

Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« d'abord la question va se poser partout la question de savoir comment on finance cette transition c'est pas une question française le débat est un peu plus avancé en France mais il s'oppose dans tous les pays deuxièmement je pense qu'une taxation une fois pour toutes ça n'a pas du tout les mêmes effets incitatifs ou désincitatifs qu'une taxation permanente une taxation permanente vous savez que le rendement de votre capital va être réduit par le fait que vous avez cette taxation permanente on peut être pour on peut être contre mais c'est clair si vous dites en gros vous allez dire aux 10% les plus aisés est-ce que vous êtes prêt à donner 5% de votre richesse pour le climat de votre richesse financière pour le climat c'est ça la question et donc il me semble que cette question là elle mérite d'être posée Jean-Lémarie »
« il faut comprendre qu'on va demander des efforts considérables pour les ménages des classes populaires, pour même les ménages des classes moyennes. On a calculé ce que ça représente, que l'investissement qu'on leur demande soit pour rénover sa maison, changer sa chaudière, soit pour changer de voiture. Et pour les classes moyennes, c'est à peu près un an de revenu à chaque fois. Un peu plus d'un an de revenu à chaque fois. Et pour les classes populaires, c'est le double. Ça veut dire quoi, un an de revenu ? Parce que la somme paraît énorme. La somme est énorme, oui. La somme est énorme. Donc, on leur demande un investissement considérable. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors d'abord, qu'est-ce qu'on a essayé de faire avec ce rapport ? Pourquoi ? Et puis pourquoi il y avait... Au fond, avant ce rapport, on était dans une certaine incertitude. On considérait... Il y a beaucoup d'économie du climat. Ça fait longtemps qu'on fait de l'économie du climat. Mais on considérait que l'économie du climat, c'était l'économie sur le long terme. C'était un sujet qui n'était pas dans l'horizon de la politique économique. Donc on avait d'un côté la politique économique telle qu'on la pratique, donc avec les budgets, la programmation des finances publiques, etc. Et puis de l'autre, on avait la question du climat, qui était toujours pour juste après l'horizon. Et donc ce qu'on a essayé, c'est de faire rentrer la question du climat dans l'horizon. Et donc ça, ça nécessitait d'être précis. Ça nécessitait de faire des calculs, de voir combien ça coûte, qui doit investir, combien on doit investir, qui doit investir. Ça nécessitait d'avoir une représentation économique un peu générale, en fait, de la question du climat. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous et moi, quand on se confronte à un choix pour changer sa chaudière, changer sa voiture, etc., on fait des calculs. Et si ça nous coûte moins cher de ne pas la changer, on ne va pas la changer. Alors, bien sûr, ensuite, on peut procéder par interdiction. On peut procéder... »
« Ils croient ou ils ne croient pas. Donc, je pense que, de ce point de vue de la crédibilité, c'est plus mobilisateur. Du point de vue de l'effet de ces mesures, ce n'est pas un dolor, bien sûr. Parce que quand vous dites... On va procéder par interdiction. Quand vous dites à un ménage, vous n'avez plus le droit d'utiliser votre chaudière au fioul à partir de telle date, évidemment, c'est douloureux. Donc, évidemment, il faut l'aider. Il faut compenser. Et c'est pour ça que ça coûte. »
« J'en pense que, dans un monde idéal, on trouverait une solution qui permettrait qu'il y ait un usage beaucoup plus modéré des jets privés, parce qu'aujourd'hui, les jets privés sont utilisés un peu par commodité. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils croient ou ils ne croient pas. Donc, je pense que, de ce point de vue de la crédibilité, c'est plus mobilisateur. Du point de vue de l'effet de ces mesures, ce n'est pas un dolor, bien sûr. Parce que quand vous dites... On va procéder par interdiction. Quand vous dites à un ménage, vous n'avez plus le droit d'utiliser votre chaudière au fioul à partir de telle date, évidemment, c'est douloureux. Donc, évidemment, il faut l'aider. Il faut compenser. Et c'est pour ça que ça coûte. »
« D'abord, pour des raisons d'acceptabilité politique. C'est-à-dire que le prix du carbone, ça a été la grande illusion des économistes, qui était de dire, si on a une externalité, on met un prix. Une externalité, c'est une nuisance. C'est une nuisance, c'est ça. C'est quelque chose qui n'est pas dans la décision microéconomique de l'entreprise et du ménage. Et donc, si on met un prix sur cette externalité, dans l'espèce, c'est une nuisance, on va payer plus cher, et donc, on va rationnellement, en fait, changer de comportement. Alors, premier problème, l'acceptabilité politique. Deuxième problème, la crédibilité. C'est-à-dire que, pour que ça fonctionne, il faut non seulement que vous ayez un prix du carbone aujourd'hui, mais il faut que vous disiez quel va être le prix du carbone demain, et quel va être le prix du carbone après-demain. Et ça, c'est très difficile. Et c'est bien ce qui s'est passé avec la taxe carbone. C'est-à-dire, on a annoncé une trajectoire, et puis, brutalement, on a arrêté, on a quitté cette trajectoire. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« il y a des institutions dans lesquelles il y a des responsables publics qui ont des fonctions aussi exigeantes que celles d'un chef d'entreprise et qui voyagent sur avion de ligne. »