Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
14 avr. 2026 au 20 oct. 2026
Questions
95
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 95 questions évaluables
Réponse directe
51
Réponse partielle
18
Réponse à côté
24
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 95
Question 1"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
C'est là où est tout le sujet ?
Réponse directe
Oui, c'est tout à fait le sujet du texte. C'est le fait qu'on se maintienne lorsqu'il y a eu des sommations. Les sommations, elles interviennent lorsque les forces de l'ordre estiment que l'attroupement est en train de dégénérer en violence urbaine. Et c'est là toute la frontière entre la manifestation de l'ordre public et la violence urbaine. Dans la délinquance, dans la violence urbaine, et donc dans la pénalisation et la responsabilité financière. je l'espère, votée au Sénat le 27 octobre. Après, il appartient au gouvernement de saisir très rapidement l'Assemblée nationale pour qu'il soit voté à la fin de l'année. Mais encore une fois, je le disais en introduction, c'est un texte qui est…
« Oui, c'est tout à fait le sujet du texte. C'est le fait qu'on se maintienne lorsqu'il y a eu des sommations. Les sommations, elles interviennent lorsque les forces de l'ordre estiment que l'attroupement est en train de dégénérer en violence urbaine. Et c'est là toute la frontière entre la manifestation de l'ordre public et la violence urbaine. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est tout à fait le sujet du texte. C'est le fait qu'on se maintienne lorsqu'il y a eu des sommations. Les sommations, elles interviennent lorsque les forces de l'ordre estiment que l'attroupement est en train de dégénérer en violence urbaine. Et c'est là toute la frontière entre la manifestation de l'ordre public et la violence urbaine. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 7:26
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
20 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Deux petites questions rapides, David Marguerite. Quelle sera la définition de la participation consciente à un attroupement ?
Réponse directe
Oui, c'est tout à fait le sujet du texte. C'est le fait qu'on se maintienne lorsqu'il y a eu des sommations. Les sommations, elles interviennent lorsque les forces de l'ordre estiment que l'attroupement est en train de dégénérer en violence urbaine. Et c'est là toute la frontière entre la manifestation de l'ordre public et la violence urbaine. Dans la délinquance, dans la violence urbaine, et donc dans la pénalisation et la responsabilité financière. je l'espère, votée au Sénat le 27 octobre. Après, il appartient au gouvernement de saisir très rapidement l'Assemblée nationale pour qu'il soit voté à la fin de l'année. Mais encore une fois, je le disais en introduction, c'est un texte qui est…
« Oui, c'est tout à fait le sujet du texte. C'est le fait qu'on se maintienne lorsqu'il y a eu des sommations. Les sommations, elles interviennent lorsque les forces de l'ordre estiment que l'attroupement est en train de dégénérer en violence urbaine. Et c'est là toute la frontière entre la manifestation de l'ordre public et la violence urbaine. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 7:26
Question 3"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Alors, je reviens au deuxième exemple que vous citiez tout à l'heure. C'est la mesure qui, je dirais, fait polémique. Une personne qui se maintient sciemment dans un groupement après sommation de dispersion pourra être tenue financièrement responsable des dégâts causés par le groupe. Est-ce que ça vise à ne pas diluer, d'une certaine façon, la responsabilité ?
Réponse directe
concerné ? Oui, 'est une responsabilité collective. Mais encore une fois, c'est une responsabilité collective qui vise précisément ceux qui se maintiennent dans l'attroupement. Et c'est là où nous sommes en train de travailler pour que les sommations, notamment des forces de l'ordre, soient les plus claires, les plus explicites possibles pour qu'après, au moment de la procédure judiciaire, il n'y ait pas des arguments qui consistent à se soustraire à cette responsabilité en disant « je n'ai pas entendu la sommation ». Donc nous sommes en train, et il y a des moyens technologiques qui existent pour que les sommations, notamment via les drones, puissent se faire de façon très claire. Oui, j'a…
« 'est une responsabilité collective. Mais encore une fois, c'est une responsabilité collective qui vise précisément ceux qui se maintiennent dans l'attroupement. Et c'est là où nous sommes en train de travailler pour que les sommations, notamment des forces de l'ordre, soient les plus claires, les plus explicites possibles pour qu'après, au moment de la procédure judiciaire, il n'y ait pas des arguments qui consistent à se soustraire à cette responsabilité en disant « je n'ai pas entendu la sommation ». Donc nous sommes en train, et il y a des moyens technologiques qui existent pour que les sommations, notamment via les drones, puissent se faire de façon très claire. Oui, j'assume, c'est une responsabilité collective qui est mise en place par ce texte. Le contexte l'exige. La liberté de manifester, qui doit être protégée, le justifie également. Parce qu'en définitive, on a parlé des forces de l'ordre, on a parlé des commerçants, mais on n'a pas parlé des manifestants qu'il y avait pour certains d'entre eux, et il ne »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 6:27
Question 4"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Ça, c'est très important, ce que vous nous dites, David Marguerite, parce que ça n'existait pas jusqu'à présent. Absolument.
Réponse à côté
APL. Et c'est là où le texte a une valeur, me semble-t-il, une vertu dissuasive pour les parents, pour également les majeurs. Il a une valeur symbolique très forte. Je le disais tout à l'heure, les Français qui nous écoutent ce matin, ils en ont assez. Ça suffit, en réalité, de regarder ces dégradations et de se dire qu'ils vont payer. Donc, c'est une façon d'imputer la responsabilité à ceux qui sont responsables de ces agissements, qui n'ont rien à voir avec les manifestants. Je veux le dire, un casseur n'est pas un manifestant, délinquant.
« APL. Et c'est là où le texte a une valeur, me semble-t-il, une vertu dissuasive pour les parents, pour également les majeurs. Il a une valeur symbolique très forte. Je le disais tout à l'heure, les Français qui nous écoutent ce matin, ils en ont assez. Ça suffit, en réalité, de regarder ces dégradations et de se dire qu'ils vont payer. Donc, c'est une façon d'imputer la responsabilité à ceux qui sont responsables de ces agissements, qui n'ont rien à voir avec les manifestants. Je veux le dire, un casseur n'est pas un manifestant, »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 5:07
Question 5"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
qu'on puisse leur demander de payer ?
Réponse directe
mécanisme qui est prévu dans le texte est de faire en sorte qu'ils soient interpellés, puisqu'ils auront été, on aura constaté qu'ils participent, identifiés, 'ils aient participé activement ou passivement à ce groupement, ils y ont participé. Tous, même ceux Exactement, parce que participer à un groupement dont la finalité est de détruire, c'est pénal, c'est pénalement répréhensible. Et donc, ces personnes-là seront interpellées, appréhendées, et verront leurs responsabilités financières engagées. Comment ? Alors, comment, par l'État qui, lorsqu'il fera l'objet de destruction, aura des coûts qui seront engendrés, il pourra, une fois qu'il a payé la facture, se retourner par un mécanisme qu…
« Exactement, parce que participer à un groupement dont la finalité est de détruire, c'est pénal, c'est pénalement répréhensible. Et donc, ces personnes-là seront interpellées, appréhendées, et verront leurs responsabilités financières engagées. Comment ? Alors, comment, par l'État qui, lorsqu'il fera l'objet de destruction, aura des coûts qui seront engendrés, il pourra, une fois qu'il a payé la facture, se retourner par un mécanisme qui s'appelle l'action récursoire, il pourra se retourner contre les casseurs, ou ceux qui ont participé activement ou passivement, encore une fois, à ce groupement, à concurrence, et aujourd'hui c'est prévu comme ça dans le texte, on y réfléchit, à hauteur d'un plafond de 10 000 euros. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 3:22Voir 1 autre passage
« précise bien, les casseurs, ou les personnes qui se sont maintenues sciemment dans un mouvement qui vise à casser. J'ai envie de dire casseurs passifs ou actifs. Exactement. Et le principe, c'est de les faire payer. Casseurs payeurs, c'est le titre de cette loi. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 4:04
Question 6"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Comment ça peut être mis en place ?
Réponse directe
Alors ça fonctionne avec un texte que nous allons enrichir et renforcer demain, je l'espère, en commission des lois, avec un mécanisme qui est assez simple. Il y a deux types de cas de figure qui sont envisagés. Il y a d'une part les groupements et d'autre part les attroupements. Les groupements, ce sont les personnes qui participent à des actions qui n'ont que comme finalité de détruire, de casser et de piller. Il ne s'agit pas de manifestation classique, il s'agit vraiment de participer. Là, vous faites référence Là, la pénalisation et la sanction est plutôt simple, puisque l'individu participe sciemment à ce groupement, sa vocation de ce groupement est de détruire, de casser, de piller.…
« Alors ça fonctionne avec un texte que nous allons enrichir et renforcer demain, je l'espère, en commission des lois, avec un mécanisme qui est assez simple. Il y a deux types de cas de figure qui sont envisagés. Il y a d'une part les groupements et d'autre part les attroupements. Les groupements, ce sont les personnes qui participent à des actions qui n'ont que comme finalité de détruire, de casser et de piller. Il ne s'agit pas de manifestation classique, il s'agit vraiment de participer. Là, vous faites référence »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 1:33Voir 2 autres passages
« Là, la pénalisation et la sanction est plutôt simple, puisque l'individu participe sciemment à ce groupement, sa vocation de ce groupement est de détruire, de casser, de piller. Il y aura donc une responsabilité solidaire qui pourrait s'appliquer si le texte est voté. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 2:07
« Le deuxième cas de figure qui est plus complexe et sur lequel nous allons travailler, c'est l'attroupement. C'est-à-dire qu'on est là dans le cadre d'une grande manifestation et se forme, comme cela existe depuis à peu près dix ans dans notre pays, ce qu'on appelle des nébuleuses, à savoir des mouvements infiltrés, les black blocs en particulier, les pillers, les casseurs. Et ils viennent sciemment pour casser, mais ils le font à l'occasion d'une manifestation. Et là, c'est à l'occasion de sommations. Après deux sommations, il y aura la possibilité d'interpeller toutes les personnes qui se maintiennent et de pouvoir les condamner solidairement. »
Question 7"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
ça fonctionne ?
Réponse directe
Alors ça fonctionne avec un texte que nous allons enrichir et renforcer demain, je l'espère, en commission des lois, avec un mécanisme qui est assez simple. Il y a deux types de cas de figure qui sont envisagés. Il y a d'une part les groupements et d'autre part les attroupements. Les groupements, ce sont les personnes qui participent à des actions qui n'ont que comme finalité de détruire, de casser et de piller. Il ne s'agit pas de manifestation classique, il s'agit vraiment de participer. Là, vous faites référence Là, la pénalisation et la sanction est plutôt simple, puisque l'individu participe sciemment à ce groupement, sa vocation de ce groupement est de détruire, de casser, de piller.…
« Alors ça fonctionne avec un texte que nous allons enrichir et renforcer demain, je l'espère, en commission des lois, avec un mécanisme qui est assez simple. Il y a deux types de cas de figure qui sont envisagés. Il y a d'une part les groupements et d'autre part les attroupements. Les groupements, ce sont les personnes qui participent à des actions qui n'ont que comme finalité de détruire, de casser et de piller. Il ne s'agit pas de manifestation classique, il s'agit vraiment de participer. Là, vous faites référence »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 1:33Voir 2 autres passages
« Là, la pénalisation et la sanction est plutôt simple, puisque l'individu participe sciemment à ce groupement, sa vocation de ce groupement est de détruire, de casser, de piller. Il y aura donc une responsabilité solidaire qui pourrait s'appliquer si le texte est voté. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 2:07
« Le deuxième cas de figure qui est plus complexe et sur lequel nous allons travailler, c'est l'attroupement. C'est-à-dire qu'on est là dans le cadre d'une grande manifestation et se forme, comme cela existe depuis à peu près dix ans dans notre pays, ce qu'on appelle des nébuleuses, à savoir des mouvements infiltrés, les black blocs en particulier, les pillers, les casseurs. Et ils viennent sciemment pour casser, mais ils le font à l'occasion d'une manifestation. Et là, c'est à l'occasion de sommations. Après deux sommations, il y aura la possibilité d'interpeller toutes les personnes qui se maintiennent et de pouvoir les condamner solidairement. »
Question 8"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Bonjour, merci de votre invitation. Vous êtes sénateur républicain de la Manche et rapporteur de ce projet de loi. Commençons dans l'ordre. Quel est l'objectif de la loi ?
Réponse directe
L'objectif de la loi, il est de faire en sorte que les Français puissent trouver des réponses à ce qui s'est passé samedi dernier, mais ce qui se passe depuis maintenant plusieurs années dans notre pays, à savoir une dégradation du climat, de maintien de l'ordre de façon générale qui dégénère de plus en plus en violences urbaines. Vous savez, moi je suis élu d'un département rural, le département de la Manche, qui est plutôt calme. 'ai senti tout au long du week-end et encore hier dans les rassemblements, un climat de sidération. Les Français aujourd'hui sont à la fois sidérés et en colère. En colère face aux forces de l'ordre qui ont été blessées, aux bâtiments publics qui ont été saccagés…
« L'objectif de la loi, il est de faire en sorte que les Français puissent trouver des réponses à ce qui s'est passé samedi dernier, mais ce qui se passe depuis maintenant plusieurs années dans notre pays, à savoir une dégradation du climat, de maintien de l'ordre de façon générale qui dégénère de plus en plus en violences urbaines. Vous savez, moi je suis élu d'un département rural, le département de la Manche, qui est plutôt calme. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 0:21
Question 9"Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeurs
Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Jacques Cardoz. Que peut changer cette fameuse loi casseur-payeur examinée en première lecture au Sénat, mardi prochain, le 27 octobre ?
Réponse partielle
L'objectif de la loi, il est de faire en sorte que les Français puissent trouver des réponses à ce qui s'est passé samedi dernier, mais ce qui se passe depuis maintenant plusieurs années dans notre pays, à savoir une dégradation du climat, de maintien de l'ordre de façon générale qui dégénère de plus en plus en violences urbaines. Vous savez, moi je suis élu d'un département rural, le département de la Manche, qui est plutôt calme. 'ai senti tout au long du week-end et encore hier dans les rassemblements, un climat de sidération. Les Français aujourd'hui sont à la fois sidérés et en colère. En colère face aux forces de l'ordre qui ont été blessées, aux bâtiments publics qui ont été saccagés…
« L'objectif de la loi, il est de faire en sorte que les Français puissent trouver des réponses à ce qui s'est passé samedi dernier, mais ce qui se passe depuis maintenant plusieurs années dans notre pays, à savoir une dégradation du climat, de maintien de l'ordre de façon générale qui dégénère de plus en plus en violences urbaines. Vous savez, moi je suis élu d'un département rural, le département de la Manche, qui est plutôt calme. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 0:21Voir 1 autre passage
« aux commerçants qui ont été pillés et pour qui c'est le fruit du travail d'une vie qui s'effondre. Alors oui, ce texte, il est nécessaire, mais il n'est pas suffisant. Il est nécessaire et je voudrais vous expliquer son fonctionnement. Il consiste en effet à se dire qui va payer la facture. Les Français, ils en ont assez de regarder ce qui se passe, les images encore une fois d'une violence inouïe, et de se dire qu'au bout du compte, ceux qui vont payer sont eux, les contribuables, quel que soit d'ailleurs leur niveau de vie, y compris les plus modestes, et ça, ça ne peut plus durer. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 0:59
Question 10David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »
'en dites-vous ?
Réponse directe
Je veux répondre clairement. La police, elle est là pour protéger les manifestants, d'abord. Quand on a des lycées qui sont incendiés, quand on a des professeurs qui sont blessés, quand on a des forces de l'ordre qui sont victimes eux-mêmes de ces violences, on ne peut pas accepter qu'il n'y ait pas d'intervention policière. Il y a deux choses qu'il faut distinguer. Il y a d'une part la manifestation pacifique qui doit être encadrée en effet pour protéger les manifestants. La liberté de manifester est un droit fondamental. Et il y a de l'autre côté les scènes de violence urbaine qui n'ont strictement rien à voir avec la colère lycéenne et qui, elles, doivent apporter des réponses. Parce que…
« Je veux répondre clairement. La police, elle est là pour protéger les manifestants, d'abord. Quand on a des lycées qui sont incendiés, quand on a des professeurs qui sont blessés, quand on a des forces de l'ordre qui sont victimes eux-mêmes de ces violences, on ne peut pas accepter qu'il n'y ait pas d'intervention policière. Il y a deux choses qu'il faut distinguer. Il y a d'une part la manifestation pacifique qui doit être encadrée en effet pour protéger les manifestants. La liberté de manifester est un droit fondamental. Et il y a de l'autre côté les scènes de violence urbaine qui n'ont strictement rien à voir avec la colère lycéenne et qui, elles, doivent apporter des réponses. Parce que si on écoute Greta Thunberg, à partir de quel moment on intervient ? À partir de combien de vitres brisées on intervient ? À partir de combien de lycées incendies on intervient ? Il faut en effet que la réponse, elle soit proportionnée. Et en matière de violences policières, elle doit l'être. Elle l'est globalement dans ces manifestations. Et encore une fois, il faut distinguer la liberté de manifester et la violence urbaine qui n'a rien à faire dans la contestation lycéenne. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 4:18
Question 11David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »
la mèche ?
Réponse directe
Alors, on peut le dire, je pense clairement, il y a l'extrême gauche, la France insoumise porte une responsabilité qui est réelle, et on le voit dans les porte-parole de la manifestation lycéenne, qui capte aujourd'hui les plateaux télévisés et qui capte les messages. On le voit dans la façon dont les violences sont organisées. On voit aussi que certains élus de la France insoumise considèrent que la violence est légitime, peut-être légitime. Moi, je considère que la violence ne peut en aucun cas être légitime. pense à ceux qui en sont victimes. Les forces de l'ordre, bien évidemment. Derrière les forces de l'ordre, il y a des parents qui, aujourd'hui, peuvent être en souffrance. Il y a des…
« Alors, on peut le dire, je pense clairement, il y a l'extrême gauche, la France insoumise porte une responsabilité qui est réelle, et on le voit dans les porte-parole de la manifestation lycéenne, qui capte aujourd'hui les plateaux télévisés et qui capte les messages. On le voit dans la façon dont les violences sont organisées. On voit aussi que certains élus de la France insoumise considèrent que la violence est légitime, peut-être légitime. Moi, je considère que la violence ne peut en aucun cas être légitime. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 2:27
Question 12David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »
David Marguerite, vous êtes sénateur à l'ère de la Manche. Vous avez auditionné hier le ministre de l'Intérieur, 161 500 manifestants selon le ministère de l'Intérieur, 480 000 selon les syndicats. Les lycéens étaient donc nombreux hier encore dans les rues du pays à Rennes, Lyon et Paris. Les mobilisations étaient émaillées d'incidents. Devant le Sénat, Laurent Nunez a indiqué que depuis le début de la contestation, plus de 200 lycéens, près de 900 policiers et gendarmes ont été blessés, 147 personnels de l'éducation. La doctrine du maintien de l'ordre est-elle en question ?
Réponse à côté
Alors d'abord, je pense que les revendications qui s'expriment peuvent être légitimes. Et je pense que nous sommes nombreux à comprendre, en effet, ce que certains lycéens disent aujourd'hui. Il y a Parcoursup qui cristallise un certain nombre de colères. Moi, je peux comprendre que d'avoir le sentiment de jouer son avenir avec un algorithme est extrêmement angoissant. C'est angoissant pour les jeunes, c'est angoissant pour leurs parents. Et je pense qu'il faudra se poser la question assez rapidement de réintroduire, d'introduire une notion de mérite sur cette plateforme, que seul le mérite permette d'élever les jeunes et d'éviter la reproduction sociale. J'entends dans les revendications d…
« Alors d'abord, je pense que les revendications qui s'expriment peuvent être légitimes. Et je pense que nous sommes nombreux à comprendre, en effet, ce que certains lycéens disent aujourd'hui. Il y a Parcoursup qui cristallise un certain nombre de colères. Moi, je peux comprendre que d'avoir le sentiment de jouer son avenir avec un algorithme est extrêmement angoissant. C'est angoissant pour les jeunes, c'est angoissant pour leurs parents. Et je pense qu'il faudra se poser la question assez rapidement de réintroduire, d'introduire une notion de mérite sur cette plateforme, que seul le mérite permette d'élever les jeunes et d'éviter la reproduction sociale. J'entends dans les revendications des sujets également de santé mentale. On sait que la santé mentale est un vrai sujet depuis notamment le Covid chez les jeunes. On peut entendre aussi que l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l'accélération du monde, d'une certaine manière, crée des crispations extrêmement fortes. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 0:52Voir 1 autre passage
« 'entamer une formation et se dire qu'à l'issue de la formation, le métier sera supprimé parce que l'intelligence artificielle aura encore progressé est une source d'angoisse. Néanmoins, une fois que l'on dit ça, ces revendications que l'on peut effectivement considérer comme légitimes et qui méritent d'être entendues, eh bien aucune violence ne peut être justifiée aujourd'hui. Moi, je veux le dire avec la plus grande force. Les scènes que l'on voit, que vous avez montrées sur vos images tout à l'heure, qui sont en réalité des scènes de violences urbaines, n'ont rien à faire dans une manifestation pacifique, lycéenne. Et moi, je veux le dire aussi, celles et ceux qui ont allumé les mèches, qui ont soufflé sur les braises, ont une lourde responsabilité de desservir les lycéens en tant que tels. Rien ne peut justifier la violence à l'égard des forces de l'ordre. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 1:44
Question 13David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
La présidentielle de 2027 pour voir émerger des propositions ?
Réponse partielle
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19Voir 1 autre passage
« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:36
Question 14David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
» À peine nommée, à Matignon, Sébastien Lecornu promettait un grand acte de décentralisation. Quelques mois plus tard, pas de grand soir, mais trois textes sur la table, dont ce projet de loi, état local. Il aurait dû être examiné au Sénat la semaine prochaine, mais face à la fronde des sénateurs et des élus locaux, il est retiré de l'ordre du jour. Sébastien Lecornu fait-il de la décentralisation ?
Réponse à côté
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Question 15David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
C'est une décentralisation à minima ?
Réponse directe
– Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisé…
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 4:10
Question 16David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
– Mais il y a quand même eu des actes, des lois, durant ces quinquennats, pour aider les élus. Il y a eu la loi Engagement et proximité, portée d'ailleurs par Sébastien Lecornu il y a quelques années. Il y a eu la fameuse loi 3DS, différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification. C'est quoi ?
Réponse à côté
– Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisé…
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 4:10
Question 17David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
David Marguerite, pour terminer, on va regarder trois titres de presse régionale, on les regarde ensemble à une de la Provence, canicule sous les toits, la surchauffe, la canicule qui a relancé l'alerte sur les bouilloires et les passoires thermiques et ce bâti mal adapté à la chaleur. La une de la Marseillaise, la justice mobilisée, Darmanin sous pression, le projet de loi justice criminelle et respect des victimes arrive aujourd'hui au Palais Bourbon à l'Assemblée nationale le lendemain de la journée justice morte durant laquelle avocats et magistrats ont dénoncé une loi dangereuse et le manque de moyens de l'appareil judiciaire. Et puis la dernière une, c'est celle du Dauphiné un peu de foot puisque c'est ce soir que l'équipe de France joue son 16e Dauphinale en Coupe du Monde étincelant durant la phase de poule. Mbappé et Dembélé comptent bien poursuivre sur leur lancée ce mardi face à la Suède. Quelle une choisissez-vous ?
Réponse directe
Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question...
« Alors celle sur la justice de Gérald Darmanin et de la réforme de Gérald Darmanin. Vous êtes avocat. J'étais venu vous voir il y a quelques temps pour parler de ce texte. Depuis ce texte a évolué. Malheureusement, il a été vidé d'une partie de sa substance significative notamment sur le plaidé coupable en matière criminelle. Je le regrette. On avait là des mesures qui permettaient, je le crois, d'améliorer le fonctionnement de la justice, de l'accélérer tout en préservant le droit des victimes. Je crois vraiment que cette question est une question centrale. On l'a vu dans l'actualité récente. C'est une question... »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 22:34
Question 18David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Vous allez nous le dire. D'abord, on va revenir au début du premier quinquennat d'Emmanuel Macron. On était en 2017 à peine élu, le chef de l'État était là, au Sénat, conférence des territoires. Il voulait voir émerger un pacte de confiance entre l'État et les territoires. Est-ce que finalement, il aura acté durant ces quinquennats la rupture entre l'exécutif et les collectivités ?
Réponse directe
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Question 19David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Mais il y a le texte simplification, il a été voté au Sénat, vous souhaitez qu'il soit adopté rapidement à l'Assemblée ?
Réponse directe
Oui, je pense, je l'ai dit tout à l'heure, ce texte là non plus n'est pas le grand soir mais il a porté quelques modifications. Boris Ravignon l'a dit aussi tout à l'heure, on attend aussi des textes comme sur les polices municipales qu'on a votées ici, ils ne sont pas programmés à l'Assemblée nationale, malheureusement cet exemple se reproduit un peu souvent et je crois que l'année qui vient sera une année où on tranchera des grandes orientations pour le pays, notamment celle-ci mais il faut que cette année soit quand même utile et qu'on puisse progresser sur un certain nombre de mesures qui polluent le quotidien des maires et des élus locaux.
« Oui, je pense, je l'ai dit tout à l'heure, ce texte là non plus n'est pas le grand soir mais il a porté quelques modifications. Boris Ravignon l'a dit aussi tout à l'heure, on attend aussi des textes comme sur les polices municipales qu'on a votées ici, ils ne sont pas programmés à l'Assemblée nationale, malheureusement cet exemple se reproduit un peu souvent et je crois que l'année qui vient sera une année où on tranchera des grandes orientations pour le pays, notamment celle-ci mais il faut que cette année soit quand même utile et qu'on puisse progresser sur un certain nombre de mesures qui polluent le quotidien des maires et des élus locaux. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 21:22
Question 20David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Que doit comporter un vrai acte de décentralisation, Boris Ravignon ?
Réponse à côté
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19Voir 1 autre passage
« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:36
Question 21David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
– Boris Ravignon, vous avez vous-même publié un rapport, c'était en mai 2024, sur le millefeuille territorial, sur l'enchevêtrement des normes et leurs coûts, environ 7,5 milliards par an. C'est ce que vous aviez chiffré. On en est où de ce rapport ?
Réponse à côté
Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'o…
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 16:40
Question 22David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
David Marguerite, vous êtes sénateur à l'ère de la Manchée. Vous êtes rapporteur de ce texte « Projet de loi, état local, la décentralisation en France est-elle impossible ?
Réponse partielle
Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu…
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Question 23David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
On n'est plus sur le bon texte pour vous ?
Réponse à côté
Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission.
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 23:06
Question 24David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Et il faudra attendre quoi ?
Réponse à côté
je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la posi…
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19Voir 1 autre passage
« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:36
Question 25David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"
Mais c'est la faute d'Emmanuel Macron ou désormais, aujourd'hui, en France, on ne peut plus décentraliser ?
Réponse partielle
Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément,…
« Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément, les principes fondateurs de la décentralisation ont été des principes qui ont été contournés, détournés dans cette loi. Et je crois que ça donne plutôt espoir sur une volonté politique plutôt consensuelle pour relancer la décentralisation. Alors, il y a plusieurs raisons qui expliquent la difficulté, je le crois, aujourd'hui, de décentraliser dans notre pays. Je crois que la volonté politique, elle est plutôt là, globalement. Alors, à l'exception peut-être du président de la République. Je crois que Sébastien Lecornu, il faut lui en donner acte, est plutôt un décentralisateur. Il a été élu local, il connaît parfaitement ses enjeux. Je pense qu'il est un convaincu de la décentralisation. Mais je crois que, dans notre pays, il s'est construit comme ça. C'est aussi une culture jacobine qui est aussi faite d'une forme de passion égalitariste, avec la suspicion permanente que donner trop de pouvoir aux collectivités territoriales risquerait de créer de l'inégalité dans notre pays. On sent également cette suspicion, loi budgétaire après budgétaire. Et donc, je crois qu'on peut le dire, il y a une haute administration, pas toute, mais une haute administration qui s'emploie à bloquer toute volonté politique de poser des actes de décentralisation qui, d'ailleurs, de mon point de vue, aujourd'hui, doivent être d'abord des actes de simplification, parce qu'on est dans une situation extrêmement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 2:11
Voir 2 autres passages
« Dans la délinquance, dans la violence urbaine, et donc dans la pénalisation et la responsabilité financière. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 7:49
« Alors ça fonctionne avec un texte que nous allons enrichir et renforcer demain, je l'espère, en commission des lois, avec un mécanisme qui est assez simple. Il y a deux types de cas de figure qui sont envisagés. Il y a d'une part les groupements et d'autre part les attroupements. Les groupements, ce sont les personnes qui participent à des actions qui n'ont que comme finalité de détruire, de casser et de piller. Il ne s'agit pas de manifestation classique, il s'agit vraiment de participer. Là, vous faites référence »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 1:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« aux commerçants qui ont été pillés et pour qui c'est le fruit du travail d'une vie qui s'effondre. Alors oui, ce texte, il est nécessaire, mais il n'est pas suffisant. Il est nécessaire et je voudrais vous expliquer son fonctionnement. Il consiste en effet à se dire qui va payer la facture. Les Français, ils en ont assez de regarder ce qui se passe, les images encore une fois d'une violence inouïe, et de se dire qu'au bout du compte, ceux qui vont payer sont eux, les contribuables, quel que soit d'ailleurs leur niveau de vie, y compris les plus modestes, et ça, ça ne peut plus durer. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 0:59Voir 2 autres passages
« aux commerçants qui ont été pillés et pour qui c'est le fruit du travail d'une vie qui s'effondre. Alors oui, ce texte, il est nécessaire, mais il n'est pas suffisant. Il est nécessaire et je voudrais vous expliquer son fonctionnement. Il consiste en effet à se dire qui va payer la facture. Les Français, ils en ont assez de regarder ce qui se passe, les images encore une fois d'une violence inouïe, et de se dire qu'au bout du compte, ceux qui vont payer sont eux, les contribuables, quel que soit d'ailleurs leur niveau de vie, y compris les plus modestes, et ça, ça ne peut plus durer. »
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 0:59
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors d'abord, je pense que les revendications qui s'expriment peuvent être légitimes. Et je pense que nous sommes nombreux à comprendre, en effet, ce que certains lycéens disent aujourd'hui. Il y a Parcoursup qui cristallise un certain nombre de colères. Moi, je peux comprendre que d'avoir le sentiment de jouer son avenir avec un algorithme est extrêmement angoissant. C'est angoissant pour les jeunes, c'est angoissant pour leurs parents. Et je pense qu'il faudra se poser la question assez rapidement de réintroduire, d'introduire une notion de mérite sur cette plateforme, que seul le mérite permette d'élever les jeunes et d'éviter la reproduction sociale. J'entends dans les revendications des sujets également de santé mentale. On sait que la santé mentale est un vrai sujet depuis notamment le Covid chez les jeunes. On peut entendre aussi que l'intelligence artificielle, les réseaux sociaux, l'accélération du monde, d'une certaine manière, crée des crispations extrêmement fortes. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 0:52Voir 2 autres passages
« Oui, il ne reste plus qu'à régler les modalités. L'envoyer en France, ça me paraît peu certain. Ce serait faire un cadeau à Macron et au gouvernement français, ce que le gouvernement algérien n'est pas prêt de faire. Et ils vont peut-être l'envoyer sur l'Italie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 32:23
« Oui, il ne reste plus qu'à régler les modalités. L'envoyer en France, ça me paraît peu certain. Ce serait faire un cadeau à Macron et au gouvernement français, ce que le gouvernement algérien n'est pas prêt de faire. Et ils vont peut-être l'envoyer sur l'Italie. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, on peut le dire, je pense clairement, il y a l'extrême gauche, la France insoumise porte une responsabilité qui est réelle, et on le voit dans les porte-parole de la manifestation lycéenne, qui capte aujourd'hui les plateaux télévisés et qui capte les messages. On le voit dans la façon dont les violences sont organisées. On voit aussi que certains élus de la France insoumise considèrent que la violence est légitime, peut-être légitime. Moi, je considère que la violence ne peut en aucun cas être légitime. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 2:27Voir 2 autres passages
« Il faut préciser. Il faut dire que la colonisation de l'Algérie, pas la France, est un crime. Ce n'est pas de manière générique. Le colonialisme est un crime contre l'humanité. C'est des arguffis. On tourne autour des choses comme ça. Franchement, il a tout essayé. Mais les autres ministères aussi, les AEE, beaucoup de choses ont été faites, etc. Mais ça ne fait pas avancer. La relation reste au même point. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 50:26
« Alors, elle a dit beaucoup de choses. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je veux répondre clairement. La police, elle est là pour protéger les manifestants, d'abord. Quand on a des lycées qui sont incendiés, quand on a des professeurs qui sont blessés, quand on a des forces de l'ordre qui sont victimes eux-mêmes de ces violences, on ne peut pas accepter qu'il n'y ait pas d'intervention policière. Il y a deux choses qu'il faut distinguer. Il y a d'une part la manifestation pacifique qui doit être encadrée en effet pour protéger les manifestants. La liberté de manifester est un droit fondamental. Et il y a de l'autre côté les scènes de violence urbaine qui n'ont strictement rien à voir avec la colère lycéenne et qui, elles, doivent apporter des réponses. Parce que si on écoute Greta Thunberg, à partir de quel moment on intervient ? À partir de combien de vitres brisées on intervient ? À partir de combien de lycées incendies on intervient ? Il faut en effet que la réponse, elle soit proportionnée. Et en matière de violences policières, elle doit l'être. Elle l'est globalement dans ces manifestations. Et encore une fois, il faut distinguer la liberté de manifester et la violence urbaine qui n'a rien à faire dans la contestation lycéenne. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : « Le violences urbaines n’ont rien à faire dans une manifestation pacifique »Vérifier à 4:18Voir 2 autres passages
« On va dire que les chrétiens, chrétiens, chrétiens, je veux dire qu'ils sont chrétiens de naissance, des Français, ce sont surtout des diplomates qui vivent en Algérie, des hommes d'affaires et tout ça, des cadres, des enseignants. En tant que chrétiens, je crois qu'ils... Bon, ça va, ils peuvent pratiquer leur religion à peu près normalement. Ils ont accès aux lieux de prière, les cathédrales, etc. Mais le problème, c'est les chrétiens d'anciens musulmans convertis. Le problème, la conversion est une apostasie. Donc c'est des gens qui déjà tombent sous le coup d'une loi terrible, la loi qui punit la peine de mort, l'apostasie. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 36:13
« Et eux, ils sont réellement persécutés. Ils le sont à la fois en tant que chrétiens et en tant qu'apostats. L'apostasie est extrêmement difficile. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 20 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 23:06Voir 2 autres passages
« Oui, on est sur un texte à minima. C'est un texte dont l'Assemblée va discuter dans les prochains jours. Je crois que la question de la justice, c'est une question de moyens, c'est certain, mais réduire la question de la justice à une question de moyens serait une erreur d'analyse parce qu'on aurait beau avoir une très forte volonté politique, augmenter fortement les moyens, ce que je souhaite. Cela ne suffirait pas parce qu'il y a des questions d'allègement de procédure, il y a des questions de droit des victimes qu'il faut également poser. C'est pour ça que j'ai choisi cette thune. C'était pour avoir un petit droit de suite sur le dernier passage dans l'émission. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 23:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 32 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« sur les territoires. Je crois que si Françoise Gattel revenait avec ce texte devant le Sénat, les mêmes causes produiraient les mêmes effets et que ce texte serait de nouveau rejeté. Je l'avais indiqué la semaine dernière, j'aurais déposé de nombreux amendements de suppression dans le cadre de la discussion parlementaire de la semaine prochaine et il n'y a pas de raison si ce texte revenait en l'état que la position change. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:36Voir 2 autres passages
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56Voir 2 autres passages
« Ça pourrait entraîner un coup d'État, par exemple. Moi, je crois que peut-être on est à la baie d'un coup d'État. T'es boune, c'est fini. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 38:24
« Vous savez, la visite du pape dans un pays, c'était un travail de longue haleine pendant des mois, des négociations entre la curie et le gouvernement, évidemment, du pays visité. C'est toujours très difficile, même quand les relations sont bonnes. Alors, a fortiori, avec l'Algérie, où tout est très, très compliqué avec tout le monde, ça a dû être extrêmement difficile. Alors, qu'est-ce que... Le pape, évidemment, vient pour, on va dire, une raison tout à fait spirituelle. Il est sur la trace de saint Augustin, mais on a du mal à penser qu'il n'y a que ça, parce que déjà le pape est venu deux autres fois avant. Donc, il a déjà fait ce chemin. Donc, moi, je pense qu'il vient pour des raisons purement politiques. Mais lesquelles ? Oui, il y a l'affaire, évidemment, de Christophe Gleize. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 18 observations18 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, je le crois et je crois qu'il l'a fait dès le début de son premier quinquennat. Emmanuel Macron, depuis dix ans, pose des actes qui sont des actes progressivement de défiance à l'égard des collectivités territoriales. Moi, à l'époque, j'étais vice-président de la région Normandie, en charge notamment de la question de l'apprentissage. Et un des premiers actes d'Emmanuel Macron est d'avoir recentralisé la compétence apprentissage. C'était la première fois, il y a dix ans, qu'une compétence était retirée à une collectivité territoriale, donc en l'occurrence celle de la formation professionnelle, de l'apprentissage. Nous nous étions opposés et depuis, finalement, cette réforme, il y a eu une série soit d'incompréhensions, soit de réformes, soit également de lois budgétaires qui sont allées dans le sens d'une défiance progressive qui s'est installée. Je crois, en effet, que le pouvoir d'Emmanuel Macron a été un pouvoir assez hostile, finalement, aux collectivités territoriales. Je parlais de défiance, je crois qu'aujourd'hui, elle a atteint un niveau extrêmement élevé. Et je crois aussi qu'Emmanuel Macron n'est pas un décentralisateur. On le savait avant, il n'avait pas été élu local. Et je crois que cette méfiance, aujourd'hui, on peut la regarder rétrospectivement comme un des marqueurs, quand même, de ces deux quinquennats. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 0:56Voir 2 autres passages
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19
« – Oui, je le pense. Ce ne sont pas des lois qui ont porté la relance de la décentralisation. Vous l'avez dit, il y a eu un grand acte de décentralisation en 1982. Il y en a eu un autre en 2003. Ces deux grands actes de décentralisation ont en effet apporté un souffle dans le pays. Aucune des réformes que vous citez n'a pu apporter le souffle nécessaire pour déverrouiller le pays. Moi, je suis attaché au principe de la décentralisation, à la liberté locale, à la restauration de la confiance, mais je suis en même temps très attaché au rôle de l'État. Et je pense précisément que si aujourd'hui l'État ne fonctionne pas, si la machine de l'État donne le sentiment de tourner à vide, c'est précisément parce que l'État ne se concentre pas sur ses missions régaliennes, la sécurité, l'immigration, la question des comptes publics, la question de la défense, qu'il veut s'occuper de tout. Et à force de vouloir s'occuper de tout, finalement, l'État s'occupe mal d'à peu près tous les sujets qu'il prétend prendre en charge. Et donc, je crois profondément, un vent de liberté s'impose. À l'État, les missions régaliennes et aux collectivités territoriales, le quotidien par une décentralisation assumée. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 16:40Voir 2 autres passages
« Oui, oui, voilà, c'est ça. Il sortira quand ? Avec une réflexion, évidemment, sur les relations, disons, entre la France et l'Algérie, l'Algérie et le monde, de manière générale. Il n'y a pas que la France, il y a le Maroc. Vous l'avez déjà écrit ? Les relations sont encore beaucoup plus tendues. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 57:51
« Oui, oui, voilà, c'est ça. Il sortira quand ? Avec une réflexion, évidemment, sur les relations, disons, entre la France et l'Algérie, l'Algérie et le monde, de manière générale. Il n'y a pas que la France, il y a le Maroc. Vous l'avez déjà écrit ? Les relations sont encore beaucoup plus tendues. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités14 avr. 2026 au 30 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors je le disais pour les raisons, je salue Boris Ravignon, j'étais vice-président intercommunalité de France à ses côtés, je crois que pour les raisons aussi que j'indiquais, c'est qu'on a une machine d'État qui est dans une forme de suspicion à l'égard des collectivités territoriales. Il y a, je crois, une volonté politique plutôt consensuelle. Je partage d'ailleurs tous les termes du rapport de Boris Ravignon, parce qu'il a dans son rapport un prisme, moi, qui me va très bien. C'est-à-dire que plutôt que d'expliquer, et c'est parfois la facilité, il y a trop d'échelons dans les collectivités territoriales, je ne le crois pas. Je crois d'ailleurs que toutes les études montrent qu'on n'a pas de problème en France avec notre nombre de communes, que ce n'a pas un coût pour les finances publiques qui soient supérieurs à des pays comme l'Allemagne qui ont beaucoup moins de communes. Je pense que le prisme qu'il a retenu, c'est-à-dire celui de la cohérence des compétences, celui des blocs de compétences, parce que finalement, quand tout le monde s'occupe de tout, il y a de la déperdition à la fois d'efficacité de l'action publique, mais également pour le contribuable. Et donc, je crois qu'un schéma avec le cadre de vie au bloc communal, un schéma avec les solidarités territoriales pour le département et les grandes politiques stratégiques aux régions est un bon schéma. Je crois aussi qu'il faut se poser la question de compétences peut-être nouvelles à transférer, je pense, pour être très concret, à la compétence emploi aux régions ou la formation professionnelle pour les régions. Mais je crois que ce qu'attendent les élus, c'est en effet de la lisibilité. Ils attendent aussi qu'on allège, mon prédécesseur Philippe Bas parlait de choc de simplification, de choc de débureaucratisation. Je crois que c'est exactement ce qu'il faut faire. Aujourd'hui, un élu, un maire, sur le terrain, lorsqu'il veut lancer un projet, il est confronté finalement à des normes, à des contrôles. Les projets sont de plus en plus longs à aboutir et ça aboutit parfois à de la résignation sur le terrain, alors que ceux qui font tenir la Maison France aujourd'hui sont bien les maires, sont bien les élus locaux. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 16:40Voir 2 autres passages
« – Je reçois des informations d'Alger. Des amis me téléphonent, des journalistes, des trucs, des machins qui sont un peu proches du pouvoir. Alors, eux-mêmes, c'est leur flair, quoi. L'analyse locale, sur place, ils ont plus d'informations, et ils sentent mieux les choses pour dire que c'est imminent. On m'a même dit, il y a une semaine, que c'était quasiment… Ça y est, quoi, tout est acté, il ne reste plus que… Il reste des modalités pratiques, parce qu'il faut voir où est-ce qu'ils vont… Envoyer Glees, le libérer pour la France, je crois qu'il ne faut même pas y penser. Donc, je pense qu'ils vont l'envoyer en Italie, il me semble. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 41:52
« Non, rien, c'est fini. Le pouvoir algérien a vaincu. Il n'a plus besoin de personne. Ils ont de l'argent. Ils sont tout fiers. Ils n'arrêtent pas de répéter 500 fois par jour qu'ils sont souverains, qu'ils ont peur de personne, qu'ils peuvent faire la guerre à n'importe qui. Non, c'est fini, ils sont au-delà. C'est la France qui est à la traîne. Elle n'arrive pas à construire un discours de même niveau, de même... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 2:23
SUDRADIO · "Ce texte est nécessaire !" David Margueritte, sénateur, explique le projet de loi casseurs-payeursVérifier à 2:23
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 4:10
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 36:59
« Alors, je ne crois pas qu'on puisse en tirer à la conclusion que la décentralisation, aujourd'hui, dans notre pays, où ça relance, est impossible. Au contraire, d'ailleurs, le texte dont j'étais le rapporteur a démontré qu'il y avait un consensus. Alors, un consensus contre ce texte, précisément parce que c'était un texte qui était finalement à rebours de ce qu'il annonçait. Il était totalement contradictoire avec les objectifs annoncés par Sébastien Lecornu. Mais on a pu voir que les associations d'élus ont été unanimes. Elles ont même, pour certaines d'entre elles, je pense aux maires de France, je pense à l'intercommunalité de France, demandé le retrait du texte. Parce que, précisément, les principes fondateurs de la décentralisation ont été des principes qui ont été contournés, détournés dans cette loi. Et je crois que ça donne plutôt espoir sur une volonté politique plutôt consensuelle pour relancer la décentralisation. Alors, il y a plusieurs raisons qui expliquent la difficulté, je le crois, aujourd'hui, de décentraliser dans notre pays. Je crois que la volonté politique, elle est plutôt là, globalement. Alors, à l'exception peut-être du président de la République. Je crois que Sébastien Lecornu, il faut lui en donner acte, est plutôt un décentralisateur. Il a été élu local, il connaît parfaitement ses enjeux. Je pense qu'il est un convaincu de la décentralisation. Mais je crois que, dans notre pays, il s'est construit comme ça. C'est aussi une culture jacobine qui est aussi faite d'une forme de passion égalitariste, avec la suspicion permanente que donner trop de pouvoir aux collectivités territoriales risquerait de créer de l'inégalité dans notre pays. On sent également cette suspicion, loi budgétaire après budgétaire. Et donc, je crois qu'on peut le dire, il y a une haute administration, pas toute, mais une haute administration qui s'emploie à bloquer toute volonté politique de poser des actes de décentralisation qui, d'ailleurs, de mon point de vue, aujourd'hui, doivent être d'abord des actes de simplification, parce qu'on est dans une situation extrêmement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 2:11
« je pense en effet que ce qui serait raisonnable, c'est de revenir avec un nouveau texte. Je le disais tout à l'heure, il y a quelques dispositions à la fin du texte. J'ai cité le pouvoir de dérogation du préfet, également des dispositions sur l'allègement de la responsabilité pénale »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 20:19
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 31:20
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · David Margueritte : "Macron pose des actes de défiance à l’égard des collectivités territoriales"Vérifier à 4:10
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 57:51
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bonjour chez vous ! du 14 avril 2026Vérifier à 34:23