Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
4 mars 2020 au 20 mars 2026
Questions
34
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 34 questions évaluables
Réponse directe
19
Réponse partielle
7
Réponse à côté
8
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 34
Question 1Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David Belliard
– On l'a dit, l'idée, c'est vraiment de parler du fond, donc on va avoir une grosse partie, transport, écologie, logement, économie, et on voulait commencer par vous poser des questions qu'on n'abordera pas, qui font partie de l'actualité politique et de l'actualité de cette municipale à Paris. Donc on voulait vous parler d'un sujet qui a été massivement relayé par les candidatures LR et d'extrême droite, c'est l'action de la sécurité. Emmanuel Grégoire propose de renforcer massivement la police municipale avec 1 000 agents supplémentaires pour atteindre 5 000 policiers municipaux. Sophia Chiquirou propose également d'augmenter le nombre d'agents de police municipale pour atteindre 3 500 agents. Est-ce que c'est la solution à Paris d'augmenter le nombre d'agents, en fait ?
Réponse directe
– Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la j…
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Mécanismes explicités4 mars 2020 au 20 mars 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08
Question 2Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David Belliard
Mais Madame Obouno, je voudrais vous poser la même question. Qu'est-ce que votre programme, en quoi votre programme se différencie de celui de M. Béliard ?
Réponse à côté
Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment o…
« Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice. Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons. »
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Question 3"Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle Obono
C'est quel moment où tu t'es dit, je veux aller dans la politique institutionnelle ?
Réponse directe
Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est…
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44Voir 1 autre passage
« Donc, en fait, c'est cet enchaînement, la dynamique des mouvements sociaux et des débats politiques qui m'amènent à me retrouver dans ces espaces-là, à défendre des positionnements en faveur, justement, de l'unité de la gauche radicale. Et voilà, arriver de fil en aiguille à la France insoumise. Et puis, du coup, à la France insoumise. Donc, voilà, ce n'est pas, j'allais dire, un objectif que je m'étais tracé ou autre. C'est plus l'implication dans les mouvements et les débats sociaux et politiques de la période de ces années-là qui m'a amenée, du coup, à m'entrouler, à construire, à finalement être candidate en 2017 à la France insoumise. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 10:22
Question 4"Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle Obono
Du coup, très jeune, tu étais déjà intéressée par la question politique ?
Réponse directe
Après, ce n'est pas si inédite que ça que quand on est au lycée, on fait les manifs. Et donc, on va dire que dans la période, c'était quelques années après le mouvement de novembre-décembre 1995. Je crois que c'était en seconde à l'époque. Et voilà, il y avait cette effervescence un peu de renouveau de mouvements sociaux après la chute du mur, le moment de retour de bâton et de la période supposément de l'histoire, etc. Et donc, en fait, on est quand même un pays où on a un mouvement social fort régulièrement et que des générations de lycéens, de jeunes se politisent à travers différents mouvements. Donc moi, ça a été à cette période-là. Et dans ce moment-là particulier, justement, le début…
« Après, ce n'est pas si inédite que ça que quand on est au lycée, on fait les manifs. Et donc, on va dire que dans la période, c'était quelques années après le mouvement de novembre-décembre 1995. Je crois que c'était en seconde à l'époque. Et voilà, il y avait cette effervescence un peu de renouveau de mouvements sociaux après la chute du mur, le moment de retour de bâton et de la période supposément de l'histoire, etc. Et donc, en fait, on est quand même un pays où on a un mouvement social fort régulièrement et que des générations de lycéens, de jeunes se politisent à travers différents mouvements. Donc moi, ça a été à cette période-là. Et dans ce moment-là particulier, justement, le début du mouvement alter-mondialiste qui m'a inspirée à son pays. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 3:48
Question 5"Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle Obono
À cette époque, tu t'imaginais déjà députée ?
Réponse directe
Non, mais parce qu'en fait, le paysage politique, quand même, était tout autre. C'est vraiment le monde d'avant. C'est-à-dire, bon, avec... C'était la droite au pouvoir, mais c'est la paix ultra-hégémonique à gauche. Avec, voilà, le BIP, RPR, PS, qui n'a pas d'espace. En tout cas, moi, je ne me suis pas politisée dans l'espace majoritaire, politique majoritaire, plutôt dans l'extrême gauche, en fait. se sont inscrits dans la dynamique, justement, du renouveau des luttes sociales des années 2000. Et c'est donc plutôt, en fait, à la marge de la sphère institutionnelle et plus dans les mouvements sociaux que moi, je me suis retrouvée dans un espace où, du coup, le Parti Socialiste, en tout cas…
« Non, mais parce qu'en fait, le paysage politique, quand même, était tout autre. C'est vraiment le monde d'avant. C'est-à-dire, bon, avec... C'était la droite au pouvoir, mais c'est la paix ultra-hégémonique à gauche. Avec, voilà, le BIP, RPR, PS, qui n'a pas d'espace. En tout cas, moi, je ne me suis pas politisée dans l'espace majoritaire, politique majoritaire, plutôt dans l'extrême gauche, en fait. se sont inscrits dans la dynamique, justement, du renouveau des luttes sociales des années 2000. Et c'est donc plutôt, en fait, à la marge de la sphère institutionnelle et plus dans les mouvements sociaux que moi, je me suis retrouvée dans un espace où, du coup, le Parti Socialiste, en tout cas, en termes militants, était très peu présent. Et c'était plus les mouvements de gauche radicale et d'extrême gauche. Donc, voilà, ce n'est pas du tout un parcours militant comme d'autres générations ou d'autres profils politiques ont pu avoir, en passant par le syndicat, que ce soit dans le Parti Socialiste, les jeunesses socialistes, ou dans le Parti communiste, les législatives, etc. Ce n'était pas du tout ça. Du coup, en rentrant tout de suite dans un espace politique et institutionnel que je me suis politisée. C'était vraiment les mouvements, quoi. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 5:00
Question 6"Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle Obono
Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir la députée de Paris et candidate au municipal à Paris dans le 18e arrondissement, Daniel Obono. Merci beaucoup d'être avec nous aujourd'hui. Comment ça va ?
Réponse directe
Ça, oui, ça va. C'est le début de l'année. On a l'impression que ça fait déjà des mois et des mois que ça a commencé.
« Ça, oui, ça va. C'est le début de l'année. On a l'impression que ça fait déjà des mois et des mois que ça a commencé. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 0:48
Question 7Sanction contre un député RN, accueil des migrants de l'Ocean Viking, inflation dans les cantines : ce qu'il faut retenir de l'interview de Danièle Obono
Norme rapide, Daniel Obono, le Rassemblement national va changer de président. Marine Le Pen ne sera plus présidente à partir de cet après-midi du Rassemblement national, ce sera Louis Alliot ou alors Jordan Bardella. Plus de Le Pen à la tête du RN avant l'EFN, est-ce que ça change quelque chose pour vous ?
Réponse directe
Non. Leur changement de nom, leur tentative de ripollinage, la stratégie de dédiabolisation, où tout le monde reconnaît quand même que s'il faut dédiaboliser, c'est qu'il y a un diable, montre que le FN n'a pas changé, le RN n'a pas changé. Ils célébraient, il y a quelques semaines, les 50 ans, donc ils s'inscrivent et ils reconnaissent d'ailleurs s'inscrire dans la continuité d'un parti qui a été fondé. Très discrètement, ils l'ont fait. Oui, mais tout de même, ils l'ont célébré, ils se sont inscrits dans cette histoire, un parti qui a été fondé notamment par des anciens membres du parti nazi et qui développent, de mon point de vue, une idéologie des propositions qui sont fondamentalement…
« Non. Leur changement de nom, leur tentative de ripollinage, la stratégie de dédiabolisation, où tout le monde reconnaît quand même que s'il faut dédiaboliser, c'est qu'il y a un diable, montre que le FN n'a pas changé, le RN n'a pas changé. Ils célébraient, il y a quelques semaines, les 50 ans, donc ils s'inscrivent et ils reconnaissent d'ailleurs s'inscrire dans la continuité d'un parti qui a été fondé. Très discrètement, ils l'ont fait. Oui, mais tout de même, ils l'ont célébré, ils se sont inscrits dans cette histoire, un parti qui a été fondé notamment par des anciens membres du parti nazi et qui développent, de mon point de vue, une idéologie des propositions qui sont fondamentalement anti-républicaines. Et donc, nous, nous continuerons à les combattre, quel que soit le visage qui est à la devanture du petit business des Le Pen. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Sanction contre un député RN, accueil des migrants de l'Ocean Viking, inflation dans les cantines : ce qu'il faut retenir de l'interview de Danièle ObonoVérifier à 7:02
Question 8Attaque au couteau à Rambouillet, protection des policiers, le déconfinement progressif... Le "8h30 franceinfo" de Danièle Obono
Voilà ce que disait Jean Castex hier. Daniel Obono, terrorisme islamiste, vous êtes d'accord sur cette qualification ou pas ?
Réponse à côté
On est face à quoi, Daniel Obono ? C'est précisément. C'est le même mode opératoire, un individu qui passe à l'acte avec une arme blanche en criant à l'Akbar contre une personne qui représente la République. C'est une forme de guerre qui nous est menée par une idéologie ? Alors, comment on fait pour lutter contre l'islamisme ? Il y a eu un texte à l'Assemblée nationale qui souhaitait s'y attaquer. Vous ne l'avez pas voté à la France insoumise, vous ne le regrettez pas ? De quel texte s'agit-il ? Le séparatisme, le projet de loi qui conforte les principes de la République.
« On est face à quoi, Daniel Obono ? C'est précisément. C'est le même mode opératoire, un individu qui passe à l'acte avec une arme blanche en criant à l'Akbar contre une personne qui représente la République. C'est une forme de guerre qui nous est menée par une idéologie ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Attaque au couteau à Rambouillet, protection des policiers, le déconfinement progressif... Le "8h30 franceinfo" de Danièle ObonoVérifier à 1:59Voir 1 autre passage
« Alors, comment on fait pour lutter contre l'islamisme ? Il y a eu un texte à l'Assemblée nationale qui souhaitait s'y attaquer. Vous ne l'avez pas voté à la France insoumise, vous ne le regrettez pas ? De quel texte s'agit-il ? Le séparatisme, le projet de loi qui conforte les principes de la République. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Attaque au couteau à Rambouillet, protection des policiers, le déconfinement progressif... Le "8h30 franceinfo" de Danièle ObonoVérifier à 3:03
Question 9Danièle Obono, députée LFI de Paris
Vous avez été élu en 2017. Vous êtes membre de la France insoumise. Vous êtes bibliothécaire de profession. Alors à quoi ressemblera la loi sur le séparatisme une fois votée par le Parlement ?
Réponse à côté
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Question 10Danièle Obono, députée LFI de Paris
Ou est-ce que vous considérez, au contraire, que c'est plutôt, que ça fait partie aussi du débat démocratique ?
Réponse à côté
Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population.
« Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 9:37
Question 11Danièle Obono, députée LFI de Paris
Le projet, initié par Emmanuel Macron en février, est en cours de rédaction. Mais il semblerait que sa présentation officielle ne soit pas pour tout de suite. Le chef de l'État, censé en faire État en début de semaine prochaine dans l'Hérault, a décidé de temporiser. Il faut dire que le sujet est clivant et la notion de séparatisme assez floue. Elle laisse entendre que des communautés auraient pour projet de faire sécession au sein de la République. Mais en réalité, il s'agit avant tout d'aménager la loi pour lutter davantage contre la radicalisation islamiste. On insiste du coup à un glissement sémantique depuis quelques années qui voit l'universalisme contesté par le communautarisme puis par la tentation identitaire et désormais par le séparatisme. Alors, est-ce à dire que la République n'est plus une et indivisible ?
Réponse à côté
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Question 12Danièle Obono, députée LFI de Paris
La France a quand même vécu un certain nombre de traumatismes, de terrorisme islamiste. Est-ce que la République n'est pas en droit de chercher par tous les moyens à protéger ses citoyens de ces phénomènes de radicalisation dont on ne peut pas dire qu'ils participent du fantasme ?
Réponse partielle
Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces ques…
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44Voir 1 autre passage
« Non, mais c'est pour vous dire qu'en fait, on est là dans l'extrapolation et l'obsession vis-à-vis de ça. Et il y a un travail sérieux et nécessaire à faire. Le renseignement humain, la science, la sociologie, etc. sont fondamentaux pour comprendre et prévenir la commission d'actes de terrorisme. Mais d'abord, il faut sortir... Il y a un très bon spécialiste de la question qui s'appelle François Lullier qui revient sur comment la doctrine en matière a changé. et c'est en fait focalisé sur le facteur religieux. Je ne dis pas qu'il n'existe pas parce qu'en plus, des groupes justifient leur acte par le religieux. Mais que notre travail en tant que politique, c'est de déconstruire ça. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 19:32
Question 13Danièle Obono, députée LFI de Paris
Elles ne les protègent plus, justement, ces personnes ?
Réponse partielle
Aujourd'hui, c'est utilisé pour attaquer des gens, et des gens en particulier, et ça s'inscrit dans un contexte global, d'islamophobie, gommage à la dire, et de construction politique d'un ennemi de l'extérieur et de l'intérieur. Et ça, comme la guerre, la soi-disant guerre de civilisation, etc., moi je suis radicalement contre. Et c'est parce que je suis laïque que je trouve déplorable qu'aujourd'hui, le terme de laïcité, pour beaucoup de personnes, qui sont la cible de ces attaques, de ces agressions, qui peuvent être extrêmement violentes. Vous avez eu, quand même, il y a quelques mois, une attaque, et pas qu'il y a quelques mois, il y a des dégradations de lieux de culte musulmans, mais…
« Aujourd'hui, c'est utilisé pour attaquer des gens, et des gens en particulier, et ça s'inscrit dans un contexte global, d'islamophobie, gommage à la dire, et de construction politique d'un ennemi de l'extérieur et de l'intérieur. Et ça, comme la guerre, la soi-disant guerre de civilisation, etc., moi je suis radicalement contre. Et c'est parce que je suis laïque que je trouve déplorable qu'aujourd'hui, le terme de laïcité, pour beaucoup de personnes, qui sont la cible de ces attaques, de ces agressions, qui peuvent être extrêmement violentes. Vous avez eu, quand même, il y a quelques mois, une attaque, et pas qu'il y a quelques mois, il y a des dégradations de lieux de culte musulmans, mais une attaque à caractère terroriste dans le sud de la France. Il y a des gens qui, tous les jours, sont victimes de discrimination du fait de leur religion réelle ou supposée. Et donc, en fait, ce qui devait être un bouclier pour les personnes, pour les croyants et les non-croyants, devient une arme contre ces personnes. Et ça, c'est extrêmement grave. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 11:35
Question 14Danièle Obono, députée LFI de Paris
Vous dites, par exemple, dans cette interview, certains, Daniel Obono, certains à LFI, ont une sensibilité très républicaine. Ça veut dire quoi, une sensibilité très républicaine ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'a…
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05
Question 15Danièle Obono, députée LFI de Paris
Est-ce que vous voyez des manifestations d'un séparatisme aujourd'hui en France ?
Réponse partielle
D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des soci…
« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57Voir 1 autre passage
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Question 16Danièle Obono, députée LFI de Paris
Daniel Obono, vous dites que ce n'est pas la laïcité, mais vous savez bien, et on peut d'ailleurs peut-être s'en étonner, que cette définition de la laïcité, elle est un peu à géométrie variable. On n'a pas aujourd'hui un consensus, qui peut paraître d'ailleurs assez incroyable, en France là-dessus, à tel point d'ailleurs que la formation à laquelle vous appartenez, la France Insoumise, a dans ses carnets thématiques qui ont été publiés en 2017, pour la campagne présidentielle et législative, publié un carnet notamment très complet, très intéressant, sur cette question même de la laïcité, livré dans lequel on peut lire ceci. Le principe de laïcité est malmené d'une part par les tenants des petits arrangements qui ont organisé au fil des années démission et compromission, et d'autre part par ceux qui travestissent le principe en ciblant une religion et une seule. Ça, ça témoigne bien d'un constat que cette laïcité, elle peut être mise à différentes sauces. Est-ce que d'ailleurs, vous vous retrouvez dans les deux termes de cette phrase qui se retrouve dans le livret, livret auquel vous avez participé d'ailleurs, je crois ?
Réponse directe
Oui, j'étais la coordonnatrice de l'ensemble des livrets thématiques, donc j'ai fait un suivi sur ces questions. Mais le constat, oui, il est clair qu'aujourd'hui, la laïcité est utilisée, est instrumentalisée, au-delà même, encore une fois, de l'esprit de la lettre. Alors, revenons-en à la lettre de la loi, qui n'impose à aucune personne, où que ce soit, dans l'espace public ou dans les instances publics privés, de croire ou ne pas croire, ou permet que chacun et chacune puisse exprimer sa foi. Donc, dans la lettre de la loi de 1905, cette focalisation et l'agression qu'a subie cette jeune femme est purement antilaïque. Mais effectivement, et je pense que, d'une certaine manière, ça a touj…
« Oui, j'étais la coordonnatrice de l'ensemble des livrets thématiques, donc j'ai fait un suivi sur ces questions. Mais le constat, oui, il est clair qu'aujourd'hui, la laïcité est utilisée, est instrumentalisée, au-delà même, encore une fois, de l'esprit de la lettre. Alors, revenons-en à la lettre de la loi, qui n'impose à aucune personne, où que ce soit, dans l'espace public ou dans les instances publics privés, de croire ou ne pas croire, ou permet que chacun et chacune puisse exprimer sa foi. Donc, dans la lettre de la loi de 1905, cette focalisation et l'agression qu'a subie cette jeune femme est purement antilaïque. Mais effectivement, et je pense que, d'une certaine manière, ça a toujours été le cas. Le débat sur la laïcité, y compris en 1905, avait fait l'objet de, parmi les républicains qui défendaient la séparation de l'Église et de l'État, d'énormément de controverses. Et il y avait des tenants, effectivement, d'une vision extrêmement dure, de guerre contre la religion catholique, essentiellement, qui avait mené cette bataille. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 8:16
Question 17Danièle Obono, députée LFI de Paris
Est-ce que vous le déplorez, justement, qu'il y a toujours ces controverses ?
Réponse partielle
Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population.
« Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 9:37
Question 18Danièle Obono, députée LFI de Paris
C'est une des questions que nous allons aborder avec vous aujourd'hui dans ce numéro de politique en votre compagnie, Daniel Obono. Non, mais je voudrais commencer par une question liée à cette situation sanitaire qui dure quand même depuis des mois. Quand on est député au temps du Covid, est-ce que ça affecte évidemment la forme de votre travail ?
Réponse directe
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Question 19Danièle Obono, députée LFI de Paris
Ça veut dire quoi, trop républicaine ?
Réponse directe
Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'a…
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05
Question 20Danièle Obono, députée LFI de Paris
Je ne voudrais pas revenir, parce que vous nous avez dit ce que vous pensiez de l'utilisation que ferait la majorité et le gouvernement de cette notion de séparatisme. Mais pour vous, Daniel Obono, député de la France insoumise, quelle définition vous donneriez à cette notion de séparatisme ?
Réponse directe
D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des soci…
« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57Voir 1 autre passage
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Question 21Danièle Obono, députée LFI de Paris
est-ce que ça l'affecte sur le fond ?
Réponse directe
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Question 22Danièle Obono, députée LFI de Paris
est-ce que ça veut dire que vous, par exemple, Daniel Obono, vous considérez qu'il n'y a pas de problème aujourd'hui de radicalisation qui serait adossée à la religion musulmane ?
Réponse directe
Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces ques…
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44Voir 1 autre passage
« Non, mais c'est pour vous dire qu'en fait, on est là dans l'extrapolation et l'obsession vis-à-vis de ça. Et il y a un travail sérieux et nécessaire à faire. Le renseignement humain, la science, la sociologie, etc. sont fondamentaux pour comprendre et prévenir la commission d'actes de terrorisme. Mais d'abord, il faut sortir... Il y a un très bon spécialiste de la question qui s'appelle François Lullier qui revient sur comment la doctrine en matière a changé. et c'est en fait focalisé sur le facteur religieux. Je ne dis pas qu'il n'existe pas parce qu'en plus, des groupes justifient leur acte par le religieux. Mais que notre travail en tant que politique, c'est de déconstruire ça. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 19:32
Question 23Danièle Obono, députée LFI de Paris
Est-ce que ça change la nature de votre travail de parlementaire, Daniel Obono ?
Réponse directe
Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Question 24Danièle Obono, députée LFI de Paris
Et ce serait quoi, le trop républicain ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'a…
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05
Question 25Danièle Obono, députée LFI de Paris
Elle a parlé d'islamophobie, vous avez utilisé ce terme-là dans votre réaction sur Twitter, est-ce que ça n'est pas quand même une réaction un petit peu outrancière ?
Réponse directe
Oui, mais elle exprime en tant que représentante de la nation, en tant que députée, le fait qu'elle fasse une déclaration, elle a préparé une déclaration, donc elle avait pensé ce geste. Non, elle exprime son rejet et je trouve que c'est extrêmement violent. Personne ne pense à ce que cette jeune femme, c'est la seule femme présente de représentation syndicale. Il n'y a que des jeunes hommes à l'époque. Cette seule jeune femme qui est la cible d'un propos extrêmement violent, qui est là pour être auditionnée et qu'on entende ce qu'elle a à dire, en fait ce qu'on lui dit c'est que ça ne m'intéresse pas ce que vous avez à dire. Et c'est très clairement ce que dit la députée qui explique que c…
« Oui, mais elle exprime en tant que représentante de la nation, en tant que députée, le fait qu'elle fasse une déclaration, elle a préparé une déclaration, donc elle avait pensé ce geste. Non, elle exprime son rejet et je trouve que c'est extrêmement violent. Personne ne pense à ce que cette jeune femme, c'est la seule femme présente de représentation syndicale. Il n'y a que des jeunes hommes à l'époque. Cette seule jeune femme qui est la cible d'un propos extrêmement violent, qui est là pour être auditionnée et qu'on entende ce qu'elle a à dire, en fait ce qu'on lui dit c'est que ça ne m'intéresse pas ce que vous avez à dire. Et c'est très clairement ce que dit la députée qui explique que ce sont ses conceptions, mais excusez-moi, ce n'est pas la laïcité cela. En tout cas, ce n'est pas ni l'esprit ni la lettre de la laïcité. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 6:31
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08
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« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés19 sept. 2020 au 20 mars 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08Voir 2 autres passages
« Oui, oui, mais les barrières invisibles sont très fortes. Et voilà, là, c'est à plusieurs niveaux. On peut parler de ce séparatisme des riches qui refuse de participer à ce qui est essentiel aujourd'hui dans un État républicain et qui fait la communauté nationale. C'est aussi l'impôt qui fonde l'évasion fiscale. On pourrait parler de ce séparatisme où on apprend, grâce à un rapport d'Oxfam, que les plus grandes entreprises ont fait des bénéfices colossaux pendant la pandémie, sur le dos des salariés, sur le dos des plus pauvres et que les inégalités ont augmenté. On pourrait parler de ce séparatisme qui vise à donner des milliards de dividendes et en même temps, après avoir reçu de l'argent public, à annoncer des licenciements en instrumentalisation, d'ailleurs, le Covid. On pourrait parler de... Et avec des éléments d'effet. Ce dont parlent M. Macron, Mme Schiappa, M. Darmanin, ça se base sur des fantasmes, ça se base sur la construction d'épouvantail. Quand on demande dans le concret de quoi ils parlent, et je pense qu'il faudrait plus avoir un débat public et médiatique où on interpelle concrètement ces promoteurs de haine, de quoi on parle. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 15:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 mars 2020 au 20 mars 2026 · 20 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice. Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« – Pour notre part, nous nous croyons que la mission de sécurité, de sûreté, de tranquillité publique doit être remplie par l'État, parce que c'est quand même le premier sujet, c'est comment on crée justement un rapport de force pour exiger de l'État qu'il remplisse ses missions et qu'il arrête de se défausser sur les collectivités avec tout ce que ça comporte d'inégalité territoriale et aussi de difficultés pour ces collectivités. Alors Paris est une grande ville, une capitale qui a de la richesse, mais ça signifie aussi que c'est une part du budget qui n'est pas consacrée à ce que nous, nous pensons qu'ils devraient être les priorités, notamment la question du logement, la question de la justice sociale, la question de la bifurcation écologique. Donc c'est quand même le premier point, parce que je pense qu'il ne faut pas le passer à là, c'est dire, en gros, on a accepté l'idée que ce seraient désormais les villes qui devraient se charger d'une mission qui est quand même régalienne. On nous bassine à longueur d'antenne avec les grandes missions régaliennes de l'État, etc. Et en vérité, l'État n'est pas au rendez-vous et nous devons continuer à avoir un rapport de force et nous devons justement avoir des élus au niveau de Paris qui sont en capacité de tenir tête et de construire ce rapport de force. Donc ça, c'est un élément important. Le deuxième point pour nous, c'est à partir de cette réalité, comment on fait pour avoir dans nos arrondissements à Paris une police de proximité, de tranquillité publique, parce que ça devrait être, pour notre part, les missions de cette police municipale et qui puissent également être particulièrement formées sur un certain nombre de sujets, de problématiques spécifiques. Je pense notamment à la question des violences sexuelles et sexistes où il y a un sujet, y compris par rapport à la situation à Paris et de manière nationale. Donc il y a un besoin important de former, et ça c'est la première chose, de former ce personnel municipal, cette police municipale, à des techniques de désescalade, à des techniques également thématiques sur les sujets sur lesquels nous les signerons. J'ai parlé de la question des VSS, il y a la question du surtourisme, où il y a une spécificité également. Je suis élue du 18e arrondissement, et c'est un sujet, par exemple, à Montmartre, où on a le deuxième site le plus visité de Paris et le Sacré-Cœur, et donc il y a un besoin spécifique de ce type. Donc nous, nous ne sommes pas pour se mettre à prétendre que c'est la police municipale qui va régler tout un ensemble de sujets. Ce n'est pas son rôle, et ça ne peut pas être son rôle. Nous avons besoin d'une police nationale qui fait de l'investigation, qui permet de s'attaquer à la criminalité. Et la police municipale, de notre point de vue, doit être formée à la tranquillité, à la sûreté publique. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités19 sept. 2020 au 20 mars 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bonjour à tous et toutes et merci pour l'invitation qui me permet de faire connaître et diffuser les propositions du programme du nouveau Paris populaire puisque c'est ce cadre soutenu par la France insoumise et les Verts populaires qui est aujourd'hui en position au second tour de représenter la volonté, la nécessité, le besoin d'une rupture, d'un changement, d'un renouveau démocratique. Je suis candidate à Paris également dans le 18e arrondissement et c'est une des questions clés de notre débat au sein de l'arrondissement mais plus largement, je crois, à Paris, cette question de la démocratie, de la justice sociale et effectivement de la bifurcation écologique. Et l'enjeu, c'est comment on organise, on renforce et on protège les Parisiens et les Parisiens et les Parisiennes. Après, effectivement, pour ma part, par exemple, dans le 18e arrondissement, c'est près de 30 ans de majorité sortante, un quart de siècle au niveau de la ville, d'une majorité qui, malheureusement, de notre point de vue, et c'est le constat aussi, on va dire, statistique sur un certain nombre de questions, a perdu, je crois, une volonté transformatrice, une ambition réelle et s'est retrouvée à, j'allais dire, administrée et gérée un peu avec un peu de social, de l'écologie, certes, mais sans véritable ambition transformatrice. Et c'est donc ce bilan, effectivement, on se présente en opposition à un bilan qui est aujourd'hui l'objet de notre candidature, qui est un bilan insatisfaisant et aussi, surtout, la nécessité, dans le contexte, effectivement, national actuel, eh bien, de pouvoir incarner et représenter une gauche qui se bat, qui se bat au niveau local comme elle se bat au niveau national, qui s'oppose aux politiques néolibérales, au budget mené par Madame Dati, mais malheureusement, qu'on laissait passer également les socialistes à l'Assemblée nationale et dans un contexte, effectivement, où il y a cette menace de l'extrême droite que la Macronie a installée dans le paysage comme le seul opposant au niveau national, on a besoin, à Paris, encore plus, comme la capitale, avec tous les enjeux que cela représente et tout ce que ça dit au reste du pays, eh bien, d'avoir une gauche qui est en capacité de faire face, de tenir bon, de ne rien lâcher, et c'est ce que, je crois, nous représentons. »
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 4:47Voir 2 autres passages
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Donc, en fait, c'est cet enchaînement, la dynamique des mouvements sociaux et des débats politiques qui m'amènent à me retrouver dans ces espaces-là, à défendre des positionnements en faveur, justement, de l'unité de la gauche radicale. Et voilà, arriver de fil en aiguille à la France insoumise. Et puis, du coup, à la France insoumise. Donc, voilà, ce n'est pas, j'allais dire, un objectif que je m'étais tracé ou autre. C'est plus l'implication dans les mouvements et les débats sociaux et politiques de la période de ces années-là qui m'a amenée, du coup, à m'entrouler, à construire, à finalement être candidate en 2017 à la France insoumise. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 10:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 mars 2020 au 23 févr. 2026 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44Voir 2 autres passages
« Donc, en fait, c'est cet enchaînement, la dynamique des mouvements sociaux et des débats politiques qui m'amènent à me retrouver dans ces espaces-là, à défendre des positionnements en faveur, justement, de l'unité de la gauche radicale. Et voilà, arriver de fil en aiguille à la France insoumise. Et puis, du coup, à la France insoumise. Donc, voilà, ce n'est pas, j'allais dire, un objectif que je m'étais tracé ou autre. C'est plus l'implication dans les mouvements et les débats sociaux et politiques de la période de ces années-là qui m'a amenée, du coup, à m'entrouler, à construire, à finalement être candidate en 2017 à la France insoumise. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 10:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités19 sept. 2020 au 19 sept. 2020 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05Voir 2 autres passages
« Oui, j'étais la coordonnatrice de l'ensemble des livrets thématiques, donc j'ai fait un suivi sur ces questions. Mais le constat, oui, il est clair qu'aujourd'hui, la laïcité est utilisée, est instrumentalisée, au-delà même, encore une fois, de l'esprit de la lettre. Alors, revenons-en à la lettre de la loi, qui n'impose à aucune personne, où que ce soit, dans l'espace public ou dans les instances publics privés, de croire ou ne pas croire, ou permet que chacun et chacune puisse exprimer sa foi. Donc, dans la lettre de la loi de 1905, cette focalisation et l'agression qu'a subie cette jeune femme est purement antilaïque. Mais effectivement, et je pense que, d'une certaine manière, ça a toujours été le cas. Le débat sur la laïcité, y compris en 1905, avait fait l'objet de, parmi les républicains qui défendaient la séparation de l'Église et de l'État, d'énormément de controverses. Et il y avait des tenants, effectivement, d'une vision extrêmement dure, de guerre contre la religion catholique, essentiellement, qui avait mené cette bataille. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 8:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 mars 2020 au 19 sept. 2020 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Aujourd'hui, c'est utilisé pour attaquer des gens, et des gens en particulier, et ça s'inscrit dans un contexte global, d'islamophobie, gommage à la dire, et de construction politique d'un ennemi de l'extérieur et de l'intérieur. Et ça, comme la guerre, la soi-disant guerre de civilisation, etc., moi je suis radicalement contre. Et c'est parce que je suis laïque que je trouve déplorable qu'aujourd'hui, le terme de laïcité, pour beaucoup de personnes, qui sont la cible de ces attaques, de ces agressions, qui peuvent être extrêmement violentes. Vous avez eu, quand même, il y a quelques mois, une attaque, et pas qu'il y a quelques mois, il y a des dégradations de lieux de culte musulmans, mais une attaque à caractère terroriste dans le sud de la France. Il y a des gens qui, tous les jours, sont victimes de discrimination du fait de leur religion réelle ou supposée. Et donc, en fait, ce qui devait être un bouclier pour les personnes, pour les croyants et les non-croyants, devient une arme contre ces personnes. Et ça, c'est extrêmement grave. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 11:35Voir 2 autres passages
« Je pense que tout le monde est d'accord, en tout cas, sur le fait que nous refusons que ce soit instrumentalisé pour cibler, et encore une fois, de manière antilaïque, une catégorie de la population. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 9:37
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, énormément parce qu'en tant que parlementaire, nous sommes régulièrement... En fait, c'est la nature même de parlementaire d'être en contact avec les citoyens le plus possible. En tout cas, nous, c'est notre conception. Et donc, en fait, on doit penser à des formes nouvelles, différentes de faire ce travail-là en assurant notre propre sécurité sanitaire, celle des personnes qu'on rencontre, celle de nos équipes. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 1:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, je trouve que le piège, c'est qu'on se met à penser dans le cadre qui est imposé par le gouvernement. Et pour moi, en fait, y compris sociologiquement, y compris scientifiquement, cette notion est construite de toutes pièces et remplie, justement, de toutes les fantames et l'obsession de droite, d'extrême droite que porte aujourd'hui la Macronie. Si on devait parler de séparatisme, moi, je parlerais factuellement, concrètement, de manière chiffrée, du séparatisme, par exemple, des riches, des plus riches qui vivent dans des quartiers, des communautés qui se marient entre eux. Il y a une endogamie sociale qui est aujourd'hui très documentée. Je pense aux travaux, notamment, des sociologues. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 14:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, en faire ainsi la cible justement, et aujourd'hui, des débats et de toutes les analyses les plus tordues et fantaisistes possibles, et d'expériences malheureusement, en faire aussi, notamment sur les réseaux sociaux, la cible d'un certain nombre de personnages violents et agressifs, et en fait effacer complètement l'enjeu, le propos pour lequel elle était présente, je trouve que c'est extrêmement violent. Et symboliquement, au sein de l'Assemblée nationale, parce que le message, je pense que cette attitude de rejet, pour le coup, séparatisme, c'est-à-dire d'amener, en fait, expliquer à cette personne, cette jeune femme, qu'elle ne fait pas partie de la République, parce que l'Assemblée nationale, c'est censé être la maison du peuple, c'est censé être le lieu où les citoyens, les citoyennes sont chez elle. Et en fait, ce qu'on dit à cette jeune femme, c'est qu'elle n'est pas chez elle, et qu'elle ne fait pas partie de la communauté nationale. Je trouve que ça, c'est extrêmement grave, c'est à la fois sexiste, parce que c'est réduire cette personne, peu importe ce qu'elle a à dire, à ce qu'elle porte, c'est islamophobe, donc raciste, et c'est antilaïque. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 4:44Voir 1 autre passage
« Je vous demande pourquoi Vous l'avez écrit »
RMC — Face à Face · L'invité de Bourdin Direct : Danièle Obono - 02/09Vérifier à 4:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Non, ce n'est pas trop. Je dis très républicaine, parce que moi, je viens d'un courant politique plutôt d'extrême-gauche, qui est républicain au sens où ça va de soi, parce que ça fait partie du courant historique, la gauche, s'est construit sur la défense de la République. Mais dont, on va dire, pour moi, la question de la lutte des classes et la question sociale, dans la tradition dont je viens, est proéminente. Alors, depuis, ma vision s'est enrichie d'un certain nombre de choses. Mais voilà, il y a des sensibilités, on le sait, il y a la sensibilité communiste-socialiste, d'extrême-gauche, qui partageons les principes républicains, les principes laïcs, mais certains, voilà, ont plus d'attention sur certaines choses, et notamment les courants issus du Parti Socialiste, du Parti de Gauche, et la sensibilité qu'a représenté Jean-Luc Mélenchon en fait partie. Mais je pense que c'est une force, et ça fait partie des débats. Je vais y revenir sur les controverses sur la laïcité. Il y a le débat politique-théorique, et il y a la réalité. Qu'est-ce que ça veut dire, en fait, dans la vie concrète des gens ? Aujourd'hui, ce terme, et en plus le problème, c'est que ça pervertit ce que nous défendons tous et toutes, je crois, qui est la séparation des Églises et de l'État, et la liberté des gens d'être, de croire, de manifester leur croyance, sans être l'objet, et ça c'est important, d'un arbitraire d'État, de stigmatisation, parce que c'est de ça qu'on parle. Ces lois-là ont aussi été prises pour protéger les personnes, les individus. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05
Le Média — Podcasts · Municipales : quelle gauche pour Paris ? Débat avec Danièle Obono et David BelliardVérifier à 8:08
« Ce n'est pas tellement un moment, en fait. C'est que la période de ces années-là, c'est l'enchaînement, d'abord, de mobilisation. C'est le mouvement alter-mondialiste avec les forums sociaux européens. Enfin, moi, j'étais beaucoup impliquée dans le groupuscule gauchiste auquel j'appartenais, dans les mobilisations et l'organisation des cars pour aller à Gênes. C'était un moment assez marquant. La première mobilisation alter-mondialiste à Gênes, lors de laquelle un jeune manifestant, Carlo Giuliani, a été assassiné. Il y a eu une mobilisation incroyable en Italie. Enfin, l'Italie, c'était un truc hallucinant, quoi, de mouvements, de forces du mouvement social, etc. Et 20 ans plus tard, c'est les fascistes qui sont au pouvoir. Mais ça dit aussi, justement, comment l'histoire, elle se joue et les rapports de force et l'existence d'une gauche solide fait la différence ou pas. Et du coup, c'est vrai que ce milieu dans lequel, moi, j'ai appris à la fois politiquement sur le fond les idées politiques marxistes de la théorie et en même temps, d'être dans des mouvements de masse, en tout cas, qui ont créé une résurgence d'inspiration en montrant qu'en fait, le fameux slogan « Un autre monde est possible », il vient de cette période-là. Et il y a donc le mouvement alter-mondialiste, ensuite le mouvement anti-guerre, moi qui ai été marquant aussi, contre la guerre en Irak, d'abord l'invasion de l'Afghanistan et puis la guerre en Irak, 2003. Et on a participé à l'époque aussi dans les collectifs contre la guerre à mobiliser en France. Et donc, en fait, c'est comme ça que je suis arrivée à me poser la question avec d'autres de rejoindre 2002 avec le moment de l'extrême droite pour la première fois au second tour de l'élection présidentielle. Donc, en fait, voilà, c'est cette articulation entre ce qui se passait dans les mouvements au niveau international, tous ces débats entre mouvement social, mouvement politique et la situation en France aussi, qui était l'expression de ce moment-là. Donc, voilà, dans ces débats politiques, j'allais dire, franco-français, la question donc de... Nous, on s'était posé la question de l'unité des révolutionnaires à ce moment-là avec les résultats électoraux de... Nous, je disais, avec les camarades avec qui je militais à l'époque, les résultats électoraux de la première candidature Besancenot, puis la seconde, enfin tout ça a créé une réflexion. Et donc, c'est à ce moment-là qu'avec d'autres militants d'extrême-gauche, on a rejoint, on a demandé à rejoindre la LCR à l'époque. Et ça a pris un peu de temps. Et donc, c'est en 2003 qu'on a rejoint la LCR. Et du coup, d'être impliqué dans la construction de cette organisation révolutionnaire. Et en fait, c'est comme ça. Dans les débats politiques de la question de l'unité des révolutionnaires à l'unité de la gauche radicale, il y a le mouvement qui se traduit politiquement, le mouvement intermondialiste qui se traduit politiquement au moment de la campagne contre le traité constitutionnel européen. Donc, ça crée cette dynamique-là. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 6:44
« Oui, mais si, en fait, on sait, il y a des recherches qui ont lieu. Il y a eu des rapports parlementaires sur la notion même de radicalisation. Et les personnes qui recherchent, qui sont dans tous les champs de la science, mais aussi de l'appareil d'État, sont très... Enfin, il y aurait de la matière à faire et qui disent notamment que le facteur religieux n'est en fait pas prépondérant dans les processus qui mènent des personnes, des individus, à commettre des actes de terrorisme. La réalité, c'est ça. Enfin, y compris sur un certain nombre de sites du ministère. Je ne sais pas si c'est toujours le cas maintenant, mais quand on avait ces débats au moment de la loi en 2018-2019 sur ces questions-là, même les sites du ministère expliquent que le facteur religieux n'est pas le facteur prépondérant. Il joue un rôle de justification, etc. Et donc oui, nous, ce qu'on dit, c'est qu'il faut plus de moyens pour rechercher, pour comprendre les processus, etc. Et c'est fait en fait en ce moment. Le problème, c'est que ce n'est pas de ça qu'on parle. Si on avait parlé de ça, par exemple, dans les lois visant à lutter contre les actes de terrorisme, on aurait eu un tout autre débat que le fait d'agiter des fantasmes. Aujourd'hui, la radicalisation, je me suis fait interpeller et je continue à me faire interpeller de manière assez hallucinante par certains de vos collègues sur le fait qu'on m'avait demandé si quand un chauffeur de bus refuse de serrer la main à une femme, c'est un signe de radicalisation. C'est-à-dire un signe que cette personne va commettre un acte de terrorisme et tuer des millions de personnes parce qu'ils refuseraient de serrer la main à une femme. D'ailleurs, anecdote que d'autres collègues à vous ont prouvé être une fausse information. Donc vous voyez comment... »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 17:44
« Après, ce n'est pas si inédite que ça que quand on est au lycée, on fait les manifs. Et donc, on va dire que dans la période, c'était quelques années après le mouvement de novembre-décembre 1995. Je crois que c'était en seconde à l'époque. Et voilà, il y avait cette effervescence un peu de renouveau de mouvements sociaux après la chute du mur, le moment de retour de bâton et de la période supposément de l'histoire, etc. Et donc, en fait, on est quand même un pays où on a un mouvement social fort régulièrement et que des générations de lycéens, de jeunes se politisent à travers différents mouvements. Donc moi, ça a été à cette période-là. Et dans ce moment-là particulier, justement, le début du mouvement alter-mondialiste qui m'a inspirée à son pays. »
Le Média — Podcasts · "Je suis à LFI parce que je suis une révolutionnaire” | Danièle ObonoVérifier à 3:48
« Moi je pense qu'il y a toujours quelque chose à faire et puis c'est pour ça que nous on a été élus et on compte bien continuer à mener la bataille. En fait je pense que cette décision du 49.3, même si elle planait depuis plusieurs semaines, montre quand même l'échec de la majorité. Parce que ce qu'on a réussi à faire, c'est dérouler tous les arguments, les interpeller sur les flous, sur les inexactitudes. Et à chaque fois, en fait, ils se prenaient les pieds dans leur propre turpitude. Parce que quand on interpellait en commission sur le fameux revenu d'activité qu'ils ont sorti du chapeau, et que même l'INSEE disait, en fait ça n'existe pas, et on apprend en même temps que tout le monde qu'on est censé le fabriquer, sur la question des retraites des agriculteurs et agricultrices, ou les annonces de Macron d'un côté, et puis la réalité de ce qu'il y a dans le texte et de ce sur quoi ils reviennent. Enfin, je pense qu'en vérité, ils ont été mis en échec par la grève de zèle qu'on a menée à l'Assemblée. Et ça ne pouvait se conclure que par ou le retrait ou le 49.3. Et je pense que ce 49.3, c'est plus un aveu d'échec et de faiblesse qu'autre chose. Et puis après, c'est vrai que c'est aussi… »
Le Média — Podcasts · 49.3 : L'Assemblée piétinée, place à la rue ?Vérifier à 6:59
« Oui, mais elle exprime en tant que représentante de la nation, en tant que députée, le fait qu'elle fasse une déclaration, elle a préparé une déclaration, donc elle avait pensé ce geste. Non, elle exprime son rejet et je trouve que c'est extrêmement violent. Personne ne pense à ce que cette jeune femme, c'est la seule femme présente de représentation syndicale. Il n'y a que des jeunes hommes à l'époque. Cette seule jeune femme qui est la cible d'un propos extrêmement violent, qui est là pour être auditionnée et qu'on entende ce qu'elle a à dire, en fait ce qu'on lui dit c'est que ça ne m'intéresse pas ce que vous avez à dire. Et c'est très clairement ce que dit la députée qui explique que ce sont ses conceptions, mais excusez-moi, ce n'est pas la laïcité cela. En tout cas, ce n'est pas ni l'esprit ni la lettre de la laïcité. »
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 6:31
France Culture — Sens politique · Danièle Obono, députée LFI de ParisVérifier à 10:05