David Lisnard — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
7 mai 2025 au 27 mai 2026
Questions
195
Entretiens
11
Sources
11
Heures analysées
4,2 h
Répartition sur 195 questions évaluables
Réponse directe
117
Réponse partielle
39
Réponse à côté
34
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 101 à 125 sur 195
Question 101Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Mais est-ce que ça veut dire que vous êtes encore plus que les autres, justement, des cibles de cette violence ?
Réponse à côté
On ne peut jamais dire qu'on a peur parce qu'on doit gérer physiquement des situations. Vous savez, j'étais avant-hier, j'ai eu une grande réunion de plusieurs heures dans le quartier de la Frayère, à Cannes-la-Bocat, où on a eu deux règlements de comptes aux armes à feu la semaine dernière. Quand j'arrive, moi, tout le monde sait où j'habite. On a un maire, vous avez vu, hier, qui a eu sa voiture brûlée chez lui, dans son jardin.
« On ne peut jamais dire qu'on a peur parce qu'on doit gérer physiquement des situations. Vous savez, j'étais avant-hier, j'ai eu une grande réunion de plusieurs heures dans le quartier de la Frayère, à Cannes-la-Bocat, où on a eu deux règlements de comptes aux armes à feu la semaine dernière. Quand j'arrive, moi, tout le monde sait où j'habite. On a un maire, vous avez vu, hier, qui a eu sa voiture brûlée chez lui, dans son jardin. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Contraintes mentionnées18 nov. 2025 au 27 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ce qui passe par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil, la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi, je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après, c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi, je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sur la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 102Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Vous parleriez, comme Bruno Retailleau, de juges rouges ?
Réponse directe
Oui, ce n'est pas que moi qui en parle. Je ne sais pas s'il y a des juges bleus. En tout cas, je sais qu'il y a des juges rouges. Mais là aussi, je veux rester dans le constat réel. Et puis, vous voyez que, par exemple, je vois dans toutes les communes où je vais, on sait qu'il y a des familles récurrentes, des mineurs, qui sont toujours les mêmes, parfois 14, 15 fois multi-récidivistes. Il est temps d'avoir un vrai réseau de centres disciplinaires pour protéger la société de ces mineurs-là. On sauvera des mineurs qui ont besoin de discipline. Un ado, ça a besoin aussi de se constituer. Je suis père de famille, j'ai été moi aussi jeune il y a longtemps maintenant. Mais pour les plus dangere…
« Oui, ce n'est pas que moi qui en parle. Je ne sais pas s'il y a des juges bleus. En tout cas, je sais qu'il y a des juges rouges. Mais là aussi, je veux rester dans le constat réel. Et puis, vous voyez que, par exemple, je vois dans toutes les communes où je vais, on sait qu'il y a des familles récurrentes, des mineurs, qui sont toujours les mêmes, parfois 14, 15 fois multi-récidivistes. Il est temps d'avoir un vrai réseau de centres disciplinaires pour protéger la société de ces mineurs-là. On sauvera des mineurs qui ont besoin de discipline. Un ado, ça a besoin aussi de se constituer. Je suis père de famille, j'ai été moi aussi jeune il y a longtemps maintenant. Mais pour les plus dangereux, il faut vraiment les isoler. Et pour les autres, il faut leur donner un cadre disciplinaire. Quand vous voyez le succès de tout ce qui est... On a créé les premiers cadets de la police municipale à Cannes de France. Quand vous voyez les cadets de la gendarmerie... »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 9:10
Question 103Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
– Tout ça, vous nous dites des choses qui porteront leurs fruits dans quelques temps ?
Réponse directe
– Non, pas du tout, ce que je vous ai dit avant, ça intervient tout de suite, évidemment. – Donc ça suffit ? – Mais oui, parce que… Parlez avec des étudiants en médecine, tous vous disent, et en plus, on les fait culpabiliser, vous vous rendez compte, on vous paye vos études, vous devez… Mais attendez, je suis désolé, mais merci de choisir la voie de la médecine, merci à des gamins de vouloir faire médecine. Il faut aussi revoir immédiatement toute la formation. Il faut que la formation médicale soit beaucoup plus proche du terrain. Il y a eu une étude très intéressante qui avait été révélée par l'Institut de la Santé de Frédéric Bizarre, qui démontrait que les médecins veulent s'installer…
« – Non, pas du tout, ce que je vous ai dit avant, ça intervient tout de suite, évidemment. – Donc ça suffit ? – Mais oui, parce que… Parlez avec des étudiants en médecine, tous vous disent, et en plus, on les fait culpabiliser, vous vous rendez compte, on vous paye vos études, vous devez… Mais attendez, je suis désolé, mais merci de choisir la voie de la médecine, merci à des gamins de vouloir faire médecine. Il faut aussi revoir immédiatement toute la formation. Il faut que la formation médicale soit beaucoup plus proche du terrain. Il y a eu une étude très intéressante qui avait été révélée par l'Institut de la Santé de Frédéric Bizarre, qui démontrait que les médecins veulent s'installer proche de leur endroit de formation. Donc il faut à nouveau qu'on ait des campus universitaires dans des villes moyennes, etc. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 19:19
Question 104Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
En attendant, effectivement, que ces nouvelles décisions ne portent leur faim ?
Réponse partielle
– Mais c'est ça, à court terme, on organise, on permet à la prescription de passer par les réseaux de pharmaciens, qui sont très présents encore localement, par les réseaux, on s'appuie aussi sur les premiers soins, sur les infirmiers de pratiques avancées, sur les kinés, et surtout, surtout, on ouvre les vannes de la formation des médecins. On en arrive à avoir des médecins, des Français très bien formés pour être médecins, qui exercent ailleurs, et à faire venir des…
« – Mais c'est ça, à court terme, on organise, on permet à la prescription de passer par les réseaux de pharmaciens, qui sont très présents encore localement, par les réseaux, on s'appuie aussi sur les premiers soins, sur les infirmiers de pratiques avancées, sur les kinés, et surtout, surtout, on ouvre les vannes de la formation des médecins. On en arrive à avoir des médecins, des Français très bien formés pour être médecins, qui exercent ailleurs, et à faire venir des… »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 18:52
Question 105Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Pour vous, c'est la question du retour nécessaire d'une forme d'autorité, y compris au sein de la famille, y compris au sein de l'école et dans la rue ?
Réponse directe
Oui, et en respectant, bien sûr, les principes de l'État de droit. C'est-à-dire qu'ensuite, le respect du contradictoire, l'égalité des chances devant la justice. La démocratie, c'est un trésor. Mais ça ne doit pas être l'impuissance publique.
« Oui, et en respectant, bien sûr, les principes de l'État de droit. C'est-à-dire qu'ensuite, le respect du contradictoire, l'égalité des chances devant la justice. La démocratie, c'est un trésor. Mais ça ne doit pas être l'impuissance publique. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 10:33
Question 106Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Est-ce que les maires, là-dessus, doivent sanctionner davantage les familles ?
Réponse directe
Oui, je demande par exemple un pouvoir d'expulsion des familles qui sont notablement connues, parce qu'on les connaît, pour pratiquer des trafics, des DHLM. Je ne comprends pas que la société aide financièrement des personnes qui nuisent de façon récurrente à la société. Il faut arrêter le masochisme et le niaiserie. Ce n'est pas l'extrémisme du tout, ça. C'est du bon sens. C'est plus possible.
« Oui, je demande par exemple un pouvoir d'expulsion des familles qui sont notablement connues, parce qu'on les connaît, pour pratiquer des trafics, des DHLM. Je ne comprends pas que la société aide financièrement des personnes qui nuisent de façon récurrente à la société. Il faut arrêter le masochisme et le niaiserie. Ce n'est pas l'extrémisme du tout, ça. C'est du bon sens. C'est plus possible. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 5:55
Question 107Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
Vous êtes le maire de Cannes et vous êtes le président de l'Association des maires de France. Vous êtes d'ailleurs ce matin à Paris, non seulement pour répondre à mes questions, mais aussi parce que vous étiez consulté par le Premier ministre sur les finances de l'État. Et on sent bien que vous allez être mis à contribution, ce qui ne vous plaît pas forcément. Vous allez y revenir dans un instant. Mais les maires, les maires qui sont aussi en première ligne de ces violences du quotidien, « Il n'y a plus aucun espace en France qui soit sûr », c'est ce que dit le ministre de la Justice. Est-ce que vous avez parlé avec l'élu de Goriaguet, cet élu municipal qui a été tabassé le week-end dernier ?
Réponse directe
Oui, bien sûr. J'ai échangé avec lui tout de suite. Quand j'ai appris les faits, j'ai réussi à avoir son téléphone pour lui apporter un soutien moral, évidemment. Elle lui apportait aussi un soutien logistique, s'il le souhaite. On a mis en place avec l'Association des maires de France une aide aux victimes et la possibilité aussi de se défendre. C'est quelqu'un, d'après les échanges que j'ai eus, qui est très déterminé. Et puis il a bien fait. On fait ça toute la journée. Soit intervenir sur quelqu'un qui jette des déchets dans la rue ou qui balance des encombrants. Moi, ça m'arrive régulièrement. ou sur les rodéos urbains. Ce n'est pas le premier qui se fait tabasser sur des rodéos urbain…
« Oui, bien sûr. J'ai échangé avec lui tout de suite. Quand j'ai appris les faits, j'ai réussi à avoir son téléphone pour lui apporter un soutien moral, évidemment. Elle lui apportait aussi un soutien logistique, s'il le souhaite. On a mis en place avec l'Association des maires de France une aide aux victimes et la possibilité aussi de se défendre. C'est quelqu'un, d'après les échanges que j'ai eus, qui est très déterminé. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 0:52
Question 108Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMF
– Mais à court terme, on fait quoi ?
Réponse directe
– Mais c'est ça, à court terme, on organise, on permet à la prescription de passer par les réseaux de pharmaciens, qui sont très présents encore localement, par les réseaux, on s'appuie aussi sur les premiers soins, sur les infirmiers de pratiques avancées, sur les kinés, et surtout, surtout, on ouvre les vannes de la formation des médecins. On en arrive à avoir des médecins, des Français très bien formés pour être médecins, qui exercent ailleurs, et à faire venir des…
« – Mais c'est ça, à court terme, on organise, on permet à la prescription de passer par les réseaux de pharmaciens, qui sont très présents encore localement, par les réseaux, on s'appuie aussi sur les premiers soins, sur les infirmiers de pratiques avancées, sur les kinés, et surtout, surtout, on ouvre les vannes de la formation des médecins. On en arrive à avoir des médecins, des Français très bien formés pour être médecins, qui exercent ailleurs, et à faire venir des… »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 18:52
Question 109David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
C'est souvent l'oublier de la campagne présidentielle, vous voulez qu'elle soit au milieu de la table ?
Réponse directe
Aujourd'hui, on a eu 11 ministres de la culture en 20 ans. La culture, on le sait bien, ne peut faire l'objet d'une politique publique ambitieuse que si elle est portée par le président de la République. On estime, Christophe Tardieu, que c'est un élément fondamental de l'égalité des chances, de la méritocratie et de la cohésion nationale. Donc, ça la passe, ça la commence par nos enfants. Moi, ce qui me motive, c'est que mes enfants, et j'espère futurs petits-enfants, vivent dans un pays apaisé, fier avec lui-même, mais sans être arrogant. Donc, oui, il faut revoir le périmètre du ministère de la culture. Faire un grand ministère culture, éducation, culture, et que les beaux-arts bénéficie…
« Aujourd'hui, on a eu 11 ministres de la culture en 20 ans. La culture, on le sait bien, ne peut faire l'objet d'une politique publique ambitieuse que si elle est portée par le président de la République. On estime, Christophe Tardieu, que c'est un élément fondamental de l'égalité des chances, de la méritocratie et de la cohésion nationale. Donc, ça la passe, ça la commence par nos enfants. Moi, ce qui me motive, c'est que mes enfants, et j'espère futurs petits-enfants, vivent dans un pays apaisé, fier avec lui-même, mais sans être arrogant. Donc, oui, il faut revoir le périmètre du ministère de la culture. Faire un grand ministère culture, éducation, culture, et que les beaux-arts bénéficient d'une direction spécifique, comme c'était le cas d'ailleurs il y a quelques années. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 9:28
Question 110David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Est-ce qu'il faut commander des Spoutniks, des vaccins russes, ou pas ?
Réponse directe
Il faut faire preuve de rationalité. Si le vaccin Spoutnik russe est efficace, ce qui semble être le cas, lorsqu'il aura été homologué par l'Agence européenne de médicaments, il faudra évidemment commander, comme d'autres vaccins, qui répondront aux critères sanitaires. On ne va pas changer d'approche parce que le vaccin serait d'origine russe, ou je ne sais quoi. D'ailleurs, ce qui est très frappant, c'est parce que cette crise, qu'est-ce qu'elle révèle ? Elle révèle un manque de sens pratique et d'organisation de l'exécutif. Elle révèle aussi un déclassement de la France, qui, moi, me pose problème et qui nécessite une reprise en main, parce que nous restons un grand pays qui a un énorme…
« Si le vaccin Spoutnik russe est efficace, ce qui semble être le cas, lorsqu'il aura été homologué par l'Agence européenne de médicaments, il faudra évidemment commander, comme d'autres vaccins, qui répondront aux critères sanitaires. On ne va pas changer d'approche parce que le vaccin serait d'origine russe, ou je ne sais quoi. D'ailleurs, ce qui est très frappant, c'est parce que cette crise, qu'est-ce qu'elle révèle ? Elle révèle un manque de sens pratique et d'organisation de l'exécutif. Elle révèle aussi un déclassement de la France, qui, moi, me pose problème et qui nécessite une reprise en main, parce que nous restons un grand pays qui a un énorme potentiel. Et elle révèle aussi... Regarde, au pays de... Enfin, on est la France, on est un grand pays, on est le pays de Descartes et de Pasteur. Regardez comme le sens critique et le sens rationnel a s'est affaibli pendant la crise. Regardez l'histoire d'AstraZeneca. La suspension, c'est-à-dire l'exécutif qui, le dimanche, nous dit qu'il faut faire confiance à ce vaccin. Vaccinez-vous avec M. Castex, le dimanche soir. Et le lundi, alors qu'il n'y a pas de nouveaux éléments sur les risques sanitaires. Le président qui le suspend pour le rétablir trois jours après, c'est manifestement de l'agitation de communication qui se fait au détriment de la raison critique. Deuxième élément, et donc ça, c'est Descartes qui souffre de Pasteur. On est le pays de Pasteur aussi, pas que de Descartes. Nous sommes le seul pays, des cinq pays du Conseil de sécurité des Nations Unies qui n'a pas inventé de vaccins. Alors qu'il y a encore dix ans, on était champions du monde des vaccins. Nous n'avons pas inventé de vaccins. Et regardez les difficultés même pour produire sur le sol français sous licence des vaccins. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 10:06
Question 111David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Parce qu'on a vu fleurir l'ISNAR 2022 depuis... En fait, vous faites parler de vous depuis une tribune que vous avez publiée dans le Figaro en novembre dernier sur la folie bureaucratique qui s'est emparée de la France au moment de la gestion du Covid. On voit fleurir du l'ISNAR 2022. Pourquoi pas vous ?
Réponse partielle
Alors, moi, je ne suis pas né avec cette tribune. C'est-à-dire que ça fait des années que j'écris, que je prends des positions. Mais là, il y a eu... Alors, 95% des Français ne savent pas qui je suis. Et je pense que beaucoup de vos auditeurs ne savent pas qui je suis. Mais il y a eu une sorte de petit emballement médiatique après cette tribune. Et donc, que j'utilise pour faire valoir mes convictions autour d'une société de la liberté. Il faut retrouver le sens de la liberté. On peut en parler longuement. Et de l'ordre.
« Alors, moi, je ne suis pas né avec cette tribune. C'est-à-dire que ça fait des années que j'écris, que je prends des positions. Mais là, il y a eu... Alors, 95% des Français ne savent pas qui je suis. Et je pense que beaucoup de vos auditeurs ne savent pas qui je suis. Mais il y a eu une sorte de petit emballement médiatique après cette tribune. Et donc, que j'utilise pour faire valoir mes convictions autour d'une société de la liberté. Il faut retrouver le sens de la liberté. On peut en parler longuement. Et de l'ordre. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 20:58
Question 112Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Parce que le pays est tonique, quand même. Avant de revenir sur les questions auxquelles vous êtes confrontés, vous défendez, je cite, un projet libéral, sécuritaire et éducatif, une grande primaire ouverte, mais qui irait de qui à qui ?
Réponse partielle
À condition que ces gens-là se réclament d'un principe de droite. Je ne suis pas sûr que Gabriel Attal, ça dépend des jours. Édouard Philippe, ce n'est plus le même depuis qu'il est populaire ministre. Mais ce que je veux dire, c'est que si on veut faire gagner la France, il va falloir s'attaquer à la racine des choses, c'est-à-dire à l'organisation de l'État, de la performance publique. Non, mais c'est juste... Vraiment, ça va être rapide. Donc, pour répondre à votre question, je ne vais pas l'esquiver du tout. Et pour cela, il faut qu'aujourd'hui, on ne peut pas aller au deuxième tour. Ce n'est pas compliqué, vu la force du RN, vu la force de l'extrême-gauche. Donc, il faut faire plus de…
« À condition que ces gens-là se réclament d'un principe de droite. Je ne suis pas sûr que Gabriel Attal, ça dépend des jours. Édouard Philippe, ce n'est plus le même depuis qu'il est populaire ministre. Mais ce que je veux dire, c'est que si on veut faire gagner la France, il va falloir s'attaquer à la racine des choses, c'est-à-dire à l'organisation de l'État, de la performance publique. Non, mais c'est juste... Vraiment, ça va être rapide. Donc, pour répondre à votre question, je ne vais pas l'esquiver du tout. Et pour cela, il faut qu'aujourd'hui, on ne peut pas aller au deuxième tour. Ce n'est pas compliqué, vu la force du RN, vu la force de l'extrême-gauche. Donc, il faut faire plus de 15% en premier tour. On ne peut plus payer le luxe des premiers tours qui départageaient un Balladur, un Chirac, un Giscard, un Bar, etc. Donc, il faut bien qu'à un moment donné, il y ait une cristallisation avec un projet qui ne soit pas un arrangement de notable. Donc, tous ceux qui se réclament de la droite, Dupont-Aignan aussi, ces gens-là qui font 3-4 points... Dupont-Aignan qui, lui, s'étaient associés au RN. Mais ces gens-là, aujourd'hui, ils sont autonomes. Ils vont à la présidentielle, ils font entre 3 points et 5 points. C'est-à-dire qu'ils empêchent d'aller au deuxième tour. Donc, il faut une compétition, il faut démasquer les... »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 13:16
Question 113Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Et justement, David Disnard, je le disais, vous réunissez à partir d'aujourd'hui 12 000 maires qui vont être réunis en congrès. C'est à 4 mois des élections municipales. Ce sera le 15 et le 22 mars prochains. Qu'est-ce qu'ils vous disent ?
Réponse directe
Oui, le maire c'est le mandat de la qualité de la vie et de la dynamique locale. J'ai vu ce sondage qui est intéressant, c'est-à-dire que les Français maintenant transposent vers les maires des sujets qui sont tous des sujets régaliens, ou des sujets de l'État, notamment la sécurité. Et donc, beaucoup de Français vont vers la dernière figure qui peut-être tient encore le coup sur le plan institutionnel, que sont les maires. Il ne s'agit pas de dire que tous les maires sont formidables, il y a des mauvais maires, il y a des maires mal gérées, comme il y a des entreprises, c'est la vie ça. Mais on voit bien que c'est encore un échelon qui fonctionne. Je dis souvent qu'on est les praticiens du…
« Oui, le maire c'est le mandat de la qualité de la vie et de la dynamique locale. J'ai vu ce sondage qui est intéressant, c'est-à-dire que les Français maintenant transposent vers les maires des sujets qui sont tous des sujets régaliens, ou des sujets de l'État, notamment la sécurité. Et donc, beaucoup de Français vont vers la dernière figure qui peut-être tient encore le coup sur le plan institutionnel, que sont les maires. Il ne s'agit pas de dire que tous les maires sont formidables, il y a des mauvais maires, il y a des maires mal gérées, comme il y a des entreprises, c'est la vie ça. Mais on voit bien que c'est encore un échelon qui fonctionne. Je dis souvent qu'on est les praticiens du quotidien et on a montré depuis 6 ans, crise Covid, inflation, accueil des réfugiés, etc., que nous étions des urgentistes de la République. Donc ces sujets-là, ils reviennent partout, dans les villages, dans les grandes villes, dans les villes de gauche, dans les villes de droite, dans les villes où il n'y a pas de positionnement politique. Et ils vont être évoqués dans ce congrès, où on va aussi poser les problématiques de l'intelligence artificielle. On va beaucoup travailler sur ces questions-là, comment on peut améliorer la gaine de productivité, comment on peut donner des solutions dans les petites communes. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 7:39
Question 114David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Oui, David Dissard, Edouard Philippe est en train de revenir sur la scène politique avec un livre. Vous espérez justement qu'il va compter demain, alors qu'il y a des candidatures à droite qui arrivent, comme celle de Xavier Bertrand, peut-être la vôtre ?
Réponse partielle
Je vais vous répondre, Edouard Philippe, mais moi, ce que j'espère, et vous l'avez compris, c'est mon état d'esprit, c'est qu'on arrive en France à affirmer une offre politique qui corresponde aux besoins du pays. Et cette offre politique, elle doit être très raisonnable, très rationnelle et un peu transgressive pour qu'on relibère la société pour créer de la richesse. On ne peut plus accepter le déclin économique relatif de notre pays. Sixième rang par habitant en richesse il y a 25 ans, aujourd'hui 23ème rang. on ne peut plus accepter le déclin éducatif. Regardez tous les classements. Et qui pour porter ça ? Ce n'est pas une façon de bien. C'est-à-dire que, moi j'ai un certain âge mainten…
« Je vais vous répondre, Edouard Philippe, mais moi, ce que j'espère, et vous l'avez compris, c'est mon état d'esprit, c'est qu'on arrive en France à affirmer une offre politique qui corresponde aux besoins du pays. Et cette offre politique, elle doit être très raisonnable, très rationnelle et un peu transgressive pour qu'on relibère la société pour créer de la richesse. On ne peut plus accepter le déclin économique relatif de notre pays. Sixième rang par habitant en richesse il y a 25 ans, aujourd'hui 23ème rang. on ne peut plus accepter le déclin éducatif. Regardez tous les classements. Et qui pour porter ça ? Ce n'est pas une façon de bien. C'est-à-dire que, moi j'ai un certain âge maintenant, une certaine expérience, je sais que j'essaierai de faire valoir des convictions et un contenu programmatique précis, pointu, pour le... Vous pourriez être candidat ? Non, mais vous pourriez être candidat, vous pourriez être candidat. Non, mais attendez, vous avez une expérience. À chaque fois, on pose cette question, comme si... Aujourd'hui, le temps est à la conception de vraies matrices programmatiques. Parce que beaucoup de Français ne croient plus à la capacité des élus, même de bonne foi, même bosseurs, même honnêtes, d'exécuter les choses. Regardez l'impuissance face à l'immigration. C'est plus acceptable. L'impuissance face à l'insécurité. L'impuissance face au déclin éducatif. L'impuissance face au déclin industriel. Et c'est sur cela que je travaille. Comment, aujourd'hui, on fait en sorte de recapitaliser l'économie française par des fonds de pension, une retraite par capitalisation ? Comment on fait en sorte de retrouver les fondements de notre éducation pour que tous nos gamins, qu'ils soient de milieux riches ou pauvres, immigrés ou pas, puissent avoir un espoir français ? Nous devons créer une espérance française, éducative, industrielle, économique. Donc, la voix d'Edouard Philippe se fera entendre là-dedans. Mais moi, je fais entendre... Oui, c'est vrai. Je fais entendre ma voix. La voix d'Xavier Bertrand, la voix de Bruno Retailleau, la voix de toutes ces personnes qui sont de grande qualité. Mais je fais entendre ma voix. Et ce qui m'intéresse, avec des salariés, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des retraités, des étudiants, c'est de proposer, des maires, beaucoup de maires formidables en France, de proposer une dynamique programmatique pointue, précise. Un agenda de gouvernement, comme l'Allemagne a su le faire avec Schroder, comme l'Angleterre l'avait fait avec David Cameron ou Margaret Thatcher, comme la Suède l'a fait, comme le Canada. Il n'y a pas de fatalité au déclin français. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 13:20Voir 2 autres passages
« Oui, je pense. Écoutez, je le vois, il y a beaucoup de formidables enseignants, mais dans le contenu éducatif, c'est dans une interview de Causeur que j'avais répondu cela, je vois un certain nombre de prêchis-prêchats. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 15:36
« Je trouve qu'ils prennent beaucoup de place dans l'enseignement, beaucoup d'heures de cours, alors qu'on a besoin d'apprendre le français, les mathématiques, la raison critique, la philosophie, qui devrait être la matière fondamentale, et d'endoctrinement sur l'intersectionnel, sur le transgenre, etc. Donc moi, je pense qu'on devrait apprendre la tolérance à nos enfants et la raison critique, et leur dire chacun vit comme il le veut tant qu'il ne nuit pas aux autres, mais de ne pas en faire un objet militant, de même sur l'environnement, je crois à l'écomodernisme. »
Question 115David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Ça veut dire que l'enseignement est à la dérive pour l'instant ?
Réponse directe
Oui, je pense que depuis 40 ans, de façon idéologique, il y a une idéologie déconstructionniste, on ne va pas trop complexifier les choses, mais qui aujourd'hui s'est faite au détriment de l'enseignement, et on doit mieux valoriser, mieux rémunérer les professeurs, avoir moins d'enseignants, mieux rémunérer, plus d'heures de cours, bien formés, bien accompagnés, soutenus quand ils affrontent le séparatif, le communautarisme, etc. Ce qui n'est toujours pas le cas, et sortir de cette idéologie de prêchis-prêchats, de bouillis, déconstructionnistes, qui fait qu'on a honte de notre histoire, on n'enseigne plus une grande culture française, et on n'est pas bon sur les fondamentaux, en tout cas o…
« Oui, je pense que depuis 40 ans, de façon idéologique, il y a une idéologie déconstructionniste, on ne va pas trop complexifier les choses, mais qui aujourd'hui s'est faite au détriment de l'enseignement, et on doit mieux valoriser, mieux rémunérer les professeurs, avoir moins d'enseignants, mieux rémunérer, plus d'heures de cours, bien formés, bien accompagnés, soutenus quand ils affrontent le séparatif, le communautarisme, etc. Ce qui n'est toujours pas le cas, et sortir de cette idéologie de prêchis-prêchats, de bouillis, déconstructionnistes, qui fait qu'on a honte de notre histoire, on n'enseigne plus une grande culture française, et on n'est pas bon sur les fondamentaux, en tout cas on décline, ça devrait faire à chaque fois l'objet d'un grand débat national quand on voit sortir les classements PISA et autres qui montrent le déclin relatif de la France. L'essentiel, c'est nos enfants, c'est de préparer une société plus paisible, plus prospère, mieux dans sa peau pour nos gamins, nos enfants, et j'espère nos futurs petits-enfants. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 16:16
Question 116Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Les différents sondages disent que les questions majeures pour les prochaines municipales, c'est la sécurité, c'est la question de la santé, c'est la question aussi de la mobilité. C'est ça aujourd'hui, vos priorités ?
Réponse partielle
Oui, le maire c'est le mandat de la qualité de la vie et de la dynamique locale. J'ai vu ce sondage qui est intéressant, c'est-à-dire que les Français maintenant transposent vers les maires des sujets qui sont tous des sujets régaliens, ou des sujets de l'État, notamment la sécurité. Et donc, beaucoup de Français vont vers la dernière figure qui peut-être tient encore le coup sur le plan institutionnel, que sont les maires. Il ne s'agit pas de dire que tous les maires sont formidables, il y a des mauvais maires, il y a des maires mal gérées, comme il y a des entreprises, c'est la vie ça. Mais on voit bien que c'est encore un échelon qui fonctionne. Je dis souvent qu'on est les praticiens du…
« Oui, le maire c'est le mandat de la qualité de la vie et de la dynamique locale. J'ai vu ce sondage qui est intéressant, c'est-à-dire que les Français maintenant transposent vers les maires des sujets qui sont tous des sujets régaliens, ou des sujets de l'État, notamment la sécurité. Et donc, beaucoup de Français vont vers la dernière figure qui peut-être tient encore le coup sur le plan institutionnel, que sont les maires. Il ne s'agit pas de dire que tous les maires sont formidables, il y a des mauvais maires, il y a des maires mal gérées, comme il y a des entreprises, c'est la vie ça. Mais on voit bien que c'est encore un échelon qui fonctionne. Je dis souvent qu'on est les praticiens du quotidien et on a montré depuis 6 ans, crise Covid, inflation, accueil des réfugiés, etc., que nous étions des urgentistes de la République. Donc ces sujets-là, ils reviennent partout, dans les villages, dans les grandes villes, dans les villes de gauche, dans les villes de droite, dans les villes où il n'y a pas de positionnement politique. Et ils vont être évoqués dans ce congrès, où on va aussi poser les problématiques de l'intelligence artificielle. On va beaucoup travailler sur ces questions-là, comment on peut améliorer la gaine de productivité, comment on peut donner des solutions dans les petites communes. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 7:39
Question 117Entretien avec David LISNARD
Et parce que je lis beaucoup, j'entends beaucoup parler de vous, et il me semble que mon interrogation est légitime. Beaucoup parlent à votre place, disent qu'il y a l'évidence, maintenant, dans le camp de la droite globalement entendue, et ce sont les autres qui vous prédisent un grand destin. Est-ce qu'on résiste à cela ?
Réponse à côté
Ça va aussi vous renvoyer à des questions. Est-ce qu'il faut chercher... Enfin, d'abord, je ne suis pas sûr qu'on me prédise tant que ça. Je pense que vous exagérez un peu ce que d'aucuns me prédisent. Ensuite, j'ai du mal à... ce n'est ni de l'envie ni de la résistance. C'est quelque chose qui arrive. Tout d'un coup, vous êtes un peu plus connu. Je pense que l'immense majorité de ceux qui nous entendent ne me connaissent pas non plus. Donc, vous voyez, ça relativise beaucoup tout cela. Après, les ressorts intimes, j'ai du mal à parler des ressorts intimes, mais il faut se sentir prêt quand même. Il faut bosser. Vous voyez, ce que je veux dire, c'est qu'il ne suffit pas... Souvent, j'ai ten…
« Ça va aussi vous renvoyer à des questions. »
youtube.com · Entretien avec David LISNARDVérifier à 26:54Voir 2 autres passages
« Est-ce qu'il faut chercher... Enfin, d'abord, je ne suis pas sûr qu'on me prédise tant que ça. Je pense que vous exagérez un peu ce que d'aucuns me prédisent. »
« j'ai du mal à... ce n'est ni de l'envie ni de la résistance. C'est quelque chose qui arrive. Tout d'un coup, vous êtes un peu plus connu. Je pense que l'immense majorité de ceux qui nous entendent ne me connaissent pas non plus. Donc, vous voyez, ça relativise beaucoup tout cela. »
Question 118Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Donc c'est la droite ?
Réponse à côté
Oui, il faut arrêter les hypocrisées. C'est de la fiction. Moi, je veux faire gagner un progénie. Je ne les crois pas. Vous vous rendez compte que je ne transige pas, y compris au sein de LR, parce que je les trouve trop étatistes, trop interventionnistes. Donc ce n'est pas pour aller me fourvoyer avec des macronistes, le RN, la gauche, que je trouve super étatiste. Mais c'est plus que ça, c'est la vision de l'État. C'est une question, une vision de l'homme. C'est-à-dire que moi, je souhaite que chacun soit... Oui, moi, je pense qu'il y a une majorité de libéraux en France qui ne le savent pas. C'est-à-dire qu'ils veulent simplement qu'on récompense l'effort, qu'on récompense le mérite, que…
« Oui, il faut arrêter les hypocrisées. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 15:18Voir 2 autres passages
« C'est de la fiction. Moi, je veux faire gagner un progénie. Je ne les crois pas. Vous vous rendez compte que je ne transige pas, y compris au sein de LR, parce que je les trouve trop étatistes, trop interventionnistes. Donc ce n'est pas pour aller me fourvoyer avec des macronistes, le RN, la gauche, que je trouve super étatiste. »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 15:23
« Mais c'est plus que ça, c'est la vision de l'État. C'est une question, une vision de l'homme. C'est-à-dire que moi, je souhaite que chacun soit... »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Question 119Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Est-ce que ça va de Zemmour-Cnaffot, en gros, à Édouard Philippe-Gabriel Attal ?
Réponse directe
À condition que ces gens-là se réclament d'un principe de droite. Je ne suis pas sûr que Gabriel Attal, ça dépend des jours. Édouard Philippe, ce n'est plus le même depuis qu'il est populaire ministre. Mais ce que je veux dire, c'est que si on veut faire gagner la France, il va falloir s'attaquer à la racine des choses, c'est-à-dire à l'organisation de l'État, de la performance publique. Non, mais c'est juste... Vraiment, ça va être rapide. Donc, pour répondre à votre question, je ne vais pas l'esquiver du tout. Et pour cela, il faut qu'aujourd'hui, on ne peut pas aller au deuxième tour. Ce n'est pas compliqué, vu la force du RN, vu la force de l'extrême-gauche. Donc, il faut faire plus de…
« À condition que ces gens-là se réclament d'un principe de droite. Je ne suis pas sûr que Gabriel Attal, ça dépend des jours. Édouard Philippe, ce n'est plus le même depuis qu'il est populaire ministre. Mais ce que je veux dire, c'est que si on veut faire gagner la France, il va falloir s'attaquer à la racine des choses, c'est-à-dire à l'organisation de l'État, de la performance publique. Non, mais c'est juste... Vraiment, ça va être rapide. Donc, pour répondre à votre question, je ne vais pas l'esquiver du tout. Et pour cela, il faut qu'aujourd'hui, on ne peut pas aller au deuxième tour. Ce n'est pas compliqué, vu la force du RN, vu la force de l'extrême-gauche. Donc, il faut faire plus de 15% en premier tour. On ne peut plus payer le luxe des premiers tours qui départageaient un Balladur, un Chirac, un Giscard, un Bar, etc. Donc, il faut bien qu'à un moment donné, il y ait une cristallisation avec un projet qui ne soit pas un arrangement de notable. Donc, tous ceux qui se réclament de la droite, Dupont-Aignan aussi, ces gens-là qui font 3-4 points... Dupont-Aignan qui, lui, s'étaient associés au RN. Mais ces gens-là, aujourd'hui, ils sont autonomes. Ils vont à la présidentielle, ils font entre 3 points et 5 points. C'est-à-dire qu'ils empêchent d'aller au deuxième tour. Donc, il faut une compétition, il faut démasquer les... »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 13:16
Question 120David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
Est-ce que l'éducation des enfants au plus jeune âge, plutôt que de leur dire « attention, vous allez tomber », c'est plutôt de parler de réussite, même si on tombe ?
Réponse directe
Tout dépend de ce qu'on appelle réussite, déjà. La réussite d'une vie, ce n'est pas forcément matériel. C'est d'être bien avec soi-même, c'est d'être bien avec les autres, d'être bien avec les gens que l'on aime. Ça, c'est la base de la réussite d'une vie. Ensuite, il y a la réussite matérielle, où là, votre question, je pense, pose plutôt là-dessus. Donc le matériel, c'est d'avoir un projet de vie qui fait qu'on a l'impression de faire quelque chose d'utile. Quand on parle avec les jeunes, ils ont envie de réussir. Moi, je pense que ça n'a pas du tout décliné. En revanche, dans l'éducation nationale, parfois dans la doxa étatique et étatiste, il y a une espèce de conformisme, de niaiserie…
« Tout dépend de ce qu'on appelle réussite, déjà. La réussite d'une vie, ce n'est pas forcément matériel. C'est d'être bien avec soi-même, c'est d'être bien avec les autres, d'être bien avec les gens que l'on aime. Ça, c'est la base de la réussite d'une vie. Ensuite, il y a la réussite matérielle, où là, votre question, je pense, pose plutôt là-dessus. Donc le matériel, c'est d'avoir un projet de vie qui fait qu'on a l'impression de faire quelque chose d'utile. Quand on parle avec les jeunes, ils ont envie de réussir. Moi, je pense que ça n'a pas du tout décliné. En revanche, dans l'éducation nationale, parfois dans la doxa étatique et étatiste, il y a une espèce de conformisme, de niaiserie égalitariste qui pose problème. Oui, bien sûr. Ce qui est beau dans la vie, c'est la différence. Et de voir des domaines d'excellence avec des formes d'intelligence très différentes. Il y a des intelligences inductives qui partent de la matière et vont vers le concept. Il y a des intelligences déductives qui partent de l'idée et qui vont vers la matière. Toutes ces intelligences sont à leur place. La clé, je pense, de l'instruction publique, c'est de donner confiance aux gamins et de dire que chacun peut avoir sa place s'il bosse et il trouve sa voie. C'est l'intérêt collectif et c'est l'émancipation individuelle qui se rejoigne. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 5:31
Question 121David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Est-ce que ça n'est pas la fausse bonne idée absolue ?
Réponse directe
Alors, d'une part, il ne faut pas laisser le récit national à la politique politicienne. La Commune de Paris, comme Napoléon, font partie du grand récit national. Évidemment. Avec des apports et aussi des fausses à analyser en se méfiant de l'anachronisme. Le deuxième élément, le musée, on peut mettre un autre terme si vous voulez, mais le musée, ce n'est pas forcément une chose de figé. Ça ne fossilise pas. Est-ce qu'on fossilise l'art ? C'est un grand débat, d'ailleurs. C'est tout le débat des déconstructionnistes. C'est ce qui flingue le pays depuis 40 ans. C'est-à-dire, c'est l'héritage de Foucault, de Derrida, du mauvais Sartre, ce qui lui est arrivé assez souvent, et donc qui consista…
« Alors, d'une part, il ne faut pas laisser le récit national à la politique politicienne. La Commune de Paris, comme Napoléon, font partie du grand récit national. Évidemment. Avec des apports et aussi des fausses à analyser en se méfiant de l'anachronisme. Le deuxième élément, le musée, on peut mettre un autre terme si vous voulez, mais le musée, ce n'est pas forcément une chose de figé. Ça ne fossilise pas. Est-ce qu'on fossilise l'art ? C'est un grand débat, d'ailleurs. C'est tout le débat des déconstructionnistes. C'est ce qui flingue le pays depuis 40 ans. C'est-à-dire, c'est l'héritage de Foucault, de Derrida, du mauvais Sartre, ce qui lui est arrivé assez souvent, et donc qui consistait déjà à vouloir déboulonner les musées. Mais enfin, aujourd'hui, l'émotion suscitée par la rencontre avec une grande œuvre de l'esprit, l'apprentissage et la connaissance de cette œuvre est fondamentale. Notre société a des forces centrifuges inouïes. Le rôle du politique, c'est de protéger le groupe face à ce qu'il menace et de le projeter de façon positive, constructive. Donc un musée qui renforcerait la connaissance de l'histoire de France, qui renforcerait et qui ferait de chacun d'entre nous, quelle que soit notre origine, un dépositaire de cette histoire, qui permettrait d'avoir une analyse critique, sans se méfier de l'anachronisme sur ce qui a fait la gloire d'une grande nation qu'est la France, et ce qui pose problème aussi dans notre histoire. A mon avis, c'est important. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 4:45
Question 122David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021
Mais est-ce que vous dites, ce discours que vous portez ce matin, c'est un discours qui a vraiment été porté par Emmanuel Macron au moment de la campagne ?
Réponse directe
Je ne l'ai pas retrouvé chez Emmanuel Macron, pour une raison toute simple, c'est qu'il a nié même l'existence d'une culture française. Emmanuel Macron a dit, il n'y a pas de culture française, il y a une culture en France. Ce qui est pour moi l'archétype, d'abord du malentendu, et du relativisme. Ce qui fait beaucoup de mal, depuis 40 ans, mais dans tous les domaines. C'est cette espèce de... Alors, il faut un peu de relativisme dans la vie pour apprendre à comprendre les autres, etc. Mais la relativité, quand elle devient relativisme, à force de dire que tout se vaut, rien ne vaut. Et on tombe sur du nihilisme. Donc, évidemment, il y a une culture française qui est enracinée, qui est nour…
« Je ne l'ai pas retrouvé chez Emmanuel Macron, pour une raison toute simple, c'est qu'il a nié même l'existence d'une culture française. Emmanuel Macron a dit, il n'y a pas de culture française, il y a une culture en France. Ce qui est pour moi l'archétype, d'abord du malentendu, et du relativisme. Ce qui fait beaucoup de mal, depuis 40 ans, mais dans tous les domaines. C'est cette espèce de... Alors, il faut un peu de relativisme dans la vie pour apprendre à comprendre les autres, etc. Mais la relativité, quand elle devient relativisme, à force de dire que tout se vaut, rien ne vaut. Et on tombe sur du nihilisme. Donc, évidemment, il y a une culture française qui est enracinée, qui est nourrie de plein d'apports, et qui est universelle. Chaque culture est à la fois enracinée et universelle. C'est ce qui est grand et beau dans la culture. »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 10:12
Question 123David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's Who
Qu'est-ce qu'on peut vous souhaiter pour 2025 ?
Réponse directe
Vous savez, ce qu'on peut souhaiter, c'est très intime. Moi, le plus important, c'est la santé de mes gosses. Mais de pouvoir faire entendre une parole, quand je parle de retraite par capitalisation, lorsque je parle de suppression du principe de précaution, quand je parle d'économie écologique de marché, quand je parle de suppression de la sectorisation scolaire, de ne pas être balayé envers de main, qu'on se dise « Eh tiens, peut-être qu'il n'a pas tort, peut-être qu'il a raison de ce que je fais avec les autres. » Ouais, débattons, dialoguons et confrontons les idées. Je pense qu'on est à un de ces moments de l'histoire. Il y a des temps longs. Il y a eu la renaissance. L'IA générative,…
« Vous savez, ce qu'on peut souhaiter, c'est très intime. Moi, le plus important, c'est la santé de mes gosses. Mais de pouvoir faire entendre une parole, quand je parle de retraite par capitalisation, lorsque je parle de suppression du principe de précaution, quand je parle d'économie écologique de marché, quand je parle de suppression de la sectorisation scolaire, de ne pas être balayé envers de main, qu'on se dise « Eh tiens, peut-être qu'il n'a pas tort, peut-être qu'il a raison de ce que je fais avec les autres. » Ouais, débattons, dialoguons et confrontons les idées. Je pense qu'on est à un de ces moments de l'histoire. Il y a des temps longs. Il y a eu la renaissance. L'IA générative, on le voit bien, la compétition entre les États-Unis et la Chine va tout bouleverser dans nos vies. C'est une révolution anthropologique. Et je pense qu'on est aussi dans un cycle plus court. Il y a eu 58. On est dans un de ces temps-là. Il y avait eu 1848 et qu'il y a eu une révolution. 58, il y avait De Gaulle. Il n'y a plus De Gaulle aujourd'hui. En 58, il fallait en finir avec l'origine des partis. Aujourd'hui, il faut virer la caste des technos et des politiciens qui ne sont plus adaptés. À qui je ne confierais pas un magasin, une entreprise, etc. Donc, je ne leur confie pas le pays. À un moment donné, tu dis la démocratie, c'est aussi d'essayer de prendre le pouvoir pour faire changer ça. Et c'est ce que je fais. »
youtube.com · David Lisnard (Président des maires de France) | Le Grand Entretien | Who's WhoVérifier à 11:35
Question 124David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégral
Oui, alors David Listard, mais ça, ça vient d'où ?
Réponse directe
Ça vient de l'exécutif. On est dans le système de la Ve République. Castex et Macron, notamment. C'est le président de la République. Et le ministre de la Santé. Ensuite, c'est le président de la République qui décide et qui arbitre. La preuve, c'est que la décision est prise en Conseil de défense. Qu'au début de la maladie, il y a un peu plus d'un an, on a eu ce type de modus operandi, je trouve que c'était pertinent. La maladie était nouvelle, on ne connaissait pas bien, on ne connaissait pas la létalité, il fallait aller très vite. Mais que depuis, on n'ait pas été capable de passer à une approche beaucoup plus agile, beaucoup plus transparente, beaucoup plus sereine. Aujourd'hui, tout r…
« Ça vient de l'exécutif. On est dans le système de la Ve République. Castex et Macron, notamment. C'est le président de la République. Et le ministre de la Santé. Ensuite, c'est le président de la République qui décide et qui arbitre. La preuve, c'est que la décision est prise en Conseil de défense. Qu'au début de la maladie, il y a un peu plus d'un an, on a eu ce type de modus operandi, je trouve que c'était pertinent. La maladie était nouvelle, on ne connaissait pas bien, on ne connaissait pas la létalité, il fallait aller très vite. Mais que depuis, on n'ait pas été capable de passer à une approche beaucoup plus agile, beaucoup plus transparente, beaucoup plus sereine. Aujourd'hui, tout repose, mais par sa faute, sur les épaules du président qui, comme il n'arrive pas à extérioriser en objectivant les données épidémiques et en mettant en face des scénarii réglementaires et sanitaires, se crée une tension permanente. Et en tant qu'habitant, en tant que professionnel, en tant que citoyen, on est nous-mêmes dans cette hyper-excitation. Et ça, ce n'est pas bon. C'est-à-dire qu'on a une incertitude et on a un risque. Le risque, aujourd'hui, on le maîtrise beaucoup plus. On le connaît mieux, on évalue les variantes, etc. Et il y a des incertitudes. Et la bonne gestion, c'est vrai en entreprise. Je l'ai vu en entreprise, c'est vrai dans une collectivité, c'est vrai pour le pays. C'est d'apporter de la stabilité face à l'incertitude et d'anticiper avec 4-5 scénarii. Moi, j'avais proposé il y a un an, d'ailleurs peut-être sur cette antenne, que l'on fasse vigie Covid, comme il y a vigie pirate avec scénario des couleurs, mais qu'on sache avant quels sont les indicateurs épidémiologiques et de la maladie, et sanitaires, et hospitaliers, qui vont conditionner les comportements à adopter. Et pour le coup, on serait bien plus responsables. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 2:55Voir 1 autre passage
« Mais c'est ce que prouve ce feuilleton quotidien et au moins hebdomadaire d'excitation entre des off, un ministre dit telle chose sur le président, on va peut-être faire ci, faire ça, un épidémiologique dit le contraire, un médecin le contraire. Donc on laisse une agitation et on voit bien qu'on a de l'agitation et de l'incertitude supplémentaires, là où on devrait avoir des scénarii, comme d'autres pays arrivent. C'est-à-dire qu'il faut bien faire les comparaisons. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 4:39
Question 125Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralité
Vous êtes le maire de Cannes, président de l'association des maires de France. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin à quelques heures de l'ouverture du salon des maires, le grand salon des maires, et surtout à trois mois des municipales. De nombreuses questions et difficultés auxquelles les maires sont confrontées. Laissez faire les maires, c'est votre cri du cœur. Vous voulez moins de normes, plus d'autonomie, notamment financière. On va y revenir. Mais d'abord, cette question qui concerne désormais tous les territoires, et donc tous les maires de France, la question du narcotrafic. Des étapes, des terribles étapes ont encore été franchies ces derniers temps. Un jeune de 12 ans entre la vie et la mort, le frère d'un militant antidrogue de Marseille qui a été pris pour cible, et cette réunion, dans une heure et demie maintenant à l'Elysée, énième réunion, j'allais dire, pour tenter de lutter contre le narcotrafic. C'est une question à laquelle vous êtes constamment confrontés, les maires, sur le terrain. Qu'est-ce que vous attendez de réunions comme celles-là ?
Réponse partielle
D'abord, merci beaucoup de votre invitation et de cet intérêt pour ce plus grand rendez-vous mondial d'élus. C'est la France, le pays réel qui va être concentré porte de Versailles. Le narcotrafic, c'est pour ça qu'il faut souvent écouter ce que l'on dit dans le Congrès plutôt que les relations avec le président, etc. Nous avions alerté depuis des années. Je me souviens très bien avoir dit que, dans un passage dans l'Allier, j'avais remarqué que des villages que j'ai connus quand j'étais petit devenaient... il y avait des points de deal en pleine ruralité. L'année dernière, nous avons organisé, quand on voyait que ça ne bougeait pas, une grosse table ronde au Congrès des maires sur le narco…
« D'abord, merci beaucoup de votre invitation et de cet intérêt pour ce plus grand rendez-vous mondial d'élus. C'est la France, le pays réel qui va être concentré porte de Versailles. Le narcotrafic, c'est pour ça qu'il faut souvent écouter ce que l'on dit dans le Congrès plutôt que les relations avec le président, etc. Nous avions alerté depuis des années. Je me souviens très bien avoir dit que, dans un passage dans l'Allier, j'avais remarqué que des villages que j'ai connus quand j'étais petit devenaient... il y avait des points de deal en pleine ruralité. L'année dernière, nous avons organisé, quand on voyait que ça ne bougeait pas, une grosse table ronde au Congrès des maires sur le narcotrafic. étaient venus, notamment les deux sénateurs qui avaient co-rédigé cet excellent rapport. Et il en a résulté la loi, qui est une bonne loi. Et parce que cette réalité-là, nous la vivons, et dans les grandes villes, dans les villes moyennes, mais aussi dans les villages. Ce qu'il faut maintenant, comme toujours en France, au-delà des séquences de com', au-delà des affichages... »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 1:03Voir 1 autre passage
« Mais réunions d'urgence, le président public, c'est pas lui qui... C'est la police qui agit, c'est la gendarmerie, c'est la justice, éventuellement le gouvernement, mais en France, c'est très bien qu'on est dans un contexte où il n'y a pas de majorité, etc. Donc tout ça, c'est de la séquence. Ce qu'il faut maintenant, c'est de l'exécution des choses. Hier, le sénateur Étienne Blanc, qui est un des deux co-auteurs du rapport, intervenait sur la réunion que nous organisons sur les Outre-mer, qui sont souvent une porte d'entrée des stupéfiants, même s'il y a de plus en plus de production locale, mais pour les drogues de synthèse, pour la cocaïne, etc. Et donner ces chiffres terrifiants. Le trafic de drogue, c'est au moins 7 milliards de chiffres d'affaires. On pense même que c'est plus le budget de la justice, c'est-à-dire avec les pénitenciers, les prisons et tout, c'est 10 milliards. Il faut juste mettre ça à l'échelle, alors que la justice, c'est le cœur de l'État. Deuxièmement, il y a 250 000 personnes, au moins, qui vivent du trafic de drogue. Et souvent, ce sont des familles, parce qu'on dit, il faut attention à la responsabilité des familles, etc. Toutes les forces de l'ordre en France, gendarmerie, police, c'est moins, c'est 220 000 personnes. Et on voit ces méthodes de violence extrême, d'entrisme aussi, qui gangrènent le pays, et qui, aujourd'hui, sont un phénomène qui nous renvoie... »
youtube.com · Congrès des maires, sécurité, budget...L'interview de David Lisnard (LR) en intégralitéVérifier à 2:01
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45
« est incapable de porter la candidature de votre famille politique ? Je ne veux pas dire du mal pour dire du mal, mais si j'avais pensé que ça pouvait porter un espoir. Oui, parce qu'il y a trop d'ambiguïté, il y a eu trop de contradictions. Le fait d'accepter de revenir sur la réformette des retraites, le fait de dire le budget est un budget socialiste, insupportable, mais de tout faire pour qu'il passe. Le fait de voter la confiance à François Bayrou, c'était d'une... Enfin, je l'ai dit à l'époque, ce n'est pas une lucidité rétrospective. Donc tout cela, moi, je n'en pouvais plus. Et j'ai envie enfin de porter une voix qui soit en rupture avec ce qu'on retrouve dans tous les partis de LFI, ORN en passant par LR, la Macronie, etc. C'est-à-dire cet étatisme infantilisant qui consiste à mépriser les individus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités18 nov. 2025 au 27 mai 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'il dit. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Dessart ? Vous savez, plein d'immigrés sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous dire, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce et puis on va continuer. Plus on nous annonce ce genre de choses, plus il y a d'immigrés légaux et illégaux. Donc, il faut évidemment élargir l'article 11 de la Constitution. Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux, faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 9:38Voir 2 autres passages
« Mais on n'a rien expérimenté. À chaque fois qu'on nous a annoncé un choc de simplification, moi je l'ai vu comme commerçant, je le vois comme maire, à chaque fois c'est plus compliqué à la fin, parce que vous demandez à des bureaucrates de débureaucratiser, donc ils ne peuvent pas, c'est comme si vous demandez au dealer de lutter contre le trafic de drogue, ce n'est pas possible. Donc on n'a jamais fait, ce n'est pas vrai. À chaque fois on ajoute, alors on vous fait le mythe du guichet unique, qui est en fait un guichet qui regroupe tous les autres guichets. Moi j'ai proposé hier un plan, le premier jour déjà, un méga décret qui supprime 300 textes inutiles. Le fait que... La tronçonneuse, donc vous sentez la tronçonneuse de Ravier Mellet. Le broyeur. Le broyeur. Le broyeur. Le deuxième élément, il faut absolument qu'on rende la vie tellement compliquée à l'administration qu'elle nous rende la vie simple. Et l'administration, on a une belle fonction publique en France. Moi j'ai tous les témoignages et les propositions, elles me viennent souvent de fonctionnaires, d'ailleurs qui n'en peuvent plus. Donc à titre d'exemple, on va créer un droit de saisine de tout ce qui nous paraît absurde. Vous voyez, lorsque vous n'arrivez pas à remplir votre serfa en ligne, que vous remplissez dix fois l'identifiant et que ça ne marche pas, etc. Quand on vous demande quinze fois la même procédure, le droit de l'urbanisme. Moi je suis maire, nous sommes les dépositaires d'un droit absurde qui est fort avec les faibles et fait avec les fortes. Donc ça veut dire quoi, concrètement ? Ça veut dire que sous l'autorité du président de la République ou du Premier ministre, toutes les remontées du terrain, toutes les absurdités remonteront que c'est l'administration qui devra se justifier. Et que si la règle n'est pas utile, on la supprimera. Ça veut dire qu'on va interdire dans la surtransposition en droit français des directives européennes. On arrête d'être les plus débiles de l'Union européenne et de se mettre des boulets de compétitivité en permanence. Tout ce plan a été détaillé. Il sera en ligne dans les prochaines heures. On va sortir non seulement le livre noir de la bureaucratie, mais un plan de proposition concrète pour redonner de l'espoir aux entrepreneurs, aux salariés, aux Français, toute la journée qui n'en peuvent plus parce que cette bureaucratie, je termine. D'accord. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités7 mai 2025 au 27 mai 2026 · 20 observations20 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Surtout pas, parce que localement, on est bourré d'initiatives. On est en train de faire, dans ma commune, la plus grande centrale d'énergie marine enterrée. Il y en a une autre qui va se faire à Marseille. Je vois plein de communes, les initiatives. Laissez libérer les choses, laissez les faire. Mais en revanche, il faut bien trancher. Quand vous avez un plein, moi je l'ai fait à 2,10 euros, pour beaucoup de Français, c'est insoutenable. Donc, s'il y a une mesure immédiate à prendre, outre des mesures individuelles à certaines professions, dont les pêcheurs, qui sont très impactées, c'est évidemment une mesure provisoire de suspension de ce qui est secondaire sur le plan environnemental. Parce qu'il faut comprendre que, si on veut décarboner, lutter contre la part humaine du réchauffement climatique, c'est l'énergie qui compte. C'est la production d'une énergie, on en revient à l'électrification. L'isolation, c'est sympa, mais c'est beaucoup moins important. Toutes les études l'ont montré, ça a beaucoup moins d'impact. Donc, diriger, c'est trancher. Et moi, c'est ce que l'on fait dans une entreprise, c'est ce que je fais dans une mairie, c'est ce qu'il faut faire au niveau de l'État. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 5:28Voir 2 autres passages
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ce qui passe par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil, la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi, je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après, c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi, je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sur la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
personal attack8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, alors, après, il a dit que son propos a été tronqué, mais les extraits sont véridiques. Mais c'est simple, il voit des fascistes partout, il cite partout les fascistes, mais il ne voit pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon. Il ne voit pas le premier du néo-fascisme qui est cette LFI qui veut faire tirer tout le monde, qui veut tyranniser tout le monde, qui veut imposer cette alliance du wokisme et de l'islamisme et qui est aujourd'hui profondément anti-républicaine, anti-démocratique. Moi, qu'importe la couleur de peau des gens, qu'importe leur croyesse, je suis profondément républicain. Et c'est pour ça que l'éducation est fondamentale et qu'il faut une cohérence civilisationnelle. Parce que chacun doit pouvoir embrasser les valeurs de la France à condition d'en respecter les devoirs. Mais ces gens-là, ils ne sont pas républicains puisqu'ils voient un blanc, ils le voient tout vieux, tout moche. Ils dénigrent sans cesse la France. Il y a une espèce d'auto-flagellation permanente. Et c'est anti-républicain. Et moi, je le vois, beaucoup de gens de gauche rejoignent Nouvelle Énergie parce qu'on défend la culture, l'instruction, alors qu'on a un projet de droite, si vous voulez, sur l'ordre sécuritaire et libéral. C'est assez ferme. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Oui, alors, après il a dit que son propos était tronqué, mais les extraits sont véridiques. Mais c'est simple, il voit des fascistes partout, il cite partout les fascistes, mais il ne voit pas le premier des fascistes qui est Jean-Luc Mélenchon. Il ne voit pas le premier du néofascisme qui est cette LFI qui veut faire tirer tout le monde, qui veut tyranniser tout le monde, qui veut imposer cette alliance du wokisme et de l'islamisme et qui est aujourd'hui profondément anti-républicaine, anti-démocratique. Moi, qu'importe la couleur de peau des gens, qu'importe leur croyesse, je suis profondément républicain. Et c'est pour ça que l'éducation est fondamentale et qu'il faut une cohérence civilisationnelle. Parce que chacun doit pouvoir embrasser les valeurs de la France à condition de respecter les devoirs. anti-républicains. Puisqu'ils voient un blanc, ils le voient tout vieux, tout moche. Ils dénigrent sans cesse la France. Il y a une espèce d'auto-flagellation permanente. Et c'est anti-républicain. Et moi, je le vois, beaucoup de gens de gauche rejoignent Nouvelle Énergie parce qu'on défend la culture, l'instruction, alors qu'on a un projet de droite, si vous voulez, sur l'ordre sécuritaire et libéral. C'est assez ferme. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 13:54
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités7 mai 2025 au 27 mai 2026 · 48 observations48 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Surtout pas, parce que localement, on est bourré d'initiatives. On est en train de faire, dans ma commune, la plus grande centrale d'énergie marine enterrée. Il y en a une autre qui va se faire à Marseille. Je vois plein de communes, les initiatives. Laissez libérer les choses, laissez les faire. Mais en revanche, il faut bien trancher. Quand vous avez un plein, moi je l'ai fait à 2,10 euros, pour beaucoup de Français, c'est insoutenable. Donc, s'il y a une mesure immédiate à prendre, outre des mesures individuelles à certaines professions, dont les pêcheurs, qui sont très impactées, c'est évidemment une mesure provisoire de suspension de ce qui est secondaire sur le plan environnemental. Parce qu'il faut comprendre que, si on veut décarboner, lutter contre la part humaine du réchauffement climatique, c'est l'énergie qui compte. C'est la production d'une énergie, on en revient à l'électrification. L'isolation, c'est sympa, mais c'est beaucoup moins important. Toutes les études l'ont montré, ça a beaucoup moins d'impact. Donc, diriger, c'est trancher. Et moi, c'est ce que l'on fait dans une entreprise, c'est ce que je fais dans une mairie, c'est ce qu'il faut faire au niveau de l'État. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 5:28Voir 2 autres passages
« Non, je propose d'augmenter le salaire net. D'autres le reprennent d'ailleurs maintenant, sauf qu'ils ne disent pas ce qu'ils vont déréguler et ce qu'ils vont baisser. Nous, nous le disons avec Nouvelle Énergie, 80 milliards dès la première année, un objectif de 200 milliards sur le quinquennat. En fait, il faudrait avoir 300 milliards de baisse des dépenses qui seraient très raisonnables. Parce que ça veut dire qu'on serait à 50% de la richesse produite dépensée par la puissance publique. On serait toujours l'un des pays qui dépense le plus d'argent public. Il faut bien comprendre que plus on a dépensé d'argent public, moins on a eu d'infirmiers aux urgences, moins on a de policiers dans les rues, moins on a de magistrats. C'est tout le paradoxe que j'essaie de faire comprendre. Et pour redonner des services publics de proximité et du pouvoir d'achat aux Français, il faut cotiser moins pour gagner plus. Pour cotiser moins, on va commencer par, dans les 1200 agences de l'État et organismes de l'État qui ont été créés depuis 20 ans, qui ont recruté 850 000 agents de la fonction publique, qui dépensent 100 milliards par an. Un objectif, dès la première année, de baisse de 30%, c'est 30 milliards d'économies. Aujourd'hui, la population française représente 0,9% de la planète. Les dépenses sociales en France, c'est 5% de toutes les dépenses sociales mondiales. C'est un tiers du PIB. On doit faire 10% d'économies dans ces 990 milliards de dépenses sociales. On ne doit plus attribuer des allocations à des gens qui n'ont pas contribué et qui viennent de l'étranger. Pourquoi sommes-nous masochistes au point d'importer de la pauvreté et de financer avec l'argent de nos enfants de la pauvreté que l'on importe ? Je peux vous... Il faut évidemment s'attaquer aux retraites. Mettre en place une retraite par capitalisation obligatoire, ne plus indexer les autres retraites parce qu'aujourd'hui, on dépouille les actifs au profit des inactifs. Donc tout cela, on le documente et c'est ce qui va permettre de retrouver de l'espoir. C'est ce qui va permettre de retrouver des services publics efficaces. Et vous voyez, si on baisse, si on arrive à ces 200 milliards, on en rend 60% aux Français, 120 milliards. Ça veut dire que pour un salaire pas loin, un peu en dessous du salaire médian à 2000 euros, eh bien on gagne 200 euros net de plus par mois. C'est ça qu'il faut faire. Il faut rendre le travail et l'investissement beaucoup plus attractifs et compétitifs. Et sans doute l'un des pays d'Europe »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ce qu'il dit. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Dessart ? Vous savez, plein d'immigrés sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous dire, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce et puis on va continuer. Plus on nous annonce ce genre de choses, plus il y a d'immigrés légaux et illégaux. Donc, il faut évidemment élargir l'article 11 de la Constitution. Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux, faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
CNEWS · La grande interview : David LisnardVérifier à 9:38Voir 2 autres passages
« Il faut remettre la primauté du droit de maîtrise du peuplement sur les textes internationaux. Faire des alliances européennes pour modifier les traités avec l'Italie, avec le Danemark, avec la Pologne, avec la Hongrie. C'est tout à fait tenable. Menacer le retrait de la Cour européenne des droits de l'homme ou... Ou le faire ? Peut-être provisoirement. Après, une grande nation, il faut garder quand même les principes d'un État de droit. Ce n'est pas du tout antinomique, mais il faut régénérer l'État de droit. L'État de droit, ce n'est pas l'impuissance de l'État. Ça doit être tout simplement l'équilibre entre des droits naturels, le respect de la dignité de la personne et la possibilité pour la souveraineté nationale de s'exprimer et d'exercer son autorité. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 10:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés8 avr. 2026 au 27 mai 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45Voir 2 autres passages
« On a vu qu'elles n'étaient pas possibles. C'est-à-dire qu'elles ne sont pas possibles à cause de ceux qui nous dirigent depuis une quarantaine d'années et de ceux qui voudraient prendre leur place, qu'on retrouve d'ailleurs sur les deux extrêmes de l'échiquier, qui sont des étatistes, des dépensiers. Alors, on aurait pu imaginer, je répète, la suspension des 17 centimes de prélèvement sur les certificats énergétiques, ce qui était quand même très conséquent. Et ça ne posait pas de problème budgétaire parce que c'était tout de suite un transfert budgétaire. Deuxième élément, on pouvait imaginer effectivement d'avoir une fiscalité flottante, c'est-à-dire que ça reste neutre pour les retomber sur l'État, mais tout le monde attendait avec espoir la fin des conflits. Le prix, le marché, je regardais cette nuit, puisque je voulais être au courant avant de venir vous voir, et ça a déjà perdu 15%. Alors, on verra dans les prochaines heures, et j'espère que la baisse sera aussi rapide que les anticipations à la hausse que l'on constate à chaque fois. »
youtube.com · The big interview: David LisnardVérifier à 6:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées7 mai 2025 au 25 mai 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, mais je le répète, vous ne pouvez aider de façon circonstanciée et cibler ce qui est pertinent que si vous avez une capacité de le faire. Et donc, moi, ce que je propose, c'est, au-delà du conjoncturel d'aujourd'hui, c'est de rétablir cette capacité, comme on l'a fait en 58, en 10 mois, où on a rétabli les comptes publics de façon forte, ce qui passe par une baisse, par une remise en cause totale du système social. Deuxième élément, des mesures circonstancielles, elles peuvent être décidées, évidemment, mais elles nécessitent déjà de cesser les transferts budgétaires de ce que l'on paye en achetant de l'essence vers les subventions à l'isolation thermique, etc. C'est bien d'isoler, mais peut-être que pendant quelques mois, il faut arrêter. Voilà une solution très simple, très concrète, qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez. »
youtube.com · The big interview: David LisnardVérifier à 8:04Voir 2 autres passages
« mais je le répète vous ne pouvez aider de façon circonstanciée et cibler ce qui est pertinent que si vous avez une capacité de le faire et donc moi ce que je propose c'est au-delà du conjoncturel aujourd'hui c'est de rétablir cette capacité comme on l'a fait en 58 en 10 mois où on a rétabli les comptes publics de façon forte ce qui passe par une baisse par une remise en cause totale du système social deuxième élément des mesures circonstancielles elles peuvent être décidées évidemment mais elles nécessitent déjà de cesser les transferts budgétaires de ce que l'on paye en achetant de l'essence vers les subventions à l'isolation thermique etc c'est bien d'isoler mais peut-être que pendant quelques mois il faut arrêter voilà une solution très simple très concrète qui peut permettre d'aider les professions que vous évoquez »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec David LisnardVérifier à 8:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités7 mai 2025 au 25 mai 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Non, pas du tout, ce que je vous ai dit avant, ça intervient tout de suite, évidemment. – Donc ça suffit ? – Mais oui, parce que… Parlez avec des étudiants en médecine, tous vous disent, et en plus, on les fait culpabiliser, vous vous rendez compte, on vous paye vos études, vous devez… Mais attendez, je suis désolé, mais merci de choisir la voie de la médecine, merci à des gamins de vouloir faire médecine. Il faut aussi revoir immédiatement toute la formation. Il faut que la formation médicale soit beaucoup plus proche du terrain. Il y a eu une étude très intéressante qui avait été révélée par l'Institut de la Santé de Frédéric Bizarre, qui démontrait que les médecins veulent s'installer proche de leur endroit de formation. Donc il faut à nouveau qu'on ait des campus universitaires dans des villes moyennes, etc. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 19:19Voir 2 autres passages
« Donc, comment se fait-il que l'hôpital en France coûte aussi, voire plus cher qu'ailleurs, mais que les soignants soient si mal payés ? Qu'il y ait 35% de frais administratifs de plus que dans l'hôpital allemand qui est un grand hôpital ? Ce n'est pas une fatalité. Et donc, le point commun par rapport à tout cela, c'est l'acceptation ou pas de la fatalité. J'ai trouvé que beaucoup de... Mais c'est ce qu'on retrouve dans Marc Bloch, dans L'étrange défaite. C'est-à-dire qu'il y a ce livre exceptionnel de cet historien combattant qui est déjà ancien combattant de 1918 et qui repart au combat en 1940 et qui écrit à chaud. C'est son témoignage de la débâcle de juin 1940. Et il voit deux causes. La première cause, c'est le délitement du commandement. C'est-à-dire des gens vaniteux. On n'ose pas déranger... Le colonel n'ose pas déranger le général qui n'ose pas déranger le maréchal. Et c'est un peu ce que l'on rencontre parfois dans les organisations administratives. Donc, une espèce de... On oublie pourquoi on est décisionnaire et on ne prend plus de décision. On a juste son titre que l'on affiche de façon assez dominatrice. Et finalement, c'est le délitement du commandement. Le deuxième paramètre qu'on oublie souvent quand on cite Marc Bloch, c'est les mentalités. Et Marc Bloch, il dit, dans la défaite, il dit, voilà, il y a eu les pacifistes très souvent à gauche qui applaudissaient les accords de Munich. Bon, ben, en France, aujourd'hui, c'est ceux qui se contentent de mettre des bougies et de penser que tout le monde, il est gentil. Et voilà, cette naïveté devient coupable de la complicité. La naïveté devient complicité en l'occurrence face à l'islamisme, au terrorisme. Et puis, il y a aussi une sorte de travers de droite. C'est-à-dire qu'on est conscient du problème, on est assez pessimiste, mais ce pessimisme se transforme en fatalité, en fatalisme. Et on dit, de toute façon, ça sera toujours comme ça. Et puis, elle ou lui, il parle bien, mais il ne fera rien. Il ne fera pas mieux que les autres. Et ça, c'est insupportable parce que c'est la construction de l'échec. Et ce fatalisme, il conduit soit à l'inaction, soit à la collaboration. Et donc, dans les trois éléments que vous indiquiez qui sont effectivement trois éléments, et je vous remercie de les avoir notés, c'est très gratifiant de voir qu'une personne comme vous a pu s'intéresser à cela. Et je vous en remercie, mais j'essaie, moi, d'abord de poser le diagnostic, d'apporter des solutions, et puis d'apporter de l'énergie de combativité. Et donc, le point commun, c'est l'impuissance publique, qui devient dramatique lorsqu'il y a une théâtralisation de la parole publique grandiloquente, et puis qui est proportionnelle à l'impuissance des actes. C'est pour moi le grand problème du pouvoir actuel, des grands discours, parfois très beaux, parfois moins beaux, portés souvent par le président de la République, donc une grande éloquence des mots, on dirait, c'est bien, enfin, et puis ensuite, atrophie des actes. Hyper-trophie des mots, atrophie des actes. Et donc, le point commun, c'est à la fois cette impuissance publique et ce délitement que ça révèle de la capacité à faire des choses et à recréer une communauté nationale. Or, on a besoin l'être humain, on a nos solidarités familiales, nos solidarités locales, amicales, mais on a besoin d'appartenir à un groupe qui nous transcende et dont on est fier, qui s'appelle la nation et qui transcende les origines, les croyances, les réalités sociales. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes25 mai 2026 au 25 mai 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« est-ce un risque maîtrisable ? D'abord, personne n'est certain de rien, puisque ça ne dépend pas de moi. Ça dépend d'une décision de l'exécutif sur la capacité d'accueillir des événements ou pas. Mais du côté du festival de Cannes, Pierre Lescure, Thierry Frémaux et de la ville de Cannes, on est prêts à accueillir le festival. Et moi, je pense qu'il aura lieu, il doit avoir lieu. Venir au palais des festivals et des congrès pour un événement professionnel, d'ailleurs, au-delà de la culture, c'est toute la filière événementielle qui est sinistrée, aujourd'hui, est tout à fait, d'un point de vue sécurité sanitaire, est tout à fait raisonnable. Tout à fait raisonnable. On est au standard, »
youtube.com · David Lisnard était l’invité du Grand entretien sur France Inter - mercredi 14 avril 2021Vérifier à 12:46Voir 1 autre passage
« Ça vient de l'exécutif. On est dans le système de la Ve République. Castex et Macron, notamment. C'est le président de la République. Et le ministre de la Santé. Ensuite, c'est le président de la République qui décide et qui arbitre. La preuve, c'est que la décision est prise en Conseil de défense. Qu'au début de la maladie, il y a un peu plus d'un an, on a eu ce type de modus operandi, je trouve que c'était pertinent. La maladie était nouvelle, on ne connaissait pas bien, on ne connaissait pas la létalité, il fallait aller très vite. Mais que depuis, on n'ait pas été capable de passer à une approche beaucoup plus agile, beaucoup plus transparente, beaucoup plus sereine. Aujourd'hui, tout repose, mais par sa faute, sur les épaules du président qui, comme il n'arrive pas à extérioriser en objectivant les données épidémiques et en mettant en face des scénarii réglementaires et sanitaires, se crée une tension permanente. Et en tant qu'habitant, en tant que professionnel, en tant que citoyen, on est nous-mêmes dans cette hyper-excitation. Et ça, ce n'est pas bon. C'est-à-dire qu'on a une incertitude et on a un risque. Le risque, aujourd'hui, on le maîtrise beaucoup plus. On le connaît mieux, on évalue les variantes, etc. Et il y a des incertitudes. Et la bonne gestion, c'est vrai en entreprise. Je l'ai vu en entreprise, c'est vrai dans une collectivité, c'est vrai pour le pays. C'est d'apporter de la stabilité face à l'incertitude et d'anticiper avec 4-5 scénarii. Moi, j'avais proposé il y a un an, d'ailleurs peut-être sur cette antenne, que l'on fasse vigie Covid, comme il y a vigie pirate avec scénario des couleurs, mais qu'on sache avant quels sont les indicateurs épidémiologiques et de la maladie, et sanitaires, et hospitaliers, qui vont conditionner les comportements à adopter. Et pour le coup, on serait bien plus responsables. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 15:49
« mais on n'a rien expérimenté à chaque fois qu'on nous a annoncé un choc de simplification moi je l'ai vu comme commerçant et je le vois comme maire à chaque fois c'est plus compliqué à la fin parce que vous demandez à des bureaucrates de débureaucratiser donc ils ne peuvent pas c'est comme si vous demandiez aux dealers de lutter contre le trafic de drogue ce n'est pas possible donc on n'a jamais fait ce n'est pas vrai à chaque fois on ajoute alors on vous fait le mythe du guichet unique qui est en fait un guichet qui regroupe tous les autres guichets moi ce que j'ai proposé hier un plan le premier jour déjà un méga décret qui supprime 300 textes inutiles le fait que la tronçonneuse donc vous sentez la tronçonneuse de Ravier Mellet le broyeur le broyeur le broyeur »
Europe 1 — La Grande interview · La grande interview de Laurence Ferrari avec David LisnardVérifier à 11:29
« Les deux sont liés, c'est-à-dire qu'on a perdu le bon sens en général de toute façon. Et effectivement, il faut s'adapter à ces conditions climatiques. Ceux qui passent par des plans fraîcheurs, c'est-à-dire désimperméabiliser les sols, réparer ce qui a été fait au 19e et au 20e siècle. C'est faisable ? Oui, mais ça prend du temps. Vous voyez les centres-villes ? C'est pareil contre la lutte contre les inondations. Donc c'est faisable, ça se fait progressivement. On plante des arbres. Moi je vois beaucoup de communes en France, je sillonne le pays où les maires ont pris le dossier à bras-le-corps. Après c'est une question de moyens. On nous restreint les moyens, on nous augmente les obligations. Donc il y a forcément un hiatus. C'est une salle climatisée. Pas toutes les salles, mais une salle climatisée. Ce qui ne pose pas de problème puisqu'on a une électricité surabondante et décarbonée en France grâce au nucléaire et à l'hydroélectrique. Donc il n'y a pas de souci là-dessus. Donc il faut évidemment installer des climatiseurs. Partout, c'est une salle plus fraîche que les autres. Et moi je le vois, quand on a des seuils de chaleur élevée, les élèves se regroupent. C'est souvent la salle du réfectoire parce qu'on peut y accueillir plusieurs classes. Et on doit tenir la classe. On doit surtout ne pas interrompre l'école. Mais vous savez, on étouffe... Vous savez combien fait de pages la notice thermique que l'on reçoit quand on est maire pour construire une école ? Allez-y. Désormais, 3 800 pages. Alors vous voyez, on étouffe surtout sous la bureaucratie en France. C'est ça qui nous étouffe avant tout et qui nous fait perdre de l'argent, du temps, des moyens et qui expose à la surchaleur comme parfois au surfroid. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 0:45
« C'est vraiment la formule débile. Pardonnez-moi, ça fait deux fois que j'ai dit le terme. Mais vraiment, d'abord, parce que c'est très... Qu'est-ce qu'elle connaît de Cannes ? Manifestement rien. D'ailleurs, on a vu, ils ont proposé... Enfin, ils sont présentés contre moi le RN1. Ils disent, venez vers moi. Mais enfin, ils viennent pour nous battre. Ils ont perdu. Dans une ville... Ce n'est pas Saint-Cloud parce que... Saint-Cloud est magnifique. »
« Mais il faudra... Non, ce n'est pas la baisse de la TVA. La baisse des taxes. J'ai proposé depuis le début, le premier, la baisse des C3E. J'ai vu que ça avait été repris par Michel-Edouard Leclerc et par d'autres parties, dont le RN. Très bien. C'est parce que ça n'a pas d'incidence budgétaire. En fait, ça n'entre pas dans la dépense publique, même si c'est un prélèvement obligatoire. Donc ça, on peut le faire tout de suite. C'est 17 centimes de baisse. Mais le problème, il n'est pas là. C'est que ces gens-là sont en apnée. Ils sont tous étatistes. À chaque crise, ils vous promettent des choses qui ne sont pas finançables ou qui sont financées par nos enfants. Parce que pendant qu'ils parlent de cela, baisser la fiscalité, la France va emprunter 310 milliards d'euros sur les marchés, c'est-à-dire plus que pendant le pic Covid. Et toutes nos lâchetés, nos facilités présentes, on les fera payer par nos enfants et nos petits-enfants. On va l'acheter sur la retraite, on va l'acheter sur le système social. L'État-providence ne peut plus fonctionner. On ne fait plus assez d'enfants, il n'y a plus assez de cotisants et on ne fait plus de productivité. Donc, il faut une véritable rupture et c'est ce que je propose avec Nouvelle Énergie. »
« Indépendamment du respect que je porte aux personnes que vous citez, l'actuel ministre de la Justice, ancien ministre de l'Intérieur, il a signé 807 000 titres de séjour comme ministre. Parce qu'il est resté plus longtemps à Beauvau. Mais enfin, quand il fait, depuis 1980, il y a eu 32 annonces de maîtrise de l'immigration. Depuis 1980, 30 de lois. Ce n'est plus un problème de loi. C'est qu'il faut changer le cadre constitutionnel. Parce qu'aujourd'hui, vous pouvez annoncer ce que vous voulez. C'est, comme disait l'autre, de la poudre de perlimpinpin. Tout simplement parce que, nous, à Nouvelle-Énarchie, évidemment, on veut revenir sur le droit du sol. Évidemment, il faut de l'immigration. Mais une immigration... Il y a un référendum, David Gézard ? Mais vous savez, plein d'immigrés, moi, sont d'accord avec nous. Ils nous disent, mais nous, on est venus en France pour des bonnes raisons. On veut que la France, elle soit tenue. Donc, il faut des immigrations. Mais il faut diviser au moins entre 5 et 8, selon les chiffres, l'immigration légale. Pas la mettre à zéro. C'est pour ça que ça me fait... Ça, ça ne marchera pas. Mais il ne tient pas une semaine. Parce que la Cour européenne des droits de l'homme, le Conseil d'État, le Conseil constitutionnel, vous disent, merci monsieur, vous avez fait votre effet d'annonce. »
Europe 1 — La Grande interview · La Grande interview de David Lisnard, maire de CannesVérifier à 9:22
« Je vais vous répondre, Edouard Philippe, mais moi, ce que j'espère, et vous l'avez compris, c'est mon état d'esprit, c'est qu'on arrive en France à affirmer une offre politique qui corresponde aux besoins du pays. Et cette offre politique, elle doit être très raisonnable, très rationnelle et un peu transgressive pour qu'on relibère la société pour créer de la richesse. On ne peut plus accepter le déclin économique relatif de notre pays. Sixième rang par habitant en richesse il y a 25 ans, aujourd'hui 23ème rang. on ne peut plus accepter le déclin éducatif. Regardez tous les classements. Et qui pour porter ça ? Ce n'est pas une façon de bien. C'est-à-dire que, moi j'ai un certain âge maintenant, une certaine expérience, je sais que j'essaierai de faire valoir des convictions et un contenu programmatique précis, pointu, pour le... Vous pourriez être candidat ? Non, mais vous pourriez être candidat, vous pourriez être candidat. Non, mais attendez, vous avez une expérience. À chaque fois, on pose cette question, comme si... Aujourd'hui, le temps est à la conception de vraies matrices programmatiques. Parce que beaucoup de Français ne croient plus à la capacité des élus, même de bonne foi, même bosseurs, même honnêtes, d'exécuter les choses. Regardez l'impuissance face à l'immigration. C'est plus acceptable. L'impuissance face à l'insécurité. L'impuissance face au déclin éducatif. L'impuissance face au déclin industriel. Et c'est sur cela que je travaille. Comment, aujourd'hui, on fait en sorte de recapitaliser l'économie française par des fonds de pension, une retraite par capitalisation ? Comment on fait en sorte de retrouver les fondements de notre éducation pour que tous nos gamins, qu'ils soient de milieux riches ou pauvres, immigrés ou pas, puissent avoir un espoir français ? Nous devons créer une espérance française, éducative, industrielle, économique. Donc, la voix d'Edouard Philippe se fera entendre là-dedans. Mais moi, je fais entendre... Oui, c'est vrai. Je fais entendre ma voix. La voix d'Xavier Bertrand, la voix de Bruno Retailleau, la voix de toutes ces personnes qui sont de grande qualité. Mais je fais entendre ma voix. Et ce qui m'intéresse, avec des salariés, des chefs d'entreprise, des syndicalistes, des retraités, des étudiants, c'est de proposer, des maires, beaucoup de maires formidables en France, de proposer une dynamique programmatique pointue, précise. Un agenda de gouvernement, comme l'Allemagne a su le faire avec Schroder, comme l'Angleterre l'avait fait avec David Cameron ou Margaret Thatcher, comme la Suède l'a fait, comme le Canada. Il n'y a pas de fatalité au déclin français. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 13:20
« Bien sûr, regardez, donc là, on parlait d'Anthony Roland tout à l'heure en Gironde. Dans la nuit du 5 au 6 mai, Claude Vial, à Aurex-sur-Land, en Haute-Loire, sa voiture et celle de son épouse ont été incendiées. Voilà, d'après les éléments que l'on a, on pense que c'est lié à l'exercice du mandat. »
BFMTV · Agressions des maires, narcotrafic… L'interview de David Lisnard, président de l'AMFVérifier à 2:37
« Je n'ai pas plus d'informations que vous et vos auditeurs, bien renseignés puisqu'ils vous écoutent. Et simplement, moi je ne veux pas alimenter ce théâtre. Vous vous rendez compte que ça fait plus d'un an que quasiment chaque semaine, on attend avec une sorte de frénésie des mesures qui vont être annoncées pour une raison très simple. C'est que, évidemment, la maladie évolue, évidemment la situation est complexe, mais qu'on n'a toujours pas été capable d'objectiver les comportements à adopter et les scénarios réglementaires face aux évolutions de la maladie. Ce que je dis, ce n'est pas abstrait. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on le sait, d'ailleurs certains pays le font très bien, une majorité de pays, vous avez un bouquet d'indicateurs qui permettent d'appréhender l'évolution de l'épidémie. Le taux d'incidence, dont on parle souvent, le taux de positivité, certains indicateurs de saturation hospitalière qui sont très importants, parce qu'aujourd'hui c'est ce qui termine le reste, les évolutions de la maladie. Et si ces indicateurs étaient transparents, de façon synthétique, ils sont mis, Santé publique France, en ligne qu'une fois par semaine, sur un document qui fait des dizaines de pages, alors qu'on doit aller voir sur des start-up qui, elles, arrivent à synthétiser. Et si on avait donc ce bouquet d'indications chaque jour actualisées... On a quand même chaque jour des indications, quoi, sur le nombre de cas en réanimation, etc. Oui, mais on n'a pas, de façon rationnelle, le mixte d'indicateurs qui permet en face d'avoir des scénarii. Et c'est ce qui est créé du civisme aujourd'hui. Le théâtre dans lequel on est, du Conseil de défense, qui ne fait pas l'objet de comptes rendus, avec à chaque fois des mesures qui varient. On le voit bien, on n'a pas eu une constance d'application de mesures par rapport à des indications sur la maladie. Ce que je vais essayer de dire plus clairement, c'est que si on avait ces indicateurs, et que l'on sache qu'à partir de telles données, de telles évolutions, on aura tel scénario, à la fois en restriction commerciale, en restriction de liberté, en type de mesures à adopter, on créerait de la responsabilité. Or, aujourd'hui, il y a une sorte, on l'a été à nombreux à le dire, une sorte d'infantilisation, et pas simplement dans le langage, dans la façon verticale dont c'est dirigé, il n'y a pas de délibération, le Parlement a été écarté. Donc, on nous exclut en tant que citoyen de la responsabilité, de l'accompagnement. Et je pense que l'exécutif s'est mis, sans faire de mauvais jeu de mots, lui-même dans la seringue, parce qu'il n'arrive pas à objectiver, à rationaliser des scénarios qui correspondent à des évolutions de l'épidémie que l'on sait anticiper aujourd'hui. »
youtube.com · David Lisnard Invité de la Grande Matinale de Sud Radio le 31 mars 2021 - Entretien intégralVérifier à 0:09