Didier Cazeneuve — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
19 janv. 2022 au 23 oct. 2023
Questions
19
Entretiens
3
Sources
3
Heures analysées
1,3 h
Répartition sur 19 questions évaluables
Réponse directe
10
Réponse partielle
3
Réponse à côté
5
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 19 sur 19
Question 1Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous dites qu'il faut constamment adapter le droit au contexte terroriste aux évolutions.
Réponse directe
Non, mais il faut bien entendu totalement et constamment adapter le droit européen et le droit national à la menace terroriste. C'est ça le travail des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Mais on ne peut pas théoriser la remise en cause des principes du droit tel qu'il existe comme un objectif à atteindre.
« Non, mais il faut bien entendu totalement et constamment adapter le droit européen et le droit national à la menace terroriste. C'est ça le travail des ministres de l'Intérieur et de la Justice. Mais on ne peut pas théoriser la remise en cause des principes du droit tel qu'il existe comme un objectif à atteindre. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:50
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Textes de loi cités23 oct. 2023 au 23 oct. 2023 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'État de droit, où les collectivités locales et l'État se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. Et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'État de droit, il n'y a pas d'autorité de l'État, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessaires au désenclavement d'un territoire, si on laisse ainsi les choses se faire. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 2Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Parce que, sur le fond, ce qui a choqué Jean-Luc Mélenchon et une partie de la gauche, la France insoumise, c'est la phrase de Yael Brown-Pivet. Il faut préserver les civils à Gaza, mais rien ne doit empêcher Israël de se défendre. Est-ce que vous aussi, cette phrase, elle vous surprend ?
Réponse directe
Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'interv…
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:38
Question 3Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Toujours avec l'ancien Premier ministre Bernard Cazeneuve, quelques dizaines de personnes se sont installées pour protester contre la future autoroute A69 Toulouse-Castres. Elles ont été délogées par la force hier. C'est ce qu'il fallait faire avant qu'une ZAD s'y installe ?
Réponse directe
A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'État de droit, où les collectivités locales et l'État se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. Et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'État de droit, il n'y a pas d'autorité de l'État, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessai…
« A partir du moment où les procédures ont eu lieu, où l'ensemble des contraintes juridiques ont été surmontées, où les choses ont été faites conformément au principe de l'État de droit, où les collectivités locales et l'État se sont engagées au terme d'une longue concertation, que les enquêtes publiques ont été réalisées conformément à ce que le droit nous dicte, on peut considérer que lorsque des zones à défendre se constituent, on les laisse se constituer et rien ne se passe. Et on laisse les choses se dégrader. Ce n'est pas ma position. Il n'y a pas d'État de droit, il n'y a pas d'autorité de l'État, il n'y a pas d'infrastructures susceptibles d'être construites lorsqu'elles sont nécessaires au désenclavement d'un territoire, si on laisse ainsi les choses se faire. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 20:40
Question 4Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
C'est une critique en creux de l'action de Gérald Darmanin qui dit « Moi, mon opinion, c'est que la CEDH, la Cour européenne des droits de l'homme, doit comprendre qu'elle juge dans une situation de crise terroriste qui n'existait pas lorsque ces règles furent imaginées. Est-ce que ça veut dire que les règles de la CEDH doivent être adaptées au contexte terroriste ?
Réponse directe
« Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'é…
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 14:52
Question 5Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, depuis l'attentat d'Arras qui a provoqué la mort du professeur Dominique Bernard, les propositions se multiplient pour contrer la menace terroriste, rétention de 18 mois pour les fichiers S étrangers, rétention préventive pour les fichiers français, reconnaissance faciale aussi autour des lycées. Ça c'est utile au débat ou alors c'est de la surenchère ?
Réponse partielle
Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés par exemple à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile à tout mettre en oeuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec l…
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés par exemple à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile à tout mettre en oeuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également dans cette loi de juillet 2015 décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24Voir 1 autre passage
« Non mais nous ne devons pas le faire au détriment de la liberté. Si nous le faisions au détriment de la liberté d'ailleurs, nous consacrerions la victoire des terroristes puisque ce que les terroristes veulent faire en nous attaquant, c'est nous pousser à remettre en cause tous les principes de l'état de droit. Donc moi comme ministre de l'Intérieur, je n'ai jamais considéré que la remise en cause des principes de l'état de droit pour assurer la sécurité des français devait être un objectif à atteindre. L'objectif à atteindre, c'est d'assurer la sécurité des français. Et on prend des mesures pour cela. J'ai par exemple été amené en février 2015 à décider de l'expulsion d'un ressortissant tunisien. La Cour européenne des droits de l'homme a sanctionné cette décision, mais je ne l'ai pas prise pour apporter la démonstration de ma capacité à être orthogonale aux règles définies par la Convention européenne des droits de l'homme. Je l'ai fait pour protéger les français. Il s'avère qu'à ce moment-là, il y a eu un différent avec la Cour européenne des droits de l'homme. J'en ai pris acte, mais le fait d'être en contravention avec les règles européennes, les principes juridiques sur lesquels nous sommes engagés au sein du Conseil de l'Europe ou au sein de l'Union européenne, ne doit pas être un objectif. L'objectif, c'est de lutter efficacement contre le terrorisme. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 13:30
Question 6Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Rien ne doit empêcher Israël de se défendre, c'est ce qu'a dit Yael Broun-Pivé, la présidente de l'Assemblée nationale en déplacement ce week-end à Tel Aviv pour afficher sa solidarité à Israël. La France soutient pleinement Israël, a-t-elle dit. Est-ce que c'était sa place ?
Réponse directe
Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internation…
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le Président de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:20
Question 7Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Sauf que l'interdiction de base a été justifiée par Emmanuel Macron. Il a parlé d'un délai de décence après l'attaque du 7 octobre. Est-ce que vous êtes d'accord avec lui ?
Réponse à côté
Moi, j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit, à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes, c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juil…
« Moi, j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit, à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes, c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juillet 2014 d'interdiction d'une manifestation parce que dans une manifestation pro-palestinienne, il avait été crié mort aux Juifs et des slogans antisémites avaient fusé. J'ai considéré qu'il y avait là un risque très grave de confrontation de troupes graves à l'ordre public et j'ai considéré aussi que le fait qu'on puisse prononcer de façon extrêmement violente et répéter des propos antisémites était contraire au principe républicain. J'ai interdit cette manifestation et personne parmi les juges administratifs n'est venu casser la décision. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 10:26
Question 8Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Sur la délégation, justement, Yael Brown-Pivet était accompagné du patron des Républicains, Éric Ciotti, du député Meyer Habib, proche de Benjamin Netanyahou. Elle dit que la gauche n'a pas voulu l'accompagner. Est-ce que vous comprenez ces élus de gauche, ces responsables de gauche qui ont refusé d'y aller ?
Réponse directe
Je pense qu'à partir du moment d'un déplacement organisé par l'Assemblée nationale, qu'à la tête de la délégation de l'Assemblée nationale, il y a la présidence de l'Assemblée nationale, que nous sommes dans un contexte, encore une fois, international extrêmement grave, qui appelle une responsabilité collective, il aurait été normal que l'ensemble des formations politiques s'associe à ce déplacement, l'ensemble des formations politiques sollicités. Je pense d'ailleurs que si le déplacement avait été organisé en concertation avec ceux qui ont été sollicités, et si le discours tenu sur place avait été discuté avec les organisations politiques sollicitées, peut-être les choses se seraient pass…
« Je pense qu'à partir du moment d'un déplacement organisé par l'Assemblée nationale, qu'à la tête de la délégation de l'Assemblée nationale, il y a la présidence de l'Assemblée nationale, que nous sommes dans un contexte, encore une fois, international extrêmement grave, qui appelle une responsabilité collective, il aurait été normal que l'ensemble des formations politiques s'associe à ce déplacement, l'ensemble des formations politiques sollicités. Je pense d'ailleurs que si le déplacement avait été organisé en concertation avec ceux qui ont été sollicités, et si le discours tenu sur place avait été discuté avec les organisations politiques sollicitées, peut-être les choses se seraient passées différemment. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:21
Question 9Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, voilà quasiment 7 mois que la guerre a commencé en Ukraine et depuis 7 mois l'Union Européenne et la France ont multiplié les sanctions pour essayer d'affaiblir la Russie de Vladimir Poutine. Est-ce qu'il faut les maintenir, ces sanctions, en dépit des conséquences sur notre quotidien ?
Réponse directe
Je pense qu'il faut les maintenir parce qu'il n'y a pas d'efficacité de l'action diplomatique que nous conduisons, des pressions que nous exerçons sur la Russie à juste titre si cette action ne se déploie pas au long cours. Nous sommes, on le voit, dans un conflit qui dure et comme ce conflit dure il faut que ceux qui d'une part cherchent une solution diplomatique et d'autre part font sur la Russie une pression destinée à la faire changer d'orientation poursuivent leurs efforts pour atteindre le but.
« Je pense qu'il faut les maintenir parce qu'il n'y a pas d'efficacité de l'action diplomatique que nous conduisons, des pressions que nous exerçons sur la Russie à juste titre si cette action ne se déploie pas au long cours. Nous sommes, on le voit, dans un conflit qui dure et comme ce conflit dure il faut que ceux qui d'une part cherchent une solution diplomatique et d'autre part font sur la Russie une pression destinée à la faire changer d'orientation poursuivent leurs efforts pour atteindre le but. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:19
Question 10Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
En quelques mots, si vous voulez bien, Bernard Cazeneuve, c'est François Hollande qui a instauré le non-cumul des mandats, la fin des députés maires et des sénateurs maires. Une proposition de loi déposée ces prochains jours prévoit de revenir sur cette mesure. Est-ce que vous êtes favorable à ce qu'on puisse à nouveau cumuler le fait d'être maire et d'être député au nom de la proximité avec le terrain ?
Réponse directe
Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques. Parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup, qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de…
« Je ne suis pas favorable à des réformes parcellaires au cas par cas. Je pense qu'il y a une crise démocratique, que cette crise démocratique peut poser le problème du cumul des mandats, en même temps du rehaussement du rôle du Parlement, notamment dans ses missions de contrôle. Mais ces réformes-là doivent se faire dans un cadre global, après une discussion approfondie, avec l'ensemble des formations politiques. Parce que la modernisation de la vie politique, elle ne peut se faire que dans le cadre, là aussi, d'un minimum de compromis. C'est comme la réforme des retraites, ce ne sont pas des opérations au coup par coup, qui ne créent plus de confusion, qu'elles ne créent de cohérence et de capacité de notre pays à recréer les conditions de la confiance avec les Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 23:36
Question 11Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Pour vous, pour vous, n'est pas dans ce creuset-là ?
Réponse à côté
J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet. Je ne fais pas de procès d'intention à Jean-Luc Mélenchon et à la LFI. Et je ne mets pas dans le même panier les prises de position de certains responsables de la LFI et la gauche dans son ensemble. Mais lorsque la LFI et certains de ses responsables politiques déclarent qu'il y a une consubstantialité de la violence à la police, que la police tue, laissent entendre que la République, dans son ensemble, dans ses institutions, est organisée pour favoriser les discriminations. Dans un pays où la promesse républicaine a justement conduit tous les républicains à rassembler leurs forces pour que toutes les discriminations s…
« J'ai déjà eu l'occasion de m'exprimer à plusieurs reprises sur ce sujet. Je ne fais pas de procès d'intention à Jean-Luc Mélenchon et à la LFI. Et je ne mets pas dans le même panier les prises de position de certains responsables de la LFI et la gauche dans son ensemble. Mais lorsque la LFI et certains de ses responsables politiques déclarent qu'il y a une consubstantialité de la violence à la police, que la police tue, laissent entendre que la République, dans son ensemble, dans ses institutions, est organisée pour favoriser les discriminations. Dans un pays où la promesse républicaine a justement conduit tous les républicains à rassembler leurs forces pour que toutes les discriminations soient combattues, que la police ait des effectifs en nombre, qu'elle soit formée à des principes déontologiques pour que la police et la population puissent, dans des moments difficiles, nous avons vécu le terrorisme, faire bloc. Pour moi, tout ça n'est pas négociable. La République, ce n'est pas une juxtaposition de communautés auxquelles on parle successivement, comme on s'adresse à autant de clientèles pour les faire voter dans la bonne direction. Moi, lorsque je m'adresse au pays, je m'adresse au pays dans son ensemble, je crois à l'unité et à l'indivisibilité de la République. Donc, sur tous ces sujets-là, comme sur l'organisation, d'ailleurs, de la confrontation de tous contre tous qui sont peut-être la ligne générale de la stratégie arrêtée par la LFI, je ne suis pas en accord. Je pense que la République a besoin d'apaisement, qu'elle a besoin de rassemblement et qu'on ne peut pas vouloir l'union de la gauche et la division du pays dans le même temps. L'union de la gauche n'a d'intérêt que dès lors que ça permet de rassembler dans l'apaisement le plus grand nombre possible de Français. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 10:29Voir 1 autre passage
« Oui, mais moi, bien avant que Olivier Faure n'accède à des responsabilités électives, j'ai dirigé pendant 20 ans des collectivités territoriales dans l'union de la gauche. Sans qu'à aucun moment, il n'y ait eu le moindre problème et la moindre vague. Et nous avons fait de grandes choses à Cherbourg, nous avons fait de grandes choses à la région Basse-Normandie, et moi je suis particulièrement attaché, viscéralement attaché à l'union de la gauche. Et c'est d'ailleurs parce que je suis attaché à l'union de la gauche, le rassemblement avec les communistes, avec les écologistes qui sont, pour beaucoup d'entre eux, épris de cet idéal républicain, que je n'accepte pas cette dérive qui nous éloigne de ce que fut l'union de la gauche dans ces grandes heures. Est-ce que vous racontez la dernière ? Pardonnez-moi, ce débat-là, il est très caractéristique d'une pente dans laquelle on s'est engagé avec cette alliance. Tous ceux qui ont une autonomie de pensée, qui réfléchissent, qui font connaître leurs sentiments, sont immédiatement excommuniés parce qu'ils ne sont pas dans la ligne. L'excommunication, c'est la contrepartie en termes de comportement du recroqueviment sectaire d'une gauche qui se perd en s'éloignant d'un certain nombre de principes que j'évoquais à l'instant. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:13
Question 12Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Vous avez cité il y a quelques instants, sans le nommer Fabien Roussel, le leader des communistes, qui a créé une polémique assez forte au sein de la gauche en opposant la gauche du travail à celle des allocs et en se positionnant du côté de la gauche du travail. Est-ce qu'il a eu pour vous raison d'ouvrir ce débat ?
Réponse directe
Vous voyez, cette question-là, elle est emblématique au niveau de déraison auxquelles nous sommes parvenus. Quel est le combat historique de la gauche dans le temps long de son histoire ? C'est un combat pour que chacun puisse accéder à la dignité, à l'autonomie, par l'éducation, par l'éducation, l'école, qui permet à chacun d'avoir accès à la connaissance, et qui permet aux parents d'espérer que leurs enfants vivront mieux qu'eux-mêmes, et par le travail. Vous dites que c'est une évidence, mais quand on écoute les réactions à propos de Fabien Roussel, Il y a les réactions, il y a le bruit, et puis il y a l'histoire de la gauche, de ses combats. Et la gauche s'est toujours mobilisée pour qu…
« Vous voyez, cette question-là, elle est emblématique au niveau de déraison auxquelles nous sommes parvenus. Quel est le combat historique de la gauche dans le temps long de son histoire ? C'est un combat pour que chacun puisse accéder à la dignité, à l'autonomie, par l'éducation, par l'éducation, l'école, qui permet à chacun d'avoir accès à la connaissance, et qui permet aux parents d'espérer que leurs enfants vivront mieux qu'eux-mêmes, et par le travail. Vous dites que c'est une évidence, mais quand on écoute les réactions à propos de Fabien Roussel, »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 15:25Voir 2 autres passages
« Il y a les réactions, il y a le bruit, et puis il y a l'histoire de la gauche, de ses combats. Et la gauche s'est toujours mobilisée pour que ceux qui étaient dans le monde du travail ne soient pas asservis par le travail, et puissent, par des réformes sociales, par des progrès sociaux, sortir de cet asservissement auquel le travail pouvait conduire. J'ai même vu des leaders d'extrême-gauche, vous vous en souvenez sans doute, qui commençaient leur discours par « travailleuse, travailleur ». Ce n'était pas si vieux que cela. Donc la valeur travail a toujours été au cœur de la pensée de la gauche. Fabien Roussel le dit, et Fabien Roussel ne dit rien d'autre qu'une réalité historique, en assumant l'histoire de son propre parti, et il est immédiatement excommunié pour avoir osé dire, ce que d'ailleurs Jean-Luc Mélenchon disait il y a quelques années à la télévision lui-même, on retrouvera dans les archives ses déclarations, il vaut mieux l'autonomie par le travail, la dignité par le travail, tout en continuant à mener les luttes qui permettent de faire en sorte que par la lutte sociale, par l'action des organisations syndicales, on sorte ceux qui sont asservis par le travail de la contrainte que le travail exerce sur eux. Ce sont les combats historiques de la gauche. Donc il faut avoir perdu totalement la raison pour ne pas le savoir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 16:01
Question 13Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Bernard Cazeneuve, la réforme des retraites, c'est votre président François Hollande qui a allongé la durée de cotisation pour la passer progressivement à 43 ans. C'est une réforme encore en cours, ça doit se faire d'ici 2035. Aujourd'hui Emmanuel Macron a semble-t-il envie d'accélérer cette réforme pour aller plus vite vers les 43 ans. Est-ce que du coup ce serait une réforme de gauche ?
Refus explicite
Non, je crois que le problème ne se pose pas de cette manière.
« Non, je crois que le problème ne se pose pas de cette manière. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:40
Question 14Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Est-ce que vous entendez les critiques du Rassemblement National mais pas uniquement du Rassemblement National de ceux qui disent aujourd'hui ces sanctions nous font plus mal à nous qu'elles ne font mal aux oligarques et aux proches du pouvoir du Kremlin ?
Réponse directe
Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-m…
« Mais il n'y a aucune solidarité qui se matérialise en période de guerre qui n'ait de conséquence sur ceux qui veulent cette solidarité. C'est illusoire de penser que la solidarité à l'égard du peuple ukrainien sera sans conséquences dans nos pays. Il y aura bien entendu des conséquences et c'est logique sinon la solidarité est un mot sans contenu qui ne se traduit finalement que par des paroles et par aucun acte. Donc matériellement, mécaniquement, le soutien que nous apportons aux Ukrainiens peut avoir des conséquences sur nous. C'est le sacrifice que nous faisons en vertu de la solidarité que nous manifestons à l'égard de ce peuple qui se bat pour le droit de pouvoir déterminer pour lui-même son propre destin. Mais en même temps, ces sanctions ont aussi une efficacité. Quand il y a 600 milliards d'euros de réserves détenues par des banques étrangères qui sont immobilisées, ça a des conséquences sur la possibilité pour le gouvernement russe de poursuivre son effort de guerre. Lorsque nous décidons de ne plus commercer avec la Russie et que dans un certain nombre de domaines essentiels, je pense aux composants électroniques, à des éléments industriels dont la Russie peut avoir besoin pour poursuivre son effort de guerre, nous disons non et nous refusons de continuer à avoir des relations commerciales. Ça prive la Russie de la possibilité de mener cette guerre dans des conditions qui lui soient favorables. Donc tout ça a un sens, même si je conviens que les sanctions à elles seules ne peuvent pas tout régler. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 1:01
Question 15Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
Alors je peux vous la poser autrement. Est-ce que c'était une réforme de gauche de partir aux 43 ans ?
Réponse à côté
Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport ma…
« Si ça ne vous ennuie pas, je vais autoriser une réponse, qu'il soit une réponse de gauche. Bon, si on veut une réforme qui soit une réforme de gauche, il faut que plusieurs conditions soient réunies. La première condition c'est qu'il n'y a pas de réforme de gauche quand il n'y a pas de démocratie sociale qui fonctionne. Une réforme de gauche c'est une réforme qui doit reposer sur un dialogue extrêmement approfondi entre les organisations syndicales et les organisations patronales et les ministères concernés de manière à faire en sorte que la réforme soit juste. Donc nous avons un rapport qui est le rapport du comité d'orientation des retraites. Je ne sais pas si vous l'avez lu ce rapport mais il est d'une extrême complexité. Il n'est pas tout à fait conclusif puisqu'il est... Il se garde bien d'apporter les solutions. Exactement. Et donc il faut soumettre les conclusions de ce rapport au dialogue social. J'avais compris que la réunion de la convention nationale de refondation était le témoignage de la volonté du président de la République d'organiser le dialogue le plus large autour de ces enjeux. Mais on réunit la convention nationale puis on explique qu'on va faire passer par un amendement au PLFSS à coup de 49.3 la réforme. Tout ça est totalement incohérent. Donc si on veut qu'il y ait une réforme qui soit possible et qui fasse l'objet d'un compromis parce qu'une bonne réforme est une réforme qui fait l'objet d'un compromis... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 4:45Voir 2 autres passages
« Attendez, il faut qu'il y ait ce dialogue. Les syndicats réformistes et je pense notamment à la CFDT s'est rendu à la réunion du Conseil national de la refondation et Laurent Berger ce week-end a dit son étonnement après que cette réunion avait eu lieu de voir que la méthode avait changé. Donc il faut de la cohérence et de la constance. Deuxièmement, il ne peut pas y avoir de réforme des retraites qui soit perçue à juste titre par les français comme un recul. Si quand on dit réforme, les français comprennent recul, c'est que la réforme est mauvaise. C'est-à-dire 64 ou 65 ans pour vous, c'est un chiffon rouge. Il ne peut pas y avoir... L'âge pivot est pour moi inacceptable parce que ça voudrait dire que quiconque a commencé à travailler tôt dans des métiers pénibles ne pourra pas prendre sa retraite dans des conditions qui tiennent compte de la pénibilité du travail qu'il a accompli et des difficultés auxquelles il a été compris. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 5:58
Question 16Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Vous dites qu'on n'a rien fait, nous les socialistes, depuis cinq ans. C'est vous exonérer du quinquennat précédent ?
Réponse partielle
Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujour…
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 6:29
Question 17Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Vous comprenez qu'elle soit candidate aujourd'hui ?
Réponse à côté
Non, mais moi, je ne vais pas... Je vous l'ai dit à plusieurs reprises dans nos échanges, lorsque je suis venu sur votre plateau et à d'autres endroits, je ne suis pas là pour commenter l'actualité. Je ne suis pas un commentateur de l'actualité. J'ai des convictions politiques. Ces convictions politiques me conduisent à considérer que si l'on veut que la gauche s'unisse, il faut qu'il y ait une force politique. La force politique, c'est une organisation, c'est un parti qui, autour d'un discours de responsabilité, de crédibilité et une volonté de transformation du pays, c'est-à-dire un idéal, décide de créer autour de lui un élan. C'est ce qu'a fait François Mitterrand en 1971 lorsqu'il a dé…
« Non, mais moi, je ne vais pas... Je vous l'ai dit à plusieurs reprises dans nos échanges, lorsque je suis venu sur votre plateau et à d'autres endroits, je ne suis pas là pour commenter l'actualité. Je ne suis pas un commentateur de l'actualité. J'ai des convictions politiques. Ces convictions politiques me conduisent à considérer que si l'on veut que la gauche s'unisse, il faut qu'il y ait une force politique. La force politique, c'est une organisation, c'est un parti qui, autour d'un discours de responsabilité, de crédibilité et une volonté de transformation du pays, c'est-à-dire un idéal, décide de créer autour de lui un élan. C'est ce qu'a fait François Mitterrand en 1971 lorsqu'il a décidé de rénover le Parti Socialiste au Congrès d'Épinay. Et c'est ce travail de rassemblement et de réflexion sur le fond que nous aurions dû engager au cours des cinq dernières années. Je ne crois qu'à cela. C'est-à-dire, je crois aux corps intermédiaires, je crois aux partis, je crois à la crédibilité, je crois à la responsabilité. Je vais vous citer, Bernard, je préfère les partis populaires aux primaires populaires. Et enfin, je considère que si l'on veut avoir un rassemblement, il faut plus d'idées et moins d'égo et qu'on ne peut pas à la fois vouloir le rassemblement et créer les conditions de candidature supplémentaire tous les jours. Et moi, je forme le vœu qu'à gauche, on commence à sortir de l'égosphère pour entrer progressivement dans l'atmosphère. Ce serait vraiment utile pour nos électeurs qui sont un peu perdus. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 12:30Voir 2 autres passages
« Non, parce que si vous avez dans le paysage politique global un parti qui se porte bien, vous me dites lequel il est. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 14:19
« La majorité, non ? Non, vous avez l'impression qu'en marche, c'est un parti puissant, organisé, organisé, structuré avec des leaders reconnus. Non. Marine Le Pen. La maison commune de laquelle Edouard Philippe vient de sortir. Bon, donc la confusion est partout. Pourquoi est-ce que la confusion est partout ? Parce que la politique en France se vit désormais comme une juxtaposition d'aventures individuelles. Et lorsque vous projetez au devant de la scène dans ce champ de ruines, vous le faites généralement, on l'évoquait au début de notre émission, en expliquant que vous êtes indispensable, mais sans la préoccupation de savoir comment vous pouvez être utile au pays. Et souvent, d'ailleurs, vous le faites en vous adressant à une succession de segments que vous considérez comme autant de clientèles. Et ce n'est pas du tout la conception que j'ai de la politique. Quand vous parlez aux Français et à la nation, vous avez infiniment plus d'impact que lorsque vous parlez à des catégories successives. Lorsque vous avez une vision de ce qu'est le pays, vous intériorisez le fait qu'à certains moments de son histoire ou selon les circonstances, vous pouvez être amené à vous effacer pour servir parce que la politique est une abnégation. Ce n'est pas un exercice narcissisant à l'occasion duquel des égaux se projettent au devant de la scène avec la seule et unique pensée d'eux-mêmes. Et c'est ce à quoi nous assistons aujourd'hui. C'est la raison pour laquelle nous sommes confrontés à cette profonde crise de confiance. »
Question 18Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Bonjour Bernard Cazeneuve, vous publiez aujourd'hui chez Stock le sens de notre nation, récite votre passage au ministère de l'Intérieur, puis à Matignon, sous le quinquennat de François Hollande, vous y racontez les coulisses du pouvoir, la difficulté à gérer le pays, l'importance également de chaque décision prise au sommet de l'État, on va en parler avec vous ce matin, d'abord un mot qui est là, qui est devant nous ce matin, est-ce que c'est un retraité de la politique ou est-ce que c'est un homme d'expérience qui attend qu'on le rappelle pour 2022 ?
Réponse partielle
Non, rien de tout ça, je suis un citoyen engagé, j'exerçais des responsabilités publiques que vous venez de rappeler, dans un contexte particulièrement difficile, qui nous a conduit à affronter des crises, une crise économique et financière au sein de la zone euro, j'étais ministre des Affaires européennes et ministre du budget à ce moment-là, puis une crise migratoire, une crise terroriste, et bien entendu dans ce contexte de tensions particuliers que nous avons eu à affronter, j'ai été amené à prendre des décisions, à participer à un processus interministériel, et parfois avec le président de la République et le Premier ministre, à affronter des événements qui avaient une dimension de tra…
« Non, rien de tout ça, je suis un citoyen engagé, j'exerçais des responsabilités publiques que vous venez de rappeler, dans un contexte particulièrement difficile, qui nous a conduit à affronter des crises, une crise économique et financière au sein de la zone euro, j'étais ministre des Affaires européennes et ministre du budget à ce moment-là, puis une crise migratoire, une crise terroriste, et bien entendu dans ce contexte de tensions particuliers que nous avons eu à affronter, j'ai été amené à prendre des décisions, à participer à un processus interministériel, et parfois avec le président de la République et le Premier ministre, à affronter des événements qui avaient une dimension de tragédie. Vous n'avez pas des fourmis dans les jambes aujourd'hui comme d'autres ? Et il compte pour moi, et donc je viens devant vous, à travers ce livre, avec une expérience et puis un regard porté sur l'actualité. Sans fourmis dans les jambes ? Ah non, aucune, non. Aucune ? Aucune envie d'y retourner ? Non mais, on ne fait pas de la politique en se disant à chaque instant qu'on est indispensable, ou alors sinon... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 0:28
Question 19Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"
Et dans le quinquennat précédent, on a fait beaucoup de choses. Et qui, pour beaucoup d'électeurs de gauche, aujourd'hui, reste celui des lois travail et de la déchéance de la nationalité. Il y a un droit d'inventaire à faire aussi là-dessus, ou pas, Bernard Cazin ?
Réponse à côté
Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujour…
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 6:29
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard Cazeneuve
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:38
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 14:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le Président de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'à la veille ou à l'avant-veille du déplacement du Président de la République, il était préférable que la voix de la France s'exprimât seulement par la voix du Président de la République. et que la voix du Président de la République, qui s'exprimera donc de main sur place, par les objectifs qu'elle définira, par la méthode qu'elle proposera, soit la seule voix française qu'on soit en situation d'entendre sur un sujet grave dans un contexte international difficile. Je comprends très bien que la Présidente de l'Assemblée nationale se déplace avec une délégation, mais lorsqu'on est dans un contexte aussi difficile que celui qu'on connaît, aussi troublé, avec des tensions internationales aussi graves, la voix de la France s'exprime par le Président de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 0:20Voir 2 autres passages
« Là aussi, répondons clairement. D'abord, Jean-Luc Mélenchon n'a aucune leçon à donner à quiconque. Il n'est même pas capable, avec son organisation, de qualifier de terroriste l'organisation qui a agressé Israël, c'est-à-dire le Hamas. Quand on n'est pas capable de qualifier pour ce qu'elles sont des organisations terroristes, on est disqualifié pour donner des leçons à quiconque. Ensuite, pour ce qui concerne les propos tenus par la présidente de l'Assemblée Nationale, bien entendu qu'Israël a le droit de se défendre, sans quoi il n'y a plus d'État d'Israël. Israël a fait loger d'une attaque terroriste monstrueuse qui a conduit à des massacres de nombreux civils. Mais la limite de l'intervention d'un État, quel qu'il soit, c'est le respect du droit international. Et par conséquent, dans le respect du droit international, il y a le respect de la vie des populations civiles. Et d'ailleurs, je constate, lorsque j'entends le président de la République s'exprimer sur ces sujets, que la préoccupation majeure, sans doute l'exprimera-t-il demain, c'est la préoccupation de la désescalade. C'est-à-dire faire en sorte que l'on puisse, dans un contexte de tensions extrêmes, de faire en sorte que les populations civiles, qui ont déjà beaucoup souffert, de part et d'autre, ne souffrent pas davantage. Je constate d'ailleurs, pour le cas où ça re-échappait aux observateurs français, que c'est également la position des Américains. Et que c'est la position qui a été prise par Joe Biden à l'occasion de son déplacement. Et il a eu raison de prendre cette position. Et le dire à Tel Aviv, c'est important de le dire là-bas ? Je pense que c'est important de le dire partout où la voix de la France s'exprime. J'ajoute d'ailleurs que la voix de la France ne s'est jamais exprimée de façon aussi pertinente, au cours des dernières décennies, qu'à l'occasion du discours de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. On n'aurait jamais dû abandonner la ligne de François Mitterrand à la Knesset en mars 1982. Quelle était cette ligne ? C'était le droit pour Israël à sa sécurité, et le caractère inconditionnel de l'existence d'Israël, le renoncement à l'action terroriste pour les Palestiniens, le droit pour les Palestiniens à un État, et la cohabitation entre deux États dans la paix. C'était ça la ligne de la France. Et cette ligne-là, qui aurait dû inspirer d'ailleurs la diplomatie de l'ensemble des États pour la paix, est une ligne qui a été abandonnée, y compris d'ailleurs à travers les accords d'Abraham, puisque ces accords ont fait l'impasse sur la question politique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 14:52Voir 2 autres passages
« Mais ça dépend des mesures qu'on propose. Je veux dire que toutes les mesures qui sont utiles à la prévention, à la lutte contre le terrorisme doivent être prises. Ce n'est pas moi qui vous dirai le contraire. J'ai eu à le faire lorsque j'étais ministre de l'Intérieur et je l'ai fait systématiquement. Il m'arrive d'ailleurs de constater que ceux qui aujourd'hui sont en situation de responsabilité considèrent que les mesures antiterroristes ont commencé en 2017 et que rien ne s'était passé avant. Alors même que nous avons été amenés par exemple à l'occasion de la loi de juillet 2015 sur l'asile à tout mettre en oeuvre pour réduire la durée de traitement des dossiers demandeurs d'asile avec la volonté de ramener de 24 à 9 mois la durée de traitement de ces dossiers pour permettre la reconduite à la frontière de ceux qui ne relevaient pas du statut de réfugié en France. Nous avons également dans cette loi de juillet 2015 décidé de pouvoir retirer le statut de réfugié à ceux qui en avaient bénéficié et tourner contre notre pays qui les avait accueillis leur violence. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 12:24
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 6:29Voir 1 autre passage
« Sur ce sujet, si les socialistes avaient été un peu fiers de ce qui a été fait, non seulement pendant le quinquennat de François Hollande, mais pendant tous les quinquennats et toutes les périodes où les socialistes ont gouverné, c'est-à-dire sous François Mitterrand, puis sous Lionel Jospin, s'ils avaient été fiers de ce qui a été fait sous le quinquennat de François Hollande, c'est quand même pas la même chose de supprimer 80 000 emplois dans l'éducation nationale et d'en créer 60 000, de mettre en place le dispositif plus de maîtres que de classes, de créer 13 000 emplois dans la police et d'en supprimer 13 000 sous le quinquennat de Nicolas Sarkozy. Et pourquoi c'est ce qui reste aujourd'hui ? C'est pas pareil que de mener la politique actuelle en matière d'environnement et de réussir la COP21. Et je pourrais comme ça multiplier les exemples. Mais quand on prend une posture, qui est une tendance à gauche, qui la conduit à la situation dans laquelle elle est, qui consiste à considérer que la gauche n'est jamais aussi belle que lorsqu'elle commente avec le souci de sa pureté et l'action de ceux qui osent affronter le réel, sans jamais avoir la moindre fierté de ce qui a été fait de pertinent, et bien à ce moment-là, elle se retrouve dans la situation dans laquelle elle est. Pourquoi ? Parce que quand on n'est pas capable d'expliquer ce que l'on a fait de bien quand on gouvernait, lorsqu'on prétend à gouverner de nouveau, c'est vers d'autres que l'on se tourne. Parce que c'est ce que les socialistes n'ont pas suffisamment compris au cours des cinq dernières années. Je vais faire quelque chose que je ne fais jamais. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 6:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, mais il faut s'émanciper par le travail, et par tout ce que l'autonomie par le travail permet de vivre par ailleurs, la culture, le loisir, le sport, l'épanouissement personnel. Je ne connais personne qui se soit épanoui dans la paresse totale, ça n'existe pas, qu'il y ait un droit à faire une pause dans la vie, à avoir accès aux loisirs. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 17:23
« Deuxièmement, deux, pas d'âge pivot et trois, un contenu dans la réforme qui permet d'engranger par le compromis des progrès en matière de pénibilité, en matière de départ anticipé, en matière de reconnaissance des conditions de travail difficiles. Une réforme n'est bonne que dès lors qu'elle permet d'engager un compromis par le dialogue en engrangeant des avancées et en prenant aussi des responsabilités sur des sujets qui sont des sujets difficiles parce qu'il n'y a pas de possibilité d'avoir des retraites par répartition si on ne rétablit pas l'équilibre des comptes. Aucun responsable politique, quelle que soit sa sensibilité, peut dire autre chose s'il est responsable. Et donc durée de cotisation ? C'est une piste parmi d'autres, mais en tous les cas, toutes les pistes doivent être mises sur la table et il ne peut pas y avoir d'allongement de la durée de cotisation si, en contrepartie, il n'y a pas des progrès sociaux significatifs engrangés. Et tout ça se fait par le dialogue social. Ça s'appelle la démocratie sociale. C'était un principe reconnu d'ailleurs dans la constitution de 1946. La démocratie est en panne depuis plusieurs années. Nous avons vu au cours du précédent quinquennat que les syndicats n'avaient quasiment jamais été réunis sur un grand agenda social qui permette d'engranger ces progrès par les compromis. Il est temps de revenir à la démocratie sociale sans laquelle il n'y a pas de réforme possible. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Guerre en Ukraine, réforme des retraites, valeur travail... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 6:51
franceinfo — 8h30 franceinfo · Présidentielle : "Les socialistes ne se sont pas préparés comme ils auraient dû le faire"Vérifier à 14:27
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 3:38
« « Les règles européennes doivent être constamment adaptées au contexte terroriste. Et si on estime qu'elles ne le sont pas, il y a un Conseil européen qui s'appelle Conseil Justice Affaires Intérieures où le ministre de l'Intérieur et le ministre de la Justice peuvent porter des propositions pour faire changer le droit européen. Lorsque j'ai estimé qu'il était indispensable que la traçabilité du parcours des terroristes à travers le monde lorsqu'ils empruntent des moyens aériens soit établie pour qu'on puisse les arrêter à leur arrivée dans les aéroports européens avant qu'ils ne nous frappent, je me suis battu avec le ministre allemand de l'Intérieur et le ministre anglais. À l'époque, c'était Theresa May. Pour qu'on adopte le PNR européen qui était un outil qui nous manquait. Lorsque j'ai senti qu'il était absolument absurde que ceux qui étaient sur le théâtre des opérations terroristes en Irak et en Syrie ressortissant européens puissent revenir sur le territoire européen sans être contrôlés aux frontières extérieures au motif qu'ils bénéficiaient de la discirculation, on a fait changer le code frontière Schengen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 14:52
« Moi, j'ai toujours eu une position extrêmement simple sur ces sujets. Il y a des principes qui sont définis par le droit. Ces principes qui sont définis par le droit, à chaque fois que l'État s'en éloigne, il prend le risque de trébucher. Quels sont les principes ? Les principes, c'est que ceux qui organisent des manifestations les déclarent et ceux qui sont investis du respect des principes de l'ordre public, s'ils estiment qu'il y a des risques de troubles graves à l'ordre public, les interdisent en donnant l'ensemble des informations dont ils disposent et qui viennent étayer la thèse de ces risques de troubles graves à l'ordre public. J'ai eu d'ailleurs à prendre des dispositions en juillet 2014 d'interdiction d'une manifestation parce que dans une manifestation pro-palestinienne, il avait été crié mort aux Juifs et des slogans antisémites avaient fusé. J'ai considéré qu'il y avait là un risque très grave de confrontation de troupes graves à l'ordre public et j'ai considéré aussi que le fait qu'on puisse prononcer de façon extrêmement violente et répéter des propos antisémites était contraire au principe républicain. J'ai interdit cette manifestation et personne parmi les juges administratifs n'est venu casser la décision. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Déplacement de la présidente de l'Assemblée nationale en Israël, avenir de la Nupes... Le "8h30 franceinfo" de Bernard CazeneuveVérifier à 10:26