Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
5 nov. 2015 au 4 avr. 2025
Questions
188
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 188 questions évaluables
Réponse directe
78
Réponse partielle
39
Réponse à côté
69
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 176 à 188 sur 188
Question 176Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Puisqu'on parle de ces attentats terroristes cette semaine, mais peut-être les précédents aussi, mais cette semaine à Bruxelles, l'Europe dans tout ça, cette Europe qui vous tient tant à cœur, elle est pas mal critiquée cette semaine. L'Europe qui n'agit pas, l'Europe qui n'a pas suffisamment bien réagi. Et même au sein du gouvernement français, on semble le dire, M. Sapa, M. Valls même l'a laissé entendre cette semaine. Ils sont gonflés. Elle sert à quoi cette Europe ?
Réponse partielle
Ils sont gonflés. Ils sont gonflés. Pourquoi ? Je vais vous dire ça. Alors, on peut critiquer le Parlement européen et ses réticences sur le PNR. Il faut bien expliquer ce que c'est que le PNR. C'est le transfert des données des passagers. Oui, mais alors on demandait par exemple ce qu'ils mangeaient, s'ils mangeaient halal ou pas. Et je trouve qu'il y avait dans la première mouture du PNR des questions qui n'avaient rien à voir là-dedans. C'est tout. Et je trouve qu'un Parlement, c'est son rôle de contrôler de ce que demande le gouvernement. Mais là où je trouve qu'ils sont gonflés, c'est que pendant 7 ans, le Parlement européen demande un procureur européen. Le Parlement européen demande…
« Ils sont gonflés. Ils sont gonflés. Pourquoi ? Je vais vous dire ça. Alors, on peut critiquer le Parlement européen et ses réticences sur le PNR. Il faut bien expliquer ce que c'est que le PNR. C'est le transfert des données des passagers. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées27 mars 2016 au 4 avr. 2025 · 35 observations35 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-Bendit
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
10 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 26:41
Voir 1 autre passage
« Oui, mais alors on demandait par exemple ce qu'ils mangeaient, s'ils mangeaient halal ou pas. Et je trouve qu'il y avait dans la première mouture du PNR des questions qui n'avaient rien à voir là-dedans. C'est tout. Et je trouve qu'un Parlement, c'est son rôle de contrôler de ce que demande le gouvernement. Mais là où je trouve qu'ils sont gonflés, c'est que pendant 7 ans, le Parlement européen demande un procureur européen. Le Parlement européen demande un renseignement européen. Le Parlement européen demande une police européenne. Que disent les gouvernements ? Non, ça, c'est de la souveraineté nationale. Et après, ils nous font la leçon. Ils disent, vous n'avez pas fait assez. Mais moi, je crois qu'aujourd'hui, on arrivera, on le voit, ces concurrences de renseignements entre les renseignements français, belges, alors belges, wallons ou flamands, ces concurrences, c'est complètement aberrant. Il faut plus d'Europe. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 26:56
Question 177Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
Sinon, on n'avancera jamais. Alors qu'on essaie de comprendre la sécurité européenne, quelle étape il faut franchir aujourd'hui ?
Réponse directe
Les États-Unis ont mis 30 ans à faire le FBI. On ne va pas mettre 50 ans à faire une police européenne. Il faut une police européenne qui rassemble les informations, les renseignements en Europe pour pouvoir intervenir dans toute l'Europe.
« Les États-Unis ont mis 30 ans à faire le FBI. On ne va pas mettre 50 ans à faire une police européenne. Il faut une police européenne qui rassemble les informations, les renseignements en Europe pour pouvoir intervenir dans toute l'Europe. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 29:18
Question 178Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPC
J'ai toujours été. Ah oui, c'est vrai ?
Réponse directe
Ah oui. Déjà en 68, les groupes communistes, léninistes me traitaient de centriste. J'ai toujours été centriste. Ah non, il souriait, il souriait au CRS. Non, vous avez l'image d'un homme qui sourit. Oui. Alors vraiment, c'est pas tellement viril. Un homme qui sourit, c'est pas viril ? Écoutez, mon histoire est née d'un sourire. Oui. Donc ne me faites pas. Mai 68 était virulent, mais moi j'ai toujours été un babacool.
« Ah oui. Déjà en 68, les groupes communistes, léninistes me traitaient de centriste. J'ai toujours été centriste. »
On n'est pas couché · Daniel Cohn-Bendit - On n'est pas couché 26 mars 2016 #ONPCVérifier à 1:03
Question 179Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
prononcer le mot fédéralisme, non ?
Réponse directe
Moi, je vous donne un exemple. Vous avez maintenant des nouvelles régions en France. Prenez Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Oh là là, ça va mal, c'est ça. Bon. Eh bien, il y a environ 5 millions d'habitants, et ils ont maintenant, dans Soé, ils ont en progrès environ un budget de 5 milliards. Le Lande-de-Hesse, 5 millions d'habitants. Vous savez quel est le budget du Lande-de-Hesse ? 30 milliards. Donc, où vous faites de la France une vraie régionalisation, donc une fédération de la France et les régions peuvent se gouverner, ou c'est du baratin, ou c'est du bidon. Donc, voilà, et quand je dis qu'aujourd'hui, le fédéralisme, c'est plus de démocratie, c'est le contraire du centralisme. O…
« Moi, je vous donne un exemple. Vous avez maintenant des nouvelles régions en France. Prenez Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Oh là là, ça va mal, c'est ça. Bon. Eh bien, il y a environ 5 millions d'habitants, et ils ont maintenant, dans Soé, ils ont en progrès environ un budget de 5 milliards. Le Lande-de-Hesse, 5 millions d'habitants. Vous savez quel est le budget du Lande-de-Hesse ? 30 milliards. Donc, où vous faites de la France une vraie régionalisation, donc une fédération de la France et les régions peuvent se gouverner, ou c'est du baratin, ou c'est du bidon. Donc, voilà, et quand je dis qu'aujourd'hui, le fédéralisme, c'est plus de démocratie, c'est le contraire du centralisme. Oui, mais enfin, »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 19:24
Question 180Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Et vos enfants portent quoi comme regard sur vos propres combats à l'âge de 18 ans ?
Réponse directe
Oh, ben, ils disent, il y a des choses qu'ils comprennent pas. Par exemple ? Ben, par exemple, quand, alors bon, fumer les joints et tout ça, ça, c'est tout à fait normal. Alors, eux, ils ont dépassé ça depuis longtemps. Mais sur, par exemple, tout ce qu'on expliquait sur la libération sexuelle et tout ça, ils sont beaucoup plus, je dirais, recentrés. Ils sont beaucoup plus, ils se sont calmés là-dessus. Ils sont beaucoup plus couples, familles que l'on ne l'était, disons, dans les années 70.
« Oh, ben, ils disent, il y a des choses qu'ils comprennent pas. Par exemple ? Ben, par exemple, quand, alors bon, fumer les joints et tout ça, ça, c'est tout à fait normal. Alors, eux, ils ont dépassé ça depuis longtemps. Mais sur, par exemple, tout ce qu'on expliquait sur la libération sexuelle et tout ça, ils sont beaucoup plus, je dirais, recentrés. Ils sont beaucoup plus, ils se sont calmés là-dessus. Ils sont beaucoup plus couples, familles que l'on ne l'était, disons, dans les années 70. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 8:20
Question 181Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Mais ça, ce n'est pas pour demain. Du coup, qu'est-ce que vous pensez de ce débat sur la déchéance de la nationalité ?
Réponse directe
Oui, enfin, je ne suis pas terroriste, on va me dire, donc je ne suis pas tout à fait concerné, c'est vrai. Mais c'est complètement idiot, c'est complètement inutile. Je ne comprends pas. Oui, vous avez des terroristes, vous les mettez en prison. De toute façon, ils vont en prison, ils ont la perpétuité, ils ne pourront plus jamais voter pendant les 40 prochaines années. Je ne vois pas où est le problème. Donc vous avez... Mais alors, si vous avez, par exemple, un terroriste algérien qui a la double nationalité, qui fait des attentats en Algérie, eh bien, les Alériens le remballent en France. Ah, on est malins. Parce qu'ils disent, déchéance de la nationalité algérienne, hop, tu rentres en…
« Oui, enfin, je ne suis pas terroriste, on va me dire, donc je ne suis pas tout à fait concerné, c'est vrai. Mais c'est complètement idiot, c'est complètement inutile. Je ne comprends pas. Oui, vous avez des terroristes, vous les mettez en prison. De toute façon, ils vont en prison, ils ont la perpétuité, ils ne pourront plus jamais voter pendant les 40 prochaines années. Je ne vois pas où est le problème. Donc vous avez... Mais alors, si vous avez, par exemple, un terroriste algérien qui a la double nationalité, qui fait des attentats en Algérie, eh bien, les Alériens le remballent en France. Ah, on est malins. Parce qu'ils disent, déchéance de la nationalité algérienne, hop, tu rentres en France. Un terroriste en France, hop, tu rentres en Algérie. Comme ça, ils vont se passer, les terroristes, maintenant. Enfin, c'est un jeu bête et méchant. Le terrorisme, c'est horrible. Le terrorisme, les terroristes, il faut les prendre. Il faut les mettre en prison. Il faut les condamner. Basta. Et puis de dire, il y a des... Parce que le terroriste français, là, le converti breton qui est l'artificier à Raqqa, lui, alors, il n'y aura jamais de déchéance. Je ne vois pas. D'où l'idée de faire la déchéance pour tous, maintenant. Oui, mais alors, il y a les accords. Pour justement lever cette hypothèque. Il y a les accords internationaux de ne pas faire des apatries. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 2:36Voir 2 autres passages
« Oui, quoi. Donc, on peut tout faire, mais ça change quoi ? Un terroriste est un terroriste. Il faut le condamner, voilà. Demain, si on suit l'opinion publique, moi, j'attends le premier sondage qui demande la peine de mort pour les terroristes. Il y en a combien ? Enfin, Dany, il ne faut pas exagir. Un terroriste, la peine de mort, ce n'est quand même pas si grave, non ? Donc, on met le petit doigt dans l'engrenage qu'on arrête avec ces choses. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 3:50
« C'est la boîte de Pandore. Et je crois que les Français sont les Français, sont les Français, sont les Français. Qu'ils aient la double, la triple ou la quadruple nationalité. D'ailleurs, les Américains s'en foutent complètement de la double nationalité. Vous pouvez avoir trois, quatre nationalités parce qu'ils disent, si vous êtes Américain, vous êtes d'abord Américain. Et puis, si vous êtes terroriste, on vous condamne. La gauche a perdu la tête, Daniel Cohn-Bendit, sur le sujet, là. En tout cas, Hollande et Valls. Et puis, ils disent n'importe quoi. Alors, Valls, par exemple, sur sa page Facebook, nous dit, l'Allemagne ne connaît pas la double nationalité. Alors, je lui dis, manque de pot, moi, je suis gélula. Mais il y a pire. Monsieur Feckel, ministre du Commerce de son gouvernement, a la double nationalité. Donc, vous avez le Premier ministre qui dit sur sa page Facebook, les Allemands ne connaissent pas la double nationalité. Il a un ministre qui est franco-allemand. En fait, c'est du n'importe quoi. Il faut qu'ils aillent à l'école, ces gens, avant d'être au gouvernement. »
Question 182Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Ça dit quelque chose de plus profond et de plus grave sur l'état de la démocratie française après 2015 ?
Réponse directe
Oui, quand on ne sait pas ce qu'on peut faire, on fait n'importe quoi. C'est ça qui est... Alors, le terrorisme, c'est terrible. Et vraiment se poser la question, pourquoi des jeunes de banlieue, pourquoi des jeunes en arrivent à commettre des actes aussi horribles, à être des petits monstres et tout ça ? C'est quelque chose qui doit nous interpeller et qu'on n'a pas résolu en disant, ben voilà, ils ne sont plus français. Ils ne sont plus français, mais ils sont toujours terroristes. Ils ont toujours vécu en France. Ils sont toujours des produits de quelque chose qui n'a pas fonctionné dans cette belle France. Voilà ce qu'il faut se poser. C'est pour ça que c'est extrêmement dangereux. Alle…
« Oui, quand on ne sait pas ce qu'on peut faire, on fait n'importe quoi. C'est ça qui est... Alors, le terrorisme, c'est terrible. Et vraiment se poser la question, pourquoi des jeunes de banlieue, pourquoi des jeunes en arrivent à commettre des actes aussi horribles, à être des petits monstres et tout ça ? C'est quelque chose qui doit nous interpeller et qu'on n'a pas résolu en disant, ben voilà, ils ne sont plus français. Ils ne sont plus français, mais ils sont toujours terroristes. Ils ont toujours vécu en France. Ils sont toujours des produits de quelque chose qui n'a pas fonctionné dans cette belle France. Voilà ce qu'il faut se poser. C'est pour ça que c'est extrêmement dangereux. Allez, retour. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 5:32
Question 183Daniel Cohn-Bendit face aux auditeurs
Quand on regarde la photo d'un gouvernement, en ce moment, ce n'est pas entièrement faux. Mes camarades, je n'étais jamais au gouvernement. Non, mais ça, c'est vrai. Mais vous dites qu'il ne faut pas se laisser déborder par l'idée que tout le monde serait énarque. Aujourd'hui, de fait, on constate que...
Réponse à côté
Oui, dans la politique classique, c'est vrai. Mais la question m'était posée à moi. Et moi, je n'ai jamais été entouré par une majorité d'énarques. Puisqu'on est en Europe, on y reste avec Christian. C'est déjà cartésien.
« Oui, dans la politique classique, c'est vrai. Mais la question m'était posée à moi. Et moi, je n'ai jamais été entouré par une majorité d'énarques. Puisqu'on est en Europe, on y reste avec Christian. »
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 14:06
Question 184Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"
qui vont mal dans leur tête. Même Angela Merkel en Allemagne, est-ce que vous faites partie de ceux qui ont pensé à la fin août que la chancelière allemande avait sauvé l'honneur de l'Europe ?
Réponse directe
Elle a sauvé l'honneur de la politique, oui, et vraiment, moi je suis un critique, elle a eu deux réactions dans son histoire politique, elle qui n'aime pas réagir, c'est l'arrêt du nucléaire après Fukushima. Elle a senti qu'on ne pouvait pas continuer comme ça, et c'est la seule responsable politique qui a tiré les conséquences de Fukushima. Il faut le dire d'une manière très simple. Et là, sur les réfugiés, après avoir vu les images, après avoir rencontré une petite réfugiée qui l'a interpellée parce que son père allait se faire vider d'Allemagne, elle a dit, ce n'est pas possible, je ne peux pas. Et elle a dit, eh bien, ces réfugiés peuvent rentrer. En fait, elle voulait dire en Europe,…
« Elle a sauvé l'honneur de la politique, oui, et vraiment, moi je suis un critique, elle a eu deux réactions dans son histoire politique, elle qui n'aime pas réagir, c'est l'arrêt du nucléaire après Fukushima. Elle a senti qu'on ne pouvait pas continuer comme ça, et c'est la seule responsable politique qui a tiré les conséquences de Fukushima. Il faut le dire d'une manière très simple. Et là, sur les réfugiés, après avoir vu les images, après avoir rencontré une petite réfugiée qui l'a interpellée parce que son père allait se faire vider d'Allemagne, elle a dit, ce n'est pas possible, je ne peux pas. Et elle a dit, eh bien, ces réfugiés peuvent rentrer. En fait, elle voulait dire en Europe, elle a dit en Allemagne, elle a cru que les Européens allaient les suivre, et les Européens, y compris la France, y compris tous les Européens, ne la suivent pas, et on laisse l'Allemagne seule aujourd'hui. Et il y a vraiment, il y a un mot français, Schadenfreude. Tout le monde est content. Un mot allemand. Un mot allemand. Oui, mais comme tout le monde le connaît, eh bien, tout le monde est content maintenant si elle a des difficultés. C'est vraiment ignoble. C'est la seule qui a été humaine, et maintenant on est content que l'humanisme pose des problèmes. Elle a invoqué les valeurs de l'Europe à ce moment-là. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 1:07Voir 1 autre passage
« Mais elle a raison. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 2:19
Question 185Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"
Comment se fait-il qu'en France, on n'ait pas entendu ce discours ?
Réponse partielle
Mais je ne sais pas. Vous avez un Premier ministre qui a fait un monsieur de gauche, qui fait un discours à l'Assemblée Nationale. Il dit, oui, nous les Français, on va en prendre 24 000 en deux ans. 24 000, c'est ce qui est arrivé en Allemagne en un week-end. En un week-end. Eh, mais c'est le pays des droits de l'homme. Est-ce qu'on n'a pas honte, en France, le pays des droits de l'homme, que vous voyez des réfugiés qui vous disent, on ne veut pas venir chez vous. Laissez-nous juste passer, on veut aller en Allemagne. C'est le retournement de l'histoire. L'Allemagne, le symbole de l'humanisme, de l'accueil. Ça ne va pas bien en Allemagne. Il y a des fascistes qui brûlent des centres de réf…
« Mais je ne sais pas. Vous avez un Premier ministre qui a fait un monsieur de gauche, qui fait un discours à l'Assemblée Nationale. Il dit, oui, nous les Français, on va en prendre 24 000 en deux ans. 24 000, c'est ce qui est arrivé en Allemagne en un week-end. En un week-end. Eh, mais c'est le pays des droits de l'homme. Est-ce qu'on n'a pas honte, en France, le pays des droits de l'homme, que vous voyez des réfugiés qui vous disent, on ne veut pas venir chez vous. Laissez-nous juste passer, on veut aller en Allemagne. C'est le retournement de l'histoire. L'Allemagne, le symbole de l'humanisme, de l'accueil. Ça ne va pas bien en Allemagne. Il y a des fascistes qui brûlent des centres de réfugiés. Il y a une population qui, aujourd'hui, est inquiète. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 2:23Voir 1 autre passage
« Et tout ça, c'est vrai. Mais quand même, effectivement, les valeurs de l'Europe, les valeurs des droits de l'homme, c'est quand des gens sont en détresse, eh bien, on les accueille. Et si, une fois, j'ai le temps sur France Inter, je vous raconterai l'histoire de la conférence déviant en 1938. En 1938, à la conférence déviant, eh bien, Roosevelt organise cette conférence parce que l'antisémitisme est tellement fort qu'il faut accueillir les juifs d'Allemagne. Donc, ils font une conférence. Il y a 37 pays. Alors, bon, 500 000 juifs d'Allemagne, on peut les répartir. Seulement, après, il y a les Polonais qui disent « Ah, mais non, il y a les juifs polonais, il y a les juifs russes, ça ne fait que 3 millions. » Et qu'est-ce qu'on a dit ? Écoutez la petite chanson. On a dit « On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. » On a dit « On ne peut pas accueillir tous les juifs du monde. » Et donc, on a fait des quotas en 1938. Et l'Amérique a fermé ses frontières. L'Angleterre a fermé ses frontières. La France a fermé ses frontières. La Suisse a fermé ses frontières. Eh bien, il y a des tas de juifs qui n'ont pas pu sortir de Pologne, qui n'ont pas pu sortir de Russie, qui n'ont pas pu sortir d'Allemagne. Pourquoi ? Parce qu'on ne peut pas accueillir toute la misère du monde. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 3:08
Question 186Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"
Ça va mal, c'est l'inquiétude sur l'humeur française du moment ?
Réponse partielle
Ça va mal parce qu'on paye les erreurs des années, on peut prendre les réfugiés, l'Europe a fermé les yeux, on avait réduit les dotations pour l'UNHCR, donc les gens n'avaient plus rien à manger cet été, tout le monde le savait, la France, l'Allemagne, tous les pays, et puis tout d'un coup on s'aperçoit que s'ils ont rien à manger dans les camps au Liban, en Jordanie ou en Turquie, ils viennent là où il y a quelque chose à manger. Donc, je veux dire, ça va mal parce qu'on a des responsables politiques,
« Ça va mal parce qu'on paye les erreurs des années, on peut prendre les réfugiés, l'Europe a fermé les yeux, on avait réduit les dotations pour l'UNHCR, donc les gens n'avaient plus rien à manger cet été, tout le monde le savait, la France, l'Allemagne, tous les pays, et puis tout d'un coup on s'aperçoit que s'ils ont rien à manger dans les camps au Liban, en Jordanie ou en Turquie, ils viennent là où il y a quelque chose à manger. Donc, je veux dire, ça va mal parce qu'on a des responsables politiques, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 0:26
Question 187Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"
Pourquoi ça va mal ?
Réponse directe
Ça va mal parce qu'on paye les erreurs des années, on peut prendre les réfugiés, l'Europe a fermé les yeux, on avait réduit les dotations pour l'UNHCR, donc les gens n'avaient plus rien à manger cet été, tout le monde le savait, la France, l'Allemagne, tous les pays, et puis tout d'un coup on s'aperçoit que s'ils ont rien à manger dans les camps au Liban, en Jordanie ou en Turquie, ils viennent là où il y a quelque chose à manger. Donc, je veux dire, ça va mal parce qu'on a des responsables politiques,
« Ça va mal parce qu'on paye les erreurs des années, on peut prendre les réfugiés, l'Europe a fermé les yeux, on avait réduit les dotations pour l'UNHCR, donc les gens n'avaient plus rien à manger cet été, tout le monde le savait, la France, l'Allemagne, tous les pays, et puis tout d'un coup on s'aperçoit que s'ils ont rien à manger dans les camps au Liban, en Jordanie ou en Turquie, ils viennent là où il y a quelque chose à manger. Donc, je veux dire, ça va mal parce qu'on a des responsables politiques, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 0:26
Question 188Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"
Ce n'est plus l'acteur politique qu'on accueille ce matin, on n'avait plus de mandat, c'est l'observateur, commentateur, toujours passionné ou bien, comme beaucoup de Français, lassé par les jeux politiques ?
Réponse directe
Lassé par les jeux politiques, mais passionné par l'évolution du monde et de la société, même si ça va mal, c'est toujours passionnant.
« Lassé par les jeux politiques, mais passionné par l'évolution du monde et de la société, même si ça va mal, c'est toujours passionnant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "L'identité, c'est l'exclusion d'autrui"Vérifier à 0:12
« C'est pas vrai. Si vous m'écoutez tous les dimanches, depuis, sur LCI, je le dis depuis le 20 octobre. Elie Barnavi fait un article, trois jours après le 7 octobre, dans Le Monde, où il écrit exactement, il y a une responsabilité de ce gouvernement. C'est pas vrai que c'est l'apanage. Mais on écoute en France que certains, je peux vous le démontrer, je le dis en Allemagne, je le dis en France, il y a, c'est pas, on n'a pas attendu la débilité de la France insoumise pour dire des vérités très simples. S'il n'y a pas de perspective palestinienne, et bien... »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 5:39
« Et je crois qu'on perd son temps. On verra, puis il ne viendra pas. La question, c'est comment arrêter ce qui se passe en ce moment à Gaza ? Comment donner une perspective aux Palestiniens ou aux Israéliens ? »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 0:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tu vois ? Moins sensible au folklore allemand. Pardon, mais il y a des restos brésiliens partout. J'embrasse mes copains du Botafogo et Saint-Aigulf. Il n'y a pas de resto allemand. Je viens de gagner une caipi. Je viens de gagner une caipi. Alors, bref, Dany, vous êtes la figure la plus célèbre de mai 68. Mai 68, ou comme le dit François Langlais, le début de la fin. Oh non ! Hier, je regardais BFM, il y avait un super reportage sur Chella. Et depuis la retraite provisoire de Sylvie Vartan et la retraite définitive de François Zardy, il disait que Chella, elle était la dernière icône des années 60 en pleine forme. Il y a Chella et vous ! »
RTL · Philippe Caverivière face à Daniel Cohn-BenditVérifier à 2:00Voir 2 autres passages
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités27 mars 2016 au 26 mars 2025 · 39 observations40 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:10
« Là, on a réussi ensemble à parler de tout. C'est-à-dire qu'elle, j'ai raconté, elle me raconte et elle me connaissait. Et elle me pousse après à parler moi-même et à m'expliquer ce que je pensais ou pourquoi j'ai fait ceci ou cela. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités27 sept. 2017 au 26 mars 2025 · 29 observations32 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, enfin, un continuum, je dis, un des problèmes, un des problèmes, c'est quand le wokeisme devient, j'ai dit totalitaire, donc devient très autoritaire, et bien la réaction des autres renforce une folie telle que le trumpisme. Donc le trumpisme-maskinisme, que je dis que c'est une nouvelle forme de marxisme-léninisme, c'est une idéologie impérialiste totalitaire, mais qui a su exploiter les faiblesses, justement, du wokeisme qui existait à la gauche américaine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 8:08Voir 2 autres passages
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées27 mars 2016 au 26 mars 2025 · 68 observations75 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« le présidentialisme français, ça, c'est vraiment une maladie française. Mais il y a d'autres maladies du pouvoir en Allemagne ou dans d'autres pays. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 22:15Voir 2 autres passages
« l'Élysée rend fou et tous les candidats à l'Élysée deviennent fous. Et c'est pour ça que moi, je m'en rappelle quand j'avais fait 16% aux élections européennes, le lendemain, j'étais interviewé à l'IB et Laurent Joffrin et toute l'équipe, bon, tu seras candidat à la présidentielle. Et j'aurais dit, jamais, jamais, c'est la mort, c'est la mort, candidature à la présidentielle, tu commences à déglinguer complètement politiquement. Et donc, je m'excuse, mais c'est vrai, c'est très, très, très compliqué. Et donc, pour moi, il faut des présidents, il faut des ministres, il faut, mais pas moi, je ne suis pas moi, personnellement, je ne suis pas fait pour ça. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 21:27
« Non, parce que c'est la seule forme démocratique, justement, de contrôler l'Europe. Le fédéralisme, c'est une organisation de la démocratie. Et s'il n'y a pas ce fédéralisme, et donc un contrôle parlementaire, un contrôle démocratique, on ne pourra pas contrôler ce dont on a besoin, qui est cette Europe souveraine. La souveraineté européenne a besoin d'un fédéralisme européen. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées5 juil. 2016 au 26 mars 2025 · 27 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« Je revendique surtout, je n'ai pas une identité. Je cite l'Euclésio, qui parle de trois nomades, l'identité nomade. C'est l'Euclésio qui m'a mis sur le chemin d'en parler comme cela. Et si vous voulez, oui, je n'ai pas qu'une identité. J'ai plusieurs identités. Et les identités évoluent. Évoluent. Par exemple, il y a 30 ans, je n'aurais jamais parlé de Dany. Qu'est-ce que c'est que ma judéité ? Ça ne serait jamais passé dans l'esprit. Et puis, au fur et à mesure, ma femme, qui n'est pas juive, m'a dit « Mais tu simplifies la vie, ce n'est pas vrai. » »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 2:16
« Oui, c'est-à-dire que, je dis, on ne peut pas se sortir de l'histoire. Et, en fin de compte, si on est honnête, enfin honnête, si on pousse, on se pousse jusqu'au bout, même moi, être juif, c'est avoir une blessure très profonde face à l'histoire. Et on ne peut pas nier cette blessure, on ne peut pas... Elle existe, elle existe au plus profond de soi-même. Ça ne veut pas dire que je ne suis que cela, que je ne suis que juif, mais ça, ça existe aussi. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes5 juil. 2016 au 26 mars 2025 · 35 observations38 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« D'abord, peut-être le doute, c'est ça qui définit le Juif. C'est le Juif... J'avais fait un film, « Nous sommes tous des Juifs allemands », qui est passé il y a trois ans, je crois, ou quatre ans, je ne m'en rappelle plus aussi, à la télévision. Et là, une rabbine, une femme rabbine, donc libérale, me dit, être juif, son père lui définissait être juif, c'est se coucher le soir avec une question et se réveiller le lendemain avec une autre question. Le doute, c'est se questionner. Et c'est vrai, après le 7 octobre, on était seuls. Beaucoup de Juifs, on se sentit seuls. Il n'y avait pas une levée des boucliers, il y avait « oui, mais », il y avait « oui, mais ». Après, l'horreur du Hamas. Et puis, la guerre continue et ce que fait maintenant ce gouvernement Netanyahou, ce que fait ce gouvernement crypto-fasciste, c'est l'horreur aussi pour nous. Donc, on est complètement pris au piège face à deux horreurs et donc, on est un juif, on comprend ceux qui veulent vivre en Israël et on ne comprend pas que les Israéliens, que Netanyahou, puissent se faire ce qu'il est en train de faire. Donc, c'est ça, d'être en rond. On tourne en rond, on se pose des questions, je me pose des questions et pour moi, c'est simple maintenant, j'ai la réponse. Si vous êtes pro-israélien, vous devez manifester avec un drapeau israélien et palestinien. Si vous êtes pro-palestinien, vous devez manifester avec un drapeau palestinien et un drapeau israélien. Car si Israël existe, la Palestine pourra exister et si la Palestine veut exister, il faut aussi qu'Israël existe. Voilà, c'est aussi simple et compliqué que cela. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 4:33Voir 2 autres passages
« La crise Corona nous a fait peur, a fait peur à tout le monde. Et donc, en sortant de cette crise, la majorité des gens ont dit, laissez-nous vivre. On veut vivre. Arrêtez de nous dire on ne peut pas faire ça, c'est assez dangereux, etc. Et les populistes ont foncé là-dedans. Ils ont compris que, vous comprenez, laissez-nous vivre, ça veut dire que tous ceux qui vous expliquent aujourd'hui le réchauffement climatique, l'agriculture qui détruit tout, etc. Ils veulent vous empêcher de vivre. Et donc, une masse de gens ont dit notre liberté, notre volonté, justement, après l'angoisse, la peur et les blessures qu'ont créé les mesures anti-Corona ont fait que, pour l'instant, on a perdu. Pour l'instant. Oui, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 13:10
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées4 nov. 2019 au 26 mars 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est vrai. Mais alors, c'est là où il faut commencer la discussion parce que la liberté de la voiture, il y a quand même une réglementation des voitures, il y a un code de la route, etc. Je veux dire, c'est-à-dire que la réglementation des fois nécessaire, elle n'a pas été pour nous la possibilité d'expliquer que c'est pour une autre liberté qu'on peut avoir, une autre liberté. C'est vrai, on a perdu pour l'instant, mais prenons l'Europe, par exemple, Trump, on n'a jamais parlé autant d'Europe qu'en ce moment. Et puis, même, imaginez, le Brexit, on est en train de réintégrer d'une certaine manière dans la civilisation européenne les Anglais. Donc, je veux dire, du calme, du calme, on perd des batailles, on perd des batailles, mais on n'a pas perdu la guerre. On n'a pas perdu la guerre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 14:23Voir 2 autres passages
« Ah oui, il est absolument possible. Ça ne veut pas dire qu'il est... C'est facile à régler. Vous savez, moi, je suis persuadé que le grand problème, il est, si vous êtes sioniste, si Tel Aviv ou Raïfa appartiennent à Israël, il n'y a dans le rêve sioniste aucune raison que Ramallah et Hebron ne soient pas israéliens. Si vous êtes palestinien, dans votre rêve palestinien de l'État palestinien, si Ramallah et Hebron sont palestiniens, il n'y a dans le rêve palestinien aucune raison que Raïfa ou Tel Aviv ne soient pas palestiniens. Et il y a un vieux rabbin de Vienne qui m'a dit une fois, Dani, tu dois expliquer aux gens, on ne vit plus au temps de la Bible, on ne vit plus au temps de l'histoire ancienne, on vit au temps de l'ONU et que si les Israéliens et les Palestiniens veulent un État, ce qui est leur droit, et vivre en paix, ils doivent limiter leurs rêves. C'est-à-dire que limiter leurs rêves dans les frontières de l'ONU de 1976, c'est la possibilité de vivre en paix. Et ce débat-là, limiter son rêve, il est extrêmement difficile avec les Palestiniens et avec les Israéliens. »
France Inter — L'invité du week-end · Daniel Cohn-Bendit : "On ne peut pas réduire l'antisémitisme à l'antisionisme"Vérifier à 12:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés9 mai 2017 au 26 mars 2025 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16Voir 2 autres passages
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités27 mars 2016 au 1 déc. 2024 · 14 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est pour ça qu'il faut reconnaître l'ONU. C'est pour ça qu'il faut reconnaître la jurisprudence de l'ONU. On peut pas. Et vous savez, on a parlé du Liban. Le drame du fleuve Litanie, c'est que dans l'accord de l'ONU, la résolution de 1701, il y a, le Hezbollah doit se repartir de l'autre côté du fleuve. Ça n'a jamais été imposé au Hezbollah. D'un autre côté, Israël n'a pas le droit de survoler les Libans. Ça n'a jamais été imposé. C'est-à-dire une résolution de l'ONU qui n'a jamais été imposée et respectée. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 6:21Voir 2 autres passages
« C'est un modèle auquel des européistes, tout à fait convaincus, je pense au président Giscard d'Estaing, ont fini par se rallier. Qui était le modèle de Renan au début, à la fin du 19e siècle. C'est le modèle de la confédération. C'est-à-dire un système dans lequel des compétences sont partagées, exercées par une instance différente. On pourrait dire la commission aujourd'hui, évidemment. Mais le reste, le reste... Mais c'est ça, le fédéralisme. Non, ça c'est la confédération. Non, c'est le même Giscard. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 11:29
« Oui, et moi je ne comprends pas que parce qu'il a fait une conférence citoyenne qui, à 90% de ceux qui d'accord, était pour une législation positive sur la possibilité de se donner la fin de vie. La Cour suprême allemande a même dit que la possibilité de faire terminer sa vie, de décider soi-même la fin de vie, est un droit fondamental, une liberté fondamentale. Je suis d'accord, et je crois qu'aujourd'hui, il faut qu'il y ait une législation positive. Je comprends, Emmanuel Macron est religieux, visiblement, il n'aime pas ça, mais je crois qu'aujourd'hui, nos sociétés sont capables de supporter le fait que ce n'est plus la religion qui décide qui peut se donner la fin de vie, mais que c'est un droit individuel, et ce droit, il faut qu'il puisse se réaliser. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités27 mars 2016 au 1 déc. 2024 · 25 observations25 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'est ça. La totalité du territoire est juif. Donc c'est contre ça. Pour aider, pour soutenir Israël, il faut se battre contre ça. Avec toutes les centaines de milliers d'Israéliens qui défilent en Israël. Et on ne va pas dire « Mais ils sont antisémites ». À chaque fois quelqu'un qui est contre ce gouvernement, on dit « Il est antisémite ». Il y a des antisémites qui sont contre ce gouvernement. Évidemment. Et la France insoumise n'en est pas loin. C'est vrai. Mais tous ceux qui sont contre ce gouvernement ne sont pas, par définition, antisémites. Il faut arrêter avec ces blagues. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 4:24Voir 2 autres passages
« Oui, oui, mais ça, je m'en fous. Et Charles de Courchon ? Jean-François Copé, il ne sera pas sur la liste des candidats. Aujourd'hui, Marine Le Pen et Mélenchon rêvent d'un deuxième tour, Marine Le Pen et Mélenchon. Et Marine Le Pen contre Mélenchon, c'est 65 à 70% Marine Le Pen contre Mélenchon. Donc si on ne veut pas Marine Le Pen, il y a une force politique qui a gagné les législatives. Le NFP ? Non, le Front Républicain et pas le NFP. Le NFP n'a rien gagné. Le NFP fait 28%. Quand Jospin était Premier ministre, il faisait 39%. Le Front Républicain, donc ça doit être un accord du Front Républicain, donc du centre avec la gauche, ça c'est une majorité. C'est ce qu'ils ont voulu, puisqu'ils ont fait le Front Républicain. Ils ont été élus pour ça, ils ne font pas leur boulot. C'est ça le problème. »
France Inter · Daniel Cohn-Bendit : "Le gouvernement Netanyahou est un gouvernement suicidaire pour Israël"Vérifier à 11:38
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
France Inter — Le téléphone sonne · Daniel Cohn-Bendit face aux auditeursVérifier à 4:18
« Moi, je dis une chose très simple. Il y a dans le débat que j'ai eu avec Jean-Paul Sartre, qui a été publié en 68, Sartre voulait me faire dire quand arriverait la prise du palais d'hiver. Et moi, je lui explique, avec tout mon savoir de mes 23 ans, que c'est fini, ça. Ça n'existe plus. L'évolution des sociétés, ce sont des luttes très profondes et un processus de réforme poussé par des luttes comme celles que nous vivions en 68. Je ne croyais pas en la révolution. Il me faisait rire les trotskistes et tout ça qui pensaient à la révolution. D'ailleurs, les trotskistes, Ben Saïd avait fait un livre après en disant, 68, c'était 1905, et la révolution bolchevique allait suivre en France. Et je disais, mais vous êtes complètement marteau. Il n'y aura pas ça, il n'y aura pas ça. Donc, moi, je ne voulais pas m'inscrire. J'étais vraiment spontané. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 12:26
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:34
« Là, il y a... Elle me provoque, là, c'est normal. Mais il faut faire la différence. L'idée libérale, libertaire, ou l'idée libertaire, c'est une autonomie sociétale, sociale. C'est-à-dire l'autonomie avec responsabilité sociale. Le libertarisme, c'est l'individualisme contre tout le monde. C'est l'individualisme sans réflexion sociale. Donc, il y a une grande différence. La revendication de liberté, elle est juste. C'est Hannah Arendt qui, même, elle, défendait la révolution américaine contre la révolution française. Elle dit, plus importante que le social, c'est d'abord cette idée de liberté. Et notre problème aujourd'hui, c'est de relier cette idée de nécessité de liberté avec la responsabilité sociale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 10:16
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 3:36
« Non, pas du tout. Et ça, c'est grâce à Marion que j'ai réussi. Parce que j'ai toujours besoin de quelqu'un qui, je parle, j'explique, je raconte. Et il faut quelqu'un qui m'aide à mettre tout ça en forme. Et qui me pousse aussi des fois dans mes rentranchements, parce qu'il y a des choses dont je ne veux pas parler. Par exemple, même moi, j'ai des difficultés à en parler. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "On n'a jamais autant parlé d'Europe qu'en ce moment"Vérifier à 1:10
« Sur les listes transnationales, il les a proposées, c'est la CDU, c'est Weber, qui, au Parlement européen, contre la voix des libéraux, des verts et des sociodémocrates, a fait échouer ce projet. Donc c'est un projet qui a été échoué politiquement. Sur le budget de la zone euro, il a introduit le système, mais il est trop faible, il est trop faible, donc on doit mieux faire. C'est effectivement, et ça va être pour, si on veut un Green New Deal, si on veut une relance de l'écologie, il faut aller beaucoup plus loin, donc doit mieux faire. Donc il a été empêché par les autres, c'est ça ce que vous dites ? Non, peut-être par son incapacité politique, il faut arrêter, je ne dis pas par les autres, mais le fait est que, si vous avez un vote au Parlement européen contre les listes transnationales, et que c'est le Parti populaire européen, emmené par Manfred Weber, qui vote contre, c'est lui qui l'a empêché, ce n'est pas Macron. Si tu n'as pas la majorité dans un Parlement, ce n'est pas la faute de ceux qui ont la minorité. Enfin, il faut arrêter de dire des conneries. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Daniel Cohn-Bendit : "Quand les murs tombent, les dictatures tombent"Vérifier à 6:38
« Alors, c'est très simple. Je crois que nous sommes face à des défis incroyables. Et d'ailleurs, tout le monde le décrit. Nous voulons, parce que ces pays en ont besoin, un élargissement incroyable, élargir l'Europe à 36 ou à 37, etc. Et nous disons, on comprend cela, on comprend que les Ukrainiens veulent rentrer dans l'Europe, on comprend que les Bosniaques veulent rentrer dans l'Europe, mais pour cela, il faut faire approfondir l'Europe. Sans ça, ça ne peut pas fonctionner. On ne peut pas détruire l'Europe parce qu'il faut l'élargir. Voilà un peu notre raisonnement. Et le fédéralisme, c'est-à-dire une autre organisation de comment on fait la politique, comment on décide de la politique en Europe, c'est une solution, je ne dis pas que c'est la seule, c'est une solution qui garantit une démocratie plus efficace. Voilà, c'est tout simple. Et alors, on me dit, oui, mais les populistes ont... Ce n'est pas parce que les populistes et les peuples, une partie des peuples, suivent ou veulent visiblement plus cela que cela, que c'est juste. Quand Kohl et Mitterrand, contre tout le monde, ont été persuadés qu'il fallait faire l'Europe, contre la Banque centrale européenne, contre la Banque centrale française, allemande, contre les élites économiques, contre les critiques américaines de gauche, Krookman et tout ça, l'euro ne marchera jamais. Eh bien, ça a marché. Ça marche et aujourd'hui, les peuples étaient contre, et aujourd'hui, plus personne ne veut sortir de l'euro. »
France Inter · Pour une Europe fédérale ? Daniel Cohn-Bendit x Aquilino MorelleVérifier à 1:46
France Inter · "Le projet d'Emmanuel Macron ne tient plus la route", fustige Daniel Cohn BenditVérifier à 11:01
« Alors, l'engagement. J'étais dans un internat en Allemagne. J'y étais donc de l'âge de 13 ans à 18-19 ans quand j'ai passé mon bac, il y a 13 ans d'école en Allemagne. Et là, c'était un lycée assez moderne où il y avait un parlement des élèves. On l'appelait une école non conventionnelle. C'est ça. Voilà. Et dans cette école, il y avait un parlement des élèves et j'ai été le plus jeune secrétaire du parlement des élèves et j'ai été deux fois président, les plus jeunes présidents de ce parlement. Donc, j'avais là un engagement, disons, pour les autres, avec les autres, pour les autres. D'ailleurs, j'ai inventé, la première fois que j'ai été élu, une campagne électorale. Je me rappelle que j'étais monté à la fenêtre d'un bâtiment où il y avait les réfectoires en bas et j'ai fait prononcer mon premier discours politique, c'est à l'âge de 15 ans, pour être président du parlement des élèves de l'école. Donc, c'est là qu'a commencé mon engagement, mon envie de politique aussi. Et donc, ça a imprimé le sens de ce que seront vos années 60 et 70 ? Alors, à gauche, c'est mon frère. C'est mon frère qui a 9 ans de plus que moi, qui a fait d'abord des études de philo, il était communiste et puis il a été exclu des communistes, il était critique des communistes, il a été trotskiste, il a été exclu des trotskistes. Il est passé par socialisme ou barbarie pour finir à Nard. Et donc, moi, je n'ai pas eu besoin de passer par toutes les bêtises inimaginables et j'ai tout de suite commencé en tant que libertaire. Mais ça, c'est en suivant la trajectoire de mon frère, qui était très ami avec Castor Yadis, Claude Lefort, Edgar Morin, etc. »
France Culture — Sens politique · Daniel Cohn-Bendit : "Pour moi, tous les partis politiques sont des has been, dépassés par la réalité"Vérifier à 8:11