Danièle Obono — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 mars 2020 au 20 mars 2026
Questions
34
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 34 questions évaluables
Réponse directe
19
Réponse partielle
7
Réponse à côté
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 34 sur 34
Question 26Danièle Obono, députée LFI de Paris
Et d'ailleurs, le sera-t-elle ?
Réponse partielle
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités4 mars 2020 au 20 mars 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Danièle Obono, députée LFI de Paris
Mais est-ce que ça veut dire, Daniel Obono, du coup, que si cette loi de 1905 ne permet pas de protéger ces personnes comme elle le devrait, par ailleurs aussi de les émanciper, c'est une loi émancipatrice, la loi de 1905, est-ce que ça veut dire qu'il faudrait la changer, qu'elle n'est plus adaptée à la réalité de ce qu'est la France aujourd'hui, pour vous ?
Réponse partielle
Moi, je pense que d'abord, ce n'est pas la loi qui émancipe, elle donne les outils de l'émancipation. Les personnes s'émancipent ou doivent pouvoir s'émanciper elles-mêmes. Et c'est tout le principe même de la citoyenneté. C'est un principe d'auto-émancipation et d'action des individus. Et moi, ce que je mets en cause, c'est la stratégie politicienne, électoraliste et idéologiquement, en fait, islamophobe du gouvernement qui vise à pointer du doigt, qui vise à instrumentaliser la laïcité, les combats féministes, pour créer des ennemis de l'intérieur, parce que ça participe à une stratégie électorale pour 2022, faire monter tous les éléments qui favorisent l'extrême droite et ça participe, j…
« Moi, je pense que d'abord, ce n'est pas la loi qui émancipe, elle donne les outils de l'émancipation. Les personnes s'émancipent ou doivent pouvoir s'émanciper elles-mêmes. Et c'est tout le principe même de la citoyenneté. C'est un principe d'auto-émancipation et d'action des individus. Et moi, ce que je mets en cause, c'est la stratégie politicienne, électoraliste et idéologiquement, en fait, islamophobe du gouvernement qui vise à pointer du doigt, qui vise à instrumentaliser la laïcité, les combats féministes, pour créer des ennemis de l'intérieur, parce que ça participe à une stratégie électorale pour 2022, faire monter tous les éléments qui favorisent l'extrême droite et ça participe, je pense, à une vision idéologique extrêmement raciste. Voilà le débat, en fait. C'est cette bataille-là qu'il faut mener. Une bataille politique par rapport à une stratégie du pouvoir, du gouvernement et de l'État. Et ce qui est grave, c'est que c'est l'État qui mène cette bataille-là. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 12:41
Question 28Danièle Obono, députée LFI de Paris
J'entends ce que dit le règlement. Le règlement autorise une personne à avoir des signes religieux. Quand elle est auditionnée dans ce cadre-là, est-ce que vous considérez que cette députée a eu tort de quitter cette audience ?
Réponse directe
Oui, je trouve que c'est extrêmement grave ce qui s'est passé. C'est extrêmement choquant. D'abord parce que l'enjeu était extrêmement important. On parle là, vous évoquiez la question du Covid, la situation des étudiantes est dramatique. Vous avez, pas juste une représentante, la vice-présidente d'un des principaux syndicats étudiants qui est là en tant que vice-présidente citoyenne engagée et qui... Voilà, et qui est l'objet d'une agression, parce que c'est une agression extrêmement grave. Alors, en faire ainsi la cible justement, et aujourd'hui, des débats et de toutes les analyses les plus tordues et fantaisistes possibles, et d'expériences malheureusement, en faire aussi, notamment sur…
« Oui, je trouve que c'est extrêmement grave ce qui s'est passé. C'est extrêmement choquant. D'abord parce que l'enjeu était extrêmement important. On parle là, vous évoquiez la question du Covid, la situation des étudiantes est dramatique. Vous avez, pas juste une représentante, la vice-présidente d'un des principaux syndicats étudiants qui est là en tant que vice-présidente citoyenne engagée et qui... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 4:13Voir 2 autres passages
« Voilà, et qui est l'objet d'une agression, parce que c'est une agression extrêmement grave. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 4:35
« Alors, en faire ainsi la cible justement, et aujourd'hui, des débats et de toutes les analyses les plus tordues et fantaisistes possibles, et d'expériences malheureusement, en faire aussi, notamment sur les réseaux sociaux, la cible d'un certain nombre de personnages violents et agressifs, et en fait effacer complètement l'enjeu, le propos pour lequel elle était présente, je trouve que c'est extrêmement violent. Et symboliquement, au sein de l'Assemblée nationale, parce que le message, je pense que cette attitude de rejet, pour le coup, séparatisme, c'est-à-dire d'amener, en fait, expliquer à cette personne, cette jeune femme, qu'elle ne fait pas partie de la République, parce que l'Assemblée nationale, c'est censé être la maison du peuple, c'est censé être le lieu où les citoyens, les citoyennes sont chez elle. Et en fait, ce qu'on dit à cette jeune femme, c'est qu'elle n'est pas chez elle, et qu'elle ne fait pas partie de la communauté nationale. Je trouve que ça, c'est extrêmement grave, c'est à la fois sexiste, parce que c'est réduire cette personne, peu importe ce qu'elle a à dire, à ce qu'elle porte, c'est islamophobe, donc raciste, et c'est antilaïque. »
Question 29Danièle Obono, députée LFI de Paris
Daniel Obono, est-ce que vous ne participez pas vous aussi finalement de ces amalgames parfois ou en tout cas de cette confusion du langage quand vous parlez très souvent comme vous l'avez fait encore dans cette émission d'islamophobie ?
Réponse directe
Mais oui, mais il y a de la discrimination en vertu de la religion. Enfin, on peut réduire, on peut arriver au mot valise mais ça me rappelle plutôt le fait de réduire les mots le plus possible et de réduire le vocabulaire, c'est plutôt des entreprises on va dire justement totalitaires qui mènent à ça et je pense notamment aux ouvrages d'Orwell sur ce sujet. Mais en fait, la réalité, quelle est la réalité ? Partons de la réalité, c'est qu'il y a des discriminations multiples et croisées. Si mon propos vous semble peut-être trop militant et orienté, je vous renvoie aux récents, alors il y en a eu d'autres, mais récents travaux de la commission internationale consultative des droits humains q…
« Mais oui, mais il y a de la discrimination en vertu de la religion. Enfin, on peut réduire, on peut arriver au mot valise mais ça me rappelle plutôt le fait de réduire les mots le plus possible et de réduire le vocabulaire, c'est plutôt des entreprises on va dire justement totalitaires qui mènent à ça et je pense notamment aux ouvrages d'Orwell sur ce sujet. Mais en fait, la réalité, quelle est la réalité ? Partons de la réalité, c'est qu'il y a des discriminations multiples et croisées. Si mon propos vous semble peut-être trop militant et orienté, je vous renvoie aux récents, alors il y en a eu d'autres, mais récents travaux de la commission internationale consultative des droits humains qui utilisent le terme d'islamophobie comme d'ailleurs toutes les institutions au niveau international parce qu'en France, il y a cet ethnocentrisme où on a l'impression que ce sont nous qui déterminons les débats. Mais aujourd'hui, en termes scientifiques, de recherches, en termes d'analyse politique et géopolitique, ce terme-là, il a un contenu légitime et sourcé. Donc, la CNCDH, le défenseur des droits, toutes ces institutions, Human Rights Watch, encore dernièrement, toutes ces institutions de défense des droits humains parlent de cette multiplicité et cette intersection des formes de discrimination en vertu de la réalité ou l'attribution de caractéristiques liées au genre, liées au processus de racialisation, liées à la religion réelle ou supposée. Quand vous parlez, en fait, des débats dans le mouvement antiraciste, oui, il y a eu des débats, mais aujourd'hui, je pense que le fait est qu'il y a une réalité de la stigmatisation. Alors, vous appelez ça comme vous voulez, à la rigueur, peu m'importe le terme. Moi, j'utilise ce terme-là parce que les personnes concernées l'utilisent et le définissent et qu'il est suffisamment aujourd'hui défini et bordé scientifiquement pour que je trouve cette validité. Mais ce terme, il renvoie à une réalité. Il renvoie à la réalité de discrimination, encore une fois, qui sont attestées. Et donc, pour moi, d'ailleurs, le débat, comme vous l'avez présenté, d'un côté, les universalistes contre les communautaristes, pour moi, il est faux parce qu'en fait, je me considère comme une universaliste au sens où je défends l'universalité des droits. Et la conception, pour moi, que vous présentiez comme universaliste, pour moi, elle est identitaire. C'est-à-dire qu'il y a une construction de ce qui était ou la classe ouvrière ou ce qu'est la communauté nationale qui est en fait très auto-centrée. et d'ailleurs, et je vais finir là-dessus, je pense que ça fait fi de la réalité de plus d'un siècle en fait, de recherches qui ont été faites sur ces sujets-là, des processus de discrimination croisés. Et ça témoigne surtout, en fait, je pense, d'un manque d'une grande ignorance en fait, par rapport à ces débats et par rapport à ces réalités. Donc, moi, je défends l'universalité des droits et je pense que c'est très réducteur en fait d'agiter un terme pour refuser de voir la réalité qu'il y a derrière. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 21:12
Question 30L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09
Quel était le but ?
Réponse à côté
En les critiquant
« En les critiquant »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 14:25
Question 31L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09
Daniel Obono Vous n'avez pas pleuré Charlie Pourquoi ?
Réponse à côté
Je l'ai lu Je l'ai lu Ah de justifier Je vous demande pourquoi Vous l'avez écrit
« Je l'ai lu Je l'ai lu »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 4:08Voir 2 autres passages
« Ah de justifier »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 4:20
« Je vous demande pourquoi Vous l'avez écrit »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09
Question 32L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09
Non mais ça C'est pas la question que je vous pose J'entends Est-ce courageux ?
Réponse à côté
Plus que crime Et donc le choix
« Plus que crime »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 1:49Voir 1 autre passage
« Et donc le choix »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 2:55
Question 3349.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?
– Tu crois une sorte d'effet d'accumulation ?
Réponse directe
il y a une accumulation des expériences, il y a des mouvements et que c'est à partir de là en articulant ça avec les échéances électorales que cette force-là s'invite dans le scrutin électoral. – Il faut une bascule. – Et que…
« il y a une accumulation des expériences, il y a des mouvements et que c'est à partir de là en articulant ça avec les échéances électorales que cette force-là s'invite dans le scrutin électoral. – Il faut une bascule. – Et que… »
Le Média — Podcasts · 49.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?Vérifier à 50:18
Question 3449.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?
Je vais m'amuser à vous donner les noms d'émissions qu'on a recalées, les titres d'émissions qu'on a recalées. On a pensé à 49.3, la démocratie à l'agonie. On s'est dit que c'était vrai, mais que ce n'était pas assez fort. En tout cas ça ne nous ressemblait pas aux médias, parce que nous on a l'habitude d'y aller à la sulfateuse. Alors on a pensé à 49.3, le piège de la légalité, en se disant qu'on arrivait à un moment où le formalisme des lois condamnait à l'impuissance tout combat contre les choix illégitimes de l'exécutif. Parce que là, les choix sont illégitimes. Encore aujourd'hui ou hier, un sondage est tombé, 60% des Français au moins sont contre la réforme des retraites. De 72% je crois, sont inquiets pour leur retraite et ces inquiétudes, cette désapprobation, en fait on la jette à la poubelle. On a pensé aussi aux traits provocateurs, faut-il brûler l'Assemblée nationale. Mais on se dit qu'on avait déjà assez de problèmes comme ça, notamment avec YouTube qui s'amuse à censurer les éditos de Denis Robert de manière quasi systématique. Donc on a choisi un titre un peu plus sage, 49.3, l'Assemblée piétinée, place à la rue. Est-ce que c'est un bon résumé, Daniel, ou tu penses qu'il y a encore quelque chose à faire de l'autre côté ?
Réponse directe
Moi je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire et puis c'est pour ça que nous on a été élus et on compte bien continuer à mener la bataille. En fait je pense que cette décision du 49.3, même si elle planait depuis plusieurs semaines, montre quand même l'échec de la majorité. Parce que ce qu'on a réussi à faire, c'est dérouler tous les arguments, les interpeller sur les flous, sur les inexactitudes. Et à chaque fois, en fait, ils se prenaient les pieds dans leur propre turpitude. Parce que quand on interpellait en commission sur le fameux revenu d'activité qu'ils ont sorti du chapeau, et que même l'INSEE disait, en fait ça n'existe pas, et on apprend en même temps que tout le monde qu…
« Moi je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire et puis c'est pour ça que nous on a été élus et on compte bien continuer à mener la bataille. En fait je pense que cette décision du 49.3, même si elle planait depuis plusieurs semaines, montre quand même l'échec de la majorité. Parce que ce qu'on a réussi à faire, c'est dérouler tous les arguments, les interpeller sur les flous, sur les inexactitudes. Et à chaque fois, en fait, ils se prenaient les pieds dans leur propre turpitude. Parce que quand on interpellait en commission sur le fameux revenu d'activité qu'ils ont sorti du chapeau, et que même l'INSEE disait, en fait ça n'existe pas, et on apprend en même temps que tout le monde qu'on est censé le fabriquer, sur la question des retraites des agriculteurs et agricultrices, ou les annonces de Macron d'un côté, et puis la réalité de ce qu'il y a dans le texte et de ce sur quoi ils reviennent. Enfin, je pense qu'en vérité, ils ont été mis en échec par la grève de zèle qu'on a menée à l'Assemblée. Et ça ne pouvait se conclure que par ou le retrait ou le 49.3. Et je pense que ce 49.3, c'est plus un aveu d'échec et de faiblesse qu'autre chose. Et puis après, c'est vrai que c'est aussi… »
Le Média — Podcasts · 49.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?Vérifier à 6:59
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08
Voir 2 autres passages
« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 sept. 2020 au 20 mars 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08Voir 2 autres passages
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 mars 2020 au 20 mars 2026 · 20 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice. Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités19 sept. 2020 au 20 mars 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice. Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Donc, en fait, c'est cet enchaînement, la dynamique des mouvements sociaux et des débats politiques qui m'amènent à me retrouver dans ces espaces-là, à défendre des positionnements en faveur, justement, de l'unité de la gauche radicale. Et voilà, arriver de fil en aiguille à la France insoumise. Et puis, du coup, à la France insoumise. Donc, voilà, ce n'est pas, j'allais dire, un objectif que je m'étais tracé ou autre. C'est plus l'implication dans les mouvements et les débats sociaux et politiques de la période de ces années-là qui m'a amenée, du coup, à m'entrouler, à construire, à finalement être candidate en 2017 à la France insoumise. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 10:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 mars 2020 au 23 févr. 2026 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Donc, en fait, c'est cet enchaînement, la dynamique des mouvements sociaux et des débats politiques qui m'amènent à me retrouver dans ces espaces-là, à défendre des positionnements en faveur, justement, de l'unité de la gauche radicale. Et voilà, arriver de fil en aiguille à la France insoumise. Et puis, du coup, à la France insoumise. Donc, voilà, ce n'est pas, j'allais dire, un objectif que je m'étais tracé ou autre. C'est plus l'implication dans les mouvements et les débats sociaux et politiques de la période de ces années-là qui m'a amenée, du coup, à m'entrouler, à construire, à finalement être candidate en 2017 à la France insoumise. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 10:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 sept. 2020 au 19 sept. 2020 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05Voir 2 autres passages
« Oui, j'étais la coordonnatrice de l'ensemble des livrets thématiques, donc j'ai fait un suivi sur ces questions. Mais le constat, oui, il est clair qu'aujourd'hui, la laïcité est utilisée, est instrumentalisée, au-delà même, encore une fois, de l'esprit de la lettre. Alors, revenons-en à la lettre de la loi, qui n'impose à aucune personne, où que ce soit, dans l'espace public ou dans les instances publics privés, de croire ou ne pas croire, ou permet que chacun et chacune puisse exprimer sa foi. Donc, dans la lettre de la loi de 1905, cette focalisation et l'agression qu'a subie cette jeune femme est purement antilaïque. Mais effectivement, et je pense que, d'une certaine manière, ça a toujours été le cas. Le débat sur la laïcité, y compris en 1905, avait fait l'objet de, parmi les républicains qui défendaient la séparation de l'Église et de l'État, d'énormément de controverses. Et il y avait des tenants, effectivement, d'une vision extrêmement dure, de guerre contre la religion catholique, essentiellement, qui avait mené cette bataille. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 8:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 mars 2020 au 19 sept. 2020 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Aujourd'hui, c'est utilisé pour attaquer des gens, et des gens en particulier, et ça s'inscrit dans un contexte global, d'islamophobie, gommage à la dire, et de construction politique d'un ennemi de l'extérieur et de l'intérieur. Et ça, comme la guerre, la soi-disant guerre de civilisation, etc., moi je suis radicalement contre. Et c'est parce que je suis laïque que je trouve déplorable qu'aujourd'hui, le terme de laïcité, pour beaucoup de personnes, qui sont la cible de ces attaques, de ces agressions, qui peuvent être extrêmement violentes. Vous avez eu, quand même, il y a quelques mois, une attaque, et pas qu'il y a quelques mois, il y a des dégradations de lieux de culte musulmans, mais une attaque à caractère terroriste dans le sud de la France. Il y a des gens qui, tous les jours, sont victimes de discrimination du fait de leur religion réelle ou supposée. Et donc, en fait, ce qui devait être un bouclier pour les personnes, pour les croyants et les non-croyants, devient une arme contre ces personnes. Et ça, c'est extrêmement grave. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 11:35Voir 2 autres passages
« Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 9:37
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, en faire ainsi la cible justement, et aujourd'hui, des débats et de toutes les analyses les plus tordues et fantaisistes possibles, et d'expériences malheureusement, en faire aussi, notamment sur les réseaux sociaux, la cible d'un certain nombre de personnages violents et agressifs, et en fait effacer complètement l'enjeu, le propos pour lequel elle était présente, je trouve que c'est extrêmement violent. Et symboliquement, au sein de l'Assemblée nationale, parce que le message, je pense que cette attitude de rejet, pour le coup, séparatisme, c'est-à-dire d'amener, en fait, expliquer à cette personne, cette jeune femme, qu'elle ne fait pas partie de la République, parce que l'Assemblée nationale, c'est censé être la maison du peuple, c'est censé être le lieu où les citoyens, les citoyennes sont chez elle. Et en fait, ce qu'on dit à cette jeune femme, c'est qu'elle n'est pas chez elle, et qu'elle ne fait pas partie de la communauté nationale. Je trouve que ça, c'est extrêmement grave, c'est à la fois sexiste, parce que c'est réduire cette personne, peu importe ce qu'elle a à dire, à ce qu'elle porte, c'est islamophobe, donc raciste, et c'est antilaïque. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 4:44Voir 1 autre passage
« Je vous demande pourquoi Vous l'avez écrit »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 4:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 4:44
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44
« Après, ce n'est pas si inédite que ça que quand on est au lycée, on fait les manifs. Et donc, on va dire que dans la période, c'était quelques années après le mouvement de novembre-décembre 1995. Je crois que c'était en seconde à l'époque. Et voilà, il y avait cette effervescence un peu de renouveau de mouvements sociaux après la chute du mur, le moment de retour de bâton et de la période supposément de l'histoire, etc. Et donc, en fait, on est quand même un pays où on a un mouvement social fort régulièrement et que des générations de lycéens, de jeunes se politisent à travers différents mouvements. Donc moi, ça a été à cette période-là. Et dans ce moment-là particulier, justement, le début du mouvement alter-mondialiste qui m'a inspirée à son pays. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 3:48
« Moi je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire et puis c'est pour ça que nous on a été élus et on compte bien continuer à mener la bataille. En fait je pense que cette décision du 49.3, même si elle planait depuis plusieurs semaines, montre quand même l'échec de la majorité. Parce que ce qu'on a réussi à faire, c'est dérouler tous les arguments, les interpeller sur les flous, sur les inexactitudes. Et à chaque fois, en fait, ils se prenaient les pieds dans leur propre turpitude. Parce que quand on interpellait en commission sur le fameux revenu d'activité qu'ils ont sorti du chapeau, et que même l'INSEE disait, en fait ça n'existe pas, et on apprend en même temps que tout le monde qu'on est censé le fabriquer, sur la question des retraites des agriculteurs et agricultrices, ou les annonces de Macron d'un côté, et puis la réalité de ce qu'il y a dans le texte et de ce sur quoi ils reviennent. Enfin, je pense qu'en vérité, ils ont été mis en échec par la grève de zèle qu'on a menée à l'Assemblée. Et ça ne pouvait se conclure que par ou le retrait ou le 49.3. Et je pense que ce 49.3, c'est plus un aveu d'échec et de faiblesse qu'autre chose. Et puis après, c'est vrai que c'est aussi… »
Le Média — Podcasts · 49.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?Vérifier à 6:59
« Oui, mais elle exprime en tant que représentante de la nation, en tant que députée, le fait qu'elle fasse une déclaration, elle a préparé une déclaration, donc elle avait pensé ce geste. Non, elle exprime son rejet et je trouve que c'est extrêmement violent. Personne ne pense à ce que cette jeune femme, c'est la seule femme présente de représentation syndicale. Il n'y a que des jeunes hommes à l'époque. Cette seule jeune femme qui est la cible d'un propos extrêmement violent, qui est là pour être auditionnée et qu'on entende ce qu'elle a à dire, en fait ce qu'on lui dit c'est que ça ne m'intéresse pas ce que vous avez à dire. Et c'est très clairement ce que dit la députée qui explique que ce sont ses conceptions, mais excusez-moi, ce n'est pas la laïcité cela. En tout cas, ce n'est pas ni l'esprit ni la lettre de la laïcité. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 6:31
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05