David Margueritte — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 avr. 2026 au 30 juin 2026
Questions
83
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 83 questions évaluables
Réponse directe
42
Réponse partielle
17
Réponse à côté
22
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 83
Question 1David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
La présidentielle de 2027 pour voir émerger des propositions ?
Réponse partielle
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
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Question 2David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Mais c'est la faute d'Emmanuel Macron ou désormais, aujourd'hui, en France, on ne peut plus décentraliser ?
Réponse partielle
Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément,…
« Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément, les principes fondateurs de la décentralisation ont été des principes qui ont été contournés, détournés dans cette loi. Et je crois que ça donne plutôt espoir sur une volonté politique plutôt consensuelle pour relancer la décentralisation. Alors, il y a plusieurs raisons qui expliquent la difficulté, je le crois, aujourd'hui, de décentraliser dans notre pays. Je crois que la volonté politique, elle est plutôt là, globalement. Alors, à l'exception peut-être du président de la République. Je crois que Sébastien Lecornu, il faut lui en donner acte, est plutôt un décentralisateur. Il a été élu local, il connaît parfaitement ses enjeux. Je pense qu'il est un convaincu de la décentralisation. Mais je crois que, dans notre pays, il s'est construit comme ça. C'est aussi une culture jacobine qui est aussi faite d'une forme de passion égalitariste, avec la suspicion permanente que donner trop de pouvoir aux collectivités territoriales risquerait de créer de l'inégalité dans notre pays. On sent également cette suspicion, loi budgétaire après budgétaire. Et donc, je crois qu'on peut le dire, il y a une haute administration, pas toute, mais une haute administration qui s'emploie à bloquer toute volonté politique de poser des actes de décentralisation qui, d'ailleurs, de mon point de vue, aujourd'hui, doivent être d'abord des actes de simplification, parce qu'on est dans une situation extrêmement… »
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Question 3David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Donc là, on est sur un texte à minima ?
Réponse directe
Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission.
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
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Question 4David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Vous allez nous le dire. D'abord, on va revenir au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. On était en 2017 à peine élu, le chef de l'État était là, au Sénat, conférence des territoires. Il voulait voir émerger un pacte de confiance entre l'État et les territoires. Est-ce que finalement, il aura acté durant ces quinquennats la rupture entre l'exécutif et les collectivités ?
Réponse directe
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
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Question 5David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Que doit comporter un vrai acte de décentralisation, Boris Ravignon ?
Réponse à côté
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
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« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
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Question 6David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
– Mais il y a quand même eu des actes, des lois, durant ces quinquennats, pour aider les élus. Il y a eu la loi Engagement et proximité, portée d'ailleurs par Sébastien Lecornu il y a quelques années. Il y a eu la fameuse loi 3DS, différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification. C'est quoi ?
Réponse à côté
– Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisé…
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
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Question 7David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
– Boris Ravignon, vous avez vous-même publié un rapport, c'était en mai 2024, sur le millefeuille territorial, sur l'enchevêtrement des normes et leurs coûts, environ 7,5 milliards par an. C'est ce que vous aviez chiffré. On en est où de ce rapport ?
Réponse à côté
Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'o…
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
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Question 8David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Mais il y a le texte simplification, il a été voté au Sénat, vous souhaitez qu'il soit adopté rapidement à l'Assemblée ?
Réponse directe
Oui, je pense, je l'ai dit tout à l'heure, ce texte là non plus n'est pas le grand soir mais il a porté quelques modifications. Boris Ravignon l'a dit aussi tout à l'heure, on attend aussi des textes comme sur les polices municipales qu'on a votées ici, ils ne sont pas programmés à l'Assemblée nationale, malheureusement cet exemple se reproduit un peu souvent et je crois que l'année qui vient sera une année où on tranchera des grandes orientations pour le pays, notamment celle-ci mais il faut que cette année soit quand même utile et qu'on puisse progresser sur un certain nombre de mesures qui polluent le quotidien des maires et des élus locaux.
« Oui, je pense, je l'ai dit tout à l'heure, ce texte là non plus n'est pas le grand soir mais il a porté quelques modifications. Boris Ravignon l'a dit aussi tout à l'heure, on attend aussi des textes comme sur les polices municipales qu'on a votées ici, ils ne sont pas programmés à l'Assemblée nationale, malheureusement cet exemple se reproduit un peu souvent et je crois que l'année qui vient sera une année où on tranchera des grandes orientations pour le pays, notamment celle-ci mais il faut que cette année soit quand même utile et qu'on puisse progresser sur un certain nombre de mesures qui polluent le quotidien des maires et des élus locaux. »
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Question 9David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
David Marguerite, vous êtes sénateur à l'ère de la Manchée. Vous êtes rapporteur de ce texte « Projet de loi, état local, la décentralisation en France est-elle impossible ?
Réponse partielle
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
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Question 10David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
On n'est plus sur le bon texte pour vous ?
Réponse à côté
Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission.
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
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Question 11David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Et il faudra attendre quoi ?
Réponse à côté
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
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« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
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Question 12David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
David Marguerite, pour terminer, on va regarder trois titres de presse régionale, on les regarde ensemble à une de la Provence, canicule sous les toits, la surchauffe, la canicule qui a relancé l'alerte sur les bouilloires et les passoires thermiques et ce bâti mal adapté à la chaleur. La une de la Marseillaise, la justice mobilisée, Darmanin sous pression, le projet de loi justice criminelle et respect des victimes arrive aujourd'hui au Palais Bourbon à l'Assemblée nationale le lendemain de la journée justice morte durant laquelle avocats et magistrats ont dénoncé une loi dangereuse et le manque de moyens de l'appareil judiciaire. Et puis la dernière une, c'est celle du Dauphiné un peu de foot puisque c'est ce soir que l'équipe de France joue son 16e Dauphinale en Coupe du Monde étincelant durant la phase de poule. Mbappé et Dembélé comptent bien poursuivre sur leur lancée ce mardi face à la Suède. Quelle une choisissez-vous ?
Réponse directe
Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question...
« Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question... »
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Question 13David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
C'est une décentralisation à minima ?
Réponse directe
– Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisé…
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 4:10
Question 14David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
» À peine nommée, à Matignon, Sébastien Lecornu promettait un grand acte de décentralisation. Quelques mois plus tard, pas de grand soir, mais trois textes sur la table, dont ce projet de loi, état local. Il aurait dû être examiné au Sénat la semaine prochaine, mais face à la fronde des sénateurs et des élus locaux, il est retiré de l'ordre du jour. Sébastien Lecornu fait-il de la décentralisation ?
Réponse à côté
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Question 15Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Par exemple, Laurent Nunez est allé en Algérie il y a quelques semaines, les réadmissions de ressortissants algériens ont repris après des mois de blocage. Il n'y en a pas beaucoup, mais elles ont repris. Est-ce que la visite de Laurent Nunez et la manière dont il s'y est pris, vous estimez que ça a apporté ses fruits ?
Réponse directe
Oui, mais bien sûr, il peut y avoir des avancées comme ça, ponctuelles. Mais on vit dans cette situation depuis 1962. On fait trois pas en avant et 40 pas en arrière, et puis 50 pas à droite et ainsi de suite. On tourne en rond. Je veux dire qu'on n'a jamais pu bâtir une relation normale, naturelle entre les deux pays comme, je ne sais pas, entre normal et règles de...
« Oui, mais bien sûr, il peut y avoir des avancées comme ça, ponctuelles. Mais on vit dans cette situation depuis 1962. On fait trois pas en avant et 40 pas en arrière, et puis 50 pas à droite et ainsi de suite. On tourne en rond. Je veux dire qu'on n'a jamais pu bâtir une relation normale, naturelle entre les deux pays comme, je ne sais pas, entre normal et règles de... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 49:07
Question 16Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Sur le plan sécuritaire, par exemple, est-ce que durcir ou rompre carrément les relations avec l'Algérie, ce n'est pas un peu périlleux ?
Réponse partielle
Oui, mais là, c'est vraiment un prétexte. Les services de sécurité sont très compétents, aussi bien en France qu'en Algérie. Ils maîtrisent la situation, ça, c'est fini. On essaie de faire peur avec cela. L'islamisme militaire est guerrier, vaincu. Il est contrôlé, il est sous contrôle. En revanche, l'islamisme religieux, lui, est très actif, parce que lui, il fait de l'agite propre, il travaille les sociétés en profondeur. Et c'est incontrôlable.
« Les services de sécurité sont très compétents, aussi bien en France qu'en Algérie. Ils maîtrisent la situation, ça, c'est fini. On essaie de faire peur avec cela. L'islamisme militaire est guerrier, vaincu. Il est contrôlé, il est sous contrôle. En revanche, l'islamisme religieux, lui, est très actif, parce que lui, il fait de l'agite propre, il travaille les sociétés en profondeur. Et c'est incontrôlable. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 54:04
Question 17Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Mais pourquoi vous êtes parti chez Grasset ?
Réponse à côté
Mais c'est ce que je suis en train de vous dire. C'est que j'étais mal à l'aise dans une maison d'édition. Je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce précisément ma libération par la négociation, c'est-à-dire qui fait de moi un otage. Non, je ne suis pas un otage. Je suis un homme libre qui se bat.
« Mais c'est ce que je suis en train de vous dire. C'est que j'étais mal à l'aise dans une maison d'édition. Je ne pouvais pas publier mon livre qui dénonce précisément ma libération par la négociation, c'est-à-dire qui fait de moi un otage. Non, je ne suis pas un otage. Je suis un homme libre qui se bat. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 55:50
Question 18Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
– Alors, pour qu'on comprenne bien, pourquoi vous allez l'attaquer en justice ?
Réponse à côté
– Mais c'est normal, je me bats pour mon pays, pour la démocratie dans mon pays, pour ma liberté d'expression, tout ça. Cet homme est dangereux, c'est un vrai dictateur, horriblement méchant, plus cruel. – Mais vous allez l'attaquer précisément sur quel motif et devant qui ? – Hein ?
« – Mais c'est normal, je me bats pour mon pays, pour la démocratie dans mon pays, pour ma liberté d'expression, tout ça. Cet homme est dangereux, c'est un vrai dictateur, horriblement méchant, plus cruel. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 42:58Voir 1 autre passage
« – Mais vous allez l'attaquer précisément sur quel motif et devant qui ? – Hein ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 43:15
Question 19Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Elle est inepte parce que la réalité… Parce qu'elle est quand même soutenue par une majorité de Français. D'autoriser les gens qui le veulent à travailler le 1er mai en étant payés d'eau. Ils soutiennent jusqu'au moment où ça leur tombe le dessus. Vous comprenez ce que je veux dire ?
Réponse à côté
Alors, elle a dit beaucoup de choses.
« Alors, elle a dit beaucoup de choses. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 1:08:16
Question 20Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
– Vous les regrettez ?
Réponse directe
– Oui, quelquefois, oui, quelquefois emporté par mon énergie intérieure, on va dire. J'ai pu dire des choses qui, peut-être, ont énervé le gouvernement algérien. Encore que, bon, ce gouvernement reste quand même très maître de ses démarches. Ça a dû peut-être énerver comme ça ponctuellement. Mais sans plus. Enfin, ce n'est pas pour me dédouaner, mais…
« – Oui, quelquefois, oui, quelquefois emporté par mon énergie intérieure, on va dire. J'ai pu dire des choses qui, peut-être, ont énervé le gouvernement algérien. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 41:19
Question 21Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Ou est-ce que pour vous, cette première visite du pape en Algérie, ça acte une volonté d'ouverture de la part du pouvoir algérien ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Non, non, non. Le pouvoir algérien tire des coups à l'occasion, c'est un opportuniste. Une fenêtre s'est présentée, le pape peut-être pour des raisons purement spirituelles avait envie de revenir en Algérie, ou peut-être qu'il est dans une politique beaucoup plus large qui dépasse l'Algérie, c'est peut-être en direction de l'Afrique, c'est peut-être en direction des chrétiens qui est en Afrique, etc. Je pense que dans sa démarche, c'est inscrit dans cette ligne-là.
« Non, pas du tout. Non, non, non. Le pouvoir algérien tire des coups à l'occasion, c'est un opportuniste. Une fenêtre s'est présentée, le pape peut-être pour des raisons purement spirituelles avait envie de revenir en Algérie, ou peut-être qu'il est dans une politique beaucoup plus large qui dépasse l'Algérie, c'est peut-être en direction de l'Afrique, c'est peut-être en direction des chrétiens qui est en Afrique, etc. Je pense que dans sa démarche, c'est inscrit dans cette ligne-là. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 35:06
Question 22Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Qui pourraient amener à quoi ces fissures ?
Réponse directe
Ça pourrait entraîner un coup d'État, par exemple. Moi, je crois que peut-être on est à la baie d'un coup d'État. T'es boune, c'est fini.
« Ça pourrait entraîner un coup d'État, par exemple. Moi, je crois que peut-être on est à la baie d'un coup d'État. T'es boune, c'est fini. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 38:24
Question 23Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
– Donc, ça veut dire que vos déclarations, elles pourraient nuire à Christophe Glees ?
Réponse directe
– Oui, oui, je pense. Oui, je pense qu'à un moment donné, peut-être.
« – Oui, oui, je pense. Oui, je pense qu'à un moment donné, peut-être. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 41:12
Question 24Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Vous avez parlé trop tôt ?
Réponse directe
– Oui, quelquefois, oui, quelquefois emporté par mon énergie intérieure, on va dire. J'ai pu dire des choses qui, peut-être, ont énervé le gouvernement algérien. Encore que, bon, ce gouvernement reste quand même très maître de ses démarches. Ça a dû peut-être énerver comme ça ponctuellement. Mais sans plus. Enfin, ce n'est pas pour me dédouaner, mais…
« – Oui, quelquefois, oui, quelquefois emporté par mon énergie intérieure, on va dire. J'ai pu dire des choses qui, peut-être, ont énervé le gouvernement algérien. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 41:19
Question 25Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
– Vous faites de la politique à travers vos livres ?
Réponse directe
– À travers mes livres, à travers mes déclarations, à travers…
« – À travers mes livres, à travers mes déclarations, à travers… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 45:30
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Voir 2 autres passages
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 23:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56Voir 2 autres passages
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
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« Oui, je pense, je l'ai dit tout à l'heure, ce texte là non plus n'est pas le grand soir mais il a porté quelques modifications. Boris Ravignon l'a dit aussi tout à l'heure, on attend aussi des textes comme sur les polices municipales qu'on a votées ici, ils ne sont pas programmés à l'Assemblée nationale, malheureusement cet exemple se reproduit un peu souvent et je crois que l'année qui vient sera une année où on tranchera des grandes orientations pour le pays, notamment celle-ci mais il faut que cette année soit quand même utile et qu'on puisse progresser sur un certain nombre de mesures qui polluent le quotidien des maires et des élus locaux. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
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« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 20 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément, les principes fondateurs de la décentralisation ont été des principes qui ont été contournés, détournés dans cette loi. Et je crois que ça donne plutôt espoir sur une volonté politique plutôt consensuelle pour relancer la décentralisation. Alors, il y a plusieurs raisons qui expliquent la difficulté, je le crois, aujourd'hui, de décentraliser dans notre pays. Je crois que la volonté politique, elle est plutôt là, globalement. Alors, à l'exception peut-être du président de la République. Je crois que Sébastien Lecornu, il faut lui en donner acte, est plutôt un décentralisateur. Il a été élu local, il connaît parfaitement ses enjeux. Je pense qu'il est un convaincu de la décentralisation. Mais je crois que, dans notre pays, il s'est construit comme ça. C'est aussi une culture jacobine qui est aussi faite d'une forme de passion égalitariste, avec la suspicion permanente que donner trop de pouvoir aux collectivités territoriales risquerait de créer de l'inégalité dans notre pays. On sent également cette suspicion, loi budgétaire après budgétaire. Et donc, je crois qu'on peut le dire, il y a une haute administration, pas toute, mais une haute administration qui s'emploie à bloquer toute volonté politique de poser des actes de décentralisation qui, d'ailleurs, de mon point de vue, aujourd'hui, doivent être d'abord des actes de simplification, parce qu'on est dans une situation extrêmement… »
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« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
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« Vous savez, la visite du pape dans un pays, c'était un travail de longue haleine pendant des mois, des négociations entre la curie et le gouvernement, évidemment, du pays visité. C'est toujours très difficile, même quand les relations sont bonnes. Alors, a fortiori, avec l'Algérie, où tout est très, très compliqué avec tout le monde, ça a dû être extrêmement difficile. Alors, qu'est-ce que... Le pape, évidemment, vient pour, on va dire, une raison tout à fait spirituelle. Il est sur la trace de saint Augustin, mais on a du mal à penser qu'il n'y a que ça, parce que déjà le pape est venu deux autres fois avant. Donc, il a déjà fait ce chemin. Donc, moi, je pense qu'il vient pour des raisons purement politiques. Mais lesquelles ? Oui, il y a l'affaire, évidemment, de Christophe Gleize. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 31:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 16:40Voir 2 autres passages
« Oui, oui, voilà, c'est ça. Il sortira quand ? Avec une réflexion, évidemment, sur les relations, disons, entre la France et l'Algérie, l'Algérie et le monde, de manière générale. Il n'y a pas que la France, il y a le Maroc. Vous l'avez déjà écrit ? Les relations sont encore beaucoup plus tendues. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 57:51
« Oui, oui, voilà, c'est ça. Il sortira quand ? Avec une réflexion, évidemment, sur les relations, disons, entre la France et l'Algérie, l'Algérie et le monde, de manière générale. Il n'y a pas que la France, il y a le Maroc. Vous l'avez déjà écrit ? Les relations sont encore beaucoup plus tendues. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
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« – Je reçois des informations d'Alger. Des amis me téléphonent, des journalistes, des trucs, des machins qui sont un peu proches du pouvoir. Alors, eux-mêmes, c'est leur flair, quoi. L'analyse locale, sur place, ils ont plus d'informations, et ils sentent mieux les choses pour dire que c'est imminent. On m'a même dit, il y a une semaine, que c'était quasiment… Ça y est, quoi, tout est acté, il ne reste plus que… Il reste des modalités pratiques, parce qu'il faut voir où est-ce qu'ils vont… Envoyer Glees, le libérer pour la France, je crois qu'il ne faut même pas y penser. Donc, je pense qu'ils vont l'envoyer en Italie, il me semble. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 41:52
« Non, rien, c'est fini. Le pouvoir algérien a vaincu. Il n'a plus besoin de personne. Ils ont de l'argent. Ils sont tout fiers. Ils n'arrêtent pas de répéter 500 fois par jour qu'ils sont souverains, qu'ils ont peur de personne, qu'ils peuvent faire la guerre à n'importe qui. Non, c'est fini, ils sont au-delà. C'est la France qui est à la traîne. Elle n'arrive pas à construire un discours de même niveau, de même... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On va dire que les chrétiens, chrétiens, chrétiens, je veux dire qu'ils sont chrétiens de naissance, des Français, ce sont surtout des diplomates qui vivent en Algérie, des hommes d'affaires et tout ça, des cadres, des enseignants. En tant que chrétiens, je crois qu'ils... Bon, ça va, ils peuvent pratiquer leur religion à peu près normalement. Ils ont accès aux lieux de prière, les cathédrales, etc. Mais le problème, c'est les chrétiens d'anciens musulmans convertis. Le problème, la conversion est une apostasie. Donc c'est des gens qui déjà tombent sous le coup d'une loi terrible, la loi qui punit la peine de mort, l'apostasie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 36:13Voir 2 autres passages
« Et eux, ils sont réellement persécutés. Ils le sont à la fois en tant que chrétiens et en tant qu'apostats. L'apostasie est extrêmement difficile. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 36:59
« On va dire que les chrétiens, chrétiens, chrétiens, je veux dire qu'ils sont chrétiens de naissance, des Français, ce sont surtout des diplomates qui vivent en Algérie, des hommes d'affaires et tout ça, des cadres, des enseignants. En tant que chrétiens, je crois qu'ils... Bon, ça va, ils peuvent pratiquer leur religion à peu près normalement. Ils ont accès aux lieux de prière, les cathédrales, etc. Mais le problème, c'est les chrétiens d'anciens musulmans convertis. Le problème, la conversion est une apostasie. Donc c'est des gens qui déjà tombent sous le coup d'une loi terrible, la loi qui punit la peine de mort, l'apostasie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il faut préciser. Il faut dire que la colonisation de l'Algérie, pas la France, est un crime. Ce n'est pas de manière générique. Le colonialisme est un crime contre l'humanité. C'est des arguffis. On tourne autour des choses comme ça. Franchement, il a tout essayé. Mais les autres ministères aussi, les AEE, beaucoup de choses ont été faites, etc. Mais ça ne fait pas avancer. La relation reste au même point. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 50:26Voir 2 autres passages
« Alors, elle a dit beaucoup de choses. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 1:08:16
« Alors, elle a dit beaucoup de choses. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 1:08:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, il ne reste plus qu'à régler les modalités. L'envoyer en France, ça me paraît peu certain. Ce serait faire un cadeau à Macron et au gouvernement français, ce que le gouvernement algérien n'est pas prêt de faire. Et ils vont peut-être l'envoyer sur l'Italie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 32:23Voir 1 autre passage
« Oui, il ne reste plus qu'à régler les modalités. L'envoyer en France, ça me paraît peu certain. Ce serait faire un cadeau à Macron et au gouvernement français, ce que le gouvernement algérien n'est pas prêt de faire. Et ils vont peut-être l'envoyer sur l'Italie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 32:23
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 22:34
« Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 22:34
« – Alors, d'abord la libération de Glaze, et puis on va peut-être laisser passer un peu de temps pour voir les retombées de la visite du pape sur la liberté d'exercice religieux en France. On va voir s'ils vont permettre, voilà, enfin, dans un premier temps, il va y avoir beaucoup de cinémas… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 43:46
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 23:06
« Écoutez, mon avis, je le dis depuis des années, c'est absolument impossible. La condition première pour que les choses aillent dans ce sens-là, c'est un agil démocratique. Donc il faut aller faire au moins un semblant de démocratie en Asie. Ce n'est pas le cas. L'Algérie est gouvernée par une dizaine de personnes qui sont dans l'ombre, qui n'assument aucune responsabilité. C'est une dizaine de généraux, et puis je ne sais pas qui est deux, trois personnages derrière, je ne sais pas lesquels, qui ont capturé, kidnappé ce pays en 1962. Et puis voilà, c'est tout. Le gouvernement pourrait être un instrument, le président est un instrument, le peuple est un instrument. Voilà, ils sont... C'est ce système qu'il faut... On est encore dans le FLM, dans la guerre de libération. C'est-à-dire que le gouvernement vit, enfin le pouvoir vit comme s'il était toujours en guerre avec la France. Il faut sortir de là-dedans. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 51:41
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 57:51
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 34:23
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 36:13