Alors, cette histoire familiale, évidemment, vous la vivez de l'intérieur depuis près de 15 ans, en partageant votre temps entre les Adirondacks, ce massif montagneux, pas très haut, mais enfin, je crois que ça culmine vers 1700 mètres, quelque chose comme ça, dans l'État de New York, en partageant ce temps entre cette région et l'Assemblée nationale. Ce 4 juillet, donc jour du 250e anniversaire de l'indépendance américaine, est-ce qu'il a une résonance particulière pour vous, à titre personnel ?
Réponse directeAbsolument. Et je suis un peu tiraillé entre, à la fois, la joie de se dire que, particulièrement en tant que franco-américain, on partage un héritage commun, qui est un héritage philosophique, et que les Américains font cette révolution avec leurs référents, qui sont les idéaux des Lumières, et les pères fondateurs sont, finalement, des gens qui sont épris de ce qui se passe en Europe à la même époque, les contre-pouvoirs, Montesquieu, la séparation des pouvoirs. Et en même temps, un peu tiraillé, parce que ce qui se passe aujourd'hui aux Etats-Unis va tellement à l'encontre des principes fondateurs qu'il faut savoir se dire qu'est-ce qui est éphémère et qu'est-ce qui transforme profondéme…
« Absolument. Et je suis un peu tiraillé entre, à la fois, la joie de se dire que, particulièrement en tant que franco-américain, on partage un héritage commun, qui est un héritage philosophique, et que les Américains font cette révolution avec leurs référents, qui sont les idéaux des Lumières, et les pères fondateurs sont, finalement, des gens qui sont épris de ce qui se passe en Europe à la même époque, les contre-pouvoirs, Montesquieu, la séparation des pouvoirs. Et en même temps, un peu tiraillé, parce que ce qui se passe aujourd'hui aux Etats-Unis va tellement à l'encontre des principes fondateurs qu'il faut savoir se dire qu'est-ce qui est éphémère et qu'est-ce qui transforme profondément la démocratie américaine. Et c'est ce que j'essaye de me dire en cet anniversaire. »
