David Lisnard — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 mai 2025 au 27 mai 2026
Questions
195
Entretiens
11
Sources
11
Heures analysées
4,2 h
Répartition sur 195 questions évaluables
Réponse directe
117
Réponse partielle
39
Réponse à côté
34
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 126 à 150 sur 195
Question 126David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
ouvertement de droite. Ça veut dire quelque chose encore aujourd'hui ?
Réponse partielle
L'éducation artistique et culturelle pour les enfants. Certains pensent que c'est de gauche, d'autres me disent que c'est de droite. Moi, j'assume qui je suis. Je suis membre des Républicains et je crois aux valeurs de la liberté et de l'autorité de l'État recentré et l'unité de la nation. Voilà, c'est mon triptyque. Donc, je fais valoir ces convictions-là et je n'ai pas d'agenda personnel ce serait bien prétentieux, ce serait bien décalé mais en revanche, je continue de les faire valoir.
« L'éducation artistique et culturelle pour les enfants. Certains pensent que c'est de gauche, d'autres me disent que c'est de droite. Moi, j'assume qui je suis. Je suis membre des Républicains et je crois aux valeurs de la liberté et de l'autorité de l'État recentré et l'unité de la nation. Voilà, c'est mon triptyque. Donc, je fais valoir ces convictions-là et je n'ai pas d'agenda personnel ce serait bien prétentieux, ce serait bien décalé mais en revanche, je continue de les faire valoir. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contraintes mentionnées18 nov. 2025 au 27 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ce qui passe par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil, la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi, je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après, c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi, je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sur la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 127David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Oui, mais alors pourquoi Louis-Philippe ?
Réponse à côté
Et Pavlovien... Je pense qu'il y a des forces violentes et des forces centrifuges. On va vers une dramatique en sortie de crise Covid. On aura une France à deux vitesses très très visible. Une France qui rebondit en pleine croissance et une France qui sera face au mur des remboursements avec beaucoup de travailleurs non salariés, d'indépendants. Moi qui est un univers, je viens de cet univers-là, certains seront en grande difficulté. Donc il y aura du ressentiment. Et le ressentiment, on le sait grâce à Nietzsche, c'est ce qui alimente la révolte. Et c'est l'injustice, quoi. Et ça, c'est Camus. Mais donc, il y a effectivement aussi toute cette culture de la victimisation qui est liée à la c…
« Et Pavlovien... »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 18:24Voir 1 autre passage
« Je pense qu'il y a des forces violentes et des forces centrifuges. On va vers une dramatique en sortie de crise Covid. On aura une France à deux vitesses très très visible. Une France qui rebondit en pleine croissance et une France qui sera face au mur des remboursements avec beaucoup de travailleurs non salariés, d'indépendants. Moi qui est un univers, je viens de cet univers-là, certains seront en grande difficulté. Donc il y aura du ressentiment. Et le ressentiment, on le sait grâce à Nietzsche, c'est ce qui alimente la révolte. Et c'est l'injustice, quoi. Et ça, c'est Camus. Mais donc, il y a effectivement aussi toute cette culture de la victimisation qui est liée à la cancel culture, qui fait que les êtres humains seraient attachés à une identité uniquement par leur naissance ou leur couleur de peau. Je trouve ça extrêmement grave. Et seraient victimes. Quand on est victime, on ne peut pas être responsable dans la vie. Moi, je crois à la société de la responsabilité, de la liberté. Je peux vous en parler long. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 18:28
Question 128David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
Cannes, élue pour la quatrième fois consécutive, je lis, meilleure destination du monde pour les festivals et les événements, c'est ce qui participe aujourd'hui au rayonnement de la France ?
Réponse directe
Oui. Le palais des festivals et des congrès de Cannes est devenu le premier de France en chiffre d'affaires. Ça génère plus d'un milliard de retombées économiques, plus de 12 000 emplois, directs, indirects, induits. C'est toute une filière qui est mise en place avec d'abord des socioprofessionnels, les hôteliers, des gens de l'accueil, enfin voilà. Et c'est un savoir-faire qui est reconnu au plan international, puisque c'est depuis le Moyen-Orient à Dubaï que sont décernés ces Oscars du professionnalisme événementiel et du tourisme. Et c'est une fierté, c'est un travail, c'est une rigueur. Et puis pour nous à Cannes, non seulement ce sont des retombées d'emplois, de rayonnement, mais c'est…
« Oui. Le palais des festivals et des congrès de Cannes est devenu le premier de France en chiffre d'affaires. Ça génère plus d'un milliard de retombées économiques, plus de 12 000 emplois, directs, indirects, induits. C'est toute une filière qui est mise en place avec d'abord des socioprofessionnels, les hôteliers, des gens de l'accueil, enfin voilà. Et c'est un savoir-faire qui est reconnu au plan international, puisque c'est depuis le Moyen-Orient à Dubaï que sont décernés ces Oscars du professionnalisme événementiel et du tourisme. Et c'est une fierté, c'est un travail, c'est une rigueur. Et puis pour nous à Cannes, non seulement ce sont des retombées d'emplois, de rayonnement, mais c'est aussi la fidélité à une identité de Cannes. Notre ville de Cannes, c'est un village mondial, comme je le dis souvent. C'est un village de pêcheurs au départ et c'est une ville qui rayonne, c'est la ville française la plus connue au monde avec Paris. C'est grâce aussi à sa capacité d'accueillir le monde sur des grands événements, notamment des grands événements de créateurs ou d'entrepreneurs, du MIPIM au Festival de Cannes, à l'IPEM, etc. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 0:56
Question 129David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
pourquoi ?
Réponse directe
On a fait des grandes enquêtes avec le CEVIPOF pour comprendre pourquoi il y avait de plus en plus de démissions. Il faut savoir qu'au moment où on se parle, il y a plus de 40 maires qui démissionnent chaque mois. C'est le double de la décennie précédente où il y avait déjà une augmentation. Et c'est pour ça que quand les gens disent « Ah, ils se plaignent, mais ils gardent bien leur place », ben non, de moins en moins. Le premier motif de démission, c'est la difficulté croissante à agir. C'est-à-dire que la première cause de cette crise civique qui risque d'être une crise démocratique, c'est la bureaucratisation, la recentralisation et le fait qu'on a, en tant que maires et élus locaux, de…
« On a fait des grandes enquêtes avec le CEVIPOF pour comprendre pourquoi il y avait de plus en plus de démissions. Il faut savoir qu'au moment où on se parle, il y a plus de 40 maires qui démissionnent chaque mois. C'est le double de la décennie précédente où il y avait déjà une augmentation. Et c'est pour ça que quand les gens disent « Ah, ils se plaignent, mais ils gardent bien leur place », ben non, de moins en moins. Le premier motif de démission, c'est la difficulté croissante à agir. C'est-à-dire que la première cause de cette crise civique qui risque d'être une crise démocratique, c'est la bureaucratisation, la recentralisation et le fait qu'on a, en tant que maires et élus locaux, de plus en plus d'obligations qui nous sont transférées par l'État, mais de moins en moins de pouvoir d'agir. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 2:02
Question 130Entretien avec David LISNARD
Vous qualifiez d'homme de droite, c'est vous réduire ?
Réponse directe
Oui, oui, forcément. Alors, moi-même, je me réduis parce que dans le débat, je résume. D'abord, si vous voulez, ces concepts 1, ces concepts-là, de gauche et de droite, renvoient à des vérités qui ne sont pas les mêmes selon ceux qui les reçoivent ou les émettent. Donc, ce sont des concepts qui ont évolué. Je connais des... J'ai des amis qui sont historiquement de gauche, mais ils ont un discours aujourd'hui très laïc, très dur, qui les ferait passer pour des gens presque d'extrême droite. Donc, ce sont des concepts variables. Deux, ces concepts sont quand même utiles parce qu'ils permettent de porter des choix. Et c'est pour ça que lorsqu'on parle de suppression de gauche et de droite, il…
« Oui, oui, forcément. Alors, moi-même, je me réduis parce que dans le débat, je résume. D'abord, si vous voulez, ces concepts 1, ces concepts-là, de gauche et de droite, renvoient à des vérités qui ne sont pas les mêmes selon ceux qui les reçoivent ou les émettent. Donc, ce sont des concepts qui ont évolué. »
youtube.com · Entretien avec David LISNARDVérifier à 6:19Voir 1 autre passage
« Je connais des... J'ai des amis qui sont historiquement de gauche, mais ils ont un discours aujourd'hui très laïc, très dur, qui les ferait passer pour des gens presque d'extrême droite. Donc, ce sont des concepts variables. Deux, ces concepts sont quand même utiles parce qu'ils permettent de porter des choix. Et c'est pour ça que lorsqu'on parle de suppression de gauche et de droite, il faut faire attention. Ça peut aller porter vers le haut. Et lorsqu'on exerce une fonction exécutive, on doit transcender les clivages. On ne doit pas être le candidat d'un camp. En revanche, dans la compétition politique, il faut qu'il y ait des camps. Alors, on peut appeler ça gauche-droite, conservatisme, progressisme. Ça dépend des traditions des pays. Mais c'est bien que ça existe parce que ça réunit des individus qui partagent à peu près les mêmes valeurs et les mêmes convictions. Et ça permet d'avoir des offres alternatives. S'il n'y a pas cette capacité d'alternative gauche-droite, on n'est pas vraiment en démocratie. C'est d'ailleurs pour moi un des dangers de l'époque actuelle et qui vient du pouvoir en place. Mais bon, c'est un autre sujet. Ensuite, chaque individu, j'espère, est plus complexe que d'être simplement à gauche ou simplement à droite. Donc, j'espère ne pas être aride au point de n'être que de droite. Et puis, j'ai un esprit de contradiction. Il m'est arrivé d'être avec des gens de droite et d'être plus à gauche ou inversement. Moi, je me sens de droite dans le sens où, dans mes valeurs, mais que certaines personnes de gauche rencontrent aussi, la liberté est fondamentale, la liberté de création. C'est pour moi la plus belle énergie créatrice. Et c'est surtout ce qui crée la responsabilité. C'est ce que je suis toujours fasciné et attiré par cette dialectique extrêmement riche et qui se nourrit de liberté et de responsabilité. Et puis, deuxièmement, je crois à l'autorité de l'État et à l'ordre. Et je pense qu'on en a besoin aujourd'hui. Un État recentré sur ses missions régaliennes, mais qui applique la volonté populaire. Et là, on est face aux problèmes de la France d'aujourd'hui. Et puis, troisièmement, je crois à l'unité de la nation, justement par la justice, par l'ordre, par la liberté, mais aussi par l'éducation, par la culture. Le déclin et même l'effondrement éducatif de notre pays, qui se traduit par des indicateurs qui nous comparent à la fois dans le temps et dans l'espace, pour moi, est le premier problème qui est dû à d'autres difficultés de peuplement, donc à l'immigration, qui est liée à la déconstruction intellectuelle depuis 68 notamment, mais même depuis 14-18. Mais en tout cas, ce qui doit nous guider, ce sont nos enfants et nos petits-enfants. Et là, ce que, vraiment, nous devons leur apporter, c'est de pouvoir bénéficier d'une bonne instruction et d'une belle éducation. »
Question 131David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Aujourd'hui, la culture souffre énormément. Depuis un an, il n'y a plus de théâtre, plus de cinéma, plus de musée. Est-ce que vous avez compris cette décision au nom de la crise sanitaire ?
Réponse partielle
Dans un premier temps, il y a un an, on connaissait peu le virus, on connaissait peu ses conditions de transmission. Donc, il fallait être maximaliste, évidemment. C'était un nouveau risque. Maintenant, ce risque, on sait l'appréhender. Et on rentre dans un grand débat. Mais sur l'incohérence de la politique sanitaire actuelle, mais évidemment, la culture... D'ailleurs, c'est très significatif de voir que les technocrates qui nous dirigent considèrent que... D'abord, nous disent ce qui est essentiel ou pas. Moi, je trouve ça assez inouïe. Par principe, et de nous dire que la culture, qui, pour moi, est le propre de l'homme, enfin, pour nous tous. Je le répète, c'est ce qui nous distingue de…
« Dans un premier temps, il y a un an, on connaissait peu le virus, on connaissait peu ses conditions de transmission. Donc, il fallait être maximaliste, évidemment. C'était un nouveau risque. Maintenant, ce risque, on sait l'appréhender. Et on rentre dans un grand débat. Mais sur l'incohérence de la politique sanitaire actuelle, mais évidemment, la culture... D'ailleurs, c'est très significatif de voir que les technocrates qui nous dirigent considèrent que... D'abord, nous disent ce qui est essentiel ou pas. Moi, je trouve ça assez inouïe. Par principe, et de nous dire que la culture, qui, pour moi, est le propre de l'homme, enfin, pour nous tous. Je le répète, c'est ce qui nous distingue des autres espèces animales. L'être humain, il ne fait pas que chasser le soucromagnon, il peint les grottes de Lascaux aussi. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 11:05
Question 132David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
Est-ce qu'on a une crise aujourd'hui concernant la réussite ?
Réponse partielle
Tout dépend de ce qu'on appelle réussite, déjà. La réussite d'une vie, ce n'est pas forcément matériel. C'est d'être bien avec soi-même, c'est d'être bien avec les autres, d'être bien avec les gens que l'on aime. Ça, c'est la base de la réussite d'une vie. Ensuite, il y a la réussite matérielle, où là, votre question, je pense, pose plutôt là-dessus. Donc le matériel, c'est d'avoir un projet de vie qui fait qu'on a l'impression de faire quelque chose d'utile. Quand on parle avec les jeunes, ils ont envie de réussir. Moi, je pense que ça n'a pas du tout décliné. En revanche, dans l'éducation nationale, parfois dans la doxa étatique et étatiste, il y a une espèce de conformisme, de niaiserie…
« Tout dépend de ce qu'on appelle réussite, déjà. La réussite d'une vie, ce n'est pas forcément matériel. C'est d'être bien avec soi-même, c'est d'être bien avec les autres, d'être bien avec les gens que l'on aime. Ça, c'est la base de la réussite d'une vie. Ensuite, il y a la réussite matérielle, où là, votre question, je pense, pose plutôt là-dessus. Donc le matériel, c'est d'avoir un projet de vie qui fait qu'on a l'impression de faire quelque chose d'utile. Quand on parle avec les jeunes, ils ont envie de réussir. Moi, je pense que ça n'a pas du tout décliné. En revanche, dans l'éducation nationale, parfois dans la doxa étatique et étatiste, il y a une espèce de conformisme, de niaiserie égalitariste qui pose problème. Oui, bien sûr. Ce qui est beau dans la vie, c'est la différence. Et de voir des domaines d'excellence avec des formes d'intelligence très différentes. Il y a des intelligences inductives qui partent de la matière et vont vers le concept. Il y a des intelligences déductives qui partent de l'idée et qui vont vers la matière. Toutes ces intelligences sont à leur place. La clé, je pense, de l'instruction publique, c'est de donner confiance aux gamins et de dire que chacun peut avoir sa place s'il bosse et il trouve sa voie. C'est l'intérêt collectif et c'est l'émancipation individuelle qui se rejoigne. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 5:31
Question 133David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Alors, sur la vaccination, ben, venons-en. Alors, déjà, d'une part, vous êtes réconcilié avec Olivier Véran, ou pas ?
Réponse partielle
Il y a plusieurs questions dans notre question. Oui, non, bien sûr. On n'est pas dans une relation affective de réconciliation, ou de... pour se fâcher, on est entre adultes. C'est pour ça, d'ailleurs, j'étais très surpris de l'attaque personnelle qui avait été formulée, et qui était profondément injuste, parce que si le ministre de la Santé avait regardé la situation à Cannes, il aurait vu qu'on avait respecté tous les protocoles édictés par l'État, et qu'on a un taux de vaccination des publics cibles très élevé. Je peux vous dire pourquoi. Il y a eu plus de 75, notamment. 75 ans, personne en comorbidité, personne en EHPAD, personnel soignant. Donc, on a de l'avance. Oui. On a de l'avance,…
« Il y a plusieurs questions dans notre question. Oui, non, bien sûr. On n'est pas dans une relation affective de réconciliation, ou de... pour se fâcher, on est entre adultes. C'est pour ça, d'ailleurs, j'étais très surpris de l'attaque personnelle qui avait été formulée, et qui était profondément injuste, parce que si le ministre de la Santé avait regardé la situation à Cannes, il aurait vu qu'on avait respecté tous les protocoles édictés par l'État, et qu'on a un taux de vaccination des publics cibles très élevé. Je peux vous dire pourquoi. Il y a eu plus de 75, notamment. 75 ans, personne en comorbidité, personne en EHPAD, personnel soignant. Donc, on a de l'avance. Oui. On a de l'avance, alors qu'on a les mêmes doses. Mais vous avez eu les doses, oui. Mais il y a toujours une pénurie de doses globale en Europe, et en France en particulier, et la ville de Cannes n'a pas plus de doses que les autres villes, c'est sur des critères démographiques par l'ARS. Sauf que, pourquoi on est en avance ? Pour trois raisons très simples. Un, parce qu'on a commencé en avance. C'est-à-dire que le centre de vaccination de Cannes, le premier, a été mis en place dès le 4 janvier, on a commencé à vacciner dès le 9 janvier, donc on a été un des premiers en France, avec celui où avait été vaccinée la célèbre Morissette. Donc, on a eu une semaine d'avance sur le calendrier national. Le deuxième élément, on travaille depuis plus d'un an, j'ai créé une cellule communale privée-publique. Donc, clinique privée, hôpital public, médecine de ville, médecins libéraux, on les a associés. Donc, dans nos centres de vaccination, il y a une optimisation des doses. Dès très vite, on a injecté 7 doses par flacon de Pfizer, alors qu'au départ c'était 5, et 11 doses par flacon de Moderna. Donc, il y a eu zéro dose perdue pour les publics cibles. Et la troisième raison, c'est qu'on a toujours, y compris quand il y a des grandes opérations de communication de week-end, qui étaient un peu absurdes, parce qu'on ne donnait plus de doses en semaine, on fermait les centres de vaccination, mais il fallait les ouvrir le dimanche pour organiser le cirque médiatique et de communication. Et donc, là-dessus, on n'en profitait pas pour vacciner, à l'époque, les moins de 50 ans, les moins de 60 ans ou les copains. On avait mis en place un vrai système auprès des personnes de plus de 115 ans, et lorsqu'il y avait des personnes qui ne se présentaient pas, donc on les est vaccinés. Donc, pour ces trois raisons, d'anticipation, de rigueur, de méthode et de respect des critères, on a aujourd'hui un taux de vaccination des plus de 75 ans, qui est un des plus élevés, voire le plus élevé de France à Cannes, et on a respecté les critères, et donc je ferai ce que j'ai dit. C'est-à-dire que vous allez ouvrir au moins... Aux plus de 50 ans, sans comorbidité, et j'espère aussi vacciner les personnels soignants et les policiers. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 6:47
Question 134David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Qu'est-ce que vous attendez du Conseil de défense et d'Emmanuel Macron aujourd'hui en fonction des informations dont vous disposez ?
Réponse à côté
Je n'ai pas plus d'informations que vous et vos auditeurs, bien renseignés puisqu'ils vous écoutent. Et simplement, moi je ne veux pas alimenter ce théâtre. Vous vous rendez compte que ça fait plus d'un an que quasiment chaque semaine, on attend avec une sorte de frénésie des mesures qui vont être annoncées pour une raison très simple. C'est que, évidemment, la maladie évolue, évidemment la situation est complexe, mais qu'on n'a toujours pas été capable d'objectiver les comportements à adopter et les scénarios réglementaires face aux évolutions de la maladie. Ce que je dis, ce n'est pas abstrait. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on le sait, d'ailleurs certains pays le font très bien, une majori…
« Je n'ai pas plus d'informations que vous et vos auditeurs, bien renseignés puisqu'ils vous écoutent. Et simplement, moi je ne veux pas alimenter ce théâtre. Vous vous rendez compte que ça fait plus d'un an que quasiment chaque semaine, on attend avec une sorte de frénésie des mesures qui vont être annoncées pour une raison très simple. C'est que, évidemment, la maladie évolue, évidemment la situation est complexe, mais qu'on n'a toujours pas été capable d'objectiver les comportements à adopter et les scénarios réglementaires face aux évolutions de la maladie. Ce que je dis, ce n'est pas abstrait. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on le sait, d'ailleurs certains pays le font très bien, une majorité de pays, vous avez un bouquet d'indicateurs qui permettent d'appréhender l'évolution de l'épidémie. Le taux d'incidence, dont on parle souvent, le taux de positivité, certains indicateurs de saturation hospitalière qui sont très importants, parce qu'aujourd'hui c'est ce qui termine le reste, les évolutions de la maladie. Et si ces indicateurs étaient transparents, de façon synthétique, ils sont mis, Santé publique France, en ligne qu'une fois par semaine, sur un document qui fait des dizaines de pages, alors qu'on doit aller voir sur des start-up qui, elles, arrivent à synthétiser. Et si on avait donc ce bouquet d'indications chaque jour actualisées... On a quand même chaque jour des indications, quoi, sur le nombre de cas en réanimation, etc. Oui, mais on n'a pas, de façon rationnelle, le mixte d'indicateurs qui permet en face d'avoir des scénarii. Et c'est ce qui est créé du civisme aujourd'hui. Le théâtre dans lequel on est, du Conseil de défense, qui ne fait pas l'objet de comptes rendus, avec à chaque fois des mesures qui varient. On le voit bien, on n'a pas eu une constance d'application de mesures par rapport à des indications sur la maladie. Ce que je vais essayer de dire plus clairement, c'est que si on avait ces indicateurs, et que l'on sache qu'à partir de telles données, de telles évolutions, on aura tel scénario, à la fois en restriction commerciale, en restriction de liberté, en type de mesures à adopter, on créerait de la responsabilité. Or, aujourd'hui, il y a une sorte, on l'a été à nombreux à le dire, une sorte d'infantilisation, et pas simplement dans le langage, dans la façon verticale dont c'est dirigé, il n'y a pas de délibération, le Parlement a été écarté. Donc, on nous exclut en tant que citoyen de la responsabilité, de l'accompagnement. Et je pense que l'exécutif s'est mis, sans faire de mauvais jeu de mots, lui-même dans la seringue, parce qu'il n'arrive pas à objectiver, à rationaliser des scénarios qui correspondent à des évolutions de l'épidémie que l'on sait anticiper aujourd'hui. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 0:09
Question 135David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
sur la culture au standard. Une dernière, après avoir été annulée l'an dernier, précisément à cause du Covid, le festival de Cannes est repoussé cette année au 6 juillet. Êtes-vous certain qu'il pourra se tenir ?
Réponse partielle
est-ce un risque maîtrisable ? D'abord, personne n'est certain de rien, puisque ça ne dépend pas de moi. Ça dépend d'une décision de l'exécutif sur la capacité d'accueillir des événements ou pas. Mais du côté du festival de Cannes, Pierre Lescure, Thierry Frémaux et de la ville de Cannes, on est prêts à accueillir le festival. Et moi, je pense qu'il aura lieu, il doit avoir lieu. Venir au palais des festivals et des congrès pour un événement professionnel, d'ailleurs, au-delà de la culture, c'est toute la filière événementielle qui est sinistrée, aujourd'hui, est tout à fait, d'un point de vue sécurité sanitaire, est tout à fait raisonnable. Tout à fait raisonnable. On est au standard,
« est-ce un risque maîtrisable ? D'abord, personne n'est certain de rien, puisque ça ne dépend pas de moi. Ça dépend d'une décision de l'exécutif sur la capacité d'accueillir des événements ou pas. Mais du côté du festival de Cannes, Pierre Lescure, Thierry Frémaux et de la ville de Cannes, on est prêts à accueillir le festival. Et moi, je pense qu'il aura lieu, il doit avoir lieu. Venir au palais des festivals et des congrès pour un événement professionnel, d'ailleurs, au-delà de la culture, c'est toute la filière événementielle qui est sinistrée, aujourd'hui, est tout à fait, d'un point de vue sécurité sanitaire, est tout à fait raisonnable. Tout à fait raisonnable. On est au standard, »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 12:46
Question 136Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
vous êtes candidat à votre propre succession ?
Refus explicite
Je ne l'ai pas encore posé. Ce n'est pas une coquetterie de ma part ici. C'est que je prendrai ma décision, je la dirai au Canois, dans le cadre Canois. Il faut en parler chez soi d'abord, parce que ça engage votre entourage aussi. Et laissez-moi déjà vivre mon congrès des maires. Le congrès des maires
« Je ne l'ai pas encore posé. Ce n'est pas une coquetterie de ma part ici. C'est que je prendrai ma décision, je la dirai au Canois, dans le cadre Canois. Il faut en parler chez soi d'abord, parce que ça engage votre entourage aussi. Et laissez-moi déjà vivre mon congrès des maires. Le congrès des maires »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 18:21
Question 137David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
Donc c'est de la frustration aussi ?
Réponse directe
C'est-à-dire qu'à un moment donné, un maire, c'est un praticien. C'est pour ça que ça ressemble beaucoup à ce que j'ai vécu en entreprise, dans le commerce. On prend des décisions. On ne peut pas procrastiner. On ne peut pas dire « en même temps, on fait ou on ne fait pas ». Mais si parallèlement, on vous enlève tous les pouvoirs, qu'en plus, il y a de la violence, vous êtes victime de violence de plus en plus, l'indemnité moyenne d'un maire, c'est 1 100 euros par mois. Dans des communes rurales qui sont formidables, parce que la mairie, c'est moderne, ce n'est pas anarchaïsme. C'est une force civique fantastique. Il y a 498 000 élus locaux et qui font un boulot formidable. Donc il faut red…
« C'est-à-dire qu'à un moment donné, un maire, c'est un praticien. C'est pour ça que ça ressemble beaucoup à ce que j'ai vécu en entreprise, dans le commerce. On prend des décisions. On ne peut pas procrastiner. On ne peut pas dire « en même temps, on fait ou on ne fait pas ». Mais si parallèlement, on vous enlève tous les pouvoirs, qu'en plus, il y a de la violence, vous êtes victime de violence de plus en plus, l'indemnité moyenne d'un maire, c'est 1 100 euros par mois. Dans des communes rurales qui sont formidables, parce que la mairie, c'est moderne, ce n'est pas anarchaïsme. C'est une force civique fantastique. Il y a 498 000 élus locaux et qui font un boulot formidable. Donc il faut redonner du pouvoir d'action, redonner de la démocratie, et vous verrez qu'il y aura des vocations. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 2:39Voir 1 autre passage
« Oui. Moi, je pense qu'on est dans une crise de la démocratie, de toute façon, en général. Des démocraties qui sont attaquées de l'extérieur par des empires illibéraux, etc. De la démocratie qui est attaquée de l'intérieur par tout ce qui délite, le contrat social, le wokisme, le séparatisme islamiste et compagnie. Mais avant tout, par la faiblesse civique. Le civisme, c'est magnifique. C'est l'exercice de la responsabilité dans l'espace public. Donc c'est la liberté. Et aujourd'hui, la crise de la démocratie, je termine là-dessus, c'est la conséquence de l'impuissance publique. Dans la démocratie, il y a démos, le peuple, il y a kratos, le pouvoir. Moi, je rendais compte à des mandants qui sont les habitants. Si je n'ai plus le pouvoir d'exécuter le mandat que j'ai reçu, on est dans une crise grave. Et c'est ça, la crise de la démocratie. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 3:13
Question 138Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
C'est-à-dire qu'il faut que, s'il y a un jeune délinquant dans le narcotrafic, éventuellement pénaliser la famille, avec la question de l'accès au logement social, avec la question des allocations ?
Réponse directe
Oui. Oui, oui. Alors, il faut préciser les choses. Il faut retrouver les principes de l'État de droit, et il faut montrer que la démocratie, ce n'est pas l'impuissance. Parce qu'autrement, on ouvre la voie à toutes les aventures les plus extrémistes, les plus autoritaristes. Que les choses soient claires. Quand c'est un majeur, il doit être responsable de ses actes. Quand c'est un mineur, alors on propose avec Alexandre Martin, député, un changement du code pénal des mineurs, mais ce n'est pas compliqué. Quand il n'y a plus de responsabilité individuelle, il y a toujours une punition collective, tout le temps, pour la société. Or, moi, je veux bien être responsable de mes enfants mineurs, m…
« Oui. Oui, oui. Alors, il faut préciser les choses. Il faut retrouver les principes de l'État de droit, et il faut montrer que la démocratie, ce n'est pas l'impuissance. Parce qu'autrement, on ouvre la voie à toutes les aventures les plus extrémistes, les plus autoritaristes. Que les choses soient claires. Quand c'est un majeur, il doit être responsable de ses actes. Quand c'est un mineur, alors on propose avec Alexandre Martin, député, un changement du code pénal des mineurs, mais ce n'est pas compliqué. Quand il n'y a plus de responsabilité individuelle, il y a toujours une punition collective, tout le temps, pour la société. Or, moi, je veux bien être responsable de mes enfants mineurs, mais ce n'est pas facile, mais pas de ceux des autres. Donc, si on n'a pas ces principes simples, je vois tellement de familles où il y a de la complicité, en fait. On nous sort des discours, on n'était pas au courant, etc. Mais sur le recel, sur le stockage, sur la protection, sur des faux témoignages, moi, j'ai ça tous les jours dans ma commune. Donc, il faut des conséquences sur le logement, sur les allocations ? Soit il est responsable individuellement, et la famille n'est pas responsable, soit il est mineur, il est sous la responsabilité de sa famille, et il faut bien qu'il y ait une responsabilité. Il y a tellement de gens honnêtes qui attendent un logement. Il y a tellement de familles. Et dans les milieux populaires, les gens sont très honnêtes, comme partout. Donc, il faut s'occuper des gens bien, et puis sanctionner les autres. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 3:30
Question 139David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
bien compris, Samia. On donne la parole, on rend la parole à David Lissnard qui vous répond écriture inclusive, décolonialisme, déboulonner les statuts, c'est la marche de la culture aussi, nous dit Samia. Qu'en pensez-vous ?
Réponse directe
Bonjour, madame. Nous ne sommes pas d'accord. C'est-à-dire que je suis, moi, pour l'inclusion et je suis pour l'inclusion dans le modèle républicain. C'est-à-dire que chacun a sa part d'individualité et d'identité propre et elle doit être respectée, elle doit vivre de façon pleinement épanouie. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de construire un bien commun et ce bien commun ne peut se faire que dans le partage positif de ce qui constitue la nation et qui s'inscrit dans le temps et dans la transmission avec des débats, évidemment. Mais regardez l'histoire de Napoléon. Dire qu'on ne célébrerait pas Napoléon parce qu'il aurait rétabli l'esclavage, ce serait oublier ce qui singularise Napoléo…
« Bonjour, madame. Nous ne sommes pas d'accord. C'est-à-dire que je suis, moi, pour l'inclusion et je suis pour l'inclusion dans le modèle républicain. C'est-à-dire que chacun a sa part d'individualité et d'identité propre et elle doit être respectée, elle doit vivre de façon pleinement épanouie. Mais moi, ce qui m'intéresse, c'est de construire un bien commun et ce bien commun ne peut se faire que dans le partage positif de ce qui constitue la nation et qui s'inscrit dans le temps et dans la transmission avec des débats, évidemment. Mais regardez l'histoire de Napoléon. Dire qu'on ne célébrerait pas Napoléon parce qu'il aurait rétabli l'esclavage, ce serait oublier ce qui singularise Napoléon dans son époque. Ce n'est pas qu'il ait rétabli l'esclavage qui avait lieu partout, c'est qu'il a inventé le code civil, c'est qu'il a créé finalement les grandes fondations des libertés individuelles par le code civil, par la reconnaissance de la suprématie du droit, par les préfets, etc. Sur l'écriture inclusive, c'est une écriture, pour moi, qui est exclusive. L'écriture inclusive, l'écriture française et la langue française, et notamment le masculin sur le pluriel, etc., vient de la transformation du latin en français. Non, non, mais c'est des choses importantes. Et que je me sens féministe dans plein de domaines, mais je pense que l'écriture inclusive qui alourdit l'écriture, qui la rend inesthétique, qui la rend laide, au contraire, elle exclut de la langue française et qu'on doit enseigner avec exigence la langue française. Moi, je souhaite que chacun, quelle que soit son origine, sa croyance, sa religion ou pas, ce n'est pas mon problème, se sente bien dans son identité individuelle, mais ne pas essentialiser les gens et que chacun puisse aller vers le haut par une belle culture française et une belle langue française. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 15:10
Question 140David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
On peut le faire avec le sourire, c'est ça ?
Réponse directe
Oui, voilà.
« Oui, voilà. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 0:46
Question 141David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
C'est aussi un enjeu important, c'est l'excellence. Vous êtes aujourd'hui patron des maires de France, qui subit un peu une crise avec de nombreuses démissions. Comment on peut freiner ces démissions ?
Réponse directe
On a fait des grandes enquêtes avec le CEVIPOF pour comprendre pourquoi il y avait de plus en plus de démissions. Il faut savoir qu'au moment où on se parle, il y a plus de 40 maires qui démissionnent chaque mois. C'est le double de la décennie précédente où il y avait déjà une augmentation. Et c'est pour ça que quand les gens disent « Ah, ils se plaignent, mais ils gardent bien leur place », ben non, de moins en moins. Le premier motif de démission, c'est la difficulté croissante à agir. C'est-à-dire que la première cause de cette crise civique qui risque d'être une crise démocratique, c'est la bureaucratisation, la recentralisation et le fait qu'on a, en tant que maires et élus locaux, de…
« On a fait des grandes enquêtes avec le CEVIPOF pour comprendre pourquoi il y avait de plus en plus de démissions. Il faut savoir qu'au moment où on se parle, il y a plus de 40 maires qui démissionnent chaque mois. C'est le double de la décennie précédente où il y avait déjà une augmentation. Et c'est pour ça que quand les gens disent « Ah, ils se plaignent, mais ils gardent bien leur place », ben non, de moins en moins. Le premier motif de démission, c'est la difficulté croissante à agir. C'est-à-dire que la première cause de cette crise civique qui risque d'être une crise démocratique, c'est la bureaucratisation, la recentralisation et le fait qu'on a, en tant que maires et élus locaux, de plus en plus d'obligations qui nous sont transférées par l'État, mais de moins en moins de pouvoir d'agir. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 2:02
Question 142Entretien avec David LISNARD
Fréquences protestantes, Philippe Bilger, Philippe Bilger les soumet à la question. David Lysnard, auriez-vous la gentillesse de vous présenter ?
Réponse directe
Bonjour Philippe Bilger, je m'appelle David Lysnard, je suis père de famille et mère de Cannes. J'ai la chance d'avoir trois beaux enfants, et puis un quatrième même qui est le fils de ma femme, et mère de ma ville de Cannes depuis 2014. J'ai eu une expérience à la fois politique, publique, mais aussi beaucoup dans le privé. J'ai grandi dans le petit commerce, j'ai eu des petits commerces et j'ai travaillé en entreprise. Donc j'essaie d'être à la croisée de ces univers publics et privés qui font la France.
« Bonjour Philippe Bilger, je m'appelle David Lysnard, je suis père de famille et mère de Cannes. J'ai la chance d'avoir trois beaux enfants, et puis un quatrième même qui est le fils de ma femme, et mère de ma ville de Cannes depuis 2014. J'ai eu une expérience à la fois politique, publique, mais aussi beaucoup dans le privé. J'ai grandi dans le petit commerce, j'ai eu des petits commerces et j'ai travaillé en entreprise. Donc j'essaie d'être à la croisée de ces univers publics et privés qui font la France. »
est-ce que, par exemple, l'union des droites vous apparaît comme une chose scandaleuse ?
Réponse directe
Sur la primaire, j'étais proche de François Fillon mais je connaissais tous les candidats d'ailleurs, Bruno Le Maire, Nicolas Sarkozy, évidemment. de François Fillon. Pourquoi à l'époque, on m'a demandé de m'occuper de la primaire dans les Alpes-Maritimes ? Or, les Alpes-Maritimes avaient été le lieu de l'épicentre de l'affrontement entre François Fillon et Jean-François Copé. Et donc, d'un commun accord entre François Fillon, Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, les favoris à l'époque, souvenez-vous, c'était Alain Juppé et Nicolas Sarkozy, Bruno Le Maire, il y avait Nathalie Poukosius-Comorizet, enfin bref, ils avaient demandé est-ce que je m'occupe de la primaire mais est-ce que je ne soutienne…
« Paradoxalement, je trouve que c'est un truc d'un autre temps et je ne le comprends pas. Je pense que ce n'est pas du tout adapté. Je comprends le raisonnement. »
youtube.com · Entretien avec David LISNARDVérifier à 40:47Voir 1 autre passage
« Dire qu'il faut faire ce que Mitterrand avait fait en arrivant à prendre les communistes et puis finalement, il les a étouffés. Moi, tout ça, ça me paraît très politicien. C'est au-dessus de mes forces. Moi, ce que je sais faire, c'est faire valoir mes idées, mes convictions et puis je n'ai pas envie de faire des accords politiciens avec les uns ou les autres. Ça ne m'intéresse pas. Vraiment, ça ne m'intéresse pas du tout. »
Question 144David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
C'est pas réservé à des classes privilégiées ?
Réponse à côté
c'est-à-dire que le problème, quand on ferme la culture, les classes privilégiées, elles, elles ont toujours accès à la culture. Elles ont toujours les moyens d'accéder à la culture. Moi, je sais d'où je viens, et je crois à la France qui date de Clovis, et je crois à l'idéal républicain aussi, qui est une étape supplémentaire de l'universalité. Et pour revenir à votre question liminaire, les cancel cultures, le WOC, toutes ces choses assez insupportables à mes yeux, s'attaquent au bel idéal d'universalité de la culture. Donc, aujourd'hui, oui, aller au musée avec un numerus clausus, avec des protections, avec des règles sanitaires est beaucoup moins dangereux que prendre le métro comme je…
« c'est-à-dire que le problème, quand on ferme la culture, les classes privilégiées, elles, elles ont toujours accès à la culture. Elles ont toujours les moyens d'accéder à la culture. Moi, je sais d'où je viens, et je crois à la France qui date de Clovis, et je crois à l'idéal républicain aussi, qui est une étape supplémentaire de l'universalité. Et pour revenir à votre question liminaire, les cancel cultures, le WOC, toutes ces choses assez insupportables à mes yeux, s'attaquent au bel idéal d'universalité de la culture. Donc, aujourd'hui, oui, aller au musée avec un numerus clausus, avec des protections, avec des règles sanitaires est beaucoup moins dangereux que prendre le métro comme je l'ai fait hier soir, ou d'aller au supermarché du coin sur le plan sanitaire. Beaucoup de questions »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 11:46Voir 1 autre passage
« est-ce un risque maîtrisable ? D'abord, personne n'est certain de rien, puisque ça ne dépend pas de moi. Ça dépend d'une décision de l'exécutif sur la capacité d'accueillir des événements ou pas. Mais du côté du festival de Cannes, Pierre Lescure, Thierry Frémaux et de la ville de Cannes, on est prêts à accueillir le festival. Et moi, je pense qu'il aura lieu, il doit avoir lieu. Venir au palais des festivals et des congrès pour un événement professionnel, d'ailleurs, au-delà de la culture, c'est toute la filière événementielle qui est sinistrée, aujourd'hui, est tout à fait, d'un point de vue sécurité sanitaire, est tout à fait raisonnable. Tout à fait raisonnable. On est au standard, »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 12:46
Question 145Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Quand vous parlez des familles, est-ce que ça veut dire que vous considérez, comme un certain nombre de maires, David Gysnard, qu'il faut responsabiliser les familles ?
Réponse directe
Oui. Oui, oui. Alors, il faut préciser les choses. Il faut retrouver les principes de l'État de droit, et il faut montrer que la démocratie, ce n'est pas l'impuissance. Parce qu'autrement, on ouvre la voie à toutes les aventures les plus extrémistes, les plus autoritaristes. Que les choses soient claires. Quand c'est un majeur, il doit être responsable de ses actes. Quand c'est un mineur, alors on propose avec Alexandre Martin, député, un changement du code pénal des mineurs, mais ce n'est pas compliqué. Quand il n'y a plus de responsabilité individuelle, il y a toujours une punition collective, tout le temps, pour la société. Or, moi, je veux bien être responsable de mes enfants mineurs, m…
« Oui. Oui, oui. Alors, il faut préciser les choses. Il faut retrouver les principes de l'État de droit, et il faut montrer que la démocratie, ce n'est pas l'impuissance. Parce qu'autrement, on ouvre la voie à toutes les aventures les plus extrémistes, les plus autoritaristes. Que les choses soient claires. Quand c'est un majeur, il doit être responsable de ses actes. Quand c'est un mineur, alors on propose avec Alexandre Martin, député, un changement du code pénal des mineurs, mais ce n'est pas compliqué. Quand il n'y a plus de responsabilité individuelle, il y a toujours une punition collective, tout le temps, pour la société. Or, moi, je veux bien être responsable de mes enfants mineurs, mais ce n'est pas facile, mais pas de ceux des autres. Donc, si on n'a pas ces principes simples, je vois tellement de familles où il y a de la complicité, en fait. On nous sort des discours, on n'était pas au courant, etc. Mais sur le recel, sur le stockage, sur la protection, sur des faux témoignages, moi, j'ai ça tous les jours dans ma commune. Donc, il faut des conséquences sur le logement, sur les allocations ? Soit il est responsable individuellement, et la famille n'est pas responsable, soit il est mineur, il est sous la responsabilité de sa famille, et il faut bien qu'il y ait une responsabilité. Il y a tellement de gens honnêtes qui attendent un logement. Il y a tellement de familles. Et dans les milieux populaires, les gens sont très honnêtes, comme partout. Donc, il faut s'occuper des gens bien, et puis sanctionner les autres. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 3:30
Question 146Entretien avec David LISNARD
Dans la politique ?
Réponse directe
Vous savez, ça. Ça renvoie à la subjectivité de celui qui exerce la fonction. Moi, j'ai voulu être maire. J'ai refusé des mandats nationaux, des fonctions nationales. Je suis aussi passionné par le national, et puis par des étapes dans la vie. Mais pour parler plus directement, je crois que le plus beau mandat, c'est celui de maire. Je pense que beaucoup de maires vous le diront, ou de certains qui ont été maires, qui ont été ministres, etc. Parce que c'est physique. C'est une interaction avec un territoire, une population. On est mandaté, donc c'est extrêmement important d'être mandaté. On vit les effets des décisions que l'on prend. Ça, c'est fondamental. C'est ce qui manque à beaucoup de…
« Vous savez, ça. Ça renvoie à la subjectivité de celui qui exerce la fonction. Moi, j'ai voulu être maire. J'ai refusé des mandats nationaux, des fonctions nationales. Je suis aussi passionné par le national, et puis par des étapes dans la vie. Mais pour parler plus directement, je crois que le plus beau mandat, c'est celui de maire. Je pense que beaucoup de maires vous le diront, ou de certains qui ont été maires, qui ont été ministres, etc. Parce que c'est physique. C'est une interaction avec un territoire, une population. »
youtube.com · Entretien avec David LISNARDVérifier à 2:57Voir 1 autre passage
« On est mandaté, donc c'est extrêmement important d'être mandaté. On vit les effets des décisions que l'on prend. Ça, c'est fondamental. C'est ce qui manque à beaucoup de nos dirigeants nationaux, c'est de ne pas du tout percevoir les effets de leur politique. Et puis, il y a un sentiment d'appartenance très fort. La commune, c'est un échant très moderne. Ce maillage territorial de la France par des communes, historiquement, autour d'une paroisse, c'est quelque chose de très puissant. Et donc, c'est un mandat prodigieux. Après, ce qui est beau, c'est de faire des choses, c'est de servir, c'est de prendre des décisions et de les analyser. Donc, je pense qu'on peut ressentir beaucoup de gratification morale et de satisfaction dans l'exercice d'un mandat national aussi. Je pense qu'un ministre qui porte une belle réforme, un parlementaire qui exerce bien sa mission de contrôle ou de législateur, je pense que ça peut être aussi très gratifiant. Mais il est vrai que maire, c'est à la fois, comme je le disais, conceptuel et physique. Et c'est en ça que c'est un mandat prodigieux. »
Question 147David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Alors, pourquoi tout le monde s'en fiche, alors ?
Réponse partielle
Parce que ça dérange. Parce qu'il y a des citadelles et qu'il y a du conformisme et que le conformisme est une maladie de l'administration, dans tous les domaines, d'ailleurs. Or, le fait de pouvoir proposer aux enfants ce que nous faisons à Cannes, et on était la première ville 100% éducation artistique et culturelle, c'est-à-dire que c'est 17 000 enfants ou adolescents, de la maternelle jusqu'au supérieur, qui reçoivent chaque année, dans le temps scolaire, pas le périscolaire, dans le temps scolaire, grâce à un bon travail avec le rectorat, en l'occurrence avec l'éducation nationale, mais assumé financièrement, essentiellement, par la ville de Cannes, à 85%. Donc, non seulement un appren…
« Parce que ça dérange. Parce qu'il y a des citadelles et qu'il y a du conformisme et que le conformisme est une maladie de l'administration, dans tous les domaines, d'ailleurs. Or, le fait de pouvoir proposer aux enfants ce que nous faisons à Cannes, et on était la première ville 100% éducation artistique et culturelle, c'est-à-dire que c'est 17 000 enfants ou adolescents, de la maternelle jusqu'au supérieur, qui reçoivent chaque année, dans le temps scolaire, pas le périscolaire, dans le temps scolaire, grâce à un bon travail avec le rectorat, en l'occurrence avec l'éducation nationale, mais assumé financièrement, essentiellement, par la ville de Cannes, à 85%. Donc, non seulement un apprentissage vertical, académique, classique, d'une discipline, on pratique un instrument, on apprend l'histoire de l'art, donc on s'élève grâce à un professeur adulte, que l'on respecte comme professeur et adulte. Ça, c'est le premier tiers. Le deuxième tiers, c'est la rencontre avec des artistes vivants. C'est toujours formidable de rencontrer des artistes vivants, et pour les artistes, c'est mieux d'ailleurs que quand les rencontres possibles sont vivants, et pour les artistes, inversement, c'est bien de voir de la jeunesse. Et le troisième élément, c'est le partage d'une émotion, parce que la culture, c'est vertical, c'est de la compétence, c'est de l'apprentissage, c'est de l'effort, mais c'est aussi et avant tout un plaisir, une émotion, une vibration. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 7:05
Question 148Entretien avec David LISNARD
Y a-t-il une plus belle fonction que celle de maire ?
Réponse directe
Vous savez, ça. Ça renvoie à la subjectivité de celui qui exerce la fonction. Moi, j'ai voulu être maire. J'ai refusé des mandats nationaux, des fonctions nationales. Je suis aussi passionné par le national, et puis par des étapes dans la vie. Mais pour parler plus directement, je crois que le plus beau mandat, c'est celui de maire. Je pense que beaucoup de maires vous le diront, ou de certains qui ont été maires, qui ont été ministres, etc. Parce que c'est physique. C'est une interaction avec un territoire, une population. On est mandaté, donc c'est extrêmement important d'être mandaté. On vit les effets des décisions que l'on prend. Ça, c'est fondamental. C'est ce qui manque à beaucoup de…
« Vous savez, ça. Ça renvoie à la subjectivité de celui qui exerce la fonction. Moi, j'ai voulu être maire. J'ai refusé des mandats nationaux, des fonctions nationales. Je suis aussi passionné par le national, et puis par des étapes dans la vie. Mais pour parler plus directement, je crois que le plus beau mandat, c'est celui de maire. Je pense que beaucoup de maires vous le diront, ou de certains qui ont été maires, qui ont été ministres, etc. Parce que c'est physique. C'est une interaction avec un territoire, une population. »
youtube.com · Entretien avec David LISNARDVérifier à 2:57Voir 1 autre passage
« On est mandaté, donc c'est extrêmement important d'être mandaté. On vit les effets des décisions que l'on prend. Ça, c'est fondamental. C'est ce qui manque à beaucoup de nos dirigeants nationaux, c'est de ne pas du tout percevoir les effets de leur politique. Et puis, il y a un sentiment d'appartenance très fort. La commune, c'est un échant très moderne. Ce maillage territorial de la France par des communes, historiquement, autour d'une paroisse, c'est quelque chose de très puissant. Et donc, c'est un mandat prodigieux. Après, ce qui est beau, c'est de faire des choses, c'est de servir, c'est de prendre des décisions et de les analyser. Donc, je pense qu'on peut ressentir beaucoup de gratification morale et de satisfaction dans l'exercice d'un mandat national aussi. Je pense qu'un ministre qui porte une belle réforme, un parlementaire qui exerce bien sa mission de contrôle ou de législateur, je pense que ça peut être aussi très gratifiant. Mais il est vrai que maire, c'est à la fois, comme je le disais, conceptuel et physique. Et c'est en ça que c'est un mandat prodigieux. »
Question 149David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Oui. David Listin, rapidement, les écoles, vous seriez plutôt favorables pour les fermer, anticiper les vacances ou pas ?
Réponse directe
Moi, je pense qu'avec une politique sanitaire solide, on peut éviter de tout fermer et d'enfermer. Mais comme on n'a pas de politique sanitaire, comme à chaque fois, la seule solution qui apparaît, c'est celle d'empêcher les interactions humaines. D'accord. Donc aujourd'hui, dans les faits, les écoles, elles sont fermées de plus en plus puisqu'il suffit d'un cas Covid pour fermer une classe. Donc dans la réalité, il y a une sorte de confinement. Je pense qu'il est beaucoup moins dangereux d'aller voter si on maîtrise bien le bureau de vote, si on peut le mettre en extérieur, que j'ai pris le métro hier, je suis venu en avion, ou d'aller à la supérette du coin. Donc la difficulté, c'est pour…
« Moi, je pense qu'avec une politique sanitaire solide, on peut éviter de tout fermer et d'enfermer. Mais comme on n'a pas de politique sanitaire, comme à chaque fois, la seule solution qui apparaît, c'est celle d'empêcher les interactions humaines. D'accord. Donc aujourd'hui, dans les faits, les écoles, elles sont fermées de plus en plus puisqu'il suffit d'un cas Covid pour fermer une classe. Donc dans la réalité, il y a une sorte de confinement. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 11:41Voir 1 autre passage
« Je pense qu'il est beaucoup moins dangereux d'aller voter si on maîtrise bien le bureau de vote, si on peut le mettre en extérieur, que j'ai pris le métro hier, je suis venu en avion, ou d'aller à la supérette du coin. Donc la difficulté, c'est pour la campagne. C'est-à-dire, comment arriver à faire en sorte qu'il y ait une campagne électorale qui ne mette pas en péril la santé ? Et donc, ça veut dire qu'il faut des salles grandes, un numerus clausus. Mais une campagne régionale ou départementale, elle ne se traduit pas par des grands attroupements. Donc, je pense qu'on ne peut plus confiner la démocratie, que ça devient malsain, ce qui est en train de se passer. Et donc, il faut faire très attention. Et il y a peut-être une autre solution, ce serait de découpler les départementales et les régionales, de tenir les départementales à la date prévue, et de décaler peut-être de quelques semaines ou quelques mois les régionales. Peut-être, c'est une idée. Ce qui permettrait d'avoir moins de monde dans les bureaux de vote en même temps, puisque c'est les mêmes bureaux pour les deux élections et c'est le même jour, et d'avoir plus de disponibilité de salles ou de lieux pour faire campagne. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 12:09
Question 150Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Un drogué de la dépense ?
Réponse directe
Oui, bien sûr.
« Oui, bien sûr. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 9:49
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45
« est incapable de porter la candidature de votre famille politique ? Je ne veux pas dire du mal pour dire du mal, mais si j'avais pensé que ça pouvait porter un espoir. Oui, parce qu'il y a trop d'ambiguïté, il y a eu trop de contradictions. Le fait d'accepter de revenir sur la réformette des retraites, le fait de dire le budget est un budget socialiste, insupportable, mais de tout faire pour qu'il passe. Le fait de voter la confiance à François Bayrou, c'était d'une... Enfin, je l'ai dit à l'époque, ce n'est pas une lucidité rétrospective. Donc tout cela, moi, je n'en pouvais plus. Et j'ai envie enfin de porter une voix qui soit en rupture avec ce qu'on retrouve dans tous les partis de LFI, ORN en passant par LR, la Macronie, etc. C'est-à-dire cet étatisme infantilisant qui consiste à mépriser les individus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités18 nov. 2025 au 27 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'il dit. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Dessart ? Vous savez, plein d'immigrés sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous dire, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce et puis on va continuer. Plus on nous annonce ce genre de choses, plus il y a d'immigrés légaux et illégaux. Donc, il faut évidemment élargir l'article 11 de la Constitution. Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux, faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 9:38Voir 2 autres passages
« Mais on n'a rien expérimenté. À chaque fois qu'on nous a annoncé un choc de simplification, moi je l'ai vu comme commerçant, je le vois comme maire, à chaque fois c'est plus compliqué à la fin, parce que vous demandez à des bureaucrates de débureaucratiser, donc ils ne peuvent pas, c'est comme si vous demandez au dealer de lutter contre le trafic de drogue, ce n'est pas possible. Donc on n'a jamais fait, ce n'est pas vrai. À chaque fois on ajoute, alors on vous fait le mythe du guichet unique, qui est en fait un guichet qui regroupe tous les autres guichets. Moi j'ai proposé hier un plan, le premier jour déjà, un méga décret qui supprime 300 textes inutiles. Le fait que... La tronçonneuse, donc vous sentez la tronçonneuse de Ravier Mellet. Le broyeur. Le broyeur. Le broyeur. Le deuxième élément, il faut absolument qu'on rende la vie tellement compliquée à l'administration qu'elle nous rende la vie simple. Et l'administration, on a une belle fonction publique en France. Moi j'ai tous les témoignages et les propositions, elles me viennent souvent de fonctionnaires, d'ailleurs qui n'en peuvent plus. Donc à titre d'exemple, on va créer un droit de saisine de tout ce qui nous paraît absurde. Vous voyez, lorsque vous n'arrivez pas à remplir votre serfa en ligne, que vous remplissez dix fois l'identifiant et que ça ne marche pas, etc. Quand on vous demande quinze fois la même procédure, le droit de l'urbanisme. Moi je suis maire, nous sommes les dépositaires d'un droit absurde qui est fort avec les faibles et fait avec les fortes. Donc ça veut dire quoi, concrètement ? Ça veut dire que sous l'autorité du président de la République ou du Premier ministre, toutes les remontées du terrain, toutes les absurdités remonteront que c'est l'administration qui devra se justifier. Et que si la règle n'est pas utile, on la supprimera. Ça veut dire qu'on va interdire dans la surtransposition en droit français des directives européennes. On arrête d'être les plus débiles de l'Union européenne et de se mettre des boulets de compétitivité en permanence. Tout ce plan a été détaillé. Il sera en ligne dans les prochaines heures. On va sortir non seulement le livre noir de la bureaucratie, mais un plan de proposition concrète pour redonner de l'espoir aux entrepreneurs, aux salariés, aux Français, toute la journée qui n'en peuvent plus parce que cette bureaucratie, je termine. D'accord. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités7 mai 2025 au 27 mai 2026 · 20 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Surtout pas, parce que localement, on est bourré d'initiatives. On est en train de faire, dans ma commune, la plus grande centrale d'énergie marine enterrée. Il y en a une autre qui va se faire à Marseille. Je vois plein de communes, les initiatives. Laissez libérer les choses, laissez les faire. Mais en revanche, il faut bien trancher. Quand vous avez un plein, moi je l'ai fait à 2,10 euros, pour beaucoup de Français, c'est insoutenable. Donc, s'il y a une mesure immédiate à prendre, outre des mesures individuelles à certaines professions, dont les pêcheurs, qui sont très impactées, c'est évidemment une mesure provisoire de suspension de ce qui est secondaire sur le plan environnemental. Parce qu'il faut comprendre que, si on veut décarboner, lutter contre la part humaine du réchauffement climatique, c'est l'énergie qui compte. C'est la production d'une énergie, on en revient à l'électrification. L'isolation, c'est sympa, mais c'est beaucoup moins important. Toutes les études l'ont montré, ça a beaucoup moins d'impact. Donc, diriger, c'est trancher. Et moi, c'est ce que l'on fait dans une entreprise, c'est ce que je fais dans une mairie, c'est ce qu'il faut faire au niveau de l'État. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 5:28Voir 2 autres passages
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ce qui passe par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil, la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi, je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après, c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi, je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sur la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors, après, il a dit que son propos a été tronqué, mais les extraits sont véridiques. Mais c'est simple, il voit des fascistes partout, il cite partout les fascistes, mais il ne voit pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon. Il ne voit pas le premier du néo-fascisme qui est cette LFI qui veut faire tirer tout le monde, qui veut tyranniser tout le monde, qui veut imposer cette alliance du wokisme et de l'islamisme et qui est aujourd'hui profondément anti-républicaine, anti-démocratique. Moi, qu'importe la couleur de peau des gens, qu'importe leur croyesse, je suis profondément républicain. Et c'est pour ça que l'éducation est fondamentale et qu'il faut une cohérence civilisationnelle. Parce que chacun doit pouvoir embrasser les valeurs de la France à condition d'en respecter les devoirs. Mais ces gens-là, ils ne sont pas républicains puisqu'ils voient un blanc, ils le voient tout vieux, tout moche. Ils dénigrent sans cesse la France. Il y a une espèce d'auto-flagellation permanente. Et c'est anti-républicain. Et moi, je le vois, beaucoup de gens de gauche rejoignent Nouvelle Énergie parce qu'on défend la culture, l'instruction, alors qu'on a un projet de droite, si vous voulez, sur l'ordre sécuritaire et libéral. C'est assez ferme. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Oui, alors, après il a dit que son propos était tronqué, mais les extraits sont véridiques. Mais c'est simple, il voit des fascistes partout, il cite partout les fascistes, mais il ne voit pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon. Il ne voit pas le premier du néofascisme qui est cette LFI qui veut faire tirer tout le monde, qui veut tyranniser tout le monde, qui veut imposer cette alliance du wokisme et de l'islamisme et qui est aujourd'hui profondément anti-républicaine, anti-démocratique. Moi, qu'importe la couleur de peau des gens, qu'importe leur croyesse, je suis profondément républicain. Et c'est pour ça que l'éducation est fondamentale et qu'il faut une cohérence civilisationnelle. Parce que chacun doit pouvoir embrasser les valeurs de la France à condition de respecter les devoirs. anti-républicains. Puisqu'ils voient un blanc, ils le voient tout vieux, tout moche. Ils dénigrent sans cesse la France. Il y a une espèce d'auto-flagellation permanente. Et c'est anti-républicain. Et moi, je le vois, beaucoup de gens de gauche rejoignent Nouvelle Énergie parce qu'on défend la culture, l'instruction, alors qu'on a un projet de droite, si vous voulez, sur l'ordre sécuritaire et libéral. C'est assez ferme. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 13:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités7 mai 2025 au 27 mai 2026 · 48 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Surtout pas, parce que localement, on est bourré d'initiatives. On est en train de faire, dans ma commune, la plus grande centrale d'énergie marine enterrée. Il y en a une autre qui va se faire à Marseille. Je vois plein de communes, les initiatives. Laissez libérer les choses, laissez les faire. Mais en revanche, il faut bien trancher. Quand vous avez un plein, moi je l'ai fait à 2,10 euros, pour beaucoup de Français, c'est insoutenable. Donc, s'il y a une mesure immédiate à prendre, outre des mesures individuelles à certaines professions, dont les pêcheurs, qui sont très impactées, c'est évidemment une mesure provisoire de suspension de ce qui est secondaire sur le plan environnemental. Parce qu'il faut comprendre que, si on veut décarboner, lutter contre la part humaine du réchauffement climatique, c'est l'énergie qui compte. C'est la production d'une énergie, on en revient à l'électrification. L'isolation, c'est sympa, mais c'est beaucoup moins important. Toutes les études l'ont montré, ça a beaucoup moins d'impact. Donc, diriger, c'est trancher. Et moi, c'est ce que l'on fait dans une entreprise, c'est ce que je fais dans une mairie, c'est ce qu'il faut faire au niveau de l'État. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 5:28Voir 2 autres passages
« Non, je propose d'augmenter le salaire net. D'autres le reprennent d'ailleurs maintenant, sauf qu'ils ne disent pas ce qu'ils vont déréguler et ce qu'ils vont baisser. Nous, nous le disons avec Nouvelle Énergie, 80 milliards dès la première année, un objectif de 200 milliards sur le quinquennat. En fait, il faudrait avoir 300 milliards de baisse des dépenses qui seraient très raisonnables. Parce que ça veut dire qu'on serait à 50% de la richesse produite dépensée par la puissance publique. On serait toujours l'un des pays qui dépense le plus d'argent public. Il faut bien comprendre que plus on a dépensé d'argent public, moins on a eu d'infirmiers aux urgences, moins on a de policiers dans les rues, moins on a de magistrats. C'est tout le paradoxe que j'essaie de faire comprendre. Et pour redonner des services publics de proximité et du pouvoir d'achat aux Français, il faut cotiser moins pour gagner plus. Pour cotiser moins, on va commencer par, dans les 1200 agences de l'État et organismes de l'État qui ont été créés depuis 20 ans, qui ont recruté 850 000 agents de la fonction publique, qui dépensent 100 milliards par an. Un objectif, dès la première année, de baisse de 30%, c'est 30 milliards d'économies. Aujourd'hui, la population française représente 0,9% de la planète. Les dépenses sociales en France, c'est 5% de toutes les dépenses sociales mondiales. C'est un tiers du PIB. On doit faire 10% d'économies dans ces 990 milliards de dépenses sociales. On ne doit plus attribuer des allocations à des gens qui n'ont pas contribué et qui viennent de l'étranger. Pourquoi sommes-nous masochistes au point d'importer de la pauvreté et de financer avec l'argent de nos enfants de la pauvreté que l'on importe ? Je peux vous... Il faut évidemment s'attaquer aux retraites. Mettre en place une retraite par capitalisation obligatoire, ne plus indexer les autres retraites parce qu'aujourd'hui, on dépouille les actifs au profit des inactifs. Donc tout cela, on le documente et c'est ce qui va permettre de retrouver de l'espoir. C'est ce qui va permettre de retrouver des services publics efficaces. Et vous voyez, si on baisse, si on arrive à ces 200 milliards, on en rend 60% aux Français, 120 milliards. Ça veut dire que pour un salaire pas loin, un peu en dessous du salaire médian à 2000 euros, eh bien on gagne 200 euros net de plus par mois. C'est ça qu'il faut faire. Il faut rendre le travail et l'investissement beaucoup plus attractifs et compétitifs. Et sans doute l'un des pays d'Europe »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'il dit. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Dessart ? Vous savez, plein d'immigrés sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous dire, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce et puis on va continuer. Plus on nous annonce ce genre de choses, plus il y a d'immigrés légaux et illégaux. Donc, il faut évidemment élargir l'article 11 de la Constitution. Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux, faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 9:38Voir 2 autres passages
« Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux. Faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 10:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45Voir 2 autres passages
« On a vu qu'elles n'étaient pas possibles. C'est-à-dire qu'elles ne sont pas possibles à cause de ceux qui nous dirigent depuis une quarantaine d'années et de ceux qui voudraient prendre leur place, qu'on retrouve d'ailleurs sur les deux extrêmes de l'échiquier, qui sont des étatistes, des dépensiers. Alors, on aurait pu imaginer, je répète, la suspension des 17 centimes de prélèvement sur les certificats énergétiques, ce qui était quand même très conséquent. Et ça ne posait pas de problème budgétaire parce que c'était tout de suite un transfert budgétaire. Deuxième élément, on pouvait imaginer effectivement d'avoir une fiscalité flottante, c'est-à-dire que ça reste neutre pour les retomber sur l'État, mais tout le monde attendait avec espoir la fin des conflits. Le prix, le marché, je regardais cette nuit, puisque je voulais être au courant avant de venir vous voir, et ça a déjà perdu 15%. Alors, on verra dans les prochaines heures, et j'espère que la baisse sera aussi rapide que les anticipations à la hausse que l'on constate à chaque fois. »
youtube.com · The big interview: David LisnardVérifier à 6:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées7 mai 2025 au 25 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, mais je le répète, vous ne pouvez aider de façon circonstanciée et cibler ce qui est pertinent que si vous avez une capacité de le faire. Et donc, moi, ce que je propose, c'est, au-delà du conjoncturel d'aujourd'hui, c'est de rétablir cette capacité, comme on l'a fait en 58, en 10 mois, où on a rétabli les comptes publics de façon forte, ce qui passe par une baisse, par une remise en cause totale du système social. Deuxième élément, des mesures circonstancielles, elles peuvent être décidées, évidemment, mais elles nécessitent déjà de cesser les transferts budgétaires de ce que l'on paye en achetant de l'essence vers les subventions à l'isolation thermique, etc. C'est bien d'isoler, mais peut-être que pendant quelques mois, il faut arrêter. Voilà une solution très simple, très concrète, qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez. »
youtube.com · The big interview: David LisnardVérifier à 8:04Voir 2 autres passages
« mais je le répète vous ne pouvez aider de façon circonstanciée et cibler ce qui est pertinent que si vous avez une capacité de le faire et donc moi ce que je propose c'est au-delà du conjoncturel aujourd'hui c'est de rétablir cette capacité comme on l'a fait en 58 en 10 mois où on a rétabli les comptes publics de façon forte ce qui passe par une baisse par une remise en cause totale du système social deuxième élément des mesures circonstancielles elles peuvent être décidées évidemment mais elles nécessitent déjà de cesser les transferts budgétaires de ce que l'on paye en achetant de l'essence vers les subventions à l'isolation thermique etc c'est bien d'isoler mais peut-être que pendant quelques mois il faut arrêter voilà une solution très simple très concrète qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec David LisnardVérifier à 8:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mai 2025 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, pas du tout, ce que je vous ai dit avant, ça intervient tout de suite, évidemment. – Donc ça suffit ? – Mais oui, parce que… Parlez avec des étudiants en médecine, tous vous disent, et en plus, on les fait culpabiliser, vous vous rendez compte, on vous paye vos études, vous devez… Mais attendez, je suis désolé, mais merci de choisir la voie de la médecine, merci à des gamins de vouloir faire médecine. Il faut aussi revoir immédiatement toute la formation. Il faut que la formation médicale soit beaucoup plus proche du terrain. Il y a eu une étude très intéressante qui avait été révélée par l'Institut de la Santé de Frédéric Bizarre, qui démontrait que les médecins veulent s'installer proche de leur endroit de formation. Donc il faut à nouveau qu'on ait des campus universitaires dans des villes moyennes, etc. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 19:19Voir 2 autres passages
« Donc, comment se fait-il que l'hôpital en France coûte aussi, voire plus cher qu'ailleurs, mais que les soignants soient si mal payés ? Qu'il y ait 35% de frais administratifs de plus que dans l'hôpital allemand qui est un grand hôpital ? Ce n'est pas une fatalité. Et donc, le point commun par rapport à tout cela, c'est l'acceptation ou pas de la fatalité. J'ai trouvé que beaucoup de... Mais c'est ce qu'on retrouve dans Marc Bloch, dans L'étrange défaite. C'est-à-dire qu'il y a ce livre exceptionnel de cet historien combattant qui est déjà ancien combattant de 1918 et qui repart au combat en 1940 et qui écrit à chaud. C'est son témoignage de la débâcle de juin 1940. Et il voit deux causes. La première cause, c'est le délitement du commandement. C'est-à-dire des gens vaniteux. On n'ose pas déranger... Le colonel n'ose pas déranger le général qui n'ose pas déranger le maréchal. Et c'est un peu ce que l'on rencontre parfois dans les organisations administratives. Donc, une espèce de... On oublie pourquoi on est décisionnaire et on ne prend plus de décision. On a juste son titre que l'on affiche de façon assez dominatrice. Et finalement, c'est le délitement du commandement. Le deuxième paramètre qu'on oublie souvent quand on cite Marc Bloch, c'est les mentalités. Et Marc Bloch, il dit, dans la défaite, il dit, voilà, il y a eu les pacifistes très souvent à gauche qui applaudissaient les accords de Munich. Bon, ben, en France, aujourd'hui, c'est ceux qui se contentent de mettre des bougies et de penser que tout le monde, il est gentil. Et voilà, cette naïveté devient coupable de la complicité. La naïveté devient complicité en l'occurrence face à l'islamisme, au terrorisme. Et puis, il y a aussi une sorte de travers de droite. C'est-à-dire qu'on est conscient du problème, on est assez pessimiste, mais ce pessimisme se transforme en fatalité, en fatalisme. Et on dit, de toute façon, ça sera toujours comme ça. Et puis, elle ou lui, il parle bien, mais il ne fera rien. Il ne fera pas mieux que les autres. Et ça, c'est insupportable parce que c'est la construction de l'échec. Et ce fatalisme, il conduit soit à l'inaction, soit à la collaboration. Et donc, dans les trois éléments que vous indiquiez qui sont effectivement trois éléments, et je vous remercie de les avoir notés, c'est très gratifiant de voir qu'une personne comme vous a pu s'intéresser à cela. Et je vous en remercie, mais j'essaie, moi, d'abord de poser le diagnostic, d'apporter des solutions, et puis d'apporter de l'énergie de combativité. Et donc, le point commun, c'est l'impuissance publique, qui devient dramatique lorsqu'il y a une théâtralisation de la parole publique grandiloquente, et puis qui est proportionnelle à l'impuissance des actes. C'est pour moi le grand problème du pouvoir actuel, des grands discours, parfois très beaux, parfois moins beaux, portés souvent par le président de la République, donc une grande éloquence des mots, on dirait, c'est bien, enfin, et puis ensuite, atrophie des actes. Hyper-trophie des mots, atrophie des actes. Et donc, le point commun, c'est à la fois cette impuissance publique et ce délitement que ça révèle de la capacité à faire des choses et à recréer une communauté nationale. Or, on a besoin l'être humain, on a nos solidarités familiales, nos solidarités locales, amicales, mais on a besoin d'appartenir à un groupe qui nous transcende et dont on est fier, qui s'appelle la nation et qui transcende les origines, les croyances, les réalités sociales. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 mai 2026 au 25 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« est-ce un risque maîtrisable ? D'abord, personne n'est certain de rien, puisque ça ne dépend pas de moi. Ça dépend d'une décision de l'exécutif sur la capacité d'accueillir des événements ou pas. Mais du côté du festival de Cannes, Pierre Lescure, Thierry Frémaux et de la ville de Cannes, on est prêts à accueillir le festival. Et moi, je pense qu'il aura lieu, il doit avoir lieu. Venir au palais des festivals et des congrès pour un événement professionnel, d'ailleurs, au-delà de la culture, c'est toute la filière événementielle qui est sinistrée, aujourd'hui, est tout à fait, d'un point de vue sécurité sanitaire, est tout à fait raisonnable. Tout à fait raisonnable. On est au standard, »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 12:46Voir 1 autre passage
« Ça vient de l'exécutif. On est dans le système de la Ve République. Castex et Macron, notamment. C'est le président de la République. Et le ministre de la Santé. Ensuite, c'est le président de la République qui décide et qui arbitre. La preuve, c'est que la décision est prise en Conseil de défense. Qu'au début de la maladie, il y a un peu plus d'un an, on a eu ce type de modus operandi, je trouve que c'était pertinent. La maladie était nouvelle, on ne connaissait pas bien, on ne connaissait pas la létalité, il fallait aller très vite. Mais que depuis, on n'ait pas été capable de passer à une approche beaucoup plus agile, beaucoup plus transparente, beaucoup plus sereine. Aujourd'hui, tout repose, mais par sa faute, sur les épaules du président qui, comme il n'arrive pas à extérioriser en objectivant les données épidémiques et en mettant en face des scénarii réglementaires et sanitaires, se crée une tension permanente. Et en tant qu'habitant, en tant que professionnel, en tant que citoyen, on est nous-mêmes dans cette hyper-excitation. Et ça, ce n'est pas bon. C'est-à-dire qu'on a une incertitude et on a un risque. Le risque, aujourd'hui, on le maîtrise beaucoup plus. On le connaît mieux, on évalue les variantes, etc. Et il y a des incertitudes. Et la bonne gestion, c'est vrai en entreprise. Je l'ai vu en entreprise, c'est vrai dans une collectivité, c'est vrai pour le pays. C'est d'apporter de la stabilité face à l'incertitude et d'anticiper avec 4-5 scénarii. Moi, j'avais proposé il y a un an, d'ailleurs peut-être sur cette antenne, que l'on fasse vigie Covid, comme il y a vigie pirate avec scénario des couleurs, mais qu'on sache avant quels sont les indicateurs épidémiologiques et de la maladie, et sanitaires, et hospitaliers, qui vont conditionner les comportements à adopter. Et pour le coup, on serait bien plus responsables. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« mais on n'a rien expérimenté à chaque fois qu'on nous a annoncé un choc de simplification moi je l'ai vu comme commerçant et je le vois comme maire à chaque fois c'est plus compliqué à la fin parce que vous demandez à des bureaucrates de débureaucratiser donc ils ne peuvent pas c'est comme si vous demandiez aux dealers de lutter contre le trafic de drogue ce n'est pas possible donc on n'a jamais fait ce n'est pas vrai à chaque fois on ajoute alors on vous fait le mythe du guichet unique qui est en fait un guichet qui regroupe tous les autres guichets moi ce que j'ai proposé hier un plan le premier jour déjà un méga décret qui supprime 300 textes inutiles le fait que la tronçonneuse donc vous sentez la tronçonneuse de Ravier Mellet le broyeur le broyeur le broyeur »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec David LisnardVérifier à 11:29
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45
« C'est vraiment la formule débile. Pardonnez-moi, ça fait deux fois que j'ai dit le terme. Mais vraiment, d'abord, parce que c'est très... Qu'est-ce qu'elle connaît de Cannes ? Manifestement rien. D'ailleurs, on a vu, ils ont proposé... Enfin, ils sont présentés contre moi le RN1. Ils disent, venez vers moi. Mais enfin, ils viennent pour nous battre. Ils ont perdu. Dans une ville... Ce n'est pas Saint-Cloud parce que... Saint-Cloud est magnifique. »
« Mais il faudra... Non, ce n'est pas la baisse de la TVA. La baisse des taxes. J'ai proposé depuis le début, le premier, la baisse des C3E. J'ai vu que ça avait été repris par Michel-Edouard Leclerc et par d'autres parties, dont le RN. Très bien. C'est parce que ça n'a pas d'incidence budgétaire. En fait, ça n'entre pas dans la dépense publique, même si c'est un prélèvement obligatoire. Donc ça, on peut le faire tout de suite. C'est 17 centimes de baisse. Mais le problème, il n'est pas là. C'est que ces gens-là sont en apnée. Ils sont tous étatistes. À chaque crise, ils vous promettent des choses qui ne sont pas finançables ou qui sont financées par nos enfants. Parce que pendant qu'ils parlent de cela, baisser la fiscalité, la France va emprunter 310 milliards d'euros sur les marchés, c'est-à-dire plus que pendant le pic Covid. Et toutes nos lâchetés, nos facilités présentes, on les fera payer par nos enfants et nos petits-enfants. On va l'acheter sur la retraite, on va l'acheter sur le système social. L'État-providence ne peut plus fonctionner. On ne fait plus assez d'enfants, il n'y a plus assez de cotisants et on ne fait plus de productivité. Donc, il faut une véritable rupture et c'est ce que je propose avec Nouvelle Énergie. »
« Indépendamment du respect que je porte aux personnes que vous citez, l'actuel ministre de la Justice, ancien ministre de l'Intérieur, il a signé 807 000 titres de séjour comme ministre. Parce qu'il est resté plus longtemps à Beauvau. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que, nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Gézard ? Mais vous savez, plein d'immigrés, moi, sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous disent, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 9:22
« Je vais vous répondre, Edouard Philippe, mais moi, ce que j'espère, et vous l'avez compris, c'est mon état d'esprit, c'est qu'on arrive en France à affirmer une offre politique qui corresponde aux besoins du pays. Et cette offre politique, elle doit être très raisonnable, très rationnelle et un peu transgressive pour qu'on relibère la société pour créer de la richesse. On ne peut plus accepter le déclin économique relatif de notre pays. Sixième rang par habitant en richesse il y a 25 ans, aujourd'hui 23ème rang. on ne peut plus accepter le déclin éducatif. Regardez tous les classements. Et qui pour porter ça ? Ce n'est pas une façon de bien. C'est-à-dire que, moi j'ai un certain âge maintenant, une certaine expérience, je sais que j'essaierai de faire valoir des convictions et un contenu programmatique précis, pointu, pour le... Vous pourriez être candidat ? Non, mais vous pourriez être candidat, vous pourriez être candidat. Non, mais attendez, vous avez une expérience. À chaque fois, on pose cette question, comme si... Aujourd'hui, le temps est à la conception de vraies matrices programmatiques. Parce que beaucoup de Français ne croient plus à la capacité des élus, même de bonne foi, même bosseurs, même honnêtes, d'exécuter les choses. Regardez l'impuissance face à l'immigration. C'est plus acceptable. L'impuissance face à l'insécurité. L'impuissance face au déclin éducatif. L'impuissance face au déclin industriel. Et c'est sur cela que je travaille. Comment, aujourd'hui, on fait en sorte de recapitaliser l'économie française par des fonds de pension, une retraite par capitalisation ? Comment on fait en sorte de retrouver les fondements de notre éducation pour que tous nos gamins, qu'ils soient de milieux riches ou pauvres, immigrés ou pas, puissent avoir un espoir français ? Nous devons créer une espérance française, éducative, industrielle, économique. Donc, la voix d'Edouard Philippe se fera entendre là-dedans. Mais moi, je fais entendre... Oui, c'est vrai. Je fais entendre ma voix. La voix d'Xavier Bertrand, la voix de Bruno Retailleau, la voix de toutes ces personnes qui sont de grande qualité. Mais je fais entendre ma voix. Et ce qui m'intéresse, avec des salariés, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des retraités, des étudiants, c'est de proposer, des maires, beaucoup de maires formidables en France, de proposer une dynamique programmatique pointue, précise. Un agenda de gouvernement, comme l'Allemagne a su le faire avec Schroder, comme l'Angleterre l'avait fait avec David Cameron ou Margaret Thatcher, comme la Suède l'a fait, comme le Canada. Il n'y a pas de fatalité au déclin français. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 13:20
« Bien sûr, regardez, donc là, on parlait d'Anthony Roland tout à l'heure en Gironde. Dans la nuit du 5 au 6 mai, Claude Vial, à Aurex-sur-Land, en Haute-Loire, sa voiture et celle de son épouse ont été incendiées. Voilà, d'après les éléments que l'on a, on pense que c'est lié à l'exercice du mandat. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 2:37
« Je n'ai pas plus d'informations que vous et vos auditeurs, bien renseignés puisqu'ils vous écoutent. Et simplement, moi je ne veux pas alimenter ce théâtre. Vous vous rendez compte que ça fait plus d'un an que quasiment chaque semaine, on attend avec une sorte de frénésie des mesures qui vont être annoncées pour une raison très simple. C'est que, évidemment, la maladie évolue, évidemment la situation est complexe, mais qu'on n'a toujours pas été capable d'objectiver les comportements à adopter et les scénarios réglementaires face aux évolutions de la maladie. Ce que je dis, ce n'est pas abstrait. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on le sait, d'ailleurs certains pays le font très bien, une majorité de pays, vous avez un bouquet d'indicateurs qui permettent d'appréhender l'évolution de l'épidémie. Le taux d'incidence, dont on parle souvent, le taux de positivité, certains indicateurs de saturation hospitalière qui sont très importants, parce qu'aujourd'hui c'est ce qui termine le reste, les évolutions de la maladie. Et si ces indicateurs étaient transparents, de façon synthétique, ils sont mis, Santé publique France, en ligne qu'une fois par semaine, sur un document qui fait des dizaines de pages, alors qu'on doit aller voir sur des start-up qui, elles, arrivent à synthétiser. Et si on avait donc ce bouquet d'indications chaque jour actualisées... On a quand même chaque jour des indications, quoi, sur le nombre de cas en réanimation, etc. Oui, mais on n'a pas, de façon rationnelle, le mixte d'indicateurs qui permet en face d'avoir des scénarii. Et c'est ce qui est créé du civisme aujourd'hui. Le théâtre dans lequel on est, du Conseil de défense, qui ne fait pas l'objet de comptes rendus, avec à chaque fois des mesures qui varient. On le voit bien, on n'a pas eu une constance d'application de mesures par rapport à des indications sur la maladie. Ce que je vais essayer de dire plus clairement, c'est que si on avait ces indicateurs, et que l'on sache qu'à partir de telles données, de telles évolutions, on aura tel scénario, à la fois en restriction commerciale, en restriction de liberté, en type de mesures à adopter, on créerait de la responsabilité. Or, aujourd'hui, il y a une sorte, on l'a été à nombreux à le dire, une sorte d'infantilisation, et pas simplement dans le langage, dans la façon verticale dont c'est dirigé, il n'y a pas de délibération, le Parlement a été écarté. Donc, on nous exclut en tant que citoyen de la responsabilité, de l'accompagnement. Et je pense que l'exécutif s'est mis, sans faire de mauvais jeu de mots, lui-même dans la seringue, parce qu'il n'arrive pas à objectiver, à rationaliser des scénarios qui correspondent à des évolutions de l'épidémie que l'on sait anticiper aujourd'hui. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 0:09