Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 nov. 2015 au 4 avr. 2025
Questions
182
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 182 questions évaluables
Réponse directe
75
Réponse partielle
38
Réponse à côté
67
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 151 à 175 sur 182
Question 151Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Est-ce que je crois ou je ne crois pas ?
Réponse à côté
Et s'il y a peu de gens qui se déplacent, ce sera la faute du PS ou de ceux qui ne veulent pas se soumettre au processus de la primaire, en l'occurrence Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ?
« Et s'il y a peu de gens qui se déplacent, ce sera la faute du PS ou de ceux qui ne veulent pas se soumettre au processus de la primaire, en l'occurrence Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 5:55
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-Bendit
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 152Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Non mais vous croyez ?
Réponse à côté
Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ?
« Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 5:31
Question 153Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Mais évidemment que c'est possible. Enfin, vous regardez un peu ces charlatans-là, cette primaire complètement débile, de la manière dont ça va se passer. Enfin, vraiment, vous croyez qu'il y a beaucoup de Français qui vont être fascinés par le débat entre Manuel Valls et Arnaud Montebourg ?
Réponse à côté
Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ?
« Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 5:31
Question 154Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Alors, Manuel Valls devrait vraiment regarder ce qui s'est passé en Italie. Parce qu'en fait, Renzi, surtout la dernière année, a gouverné comme Valls, c'est-à-dire par coup de menton. Il n'a écouté personne. Par exemple, sur sa réforme, Monty, Prodi, bon à la fin Prodi, mais Prodi a été très dubitatif sur la qualité de la réforme. Il aurait dû entendre qu'il avait un objectif, c'est-à-dire d'arrêter le bicaméralisme, mais il a rajouté des tas de choses pour faire des compromis qui faisaient qu'il a mis sur la table quelque chose, qui a réussi à unir des tas de gens et pas mal d'intellectuels qui ne sont pas du tout Pépé Grillo. Si vous prenez le directeur de Microméga, la revue intellectuelle, lui aussi a appelé à voter non. Donc, il a... Si, il a appelé à voter non. Mais c'est possible, c'est possible Bernard Queda, mais à un moment, un moment, il y a quand même quelque chose qui est que Matteo Renzi n'a pas réussi parce qu'avec son volontarisme de sourd et d'aveugle, eh bien, il a été dans le mur. Donc, c'est sa réforme du marché du travail qui l'a condamné ?
Réponse directe
Non, c'est sa méthode de gouvernement.
« Non, c'est sa méthode de gouvernement. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 1:39
Question 155Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Voilà, et qu'à partir d'un certain moment, Mélenchon tout de suite, sans réfléchir, a dit non. Bon, c'est évident maintenant, Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon parient qu'ils pourront passer à droite ou à gauche du Parti Socialiste et avoir une partie de l'électorat derrière eux. C'est un pari risqué et à la fin, tout le monde risque de se trouver entre 10 et 12%. Et puis on aura un deuxième tour, Fillon-Marie Le Pen. Donc, la primaire ne sert à rien ?
Réponse à côté
Daniel Kohn-Mendit, invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes avec d'autres sujets. et les questions des auditeurs qui nous appellent au 01 45 24 7000, dans un instant, la revue de presse.
« Daniel Kohn-Mendit, invité de France Inter, on vous retrouve dans quelques minutes avec d'autres sujets. et les questions des auditeurs qui nous appellent au 01 45 24 7000, dans un instant, la revue de presse. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 7:42
Question 156Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
Puis alors il va y avoir Ségolène Royal qui va venir de Cuba et qui va dire je vais vous faire une leçon de démocratie. Je vais vous expliquer ce que c'est que la démocratie. Non, je veux dire, il y a un véritable danger aujourd'hui, je ne dis pas, moi je suis un, que la social-démocratie s'effondre. Vous avez vu la salle de la Belle Alliance ?
Réponse à côté
Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ?
« Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 5:31
Question 157Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"
D'ailleurs, celui qui a inventé le nom de Belle Alliance, ça déjà, il faut le faire. Il paraît qu'il y a des communicants qui se sont payés extrêmement cher. Enfin, moi je veux bien. Mais vous avez vu la salle, elle n'est pas remplie, elle était à moitié vide. C'est pas ça. Donc, ils n'arrivent pas. Il y aura combien d'électeurs ?
Réponse à côté
Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ?
« Vous ne croyez pas à un mouvement populaire ? C'est ce que disent les dirigeants du PS aujourd'hui, quand Madelis, vous ne pensez pas qu'il y aura un... Est-ce que je suis à l'église ici ? »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Manuel Valls devrait regarder ce qui s'est passé en Italie avec Renzi"Vérifier à 5:31
Question 158Daniel Cohn-Bendit
quand les Anglais savent qu'ils se sont trompés, le peuple anglais a voté à 51% ou 52% pour le Brexit. Maintenant, 10 à 20% des Brexitiens, ils le regrettent. Donc faisons attention avec ces arguments à Montebourg complètement crétin contre les peuples. C'est vrai qu'il y a des problèmes démocratiques. Il y a des problèmes démocratiques en France. En France, vous avez une démocratie où, et ce n'est pas ma tasse de thé, un parti comme le Front National fait 30%, il n'est pas représenté à l'Assemblée. C'est un déni de démocratie. Ça, il faut le dire aussi. Donc les démocraties ne sont jamais parfaites. On peut les améliorer, mais il faut avoir une idée. Qu'est-ce qu'on veut ?
Réponse à côté
Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest.
« Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 7:51
Question 159Daniel Cohn-Bendit
Oui, parce que les politiques sont tétanisées. Mais ce qu'il y a, par exemple, vous voyez le vote du Brésil. Alors tout le monde, vous voyez, toute l'étraine droite, dit, on va faire comme les Anglais. Mais plus personne ne veut faire comme les Anglais. Est-ce que vous entendez quelqu'un vouloir faire un Frexit, un Hollandexit ?
Réponse à côté
Les sondages donnent du crédit à ceux qui portent aussi le discours d'euro-bashing. Montebourg, Mélenchon, Wauquiez, Le Pen, donnent du crédit, quel crédit.
« Les sondages donnent du crédit à ceux qui portent aussi le discours d'euro-bashing. Montebourg, Mélenchon, Wauquiez, Le Pen, donnent du crédit, quel crédit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 3:54
Question 160Daniel Cohn-Bendit
Montebourg, il fait 14-15%. Mélenchon, il fait 14-15%. C'est pas mal. Ben oui, mais avec ça, moi aussi, je faisais 16%. Et ben, c'est pas comme ça que j'arriverais à gouverner la France. C'est pas avec 14% que vous allez gouverner. Arrêtez. Mais arrêtez. C'est comme en foot. Il faut toujours, il faut toujours. Ça va mal, et puis il y en a qui disent que ça va encore. Non, c'est difficile. Ben, ça va pas bien. Non, c'est difficile, mais au moins prenons quand même, César, que les pays les plus eurosceptiques aujourd'hui, il y a un retournement total, après le Bruxelles, de l'opinion publique sur la sortie de l'Europe. C'est une vérité. Et que c'est 50... Il y a plus 7 pour l'Europe en France. En France. Et c'est pas bon. Si vous faites aujourd'hui un référendum, personne n'en veut en France. Personne n'en veut... Alors, il faut trouver une stratégie pour redonner la parole aux citoyens sur l'Europe. Moi, j'ai une possibilité. Laquelle ?
Réponse à côté
Votre proposition montre, prouve qu'il y a bien déficit de démocratie en Europe. Quand Arnaud Montebourg dit que l'Union Européenne s'est construite contre les peuples, il exprime ce que ressentent beaucoup de citoyens européens.
« Votre proposition montre, prouve qu'il y a bien déficit de démocratie en Europe. Quand Arnaud Montebourg dit que l'Union Européenne s'est construite contre les peuples, il exprime ce que ressentent beaucoup de citoyens européens. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 5:50
Question 161Daniel Cohn-Bendit
Patrick Cohen, je sais qu'il y a des matinales tous les matins. Et donc il faut tous les matins essayer de trouver les choses. Mais ces changements-là, c'est des changements historiques. L'État-nation a mis deux siècles à se faire. L'Europe, aujourd'hui, en est à 50 ans environ. Ce n'est rien dans l'histoire. Donc je crois que dans les dix prochaines années, il y aura une évolution. Mais ça ne se fait pas au jour le jour. Pourquoi ?
Réponse directe
Ça va mettre du temps, oui. Parce que c'est bien de donner un cap et de prendre de la hauteur et de ne pas rester le nez collé à la vitre sur l'actualité. Oui, mais à part vous, qui porte encore l'idée européenne ? Plus personne ne dit plus d'Europe et plus d'intégration. Depuis le vote du Brexit, je n'ai pas entendu, je ne vois pas, ce discours-là.
« Ça va mettre du temps, oui. Parce que c'est bien de donner un cap et de prendre de la hauteur et de ne pas rester le nez collé à la vitre sur l'actualité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 2:47
Question 162Daniel Cohn-Bendit
Il dit des bêtises. Est-ce qu'en 1955, si vous aviez fait un référendum en France, est-ce que vous voulez vous réconcilier avec les Allemands ?
Réponse à côté
Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest.
« Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 7:51
Question 163Daniel Cohn-Bendit
Moi, je crois que face à la mondialisation, on ne tiendra pas, on ne tiendra pas sans l'Europe. Si chacun veut nager seul, il se fera coiffer par, on l'a entendu, par les Chinois, par les Américains, par les Russes, etc. Donc, il faut savoir ce qu'on veut. Est-ce qu'on veut défendre notre idée de la civilisation, ou est-ce qu'on veut être obligé de gober celle des autres ?
Réponse à côté
Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest.
« Daniel Cohn-Mendit, on va reprendre notre souffle, enfin le vôtre surtout, écouter la revue de presse, peut-être réagir à quelques sujets d'actualité, et puis on vous retrouve tout à l'heure avec les questions et les commentaires des auditeurs de France Interest. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-BenditVérifier à 7:51
Question 164Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Parce que vous avez un peu dégagé rapidement en touche François Bayrou. Et même la question que je vous posais, qui va pouvoir représenter ce que vous préconisez pour 2017, c'est-à-dire cette coalition gouvernementale ?
Réponse directe
Nicolas Hulot. Je crois que c'est un personnage extrêmement intéressant. Je dis ça d'autant plus d'une manière décontractée, parce que nous avons eu même des divergences. Mais je trouve qu'il est le seul en ce moment qui n'ait pas de posture simplement idéologique. C'est comme Marguerite Oursenard, il ne voudra pas y aller sans doute. That's a problem. C'est vrai, on ne sait pas. On a l'impression qu'il est à peu près qu'à vous. Il est tenté. Il hésite. Il est tenté. A chaque fois qu'on se parle, il me dit mais ne me pousse pas comme ça. Ça met du temps, je ne sais pas comment. François Bayou, François Hylot. Oui, mais il dit ça, il pousse à la candidature de Cécile Duflo. Il ne faut pas qu…
« Nicolas Hulot. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 29:58Voir 2 autres passages
« Je crois que c'est un personnage extrêmement intéressant. Je dis ça d'autant plus d'une manière décontractée, parce que nous avons eu même des divergences. Mais je trouve qu'il est le seul en ce moment qui n'ait pas de posture simplement idéologique. C'est comme Marguerite Oursenard, il ne voudra pas y aller sans doute. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 30:15
« That's a problem. C'est vrai, on ne sait pas. On a l'impression qu'il est à peu près qu'à vous. Il est tenté. Il hésite. Il est tenté. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Question 165Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Quel est le candidat qui va proposer ?
Réponse à côté
Moi, je pense convaincre tous ceux... Alors, tous ceux qui vont être candidats. C'est vrai que là, c'est le point faible. Ah, parce que mon point faible, c'est qu'on va avoir des élections présidentielles où, vraiment, on les a tous vues. On les a tous entendus. De Poutu, de Poutu à Hollande, de Foutu à je sais pas quoi. Oui, mais Bayrou, même Bayrou, même Bayrou, quand il a senti qu'il pouvait devenir président, il a mis de côté la proportionnelle. Parce que c'est trop tentant. Vous êtes président, vous avez une majorité présidentielle, vous êtes seul. Il y a, chez les politiques en France, il y a cette envie de l'Elysée que je ne comprends pas. Je me suis baladé l'autre jour dans l'Elysée…
« Moi, je pense convaincre tous ceux... Alors, tous ceux qui vont être candidats. C'est vrai que là, c'est le point faible. Ah, parce que mon point faible, c'est qu'on va avoir des élections présidentielles où, vraiment, on les a tous vues. On les a tous entendus. De Poutu, de Poutu à Hollande, de Foutu à je sais pas quoi. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 11:54Voir 2 autres passages
« Oui, mais Bayrou, même Bayrou, même Bayrou, quand il a senti qu'il pouvait devenir président, il a mis de côté la proportionnelle. Parce que c'est trop tentant. Vous êtes président, vous avez une majorité présidentielle, vous êtes seul. Il y a, chez les politiques en France, il y a cette envie de l'Elysée que je ne comprends pas. Je me suis baladé l'autre jour dans l'Elysée parce que j'ai montré un film que j'ai fait sur le Brésil à Hollande. Donc je lui ai dit, écoute, je regarde si ça vaut le coup que je déménage d'Allemagne pour venir à l'Elysée. Mais c'est morbide. Moi, je me suicide tout de suite, là. Si je suis obligé d'aller là-bas tous les jours, non mais arrêtez. On est rétrograde de trois siècles. Je crois que c'est ça le problème de la France. La France, aujourd'hui... C'est plus sympa rue du Cherche-Midi, je ne sais pas si vous connaissez. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 12:17
Question 166Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
J'ai toujours été. Ah oui, c'est vrai ?
Réponse directe
Ah oui. Déjà en 68, les groupes communistes, léninistes me traitaient de centriste. J'ai toujours été centriste. Ah non, il souriait, il souriait au CRS. Non, vous avez l'image d'un homme qui sourit. Oui. Alors vraiment, c'est pas tellement viril. Un homme qui sourit, c'est pas viril ? Écoutez, mon histoire est née d'un sourire. Oui. Donc ne me faites pas. Mai 68 était virulent, mais moi j'ai toujours été un babacool.
« Ah oui. Déjà en 68, les groupes communistes, léninistes me traitaient de centriste. J'ai toujours été centriste. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 1:03
Question 167Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Quel candidat peut porter ces idées-là ?
Réponse partielle
Nicolas Hulot. Je crois que c'est un personnage extrêmement intéressant. Je dis ça d'autant plus d'une manière décontractée, parce que nous avons eu même des divergences. Mais je trouve qu'il est le seul en ce moment qui n'ait pas de posture simplement idéologique. C'est comme Marguerite Oursenard, il ne voudra pas y aller sans doute. That's a problem. C'est vrai, on ne sait pas. On a l'impression qu'il est à peu près qu'à vous. Il est tenté. Il hésite. Il est tenté. A chaque fois qu'on se parle, il me dit mais ne me pousse pas comme ça. Ça met du temps, je ne sais pas comment. François Bayou, François Hylot. Oui, mais il dit ça, il pousse à la candidature de Cécile Duflo. Il ne faut pas qu…
« Nicolas Hulot. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 29:58Voir 2 autres passages
« Je crois que c'est un personnage extrêmement intéressant. Je dis ça d'autant plus d'une manière décontractée, parce que nous avons eu même des divergences. Mais je trouve qu'il est le seul en ce moment qui n'ait pas de posture simplement idéologique. C'est comme Marguerite Oursenard, il ne voudra pas y aller sans doute. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 30:15
« François Bayou, François Hylot. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 31:05
Question 168Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Daniel Cohn-Médit, ok, d'accord, on vous suit, mais il faut quand même bien un homme pour tout ça, ou une femme, qui va le faire ?
Réponse partielle
Moi, je pense convaincre tous ceux... Alors, tous ceux qui vont être candidats. C'est vrai que là, c'est le point faible. Ah, parce que mon point faible, c'est qu'on va avoir des élections présidentielles où, vraiment, on les a tous vues. On les a tous entendus. De Poutu, de Poutu à Hollande, de Foutu à je sais pas quoi. Oui, mais Bayrou, même Bayrou, même Bayrou, quand il a senti qu'il pouvait devenir président, il a mis de côté la proportionnelle. Parce que c'est trop tentant. Vous êtes président, vous avez une majorité présidentielle, vous êtes seul. Il y a, chez les politiques en France, il y a cette envie de l'Elysée que je ne comprends pas. Je me suis baladé l'autre jour dans l'Elysée…
« Moi, je pense convaincre tous ceux... Alors, tous ceux qui vont être candidats. C'est vrai que là, c'est le point faible. Ah, parce que mon point faible, c'est qu'on va avoir des élections présidentielles où, vraiment, on les a tous vues. On les a tous entendus. De Poutu, de Poutu à Hollande, de Foutu à je sais pas quoi. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 11:54Voir 2 autres passages
« Oui, mais Bayrou, même Bayrou, même Bayrou, quand il a senti qu'il pouvait devenir président, il a mis de côté la proportionnelle. Parce que c'est trop tentant. Vous êtes président, vous avez une majorité présidentielle, vous êtes seul. Il y a, chez les politiques en France, il y a cette envie de l'Elysée que je ne comprends pas. Je me suis baladé l'autre jour dans l'Elysée parce que j'ai montré un film que j'ai fait sur le Brésil à Hollande. Donc je lui ai dit, écoute, je regarde si ça vaut le coup que je déménage d'Allemagne pour venir à l'Elysée. Mais c'est morbide. Moi, je me suicide tout de suite, là. Si je suis obligé d'aller là-bas tous les jours, non mais arrêtez. On est rétrograde de trois siècles. Je crois que c'est ça le problème de la France. La France, aujourd'hui... C'est plus sympa rue du Cherche-Midi, je ne sais pas si vous connaissez. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 12:17
Question 169Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Qui va peut-être faire passer cette proportionnelle que vous souhaitez pour les législatives ?
Réponse partielle
Nicolas Hulot. Je crois que c'est un personnage extrêmement intéressant. Je dis ça d'autant plus d'une manière décontractée, parce que nous avons eu même des divergences. Mais je trouve qu'il est le seul en ce moment qui n'ait pas de posture simplement idéologique. C'est comme Marguerite Oursenard, il ne voudra pas y aller sans doute. That's a problem. C'est vrai, on ne sait pas. On a l'impression qu'il est à peu près qu'à vous. Il est tenté. Il hésite. Il est tenté. A chaque fois qu'on se parle, il me dit mais ne me pousse pas comme ça. Ça met du temps, je ne sais pas comment. François Bayou, François Hylot. Oui, mais il dit ça, il pousse à la candidature de Cécile Duflo. Il ne faut pas qu…
« Nicolas Hulot. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 29:58Voir 1 autre passage
« François Bayou, François Hylot. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 31:05
Question 170Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Alors aujourd'hui, vous prenez la coalition droite-gauche, ce que Marine Le Pen appelle le fameux UMPS. Ça n'est plus valable aujourd'hui puisque ce n'est plus UMP, c'est Les Républicains, on doit dire LRS peut-être, pour mélanger les deux principaux partis, j'allais dire, ils ne le sont plus vraiment. Non, justement, tout est le problème pour vous. C'est ce que vous nous expliquez dans ce livre. Le principal parti, c'est les 60% de Français qui votent ou à droite ou à gauche, mais qui ne veulent pas, a priori, de Marine Le Pen, puisque on sait, on imagine à peu près qu'elle sera au deuxième tour et que celui, ou celle, a priori, celui qui sera face à Marine Le Pen au deuxième tour en 2017 devra avoir les voix non seulement de son parti, mais aussi, d'ailleurs, on l'a vu au dernier régional, les voix de ceux d'en face. D'où cette coalition dont vous rêvez pour le prochain gouvernement français. J'ai bien résumé ou pas ?
Réponse directe
Oui, vous avez résumé. J'ai caricaturé un peu. Je rêve, je rêve, j'espère que je rêve d'autre chose, parce que ce n'est pas tellement sexy. Mais le fait est qu'aujourd'hui, un président de la République n'a pas de majorité présidentielle. Au moment où François Hollande a été élu, il y avait déjà, le soir, il y avait déjà 25% de déçus. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont voté Mélenchon au premier tour, Vert, Bayrou, je ne sais quoi, ont voté contre Sarkozy, mais pas pour François Hollande. Évidemment. Et le président a 25-26%. Le summum de ceux-là, c'était Jacques Chirac, qui a été élu, qui avait 19 ou 20% au premier tour, et qui a été élu avec 81%. Donc il faut arrêter les conneries. Il n'y a…
« Oui, vous avez résumé. J'ai caricaturé un peu. Je rêve, je rêve, j'espère que je rêve d'autre chose, parce que ce n'est pas tellement sexy. Mais le fait est qu'aujourd'hui, un président de la République n'a pas de majorité présidentielle. Au moment où François Hollande a été élu, il y avait déjà, le soir, il y avait déjà 25% de déçus. Pourquoi ? Parce que ceux qui ont voté Mélenchon au premier tour, Vert, Bayrou, je ne sais quoi, ont voté contre Sarkozy, mais pas pour François Hollande. Évidemment. Et le président a 25-26%. Le summum de ceux-là, c'était Jacques Chirac, qui a été élu, qui avait 19 ou 20% au premier tour, et qui a été élu avec 81%. Donc il faut arrêter les conneries. Il n'y a pas de majorité présidentielle. Le principe de coalition, ce n'est pas simplement les par... Aujourd'hui, c'est les seuls qui peuvent faire une coalition, c'est vrai, c'est les républicains et les socialistes, mais dans ma perspective politique, ça peut être demain, les socialistes ou les verts. Vous voyez en Allemagne, dans le Wurtenberg, les plus forts, c'est les verts, 30%, et le petit parti de coalition, c'est les chrétiens démocrates. Donc après, ça évolue, mais ça oblige les partis à faire des négociations de gouvernement et une coalition de gouvernement. Mais qui pourrait faire ça ? »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 2:38
Question 171Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Puisqu'on parle de ces attentats terroristes cette semaine, mais peut-être les précédents aussi, mais cette semaine à Bruxelles, l'Europe dans tout ça, cette Europe qui vous tient tant à cœur, elle est pas mal critiquée cette semaine. L'Europe qui n'agit pas, l'Europe qui n'a pas suffisamment bien réagi. Et même au sein du gouvernement français, on semble le dire, M. Sapa, M. Valls même l'a laissé entendre cette semaine. Ils sont gonflés. Elle sert à quoi cette Europe ?
Réponse partielle
Ils sont gonflés. Ils sont gonflés. Pourquoi ? Je vais vous dire ça. Alors, on peut critiquer le Parlement européen et ses réticences sur le PNR. Il faut bien expliquer ce que c'est que le PNR. C'est le transfert des données des passagers. Oui, mais alors on demandait par exemple ce qu'ils mangeaient, s'ils mangeaient halal ou pas. Et je trouve qu'il y avait dans la première mouture du PNR des questions qui n'avaient rien à voir là-dedans. C'est tout. Et je trouve qu'un Parlement, c'est son rôle de contrôler de ce que demande le gouvernement. Mais là où je trouve qu'ils sont gonflés, c'est que pendant 7 ans, le Parlement européen demande un procureur européen. Le Parlement européen demande…
« Ils sont gonflés. Ils sont gonflés. Pourquoi ? Je vais vous dire ça. Alors, on peut critiquer le Parlement européen et ses réticences sur le PNR. Il faut bien expliquer ce que c'est que le PNR. C'est le transfert des données des passagers. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 26:41Voir 1 autre passage
« Oui, mais alors on demandait par exemple ce qu'ils mangeaient, s'ils mangeaient halal ou pas. Et je trouve qu'il y avait dans la première mouture du PNR des questions qui n'avaient rien à voir là-dedans. C'est tout. Et je trouve qu'un Parlement, c'est son rôle de contrôler de ce que demande le gouvernement. Mais là où je trouve qu'ils sont gonflés, c'est que pendant 7 ans, le Parlement européen demande un procureur européen. Le Parlement européen demande un renseignement européen. Le Parlement européen demande une police européenne. Que disent les gouvernements ? Non, ça, c'est de la souveraineté nationale. Et après, ils nous font la leçon. Ils disent, vous n'avez pas fait assez. Mais moi, je crois qu'aujourd'hui, on arrivera, on le voit, ces concurrences de renseignements entre les renseignements français, belges, alors belges, wallons ou flamands, ces concurrences, c'est complètement aberrant. Il faut plus d'Europe. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 26:56
Question 172Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Sinon, on n'avancera jamais. Alors qu'on essaie de comprendre la sécurité européenne, quelle étape il faut franchir aujourd'hui ?
Réponse directe
Les États-Unis ont mis 30 ans à faire le FBI. On ne va pas mettre 50 ans à faire une police européenne. Il faut une police européenne qui rassemble les informations, les renseignements en Europe pour pouvoir intervenir dans toute l'Europe.
« Les États-Unis ont mis 30 ans à faire le FBI. On ne va pas mettre 50 ans à faire une police européenne. Il faut une police européenne qui rassemble les informations, les renseignements en Europe pour pouvoir intervenir dans toute l'Europe. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 29:18
Question 173Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
prononcer le mot fédéralisme, non ?
Réponse directe
Moi, je vous donne un exemple. Vous avez maintenant des nouvelles régions en France. Prenez Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Oh là là, ça va mal, c'est ça. Bon. Eh bien, il y a environ 5 millions d'habitants, et ils ont maintenant, dans Soé, ils ont en progrès environ un budget de 5 milliards. Le Lande-de-Hesse, 5 millions d'habitants. Vous savez quel est le budget du Lande-de-Hesse ? 30 milliards. Donc, où vous faites de la France une vraie régionalisation, donc une fédération de la France et les régions peuvent se gouverner, ou c'est du baratin, ou c'est du bidon. Donc, voilà, et quand je dis qu'aujourd'hui, le fédéralisme, c'est plus de démocratie, c'est le contraire du centralisme. O…
« Moi, je vous donne un exemple. Vous avez maintenant des nouvelles régions en France. Prenez Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Oh là là, ça va mal, c'est ça. Bon. Eh bien, il y a environ 5 millions d'habitants, et ils ont maintenant, dans Soé, ils ont en progrès environ un budget de 5 milliards. Le Lande-de-Hesse, 5 millions d'habitants. Vous savez quel est le budget du Lande-de-Hesse ? 30 milliards. Donc, où vous faites de la France une vraie régionalisation, donc une fédération de la France et les régions peuvent se gouverner, ou c'est du baratin, ou c'est du bidon. Donc, voilà, et quand je dis qu'aujourd'hui, le fédéralisme, c'est plus de démocratie, c'est le contraire du centralisme. Oui, mais enfin, »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 19:24
Question 174Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Mais ça, ce n'est pas pour demain. Du coup, qu'est-ce que vous pensez de ce débat sur la déchéance de la nationalité ?
Réponse directe
Oui, enfin, je ne suis pas terroriste, on va me dire, donc je ne suis pas tout à fait concerné, c'est vrai. Mais c'est complètement idiot, c'est complètement inutile. Je ne comprends pas. Oui, vous avez des terroristes, vous les mettez en prison. De toute façon, ils vont en prison, ils ont la perpétuité, ils ne pourront plus jamais voter pendant les 40 prochaines années. Je ne vois pas où est le problème. Donc vous avez... Mais alors, si vous avez, par exemple, un terroriste algérien qui a la double nationalité, qui fait des attentats en Algérie, eh bien, les Alériens le remballent en France. Ah, on est malins. Parce qu'ils disent, déchéance de la nationalité algérienne, hop, tu rentres en…
« Oui, enfin, je ne suis pas terroriste, on va me dire, donc je ne suis pas tout à fait concerné, c'est vrai. Mais c'est complètement idiot, c'est complètement inutile. Je ne comprends pas. Oui, vous avez des terroristes, vous les mettez en prison. De toute façon, ils vont en prison, ils ont la perpétuité, ils ne pourront plus jamais voter pendant les 40 prochaines années. Je ne vois pas où est le problème. Donc vous avez... Mais alors, si vous avez, par exemple, un terroriste algérien qui a la double nationalité, qui fait des attentats en Algérie, eh bien, les Alériens le remballent en France. Ah, on est malins. Parce qu'ils disent, déchéance de la nationalité algérienne, hop, tu rentres en France. Un terroriste en France, hop, tu rentres en Algérie. Comme ça, ils vont se passer, les terroristes, maintenant. Enfin, c'est un jeu bête et méchant. Le terrorisme, c'est horrible. Le terrorisme, les terroristes, il faut les prendre. Il faut les mettre en prison. Il faut les condamner. Basta. Et puis de dire, il y a des... Parce que le terroriste français, là, le converti breton qui est l'artificier à Raqqa, lui, alors, il n'y aura jamais de déchéance. Je ne vois pas. D'où l'idée de faire la déchéance pour tous, maintenant. Oui, mais alors, il y a les accords. Pour justement lever cette hypothèque. Il y a les accords internationaux de ne pas faire des apatries. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 2:36Voir 2 autres passages
« Oui, quoi. Donc, on peut tout faire, mais ça change quoi ? Un terroriste est un terroriste. Il faut le condamner, voilà. Demain, si on suit l'opinion publique, moi, j'attends le premier sondage qui demande la peine de mort pour les terroristes. Il y en a combien ? Enfin, Dany, il ne faut pas exagir. Un terroriste, la peine de mort, ce n'est quand même pas si grave, non ? Donc, on met le petit doigt dans l'engrenage qu'on arrête avec ces choses. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 3:50
« C'est la boîte de Pandore. Et je crois que les Français sont les Français, sont les Français, sont les Français. Qu'ils aient la double, la triple ou la quadruple nationalité. D'ailleurs, les Américains s'en foutent complètement de la double nationalité. Vous pouvez avoir trois, quatre nationalités parce qu'ils disent, si vous êtes Américain, vous êtes d'abord Américain. Et puis, si vous êtes terroriste, on vous condamne. La gauche a perdu la tête, Daniel Cohn-Bendit, sur le sujet, là. En tout cas, Hollande et Valls. Et puis, ils disent n'importe quoi. Alors, Valls, par exemple, sur sa page Facebook, nous dit, l'Allemagne ne connaît pas la double nationalité. Alors, je lui dis, manque de pot, moi, je suis gélula. Mais il y a pire. Monsieur Feckel, ministre du Commerce de son gouvernement, a la double nationalité. Donc, vous avez le Premier ministre qui dit sur sa page Facebook, les Allemands ne connaissent pas la double nationalité. Il a un ministre qui est franco-allemand. En fait, c'est du n'importe quoi. Il faut qu'ils aillent à l'école, ces gens, avant d'être au gouvernement. »
Question 175Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Ça dit quelque chose de plus profond et de plus grave sur l'état de la démocratie française après 2015 ?
Réponse directe
Oui, quand on ne sait pas ce qu'on peut faire, on fait n'importe quoi. C'est ça qui est... Alors, le terrorisme, c'est terrible. Et vraiment se poser la question, pourquoi des jeunes de banlieue, pourquoi des jeunes en arrivent à commettre des actes aussi horribles, à être des petits monstres et tout ça ? C'est quelque chose qui doit nous interpeller et qu'on n'a pas résolu en disant, ben voilà, ils ne sont plus français. Ils ne sont plus français, mais ils sont toujours terroristes. Ils ont toujours vécu en France. Ils sont toujours des produits de quelque chose qui n'a pas fonctionné dans cette belle France. Voilà ce qu'il faut se poser. C'est pour ça que c'est extrêmement dangereux. Alle…
« Oui, quand on ne sait pas ce qu'on peut faire, on fait n'importe quoi. C'est ça qui est... Alors, le terrorisme, c'est terrible. Et vraiment se poser la question, pourquoi des jeunes de banlieue, pourquoi des jeunes en arrivent à commettre des actes aussi horribles, à être des petits monstres et tout ça ? C'est quelque chose qui doit nous interpeller et qu'on n'a pas résolu en disant, ben voilà, ils ne sont plus français. Ils ne sont plus français, mais ils sont toujours terroristes. Ils ont toujours vécu en France. Ils sont toujours des produits de quelque chose qui n'a pas fonctionné dans cette belle France. Voilà ce qu'il faut se poser. C'est pour ça que c'est extrêmement dangereux. Allez, retour. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 5:32
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées27 mars 2016 au 4 avr. 2025 · 32 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-BenditVérifier à 2:00Voir 2 autres passages
« C'est pas vrai. Si vous m'écoutez tous les dimanches, depuis, sur LCI, je le dis depuis le 20 octobre. Elie Barnavi fait un article, trois jours après le 7 octobre, dans Le Monde, où il écrit exactement, il y a une responsabilité de ce gouvernement. C'est pas vrai que c'est l'apanage. Mais on écoute en France que certains, je peux vous le démontrer, je le dis en Allemagne, je le dis en France, il y a, c'est pas, on n'a pas attendu la débilité de la France insoumise pour dire des vérités très simples. S'il n'y a pas de perspective palestinienne, et bien... »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:39
« Et je crois qu'on perd son temps. On verra, puis il ne viendra pas. La question, c'est comment arrêter ce qui se passe en ce moment à Gaza ? Comment donner une perspective aux Palestiniens ou aux Israéliens ? »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 28 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 70 observations78 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le présidentialisme français, ça, c'est vraiment une maladie française. Mais il y a d'autres maladies du pouvoir en Allemagne ou dans d'autres pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 22:15Voir 2 autres passages
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 29 observations31 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08Voir 2 autres passages
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 40 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27Voir 2 autres passages
« Non, parce que c'est la seule forme démocratique, justement, de contrôler l'Europe. Le fédéralisme, c'est une organisation de la démocratie. Et s'il n'y a pas ce fédéralisme, et donc un contrôle parlementaire, un contrôle démocratique, on ne pourra pas contrôler ce dont on a besoin, qui est cette Europe souveraine. La souveraineté européenne a besoin d'un fédéralisme européen. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 16:27
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés9 mai 2017 au 26 mars 2025 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16Voir 2 autres passages
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées4 nov. 2019 au 26 mars 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23Voir 2 autres passages
« Ah oui, il est absolument possible. Ça ne veut pas dire qu'il est... C'est facile à régler. Vous savez, moi, je suis persuadé que le grand problème, il est, si vous êtes sioniste, si Tel Aviv ou Raïfa appartiennent à Israël, il n'y a dans le rêve sioniste aucune raison que Ramallah et Hebron ne soient pas israéliens. Si vous êtes palestinien, dans votre rêve palestinien de l'État palestinien, si Ramallah et Hebron sont palestiniens, il n'y a dans le rêve palestinien aucune raison que Raïfa ou Tel Aviv ne soient pas palestiniens. Et il y a un vieux rabbin de Vienne qui m'a dit une fois, Dani, tu dois expliquer aux gens, on ne vit plus au temps de la Bible, on ne vit plus au temps de l'histoire ancienne, on vit au temps de l'ONU et que si les Israéliens et les Palestiniens veulent un État, ce qui est leur droit, et vivre en paix, ils doivent limiter leurs rêves. C'est-à-dire que limiter leurs rêves dans les frontières de l'ONU de 1976, c'est la possibilité de vivre en paix. Et ce débat-là, limiter son rêve, il est extrêmement difficile avec les Palestiniens et avec les Israéliens. »
France Inter — L'invité du week-end · Daniel Cohn-Bendit : "On ne peut pas réduire l'antisémitisme à l'antisionisme"Vérifier à 12:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes4 janv. 2016 au 26 mars 2025 · 35 observations37 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:10Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:10
« Je revendique surtout, je n'ai pas une identité. Je cite l'Euclésio, qui parle de trois nomades, l'identité nomade. C'est l'Euclésio qui m'a mis sur le chemin d'en parler comme cela. Et si vous voulez, oui, je n'ai pas qu'une identité. J'ai plusieurs identités. Et les identités évoluent. Évoluent. Par exemple, il y a 30 ans, je n'aurais jamais parlé de Dany. Qu'est-ce que c'est que ma judéité ? Ça ne serait jamais passé dans l'esprit. Et puis, au fur et à mesure, ma femme, qui n'est pas juive, m'a dit « Mais tu simplifies la vie, ce n'est pas vrai. » »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça. La totalité du territoire est juif. Donc c'est contre ça. Pour aider, pour soutenir Israël, il faut se battre contre ça. Avec toutes les centaines de milliers d'Israéliens qui défilent en Israël. Et on ne va pas dire « Mais ils sont antisémites ». À chaque fois quelqu'un qui est contre ce gouvernement, on dit « Il est antisémite ». Il y a des antisémites qui sont contre ce gouvernement. Évidemment. Et la France insoumise n'en est pas loin. C'est vrai. Mais tous ceux qui sont contre ce gouvernement ne sont pas, par définition, antisémites. Il faut arrêter avec ces blagues. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 4:24Voir 2 autres passages
« Oui, oui, mais ça, je m'en fous. Et Charles de Courchon ? Jean-François Copé, il ne sera pas sur la liste des candidats. Aujourd'hui, Marine Le Pen et Mélenchon rêvent d'un deuxième tour, Marine Le Pen et Mélenchon. Et Marine Le Pen contre Mélenchon, c'est 65 à 70% Marine Le Pen contre Mélenchon. Donc si on ne veut pas Marine Le Pen, il y a une force politique qui a gagné les législatives. Le NFP ? Non, le Front Républicain et pas le NFP. Le NFP n'a rien gagné. Le NFP fait 28%. Quand Jospin était Premier ministre, il faisait 39%. Le Front Républicain, donc ça doit être un accord du Front Républicain, donc du centre avec la gauche, ça c'est une majorité. C'est ce qu'ils ont voulu, puisqu'ils ont fait le Front Républicain. Ils ont été élus pour ça, ils ne font pas leur boulot. C'est ça le problème. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 11:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités4 janv. 2016 au 1 déc. 2024 · 12 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est pour ça qu'il faut reconnaître l'ONU. C'est pour ça qu'il faut reconnaître la jurisprudence de l'ONU. On peut pas. Et vous savez, on a parlé du Liban. Le drame du fleuve Litanie, c'est que dans l'accord de l'ONU, la résolution de 1701, il y a, le Hezbollah doit se repartir de l'autre côté du fleuve. Ça n'a jamais été imposé au Hezbollah. D'un autre côté, Israël n'a pas le droit de survoler les Libans. Ça n'a jamais été imposé. C'est-à-dire une résolution de l'ONU qui n'a jamais été imposée et respectée. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 6:21Voir 2 autres passages
« C'est un modèle auquel des européistes, tout à fait convaincus, je pense au président Giscard d'Estaing, ont fini par se rallier. Qui était le modèle de Renan au début, à la fin du 19e siècle. C'est le modèle de la confédération. C'est-à-dire un système dans lequel des compétences sont partagées, exercées par une instance différente. On pourrait dire la commission aujourd'hui, évidemment. Mais le reste, le reste... Mais c'est ça, le fédéralisme. Non, ça c'est la confédération. Non, c'est le même Giscard. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 11:29
« Oui, et moi je ne comprends pas que parce qu'il a fait une conférence citoyenne qui, à 90% de ceux qui d'accord, était pour une législation positive sur la possibilité de se donner la fin de vie. La Cour suprême allemande a même dit que la possibilité de faire terminer sa vie, de décider soi-même la fin de vie, est un droit fondamental, une liberté fondamentale. Je suis d'accord, et je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait une législation positive. Je comprends, Emmanuel Macron est religieux, visiblement, il n'aime pas ça, mais je crois qu'aujourd'hui, nos sociétés sont capables de supporter le fait que ce n'est plus la religion qui décide qui peut se donner la fin de vie, mais que c'est un droit individuel, et ce droit, il faut qu'il puisse se réaliser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui, mais il y a des tas d'endroits sympas. On n'est pas obligé de rester à l'Elysée tout le temps. Non, mais je sais. Mais alors, quand on ne reste pas à l'Elysée, mais qu'on est ridicule de la manière dont on quitte l'Elysée, ce n'est pas mieux non plus. Ce n'est pas mieux. Non, je dis simplement, je crois, mais là, j'en suis persuadé, il faut en France une évolution culturelle. Il faut remettre en cause cette rigidité de parti, cette rigidité autour d'un président qui n'a justement même pas la capacité, ne peut pas avoir la capacité. Écoutez, c'est quand même formidable. C'est vrai que c'est l'Allemagne, mais on prend quelqu'un comme Mme Merkel. Moi, je n'ai jamais voté pour elle, je ne voterai jamais pour elle, mais je suis absolument scotché. Il y a Fukushima, elle dit, elle va devant les Allemands, elle dit, je me suis trompée. J'étais pour continuer le nucléaire, mais j'ai vu que c'est une erreur. C'est quand même extraordinaire. Elle a gagné la majorité, elle avait une coalition, elle pouvait tout faire. Elle a dit non, je m'excuse, je me suis trompée. Elle a une première réaction sur les réfugiés. Elle a une petite palestinienne dans une classe devant elle, qui lui dit, mes parents vont peut-être être expulsés. Elle lui donne une réponse technocratique. On ne peut pas recevoir tout le malheur du monde. Elle voit ces images, elle dit, c'est horrible ce que j'ai fait. Et dès que vient la photo du petit Aya et tout ça, elle dit, moi j'en ai marre. Et elle ouvre l'Allemagne aux réfugiés. Elle dit, je me suis trompée dans ma première réponse. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 13:12
« Oui, mais il y a des tas d'endroits sympas. On n'est pas obligé de rester à l'Elysée tout le temps. Non, mais je sais. Mais alors, quand on ne reste pas à l'Elysée, mais qu'on est ridicule de la manière dont on quitte l'Elysée, ce n'est pas mieux non plus. Ce n'est pas mieux. Non, je dis simplement, je crois, mais là, j'en suis persuadé, il faut en France une évolution culturelle. Il faut remettre en cause cette rigidité de parti, cette rigidité autour d'un président qui n'a justement même pas la capacité, ne peut pas avoir la capacité. Écoutez, c'est quand même formidable. C'est vrai que c'est l'Allemagne, mais on prend quelqu'un comme Mme Merkel. Moi, je n'ai jamais voté pour elle, je ne voterai jamais pour elle, mais je suis absolument scotché. Il y a Fukushima, elle dit, elle va devant les Allemands, elle dit, je me suis trompée. J'étais pour continuer le nucléaire, mais j'ai vu que c'est une erreur. C'est quand même extraordinaire. Elle a gagné la majorité, elle avait une coalition, elle pouvait tout faire. Elle a dit non, je m'excuse, je me suis trompée. Elle a une première réaction sur les réfugiés. Elle a une petite palestinienne dans une classe devant elle, qui lui dit, mes parents vont peut-être être expulsés. Elle lui donne une réponse technocratique. On ne peut pas recevoir tout le malheur du monde. Elle voit ces images, elle dit, c'est horrible ce que j'ai fait. Et dès que vient la photo du petit Aya et tout ça, elle dit, moi j'en ai marre. Et elle ouvre l'Allemagne aux réfugiés. Elle dit, je me suis trompée dans ma première réponse. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 13:12
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 4:18
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:40
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:10
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
« Sur les listes transnationales, il les a proposées, c'est la CDU, c'est Weber, qui, au Parlement européen, contre la voix des libéraux, des verts et des sociodémocrates, a fait échouer ce projet. Donc c'est un projet qui a été échoué politiquement. Sur le budget de la zone euro, il a introduit le système, mais il est trop faible, il est trop faible, donc on doit mieux faire. C'est effectivement, et ça va être pour, si on veut un Green New Deal, si on veut une relance de l'écologie, il faut aller beaucoup plus loin, donc doit mieux faire. Donc il a été empêché par les autres, c'est ça ce que vous dites ? Non, peut-être par son incapacité politique, il faut arrêter, je ne dis pas par les autres, mais le fait est que, si vous avez un vote au Parlement européen contre les listes transnationales, et que c'est le Parti populaire européen, emmené par Manfred Weber, qui vote contre, c'est lui qui l'a empêché, ce n'est pas Macron. Si tu n'as pas la majorité dans un Parlement, ce n'est pas la faute de ceux qui ont la minorité. Enfin, il faut arrêter de dire des conneries. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Quand les murs tombent, les dictatures tombent"Vérifier à 6:38
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 2:16
« Alors, l'engagement. J'étais dans un internat en Allemagne. J'y étais donc de l'âge de 13 ans à 18-19 ans quand j'ai passé mon bac, il y a 13 ans d'école en Allemagne. Et là, c'était un lycée assez moderne où il y avait un parlement des élèves. On l'appelait une école non conventionnelle. C'est ça. Voilà. Et dans cette école, il y avait un parlement des élèves et j'ai été le plus jeune secrétaire du parlement des élèves et j'ai été deux fois président, les plus jeunes présidents de ce parlement. Donc, j'avais là un engagement, disons, pour les autres, avec les autres, pour les autres. D'ailleurs, j'ai inventé, la première fois que j'ai été élu, une campagne électorale. Je me rappelle que j'étais monté à la fenêtre d'un bâtiment où il y avait les réfectoires en bas et j'ai fait prononcer mon premier discours politique, c'est à l'âge de 15 ans, pour être président du parlement des élèves de l'école. Donc, c'est là qu'a commencé mon engagement, mon envie de politique aussi. Et donc, ça a imprimé le sens de ce que seront vos années 60 et 70 ? Alors, à gauche, c'est mon frère. C'est mon frère qui a 9 ans de plus que moi, qui a fait d'abord des études de philo, il était communiste et puis il a été exclu des communistes, il était critique des communistes, il a été trotskiste, il a été exclu des trotskistes. Il est passé par socialisme ou barbarie pour finir à Nard. Et donc, moi, je n'ai pas eu besoin de passer par toutes les bêtises inimaginables et j'ai tout de suite commencé en tant que libertaire. Mais ça, c'est en suivant la trajectoire de mon frère, qui était très ami avec Castor Yadis, Claude Lefort, Edgar Morin, etc. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 8:11
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 11:01