Réponse partielle
82 %Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
9 observations sur 11
Cette fiche décrit la manière dont les réponses disponibles explicitent mécanismes, contraintes, arbitrages, incertitudes et objections. Elle présente chaque dimension séparément, sans classement des personnes.
Questions et méthodeChaque ligne a sa propre base. Ces mesures ne sont jamais additionnées en une note de personne.
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
9 observations sur 11
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
2 observations sur 11
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
12 observations sur 29
Les facettes sans dénominateur sont des comptes de présence. Leur barre reste vide et elles ne sont pas comparées comme des taux.
Répartition des tours horodatés par rôle. Les tours sans durée exploitable restent hors calcul.
Répartition des dimensions repérées dans le corpus. Une même réponse peut contribuer à plusieurs dimensions.
Cette matrice indique la part du corpus, les sources, les passages et la durée disponibles pour chaque thème. Elle ne mesure ni une expertise générale ni une intelligence personnelle.
| Thème | Part du corpus | Sources | Passages | Durée média |
|---|---|---|---|---|
| Sécurité | 100 %base 1 | 1102 passages | 102102 passages | 1 h 48média daté |
| Dimension | Famille de mesure | Observé | Base | Fréquence | Passages | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Réponse partielle | Réponse aux questions | 9 | 11 | 82 % | 26 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
| Réponse à côté | Réponse aux questions | 2 | 11 | 18 % | 26 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
| Formulation générale | Niveau de précision | 12 | 29 | 41 % |
Exemples retenus pour rendre les observations auditables. Ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du corpus.
« peut-être que nos parcours de vie, les personnes qu'on leur présente aujourd'hui, si on les avait rencontrées, nous, dans nos quartiers ou ailleurs, peut-être que nos parcours de vie auraient été autrement. Leur ouvrir un réseau, leur ouvrir ce réseau déjà qui est à l'école. Aussi, pouvoir voyager, pouvoir partir parce qu'il faut pouvoir partir aussi pour mieux reconstruire la France parce qu'il faut savoir évoluer en même temps que sa population. Moi, je trouve qu'il y a un très gros problème en France, c'est que le système français n'évolue pas en… »
« peut-être que nos parcours de vie, les personnes qu'on leur présente aujourd'hui, si on les avait rencontrées, nous, dans nos quartiers ou ailleurs, peut-être que nos parcours de vie auraient été autrement. Leur ouvrir un réseau, leur ouvrir ce réseau déjà qui est à l'école. Aussi, pouvoir voyager, pouvoir partir parce qu'il faut pouvoir partir aussi pour mieux reconstruire la France parce qu'il faut savoir évoluer en même temps que sa population. Moi, je trouve qu'il y a un très gros problème en France, c'est que le système français n'évolue pas en même temps que son peuple. On peut critiquer les Etats-Unis, on peut dire ce qu'on veut, mais ils essaient d'évoluer en même temps que leur peuple. Pour pouvoir évoluer, il faut pouvoir partir et revenir avec des idées fraîches, avec plein de choses. Et Génération Leader fait partie de ça. Aujourd'hui, on a une promo de 17 personnes, je crois. On a des intervenants extraordinaires qui viennent à Columbia. Eric Coquerel nous a ouvert l'Assemblée nationale il n'y a pas longtemps. Il a reçu Génération Leader. et c'est une formation, je vais laisser parler d'Anya, qui est extraordinaire où les gens, en tout cas, où ces intervenants viennent de partout parce qu'on a aussi des Français, mais on a des intervenants qui viennent d'ailleurs, »
Ce profil décrit des éléments observables dans le corpus publié; il ne mesure ni la valeur, ni l'intelligence, ni la véracité d'une personne.
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
2 observations sur 29
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
15 observations sur 29
Nomme les limites juridiques, budgétaires, techniques ou institutionnelles.
1 observation · dénominateur en attente · 1 passage
9 observations · dénominateur en attente · 9 passages
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
Explique comment une mesure est censée produire ses effets.
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
Mobilise une quantité, un ordre de grandeur ou une comparaison chiffrée.
1 observation · dénominateur en attente · 1 passage
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
| 29 |
| 24 août 2024 au 24 août 2024 |
| Formulation mixte | Niveau de précision | 2 | 29 | 7 % | 29 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Formulation spécifique | Niveau de précision | 15 | 29 | 52 % | 29 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Contraintes mentionnées | Éléments de fond | 1 | — | — | 1 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Dates citées | Éléments de fond | 9 | — | — | 9 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Institutions citées | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Mécanismes explicités | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
| Chiffres cités | Éléments de fond | 1 | — | — | 1 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
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| Rapports cités | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 24 août 2024 au 24 août 2024 |
|---|
« Ah, c'est encore le cas, oui, mais moins qu'avant. Aujourd'hui, on pose des mots. Avant, on ne posait pas des mots. Moi, par exemple, j'ai appris à 25 ans, à mon frère quand il avait 25 ans, Guy, quand il était dans ses 5 ans de prison, que c'était un grand dyslexique. Quand mon frère... Eh bien, tout de suite, je m'en suis même voulu, mais j'avais que 14 ans. Je me suis dit « Waouh, je n'ai pas pu sauver mon frère. » En fait, mon frère, c'est le seul de chez nous qui est sorti de l'école très rapidement, qui a eu un décrochant scolaire très rapidement,… »
« Ah, c'est encore le cas, oui, mais moins qu'avant. Aujourd'hui, on pose des mots. Avant, on ne posait pas des mots. Moi, par exemple, j'ai appris à 25 ans, à mon frère quand il avait 25 ans, Guy, quand il était dans ses 5 ans de prison, que c'était un grand dyslexique. Quand mon frère... Eh bien, tout de suite, je m'en suis même voulu, mais j'avais que 14 ans. Je me suis dit « Waouh, je n'ai pas pu sauver mon frère. » En fait, mon frère, c'est le seul de chez nous qui est sorti de l'école très rapidement, qui a eu un décrochant scolaire très rapidement, qui a été dans des CER très rapidement, qui a été mis... En tout cas, on l'a envoyé au Mali. Après, il est parti en prison. Mais en fait, mon frère a grandi avec cet handicap. Et je m'en veux parce qu'on ne l'a pas aidé, parce qu'on n'a pas pu l'aider, on n'a pas pu l'accompagner. Et aujourd'hui, c'est un grand dyslexique. Et à l'âge de 32 ans, pour pouvoir accompagner un dyslexique, on peut le faire. Mais ça veut dire que toute cette génération, c'est une génération qui a été gâchée, qui a été touchée par le racisme systémique. »
« alors Mathilde a dit quelque chose de très fort elle a dit c'est une fierté que Ali fasse du groupe parlementaire nous on va se battre pour que des Ali ça devienne une normalité »
« Nous, on l'a vécu de l'intérieur. Parce que quand il y a eu la mort de Naël, dès le premier soir, on était à Nanterre dans le quartier jusqu'à... tôt dans la matinée. Et en fait, dans un point... de l'intérieur, on voit beaucoup de souffrance. En fait, c'est de la souffrance qu'on voit, c'est de la colère à ce moment-là, qu'on voit, c'est de la peine, c'est de la tristesse. On avait des jeunes qui étaient là, qui couraient, qui allaient, mais qui pleuraient en même temps, mais qui pleuraient de rage et de haine. Et à ce moment-là, quand ils se lèvent et… »
« Nous, on l'a vécu de l'intérieur. Parce que quand il y a eu la mort de Naël, dès le premier soir, on était à Nanterre dans le quartier jusqu'à... tôt dans la matinée. Et en fait, dans un point... de l'intérieur, on voit beaucoup de souffrance. En fait, c'est de la souffrance qu'on voit, c'est de la colère à ce moment-là, qu'on voit, c'est de la peine, c'est de la tristesse. On avait des jeunes qui étaient là, qui couraient, qui allaient, mais qui pleuraient en même temps, mais qui pleuraient de rage et de haine. Et à ce moment-là, quand ils se lèvent et quand ils vont se faire ces révoltes, c'est que du courage. C'est du courage. On a en fait une... Ils sont courageux. Ils n'ont pas peur. Ils sont courageux. Et en fait, quand ils se lèvent, ils ne se lèvent pas parce qu'ils veulent tout détruire. Ils se lèvent parce qu'en fait, ils veulent juste sauver dans le pays dans lequel ils vivent. Et parce qu'à ce moment-là, quand on tue Naël, en vérité, ils pensent à tous les autres qu'on a tués. Tous les autres, nous, on ressorte. Et c'est ça qui fait mal. Et c'est ça qui... Et quand tu les vois, c'est pas... C'est de la tristesse. C'est de la tristesse. C'est de la colère. C'est des larmes qui coulent. Et on voit qu'ils ont de la peine. On a tous de la peine. Mais malheureusement, en France, on a appris à cette jeunesse à ne pas aimer la France. On leur a appris à ne pas l'aimer. On leur a appris dès l'école. On leur a appris au travail. On leur a appris dans les institutions. On leur a appris quand ils vont demander chercher du travail, un logement. On leur a appris à chaque moment de leur vie, même dans les démarches administratives, que tu ailles à la sécurité sociale, que tu ailles faire ta fiche d'imposition. Ce rejet est systématique. On leur apprend à ne pas les aimer. Et du jour au lendemain, quand cette jeunesse se lève parce qu'on nous tue et que ça va trop loin, on leur envoie comme s'ils étaient les méchants de l'histoire. Mais en fait, il faut remettre l'histoire dans le contexte. Aujourd'hui, quand ils font ça, ils font ça pour pouvoir, en tout cas dire stop, pour voir qu'on arrête. Et quand on voit la répression qu'il y a pu y avoir, en fait, pour moi, je trouve que cette répression, quand elle a été faite et que tout le monde... Pour moi, il y a eu un abandon. Il y a eu un abandon. Les gens, ils ont regardé. On a regardé. On les a tous regardés à aller en prison. Quand je dis tous, je parle de manière générale. On les a laissés en prison. Personne n'était là dans les procès pour aller les aider. »
« Les avocats, il y en a qui n'avaient pas d'avocats. On a des familles qui se sont retrouvées dehors, qui ont été expulsées parce que leurs enfants... Là, on parle, c'est autant de la colonisation qu'il se passait ça où on sortait les gens de chez eux. On parle de Gaza où on va sortir les gens de chez eux. Ça se fait en France, ça se fait sous les yeux de tout le monde parce que des enfants, parce que des jeunes se sont levés parce qu'on a mis une balle à bout portant dans le cœur d'un autre gamin et parce qu'on s'est révoltés. Je trouve que la France… »
« Les avocats, il y en a qui n'avaient pas d'avocats. On a des familles qui se sont retrouvées dehors, qui ont été expulsées parce que leurs enfants... Là, on parle, c'est autant de la colonisation qu'il se passait ça où on sortait les gens de chez eux. On parle de Gaza où on va sortir les gens de chez eux. Ça se fait en France, ça se fait sous les yeux de tout le monde parce que des enfants, parce que des jeunes se sont levés parce qu'on a mis une balle à bout portant dans le cœur d'un autre gamin et parce qu'on s'est révoltés. Je trouve que la France les a laissés tomber, ne les a pas assez soutenus. Et c'est des gamins qu'on a retrouvés en prison. C'est des gamins où ce doigt va se pointer sur eux et que ce doigt va les faire entrer en prison. Ce doigt va orienter et mettre leur système, en tout cas, de vie pendant 10 et 15 ans. Et pour enlever ce doigt-là, ça va être le parcours du combattant. Peut-être qu'il y en a qui sont encore en prison aujourd'hui, mais qu'est-ce qu'on en fait ? Aujourd'hui, on a le monde entier qui a été choqué parce qu'on a tué un enfant à bout portant d'une balle dans le cœur. Tout le monde est sorti dans la rue. Il y a eu des révoltes. Et s'il n'y avait pas eu des révoltes, la mort de Naël serait restée dans le silence. Et ça, c'est une réalité. Personne n'aurait rien dit du tout. Et quand ces jeunes-là vont en prison et qu'ils prennent des peines assez lourdes, on ne voit pas. Je n'ai pas vu d'indignation au niveau dans lequel ça devrait être. Je n'ai pas vu des personnes se mobiliser. Et effectivement, on peut se voir ici, on peut se revoir l'année prochaine, on peut se revoir 10 fois dans l'année, mais si on ne se mobilise pas, si on ne va pas ensemble, main dans la main, on ne peut pas y arriver tout seul. En fait, ce racisme systémique, pour qu'on puisse l'éradiquer, on doit demander à ce qu'il soit exhorté tous ensemble. Et pour le demander à ce qu'il soit exhorté auprès de la France, ce n'est pas que moi qui dois le demander aux générations leaders ou certains, c'est tout le monde. Quand il y a ces enfants ou ces familles qui se retrouvent dehors parce que des jeunes se sont levés parce qu'on a tué quelqu'un, moi, je trouve qu'il y a eu... Je trouve qu'on n'a pas été à la hauteur de ce qu'on aurait pu faire. On a même eu des gens qui ont critiqué, qui ont dit que... Mais quand on a la France qui renvoie systématiquement à cette jeunesse et on leur apprend à ne pas aimer la France, pourquoi ces gens-là ne se lèvent pas tout de suite, se mobilisent en disant stop, il faut arrêter les traités ? Quand on a... Aujourd'hui, on a une génération, on peut partir sur première et deuxième génération. Aujourd'hui, on va faire plus attention à l'enfant à l'école. Mais à l'époque, quand on avait des enfants qui étaient sourds, des enfants qui ne voyaient pas bien, des enfants qui étaient hyperactifs, des enfants qui étaient dyslexiques, c'est des enfants où on disait que c'était des enfants qui étaient turbulents ou des enfants qui ne dormaient pas chez eux ou des enfants dont les parents ne s'occupaient pas. Alors ces enfants avaient juste soit un handicap, soit une maladie. C'était des enfants qui étaient mis de côté, c'est des enfants qui subissaient des brimades, c'est des enfants qui subissaient des frustrations, c'est des enfants qui sortaient du système scolaire parce qu'ils n'arrivaient pas à se suivre. Et c'est des enfants qu'on retrouvait soit dans les CER, soit dans la rue, soit dans des groupes dans lesquels on dit mais pourquoi ils sont dedans ? Mais en fait, ils allaient juste dans les endroits où ils trouvaient des places. Aujourd'hui, ces jeunes-là, ce n'est pas qui voulaient, ce n'est pas des jeunes-là, ce n'est pas ces jeunes-là qui voulaient... Je vais juste répondre à une dame qui me dit qu'elle n'est pas d'accord avec moi. »
« Et on va gagner ce procès en disant que c'est un procès d'utilité publique et qu'on avait le droit de donner le nom des gendarmes. Oui, le combat Adama est un... Et le combat Adama appartient à la société française. Le combat Adama doit participer à un changement et à la survie de tous, à la survie d'une population. Elle doit participer à créer des liens de solidarité pour pouvoir aller, en tout cas, accompagner, aider, soutenir et créer des alliances avec d'autres personnes et ça, c'est un combat qu'on va continuer à porter. Aujourd'hui, nous allons en… »
« Et on va gagner ce procès en disant que c'est un procès d'utilité publique et qu'on avait le droit de donner le nom des gendarmes. Oui, le combat Adama est un... Et le combat Adama appartient à la société française. Le combat Adama doit participer à un changement et à la survie de tous, à la survie d'une population. Elle doit participer à créer des liens de solidarité pour pouvoir aller, en tout cas, accompagner, aider, soutenir et créer des alliances avec d'autres personnes et ça, c'est un combat qu'on va continuer à porter. Aujourd'hui, nous allons en cassation. Une cassation, encore, il faut savoir que dans ces combats, c'est très difficile aussi. C'est le nerf de la guerre, c'est l'argent. C'est que les familles payent tout. On paye tout. Par exemple, pour aller en cassation, on doit prendre deux avocats que nous payons, 6 000 euros par avocat. Donc nous sommes à 12 000 euros. Ça, ce sont les familles qui le payent. Et il y a des familles qui n'y arrivent pas. Il y a des familles, c'est très difficile. On essaie d'y arriver comme on peut. Et ça, c'est le système. Et ça, c'est ce qu'on écrit. C'est ce qu'il faut déconstruire dans ce contre-manuel. C'est comment la victime devient aussi victime d'un système. C'est pour ça que j'ai dit au début, nous sommes des familles des victimes et nous ne serons jamais leurs victimes. Et aujourd'hui, voilà où on est, en tout cas juridiquement, le combat à Dama. Mais aujourd'hui, c'est un combat aussi qui a dépassé la France où on est rentré dans les instances de l'ONU où l'ONU, elle a le poids que ça, mais c'est la première fois qu'elle dénonce la France sur les questions des violences policières et qui parle de racisme et des discriminations en France. »