sont devant chaque logement dans les immeubles, ou est-ce que c'est la consigne ? Nous, nous croyons beaucoup à la consigne parce que la consigne, c'est un geste clair et simple. Vous avez acheté des bouteilles, que ce soit des bouteilles d'eau, ce ne sera pas que l'eau, ce ne sera pas que les sodas. Il faut aussi penser aux autres emballages, les produits ménagers, les shampoings, les produits cosmétiques. Et cette bouteille, est-ce que vous faites le geste, quand vous allez refaire vos courses, de la ramener dans un endroit où là, en plus, on vous récompense ? C'est le principe qui a toujours existé d'ailleurs de la consigne. On vous redonne une petite incitation à la ramener. Partout où ça a été fait, ça a été efficace pour augmenter le taux de collecte et donc de recyclage des plastiques. »
« Oui, avec Brune Poirson, nous travaillons sur cela. Du premier jour où j'ai été nommé, j'ai dit, une de mes priorités, c'est la lutte contre les déchets. Le fait qu'aujourd'hui, en France, on va encore envoyer trop de déchets, soit dans des décharges, soit dans des usines d'incinération. C'est du gaspillage. En soi, c'est du gaspillage. Les déchets, il faut les voir comme une ressource, comme une matière première que l'on peut recycler. J'organisais hier soir au ministère de la Transition écologique une conférence sur les terres rares, sur les métaux rares. Et tous les scientifiques qui étaient là disaient, votre première priorité, c'est de recycler. Avant d'aller creuser des trous dans la terre pour aller chercher, parfois très loin et parfois de façon très sale, un certain nombre de métaux, déjà commencer par recycler. Le taux de recyclage est beaucoup trop faible en France. Et nous pouvons donc gagner cette bataille, en effet, qui est celle de réduire les déchets à la source. Il y a sans doute des emballages que l'on peut supprimer ou réduire. Ensuite, on peut réutiliser, réemployer un certain nombre de choses. Il y a dans la loi des mesures pour favoriser, y compris la réparation des appareils, les niveaux de garantie, les pièces détachées. Et puis ensuite, il y a le recyclage. C'est une belle bataille qui est à la fois écologique et économique, puisque c'est une ressource pour nos entreprises. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, mais là où Nicolas Hulot dit, il appelle en quelque sorte à une forme d'union nationale pour mener cette guerre à l'effet de serre. Mais malheureusement, cette union nationale n'est pas là. Des appels comme celui de Nicolas Hulot ne sont pas entendus. Nous avons toutes les oppositions politiques contre nous. Au sein même de votre gouvernement ? Nous avons l'inertie d'un certain nombre de gens qui pensent qu'il vaut toujours mieux repousser à plus tard le changement. Et ça existe au sein de l'appareil d'État, comme dans des entreprises privées, comme dans des syndicats. Vous savez, Nicolas Hulot avait annoncé la fermeture des centrales à charbon. Mais c'est moi qui la mets en œuvre, qui tient bon depuis dix mois que je suis ministre. Mais dix fois, on m'a demandé de renoncer à la fermeture des centrales à charbon. Ceux qui me l'ont demandé le plus fort, c'est évidemment non seulement les salariés de ces centrales, mais c'est aussi les syndicats. Le premier syndicat d'EDF, la CGT, qui a manifesté devant mon ministère contre la fermeture des centrales à charbon. Vous savez, il n'y a pas que des gens qui manifestent pour faire plus pour le climat. Il y a beaucoup de gens qui manifestent pour qu'on en fasse moins, pour qu'on aille moins vite, pour qu'ils trouvent que ça va trop vite. Donc moi, mon rôle, et c'est pour ça que j'ai accepté d'être ministre. Vous savez, sinon, j'avais une autre occupation très intéressante en politique. J'étais président de l'Assemblée nationale. Si j'ai accepté d'être ministre de l'écologie, c'est justement parce que mon combat, c'est le climat. Je considère que c'est le combat prioritaire. Il y a plein d'autres combats écologiques très importants. François Ruffin, il va falloir le prouver. »
« Moi, je ne fais pas de la politique fiction. Ce que je sais, c'est que pour la chasse, il y a eu un accord de négocié. Cette réunion était là pour, d'ailleurs, prendre acte des avancées, pas tout à fait sur tous les sujets, mais presque. Donc, moi, je ne vais pas revenir là-dessus. En revanche, j'aurais évidemment à rencontrer la Fédération nationale des chasseurs. Ce sera la première fois de ma vie, d'ailleurs, parce que je n'ai jamais eu l'occasion de les rencontrer par le passé. Mais je l'ai dit hier, dans mon intervention à la passation de pouvoir. Moi, je rencontrerai tout le monde. Et les gens qui veulent m'expliquer les contraintes économiques, sociales, techniques, je les écouterai toujours et il faut savoir les prendre en compte. Mais on ne déviera pas de l'objectif qui est celui de transformer les choses. Si les gens veulent me convaincre qu'il ne faut rien faire, qu'il ne faut toucher à rien, qu'il faut être conservateur, et ça, il y a des lobbies qui sont comme ceux-là. Et bien, ils sont déçus par ma nomination. »
« des centrales nucléaires, mais c'est une fragilité globale. Vous savez, toutes les centrales ont besoin de refroidissement, sauf les éoliennes et les panneaux solaires. Là, on voit quand même l'intérêt des énergies renouvelables. »
« Entre temps, on vous demandera qu'il quitte l'émission tout de suite. C'est ça le monde dans lequel on vit. Ce n'est pas spécifique à la politique. Ne croyez pas. Antoine, pour conclure. Et sur la question que vous dites, moi quand j'ai été élu député, vous savez, en juin 2017, je ne savais pas que je serais élu président de l'Assemblée nationale. J'ai été élu président de l'Assemblée nationale. Je me suis présenté. J'avais un programme. Je l'avais repassé tout à l'heure. Je l'ai mis en œuvre. Puis ensuite, j'ai été nommé ministre. Voilà. »
« C'est en effet ce qu'a estimé le rapport du secrétaire général de l'Assemblée et aidé de la déontologue de l'Assemblée nationale. J'avais moi-même souhaité d'ailleurs pouvoir donner tous les éléments d'appréciation à une tierce personne, et donc en l'occurrence le secrétaire général de l'Assemblée et la déontologue de l'Assemblée. Repas que vous avez remboursé finalement. Vous savez que Mediapart a dit que c'était des gens qui étaient dignes de trafiquants de drogue. Ils ont dit que c'est comme si les dealers étaient jugés par les trafiquants de drogue. Vous voyez un petit peu le niveau de disqualification. Quand Mediapart n'est pas d'accord avec quelqu'un, au lieu de dire « Nous ne sommes pas d'accord, nous n'avons pas la même appréciation », c'est tout de suite la disqualification. C'est pareil, ce sont des méthodes politiques, ce ne sont pas des méthodes journalistiques. Est-ce que vous les avez remboursés ces dîlés ? Oui, le président de l'Assemblée nationale avait souhaité qu'il y ait donc une évaluation et que l'on me présente le coup, et que je m'étais engagé de mon propre chef à rembourser sans contester l'évaluation, et je l'ai fait. »
« En tout cas, on peut se poser sérieusement la question de l'intérêt, en effet, de ces grands-messes, comme vous dites. En revanche, il ne faut pas perdre de vue quelque chose de très important, c'est toutes les relations multilatérales, c'est-à-dire toutes ces relations entre États, où il n'y a pas un État qui cherche à imposer son point de vue à tous les autres. Or, on sait bien que c'est ce que voudrait M. Trump pour les États-Unis de l'Allemagne, c'est imposer son point de vue. »
« J'imagine que ceux qui étaient contre Total ont des solutions de substitution en termes de financement. Voilà. Et par ailleurs c'est sûr qu'en termes de symboles mais bien sûr qu'on préférerait toujours n'avoir que des entreprises vertueuses mais par ailleurs nous sommes un pays comme d'autres qui continue à consommer beaucoup de produits pétroliers. Voyez-vous nous avons parlé du climat mais ensuite quand nous parlons d'énergie nous ne parlons que de nucléaire. Or je rappelle qu'en France 40% de l'énergie c'est du pétrole et donc c'est ça qu'il faut réduire. Ce n'est pas s'en prendre spécialement à Total ou à un autre. Ce qu'il faut c'est transformer notre économie pour consommer moins de pétrole et être moins dépendant des importations de pétrole et mettre moins de gaz à effet de serre. Parce que là en l'occurrence c'est bon pour la planète et c'est bon pour notre économie. »
« L'idée, elle est simple, c'est de faire contribuer tous les secteurs, notamment tous les secteurs du transport qui émettent des gaz à effet de serre, de les faire contribuer à la lutte contre l'effet de serre. Et vous le savez, nous avons une politique, moi je dis, nous faisons la guerre à l'effet de serre. Cette guerre à l'effet de serre, il faut aller dans tous les secteurs, voir comment on peut réduire ces émissions de gaz à effet de serre. Les Français l'ont beaucoup dit ces derniers mois, pourquoi le transport aérien ne contribue pas davantage. Il n'y a pas de taxes sur le kérosène alors qu'il y a des taxes sur les carburants. Il y a une aspiration que je partage d'avoir un effort partagé, une forme de justice dans l'effort qu'il y a à fournir dans cette guerre à l'effet de serre. Et par ailleurs, nous avons aussi entendu le message sur l'idée que s'il y avait des contributions, une forme de fiscalité écologique, C'est une fiscalité écologique ? Voilà, c'est une taxe, disons-le. Il y a une nécessité à ce que cet argent collecté aille vers la transition écologique. Et là, c'est ce que nous faisons. Nous avons une contribution du transport aérien, il y en a une autre du transport routier de marchandises, des camions. »
« Non mais, quand on est chef d'un parti qui, me semble-t-il, envisage dans quelques années de revenir aux responsabilités, qui ambitionne d'être aux responsabilités, il faut quand même être sérieux. Quand on dit rendre l'argent, est-ce qu'il y a de l'argent qui aurait été volé ? Est-ce qu'il y aurait eu plus d'argent prélevé qu'il n'y en aurait eu de dépenser ? Est-ce qu'il ne faut pas le redistribuer ? C'est l'inverse qui se produit. Vous le savez très bien, aujourd'hui, on dépense plus, que ce soit pour l'État, les collectivités locales ou la protection sociale, qu'on ne prélève d'impôts et de taxes. Or, le niveau des impôts et taxes est déjà très élevé. Si vous demandez aux Français, là, aujourd'hui ou demain, est-ce que vous êtes prêts à payer plus d'impôts et de taxes pour augmenter les retraites davantage, pour augmenter les prestations familiales davantage ou autre, ils vous diront non. »