Réponse partielle
82 %Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
9 observations sur 11
Cette fiche décrit la manière dont les réponses disponibles explicitent mécanismes, contraintes, arbitrages, incertitudes et objections. Elle présente chaque dimension séparément, sans classement des personnes.
Questions et méthodeLa maturité décrit uniquement le volume et la diversité du corpus disponible ; ce n’est ni une note ni un jugement sur la personne.
Chaque ligne a sa propre base. Ces mesures ne sont jamais additionnées en une note de personne.
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
9 observations sur 11
Part des questions évaluables classées dans cette catégorie de réponse.
2 observations sur 11
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
4 observations sur 8
Les facettes sans dénominateur sont des comptes de présence. Leur barre reste vide et elles ne sont pas comparées comme des taux.
Répartition des tours horodatés par rôle. Les tours sans durée exploitable restent hors calcul.
Répartition des dimensions repérées dans le corpus. Une même réponse peut contribuer à plusieurs dimensions.
Les courbes restent séparées afin de montrer les changements observés sans produire d’indicateur global.
Cette matrice indique la part du corpus, les sources, les passages et la durée disponibles pour chaque thème. Elle ne mesure ni une expertise générale ni une intelligence personnelle.
| Thème | Part du corpus | Sources | Passages | Durée média |
|---|---|---|---|---|
| Europe | 50 %base 2 | 119 passages | 1919 passages | 1 h 34média daté |
| Dimension | Famille de mesure | Observé | Base | Fréquence | Passages | Période |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Réponse partielle | Réponse aux questions | 9 | 11 | 82 % | 26 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
| Réponse à côté | Réponse aux questions | 2 | 11 | 18 % | 26 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
| Formulation générale | Niveau de précision | 4 | 8 | 50 % |
Exemples retenus pour rendre les observations auditables. Ils ne résument pas à eux seuls l’ensemble du corpus.
« oui pour participer j'ai pas ce pouvoir là c'est Émilie qui fait les recrutements alors sur la page Instagram génération leader donc là je pense qu'en septembre ils vont mettre l'inscription alors les inscriptions en tout cas elles peuvent se faire voilà ça peut être un CV une lettre il y en a ils font une lettre il y en a ils font une vidéo les gens se présentent de manière comme ils veulent c'est Émilie qui fait le premier recrutement et nous on fait la deuxième phase de recrutement »
« bonjour juste pour répondre à votre question on tient à ce que cette formation soit gratuite parce que si on dit qu'on accompagne et qu'on veut qu'on donc on cherche en tout cas des financements d'ailleurs pour qu'on continue à ce que cette formation ne soit pas payante et qu'elle soit gratuite »
Ce profil décrit des éléments observables dans le corpus publié; il ne mesure ni la valeur, ni l'intelligence, ni la véracité d'une personne.
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
2 observations sur 8
Part des observations classées dans ce niveau de précision explicite.
2 observations sur 8
Nomme les limites juridiques, budgétaires, techniques ou institutionnelles.
1 observation · dénominateur en attente · 1 passage
9 observations · dénominateur en attente · 9 passages
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
Explique comment une mesure est censée produire ses effets.
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
Mobilise une quantité, un ordre de grandeur ou une comparaison chiffrée.
1 observation · dénominateur en attente · 1 passage
2 observations · dénominateur en attente · 2 passages
| Sécurité |
|---|
50 %base 2 |
143 passages |
4343 passages |
1 h 48média daté |
| 8 |
| 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
| Formulation mixte | Niveau de précision | 2 | 8 | 25 % | 8 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Formulation spécifique | Niveau de précision | 2 | 8 | 25 % | 8 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Contraintes mentionnées | Éléments de fond | 1 | — | — | 1 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Dates citées | Éléments de fond | 9 | — | — | 9 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Institutions citées | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Mécanismes explicités | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Chiffres cités | Éléments de fond | 1 | — | — | 1 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
| Rapports cités | Éléments de fond | 2 | — | — | 2 | 10 mars 2022 au 24 août 2024 |
|---|
« je laisserai Mathilde répondre plus profondément dans la question mais en tout cas notre rôle c'est que comme je l'ai dit dès le début si aujourd'hui je suis là moi je marche seulement avec ceux qui nous assument mais le travail doit être encore beaucoup plus renforcé et que les personnes des quartiers doivent faire partie encore de plus en plus des partis politiques des gouvernements et des rôles à décision des rôles de pouvoir et on l'a vu il y en a qui ont on l'a vu sur les dernières députations mais il faut que ce soit encore beaucoup plus renforcé… »
« je laisserai Mathilde répondre plus profondément dans la question mais en tout cas notre rôle c'est que comme je l'ai dit dès le début si aujourd'hui je suis là moi je marche seulement avec ceux qui nous assument mais le travail doit être encore beaucoup plus renforcé et que les personnes des quartiers doivent faire partie encore de plus en plus des partis politiques des gouvernements et des rôles à décision des rôles de pouvoir et on l'a vu il y en a qui ont on l'a vu sur les dernières députations mais il faut que ce soit encore beaucoup plus renforcé et beaucoup plus fort et pour répondre au monsieur qu'on ne soit pas juste des garants et des cautions de personnes qui viennent voter parce qu'aujourd'hui la démocratie c'est pas ça la démocratie c'est d'être de faire des choix libres et d'être libre d'aller où on veut on espère en tout cas que la France insoumise continuera dans ce sens là mais encore plus fort et qu'il y en aura encore plus les prochaines fois »
« Et l'espoir et ce rêve, on est obligé de le porter, de le transmettre à toute cette génération qui arrive, à la génération aussi actuelle qui est là. On n'est pas dans un pays de déficit, on n'est pas des personnes qui avons peur, on est des personnes qui allons avancer, on est des personnes qui allons changer les choses et on doit le faire. On va le changer parce qu'on va aussi prendre... Ça se passe aussi au sein des pouvoirs. Le racisme, on l'a vu aussi au sein des partis politiques. Il y avait de moins en moins de personnes de couleur et c'est… »
« Et l'espoir et ce rêve, on est obligé de le porter, de le transmettre à toute cette génération qui arrive, à la génération aussi actuelle qui est là. On n'est pas dans un pays de déficit, on n'est pas des personnes qui avons peur, on est des personnes qui allons avancer, on est des personnes qui allons changer les choses et on doit le faire. On va le changer parce qu'on va aussi prendre... Ça se passe aussi au sein des pouvoirs. Le racisme, on l'a vu aussi au sein des partis politiques. Il y avait de moins en moins de personnes de couleur et c'est important aujourd'hui quand on voit des personnes des quartiers populaires, des personnes qui connaissent au mieux les questions que d'autres personnes et ça, c'est important. Donc, bien évidemment, nous avons changé les choses. Mais ce n'est pas encore assez. Ce n'est pas encore assez et il faut continuer dans cette lancée, il faut continuer dans cette lancée, il faut qu'on ait de plus en plus de députés, députés européens, ministres, ce qu'on veut, présidents de personnes aussi, ici des quartiers populaires qui peuvent représenter et qui peuvent en tout cas avoir la parole et la parole juste. Donc oui, on ne va pas dire qu'aujourd'hui, on a changé toutes les choses, mais c'est surtout ce qu'on peut dire, c'est qu'on fait peur parce qu'aujourd'hui, quand on voit le racisme en train de monter et le racisme, il est réel, la montée de l'extrême droite, elle est réelle, elle est de plus en plus violente, mais elle répond à ce qu'elle voit en face. En fait, on a un système qui a peur, qui a peur de nous. On est dans un tournant de l'histoire de France qu'il faut continuer à prendre un virage serré. C'est nous de ne pas reculer de la pression qu'ils nous mettent avant. Effectivement, plus on avance, plus ils sont violents, plus il y a de violences policières. Mais en vérité, ce changement-là, on le verra parce qu'en fait, ce qu'il y a en face, aujourd'hui, on a une jeunesse qui est en effervescence, qui bouillonne, qui est intelligente, qui n'a pas peur, qui va dans la rue, qui prend la parole, qui ose et qui, en tout cas, occupe l'espace. Et en cet espace, il faut continuer à l'occuper. Et ce tournant, il faut qu'on puisse continuer à le prendre encore ensemble. C'est un virage très important. Je ne sais pas combien de temps ce virage va continuer, mais il faut qu'on soit encore plus serrés dans ce virage-là et on verra que les choses vont changer encore plus fort. Après, nous sommes déjà dans le changement. Déjà, quand on voit qu'il y a certains députés comme celle de Ali Diora que je salue aujourd'hui. Mais il en faut d'autres. Il en faut d'autres. Il en faut beaucoup. On espère que Bali sera notre future maire à Saint-Denis. On viendra te soutenir comme beaucoup de personnes qui sont là. Mais aujourd'hui, le combat, il doit continuer. Et il continuera seulement quand moi, mes enfants, quand nos enfants pourront sortir dans la rue et qu'on n'aura pas peur et qu'on n'ira pas les chercher dans la rue et que nos enfants pourront jouer dehors à la corde à sauter dans la plus grande sécurité et que l'égalité ne soit pas un rêve mais une réalité. Là, on aura changé quelque chose. »
« Ce sont ces liens de solidarité qu'on va mettre en avant. Et je vais être solidaire de toi. Et cette solidarité qui va développer de l'affect, si tu as besoin dans ta lutte, que ce soit pour les femmes, que ce soit pour les personnes du domaine médical, les sans-papiers, on a fait des tournées de quartier, on continue à faire des tournées de quartier, on va dans les centres-villes. Et à chaque fois qu'on y va, on va tous avec ce même mot. Et c'est ces mots qui nous parlent à tous de manière générale. Parce que quand on arrive, on ne vient pas avec cette… »
« Ce sont ces liens de solidarité qu'on va mettre en avant. Et je vais être solidaire de toi. Et cette solidarité qui va développer de l'affect, si tu as besoin dans ta lutte, que ce soit pour les femmes, que ce soit pour les personnes du domaine médical, les sans-papiers, on a fait des tournées de quartier, on continue à faire des tournées de quartier, on va dans les centres-villes. Et à chaque fois qu'on y va, on va tous avec ce même mot. Et c'est ces mots qui nous parlent à tous de manière générale. Parce que quand on arrive, on ne vient pas avec cette étiquette de militant. Quand on me présente, on dit à sa Traoré militant, je leur dis, je suis d'abord la sœur d'Adama Traoré. Et je deviens militante après. Et voilà en tout cas comment on rentre dans ce combat. Mais ce combat, c'est d'abord pour Adama. C'est d'abord pour mon frère. Avant de juste te redonner la parole, moi, avant de partir en Croatie, mes petits frères, j'avais vu tous mes petits frères, mais ce jour-là, sauf Adama. Et j'ai attendu jusqu'à 17h. Je l'ai appelé, je lui ai dit, « Adama, t'es où ? Je t'attends, je dois voyager. » Et il m'a dit, « Ah, mais tu ne m'as pas dit, si tu veux, je reviens. » Je suis parti à Paris. Nous, on habite à 50 km de Paris. Et je lui ai dit, « Non, non, t'inquiète pas, je voulais juste t'embrasser parce que je pars en voyage. » Et il me dit, « Est-ce que tu reviens à Beaumont ? » J'ai dit, « Oui, je reviens à Beaumont parce que j'ai laissé les enfants à la maison. » Et je lui ai dit, « Je t'ai commandé un cadeau. » Il avait vu une super tenue que j'avais commandée. Je lui ai dit, « Ça arrive mercredi. » Et j'ai dit, « Je te ramènerai ton cadeau parce que mon frère est mort le jour de son anniversaire. » Je prends l'avion le 18. Mon frère meurt le 19. Le 20. Je suis à Paris. Et sur ces derniers mots, en tout cas, et sur cette journée du 17, quand je sors de mon quartier, au stop de la sortie de Boyenne-Valle, il y a les gendarmes qui rentrent. Le premier réflexe que j'ai, et comme beaucoup, j'appelle chez moi, je dis à ma mère, je dis, « Les gendarmes sont rentrés dans le quartier. » Il y avait deux de mes petits frères. Et je dis à Samba, « Va chercher les petits, s'il te plaît. » Les gendarmes sont dans le quartier. On avait peur de la police. On avait peur des gendarmes. Et 15 minutes après, ma mère m'appelle. Elle me dit, « Tout le monde est à la maison. » Et je m'en vais à l'aéroport. Je prends l'avion. Et je ne me dis pas qu'une seule fois, que je vais revenir et que mon frère va se faire tuer. Et notre vie a basculé depuis ce jour-là. Et on est dans ce combat. Et aujourd'hui, ce combat qui a voyagé, Adama est devenu un symbole des violences policières. Et quand on nous dit, « Est-ce que vous avez fait le deuil ? » Je dis, « Mais on ne peut pas faire le deuil. » Mais je sais que là, j'étais au Maroc ou quand je vais ailleurs, on ne dit pas « Sain Traoré », on dit « La soeur d'Adama Traoré ». Et j'en suis tellement fier et tellement ému. Et je me dis que le nom de mon frère, on a tué mon frère. Les services d'ordre, la police française, les gendarmes français ont tué mon frère. Mais le nom d'Adama restera dans l'histoire de France, quoi qu'il arrive. Que ce soit dans 30 ans, dans 50 ans, dans 60 ans. Le nom de mon frère a voyagé à travers le monde. Que ce soit aux Etats-Unis, en France, en Asie ou en Europe. Où on a marqué, où on a tiré ce rideau sur la question des violences policières, des discriminations et du racisme. Et aujourd'hui, ce combat, bien évidemment, c'est pour mon frère. Mais mon frère ne reviendra plus. Mais c'est pour tous les Adama Traoré, pour toutes les personnes qui sont là. Et surtout, que l'égalité, on doit faire en sorte que l'idéalité ne soit pas un rêve pour nos enfants, mais une réalité. Et ça, on peut le faire seulement si on est ensemble. main dans la main. »
« Nous, on l'a vécu de l'intérieur. Parce que quand il y a eu la mort de Naël, dès le premier soir, on était à Nanterre dans le quartier jusqu'à... tôt dans la matinée. Et en fait, dans un point... de l'intérieur, on voit beaucoup de souffrance. En fait, c'est de la souffrance qu'on voit, c'est de la colère à ce moment-là, qu'on voit, c'est de la peine, c'est de la tristesse. On avait des jeunes qui étaient là, qui couraient, qui allaient, mais qui pleuraient en même temps, mais qui pleuraient de rage et de haine. Et à ce moment-là, quand ils se lèvent et… »
« Nous, on l'a vécu de l'intérieur. Parce que quand il y a eu la mort de Naël, dès le premier soir, on était à Nanterre dans le quartier jusqu'à... tôt dans la matinée. Et en fait, dans un point... de l'intérieur, on voit beaucoup de souffrance. En fait, c'est de la souffrance qu'on voit, c'est de la colère à ce moment-là, qu'on voit, c'est de la peine, c'est de la tristesse. On avait des jeunes qui étaient là, qui couraient, qui allaient, mais qui pleuraient en même temps, mais qui pleuraient de rage et de haine. Et à ce moment-là, quand ils se lèvent et quand ils vont se faire ces révoltes, c'est que du courage. C'est du courage. On a en fait une... Ils sont courageux. Ils n'ont pas peur. Ils sont courageux. Et en fait, quand ils se lèvent, ils ne se lèvent pas parce qu'ils veulent tout détruire. Ils se lèvent parce qu'en fait, ils veulent juste sauver dans le pays dans lequel ils vivent. Et parce qu'à ce moment-là, quand on tue Naël, en vérité, ils pensent à tous les autres qu'on a tués. Tous les autres, nous, on ressorte. Et c'est ça qui fait mal. Et c'est ça qui... Et quand tu les vois, c'est pas... C'est de la tristesse. C'est de la tristesse. C'est de la colère. C'est des larmes qui coulent. Et on voit qu'ils ont de la peine. On a tous de la peine. Mais malheureusement, en France, on a appris à cette jeunesse à ne pas aimer la France. On leur a appris à ne pas l'aimer. On leur a appris dès l'école. On leur a appris au travail. On leur a appris dans les institutions. On leur a appris quand ils vont demander chercher du travail, un logement. On leur a appris à chaque moment de leur vie, même dans les démarches administratives, que tu ailles à la sécurité sociale, que tu ailles faire ta fiche d'imposition. Ce rejet est systématique. On leur apprend à ne pas les aimer. Et du jour au lendemain, quand cette jeunesse se lève parce qu'on nous tue et que ça va trop loin, on leur envoie comme s'ils étaient les méchants de l'histoire. Mais en fait, il faut remettre l'histoire dans le contexte. Aujourd'hui, quand ils font ça, ils font ça pour pouvoir, en tout cas dire stop, pour voir qu'on arrête. Et quand on voit la répression qu'il y a pu y avoir, en fait, pour moi, je trouve que cette répression, quand elle a été faite et que tout le monde... Pour moi, il y a eu un abandon. Il y a eu un abandon. Les gens, ils ont regardé. On a regardé. On les a tous regardés à aller en prison. Quand je dis tous, je parle de manière générale. On les a laissés en prison. Personne n'était là dans les procès pour aller les aider. »