Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
16 févr. 2016 au 20 mai 2020
Questions
127
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 127 questions évaluables
Réponse directe
58
Réponse partielle
26
Réponse à côté
40
Refus explicite
3
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 127
Question 51Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
Est-ce qu'on peut dire qu'il n'y aura plus de glyphosate utilisée en 2022 ?
Réponse directe
L'Europe, c'est cinq ans. Donc je pense qu'en 2022, 2023, il n'y aura plus de glyphosate, bien sûr.
« L'Europe, c'est cinq ans. Donc je pense qu'en 2022, 2023, il n'y aura plus de glyphosate, bien sûr. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 2:50
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Institutions citées19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 66 observations76 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas depuis, c'est de nouveaux foyers, parce qu'à la fois l'ANSES, l'ARS et la DGL, les services de sécurité sanitaire, ne nous l'ont pas demandé. Nous avons fermé le préfet, le préfet a fermé un abattoir. Pour les autres, nous regardons ce qu'il en est. Et puis nous voulons vraiment assurer la sécurité de tous nos concitoyens. Elle est absolument indispensable. Mais pourquoi aussi ce qui s'est passé ? C'est que pendant le confinement, les Françaises et les Français ont mangé 75% de viande hachée de plus. Les abattoirs ont travaillé. Heureusement qu'ils ont été là pour nourrir nos concitoyens. Vous vous rendez compte ? 75% de steaks hachés de plus, pour la bonne et simple raison, que les 20 et quelques millions de Françaises et de Français qui mangeaient en restauration collective ont mangé à la maison. Voilà. Et puis il fallait faire manger les enfants aussi chaque midi. Bien sûr, évidemment. Vous parlez en connaissance de cause, j'ai l'impression. Donc il a fallu que les abattoirs tournent. Mais toute la lumière sera faite. Les services de santé regardent cela, évidemment. Ce que je dois dire, et la certitude que nous avons aujourd'hui, l'ANSES, l'Agence Nationale de Sécurité Sanitaire, nous a affirmé qu'il n'y avait aucun risque de transmission de la maladie, de la viande à l'homme, de l'animal à l'homme. C'est très important pour assurer nos concitoyens. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
4 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 52Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
Didier Guillaume, on n'a jamais vu un jeune sortant de boîte de nuit sous, après avoir bu du Côte-du-Rhône, le vin n'est pas un alcool comme un autre. C'est ce que vous avez dit il y a quelques jours. Est-ce que vous le rediriez aujourd'hui ?
Réponse directe
C'est quoi ? Non, mais c'est très drôle parce que ce débat-là, que j'entends à Paris, souvent, je ne l'entends pas en province. Je ne l'entends pas dans mon département. Je ne l'entends pas dans les zones rurales. Oui, je le redis, l'alcool est dangereux pour la santé. Oui, il faut lutter contre les... En quoi ce n'est pas un alcool comme les autres ? Je vais vous répondre. Il faut lutter contre l'addiction. Il n'y a pas de jugement moral dans ma question. Il faut empêcher que les jeunes boivent. Mais dans une molécule de vin, il y a autant d'alcool que dans une molécule de whisky. Donc c'est un alcool comme les autres. Ça, c'est absolument évident. Sauf qu'il y a une filière viticole et qu…
« C'est quoi ? Non, mais c'est très drôle parce que ce débat-là, que j'entends à Paris, souvent, je ne l'entends pas en province. Je ne l'entends pas dans mon département. Je ne l'entends pas dans les zones rurales. Oui, je le redis, l'alcool est dangereux pour la santé. Oui, il faut lutter contre les... En quoi ce n'est pas un alcool comme les autres ? Je vais vous répondre. Il faut lutter contre l'addiction. Il n'y a pas de jugement moral dans ma question. Il faut empêcher que les jeunes boivent. Mais dans une molécule de vin, il y a autant d'alcool que dans une molécule de whisky. Donc c'est un alcool comme les autres. Ça, c'est absolument évident. Sauf qu'il y a une filière viticole et que le vin fait partie du repas gastronomique qui est au patrimoine »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 22:55Voir 2 autres passages
« On a une filière à défendre et le vin c'est un produit de bonheur aussi. Donc moi, je n'incite personne à boire du vin, à se saouler. Je dis simplement que l'addiction, alors certes, il y a des addictions au vin évidemment, mais que le vin fait partie de notre patrimoine et qu'il y a une vision différente. D'ailleurs, la filière viticole travaille beaucoup. Nous avons une réunion au ministère de la Santé avec eux dans les jours qui viennent avec les associations pour lutter contre... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 23:43
« Non, je ne crois pas. Parce qu'il faut défendre la filière whisky en France. Non, je ne crois pas parce qu'un verre de whisky ça n'a pas le même... Ça fait un peu plus que plusieurs verres de vin, oui. Eh bien voilà. Vous avez répondu... En alcool, en tout cas. En alcoolie dans le sang. »
Question 53Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
Didier Guillaume, ministre de l'Agriculture et de l'Alimentation, 5000 exploitations agricoles ont fermé l'an dernier en France. Est-ce que vous êtes le ministre d'un métier en voie de disparition ?
Réponse directe
Non, je suis le ministre d'un métier en voie de mutation. Cette mutation, nous en parlions pour les pesticides, nous en parlons dans la transition sanitaire, dans la transition agroécologique. Aujourd'hui, l'agriculture doit bouger. Je vous le disais, l'élevage productif, ce qui s'est passé au dernier siècle, le quantitatif, aujourd'hui, il faut le faire passer, il faut le remplacer par le qualitatif. Il faut une montée en gamme de l'agriculture. Et forcément, il y a des difficultés. Ça veut dire qu'il y a des fermes qui vont devoir être sacrifiées parce qu'elles ne répondent pas à ce modèle-là ? Il y a forcément des fermes qui ferment, parce que l'âge du capitaine, parce que l'agriculteur…
« Non, je suis le ministre d'un métier en voie de mutation. Cette mutation, nous en parlions pour les pesticides, nous en parlons dans la transition sanitaire, dans la transition agroécologique. Aujourd'hui, l'agriculture doit bouger. Je vous le disais, l'élevage productif, ce qui s'est passé au dernier siècle, le quantitatif, aujourd'hui, il faut le faire passer, il faut le remplacer par le qualitatif. Il faut une montée en gamme de l'agriculture. Et forcément, il y a des difficultés. Ça veut dire qu'il y a des fermes qui vont devoir être sacrifiées parce qu'elles ne répondent pas à ce modèle-là ? Il y a forcément des fermes qui ferment, parce que l'âge du capitaine, parce que l'agriculteur ne trouve pas de successeur. Parce que les jeunes ne veulent pas forcément embrayer. Comme les commerçants, comme les artisans, comme partout dans le... L'agriculture, c'est une filière économique comme d'autres filières économiques. C'est sûrement celle qui a le plus évolué, qui s'est plus mise au goût de la société. Aujourd'hui, les agriculteurs, l'agriculture dépense 30% de moins d'eau qu'elle n'en dépensait il y a 10 ans. Aujourd'hui, l'agriculture dépense moins de pesticides qu'elle en dépensait. Aujourd'hui, les techniques agraires évoluent. Mais évidemment, il y a forcément des fermetures de... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 8:22Voir 1 autre passage
« C'est inéluctable pour deux raisons. D'abord, parce que chaque année, il y a l'artificialisation des terres. Il y a des terres agricoles qui disparaissent au fond de lotissement, d'autoroutes, de routes, de voies de chemin de fer. Et puis parce qu'évidemment, il y a cette évolution. Mais moi, mon objectif, mon rôle, ma mission, c'est de faire en sorte que dans la mutation agricole, les nouvelles exploitations fonctionnent mieux, fonctionnent différemment. Il ne s'agit pas... Parce que le problème, c'est qu'il y a moins d'exploitation, mais il n'y a pas forcément moins de surface. Parce que les fermes grandissent. Et moi, je veux garder la tradition de la ferme familiale, de l'exploitation familiale. C'est ça, la tradition de notre pays. Nous devons garder ça. Moi, je ne suis pas pour les grandes fermes-usines où il y a deux personnes qui font fonctionner 2 000, 3 000, 4 000, 5 000 bêtes. C'est ça, le sujet. Et donc, pour maintenir cette agriculture paysanne, pour maintenir cette agriculture familiale, traditionnelle, il faut faire muter l'agriculture. Oui, malheureusement, il y a des agriculteurs qui arrêtent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 9:26
Question 54Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
Didier Guillaume. Expliquez-moi, en quoi augmenter le prix d'impôt de Nutella, pardon pour la pub, va aider les paysans français à vivre mieux ?
Réponse à côté
La loi ne dit pas qu'il faut augmenter le Nutella. La loi stipule qu'une grande surface ne peut pas vendre des produits aux consommateurs moins chers que ce que ça vaut. Le problème, ce n'est pas ce que ça coûte, mais ce que ça vaut. Donc, il y a eu une ordonnance qui a été prise sur le seuil de revente à perte. Donc, les grandes surfaces, on leur demande de ne plus faire de la revente à perte. Et le seuil de revente à perte, il est à 10%. C'est-à-dire qu'on doit revendre Donc, 10% d'un produit à 1 euro, on voit bien ce que ça donne. Mais la question n'est pas là. Moi, ce que je demande maintenant aux grandes surfaces, à la grande distribution, et la semaine prochaine, avec Bruno Le Maire,…
« La loi ne dit pas qu'il faut augmenter le Nutella. La loi stipule qu'une grande surface ne peut pas vendre des produits aux consommateurs moins chers que ce que ça vaut. Le problème, ce n'est pas ce que ça coûte, mais ce que ça vaut. Donc, il y a eu une ordonnance qui a été prise sur le seuil de revente à perte. Donc, les grandes surfaces, on leur demande de ne plus faire de la revente à perte. Et le seuil de revente à perte, il est à 10%. C'est-à-dire qu'on doit revendre »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 12:47Voir 2 autres passages
« Donc, 10% d'un produit à 1 euro, on voit bien ce que ça donne. Mais la question n'est pas là. Moi, ce que je demande maintenant aux grandes surfaces, à la grande distribution, et la semaine prochaine, avec Bruno Le Maire, nous allons réunir le comité de suivi des négociations commerciales. C'est de se dire, mais il y a moyen de répartir les marges différemment. Il y a moyen de répartir les choses mieux. L'objectif, c'est que les produits agricoles soient vendus à leur juste valeur. Je pense que les consommateurs sont capables de regarder de quoi il s'agit. Et à prix égal... Vous avez convoqué la grande distribution la semaine prochaine. Ah, mais la grande distribution, je les ai vus tous, collectivement et individuellement, les patrons de la grande distribution, depuis plusieurs jours. La semaine prochaine, avec Bruno Le Maire, nous réunissons ce qui s'appelle le comité de suivi des négociations commerciales. Il y aura autour de la table toutes les entreprises de la grande distribution, les entreprises agroalimentaires, les industries agroalimentaires et les intermédiaires et le monde agricole. Et autour de la table, nous allons nous dire, bon, alors, comment avançons-nous maintenant ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 13:16
Question 55Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
Le grand débat s'est ouvert maintenant depuis quelques semaines. On le disait, vous avez notamment participé à une séance la semaine dernière à Bourg de Péage avec le président de la République. Il y a eu une préoccupation majeure des Français qu'on a vu apparaître lors du mouvement des Gilets jaunes. Et on voit son prolongement aujourd'hui dans le cadre du grand débat national. Ce sont ses préoccupations autour de la question du pouvoir d'achat. Et notamment, évidemment, des catégories de Français les plus modestes. Précisément, c'est le moment où votre loi alimentation entre en vigueur. Elle vise à conforter le revenu des agriculteurs, dont on parlait à l'instant. Mais elle va avoir pour conséquence aussi de contraindre un certain nombre de distributeurs dans la grande distribution, qui n'a augmenté leur prix sur une gamme de produits grand public. Est-ce que cette loi, elle tombe pas mal dans ce contexte-là, que les effets sur le pouvoir d'achat des plus modestes risquent d'être assez pénibles ?
Réponse partielle
Mais vous voyez bien que le système actuel ne fonctionne pas. C'est impossible que dans une entreprise de grande distribution, on vende des produits à perte. Ce n'est pas possible que l'agriculteur, qui touche 350 euros, 400 euros, 450 euros, on ne lui paye pas son porc, son bœuf, ses fromages, ses produits. Donc l'objectif de cette loi, et je suis d'autre en plus à l'aise pour la défendre et pour la promouvoir, que ce n'est pas moi qui l'ai faite, je n'étais pas au gouvernement. Mais je pense que c'est une bonne loi. Qu'est-ce qu'elle vise ? Elle vise d'éviter que les deux bouts de la chaîne, d'un côté le paysan, d'un autre côté le consommateur, soient pris en otage par les industriels et…
« Mais vous voyez bien que le système actuel ne fonctionne pas. C'est impossible que dans une entreprise de grande distribution, on vende des produits à perte. Ce n'est pas possible que l'agriculteur, qui touche 350 euros, 400 euros, 450 euros, on ne lui paye pas son porc, son bœuf, ses fromages, ses produits. Donc l'objectif de cette loi, et je suis d'autre en plus à l'aise pour la défendre et pour la promouvoir, que ce n'est pas moi qui l'ai faite, je n'étais pas au gouvernement. Mais je pense que c'est une bonne loi. Qu'est-ce qu'elle vise ? Elle vise d'éviter que les deux bouts de la chaîne, d'un côté le paysan, d'un autre côté le consommateur, soient pris en otage par les industriels et par la grande distribution. De quoi s'agit-il ? Il s'agit tout simplement de rémunérer l'agriculteur à sa juste valeur. Ce n'est pas possible de vendre des produits à perte pour les agriculteurs. Après, à l'autre bout de la chaîne, moi ce que je refuse, c'est que l'on prenne le consommateur en otage et on montre du doigt l'agriculteur ou le gouvernement, comme j'ai pu le voir. Et évidemment, les... Qu'est-ce que vous avez vu ? Ce que j'ai vu, les publicités que j'ai pu voir dans... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 11:02
Question 56Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier Guillaume
qu'est-ce que vous voulez dire par là ?
Réponse à côté
On dit que c'est interdit. Donc on supprime le whisky, on supprime l'alcool, on supprime le vin, on supprime... C'est ça ?
« On dit que c'est interdit. Donc on supprime le whisky, on supprime l'alcool, on supprime le vin, on supprime... C'est ça ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 24:39
Question 57Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Vous êtes enfant d'éleveur Didier Guillaume. Vous allez dire que j'agite les peurs. Mais la peur du loup, elle est réelle. On a vu des éleveurs pleurer parce que le loup s'était attaqué à leur exploitation. Et là aussi, il y a une attente d'une réaction de votre part, d'une politique. Qu'est-ce que vous comptez faire ?
Réponse directe
Oui, je me suis exprimé d'ailleurs lorsque j'étais président du département. Et depuis que je suis ministre, j'ai porté pendant ces deux jours à Bruxelles des rencontres avec mes homologues pour mettre le sujet du loup en débat au niveau européen. Moi, je suis pour la biodiversité. On a les mains libres par rapport à l'Europe. C'est à l'Europe de construire cela. On a les mains libres, c'est à l'Europe de construire cela. Aujourd'hui, il y a un plan loup qui est fait en France, qui dit que l'on peut prélever, comme l'on dit, 10% des loups. Aujourd'hui, il y a environ 500 loups, un peu plus de 500 loups sur les massifs français. Il y en a 10% qui sont abattus pour enlever la prédation. Aujou…
« Oui, je me suis exprimé d'ailleurs lorsque j'étais président du département. Et depuis que je suis ministre, j'ai porté pendant ces deux jours à Bruxelles des rencontres avec mes homologues pour mettre le sujet du loup en débat au niveau européen. Moi, je suis pour la biodiversité. On a les mains libres par rapport à l'Europe. C'est à l'Europe de construire cela. On a les mains libres, c'est à l'Europe de construire cela. Aujourd'hui, il y a un plan loup qui est fait en France, qui dit que l'on peut prélever, comme l'on dit, 10% des loups. Aujourd'hui, il y a environ 500 loups, un peu plus de 500 loups sur les massifs français. Il y en a 10% qui sont abattus pour enlever la prédation. Aujourd'hui, il y a trop de prédation. Donc, il faut qu'au niveau européen, nous arrivions à faire bouger la directive Habitat, la convention de Berne, ces sujets européens, parce que le loup est une espèce en voie de disparition, était une espèce en voie de disparition. Je pense que ce n'est plus le cas. Je suis d'accord avec vous. Comme quoi, vous voyez qu'on peut être à la fois écolo et à la fois être du côté des éleveurs. Et c'est ça, la réconciliation. La réconciliation, c'est de faire en sorte que l'on regarde objectivement les choses. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 16:30
Question 58Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Vous avez beaucoup fait dans la Drôme pour cette transition, mais maintenant, vous êtes ministre. Et alors, à l'échelle du pays, le problème, c'est que les aides au bio, elles n'arrivent pas. Il y a aujourd'hui 27 000 paysans en France qui attendent leurs aides au bio. Elles viennent de l'Europe. Au niveau des régions, il y a des problèmes. Régions que vous connaissez en Rhône-Alpes, Auvergne. Là aussi, les subventions, elles manquent. Est-ce que ce n'est pas contradictoire, Didier Guillaume ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas contradictoire. Si vous me le permettez, nous parlons de deux choses différentes. La volonté de ce gouvernement, comme du précédent d'ailleurs, il faut rendre hommage, de la transition agroécologique, elle est irréversible. Et d'ailleurs, les paysans, on le voit bien. Le plan Ambition Bio qui a été mis en place par ce gouvernement, c'est 1,1 milliard. Donc, mis sur la table pour convertir les entreprises. Aujourd'hui, il faut moins utiliser de pesticides, moins utiliser de glyphosate. Il faut faire en sorte que l'agriculture soit la plus saine possible. Et les agriculteurs font ce travail et je veux les en remercier. Donc, les aides arrivent à l'agriculture biologique, à l…
« Non, ce n'est pas contradictoire. Si vous me le permettez, nous parlons de deux choses différentes. La volonté de ce gouvernement, comme du précédent d'ailleurs, il faut rendre hommage, de la transition agroécologique, elle est irréversible. Et d'ailleurs, les paysans, on le voit bien. Le plan Ambition Bio qui a été mis en place par ce gouvernement, c'est 1,1 milliard. Donc, mis sur la table pour convertir les entreprises. Aujourd'hui, il faut moins utiliser de pesticides, moins utiliser de glyphosate. Il faut faire en sorte que l'agriculture soit la plus saine possible. Et les agriculteurs font ce travail et je veux les en remercier. Donc, les aides arrivent à l'agriculture biologique, à la transformation d'investissement. Le problème qu'il y a, et vous avez raison, c'est qu'il y a eu un problème avec ce qu'on appelle l'agence de paiement des aides. Et qu'aujourd'hui, les aides européennes sont très en retard. Puisque les aides de 2016 au bio, les mesures agro-environnementales et climatiques ne sont toujours pas finies de payer. Alors, qu'est-ce qu'on peut faire ? Qu'est-ce qu'on peut faire ? C'est absolument anormal. Moi, j'ai dit ce que j'avais à dire au président, au directeur général de cet organisme de paiement. L'État a été défaillant. Cet organisme a été défaillant. J'en suis désolé. Je m'en excuse auprès de tous ces agriculteurs. Je fais en sorte, à marche forcée, que ce rattrapage soit fait. Alors, là aussi... Mais je rappelle quand même que ces aides concernent un infime pourcentage par rapport à ces quelques... 27 000, ce n'est pas si peu que ça. Moi, j'ai 27 000 agriculteurs qui attendent leurs aides. Oui, oui, des aides en retard, qui attendent le solde de leurs aides. C'est ça. Le solde de leurs aides. Absolument, oui. Puisqu'ils ont été versés, je crois, de mémoire, 8 milliards d'aides. Et il reste à verser 300 millions d'aides. Je veux quand même mettre les chiffres en parallèle. Mais, je suis d'accord avec vous, pour la personne qui a fait ses investissements, qui a fait son travail, qui attend cela, je peux comprendre qu'il me dit, je ne crois plus en l'État, je ne crois plus en l'Europe, parce qu'on n'est pas payé. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 8:26
Question 59Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Mais auparavant, peut-être un mot sur ce cafouillage, un cafouillage qui fait tanguer l'exécutif, nous dit le Figaro. Dans la presse ce matin, l'opinion qui prédomine est qu'il y aurait un véritable hiatus entre le Président de la République et le Premier ministre. Qu'en pensez-vous Didier Guillaume ?
Réponse partielle
Non, je ne crois pas qu'il y ait un hiatus. Ce que je sais, c'est que la crise dans notre pays est grave, que les Françaises et les Français, un certain nombre d'entre eux, n'en pouvaient plus. N'en pouvaient plus peut-être d'avoir été abandonnés pour certains dans les zones rurales, pour d'autres de penser qu'il y avait trop d'écart entre les grandes fortunes et eux-mêmes. Et au bout du compte, cette crise a été révélatrice dans ma lettre. Ce mal-être, il faut y répondre, il faut l'écouter. Moi, j'ai de l'empathie pour les sincères, celles et ceux qui souffrent. Et en même temps, il faut expliquer un certain nombre de choses. Expliquer que depuis 18 mois maintenant, Emmanuel Macron a essay…
« Non, je ne crois pas qu'il y ait un hiatus. Ce que je sais, c'est que la crise dans notre pays est grave, que les Françaises et les Français, un certain nombre d'entre eux, n'en pouvaient plus. N'en pouvaient plus peut-être d'avoir été abandonnés pour certains dans les zones rurales, pour d'autres de penser qu'il y avait trop d'écart entre les grandes fortunes et eux-mêmes. Et au bout du compte, cette crise a été révélatrice dans ma lettre. Ce mal-être, il faut y répondre, il faut l'écouter. Moi, j'ai de l'empathie pour les sincères, celles et ceux qui souffrent. Et en même temps, il faut expliquer un certain nombre de choses. Expliquer que depuis 18 mois maintenant, Emmanuel Macron a essayé de remettre l'économie et le travail au cœur de son projet. Et pour faire baisser le chômage, parce que... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 0:34
Question 60Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
est-ce que vous pensez qu'on peut concilier ça avec la préservation du niveau de vie des Français ?
Réponse partielle
Oui, je le crois vraiment. C'est un pari. Les états généraux de l'alimentation ont été lancés en mai-juin 2017. Ça a duré 18 mois. Beaucoup de gens qui ne se parlaient pas se sont parlé des distributeurs, des industriels, des agriculteurs, des commerçants, toutes celles et tous ceux qui voulaient parler de l'alimentation. De quoi s'agit-il ? Il faut que la France garde une souveraineté alimentaire indispensable et une alimentation tracée, sécurisée. C'est ce que veulent l'ensemble de nos concitoyens. L'idée des états généraux, ça a été de dire aujourd'hui ce que l'on constate, c'est que les agriculteurs qui fournissent leurs produits sont étranglés et que la valeur n'est pas répartie. Donc…
« Oui, je le crois vraiment. C'est un pari. Les états généraux de l'alimentation ont été lancés en mai-juin 2017. Ça a duré 18 mois. Beaucoup de gens qui ne se parlaient pas se sont parlé des distributeurs, des industriels, des agriculteurs, des commerçants, toutes celles et tous ceux qui voulaient parler de l'alimentation. De quoi s'agit-il ? Il faut que la France garde une souveraineté alimentaire indispensable et une alimentation tracée, sécurisée. C'est ce que veulent l'ensemble de nos concitoyens. L'idée des états généraux, ça a été de dire aujourd'hui ce que l'on constate, c'est que les agriculteurs qui fournissent leurs produits sont étranglés et que la valeur n'est pas répartie. Donc dans cette loi, il y a deux ordonnances qui ont été présentées qui prendront effet en janvier et au 1er février. La première, c'est l'augmentation du seuil de revente à perte. Il faut que ce soit mieux réparti, c'est-à-dire qu'il est impossible de revendre des produits à perte. Ça, c'est la moindre des choses. Et les agriculteurs, pour l'instant, ils sont dans cette nasse-là. Et le deuxième sujet que vous évoquiez, c'est l'encadrement des promotions. De quoi s'agit-il ? Aujourd'hui, on peut avoir des promotions jusqu'à 50, 60, 75 %. Eh bien, ce n'est pas possible pour des produits alimentaires. Ce n'est plus possible pour la viande. Ce n'est pas possible pour les produits de la ferme. Pourquoi ? Parce que ça coûte quelque chose et ça vaut quelque chose. Donc, à partir du 1er janvier, ces promotions seront encadrées au maximum 34 %. C'est-à-dire que si on achète deux produits, on peut avoir le troisième offert dans la promotion. Mais si on achète un produit, on ne peut pas en avoir deux offerts. C'est normal. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 3:33
Question 61Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
On se réconcilie souvent pendant les repas en France. Qu'est-ce que vous allez manger pour les fêtes, Didier et Guillaume ?
Réponse partielle
Je n'en ai pas la moindre idée, mais je vais manger des bons produits français. Pas de la pentade de la Drôme ? Des bons produits français, peut-être de la pentade de la Drôme à hausser, peut-être quelques truffes, peut-être des sujets. En tout cas, ce que je constate dans les transitions, c'est que la transition sanitaire, elle est indispensable. Nos concitoyens veulent de plus en plus manger des produits de bonne qualité, des produits avec la traçabilité. Et moi, je me refuserai toujours de dire que lorsqu'on a les moyens, on peut manger des bons produits. Et lorsqu'on est pauvre, on prend ce qui reste. Ça ne peut pas être ça. La souveraineté alimentaire de la France, elle est indispensab…
« Je n'en ai pas la moindre idée, mais je vais manger des bons produits français. Pas de la pentade de la Drôme ? Des bons produits français, peut-être de la pentade de la Drôme à hausser, peut-être quelques truffes, peut-être des sujets. En tout cas, ce que je constate dans les transitions, c'est que la transition sanitaire, elle est indispensable. Nos concitoyens veulent de plus en plus manger des produits de bonne qualité, des produits avec la traçabilité. Et moi, je me refuserai toujours de dire que lorsqu'on a les moyens, on peut manger des bons produits. Et lorsqu'on est pauvre, on prend ce qui reste. Ça ne peut pas être ça. La souveraineté alimentaire de la France, elle est indispensable. Et les produits sont des bons produits de notre agriculture. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 17:35
Question 62Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
La loi foncière, cette loi foncière qui devrait permettre à des agriculteurs de s'installer ou d'augmenter leur parcelle. Parce que l'une des clés, vous le savez bien Didier et Guillaume, c'est d'avoir une surface suffisante pour gagner sa vie là aussi. Et l'emprise du foncier avec les habitations, l'étalement urbain, il est de plus en plus prégnant. Et on l'attend, cette loi foncière, les agriculteurs la réclament. Qu'est-ce que vous allez faire ?
Réponse partielle
Je ne sais pas si les agriculteurs la réclament. Moi, je sais qu'il y a eu une loi... On en connaît plein qui aimeraient avoir plus de surface à cultiver. Oui, il y en a peut-être plein qui aimeraient. Les mêmes qui voudraient avoir plus de surface à cultiver disent que c'est toujours en augmentation. Il ne faudrait pas arrêter d'agrandir les exploitations agricoles. Je ne parle pas des immenses exploitations. Mais permettant, une des priorités du gouvernement qui est travaillé avec les jeunes agriculteurs, c'est l'installation et c'est la transmission. Aujourd'hui, 80% des jeunes qui s'installent, s'installent hors cadre familial. C'est-à-dire que ce ne sont pas des enfants de paysans, ce…
« Je ne sais pas si les agriculteurs la réclament. Moi, je sais qu'il y a eu une loi... On en connaît plein qui aimeraient avoir plus de surface à cultiver. Oui, il y en a peut-être plein qui aimeraient. Les mêmes qui voudraient avoir plus de surface à cultiver disent que c'est toujours en augmentation. Il ne faudrait pas arrêter d'agrandir les exploitations agricoles. Je ne parle pas des immenses exploitations. Mais permettant, une des priorités du gouvernement qui est travaillé avec les jeunes agriculteurs, c'est l'installation et c'est la transmission. Aujourd'hui, 80% des jeunes qui s'installent, s'installent hors cadre familial. C'est-à-dire que ce ne sont pas des enfants de paysans, ce sont des jeunes qui font des études dans les lycées agricoles, dans les établissements agricoles, qui veulent être agriculteurs. Aujourd'hui, l'objectif, c'est ça, c'est de leur trouver du terrain et qu'ils s'installent et qu'ils s'installent durablement avec l'agroécologie, avec le bio, avec l'agriculture raisonnée. C'est de ça dont il s'agit. Après, il faut arriver à faire un travail avec les SAFER, ce sont les organismes qui... Un peu opaques, les SAFER. Le foncier, ce n'est pas du tout opaque. Ce sont des gens qui sont élus. Je trouve, si vous me le permettez, que vous avez une vision très négative et très pessimiste de l'agriculture et des structures. »
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« Mais moi, je crois qu'aujourd'hui, moi, ce qu'il faut auprès de non-concitoyens, ce n'est pas faire peur, je ne dis pas que c'est ce que vous faites, c'est de donner des solutions. Moi, je veux être le ministre qui donne des solutions. Donner des solutions, c'est aider les jeunes à s'installer. Donner des solutions, c'est mettre plus de transparence dans toutes les structures agricoles et que le ministère pilote, le ministère oriente. Ce n'est pas moi qui dirige. Ce n'est pas moi qui peux dire, à tel endroit, il faut plus de terre ou moins de terre. Mais ce qu'il faut, c'est une prise de conscience globale. Vous parlez d'étalement urbain. Je pense qu'il y a 30, 40 ans, on ne se posait pas ces questions. On construisait des lotissements à perte de vue parce qu'il fallait loger les gens de la ville qui venaient habiter à la campagne. Aujourd'hui, c'est fini tout cela. Aujourd'hui, il faut préserver les terres agricoles. Aujourd'hui, l'artificialisation des terres a été terrible pour notre agriculture. Donc, il faut préserver les terres agricoles. Mais je veux aussi préserver le modèle agricole, le modèle agricole de l'exploitation familiale, de l'exploitation qui est suffisamment grande pour en vivre. Et ça revient au sujet de tout à l'heure. Mais pas trop non plus. Avant, à mon époque, le père, la mère, les enfants vivaient à la ferme. Aujourd'hui, il n'y en a qu'un sur les deux. S'il y a un couple, l'autre travaille dans le service public ou autre. Donc, voilà, il faut changer aussi notre façon de voir les choses. »
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Question 63Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
À cause de ça ?
Réponse directe
Mais à cause du fait qu'ils n'ont pas de revenus. Aujourd'hui, quand le revenu moyen des agriculteurs, il est beaucoup trop bas. Et donc l'idée de ces États généraux, ça a été quelque chose de collectif. Pour une fois, tout le monde a été écouté. L'État a écouté l'ensemble de ceux qui avaient quelque chose à dire. Et il a été annoncé qu'il fallait absolument faire en sorte que les agriculteurs vivent mieux et vivent mieux de leur travail. Ça, on en est absolument persuadé, Didier Guillaume. Moi, je refuse, si vous le permettez, que l'on prenne en otage les consommateurs face aux agriculteurs. Parce que les agriculteurs sont aussi des consommateurs. Je ne sais pas si c'est vrai ou si ce n'es…
« Mais à cause du fait qu'ils n'ont pas de revenus. Aujourd'hui, quand le revenu moyen des agriculteurs, il est beaucoup trop bas. Et donc l'idée de ces États généraux, ça a été quelque chose de collectif. Pour une fois, tout le monde a été écouté. L'État a écouté l'ensemble de ceux qui avaient quelque chose à dire. Et il a été annoncé qu'il fallait absolument faire en sorte que les agriculteurs vivent mieux et vivent mieux de leur travail. Ça, on en est absolument persuadé, Didier Guillaume. Moi, je refuse, si vous le permettez, que l'on prenne en otage les consommateurs face aux agriculteurs. Parce que les agriculteurs sont aussi des consommateurs. »
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Question 64Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Mais est-ce que vraiment c'est opportun comme loi ?
Réponse à côté
Mais des promotions, il y aura encore. Mais je veux aussi que les agriculteurs arrêtent de se suicider régulièrement. Il y a un suicide d'agriculteurs tous les deux jours.
« Mais des promotions, il y aura encore. Mais je veux aussi que les agriculteurs arrêtent de se suicider régulièrement. Il y a un suicide d'agriculteurs tous les deux jours. »
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Question 65Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Un syndicat des gros ou quoi ?
Réponse à côté
C'est le syndicat majoritaire dans l'agriculture. Il y a quatre syndicats et c'est le syndicat majoritaire. Et moi, je tiens compte du fait majoritaire. Mais ce n'est pas ça le sujet. Aujourd'hui, le président de la République a pris la décision, a annoncé qu'il fallait sortir du glyphosate en trois ans. Ça devait être 15 ans, l'Europe a décidé 5, le président de la République dit 3. Nous allons y aller, cette transition agroécologique, nous la faisons. Nous la faisons, mais en même temps, nous ne laisserons personne en dehors de cette transition. Il y a des filières pour lesquelles ce sera plus difficile. Je les rencontre aujourd'hui, les interprofessions, les filières. Et à tous, je parle…
« C'est le syndicat majoritaire dans l'agriculture. Il y a quatre syndicats et c'est le syndicat majoritaire. Et moi, je tiens compte du fait majoritaire. Mais ce n'est pas ça le sujet. Aujourd'hui, le président de la République a pris la décision, a annoncé qu'il fallait sortir du glyphosate en trois ans. Ça devait être 15 ans, l'Europe a décidé 5, le président de la République dit 3. Nous allons y aller, cette transition agroécologique, nous la faisons. Nous la faisons, mais en même temps, nous ne laisserons personne en dehors de cette transition. Il y a des filières pour lesquelles ce sera plus difficile. Je les rencontre aujourd'hui, les interprofessions, les filières. Et à tous, je parle de ça. Et nous allons faire ça à marche forcée. Parce qu'il faut sortir de la dépendance aux produits phyto-pharmaceutiques. C'est la position du gouvernement, du président de la République. C'est la position du ministre et du ministère. Et dans cela, il n'y a aucun sujet. Nous avançons. Mais nous avançons sans intégrisme. Nous avançons à marche forcée. Nous avançons vite, mais pour faire en sorte que tout le monde suive. Et on ne peut pas opposer les agriculteurs. Il ne faut pas opposer les agricultures. Ce serait dramatique. Mais je ne veux pas non plus... »
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« Mais alors qu'est-ce que vous faites ? Vous vous mettez une... Moi, je ne suis pas un ministre de l'agriculture. Non, mais je pense, si vous me permettez de faire attention à ces phrases un peu... Je ne parle pas de vous. Toutes faites, on ne peut pas concilier, on ne peut pas concilier. Si, moi, je veux réconcilier. Je veux réconcilier l'agriculture et la société. Je veux réconcilier l'agriculteur avec le citoyen et le consommateur. Parce que c'est très important. Et c'est possible. Et lorsque un agriculteur fait des efforts, lorsque l'agriculture utilise 30% d'eau en moins aujourd'hui qu'il y a 10 ans, lorsque l'agriculture utilise moins de pesticides, ça va dans le bon sens. Aujourd'hui, moi, je vous le dis tout de go, moi qui suis un militant du bio, un militant de la transition agroécologique, il n'est pas possible, aujourd'hui, du jour au lendemain, de dire stop et de passer tout en bio. »
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Question 66Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
On aurait pu faire en sorte... Vous savez bien que ça coûte 3 milliards et demi au budget de l'État. Et on aurait pu faire cette réforme autrement. Vous ne pensez pas qu'il y a eu une erreur et pas seulement symbolique ?
Réponse directe
Je vous dis qu'il y a des questions de symbole. Donc je vous réponds très franchement, sans langue de bois. Je ne pense pas que ce soit une erreur. Au contraire, la France est le seul pays au monde où il y avait l'impôt de solidarité sur la fortune. Dans le programme d'Emmanuel Macron, il était dit que seuls resteraient les gens qui gardent cet argent pour des raisons personnelles et patrimoniales et que ceux qui réinvestiraient seraient exonérés. Moi, je suis très favorable à cette mesure. Donc il y a pu y avoir ce genre de sentiment pour les gens. Et la réponse, elle a été forte par le président de la République. Elle a été forte en disant, nous allons augmenter le pouvoir d'achat. Nous l…
« Je vous dis qu'il y a des questions de symbole. Donc je vous réponds très franchement, sans langue de bois. Je ne pense pas que ce soit une erreur. Au contraire, la France est le seul pays au monde où il y avait l'impôt de solidarité sur la fortune. Dans le programme d'Emmanuel Macron, il était dit que seuls resteraient les gens qui gardent cet argent pour des raisons personnelles et patrimoniales et que ceux qui réinvestiraient seraient exonérés. Moi, je suis très favorable à cette mesure. Donc il y a pu y avoir ce genre de sentiment pour les gens. Et la réponse, elle a été forte par le président de la République. Elle a été forte en disant, nous allons augmenter le pouvoir d'achat. Nous l'avons fait déjà depuis 18 mois, et notamment à ce budget, avec la baisse des charges sur les salaires. Guillaume Erner, depuis le mois d'octobre, les Français, tous les Français, qui ont une fiche de paye, voient leur salaire mensuel augmenter parce que les charges ont diminué. C'est une réalité. »
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Question 67Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Pourquoi ça n'a pas fonctionné ?
Réponse directe
Ça n'a pas fonctionné parce qu'il a des symboles. Moi, je parle franchement parce que les gens ont eu le sentiment, lorsqu'on annonce qu'il y a la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune, ils ont l'impression que c'est pour les riches et pas pour les autres. Alors que l'impôt de solidarité sur la fortune n'a jamais été supprimé. Jamais. Jamais. Il a quand même été largement amendé. Non, il n'a pas été supprimé. Ce qui a été supprimé dans l'impôt de solidarité sur la fortune, c'est que les femmes et les hommes qui ont de l'argent, qui réinvestissent dans l'entreprise, là, sont exonérées d'impôt sur la fortune. Mais ceux qui le gardent pour des raisons immobilières, qui gardent des immeub…
« Ça n'a pas fonctionné parce qu'il a des symboles. Moi, je parle franchement parce que les gens ont eu le sentiment, lorsqu'on annonce qu'il y a la fin de l'impôt de solidarité sur la fortune, ils ont l'impression que c'est pour les riches et pas pour les autres. Alors que l'impôt de solidarité sur la fortune n'a jamais été supprimé. Jamais. Jamais. Il a quand même été largement amendé. Non, il n'a pas été supprimé. Ce qui a été supprimé dans l'impôt de solidarité sur la fortune, c'est que les femmes et les hommes qui ont de l'argent, qui réinvestissent dans l'entreprise, là, sont exonérées d'impôt sur la fortune. Mais ceux qui le gardent pour des raisons immobilières, qui gardent des immeubles, là, l'impôt sur la fortune reste... »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 1:18
Question 68Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
La loi alimentation, elle prévoit d'encadrer les promotions. C'est-à-dire que le fait de pouvoir acheter un produit au prix réduit de 50%, ça sera terminé bientôt dans les grandes surfaces. Les promotions, elles vont être limitées à 34%. C'est pour préserver le revenu des agriculteurs. Est-ce que vous pensez que ça va fonctionner ?
Réponse directe
Oui, je le crois vraiment. C'est un pari. Les états généraux de l'alimentation ont été lancés en mai-juin 2017. Ça a duré 18 mois. Beaucoup de gens qui ne se parlaient pas se sont parlé des distributeurs, des industriels, des agriculteurs, des commerçants, toutes celles et tous ceux qui voulaient parler de l'alimentation. De quoi s'agit-il ? Il faut que la France garde une souveraineté alimentaire indispensable et une alimentation tracée, sécurisée. C'est ce que veulent l'ensemble de nos concitoyens. L'idée des états généraux, ça a été de dire aujourd'hui ce que l'on constate, c'est que les agriculteurs qui fournissent leurs produits sont étranglés et que la valeur n'est pas répartie. Donc…
« Oui, je le crois vraiment. C'est un pari. Les états généraux de l'alimentation ont été lancés en mai-juin 2017. Ça a duré 18 mois. Beaucoup de gens qui ne se parlaient pas se sont parlé des distributeurs, des industriels, des agriculteurs, des commerçants, toutes celles et tous ceux qui voulaient parler de l'alimentation. De quoi s'agit-il ? Il faut que la France garde une souveraineté alimentaire indispensable et une alimentation tracée, sécurisée. C'est ce que veulent l'ensemble de nos concitoyens. L'idée des états généraux, ça a été de dire aujourd'hui ce que l'on constate, c'est que les agriculteurs qui fournissent leurs produits sont étranglés et que la valeur n'est pas répartie. Donc dans cette loi, il y a deux ordonnances qui ont été présentées qui prendront effet en janvier et au 1er février. La première, c'est l'augmentation du seuil de revente à perte. Il faut que ce soit mieux réparti, c'est-à-dire qu'il est impossible de revendre des produits à perte. Ça, c'est la moindre des choses. Et les agriculteurs, pour l'instant, ils sont dans cette nasse-là. Et le deuxième sujet que vous évoquiez, c'est l'encadrement des promotions. De quoi s'agit-il ? Aujourd'hui, on peut avoir des promotions jusqu'à 50, 60, 75 %. Eh bien, ce n'est pas possible pour des produits alimentaires. Ce n'est plus possible pour la viande. Ce n'est pas possible pour les produits de la ferme. Pourquoi ? Parce que ça coûte quelque chose et ça vaut quelque chose. Donc, à partir du 1er janvier, ces promotions seront encadrées au maximum 34 %. C'est-à-dire que si on achète deux produits, on peut avoir le troisième offert dans la promotion. Mais si on achète un produit, on ne peut pas en avoir deux offerts. C'est normal. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 3:33
Question 69Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
C'est pour ça que vous n'avez pas le petit coquelicot de la campagne, vous savez, pour arrêter les pesticides. Il y a des centaines de milliers de Français qui ont signé la pétition aujourd'hui. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Réponse directe
Non mais, moi, je suis un démocrate, j'accepte tous ceux qui veulent faire ceci, faire cela, arrêter les pétitions. Moi, je n'ai pas de coquelicot parce que je n'ai pas arboré de coquelicot. Ce que je sais, c'est que moi, je suis le ministre qui, le temps que je serai là, aura contribué à arrêter le glyphosate, à arrêter les pesticides, qui aura contribué à réconcilier tout cela. Mais je me bats toujours contre les intégristes d'où qu'ils viennent.
« Non mais, moi, je suis un démocrate, j'accepte tous ceux qui veulent faire ceci, faire cela, arrêter les pétitions. Moi, je n'ai pas de coquelicot parce que je n'ai pas arboré de coquelicot. Ce que je sais, c'est que moi, je suis le ministre qui, le temps que je serai là, aura contribué à arrêter le glyphosate, à arrêter les pesticides, qui aura contribué à réconcilier tout cela. Mais je me bats toujours contre les intégristes d'où qu'ils viennent. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 13:00
Question 70Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentation
Et Guillaume, comment vous allez faire concrètement pour vous assurer que ce n'est pas le distributeur qui va se mettre la différence dans la poche ?
Réponse directe
La Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes. Je ne parle pas de vente à perte. Je parle juste d'une augmentation des marges. J'ai bien compris. Tout ça va être regardé par la Direction Générale de la Concurrence et Consommation des Fraudes avec les services de Bercy, avec l'ensemble des organisations. Je les ai tous réunis.
« La Direction Générale de la Concurrence, Consommation et Répression des Fraudes. Je ne parle pas de vente à perte. Je parle juste d'une augmentation des marges. J'ai bien compris. Tout ça va être regardé par la Direction Générale de la Concurrence et Consommation des Fraudes avec les services de Bercy, avec l'ensemble des organisations. Je les ai tous réunis. »
France Culture — L'invité(e) des Matins · Les intérêts des agriculteurs sont-ils compatibles avec ceux des consommateurs ? Avec Didier Guillaume, Ministre de l’Agriculture et de l’alimentationVérifier à 5:05
Question 71Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier Guillaume
Il faut en discuter. Et votre avis ?
Réponse directe
Il n'y a pas de tabou. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la loi de 1905 est là sur la table. Elle protège. Elle existe. L'État ne reconnaît d'une salarie aucun culte. Elle met tous les cultes au même niveau. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, de prier. Mais c'est la sphère privée dans le public. C'est la laïcité qui est la règle fondamentale de notre pays. Et moi, cette loi de 1905, je la promeux, je la soutiens. Elle me va bien.
« Il n'y a pas de tabou. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la loi de 1905 est là sur la table. Elle protège. Elle existe. L'État ne reconnaît d'une salarie aucun culte. Elle met tous les cultes au même niveau. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, de prier. Mais c'est la sphère privée dans le public. C'est la laïcité qui est la règle fondamentale de notre pays. Et moi, cette loi de 1905, je la promeux, je la soutiens. Elle me va bien. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier GuillaumeVérifier à 21:41
Question 72Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier Guillaume
Il faut en discuter. Vous êtes hostile à une hypothétique réforme de 1905 sur la séparation des églises et de l'État ?
Réponse directe
Il n'y a pas de tabou. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la loi de 1905 est là sur la table. Elle protège. Elle existe. L'État ne reconnaît d'une salarie aucun culte. Elle met tous les cultes au même niveau. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, de prier. Mais c'est la sphère privée dans le public. C'est la laïcité qui est la règle fondamentale de notre pays. Et moi, cette loi de 1905, je la promeux, je la soutiens. Elle me va bien.
« Il n'y a pas de tabou. Moi, je fais partie de ceux qui pensent que la loi de 1905 est là sur la table. Elle protège. Elle existe. L'État ne reconnaît d'une salarie aucun culte. Elle met tous les cultes au même niveau. Chacun a le droit de penser ce qu'il veut, de prier. Mais c'est la sphère privée dans le public. C'est la laïcité qui est la règle fondamentale de notre pays. Et moi, cette loi de 1905, je la promeux, je la soutiens. Elle me va bien. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier GuillaumeVérifier à 21:41
Question 73Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier Guillaume
Ils sont coincés les agriculteurs ?
Réponse partielle
Aujourd'hui, nous travaillons sur deux sujets. Sur le revenu des agriculteurs, parce que ça c'est indispensable. On ne peut pas continuer à avoir des agriculteurs qui travaillent 7 jours sur 7 et qui ne gagnent pas d'argent. Ça c'est absolument évident. Et puis la deuxième chose, c'est la transition vers l'agroécologie. Quand on entend cette dame, il y a une urgence. Mais il y a une urgence. L'État y répond cette année. Pour le monde agricole, dans le budget de 2019, c'est 70 millions d'euros de charges en moins. La baisse des charges pour toutes les exploitations agricoles. Baisse des charges généralisées. L'augmentation des TICPE, les taxes, n'est pas prise en compte pour les agriculteurs…
« Aujourd'hui, nous travaillons sur deux sujets. Sur le revenu des agriculteurs, parce que ça c'est indispensable. On ne peut pas continuer à avoir des agriculteurs qui travaillent 7 jours sur 7 et qui ne gagnent pas d'argent. Ça c'est absolument évident. Et puis la deuxième chose, c'est la transition vers l'agroécologie. Quand on entend cette dame, il y a une urgence. Mais il y a une urgence. L'État y répond cette année. Pour le monde agricole, dans le budget de 2019, c'est 70 millions d'euros de charges en moins. La baisse des charges pour toutes les exploitations agricoles. Baisse des charges généralisées. L'augmentation des TICPE, les taxes, n'est pas prise en compte pour les agriculteurs. La baisse des charges qui intervient pour l'ensemble de la population au 1er octobre, intervient pour les agriculteurs au 1er janvier 2019. Donc nous apportons des réponses. Moi ce que je veux vous dire, c'est que nous entendons et j'entends la souffrance. Mais nous voulons mettre de la cohérence. Le choix que veut faire le gouvernement, que fait le président de la République, c'est vraiment des choses absolument simples. C'est de comprendre cette souffrance et essayer d'y répondre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier GuillaumeVérifier à 4:23
Question 74Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier Guillaume
Vous comprenez ceux qui vont manifester demain ?
Réponse directe
Je comprends ceux qui vont manifester demain. Et je veux simplement leur dire, et essayer d'expliquer de la cohérence, que le gouvernement entend cela. Le président de la République l'a dit il y a deux jours dans son interview. L'objectif c'est de réconcilier la France. Il a dit j'entends mais il a aussi dit poujadisme. Oui parce qu'il peut y avoir des relents de poujadisme dans cette manifestation. Mais les citoyens qui vont aller là, qu'ils aient un gilet jaune ou pas, c'est des gens qui souffrent. Et moi je veux leur dire que le gouvernement entend leur souffrance et qu'il y a des réponses qui sont apportées. Non, non absolument pas. Je suis désolé de vous dire que ce n'est pas le cas. I…
« Je comprends ceux qui vont manifester demain. Et je veux simplement leur dire, et essayer d'expliquer de la cohérence, que le gouvernement entend cela. Le président de la République l'a dit il y a deux jours dans son interview. L'objectif c'est de réconcilier la France. Il a dit j'entends mais il a aussi dit poujadisme. Oui parce qu'il peut y avoir des relents de poujadisme dans cette manifestation. Mais les citoyens qui vont aller là, qu'ils aient un gilet jaune ou pas, c'est des gens qui souffrent. Et moi je veux leur dire que le gouvernement entend leur souffrance et qu'il y a des réponses qui sont apportées. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier GuillaumeVérifier à 1:28
Question 75Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier Guillaume
Cette hausse du gazole non routier d'un côté et un niveau de revenu faible de l'autre côté ?
Réponse partielle
Aujourd'hui, nous travaillons sur deux sujets. Sur le revenu des agriculteurs, parce que ça c'est indispensable. On ne peut pas continuer à avoir des agriculteurs qui travaillent 7 jours sur 7 et qui ne gagnent pas d'argent. Ça c'est absolument évident. Et puis la deuxième chose, c'est la transition vers l'agroécologie. Quand on entend cette dame, il y a une urgence. Mais il y a une urgence. L'État y répond cette année. Pour le monde agricole, dans le budget de 2019, c'est 70 millions d'euros de charges en moins. La baisse des charges pour toutes les exploitations agricoles. Baisse des charges généralisées. L'augmentation des TICPE, les taxes, n'est pas prise en compte pour les agriculteurs…
« Aujourd'hui, nous travaillons sur deux sujets. Sur le revenu des agriculteurs, parce que ça c'est indispensable. On ne peut pas continuer à avoir des agriculteurs qui travaillent 7 jours sur 7 et qui ne gagnent pas d'argent. Ça c'est absolument évident. Et puis la deuxième chose, c'est la transition vers l'agroécologie. Quand on entend cette dame, il y a une urgence. Mais il y a une urgence. L'État y répond cette année. Pour le monde agricole, dans le budget de 2019, c'est 70 millions d'euros de charges en moins. La baisse des charges pour toutes les exploitations agricoles. Baisse des charges généralisées. L'augmentation des TICPE, les taxes, n'est pas prise en compte pour les agriculteurs. La baisse des charges qui intervient pour l'ensemble de la population au 1er octobre, intervient pour les agriculteurs au 1er janvier 2019. Donc nous apportons des réponses. Moi ce que je veux vous dire, c'est que nous entendons et j'entends la souffrance. Mais nous voulons mettre de la cohérence. Le choix que veut faire le gouvernement, que fait le président de la République, c'est vraiment des choses absolument simples. C'est de comprendre cette souffrance et essayer d'y répondre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Blocage du 17 novembre : "Je comprends ceux qui vont manifester demain", déclare Didier GuillaumeVérifier à 4:23
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 2:20
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« Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière pommes de terre comme le gouvernement ne laissera pas tomber l'ensemble des autres filières. Nous avons travaillé sur des mesures sectorielles dans toutes les filières agricoles parce qu'il y a eu des drames. La fermeture des restaurants et des hôtels qui est absolument un drame pour eux d'abord, pour ces personnes qui travaillent là, a engendré pour la deuxième ligne des conséquences terribles pour les producteurs de viticulteurs, les producteurs de vin, les producteurs de pommes de terre, toute l'alimentation, les poulets, les AOP, les fromages fermiers qui sont vendus essentiellement dans ces restaurants. Donc évidemment, le gouvernement va essayer de les aider, va essayer de mettre des mesures au niveau des charges sociales. Toutes les entreprises agricoles ont pu bénéficier des mesures horizontales et transversales mises en place par le gouvernement. Est-ce qu'on peut imaginer, Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 18:11
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 43 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54Voir 2 autres passages
« Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les salariés de ces abattoirs pour voir ce qu'il en est. Il y en avait quelques-uns, une poignée qui était positive et tous les autres étaient des porteurs sains. Mais voilà, nous sommes en train de faire cela et la transparence totale sera faite. Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant 7 jours. Il réouvrira dans des conditions sanitaires à partir de dimanche ou de lundi. Et vraiment, ce que je veux dire, c'est que nous avons mis... Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement. Et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie. Nous avons mis en place des guides de bonne pratique dès le début du confinement. J'ai décidé de mettre en place les gestes barrières, les guides de bonne pratique parce que c'était absolument indispensable. Mais ce qu'il faut bien comprendre, que vos auditeurs, vos téléspectateurs comprennent bien, c'est que dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd. C'est la raison pour laquelle nous avons pris toutes les précautions, évidemment avec les masques, les découpes avec les blouses, avec les charlottes, etc. Nous sommes en train de regarder comment peut-être demain aller plus loin afin de pérenniser ces abattoirs. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais nous l'avons fait déjà. Le protocole sanitaire a été modifié depuis deux mois déjà. Nous avons obligé... Depuis, c'est de nouveaux foyers. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 2:12Voir 2 autres passages
« Alors, vous posez une question plus que d'actualité puisque je reçois les responsables de la filière pommes de terre à 14h. Après, je les reçois en visioconférence, évidemment, à 14h cet après-midi pour regarder comment nous pouvons faire. D'abord, ce sont les producteurs de pommes de terre industrielles Évidemment, quand tous les restaurants sont fermés, quand tous les fast-foods sont fermés, les steaks-frites, les moules-frites, ça n'existe plus. Donc, nous sommes en train de regarder comment nous pouvons faire. J'ai fait des demandes à l'Union européenne qui ont été en partie acceptées sur pouvoir faire du stock. Nous sommes en train de travailler. Je ne laisserai pas tomber la filière pommes de terre comme le gouvernement ne laissera pas tomber l'ensemble des autres filières. Nous avons travaillé sur des mesures sectorielles dans toutes les filières agricoles parce qu'il y a eu des drames. La fermeture des restaurants et des hôtels qui est absolument un drame pour eux d'abord, pour ces personnes qui travaillent là, a engendré pour la deuxième ligne des conséquences terribles pour les producteurs de viticulteurs, les producteurs de vin, les producteurs de pommes de terre, toute l'alimentation, les poulets, les AOP, les fromages fermiers qui sont vendus essentiellement dans ces restaurants. Donc évidemment, le gouvernement va essayer de les aider, va essayer de mettre des mesures au niveau des charges sociales. Toutes les entreprises agricoles ont pu bénéficier des mesures horizontales et transversales mises en place par le gouvernement. Est-ce qu'on peut imaginer, Didier Guillaume, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 18:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 20 observations21 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'espère que non. Enfin, il faut manger de façon équilibrée. Vous savez, on mange moins de viande qu'avant, mais enfin, il faut manger de la viande. Les protéines animales sont bonnes, comme les protéines végétales, évidemment. Et ça peut être un risque. Moi, ce que je veux dire aux Françaises et aux Français, suivant ce que me donnent les autorités sanitaires, c'est qu'il n'y a pas de risque de contamination de l'animal, de la viande à l'homme. Et ça, c'est quelque chose de très important. Après, ils mangent vraiment ce qu'ils veulent manger. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 4:32Voir 2 autres passages
« Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les grandes surfaces, ils vont moins souvent, et le caddie moyen a augmenté, on le voit très bien dans l'étude, ce qui peut être une des conséquences pour regarder cela. Mais ce que je veux vous dire très clairement, c'est que manger français, ça a un prix. Et il faudra que nos concitoyens continuent, après la crise, à se rendre compte qu'il faut faire le choix du patriotisme alimentaire, du patriotisme agricole, mais que manger des fraises françaises du Ventoux, ce n'est pas le même prix que manger des fraises espagnoles. Par contre, ce n'est pas le même goût non plus. Et je pense qu'il faut s'habituer à manger du beau, à manger du bon. Et nous sommes en train de travailler avec la profession agricole, nous travaillons avec la distribution pour voir comment demain, nous pourrons contribuer à alimenter, à nourrir nos concitoyens avec des produits français, sans que cela coûte plus cher que toujours prendre des produits étrangers. Mais c'est ça vraiment l'enjeu de demain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 12:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 39 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:29Voir 2 autres passages
« Pas encore. Les ARS, les agences régionales de santé, sont en train de regarder. Il y a eu trois foyers, deux considérés comme des clusters et un autre qui n'en est pas un. Nous regardons, nous pensons qu'il est possible que ce soit lié aux vestiaires, lié aux changements. Peut-être que nous ne savons pas trop. Ce n'est pas dans les abattoirs que les gens ont été détestés. C'est dans les attuées de découpe, attenant aux abattoirs évidemment. Mais ce n'est pas dans l'acte d'abattre les animaux, mais dans l'acte de découpe. Et évidemment, tous les services du ministère et comme tous les services de l'État sont au travail pour découvrir cela. Pour l'instant, du coup, nous avons testé tous les salariés de ces abattoirs pour voir ce qu'il en est. Il y en avait quelques-uns, une poignée qui était positive et tous les autres étaient des porteurs sains. Mais voilà, nous sommes en train de faire cela et la transparence totale sera faite. Un préfet a décidé de fermer un abattoir, celui du Loiret, pendant 7 jours. Il réouvrira dans des conditions sanitaires à partir de dimanche ou de lundi. Et vraiment, ce que je veux dire, c'est que nous avons mis... Ces abattoirs, ce sont les entreprises qui ont travaillé pendant toute la durée du confinement. Et donc, comme toutes les autres entreprises, elles sont plus sujettes à avoir des cas d'infection de cette maladie. Nous avons mis en place des guides de bonne pratique dès le début du confinement. J'ai décidé de mettre en place les gestes barrières, les guides de bonne pratique parce que c'était absolument indispensable. Mais ce qu'il faut bien comprendre, que vos auditeurs, vos téléspectateurs comprennent bien, c'est que dans un abattoir, il est parfois difficile d'être à un mètre l'un de l'autre pour deux salariés, pour la bonne et simple raison qu'il y a des actes dans l'abattoir qui méritent d'être deux lorsqu'on a un animal un peu lourd. C'est la raison pour laquelle nous avons pris toutes les précautions, évidemment avec les masques, les découpes avec les blouses, avec les charlottes, etc. Nous sommes en train de regarder comment peut-être demain aller plus loin afin de pérenniser ces abattoirs. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 12 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Avec modération, vous m'avez déjà posé des questions très souvent. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 24:21Voir 2 autres passages
« Alors, ils ne seront pas testés avant d'arriver en France, parce que c'est très compliqué de les mettre en quatorzaines dans leur pays, mais ils seront en quatorzaines sur l'exploitation agricole. Ils ne pourront pas se mélanger avec d'autres, et donc ils seront surveillés, évidemment. Mais ce que je voulais dire... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 9:29
« Il suffit, je vais vous expliquer, il suffit d'abord dans les champs, le guide de bonne pratique que nous avons mis en place, c'est qu'aucun travailleur ne va être à moins d'un mètre ou deux mètres, ça le guide de bonne pratique le décidera. Et puis surtout, c'est les questions d'hébergement. Moi, j'ai vu beaucoup ça, j'ai visité beaucoup d'exploitations agricoles. Les travailleurs saisonniers, souvent, sont dans des dortoirs, sont à 5, 6, ça, ça ne sera pas possible. Et là, d'ores et déjà, les agriculteurs, les syndicats agricoles y ont travaillé, et dans le guide de bonne pratique, je ne pourrais pas vous le donner dans le détail, c'est exactement comme dans les lycées, c'est exactement comme dans les autres hébergements, il faudra que les travailleurs... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, non, non, ne plaisantez surtout pas avec ça, s'il vous plaît, parce qu'ils peuvent réouvrir dès le début juin, et dès le début juin, par exemple, dans l'enseignement agricole, j'ai 100 000 internes, et ces 100 000 internes ne pourront plus aller dans les internats, comme c'était le cas avant, et nous travaillons là-dessus, et nous sommes encore en train d'avancer, afin que ce ne soit plus des femmes et des hommes, des hommes en l'occurrence, qui sont entassés parfois à 5, 6, 8 ou 10 dans un dortoir, mais qui soient séparés par les mesures barrières qui seront dans le guide de bonne pratique, qui est mis en place par le ministère du Travail, dont c'est la responsabilité, en relation avec nous, et en relation avec les employeurs, et notamment les syndicats agricoles. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 10:34Voir 2 autres passages
« C'est pour ça que là, dans l'année 2020, j'ai décidé de lancer un étiquetage très clair sur tous les produits, sur toutes les matières premières pour savoir d'où viennent ces matières premières et comment elles ont été élevées. C'est absolument normal, la transparence totale. Le consommateur doit être informé de ce qu'il achète. Après, il fait le choix d'acheter ce qu'il veut, mais il doit être informé de ce qu'il achète. Quand cette personne dit que ça provoque des cancers, c'est une assertion, mais je ne sais pas, il faut regarder ce que pensent les scientifiques et les docteurs. Mais je ne veux pas rentrer là-dessus. Ce que nous avons décidé, c'est que le président de la République a dit 1er janvier 2021, on sort du glyphosate. Et on sort du glyphosate, mais on ne va pas laisser les filières sans solution. Donc aujourd'hui, nous mettons 78 millions d'euros sur la recherche. L'INRA, qui est le plus bel institut de recherche publique, est en train de trouver des solutions pour remplacer cette molécule. Mais plus que le glyphosate, moi, je veux aller beaucoup plus loin. Aujourd'hui, on se focalise sur le glyphosate. C'est une chose. Mais il y a tellement d'autres substances, tellement d'autres pesticides, tellement d'autres produits phytosanitaires que ce que nous avons annoncé, c'est que nous allons réduire de 50% l'utilisation de tous les produits phytosanitaires en 2025. C'est beaucoup plus important que seulement le glyphosate. Parce que, quand on parle du glyphosate, on ne parle pas de 80% d'autres produits phytosanitaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 13:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines c'est dans le cadre d'un conflit en Terbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire c'est des exonérations de charges, je dis bien des exonérations de charges parce que contrairement aux restaurants, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de dépenses et pas de recettes. En viticulture, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de recettes. Par contre, il y a des dépenses, il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Il faut que les Français continuent à boire du vin même si les cafés sont fermés. Exonérations de charges et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique entre ce que vous voulez. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 22:50Voir 2 autres passages
« Vous avez raison, je n'ai jamais pensé une seule fois, vous faites référence à l'augmentation du seuil de revente à perte, je n'ai jamais pensé une seconde qu'en augmentant le Coca-Cola, le Ricard, le Nutella et je ne sais trop quoi, excusez-moi pour les pubs, ça allait payer mieux les agriculteurs. Non, l'idée, ce n'était pas cela. C'est de dire, compte tenu de la répartition globale de la valeur, il faut que la grande distribution redistribue des prix. On ne peut pas vendre à perte les produits d'entrée de gamme, ceux pour lesquels les gens viennent dans les grandes surfaces, et puis faire 40% de bénéfices, par exemple, sur les légumes et sur les fruits. Et là, la grande distribution n'a pas joué le jeu. C'est-à-dire, elle a déplacé le problème ? Exactement. Et aujourd'hui, ce qu'il faut absolument arriver à faire, nous entrons, alors c'est compliqué, dans les nouvelles négociations commerciales pour l'année prochaine, il faut absolument que les choses changent. Ce seuil de revente à perte, c'était expérimental pour deux ans. Nous avions dit que nous allions avancer pour deux ans en vérifiant si les choses allaient marcher. Je rappelle que, mis à part Michel-Edouard Leclerc, qui n'avait pas accepté les conclusions des États généraux, tout le monde les avait acceptées. Toutes les grandes surfaces... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 4:30
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés29 oct. 2018 au 20 mai 2020 · 12 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Le vin souffre beaucoup. Il souffre pour deux raisons. D'abord, parce que les États-Unis et l'Amérique ont mis en place des taxes de 25%. Je rappelle que les États-Unis sont le premier pays où l'on exporte du vin de France. C'est notre premier pays exportateur, donc ça a été un drame. Et deuxième drame, le Covid, avec la fermeture de la restauration collective là où ils vendent leurs bouteilles, des salons des vins, des chais, des visites à la cave, des ventes directes, donc c'est un drame absolu. Donc nous avons travaillé avec la filière, nous travaillons dans trois directions. La première direction, c'est un fonds de solidarité que nous demandons à l'Union Européenne pour aider à passer les taxes de Donald Trump parce que les taxes américaines c'est dans le cadre d'un conflit en Terbus et Boeing et les agriculteurs, les viticulteurs sont un dégât collatéral. Ensuite, ce que nous allons faire c'est des exonérations de charges, je dis bien des exonérations de charges parce que contrairement aux restaurants, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de dépenses et pas de recettes. En viticulture, les restaurants sont fermés, il n'y a pas de recettes. Par contre, il y a des dépenses, il faut garder les salariés agricoles parce que la vigne est un être vivant, il faut travailler, il faut éclaircir, il faut tailler, donc ils n'ont pas pu mettre les salariés au chômage partiel. Il faut que les Français continuent à boire du vin même si les cafés sont fermés. Exonérations de charges et troisième mesure, nous allons faire de la distillation de crise afin de vider un peu des stocks pour le transformer en alcool, en gel hydroalcoolique entre ce que vous voulez. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 22:50Voir 2 autres passages
« Non, non, non, je ne leur dis pas qu'il faut acheter plus cher du tout, non, non, au contraire, madame. Ça coûte plus cher si le lait, on l'achète un plus cher. Je connais des gens qui, le 15 du mois, n'ont plus les moyens de vivre. Quand je vous parle du lait, par exemple, quand un éleveur laitier vend son litre de lait 34 centimes, et qu'il est en vente à 1 euro en grande surface, excusez-moi, ces 70 centimes iront bien à la poche de quelqu'un. Eh bien, ces 70 centimes, il faut les répartir différemment. C'est ça, la question. Donc, je ne leur demande pas d'acheter plus cher, que le litre de lait continue à valoir 1 euro en grande surface, mais que la répartition, le bénéfice, ne soit pas toujours pour les mêmes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59Voir 2 autres passages
« J'aime beaucoup ce que vous dites, parce que c'est exactement le discours que je tiens. Je dis qu'il faut faire très attention. Tout n'est pas de l'agribashing. Mais vous avez raison, madame, tout n'est pas de l'agribashing. Mais on ne peut pas, lorsque un agriculteur est dans son champ, qui se fait descendre de son tracteur, en lui disant « tu vas empoisonner mes gosses », lorsqu'on entre dans les élevages, c'est ça que j'appelle le dénigrement permanent. On n'a pas le droit de rentrer dans des élevages, aller leur dire « vous faites n'importe quoi ». Et parallèlement, ce que... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 9:59
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 24:12
« Ça, c'est la première chose. La deuxième chose, le médiateur des relations commerciales est saisi le 1er février et il va regarder cela. Et la troisième chose, la direction générale de la concurrence, la répression des fraudes, va faire son office. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi Alimentation : "Il faut peut-être que la distribution fasse moins de profits" affirme Didier GuillaumeVérifier à 14:17
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Alors, notamment, les producteurs de fruits et légumes ont plutôt pas trop mal gagné leur vie, parce qu'ils en ont vendu, ils n'ont plus de faire. Ce qu'il faut bien regarder, ce n'est pas tant le prix du produit français, mais c'est la comparaison avec les produits étrangers. Une étude qui a été faite par un cabinet indépendant de Nielsen a dit que, dans le mois dernier, les produits avaient augmenté de 0,01%. Ici ou là, il y a pu y avoir des augmentations dans des segments de production, dans du bio ou autre, mais globalement, les prix n'ont pas énormément augmenté. Par contre, ce qu'il faut se dire, ce qu'il faut se dire, c'est que nos concitoyens, lorsqu'ils font des courses dans les grandes surfaces, ils vont moins souvent, et le caddie moyen a augmenté, on le voit très bien dans l'étude, ce qui peut être une des conséquences pour regarder cela. Mais ce que je veux vous dire très clairement, c'est que manger français, ça a un prix. Et il faudra que nos concitoyens continuent, après la crise, à se rendre compte qu'il faut faire le choix du patriotisme alimentaire, du patriotisme agricole, mais que manger des fraises françaises du Ventoux, ce n'est pas le même prix que manger des fraises espagnoles. Par contre, ce n'est pas le même goût non plus. Et je pense qu'il faut s'habituer à manger du beau, à manger du bon. Et nous sommes en train de travailler avec la profession agricole, nous travaillons avec la distribution pour voir comment demain, nous pourrons contribuer à alimenter, à nourrir nos concitoyens avec des produits français, sans que cela coûte plus cher que toujours prendre des produits étrangers. Mais c'est ça vraiment l'enjeu de demain. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 12:47
« Oui, l'agriculture française est faite de telle façon qu'au printemps jusqu'à la fin de l'été, il faut des bras en plus, comme vous dit, des travailleurs et des travailleuses en plus, et notamment des travailleurs saisonniers sur des contrats de travail d'un mois, deux mois, trois mois, quatre mois, six mois, ou des travailleurs étrangers parce qu'il manque de la main d'oeuvre française. Moi, j'ai pris les devants dès le 14 mars, quand j'ai appelé les Françaises et les Français à s'inscrire sur une plateforme pour aider les agriculteurs à travailler. Pourquoi ? Parce que tout simplement, pour des raisons de sécurité sanitaire, les frontières ont été fermées. Il fallait que nous ayons de l'aide au début de la campagne. Il n'y avait pas beaucoup de main d'oeuvre. 15 000 Françaises et Français ont aidé dans les exploitations agricoles. Ça a permis de tenir en début de campagne. Maintenant, il faut environ 100 000 travailleurs saisonniers par mois pour tenir toute la saison. C'est la raison pour laquelle j'ai proposé au Premier ministre de pouvoir mettre en place cette arrivée de travailleurs saisonniers. Le Premier ministre a bien arbitré cela, et dans les heures qui viennent, puisqu'il devra signer l'instruction, il allait peut-être signer depuis hier soir ou ce matin, qui permettra aux travailleurs saisonniers de l'Union européenne, étrangers, de venir travailler en France sous deux conditions. La première condition, c'est qu'ils aient un contrat de travail établi par l'exploitation agricole. Et la deuxième condition, c'est évidemment se soumettre à un protocole, un protocole sanitaire. Nous avons fait un guide de bonne pratique qui est lié à la fois aux conditions de travail et un guide de bonne pratique très important aux conditions d'hébergement. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 7:54
« C'est quand même inouï ce que l'on vit une famille qui se déchire. Hier j'ai été profondément choqué, très choqué, par, ils ont le droit de faire ce qu'ils veulent, mais par les avocats qui dansaient, qui sautaient au plafond, la romantada, on a gagné, mais qu'est-ce que c'est cette histoire ? On parle de la vie d'un homme, on ne parle pas de je ne sais quel procès ou je ne sais quel match de football. Ça m'a profondément choqué. Je pense qu'aujourd'hui, la dignité, c'est de permettre de mourir dans la dignité, justement. Et moi je soutiens l'association de Romero et je soutiens ce qui est fait dans ce domaine-là. S'il faut faire une nouvelle loi, peut-être il faudra-t-il la faire, ce n'est pas à moi de le décider. Les parlementaires s'en saisiront, mais en tout cas, ce que l'on voit là, c'est la faillite du système, la faillite de la loi Clès-Léonetti et le fait que l'on n'arrive pas à aller au bout de quelque chose. Si c'est la faillite de la loi actuelle, dit Guillaume, c'est qu'il en faut une autre pour clarifier la situation. Vous savez, ces sujets, c'est vraiment quelque chose de profond qui touche au plus profond de soi-même, qui touche pour certains à la religion, pour d'autres à des convictions. C'est ça qui est terrible. Moi, je pense à ce pauvre homme qui est étraplégique et à une famille qui se déchire, sa femme, son épouse qui dit, écoutez, sa volonté, c'est d'arrêter la souffrance. Et les parents qui disent, surtout pas. C'est à ça qu'il faut penser. C'est pour ça qu'on voit bien que ce n'est pas une loi qui règle forcément le problème. Qu'aujourd'hui, il y a des appels, la Cour de justice, etc. Moi, je pense qu'à travers ce drame humain, parce que c'est un drame humain, la société doit réfléchir à ces grands sujets, comme ceux-là, on parle de la PMA, la fin de vie. Ces grands sujets-là, je pense que ça doit être des débats qui doivent être mis sur la table, mis sur la table avec les citoyens. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Divergences franco-allemandes sur la PAC : "Il n'y a pas de fâcherie" affirme Didier GuillaumeVérifier à 0:16
« La justice est indépendante et c'était logique qu'il fasse ça. Un maire qui prend un arrêté qui est illégal, le maire prend sa décision en disant je suis maire, je vais prendre une décision illégale. Quand les maires se mettent à prendre des décisions illégales, ça pose un problème par rapport à la relation avec la justice et par rapport à ce qu'ils sont eux-mêmes. Aujourd'hui, qu'est-ce qui se passe ? Le Conseil d'État, la plus haute juridiction administrative, ce n'est pas le gouvernement, nous dit il faut mieux protéger les citoyens, il faut remettre des zones de non-traitement. Pour faire ces zones de non-traitement, qu'est-ce que nous faisons ? Il y a deux solutions. Soit on fait un sondage en disant vous voulez combien ? Pâchez-moi 150 mètres, 200 mètres, 500 mètres, un kilomètre. Soit on s'appuie sur la science. Nous avons interrogé l'ANSES. L'ANSES, c'est une autorité indépendante, l'autorité sanitaire de protection des aliments, composée de scientifiques, de chercheurs. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 15:22
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Alors bien sûr, ça fait partie des... Évidemment, ça fait partie des sujets comme ça a été le cas pour le lait, notamment. Ça peut être offert à des associations. Ça peut servir pour la nourriture des animaux. Ça peut servir dans les méthaniseurs. Nous sommes dans une situation exceptionnelle et extraordinaire. Et dans ces situations-là, il faut des réponses qui soient extraordinaires et exceptionnelles. Nous ne revivrons plus jamais, espérons-le, cela. Donc ce qui est en train de se passer dans toutes les filières agricoles, comme dans celle-là, c'est un drape, donc nous allons y répondre. Mais ce qu'il faut quand même bien dire à tous les auditeurs de France Info et tous les téléspectateurs, c'est que la chaîne alimentaire a tenu. C'est que regardez ce qui se passe dans les autres pays européens, dans les autres pays du monde. Nous avons la chance en France d'avoir une production, un amont, d'avoir des agriculteurs qui ont réussi à continuer à nourrir les Françaises et les Français. Des entreprises agroalimentaires, je suis allé en voir la semaine dernière, remarquable, on a tendance à les critiquer parfois, mais elles ont été là, les entreprises agroalimentaires, les coopératives agricoles et la grande distribution. Donc tout cela a fait en sorte que la chaîne alimentaire a tenu. Il n'y a pas eu de pénurie alimentaire. Les Françaises et les Français ont pu se nourrir et ça, c'est grâce à l'action de toute la deuxième ligne qui a été remerciée par le Président de la République il y a quelques jours de cela. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier GuillaumeVérifier à 19:37
franceinfo — 8h30 franceinfo · Recrutement de saisonniers européens, abattoirs touchés par le Covid, augmentation des prix... Le "8h30 franceinfo" de Didier Guillaume
« Oui, bien sûr. La direction de la concurrence répression des fraudes a annoncé qu'elle allait faire 6000 contrôles. Nous en sommes à plus de 3000 contrôles. Il y a déjà eu des avertissements, il y a déjà eu des amendes qui ont été données. Il faut respecter la loi, tout simplement. On ne peut pas obliger, nous vivons dans une économie de marché, on ne peut pas obliger les gens de faire cela. Mais il y a une chose qui est quand même évidente. C'est qu'on ne peut pas continuer à étrangler les agriculteurs. On ne peut pas continuer à acheter... Ben la preuve que si, Didier Guillaume. Ben c'est pour ça qu'on est en train de faire changer ça, vous avez raison. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 5:40
« Ça va être terminé, tout cela. Ça va être terminé parce que le gouvernement va prendre des décisions. C'est ce que j'ai dit hier aux associations welfaristes qui étaient là. Je dis simplement, ça ne peut pas se faire contre la profession. Quand nous annonçons la semaine dernière à Toulouse avec ma collègue ministre de l'Agriculture allemande qu'on allait arrêter le broyage des poussins, qui aujourd'hui n'est plus supportable. C'est des mesures que nous prenons, mais dire on va arrêter le broyage des poussins. On a dit fin d'année 2021. Pourquoi ? On nous dit qu'il faut le faire de suite. Et si on le fait de suite, qu'est-ce qui se passe ? Il n'y a plus d'eux. Il n'y a plus de... Voilà, c'est ça la question. C'est à la fois tenir le temps de l'agriculture et le temps de la société. Et moi, ce que j'appelle l'agribashing, c'est qu'il faut... Ça, ce n'est pas de l'agribashing. Non, pas du tout. Ce souci du bien-être animal. Quand on parlait de l'agribashing tout à l'heure, moi, je veux réconcilier, en gros, les villes et la ruralité. Il y a le temps de la nature, le temps de l'élevage, et puis le temps de la société et des 160 signes sur Twitter. Et c'est tout à fait ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 11:42
« C'est pour ça que là, dans l'année 2020, j'ai décidé de lancer un étiquetage très clair sur tous les produits, sur toutes les matières premières pour savoir d'où viennent ces matières premières et comment elles ont été élevées. C'est absolument normal, la transparence totale. Le consommateur doit être informé de ce qu'il achète. Après, il fait le choix d'acheter ce qu'il veut, mais il doit être informé de ce qu'il achète. Quand cette personne dit que ça provoque des cancers, c'est une assertion, mais je ne sais pas, il faut regarder ce que pensent les scientifiques et les docteurs. Mais je ne veux pas rentrer là-dessus. Ce que nous avons décidé, c'est que le président de la République a dit 1er janvier 2021, on sort du glyphosate. Et on sort du glyphosate, mais on ne va pas laisser les filières sans solution. Donc aujourd'hui, nous mettons 78 millions d'euros sur la recherche. L'INRA, qui est le plus bel institut de recherche publique, est en train de trouver des solutions pour remplacer cette molécule. Mais plus que le glyphosate, moi, je veux aller beaucoup plus loin. Aujourd'hui, on se focalise sur le glyphosate. C'est une chose. Mais il y a tellement d'autres substances, tellement d'autres pesticides, tellement d'autres produits phytosanitaires que ce que nous avons annoncé, c'est que nous allons réduire de 50% l'utilisation de tous les produits phytosanitaires en 2025. C'est beaucoup plus important que seulement le glyphosate. Parce que, quand on parle du glyphosate, on ne parle pas de 80% d'autres produits phytosanitaires. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Didier Guillaume : "Quand vous poussez votre caddie, faites un choix patriotique"Vérifier à 13:54
« Ah dans une catégorie qui me plaît beaucoup Laquelle ? Celle qui n'est pas favorable à Monsanto et aux produits phytosémitaires »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Divergences franco-allemandes sur la PAC : "Il n'y a pas de fâcherie" affirme Didier GuillaumeVérifier à 21:58