Député(e) — Assemblée nationale — Alpes-Maritimes·UDR
Chargement en cours
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 avr. 2025 au 2 avr. 2025
Questions
14
Entretiens
1
Sources
1
Heures analysées
0,3 h
Répartition sur 14 questions évaluables
Réponse directe
6
Réponse partielle
3
Réponse à côté
4
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 14 sur 14
Question 1L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Pourrait-il s'appliquer à Marine Le Pen ?
Réponse directe
Oui, je le souhaite. Et en tout cas, il s'appliquerait au jugement en appel puisqu'il y a un principe, vous le savez, en matière de loi pénale. C'est la loi la plus douce qui systématiquement s'applique lorsqu'il y a un conflit de textes législatifs en matière de calendrier.
« Oui, je le souhaite. Et en tout cas, il s'appliquerait au jugement en appel puisqu'il y a un principe, vous le savez, en matière de loi pénale. C'est la loi la plus douce qui systématiquement s'applique lorsqu'il y a un conflit de textes législatifs en matière de calendrier. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 10:41
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça va dans le bon sens, mais je préférerais que cette affaire scandaleuse d'exécution provisoire en matière d'inéligibilité soit supprimée. Ce sera tout le sens du débat que nous allons porter à l'Assemblée nationale dans notre journée d'initiative parlementaire, ce qu'on appelle les niches, le 27 juin prochain. Donc, le 27 juin prochain devra et pourra se prononcer. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:57
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Qu'allez-vous proposer ?
Réponse directe
L'inéligibilité, elle restera et elle doit rester dans la loi si une formation de jugement, que ce soit en première instance ou un appel, le décide, confirmée éventuellement par la Cour de cassation. C'est un principe fondamental. Il a été appliqué. On dit que ça relève de la loi Sapin 2, mais ça relevait bien avant des textes qui existaient. C'était parfaitement possible avant, ça n'était pas forcément automatique. L'injupé, par exemple, en 2004, a été condamné à de l'inéligibilité. Il en avait tiré les conséquences. Il était parti au Canada. Donc, ça existe et c'est normal que ça existe pour sanctionner des faits. Vous ne supprimez pas l'inéligibilité, vous supprimez l'exécution immédiate…
« L'inéligibilité, elle restera et elle doit rester dans la loi si une formation de jugement, que ce soit en première instance ou un appel, le décide, confirmée éventuellement par la Cour de cassation. C'est un principe fondamental. Il a été appliqué. On dit que ça relève de la loi Sapin 2, mais ça relevait bien avant des textes qui existaient. C'était parfaitement possible avant, ça n'était pas forcément automatique. L'injupé, par exemple, en 2004, a été condamné à de l'inéligibilité. Il en avait tiré les conséquences. Il était parti au Canada. Donc, ça existe et c'est normal que ça existe pour sanctionner des faits. Vous ne supprimez pas l'inéligibilité, vous supprimez l'exécution immédiate. L'exécution immédiate, c'est une peine de mort politique parce que si on ne peut pas se présenter à une élection et qu'après, par exemple, la Cour d'appel ou la Cour de cassation vous innocentent, le dommage sera irréversible, irréparable. Quand on ne s'est pas présenté à une élection, on ne peut pas y revenir. Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à l'élection et qu'elle obtenait justice après l'élection présidentielle, le dommage qu'elle aurait subi, elle, mais ce qui est peut-être encore plus grave, c'est le dommage qui aurait été commis à la démocratie française, serait irréparable. C'est pour cela qu'en droit, il faut respecter l'état de droit et le fait qu'il y ait un procès équitable, eh bien, il faut aller dans ce sens. Et j'appelle tous les groupes parce que je crois que ça doit dépasser les clivages politiques. C'est une question de bon sens aujourd'hui. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 8:31
Question 3L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Éric Ciotti, quand le garde du corps de Jean-Marie Le Pen se retrouve avec une fiche de paye d'assistant parlementaire, vous, ça vous paraît réglo ?
Réponse à côté
Mais il peut y avoir des interprétations. Il peut y avoir des interprétations. Il peut participer au travail du parlementaire, parce qu'il faut se faire élire aussi. mais alors ça, par contre, ça ne vous choque pas ? On n'est pas des technocrates nommés. On n'est pas des fonctionnaires de Bruxelles. On est élus par le peuple. Et pour se faire élire, il est normal de participer à la vie politique. Ce n'est pas honteux. Ça s'appelle la démocratie. Ça s'appelle la démocratie qu'il y ait des partis politiques et qu'ils participent à l'expression du suffrage.
« Mais il peut y avoir des interprétations. Il peut y avoir des interprétations. Il peut participer au travail du parlementaire, parce qu'il faut se faire élire aussi. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 14:33Voir 2 autres passages
« mais alors ça, par contre, ça ne vous choque pas ? On n'est pas des technocrates nommés. On n'est pas des fonctionnaires de Bruxelles. On est élus par le peuple. Et pour se faire élire, il est normal de participer à la vie politique. Ce n'est pas honteux. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 14:55
« Ça s'appelle la démocratie. Ça s'appelle la démocratie qu'il y ait des partis politiques et qu'ils participent à l'expression du suffrage. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Question 4L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Éric Ciotti, François Bayrou, qui dit qu'il ne faut pas stigmatiser nos 9 millions de compatriotes musulmans, et qui donc estime qu'il n'y a pas forcément d'urgence à reprendre à l'Assemblée nationale la loi adoptée au Sénat sur l'interdiction des signes religieux, et notamment du voile dans les compétitions sportives. Est-ce que vous l'entendez ?
Réponse directe
C'est une forme de lâcheté à nouveau. Chacun a droit à croire et à prier pour le Dieu qu'il souhaite. Et je dis mon respect pour toutes les religions, et y compris pour la religion musulmane. Je ne fais pas partie de ceux qui disent que la religion musulmane est contraire au principe de la République. Je ne dirai jamais cela, et je respecte toutes les religions. Mais il y a aujourd'hui, on le voit bien, des avancées, qui sont celles de l'islam politique, qui sont celles de la conquête des âmes et des territoires, que nous ne pouvons pas accepter. Ces incommandements raisonnables dont parlait Édouard Philippe, qui sont en fait de vraie lâcheté, qui sont le parcours que Michel Houellebecq déc…
« C'est une forme de lâcheté à nouveau. Chacun a droit à croire et à prier pour le Dieu qu'il souhaite. Et je dis mon respect pour toutes les religions, et y compris pour la religion musulmane. Je ne fais pas partie de ceux qui disent que la religion musulmane est contraire au principe de la République. Je ne dirai jamais cela, et je respecte toutes les religions. Mais il y a aujourd'hui, on le voit bien, des avancées, qui sont celles de l'islam politique, qui sont celles de la conquête des âmes et des territoires, que nous ne pouvons pas accepter. Ces incommandements raisonnables dont parlait Édouard Philippe, qui sont en fait de vraie lâcheté, qui sont le parcours que Michel Houellebecq décrivait dans « Soumission ». Eh bien, il commence par là. Donc, pas de voile dans le sport. Jamais. Nous devons respecter ces principes de laïcité. Et il faut le faire. Et ne pas légiférer, oui, c'est faire preuve de lâcheté. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 18:50
Question 5L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Et si ce dialogue permettait précisément de pouvoir libérer Boalame Sansal, est-ce que vous l'applaudirez ?
Réponse à côté
Je souhaite, bien sûr, et ardemment, et nous nous battons pour, on a posé beaucoup de questions à l'Assemblée nationale pour cela, la libération de Boalame Sansal. C'est un otage aujourd'hui. C'est un otage. Mais ceux qui prennent des otages sont des États dictatoriaux, sont des États voyous. Et céder à ce chantage, je le redis, est une forme d'humiliation pour notre pays. Et encore plus pour le ministre de l'Intérieur, qui avait donné des coups de menton, et qui aujourd'hui se tait, ne dit plus rien. Il a perdu les arbitrages, il a perdu la bataille. Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit qu'aujourd'hui, ce gouvernement est dirigé toujours par M. Macron. Que c'est un gouvernement macroniste. Et que…
« Je souhaite, bien sûr, et ardemment, et nous nous battons pour, on a posé beaucoup de questions à l'Assemblée nationale pour cela, la libération de Boalame Sansal. C'est un otage aujourd'hui. C'est un otage. Mais ceux qui prennent des otages sont des États dictatoriaux, sont des États voyous. Et céder à ce chantage, je le redis, est une forme d'humiliation pour notre pays. Et encore plus pour le ministre de l'Intérieur, qui avait donné des coups de menton, et qui aujourd'hui se tait, ne dit plus rien. Il a perdu les arbitrages, il a perdu la bataille. Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit qu'aujourd'hui, ce gouvernement est dirigé toujours par M. Macron. Que c'est un gouvernement macroniste. Et que mes amis de LR, qui se sont fourvoyés dans cette alliance avec les macronistes, se sont trompés. Et qu'ils auraient mieux fait de me suivre dans une vraie alliance à droite. Parce que si nous étions au pouvoir dans cette alliance, jamais nous n'aurions accepté cette humiliation algérienne. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 17:23
Question 6L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Éric Ciotti, reprise du dialogue entre la France et l'Algérie. Le président de la République qui dit avoir eu un long échange avec le président Tebboune. Jean-Noël Barraud, le ministre des Affaires étrangères, se rendra à Alger le 6 avril. Gérald Darmanin, également, pour reprendre le dialogue sur la question aussi de l'application des peines de justice. Est-ce que c'est une bonne nouvelle ?
Réponse directe
Manifestement, dans ces déplacements, il y a un absent. Vous l'avez noté, c'est M. Rotaillot. Ça veut dire que nous sommes dans la continuité de l'humiliation dont parlait M. Rotaillot. Si ce n'est que désormais, c'est lui qui subit cette humiliation. La France s'est couchée. La France s'est couchée devant le diktat algérien. M. Boalame Sansal est toujours pris un otage par l'État algérien. Nous délivrons toujours des visas aux Algériens. Et les Algériens ne reprennent toujours pas les OQTF. Je ne comprends pas cette faiblesse coupable à l'endroit de l'Algérie.
« Manifestement, dans ces déplacements, il y a un absent. Vous l'avez noté, c'est M. Rotaillot. Ça veut dire que nous sommes dans la continuité de l'humiliation dont parlait M. Rotaillot. Si ce n'est que désormais, c'est lui qui subit cette humiliation. La France s'est couchée. La France s'est couchée devant le diktat algérien. M. Boalame Sansal est toujours pris un otage par l'État algérien. Nous délivrons toujours des visas aux Algériens. Et les Algériens ne reprennent toujours pas les OQTF. Je ne comprends pas cette faiblesse coupable à l'endroit de l'Algérie. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 16:32
Question 7L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
C'est un engagement qui ne vous paraît pas être une bonne réponse ?
Réponse partielle
Ça va dans le bon sens. Ça va dans le bon sens, mais je préférerais que cette affaire scandaleuse d'exécution provisoire en matière d'inéligibilité soit supprimée. Ce sera tout le sens du débat que nous allons porter à l'Assemblée nationale dans notre journée d'initiative parlementaire, ce qu'on appelle les niches, le 27 juin prochain. Donc, le 27 juin prochain devra et pourra se prononcer.
« Ça va dans le bon sens. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:53Voir 1 autre passage
« Ça va dans le bon sens, mais je préférerais que cette affaire scandaleuse d'exécution provisoire en matière d'inéligibilité soit supprimée. Ce sera tout le sens du débat que nous allons porter à l'Assemblée nationale dans notre journée d'initiative parlementaire, ce qu'on appelle les niches, le 27 juin prochain. Donc, le 27 juin prochain devra et pourra se prononcer. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:57
Question 8L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Pouvez-vous encore tenir ce discours ce matin, alors que la justice a annoncé hier le parquet qu'il y aurait effectivement une rouverture, c'est-à-dire un procès en appel, qui se tiendrait avec célérité, c'est-à-dire de manière très rapide, et qui permettrait que le jugement soit énoncé avant l'été 2026 ?
Réponse partielle
Nous verrons bien la date. Ça veut bien dire que les juges, en tout cas, Vous préjugez de leur décision. Moi, quand je lis l'attendu du jugement, on peut porter des considérations sur la forme, c'est sur le fond du dossier. Les avocats de Marine Le Pen l'ont fait. Je ne suis pas avocat. Je suis élu, je suis parlementaire. Quand je vois que les motivations quant à l'application de l'exécution provisoire, qui est une infamie, qui prive un justiciable de la possibilité d'une voie de recours effective, parce qu'en matière électorale, si vous ne pouvez plus vous présenter à une élection, et notamment à l'élection essentielle, élection présidentielle, on vous prive d'un droit fondamental, celui d…
« Nous verrons bien la date. Ça veut bien dire que les juges, en tout cas, »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 2:25Voir 2 autres passages
« Vous préjugez de leur décision. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 2:31
« Moi, quand je lis l'attendu du jugement, »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 2:38
Question 9L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Est-ce que vous enlevez le point d'interrogation ?
Réponse à côté
Non, je ne l'enlève pas parce qu'il y a des inquiétudes. Ces inquiétudes, elles ne datent pas du jugement à l'encontre de Marine Le Pen. Et on va sans doute en parler. Pour moi, et je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale, j'ai été extrêmement choqué. Je l'ai souvent souligné ici même devant vous, par le traitement par exemple qui a été réservé à François Fillon. Une enquête ouverte le vendredi soir, une mise en examen le lundi matin, alors qu'il était le candidat donné largement favori, quasiment élu. C'était un traitement qui a beaucoup choqué et qui rétroactivement choque encore, d'autant qu'il y a eu des révélations ensuite sur les pressions qui ont été exercées par le parquet général.…
« Non, je ne l'enlève pas parce qu'il y a des inquiétudes. Ces inquiétudes, elles ne datent pas du jugement à l'encontre de Marine Le Pen. Et on va sans doute en parler. Pour moi, et je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale, j'ai été extrêmement choqué. Je l'ai souvent souligné ici même devant vous, par le traitement par exemple qui a été réservé à François Fillon. Une enquête ouverte le vendredi soir, une mise en examen le lundi matin, alors qu'il était le candidat donné largement favori, quasiment élu. C'était un traitement qui a beaucoup choqué et qui rétroactivement choque encore, d'autant qu'il y a eu des révélations ensuite sur les pressions qui ont été exercées par le parquet général. Éric Ciotti, il y a 48 heures. Ça fait deux élections présidentielles majeures, celles de 2017, celles de 2027, si la procédure se poursuit avec ses dérives, qui pourraient être perturbées. On a vu la fermeture de chaînes de télévision. Mais c'est la faute de qui, Éric Ciotti ? C'est, je crois, la faute d'un système qui veut se maintenir en place. C'est la faute de personnes qui s'arrogent des droits, qui ne relèvent pas de la souveraineté du peuple. Mais pouvez-vous encore tenir ce discours ce matin ? La démocratie, c'est le peuple qui décide. Ce n'est pas une élite, quelle que soit sa compétence ou son talent. Ce n'est pas une caste, ce n'est pas une corporation. C'est le peuple. Pour moi, c'est la démocratie, c'est l'élection. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 0:29
Question 10L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Éric Ciotti, enquête ouverte pour menaces à l'encontre des magistrats. Est-ce que vous condamnez les menaces qui ont été exprimées et proférées ?
Réponse directe
Je les condamne totalement et j'apporte, bien sûr, mon soutien à ces magistrats. Et j'espère que les auteurs de ces infamies seront sanctionnés et le plus lourdement possible. Et eux, ils méritent des sanctions, comme les trafiquants de drogue qui ont très rarement la lourdeur des peines qui ont été prononcées. Il faudrait qu'on retrouve un peu le sens de l'équilibre et du bon sens. Ce qui inquiète les citoyens français, c'est la violence dans la rue. C'est la gangrène du trafic de drogue. Et là, il y a un sentiment de façon globale d'impunité qui se propage. Donc, retrouvons le sens de la hiérarchie des valeurs et des peines.
« Je les condamne totalement et j'apporte, bien sûr, mon soutien à ces magistrats. Et j'espère que les auteurs de ces infamies seront sanctionnés et le plus lourdement possible. Et eux, ils méritent des sanctions, comme les trafiquants de drogue qui ont très rarement la lourdeur des peines qui ont été prononcées. Il faudrait qu'on retrouve un peu le sens de l'équilibre et du bon sens. Ce qui inquiète les citoyens français, c'est la violence dans la rue. C'est la gangrène du trafic de drogue. Et là, il y a un sentiment de façon globale d'impunité qui se propage. Donc, retrouvons le sens de la hiérarchie des valeurs et des peines. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 15:28
Question 11L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
est-ce que vous avez une idée de la possibilité ou non que ça soit adopté ?
Refus explicite
Non, on n'a pas encore échangé, mais je vais le faire. Et j'espère que ce texte sera un vecteur pour abolir ces clivages et ne pas faire un débat politicien.
« Non, on n'a pas encore échangé, mais je vais le faire. Et j'espère que ce texte sera un vecteur pour abolir ces clivages et ne pas faire un débat politicien. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 10:20
Question 12L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Mais alors, Éric Dupond-Moretti, comment expliquez-vous que ces mêmes juges qui, d'après vous, sont dans une motivation politique, aient accepté, et c'est rare, d'accélérer ainsi le calendrier pour que le jugement soit rendu à temps pour que Marine Le Pen puisse ou non être candidate ?
Réponse partielle
Un délai de plus d'un an pour faire appel. Enfin, vous savez que c'est bien moindre aux habitudes. Vous pensez que c'est un privilège ? Là, en l'occurrence, c'est un peu un privilège. Parce que regardez François Bayrou, il n'a toujours pas la date de son procès en appel. On nous dit au conditionnel, à l'été 26. Donc, ça peut nous amener jusqu'au 21 septembre 26. L'été, ça veut dire quoi ? C'est aujourd'hui plus de 15 mois. Bon, est-ce que c'est un privilège absolu ? Personnellement, je ne le crois pas. Il faut quand même qu'on respecte une forme de procédure.
« Un délai de plus d'un an pour faire appel. Enfin, vous savez que c'est bien moindre aux habitudes. Vous pensez que c'est un privilège ? Là, en l'occurrence, c'est un peu un privilège. Parce que regardez François Bayrou, il n'a toujours pas la date de son procès en appel. On nous dit au conditionnel, à l'été 26. Donc, ça peut nous amener jusqu'au 21 septembre 26. L'été, ça veut dire quoi ? C'est aujourd'hui plus de 15 mois. Bon, est-ce que c'est un privilège absolu ? Personnellement, je ne le crois pas. Il faut quand même qu'on respecte une forme de procédure. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:12
Question 13L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Vous appelez tous les groupes à voter pour cette proposition de loi qui pourrait dans ce cas être adoptée. Avez-vous commencé à échanger avec d'autres groupes que le vôtre depuis hier ?
Réponse directe
Non, on n'a pas encore échangé, mais je vais le faire. Et j'espère que ce texte sera un vecteur pour abolir ces clivages et ne pas faire un débat politicien.
« Non, on n'a pas encore échangé, mais je vais le faire. Et j'espère que ce texte sera un vecteur pour abolir ces clivages et ne pas faire un débat politicien. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 10:20
Question 14L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le Pen
Vous voulez déposer une proposition de loi qui supprime l'exécution provisoire pour l'inéligibilité. Éric Ciotti, lorsque vous dites que ça prive et ça empêche de faire appel, ça n'empêche pas de faire appel. Simplement, l'appel n'est pas suspensif de cette mesure-là, mais dans la mesure, pardon, j'y reviens, dans la mesure où la Cour d'appel de Paris annonce que le procès en appel de Marine Le Pen et du RN se tiendra rapidement, que le jugement sera rendu avant l'été 2026, ça veut dire précisément qu'ils tiennent compte du calendrier, qu'ils ont su s'adapter.
Réponse à côté
Ils pourraient à nouveau appliquer l'exécution provisoire. Ah bah oui, ça c'est le principe de la... Ils pourraient appliquer à nouveau l'exécution provisoire. On ne sait pas ce que déciderait le procès en appel. de se présenter si c'était la même décision. Vous savez, il y a une forme... Ce que je regrette aussi, moi je ne fais pas de procès d'intention aux juges, nous devons restaurer le lien de confiance entre les Français et la justice. Mais aujourd'hui, la justice... C'est un risque, c'est une menace. Le gouvernement des juges, dans la constitution voulue par le général de Gaulle, il y a des pouvoirs. Il y a un pouvoir exécutif, il y a un pouvoir législatif, qui tirent leur légitimité…
« Ils pourraient à nouveau appliquer l'exécution provisoire. Ah bah oui, ça c'est le principe de la... Ils pourraient appliquer à nouveau l'exécution provisoire. On ne sait pas ce que déciderait le procès en appel. de se présenter si c'était la même décision. Vous savez, il y a une forme... Ce que je regrette aussi, moi je ne fais pas de procès d'intention aux juges, nous devons restaurer le lien de confiance entre les Français et la justice. Mais aujourd'hui, la justice... »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 4:23Voir 2 autres passages
« C'est un risque, c'est une menace. Le gouvernement des juges, dans la constitution voulue par le général de Gaulle, il y a des pouvoirs. Il y a un pouvoir exécutif, il y a un pouvoir législatif, qui tirent leur légitimité du peuple, du vote. Et si le général de Gaulle, qui a ciselé de façon très précise notre constitution, et qui s'est trompé sur pas grand chose, n'a pas voulu conférer un pouvoir au juge, il savait ce qu'il faisait. Il a donné un caractère d'autorité judiciaire. Le juge ne peut pas se substituer à l'électeur. Le juge ne doit pas faire de la politique. Et vous savez, en 2014, il y a quelque chose qui me choque aussi, c'est la politisation d'une partie de la magistrature, d'une part, et d'autre part, un réflexe corporatiste, où quelque part, on ne peut pas regarder, on ne peut pas critiquer, on ne peut pas dénoncer certaines dérives. quand, en 2014, j'avais posé une proposition de loi, organique ou constitutionnelle, pour interdire la syndicalisation dans la magistrature. Parce que quand il y a des phrases, comme celle du syndicat de la magistrature, le 11 juin dernier, qui appelle à faire barrage à ce qu'ils appellent l'extrême droite, c'est une prise de position politique honteuse. Quand Éric Dupond-Moretti, vous ne pouvez pas penser que c'est un ami politique, est nommé, et que l'union syndicale de la magistrature dit que c'est une déclaration de guerre, nous ne laisserons pas faire. Ça veut dire qu'un syndicat choisit qui doit être son ministre. Qu'un syndicat veut choisir qui est président de la République. C'est une dérive, qu'il faut aujourd'hui corriger. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 4:58
Voir 2 autres passages
« Non, je ne l'enlève pas parce qu'il y a des inquiétudes. Ces inquiétudes, elles ne datent pas du jugement à l'encontre de Marine Le Pen. Et on va sans doute en parler. Pour moi, et je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale, j'ai été extrêmement choqué. Je l'ai souvent souligné ici même devant vous, par le traitement par exemple qui a été réservé à François Fillon. Une enquête ouverte le vendredi soir, une mise en examen le lundi matin, alors qu'il était le candidat donné largement favori, quasiment élu. C'était un traitement qui a beaucoup choqué et qui rétroactivement choque encore, d'autant qu'il y a eu des révélations ensuite sur les pressions qui ont été exercées par le parquet général. Éric Ciotti, il y a 48 heures. Ça fait deux élections présidentielles majeures, celles de 2017, celles de 2027, si la procédure se poursuit avec ses dérives, qui pourraient être perturbées. On a vu la fermeture de chaînes de télévision. Mais c'est la faute de qui, Éric Ciotti ? C'est, je crois, la faute d'un système qui veut se maintenir en place. C'est la faute de personnes qui s'arrogent des droits, qui ne relèvent pas de la souveraineté du peuple. Mais pouvez-vous encore tenir ce discours ce matin ? La démocratie, c'est le peuple qui décide. Ce n'est pas une élite, quelle que soit sa compétence ou son talent. Ce n'est pas une caste, ce n'est pas une corporation. C'est le peuple. Pour moi, c'est la démocratie, c'est l'élection. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 0:29
« C'est un risque, c'est une menace. Le gouvernement des juges, dans la constitution voulue par le général de Gaulle, il y a des pouvoirs. Il y a un pouvoir exécutif, il y a un pouvoir législatif, qui tirent leur légitimité du peuple, du vote. Et si le général de Gaulle, qui a ciselé de façon très précise notre constitution, et qui s'est trompé sur pas grand chose, n'a pas voulu conférer un pouvoir au juge, il savait ce qu'il faisait. Il a donné un caractère d'autorité judiciaire. Le juge ne peut pas se substituer à l'électeur. Le juge ne doit pas faire de la politique. Et vous savez, en 2014, il y a quelque chose qui me choque aussi, c'est la politisation d'une partie de la magistrature, d'une part, et d'autre part, un réflexe corporatiste, où quelque part, on ne peut pas regarder, on ne peut pas critiquer, on ne peut pas dénoncer certaines dérives. quand, en 2014, j'avais posé une proposition de loi, organique ou constitutionnelle, pour interdire la syndicalisation dans la magistrature. Parce que quand il y a des phrases, comme celle du syndicat de la magistrature, le 11 juin dernier, qui appelle à faire barrage à ce qu'ils appellent l'extrême droite, c'est une prise de position politique honteuse. Quand Éric Dupond-Moretti, vous ne pouvez pas penser que c'est un ami politique, est nommé, et que l'union syndicale de la magistrature dit que c'est une déclaration de guerre, nous ne laisserons pas faire. Ça veut dire qu'un syndicat choisit qui doit être son ministre. Qu'un syndicat veut choisir qui est président de la République. C'est une dérive, qu'il faut aujourd'hui corriger. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 4:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, je ne l'enlève pas parce qu'il y a des inquiétudes. Ces inquiétudes, elles ne datent pas du jugement à l'encontre de Marine Le Pen. Et on va sans doute en parler. Pour moi, et je l'ai dit hier à l'Assemblée nationale, j'ai été extrêmement choqué. Je l'ai souvent souligné ici même devant vous, par le traitement par exemple qui a été réservé à François Fillon. Une enquête ouverte le vendredi soir, une mise en examen le lundi matin, alors qu'il était le candidat donné largement favori, quasiment élu. C'était un traitement qui a beaucoup choqué et qui rétroactivement choque encore, d'autant qu'il y a eu des révélations ensuite sur les pressions qui ont été exercées par le parquet général. Éric Ciotti, il y a 48 heures. Ça fait deux élections présidentielles majeures, celles de 2017, celles de 2027, si la procédure se poursuit avec ses dérives, qui pourraient être perturbées. On a vu la fermeture de chaînes de télévision. Mais c'est la faute de qui, Éric Ciotti ? C'est, je crois, la faute d'un système qui veut se maintenir en place. C'est la faute de personnes qui s'arrogent des droits, qui ne relèvent pas de la souveraineté du peuple. Mais pouvez-vous encore tenir ce discours ce matin ? La démocratie, c'est le peuple qui décide. Ce n'est pas une élite, quelle que soit sa compétence ou son talent. Ce n'est pas une caste, ce n'est pas une corporation. C'est le peuple. Pour moi, c'est la démocratie, c'est l'élection. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 0:29Voir 2 autres passages
« Je souhaite, bien sûr, et ardemment, et nous nous battons pour, on a posé beaucoup de questions à l'Assemblée nationale pour cela, la libération de Boalame Sansal. C'est un otage aujourd'hui. C'est un otage. Mais ceux qui prennent des otages sont des États dictatoriaux, sont des États voyous. Et céder à ce chantage, je le redis, est une forme d'humiliation pour notre pays. Et encore plus pour le ministre de l'Intérieur, qui avait donné des coups de menton, et qui aujourd'hui se tait, ne dit plus rien. Il a perdu les arbitrages, il a perdu la bataille. Qu'est-ce que ça dit ? Ça dit qu'aujourd'hui, ce gouvernement est dirigé toujours par M. Macron. Que c'est un gouvernement macroniste. Et que mes amis de LR, qui se sont fourvoyés dans cette alliance avec les macronistes, se sont trompés. Et qu'ils auraient mieux fait de me suivre dans une vraie alliance à droite. Parce que si nous étions au pouvoir dans cette alliance, jamais nous n'aurions accepté cette humiliation algérienne. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 17:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« on peut porter des considérations sur la forme, c'est sur le fond du dossier. Les avocats de Marine Le Pen l'ont fait. Je ne suis pas avocat. Je suis élu, je suis parlementaire. Quand je vois que les motivations quant à l'application de l'exécution provisoire, qui est une infamie, qui prive un justiciable de la possibilité d'une voie de recours effective, parce qu'en matière électorale, si vous ne pouvez plus vous présenter à une élection, et notamment à l'élection essentielle, élection présidentielle, on vous prive d'un droit fondamental, celui de faire appel, celui qui est une deuxième décision. Et là, dans la motivation de l'exécution provisoire, c'est ça qui me choque profondément. On dit quoi ? On dit que la candidature de Mme Le Pen à l'élection présidentielle constituerait un trouble à l'ordre public. Donc tout est dit. La motivation, elle n'est pas juridique, elle est politique. C'est cela qui traduit une dérive profonde, et qui motive d'ailleurs ce que nous allons faire à l'Assemblée nationale pour corriger cette dérive. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 2:42Voir 2 autres passages
« L'inéligibilité, elle restera et elle doit rester dans la loi si une formation de jugement, que ce soit en première instance ou un appel, le décide, confirmée éventuellement par la Cour de cassation. C'est un principe fondamental. Il a été appliqué. On dit que ça relève de la loi Sapin 2, mais ça relevait bien avant des textes qui existaient. C'était parfaitement possible avant, ça n'était pas forcément automatique. L'injupé, par exemple, en 2004, a été condamné à de l'inéligibilité. Il en avait tiré les conséquences. Il était parti au Canada. Donc, ça existe et c'est normal que ça existe pour sanctionner des faits. Vous ne supprimez pas l'inéligibilité, vous supprimez l'exécution immédiate. L'exécution immédiate, c'est une peine de mort politique parce que si on ne peut pas se présenter à une élection et qu'après, par exemple, la Cour d'appel ou la Cour de cassation vous innocentent, le dommage sera irréversible, irréparable. Quand on ne s'est pas présenté à une élection, on ne peut pas y revenir. Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à l'élection et qu'elle obtenait justice après l'élection présidentielle, le dommage qu'elle aurait subi, elle, mais ce qui est peut-être encore plus grave, c'est le dommage qui aurait été commis à la démocratie française, serait irréparable. C'est pour cela qu'en droit, il faut respecter l'état de droit et le fait qu'il y ait un procès équitable, eh bien, il faut aller dans ce sens. Et j'appelle tous les groupes parce que je crois que ça doit dépasser les clivages politiques. C'est une question de bon sens aujourd'hui. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 8:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Un délai de plus d'un an pour faire appel. Enfin, vous savez que c'est bien moindre aux habitudes. Vous pensez que c'est un privilège ? Là, en l'occurrence, c'est un peu un privilège. Parce que regardez François Bayrou, il n'a toujours pas la date de son procès en appel. On nous dit au conditionnel, à l'été 26. Donc, ça peut nous amener jusqu'au 21 septembre 26. L'été, ça veut dire quoi ? C'est aujourd'hui plus de 15 mois. Bon, est-ce que c'est un privilège absolu ? Personnellement, je ne le crois pas. Il faut quand même qu'on respecte une forme de procédure. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:12
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 avr. 2025 au 2 avr. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est un risque, c'est une menace. Le gouvernement des juges, dans la constitution voulue par le général de Gaulle, il y a des pouvoirs. Il y a un pouvoir exécutif, il y a un pouvoir législatif, qui tirent leur légitimité du peuple, du vote. Et si le général de Gaulle, qui a ciselé de façon très précise notre constitution, et qui s'est trompé sur pas grand chose, n'a pas voulu conférer un pouvoir au juge, il savait ce qu'il faisait. Il a donné un caractère d'autorité judiciaire. Le juge ne peut pas se substituer à l'électeur. Le juge ne doit pas faire de la politique. Et vous savez, en 2014, il y a quelque chose qui me choque aussi, c'est la politisation d'une partie de la magistrature, d'une part, et d'autre part, un réflexe corporatiste, où quelque part, on ne peut pas regarder, on ne peut pas critiquer, on ne peut pas dénoncer certaines dérives. quand, en 2014, j'avais posé une proposition de loi, organique ou constitutionnelle, pour interdire la syndicalisation dans la magistrature. Parce que quand il y a des phrases, comme celle du syndicat de la magistrature, le 11 juin dernier, qui appelle à faire barrage à ce qu'ils appellent l'extrême droite, c'est une prise de position politique honteuse. Quand Éric Dupond-Moretti, vous ne pouvez pas penser que c'est un ami politique, est nommé, et que l'union syndicale de la magistrature dit que c'est une déclaration de guerre, nous ne laisserons pas faire. Ça veut dire qu'un syndicat choisit qui doit être son ministre. Qu'un syndicat veut choisir qui est président de la République. C'est une dérive, qu'il faut aujourd'hui corriger. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 4:58
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Un délai de plus d'un an pour faire appel. Enfin, vous savez que c'est bien moindre aux habitudes. Vous pensez que c'est un privilège ? Là, en l'occurrence, c'est un peu un privilège. Parce que regardez François Bayrou, il n'a toujours pas la date de son procès en appel. On nous dit au conditionnel, à l'été 26. Donc, ça peut nous amener jusqu'au 21 septembre 26. L'été, ça veut dire quoi ? C'est aujourd'hui plus de 15 mois. Bon, est-ce que c'est un privilège absolu ? Personnellement, je ne le crois pas. Il faut quand même qu'on respecte une forme de procédure. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 7:12
« L'inéligibilité, elle restera et elle doit rester dans la loi si une formation de jugement, que ce soit en première instance ou un appel, le décide, confirmée éventuellement par la Cour de cassation. C'est un principe fondamental. Il a été appliqué. On dit que ça relève de la loi Sapin 2, mais ça relevait bien avant des textes qui existaient. C'était parfaitement possible avant, ça n'était pas forcément automatique. L'injupé, par exemple, en 2004, a été condamné à de l'inéligibilité. Il en avait tiré les conséquences. Il était parti au Canada. Donc, ça existe et c'est normal que ça existe pour sanctionner des faits. Vous ne supprimez pas l'inéligibilité, vous supprimez l'exécution immédiate. L'exécution immédiate, c'est une peine de mort politique parce que si on ne peut pas se présenter à une élection et qu'après, par exemple, la Cour d'appel ou la Cour de cassation vous innocentent, le dommage sera irréversible, irréparable. Quand on ne s'est pas présenté à une élection, on ne peut pas y revenir. Si Marine Le Pen était empêchée de se présenter à l'élection et qu'elle obtenait justice après l'élection présidentielle, le dommage qu'elle aurait subi, elle, mais ce qui est peut-être encore plus grave, c'est le dommage qui aurait été commis à la démocratie française, serait irréparable. C'est pour cela qu'en droit, il faut respecter l'état de droit et le fait qu'il y ait un procès équitable, eh bien, il faut aller dans ce sens. Et j'appelle tous les groupes parce que je crois que ça doit dépasser les clivages politiques. C'est une question de bon sens aujourd'hui. »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 8:31
« Ils pourraient à nouveau appliquer l'exécution provisoire. Ah bah oui, ça c'est le principe de la... Ils pourraient appliquer à nouveau l'exécution provisoire. On ne sait pas ce que déciderait le procès en appel. de se présenter si c'était la même décision. Vous savez, il y a une forme... Ce que je regrette aussi, moi je ne fais pas de procès d'intention aux juges, nous devons restaurer le lien de confiance entre les Français et la justice. Mais aujourd'hui, la justice... »
BFMTV · L'interview en intégralité d'Éric Ciotti (UDR) deux jours après la condamnation de Marine Le PenVérifier à 4:23
Éric Ciotti — Questions et méthode · Pourquijevote