– Éric Piolle, vous, vous ne vous représentez pas à Grenoble. On imagine qu'évidemment, vous êtes néanmoins sur le terrain. Comment vous les sentez ?
Réponse directe– Il y a une inquiétude générale géopolitique. Évidemment, on a l'impression qu'on bascule dans un autre monde et qu'on est rattrapé par à la fois le changement climatique, sécheresse, inondations, grands incendies, mais aussi par un contexte identitaire à l'échelle et le retour des empires impérialistes. Donc cette inquiétude, elle est très perceptible, en plus de mouvements de soutien très forts qui continuent, évidemment, autour de Gaza en premier lieu, mais avec les autres conflits en ligne de mire. Nous recevons l'ambassadeur d'Ukraine en France la semaine prochaine. Tout ça nous mobilise et ça mobilise les gens. Mais de fait, ils s'intéressent aussi à leurs conditions de vie et dans c…
« – Il y a une inquiétude générale géopolitique. Évidemment, on a l'impression qu'on bascule dans un autre monde et qu'on est rattrapé par à la fois le changement climatique, sécheresse, inondations, grands incendies, mais aussi par un contexte identitaire à l'échelle et le retour des empires impérialistes. Donc cette inquiétude, elle est très perceptible, en plus de mouvements de soutien très forts qui continuent, évidemment, autour de Gaza en premier lieu, mais avec les autres conflits en ligne de mire. Nous recevons l'ambassadeur d'Ukraine en France la semaine prochaine. Tout ça nous mobilise et ça mobilise les gens. Mais de fait, ils s'intéressent aussi à leurs conditions de vie et dans cette inquiétude, comme mes collègues, je veux dire que dans cette inquiétude, ils disent là, on touche du réel, du concret, le changement, il est dur quand même, mais on en voit le résultat. Donc c'est intéressant. Et peut-être un message, puisque nous sommes ici au Sénat, un message aux parlementaires et surtout au gouvernement, c'est que dans cette bordélisation de la vie politique française depuis 2022, mais encore plus depuis la dissolution de 2024, si on pouvait préserver ce qui marche encore, à savoir les collectivités, ça serait pas mal. Quand on voit à nouveau des coupes de 2 milliards, l'année dernière c'était 6 milliards. Bon, on est en train de fragiliser le pilier de la société française qui, partout sur le territoire, permet de faire fonctionner au quotidien, d'essayer de réduire les inégalités, de s'adapter au changement climatique, de lutter contre le changement climatique et de faire des choses concrètes au quotidien. »