Ce n'est pas parce que vous avez quitté la présidence du groupe que vous n'êtes pas toujours un opposant. Qu'est-ce que vous avez comme regard aujourd'hui sur ce qui se passe à la ville de Lyon ?
Réponse directeLa chose qui m'a le plus frappé depuis que Grégory Doucet, que les Verts et l'extrême-gauche sont aux affaires, c'est le discrédit qui a été apporté à la ville de Lyon. Parfois même le ridicule lorsqu'on a refusé que la patrouille de France survole la ville, lorsqu'on a pris des mesures d'interdiction brutales sur les repas carnés dans les écoles, lorsqu'on a pris des mesures anecdotiques, vous savez, ces cortèges qui viennent inaugurer quelques mètres carrés de verdure avec un jardin potagé où on s'extasie devant un verre de terre qu'on découvre dans la terre en s'écriant « la terre est vivante ». Vous avez vu comme cela toute une série de prises de position qui confinaient au grotesque. E…
« La chose qui m'a le plus frappé depuis que Grégory Doucet, que les Verts et l'extrême-gauche sont aux affaires, c'est le discrédit qui a été apporté à la ville de Lyon. Parfois même le ridicule lorsqu'on a refusé que la patrouille de France survole la ville, lorsqu'on a pris des mesures d'interdiction brutales sur les repas carnés dans les écoles, lorsqu'on a pris des mesures anecdotiques, vous savez, ces cortèges qui viennent inaugurer quelques mètres carrés de verdure avec un jardin potagé où on s'extasie devant un verre de terre qu'on découvre dans la terre en s'écriant « la terre est vivante ». Vous avez vu comme cela toute une série de prises de position qui confinaient au grotesque. Et je trouve que l'image de la ville de Lyon a été de ce fait fortement altérée. La deuxième chose qui m'a frappé c'est évidemment l'incompréhension de ce que pensent les lyonnais sur les questions de sécurité. On le rappelle tout le temps mais nos civilisations, nos sociétés, nos états, nos nations, nos villes se sont organisées au fil du temps pour répondre aux besoins de sécurité. Il fut un temps où c'était l'invasion contre les barbares, il fut un temps où c'était l'invasion contre des pays voisins, il fut un temps où c'était la dislocation de la société française du fait de conflits internes, de guerres civiles et autres. Et on a organisé un droit, un système juridique, un système judiciaire, aussi des tribunaux, une puissance publique qui porte les forces de police et les forces de sécurité. Et l'origine de nos communautés, elle est là, on se protège. Et là, il y a, de la part des verts, une cécité absolue sur ce que ressentent les Lyonnais. Aujourd'hui, Lyon n'est pas une ville sûre. D'ailleurs, »
