Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 janv. 2023 au 14 mars 2026
Questions
153
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 153 questions évaluables
Réponse directe
95
Réponse partielle
24
Réponse à côté
32
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 50 sur 153
Question 26Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Est-ce qu'aujourd'hui, on peut considérer que les États-Unis sont encore nos alliés, nous, européens ?
Réponse directe
– C'est une vraie question. En tous les cas, c'est des vrais adversaires économiques, avec des lois extraterritoriales très puissantes, avec des droits de douane très importants. C'est un véritable adversaire économique. C'est encore un allié militaire. Est-ce que ça le restera ? L'épisode Groenland sera un bon indicateur en fonction de la conclusion de cet épisode.
« – C'est une vraie question. En tous les cas, c'est des vrais adversaires économiques, avec des lois extraterritoriales très puissantes, avec des droits de douane très importants. C'est un véritable adversaire économique. C'est encore un allié militaire. Est-ce que ça le restera ? L'épisode Groenland sera un bon indicateur en fonction de la conclusion de cet épisode. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 16:54
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées20 juil. 2023 au 14 mars 2026 · 21 observations23 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense que les Israéliens, cette fois, sont décidés à aller jusqu'au bout. Le 7 octobre 2023 a été le vrai « game changer » en bon français, c'est-à-dire que ce jour-là, ils se sont dit « c'est terminé les menaces contre nous ». Donc on va éradiquer toutes les menaces Hamas, Hezbollah, outils et Iran. Et je ne crois pas qu'il y ait de retour en arrière. C'est un combat pour la vie, j'allais dire. C'est un combat à la vie et à la mort. C'est-à-dire qu'Israël a décidé qu'il n'y aurait plus de menaces et qu'il pourrait vivre en paix. On le voit face au Hezbollah, qui a attaqué Israël d'ailleurs le premier à partir du Liban Sud. Ils iront jusqu'à la fin du Hezbollah. Ils ont éradiqué le Hamas, même si le Hamas a encore quelques capacités. Enfin, il a quand même bien été détruit. Les outils, c'est plus loin. Et reste l'Iran, qui était finalement le pays fomenteur de ses proxys, qui reste à détruire en tous les cas. Je ne pense pas qu'ils veuillent changer le régime. Je ne sais pas quel est l'objectif. Si le régime tombe, ça les arrange. Mais j'allais dire, ils ont cassé le cadenas. Si la population iranienne pousse la porte, »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 27Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Est-ce que l'échec ne vient pas aussi de votre camp ?
Réponse à côté
Oui, c'est vrai que les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national. La France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur. L'Italie de Giorgia Méloni finalement a changé d'avis. Donc la minorité de blocage n'existait plus. Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosur. Il y a toutes les règles ou les directives prises en France, malheureusement, qui agissent parce que la balance commerciale agricole, malheureusement, est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture. C'est là où c'est grave.
« Oui, c'est vrai que les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national. La France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur. L'Italie de Giorgia Méloni finalement a changé d'avis. Donc la minorité de blocage n'existait plus. Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosur. Il y a toutes les règles ou les directives prises en France, malheureusement, qui agissent parce que la balance commerciale agricole, malheureusement, est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture. C'est là où c'est grave. »
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Question 28Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Et vous le disiez, il a appelé hier à accélérer le réarmement et Emmanuel Macron, est-ce qu'on est en retard par rapport à nos autres voisins européens sur cette question ?
Réponse directe
– Alors si je compare aux Allemands un peu, le budget de la défense allemande est de 86 milliards d'euros, le nôtre est à 50 et en 2029, il sera, l'allemand, à 126 milliards d'euros. Le nôtre sera peut-être à 60. Donc on voit bien qu'il y a un gap, et si je regarde les Britanniques, le budget de la défense britannique aussi est plus élevé que le nôtre. C'est en ce sens-là qu'on a un peu de retard. Donc les paroles ne suffisent pas dans le domaine. Et quand je parle aux industriels, ils me disent, mais on n'a pas de commande de l'État. Quand j'entends le chef d'État qui hier engueule presque les industriels de défense, en disant, mais il faut que vous produisiez plus vite, 5 ans, 6 ans, c'es…
« – Alors si je compare aux Allemands un peu, le budget de la défense allemande est de 86 milliards d'euros, le nôtre est à 50 et en 2029, il sera, l'allemand, à 126 milliards d'euros. Le nôtre sera peut-être à 60. Donc on voit bien qu'il y a un gap, et si je regarde les Britanniques, le budget de la défense britannique aussi est plus élevé que le nôtre. C'est en ce sens-là qu'on a un peu de retard. Donc les paroles ne suffisent pas dans le domaine. Et quand je parle aux industriels, ils me disent, mais on n'a pas de commande de l'État. Quand j'entends le chef d'État qui hier engueule presque les industriels de défense, en disant, mais il faut que vous produisiez plus vite, 5 ans, 6 ans, c'est beaucoup trop long. Non, mais très bien, mais il n'y a pas de commande. Donc ce n'est pas la faute des industries de défense ? Je pense que non. Les industries de défense, elles agissent sur commande, c'est-à-dire qu'elles fabriquent, si on leur a commandé, elles fabriquent pour vendre réellement. »
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Question 29Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Malgré la dissuasion nucléaire ?
Réponse directe
– Alors si, ça, oui, mais une dissuasion nucléaire n'est forte que s'il y a une dissuasion conventionnelle, une force d'armée conventionnelle suffisamment puissante et forte également. Et c'est en cela où les deux piliers de notre dissuasion, à la fois l'aspect nucléaire et l'aspect conventionnel, doivent être puissants tous les deux pour que l'on soit crédible et donc craint et entendu.
« – Alors si, ça, oui, mais une dissuasion nucléaire n'est forte que s'il y a une dissuasion conventionnelle, une force d'armée conventionnelle suffisamment puissante et forte également. Et c'est en cela où les deux piliers de notre dissuasion, à la fois l'aspect nucléaire et l'aspect conventionnel, doivent être puissants tous les deux pour que l'on soit crédible et donc craint et entendu. »
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Question 30Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Mais elle passe par quoi d'autre que le compromis, la responsabilité d'avoir un budget ?
Réponse à côté
– Oui, mais les gens parlent de stabilité politique, mais on n'est pas dans la stabilité politique. On est dans une espèce d'instabilité chronique qui va durer jusqu'en 2027, malheureusement, et qui est très mauvais pour la France et pour notre réputation et pour le poids et l'influence de la France, non seulement en Europe, mais dans le monde.
« – Oui, mais les gens parlent de stabilité politique, mais on n'est pas dans la stabilité politique. On est dans une espèce d'instabilité chronique qui va durer jusqu'en 2027, malheureusement, et qui est très mauvais pour la France et pour notre réputation et pour le poids et l'influence de la France, non seulement en Europe, mais dans le monde. »
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Question 31Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Pourquoi ça n'en prend pas plus le chemin ?
Réponse à côté
– Parce que les pays, beaucoup de pays ont des armées qui sont NATO by design, c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN. Et les officiers de ces pays en question, dont l'Allemagne, dont la Pologne, sont en fait intégrés dans les états-majors de l'OTAN. Le seul pays qui ne soit pas comme ça, c'est la France, qui a une capacité de décision, de planification et de conduire des opérations de manière autonome. L'autre pays qui pourrait être comme ça, c'est la Grande-Bretagne. Et c'est en cela où, et j'essaye, moi au Parlement européen, j'ai organisé un séminaire début juillet sur, justement, comment s'organise-t-on entre pays européens pour être capables de se défendre demain si…
« – Parce que les pays, beaucoup de pays ont des armées qui sont NATO by design, c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN. Et les officiers de ces pays en question, dont l'Allemagne, dont la Pologne, sont en fait intégrés dans les états-majors de l'OTAN. Le seul pays qui ne soit pas comme ça, c'est la France, qui a une capacité de décision, de planification et de conduire des opérations de manière autonome. L'autre pays qui pourrait être comme ça, c'est la Grande-Bretagne. Et c'est en cela où, et j'essaye, moi au Parlement européen, j'ai organisé un séminaire début juillet sur, justement, comment s'organise-t-on entre pays européens pour être capables de se défendre demain si jamais les Américains venaient à nous quitter ou si jamais ils quittaient l'organisation du traité de l'OTAN, comment fait-on ? Je pense qu'il est nécessaire, en effet, de monter en puissance un état-major digne de ce nom avec des moyens de communication et de renseignement suffisants pour planifier et conduire une guerre. »
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Question 32Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
est-ce que ça en prend le chemin ?
Réponse à côté
– Parce que les pays, beaucoup de pays ont des armées qui sont NATO by design, c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN. Et les officiers de ces pays en question, dont l'Allemagne, dont la Pologne, sont en fait intégrés dans les états-majors de l'OTAN. Le seul pays qui ne soit pas comme ça, c'est la France, qui a une capacité de décision, de planification et de conduire des opérations de manière autonome. L'autre pays qui pourrait être comme ça, c'est la Grande-Bretagne. Et c'est en cela où, et j'essaye, moi au Parlement européen, j'ai organisé un séminaire début juillet sur, justement, comment s'organise-t-on entre pays européens pour être capables de se défendre demain si…
« – Parce que les pays, beaucoup de pays ont des armées qui sont NATO by design, c'est-à-dire qu'elles sont organisées par et pour l'OTAN. Et les officiers de ces pays en question, dont l'Allemagne, dont la Pologne, sont en fait intégrés dans les états-majors de l'OTAN. Le seul pays qui ne soit pas comme ça, c'est la France, qui a une capacité de décision, de planification et de conduire des opérations de manière autonome. L'autre pays qui pourrait être comme ça, c'est la Grande-Bretagne. Et c'est en cela où, et j'essaye, moi au Parlement européen, j'ai organisé un séminaire début juillet sur, justement, comment s'organise-t-on entre pays européens pour être capables de se défendre demain si jamais les Américains venaient à nous quitter ou si jamais ils quittaient l'organisation du traité de l'OTAN, comment fait-on ? Je pense qu'il est nécessaire, en effet, de monter en puissance un état-major digne de ce nom avec des moyens de communication et de renseignement suffisants pour planifier et conduire une guerre. »
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Question 33Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Est-ce que les députés du PPE auxquels vous appartenez et qui sont en partie favorables à ce traité, vous avez échoué à les convaincre ?
Réponse à côté
Oui, c'est vrai que les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national. La France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur. L'Italie de Giorgia Méloni finalement a changé d'avis. Donc la minorité de blocage n'existait plus. Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosur. Il y a toutes les règles ou les directives prises en France, malheureusement, qui agissent parce que la balance commerciale agricole, malheureusement, est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture. C'est là où c'est grave.
« Oui, c'est vrai que les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national. La France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur. L'Italie de Giorgia Méloni finalement a changé d'avis. Donc la minorité de blocage n'existait plus. Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosur. Il y a toutes les règles ou les directives prises en France, malheureusement, qui agissent parce que la balance commerciale agricole, malheureusement, est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture. C'est là où c'est grave. »
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Question 34Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Mais sur les velléités de Donald Trump de s'emparer du Groenland, Vladimir Poutine, il va regarder ça en simple spectateur ?
Réponse directe
– Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réalité, à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là. Ça, c'est possible. Mais pour moi, il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui.
« – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réalité, à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là. Ça, c'est possible. Mais pour moi, il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui. »
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Question 35Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Donc on n'est pas craint aujourd'hui, pour vous ?
Réponse directe
– Je pense qu'on n'est pas réellement craint, non.
« – Je pense qu'on n'est pas réellement craint, non. »
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Question 36Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Les conséquences sur la guerre en Ukraine, elles pourraient être lesquelles ?
Réponse partielle
– Non. Donald Trump a, comment dire, il faut lire, sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale, dans lesquelles, pour lui, il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental, qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe, et qui, à l'ouest, va jusqu'au chapelet d'île du Japon-Philippine en passant par Taïwan. Et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise. Quand on regarde ce qu'il fait, à la fois au Venezuela, à la fois au Groenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois verrent…
« Donald Trump a, comment dire, il faut lire, sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale, dans lesquelles, pour lui, il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental, qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe, et qui, à l'ouest, va jusqu'au chapelet d'île du Japon-Philippine en passant par Taïwan. Et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise. Quand on regarde ce qu'il fait, à la fois au Venezuela, à la fois au Groenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois verrent un regard, hop, ça va être américain. Ce qui se passe au Groenland, les terres rares, le pétrole qui peut exister ou le gaz, ça sera américain. Ce qui se passe en Iran, ça sera américain et ça sera plus chinois. Donc, il y a une vraie tentative d'assèchement des capacités chinoises. C'est ça qu'il vise. Ce qui se passe en Ukraine, en fait, il s'en fiche un peu. Il a dit, c'est aux Européens. Achetez de l'armement américain d'abord, mais vous payez, mais voilà. Je ne m'en occupe plus et je pense qu'il ne va plus s'en occuper. »
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Question 37Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Le chef de l'État a dit hier qu'il voulait un réarmement pour faire face à un éventuel engagement majeur face à la Russie d'ici trois ou quatre ans. Pour qu'on comprenne bien, qu'est-ce qu'il faut mettre derrière ce terme « engagement majeur » ?
Réponse à côté
– Tout le monde se dit qu'en 2030, quand on regarde les projections, l'armée russe sera recomposée. Elle perd 1000 chars par an, mais elle en construit 1000 également. C'est-à-dire qu'en 2030, les gens imaginent qu'elle sera remise de cette guerre contre l'Ukraine, que la production de matériel militaire sera suffisante pour qu'elle soit en mesure d'attaquer ailleurs. Bon, c'est une hypothèse de travail. Ça n'est absolument pas du renseignement, parce que faire du renseignement sur trois ans, ça me paraît compliqué. Quand les intentions d'un Vladimir Poutine en 2030, je ne sais pas comment on fait. On n'est pas dans la tête de Vladimir Poutine. En revanche, qu'on se prépare à un éventuel co…
« – Tout le monde se dit qu'en 2030, quand on regarde les projections, l'armée russe sera recomposée. Elle perd 1000 chars par an, mais elle en construit 1000 également. C'est-à-dire qu'en 2030, les gens imaginent qu'elle sera remise de cette guerre contre l'Ukraine, que la production de matériel militaire sera suffisante pour qu'elle soit en mesure d'attaquer ailleurs. Bon, c'est une hypothèse de travail. Ça n'est absolument pas du renseignement, parce que faire du renseignement sur trois ans, ça me paraît compliqué. Quand les intentions d'un Vladimir Poutine en 2030, je ne sais pas comment on fait. On n'est pas dans la tête de Vladimir Poutine. En revanche, qu'on se prépare à un éventuel conflit, oui, ça c'est logique. C'est-à-dire que le président de la République-chef des armées demande au chef intermajor des armées de s'y préparer, mais pour ça, encore faut-il qu'il ait les moyens, et les moyens en particulier financiers, qui permettent d'avoir plus de chars, plus de rafales, plus de frégates et tout ce qu'on veut. Mais c'est ce qu'il faut faire. Et au-delà de ça, il faut qu'on discute au niveau européen pour disposer d'une architecture de sécurité qui permette en effet de faire face à tout type de menaces. Or, on en est loin. Aujourd'hui, tout le monde se pose sur l'OTAN. C'est très bien, l'OTAN, c'est une belle organisation militaire qui fonctionne très bien, avec des états-majors très bien armés en termes de communication, de renseignement. Mais avec ce qui se passe au Groenland ou ailleurs, avec un Donald Trump qui se fiche finalement pas mal de cette organisation du traité de l'Atlantique Nord, certains de ses conseillers lui disent non mais il faut ce vieux truc-là, il faut l'enlever et il faut quitter ça. Malheureusement, beaucoup de pays européens se disent que notre seule défense, ce sont les États-Unis d'Amérique. et on a remis pendant des dizaines d'années notre défense aux États-Unis d'Amérique qui sont plusieurs milliers de kilomètres et non pas de prendre en responsabilité notre propre défense. Et c'est en cela où je pousse, moi, pour avoir une architecture de sécurité vraiment européenne, »
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« j'allais dire, autour d'un état-major, organisé autour d'un état-major, vraiment européen, commandé par des Européens et, j'allais dire, renseigné grâce au renseignement des pays européens. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 10:24
Question 38Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Elles pourraient aller jusqu'à un soutien à la Russie ?
Réponse directe
– Non. Donald Trump a, comment dire, il faut lire, sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale, dans lesquelles, pour lui, il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental, qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe, et qui, à l'ouest, va jusqu'au chapelet d'île du Japon-Philippine en passant par Taïwan. Et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise. Quand on regarde ce qu'il fait, à la fois au Venezuela, à la fois au Groenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois verrent…
« – Non. »
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Question 39Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Autre sujet, c'est l'Iran, où les manifestations, les mobilisations sont réprimées des milliers de morts. Est-ce que l'Union européenne est trop silencieuse ?
Réponse directe
– Ah oui. Au point de vue, oui. Quand je regarde, si vous voulez, ce qui se passait, la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011. Ça a sans doute été peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui. Néanmoins, pourquoi est-ce qu'on demande intervention grâce à une résolution, je crois que c'est la résolution 73 des Nations Unies, parce que Kadhafi massacra sa population ? Là, les mollas massacrent la population iranienne, mais finalement, que fait-on ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil des Sécurités des Nations Unies de se réunir, de prendre une résolution, de faire une…
« – Ah oui. Au point de vue, oui. Quand je regarde, si vous voulez, ce qui se passait, la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011. Ça a sans doute été peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui. Néanmoins, pourquoi est-ce qu'on demande intervention grâce à une résolution, je crois que c'est la résolution 73 des Nations Unies, parce que Kadhafi massacra sa population ? Là, les mollas massacrent la population iranienne, mais finalement, que fait-on ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil des Sécurités des Nations Unies de se réunir, de prendre une résolution, de faire une proposition ? C'est un peu le grand silence en réalité. C'est plus le silence de l'ONU que l'Union européenne, mais l'Union européenne n'apparaît comme rien. Non. Je pense que, oui, il faut appeler au renversement du régime des mollas pour que le peuple iranien puisse librement s'exprimer. On est compte quand même le nombre de morts qu'il y a eu, selon certaines organisations non-gouvernementales, à Tiananmen, selon les renseignements, ça varie entre 1 000 ou jusqu'à plus de 10 000 morts. À Tiananmen, on n'avait rien fait à l'époque. On l'a fait en Libye, on l'a fait après Srebrenica. Srebrenica, 8 000 morts, la communauté internationale s'était réveillée et l'Europe avait cherché à se réveiller. Là, qu'est-ce qu'on fait ? Rien. On est très attentistes, quelques paroles, mais en actes, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre une résolution avec des actes derrière pour intervenir et faire cesser ces massacres ? »
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Question 40Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Que va faire Vladimir Poutine dans tout ça ?
Réponse directe
Vladimir Poutine, quand on regarde ce qui s'est passé dans la Seconde Guerre mondiale, la Russie, dans le même temps de guerre, avait atteint Berlin. Là, elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass. Donc, de mon point de vue, militairement, certes, il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important. Mais sur le plan conventionnel, on voit bien quand même qu'il est limité. Même ses bateaux, c'est-à-dire sa marine, n'est pas si puissante que ça. Si ce n'est, c'est sous-marins nucléaires, l'encensure d'angin, et c'est sous-marins en règle générale. – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réa…
« Vladimir Poutine, quand on regarde ce qui s'est passé dans la Seconde Guerre mondiale, la Russie, dans le même temps de guerre, avait atteint Berlin. Là, elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass. Donc, de mon point de vue, militairement, certes, il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important. Mais sur le plan conventionnel, on voit bien quand même qu'il est limité. Même ses bateaux, c'est-à-dire sa marine, n'est pas si puissante que ça. Si ce n'est, c'est sous-marins nucléaires, l'encensure d'angin, et c'est sous-marins en règle générale. »
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« – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réalité, à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là. Ça, c'est possible. Mais pour moi, il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui. »
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Question 41Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Qui n'était pas justifié ?
Réponse directe
Qui, de mon point de vue, n'est pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être qu'un peu déçu. C'est-à-dire qu'il annonce, Wobby et Torby, qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget. Dans les faits, à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût d'entretenir matériel, on n'aura pas plus de chars, d'avions, de canons à la fin de cette loi de programmation militaire qu'au départ. Or, on voit bien qu'aujourd'hui, avec la guerre de haute intensité qui existe entre la Russie et l'Ukraine, qu'on doit se préparer à cette éventualité. Et surtout, ce qu'il racontait hier et ce qui est vrai, que pour être craint, il…
« Qui, de mon point de vue, n'est pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être qu'un peu déçu. C'est-à-dire qu'il annonce, Wobby et Torby, qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget. Dans les faits, à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût d'entretenir matériel, on n'aura pas plus de chars, d'avions, de canons à la fin de cette loi de programmation militaire qu'au départ. Or, on voit bien qu'aujourd'hui, avec la guerre de haute intensité qui existe entre la Russie et l'Ukraine, qu'on doit se préparer à cette éventualité. Et surtout, ce qu'il racontait hier et ce qui est vrai, que pour être craint, il faut faire peur. Et pour être craint, il faut être fort. Et ça, je pense qu'on ne l'est pas suffisamment. Et on sait bien que, malheureusement, la France ne dispose pas d'assez de munitions, ne dispose pas d'assez de chars, de canons, d'avions, de frégates. »
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Question 42Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Justement, en matière de budget de la Défense, hier, Emmanuel Macron a acté un effort supplémentaire de 36 milliards pour accélérer le réarmement. Alors, avant de parler de la faisabilité, la somme, elle peut paraître considérable. Est-ce que vous, vous la jugez suffisante ?
Réponse directe
Elle est, de mon point de vue, insuffisante. Il faudrait, le budget de la Défense, il faudrait au moins le doubler, voire le tripler. C'est-à-dire, il faudrait monter au moins à 100 milliards d'euros, voire à 150 milliards d'euros. C'est-à-dire, répondre, arriver aux 3,5% de notre PIB. Or, nous en sommes loin. Nous sommes, nous tutoyons les 2%. Or, le président s'est engagé, lors du sommet de l'OTAN, à ce que la France dépense 3,5, puis 5% de son PIB en faveur de la Défense. Et on en est loin. Oui. Alors, la Danemark est à 3,5%. La Pologne est à un peu plus de 4,5%. L'Allemagne va monter en puissance et va sans doute arriver aux 3%. Ça n'est pas encore le cas de la France. Non, il faut une…
« Elle est, de mon point de vue, insuffisante. Il faudrait, le budget de la Défense, il faudrait au moins le doubler, voire le tripler. C'est-à-dire, il faudrait monter au moins à 100 milliards d'euros, voire à 150 milliards d'euros. C'est-à-dire, répondre, arriver aux 3,5% de notre PIB. Or, nous en sommes loin. Nous sommes, nous tutoyons les 2%. Or, le président s'est engagé, lors du sommet de l'OTAN, à ce que la France dépense 3,5, puis 5% de son PIB en faveur de la Défense. Et on en est loin. »
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Question 43Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Soit des conséquences sur la planète ?
Réponse à côté
Ah, sans doute. Je pense que Trump, il est dans le deal. C'est un agent immobilier, enfin, je veux dire, c'est un promoteur immobilier, plus exactement, qui est dans le deal. Il est dans le transactionnel direct. Il est dans la… Je tente un deal, ça ne marche pas, je repousse ailleurs, et on en est là. Donc, que va-t-il se passer ensuite sur le Groenland ? Parce qu'il est quand même très ferme sur le Groenland. Il est… Et même Marc Rubio, qui est plutôt, j'allais dire, un modéré, Marc Rubio, lui, il dit, attention au président Trump. Quand il a annoncé, c'est qu'il va le faire. De mon point de vue, militairement… Non, mais je ne crois pas qu'il y ait une vraie… qu'il va le faire par la forc…
« Ah, sans doute. Je pense que Trump, il est dans le deal. C'est un agent immobilier, enfin, je veux dire, c'est un promoteur immobilier, plus exactement, qui est dans le deal. Il est dans le transactionnel direct. Il est dans la… Je tente un deal, ça ne marche pas, je repousse ailleurs, et on en est là. Donc, que va-t-il se passer ensuite sur le Groenland ? Parce qu'il est quand même très ferme sur le Groenland. Il est… Et même Marc Rubio, qui est plutôt, j'allais dire, un modéré, Marc Rubio, lui, il dit, attention au président Trump. Quand il a annoncé, c'est qu'il va le faire. De mon point de vue, militairement… »
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« Non, mais je ne crois pas qu'il y ait une vraie… qu'il va le faire par la force. De mon point de vue, il va plutôt le faire de manière financière, c'est-à-dire, soit en donnant un million de dollars à chaque Inuit habitant au Groenland, et ensuite, pourquoi pas, organiser un référendum, et soit vers une indépendance, soit, effectivement, une présence américaine beaucoup plus importante. »
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Question 44Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Mais pourquoi, du coup, il n'y a pas assez de commandes, c'est alors que le chef de l'État a martelé économie de guerre ?
Réponse directe
Parce que c'est à l'État de commander. Mais l'État n'a pas d'argent. On a une dette qui est de plus de 3 500 milliards d'euros. Et pour ça, en effet, il faut payer. Vous savez que la Défense pousse un report de charge de, on appelle ça une bosse dans notre langage, de 8 milliards d'euros. C'est-à-dire, en fait, c'est les commandes qui ont été livrées, mais non payées. Or, si les industriels qui cherchent à être payés, en fait, au-delà de ça, l'État va devoir payer des intérêts moratoires. C'est-à-dire qu'en réalité, on paye plus cher un matériel acheté qui est déjà en compte dans les armées, on le paye finalement plus cher 1, 2, 3, 4 ans après. C'est là où je pense qu'il y a un véritable mo…
« Parce que c'est à l'État de commander. Mais l'État n'a pas d'argent. On a une dette qui est de plus de 3 500 milliards d'euros. Et pour ça, en effet, il faut payer. Vous savez que la Défense pousse un report de charge de, on appelle ça une bosse dans notre langage, de 8 milliards d'euros. C'est-à-dire, en fait, c'est les commandes qui ont été livrées, mais non payées. Or, si les industriels qui cherchent à être payés, en fait, au-delà de ça, l'État va devoir payer des intérêts moratoires. C'est-à-dire qu'en réalité, on paye plus cher un matériel acheté qui est déjà en compte dans les armées, on le paye finalement plus cher 1, 2, 3, 4 ans après. C'est là où je pense qu'il y a un véritable moratoire à faire en termes de budget de la Défense. Qu'est-ce qu'on veut pour nos armées ? Qu'est-ce qu'on veut pour notre Défense ? Pour la sécurité non seulement de notre pays, mais de notre continent. »
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Question 45Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Elles pourraient être plus de soutien aux Ukrainiens ?
Réponse directe
– Non. Donald Trump a, comment dire, il faut lire, sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale, dans lesquelles, pour lui, il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental, qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe, et qui, à l'ouest, va jusqu'au chapelet d'île du Japon-Philippine en passant par Taïwan. Et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise. Quand on regarde ce qu'il fait, à la fois au Venezuela, à la fois au Groenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois verrent…
« – Non. »
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« Donald Trump a, comment dire, il faut lire, sa sécurité nationale, sa stratégie de sécurité nationale, dans lesquelles, pour lui, il y a trois zones d'influence. La zone d'influence américaine, c'est ce qu'il appelle l'hémisphère occidental, qui comprend l'Amérique du Nord et l'Amérique du Sud, l'Europe, et qui, à l'ouest, va jusqu'au chapelet d'île du Japon-Philippine en passant par Taïwan. Et il y a une zone d'influence russe et une zone d'influence chinoise. Quand on regarde ce qu'il fait, à la fois au Venezuela, à la fois au Groenland, à la fois en Iran, en fait, il cherche à bloquer les Chinois et sans doute les Russes. Tout le pétrole vénézuélien sur lequel les Chinois verrent un regard, hop, ça va être américain. Ce qui se passe au Groenland, les terres rares, le pétrole qui peut exister ou le gaz, ça sera américain. Ce qui se passe en Iran, ça sera américain et ça sera plus chinois. Donc, il y a une vraie tentative d'assèchement des capacités chinoises. C'est ça qu'il vise. Ce qui se passe en Ukraine, en fait, il s'en fiche un peu. Il a dit, c'est aux Européens. Achetez de l'armement américain d'abord, mais vous payez, mais voilà. Je ne m'en occupe plus et je pense qu'il ne va plus s'en occuper. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 14:02
Question 46Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Est-ce qu'il faut s'en inquiéter ?
Réponse directe
Vladimir Poutine, quand on regarde ce qui s'est passé dans la Seconde Guerre mondiale, la Russie, dans le même temps de guerre, avait atteint Berlin. Là, elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass. Donc, de mon point de vue, militairement, certes, il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important. Mais sur le plan conventionnel, on voit bien quand même qu'il est limité. Même ses bateaux, c'est-à-dire sa marine, n'est pas si puissante que ça. Si ce n'est, c'est sous-marins nucléaires, l'encensure d'angin, et c'est sous-marins en règle générale. – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réa…
« Vladimir Poutine, quand on regarde ce qui s'est passé dans la Seconde Guerre mondiale, la Russie, dans le même temps de guerre, avait atteint Berlin. Là, elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass. Donc, de mon point de vue, militairement, certes, il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important. Mais sur le plan conventionnel, on voit bien quand même qu'il est limité. Même ses bateaux, c'est-à-dire sa marine, n'est pas si puissante que ça. Si ce n'est, c'est sous-marins nucléaires, l'encensure d'angin, et c'est sous-marins en règle générale. »
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« – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réalité, à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là. Ça, c'est possible. Mais pour moi, il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui. »
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Question 47Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
est-ce que les Républicains censureront ou pas ?
Refus explicite
Ça, je n'en sais rien.
« Ça, je n'en sais rien. »
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Question 48Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Mais est-ce que vous pensez encore que l'Union européenne peut empêcher Donald Trump de s'emparer du Groenland ?
Réponse partielle
Je pense que ça sera compliqué. Ils peuvent gagner. Cette présence militaire est intéressante. Combien de temps durera-t-elle ? Mais est-ce que ça ne se passera pas différemment ? C'est-à-dire que militairement parlant, l'Europe montre qu'elle est présente et que c'est un territoire de l'Union européenne. À ce titre-là, c'est normal que les soldats de l'Union européenne y soient présents à la demande du royaume du Danemark. Ou alors, mais c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que si jamais les Européens gagnent, je pense qu'il y aura des conséquences ailleurs. Et en effet, sur l'Ukraine, ce n'est pas impossible.
« Je pense que ça sera compliqué. Ils peuvent gagner. Cette présence militaire est intéressante. Combien de temps durera-t-elle ? Mais est-ce que ça ne se passera pas différemment ? C'est-à-dire que militairement parlant, l'Europe montre qu'elle est présente et que c'est un territoire de l'Union européenne. À ce titre-là, c'est normal que les soldats de l'Union européenne y soient présents à la demande du royaume du Danemark. Ou alors, mais c'est ce que je disais tout à l'heure, c'est que si jamais les Européens gagnent, je pense qu'il y aura des conséquences ailleurs. Et en effet, sur l'Ukraine, ce n'est pas impossible. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 15:17
Question 49Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
– Emmanuel Macron a envoyé des soldats français au Groenland, un petit contingent dans le cadre d'une mission européenne. Est-ce que vous soutenez cette initiative ?
Réponse directe
– L'initiative est intéressante. Oui, que les Européens disent aux Américains, attendez, c'est un territoire européen. Moi, ce qui m'étonne, c'est que les Danois n'aient pas tapé plus fort du poing sur la table. Il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains. Il y a un accord, un traité entre les États-Unis et le Danemark qui a été signé en 1951. Je ne comprends pas que les Danois ne dénoncent pas ce traité, disent aux soldats américains présents au Groenland, partez ou rompent le contrat de F-35 d'achat de matériel et d'équipement militaire américain. C'est-à-dire là, on verrait la vraie volonté danoise de garder le Groenland. Mais pour l'insta…
« – L'initiative est intéressante. Oui, que les Européens disent aux Américains, attendez, c'est un territoire européen. Moi, ce qui m'étonne, c'est que les Danois n'aient pas tapé plus fort du poing sur la table. Il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains. Il y a un accord, un traité entre les États-Unis et le Danemark qui a été signé en 1951. Je ne comprends pas que les Danois ne dénoncent pas ce traité, disent aux soldats américains présents au Groenland, partez ou rompent le contrat de F-35 d'achat de matériel et d'équipement militaire américain. C'est-à-dire là, on verrait la vraie volonté danoise de garder le Groenland. Mais pour l'instant, on est plutôt dans du soft, dans du moyen. On n'en voit qu'un soldat français, qui sont suivis sans doute par d'autres, pour un exercice, quelle est la durée ? On va envoyer une frégate le long, on va envoyer un avion de surveillance et de renseignement. Les Suédois ont envoyé quelques soldats aussi. Donc oui, si jamais les Européens gagnent, ce que je souhaite, je pense que Trump leur fera payer ensuite. De quelle manière ? Soit je quitte l'OTAN, soit débrouillez-vous entre Européens pour votre défense, ce n'est plus mon problème. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 11:37
Question 50Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »
Et l'invité de notre entretien, c'est Christophe Gomart. Bonjour, merci beaucoup d'être là, Christophe Gomart. Vous êtes député européen, les Républicains, ancien chef du renseignement militaire. On va commencer en parlant des voeux d'Emmanuel Macron aux armées. Dans un contexte et dans une situation internationale évidemment très compliquée. On va y revenir avec vous, Emmanuel Macron, qui a donc présenté hier ses voeux aux armées. Il était sur la base militaire d'Istre dans les Bouches-du-Rhône. Est-ce qu'il a envoyé le bon message pour vous ?
Réponse directe
Pour moi, il a fait surtout un auto-satisfait site de ce qu'il a fait pour la défense.
« Pour moi, il a fait surtout un auto-satisfait site de ce qu'il a fait pour la défense. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 0:48
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 10:03
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« Cette résistance, elle est difficile à mesurer, mais je pense qu'elle peut être assez longue. Le régime est en place depuis plusieurs dizaines d'années, presque 50 ans. 1979, oui. La population est jeune et n'a pas connu autre chose, finalement, que le régime des Mollahs. Et l'Iran s'est préparé. Et on voit bien qu'un certain nombre de ces infrastructures sont enterrées, sont souterraines, sont à l'abri des vues et sans doute des coûts également. D'où l'utilisation de bombes perforantes par les Américains et les Israéliens. Ce que je ne mesure pas, c'est les capacités de production encore de l'Iran. des stocks, quelle est la dimension de leurs stocks ? Ça, c'est très difficile à déterminer. Donald Trump avait dit au départ que cette guerre durera 4 à 5 semaines. Nous en sommes à 2 semaines. Donc, il reste encore 2 à 3 semaines. Ils disent avoir détruit 80% des capacités de missiles et 60% des capacités de drones. Mais il reste quand même 20% de capacités de missiles, 40% de capacités de drones. Ça veut dire qu'ils sont encore en mesure de résister. Combien de temps résisteront-ils ? On voit bien »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 12:00
« – Ah oui. Au point de vue, oui. Quand je regarde, si vous voulez, ce qui se passait, la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011. Ça a sans doute été peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui. Néanmoins, pourquoi est-ce qu'on demande intervention grâce à une résolution, je crois que c'est la résolution 73 des Nations Unies, parce que Kadhafi massacra sa population ? Là, les mollas massacrent la population iranienne, mais finalement, que fait-on ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil des Sécurités des Nations Unies de se réunir, de prendre une résolution, de faire une proposition ? C'est un peu le grand silence en réalité. C'est plus le silence de l'ONU que l'Union européenne, mais l'Union européenne n'apparaît comme rien. Non. Je pense que, oui, il faut appeler au renversement du régime des mollas pour que le peuple iranien puisse librement s'exprimer. On est compte quand même le nombre de morts qu'il y a eu, selon certaines organisations non-gouvernementales, à Tiananmen, selon les renseignements, ça varie entre 1 000 ou jusqu'à plus de 10 000 morts. À Tiananmen, on n'avait rien fait à l'époque. On l'a fait en Libye, on l'a fait après Srebrenica. Srebrenica, 8 000 morts, la communauté internationale s'était réveillée et l'Europe avait cherché à se réveiller. Là, qu'est-ce qu'on fait ? Rien. On est très attentistes, quelques paroles, mais en actes, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre une résolution avec des actes derrière pour intervenir et faire cesser ces massacres ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 17:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées2 janv. 2023 au 14 mars 2026 · 60 observations65 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, vous savez, la guerre des 12 jours qui a eu lieu en Chouin, ce qu'on appelle aujourd'hui la guerre des 12 jours, c'est Donald Trump qui a mis fin au bombardement. Je pense qu'il y a eu un véritable effet de surprise côté iranien de cette attaque israélienne. Mais ce haut-là, mis par Donald Trump, a finalement permis au régime iranien de se renforcer, de, j'allais dire, de recompléter ses stocks, d'être alimenté à la fois peut-être par la Russie, par la Chine, voire par la Corée du Nord, et donc de se préparer à une nouvelle attaque. Et c'est sans doute, cette nouvelle attaque a été poussée par Netanyahou, par Benjamin Netanyahou, et j'allais dire autorisée par Donald Trump qui a dit « ok, on vient à côté ». Avec un côté américain, l'objectif stratégique américain dont personne ne parle, c'est finalement de réduire les capacités chinoises, d'empêcher la Chine d'être demain la première puissance économique et militaire. Pourquoi je dis ça ? Parce que 16% de l'énergie chinoise, du pétrole chinois, vient d'Iran. Auparavant, Donald Trump était intervenu au Venezuela parce que 6 à 7% du pétrole vénézuélien allait bénéficier à la Chine. Or, ce pétrole n'était pas vendu en dollars, ce pétrole était vendu dans la monnaie locale. Or, les États-Unis d'Amérique se font de l'argent grâce aux échanges en dollars. Donc, ils veulent redollariser les échanges liés au pétrole. Ça, c'est l'objectif stratégique de Trump. Donc, ça arrange Trump, d'une certaine manière, ce combat d'Israël qui veut empêcher le régime des Mola de pouvoir le détruire un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 4:57Voir 2 autres passages
« Je pense que les Israéliens, cette fois, sont décidés à aller jusqu'au bout. Le 7 octobre 2023 a été le vrai « game changer » en bon français, c'est-à-dire que ce jour-là, ils se sont dit « c'est terminé les menaces contre nous ». Donc on va éradiquer toutes les menaces Hamas, Hezbollah, outils et Iran. Et je ne crois pas qu'il y ait de retour en arrière. C'est un combat pour la vie, j'allais dire. C'est un combat à la vie et à la mort. C'est-à-dire qu'Israël a décidé qu'il n'y aurait plus de menaces et qu'il pourrait vivre en paix. On le voit face au Hezbollah, qui a attaqué Israël d'ailleurs le premier à partir du Liban Sud. Ils iront jusqu'à la fin du Hezbollah. Ils ont éradiqué le Hamas, même si le Hamas a encore quelques capacités. Enfin, il a quand même bien été détruit. Les outils, c'est plus loin. Et reste l'Iran, qui était finalement le pays fomenteur de ses proxys, qui reste à détruire en tous les cas. Je ne pense pas qu'ils veuillent changer le régime. Je ne sais pas quel est l'objectif. Si le régime tombe, ça les arrange. Mais j'allais dire, ils ont cassé le cadenas. Si la population iranienne pousse la porte, »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 10:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités2 janv. 2023 au 14 mars 2026 · 39 observations45 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, vous savez, la guerre des 12 jours qui a eu lieu en Chouin, ce qu'on appelle aujourd'hui la guerre des 12 jours, c'est Donald Trump qui a mis fin au bombardement. Je pense qu'il y a eu un véritable effet de surprise côté iranien de cette attaque israélienne. Mais ce haut-là, mis par Donald Trump, a finalement permis au régime iranien de se renforcer, de, j'allais dire, de recompléter ses stocks, d'être alimenté à la fois peut-être par la Russie, par la Chine, voire par la Corée du Nord, et donc de se préparer à une nouvelle attaque. Et c'est sans doute, cette nouvelle attaque a été poussée par Netanyahou, par Benjamin Netanyahou, et j'allais dire autorisée par Donald Trump qui a dit « ok, on vient à côté ». Avec un côté américain, l'objectif stratégique américain dont personne ne parle, c'est finalement de réduire les capacités chinoises, d'empêcher la Chine d'être demain la première puissance économique et militaire. Pourquoi je dis ça ? Parce que 16% de l'énergie chinoise, du pétrole chinois, vient d'Iran. Auparavant, Donald Trump était intervenu au Venezuela parce que 6 à 7% du pétrole vénézuélien allait bénéficier à la Chine. Or, ce pétrole n'était pas vendu en dollars, ce pétrole était vendu dans la monnaie locale. Or, les États-Unis d'Amérique se font de l'argent grâce aux échanges en dollars. Donc, ils veulent redollariser les échanges liés au pétrole. Ça, c'est l'objectif stratégique de Trump. Donc, ça arrange Trump, d'une certaine manière, ce combat d'Israël qui veut empêcher le régime des Mola de pouvoir le détruire un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 4:57Voir 2 autres passages
« Cette résistance, elle est difficile à mesurer, mais je pense qu'elle peut être assez longue. Le régime est en place depuis plusieurs dizaines d'années, presque 50 ans. 1979, oui. La population est jeune et n'a pas connu autre chose, finalement, que le régime des Mollahs. Et l'Iran s'est préparé. Et on voit bien qu'un certain nombre de ces infrastructures sont enterrées, sont souterraines, sont à l'abri des vues et sans doute des coûts également. D'où l'utilisation de bombes perforantes par les Américains et les Israéliens. Ce que je ne mesure pas, c'est les capacités de production encore de l'Iran. des stocks, quelle est la dimension de leurs stocks ? Ça, c'est très difficile à déterminer. Donald Trump avait dit au départ que cette guerre durera 4 à 5 semaines. Nous en sommes à 2 semaines. Donc, il reste encore 2 à 3 semaines. Ils disent avoir détruit 80% des capacités de missiles et 60% des capacités de drones. Mais il reste quand même 20% de capacités de missiles, 40% de capacités de drones. Ça veut dire qu'ils sont encore en mesure de résister. Combien de temps résisteront-ils ? On voit bien »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 12:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés21 mars 2024 au 14 mars 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je pense qu'il peut en profiter, même si, d'un côté, il peut perdre un allié. De l'autre, sur le plan sonnant et trébuchant, il risque d'être gagnant de par la montée du prix du baril, de par le besoin en énergie d'un certain nombre de pays. Ça, c'est évident. Et si, en plus, les États-Unis lèvent quelques sanctions, c'est bien la preuve que Poutine aurait eu raison, ce qui serait, de mon point de vue, très dommageable. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 34:17Voir 2 autres passages
« La Chine, j'ai vu qu'il y avait quelques bateaux chinois qui s'étaient rapprochés de la zone. Je ne pense pas qu'elle intervienne militairement. Je pense qu'elle cherche à aider son allié iranien de toutes les façons qu'elle puisse le faire. Mais elle ne rentrera pas dans le conflit. En tous les cas, c'est mon avis. Aujourd'hui, c'est comme un avis. Je ne suis pas devin, donc je peux me tromper. Mais je ne vois pas quel intérêt elle aura à rentrer dans un conflit. La Chine n'est pas un pays, finalement, expansionniste. La Chine est un pays qui veut faire du commerce. C'est un pays de commerçants. Et en ce sens, toute guerre gêne son commerce, finalement. Et même la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine l'a gênée, même si aujourd'hui, elle en profite puisqu'elle pourra racheter un jour la Russie à la casse, j'allais dire. Mais avec un objectif chinois qui reste Taïwan. Taïwan, où elle mène une stratégie, j'allais dire, dite de l'anaconda, c'est-à-dire un détroglement petit à petit sans forcément mener une invasion militaire. Mais on est dans un rapport de puissance entre les États-Unis d'Amérique et la Chine. Israël, l'objectif stratégique d'Israël, c'est de faire en sorte que l'Iran ne puisse plus être capable de détruire Israël un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 6:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées2 janv. 2023 au 14 mars 2026 · 33 observations36 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui. On ne peut pas dire aux Israéliens, arrêtez de bombarder le Liban Sud. Quant au Liban Sud, il y a des gens qui tirent sur Israël. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que c'est très bien d'avoir une position de modéré. Mais là, on n'est plus dans le modéré. On a un soldat français tué, d'autres soldats blessés. On nous vise directement. C'est-à-dire qu'on vise les bases françaises. Les Iraniens ont visé les bases britanniques. On vise les bases américaines. Pourtant, les Britanniques n'étaient pas dans le conflit. Les Français n'étaient pas dans le conflit. La seule chose qu'ils faisaient, c'était, grâce à nos rafales, grâce à nos systèmes anti-missiles, on protégeait finalement le ciel de ces pays du Golfe, avec lesquels on a les accords de défense. C'est là où, de mon point de vue, on doit réagir beaucoup plus fermement qu'on ne l'a fait jusqu'à aujourd'hui. Déployer des bateaux, c'est très bien. Ça montre la capacité française et les capacités militaires françaises. Mais j'allais dire, parfois, il faut savoir utiliser la force pour montrer et se faire respecter. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 22:26Voir 2 autres passages
« La Chine, j'ai vu qu'il y avait quelques bateaux chinois qui s'étaient rapprochés de la zone. Je ne pense pas qu'elle intervienne militairement. Je pense qu'elle cherche à aider son allié iranien de toutes les façons qu'elle puisse le faire. Mais elle ne rentrera pas dans le conflit. En tous les cas, c'est mon avis. Aujourd'hui, c'est comme un avis. Je ne suis pas devin, donc je peux me tromper. Mais je ne vois pas quel intérêt elle aura à rentrer dans un conflit. La Chine n'est pas un pays, finalement, expansionniste. La Chine est un pays qui veut faire du commerce. C'est un pays de commerçants. Et en ce sens, toute guerre gêne son commerce, finalement. Et même la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine l'a gênée, même si aujourd'hui, elle en profite puisqu'elle pourra racheter un jour la Russie à la casse, j'allais dire. Mais avec un objectif chinois qui reste Taïwan. Taïwan, où elle mène une stratégie, j'allais dire, dite de l'anaconda, c'est-à-dire un détroglement petit à petit sans forcément mener une invasion militaire. Mais on est dans un rapport de puissance entre les États-Unis d'Amérique et la Chine. Israël, l'objectif stratégique d'Israël, c'est de faire en sorte que l'Iran ne puisse plus être capable de détruire Israël un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 6:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 janv. 2023 au 14 mars 2026 · 70 observations75 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui. On ne peut pas dire aux Israéliens, arrêtez de bombarder le Liban Sud. Quant au Liban Sud, il y a des gens qui tirent sur Israël. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que c'est très bien d'avoir une position de modéré. Mais là, on n'est plus dans le modéré. On a un soldat français tué, d'autres soldats blessés. On nous vise directement. C'est-à-dire qu'on vise les bases françaises. Les Iraniens ont visé les bases britanniques. On vise les bases américaines. Pourtant, les Britanniques n'étaient pas dans le conflit. Les Français n'étaient pas dans le conflit. La seule chose qu'ils faisaient, c'était, grâce à nos rafales, grâce à nos systèmes anti-missiles, on protégeait finalement le ciel de ces pays du Golfe, avec lesquels on a les accords de défense. C'est là où, de mon point de vue, on doit réagir beaucoup plus fermement qu'on ne l'a fait jusqu'à aujourd'hui. Déployer des bateaux, c'est très bien. Ça montre la capacité française et les capacités militaires françaises. Mais j'allais dire, parfois, il faut savoir utiliser la force pour montrer et se faire respecter. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 22:26Voir 2 autres passages
« Je ne connais pas exactement ces accords de défense. Mais ce qui est certain dans un accord de défense, toujours, c'est qu'à la demande du pays attaqué, on intervient à ses côtés. Donc pour l'instant, je ne crois pas que les Émirats aient demandé à ce qu'on intervienne à leur côté. Ils ont simplement demandé à ce qu'on aide à protéger leur ciel. Ce qui me paraît la moindre des choses, dès lors qu'on a un accord et surtout qu'on a une base aux Émirats. On a une base aérienne, on a une base terrestre et on a une base navale. Et en ce sens-là, on est à leur côté, de leur côté, pour les aider, les soutenir, de même qu'eux nous aident à le faire. Donc un accord de défense, ça peut aller très loin. Ça peut être un engagement militaire aux côtés, dès lors que ces Émirats décident de s'engager militairement. Je ne crois pas qu'ils aient décidé de le faire aujourd'hui. Aujourd'hui, ils ont décidé simplement de se défendre face aux coups qu'ils prennent. Mais un jour viendra peut-être, où ils demanderont, agissez à nos côtés, nous allons rentrer en guerre contre l'Iran. Aujourd'hui, finalement, l'Iran nous a un peu déclaré la guerre. C'est-à-dire qu'en tirant sur une base française, nommément, en tuant un soldat français et en en blessant d'autres, c'est une façon de déclarer la guerre. Alors, ce n'est pas dans un discours, ce n'est pas dans un papier, ce n'est pas dans un texte. Mais quand j'ai écouté cette porte-parole du guide suprême iranien qui annonce, qui demande à tous les proxys de rentrer en guerre et de faire le maximum de destruction, finalement, aux Occidentaux, on en est là. Alors, je ne suis pas pour une escalade. Je suis là pour montrer les limites de l'action des Iraniens, parce que nous ne sommes pas en guerre contre eux. Néanmoins, je pense qu'il faut soutenir plus ouvertement l'action américaine et l'action israélienne. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 23:31
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 juil. 2023 au 14 mars 2026 · 26 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Cette résistance, elle est difficile à mesurer, mais je pense qu'elle peut être assez longue. Le régime est en place depuis plusieurs dizaines d'années, presque 50 ans. 1979, oui. La population est jeune et n'a pas connu autre chose, finalement, que le régime des Mollahs. Et l'Iran s'est préparé. Et on voit bien qu'un certain nombre de ces infrastructures sont enterrées, sont souterraines, sont à l'abri des vues et sans doute des coûts également. D'où l'utilisation de bombes perforantes par les Américains et les Israéliens. Ce que je ne mesure pas, c'est les capacités de production encore de l'Iran. des stocks, quelle est la dimension de leurs stocks ? Ça, c'est très difficile à déterminer. Donald Trump avait dit au départ que cette guerre durera 4 à 5 semaines. Nous en sommes à 2 semaines. Donc, il reste encore 2 à 3 semaines. Ils disent avoir détruit 80% des capacités de missiles et 60% des capacités de drones. Mais il reste quand même 20% de capacités de missiles, 40% de capacités de drones. Ça veut dire qu'ils sont encore en mesure de résister. Combien de temps résisteront-ils ? On voit bien »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 12:00Voir 2 autres passages
« La Chine, j'ai vu qu'il y avait quelques bateaux chinois qui s'étaient rapprochés de la zone. Je ne pense pas qu'elle intervienne militairement. Je pense qu'elle cherche à aider son allié iranien de toutes les façons qu'elle puisse le faire. Mais elle ne rentrera pas dans le conflit. En tous les cas, c'est mon avis. Aujourd'hui, c'est comme un avis. Je ne suis pas devin, donc je peux me tromper. Mais je ne vois pas quel intérêt elle aura à rentrer dans un conflit. La Chine n'est pas un pays, finalement, expansionniste. La Chine est un pays qui veut faire du commerce. C'est un pays de commerçants. Et en ce sens, toute guerre gêne son commerce, finalement. Et même la guerre lancée par la Russie contre l'Ukraine l'a gênée, même si aujourd'hui, elle en profite puisqu'elle pourra racheter un jour la Russie à la casse, j'allais dire. Mais avec un objectif chinois qui reste Taïwan. Taïwan, où elle mène une stratégie, j'allais dire, dite de l'anaconda, c'est-à-dire un détroglement petit à petit sans forcément mener une invasion militaire. Mais on est dans un rapport de puissance entre les États-Unis d'Amérique et la Chine. Israël, l'objectif stratégique d'Israël, c'est de faire en sorte que l'Iran ne puisse plus être capable de détruire Israël un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 6:52
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités17 mars 2024 au 14 mars 2026 · 15 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Tout en continuant à le faire, comme s'il voulait voir réagir et faire en sorte que ce conflit devienne beaucoup plus général qu'il n'est et pousser ces pays à réagir pour entrer dans un conflit régional. Ou alors, pousser ces pays arabes à dire, bon, arrêtez les Américains dans la marre d'être bombardés et pousser les Israéliens et les Américains à s'arrêter. J'allais dire que c'est plus sans doute dans ce sens-là qu'ils espèrent que les pays arabes réagiront. C'est faire en sorte que les Américains cessent leur bombardement et que les Israéliens cessent les leurs également. Est-ce que cette stratégie peut aboutir ? C'est difficile de le dire. Je ne le penserai pas. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 15:21Voir 2 autres passages
« Là, il y a une base italienne qui avait été touchée aussi du côté d'Erbil, et là c'est la base française avec malheureusement des blessés et un adjudant-chef tué, dont je salue l'action. Et je pense à ses frères d'armes et bien sûr à sa famille. Mais ça change la donne en réalité, c'est-à-dire qu'on ne peut pas se laisser tuer des soldats sans réagir. C'est-à-dire en ayant, en prenant part, alors soit en soutenant plus ouvertement l'action israélo-américaine, soit en allant au Liban pour aider les forces armées libanaises à lutter contre l'Hezbollah et à désarmer l'Hezbollah. Mais en tous les cas, il va bien être nécessaire, soit justement d'entendre dans une coalition pour réouvrir le détroit d'Hormuz. Mais il me semble que malgré nous, nous sommes impliqués de fait. Dès lors qu'un soldat français est tué, dès lors que d'autres sont blessés, voire que du matériel militaire a été détruit, on ne peut pas rester l'arme au pied, j'allais dire. Même si on ne cherche pas à mettre plus de conflits là où il y a déjà un conflit. Mais il me semble qu'il est nécessaire, en tous les cas, que la France marque franchement sa position si on veut être respecté. Le président de la République lui-même dit, pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, parfois, il faut savoir agir. Alors, savoir agir à bon escient, savoir agir avec un bond d'émotionnement, sans aller trop loin non plus, mais pour bien montrer notre territoire en disant, ça, ça ne se fait pas. Nous ne sommes pas partis du conflit. Nous avons des accords de défense avec les Émirats et avec d'autres pays. Nous sommes là pour les aider à défendre face aux attaques inadmissibles dont ils sont l'objet de la part de l'Iran. Mais en tous les cas, oui, il va être nécessaire de montrer un peu les dents et les muscles. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 20:32
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées2 janv. 2023 au 14 mars 2026 · 14 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Là, il y a une base italienne qui avait été touchée aussi du côté d'Erbil, et là c'est la base française avec malheureusement des blessés et un adjudant-chef tué, dont je salue l'action. Et je pense à ses frères d'armes et bien sûr à sa famille. Mais ça change la donne en réalité, c'est-à-dire qu'on ne peut pas se laisser tuer des soldats sans réagir. C'est-à-dire en ayant, en prenant part, alors soit en soutenant plus ouvertement l'action israélo-américaine, soit en allant au Liban pour aider les forces armées libanaises à lutter contre l'Hezbollah et à désarmer l'Hezbollah. Mais en tous les cas, il va bien être nécessaire, soit justement d'entendre dans une coalition pour réouvrir le détroit d'Hormuz. Mais il me semble que malgré nous, nous sommes impliqués de fait. Dès lors qu'un soldat français est tué, dès lors que d'autres sont blessés, voire que du matériel militaire a été détruit, on ne peut pas rester l'arme au pied, j'allais dire. Même si on ne cherche pas à mettre plus de conflits là où il y a déjà un conflit. Mais il me semble qu'il est nécessaire, en tous les cas, que la France marque franchement sa position si on veut être respecté. Le président de la République lui-même dit, pour être respecté, il faut être craint. Pour être craint, parfois, il faut savoir agir. Alors, savoir agir à bon escient, savoir agir avec un bond d'émotionnement, sans aller trop loin non plus, mais pour bien montrer notre territoire en disant, ça, ça ne se fait pas. Nous ne sommes pas partis du conflit. Nous avons des accords de défense avec les Émirats et avec d'autres pays. Nous sommes là pour les aider à défendre face aux attaques inadmissibles dont ils sont l'objet de la part de l'Iran. Mais en tous les cas, oui, il va être nécessaire de montrer un peu les dents et les muscles. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 20:32Voir 2 autres passages
« – Je ne pense pas, mais que peut-il faire ? Je ne suis pas certain qu'il puisse faire réellement grand-chose, en réalité, à part faire naviguer quelques-uns de ses bateaux dans cette région-là. Ça, c'est possible. Mais pour moi, il n'a pas les moyens réellement de réagir face à Donald Trump aujourd'hui. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 16:31
« Vladimir Poutine, quand on regarde ce qui s'est passé dans la Seconde Guerre mondiale, la Russie, dans le même temps de guerre, avait atteint Berlin. Là, elle n'a pas conquis les quatre blasts du Donbass. Donc, de mon point de vue, militairement, certes, il fait peur parce qu'il dispose d'un arsenal nucléaire très très important. Mais sur le plan conventionnel, on voit bien quand même qu'il est limité. Même ses bateaux, c'est-à-dire sa marine, n'est pas si puissante que ça. Si ce n'est, c'est sous-marins nucléaires, l'encensure d'angin, et c'est sous-marins en règle générale. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 janv. 2023 au 18 janv. 2026 · 7 observations7 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Qui, de mon point de vue, n'est pas vraiment justifié. Quand on regarde l'état réel des forces armées françaises, on ne peut être qu'un peu déçu. C'est-à-dire qu'il annonce, Wobby et Torby, qu'il a doublé la loi de programmation militaire, enfin le budget. Dans les faits, à l'euro, c'est vrai, mais avec l'inflation, avec le coût d'entretenir matériel, on n'aura pas plus de chars, d'avions, de canons à la fin de cette loi de programmation militaire qu'au départ. Or, on voit bien qu'aujourd'hui, avec la guerre de haute intensité qui existe entre la Russie et l'Ukraine, qu'on doit se préparer à cette éventualité. Et surtout, ce qu'il racontait hier et ce qui est vrai, que pour être craint, il faut faire peur. Et pour être craint, il faut être fort. Et ça, je pense qu'on ne l'est pas suffisamment. Et on sait bien que, malheureusement, la France ne dispose pas d'assez de munitions, ne dispose pas d'assez de chars, de canons, d'avions, de frégates. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 0:56Voir 2 autres passages
« – L'initiative est intéressante. Oui, que les Européens disent aux Américains, attendez, c'est un territoire européen. Moi, ce qui m'étonne, c'est que les Danois n'aient pas tapé plus fort du poing sur la table. Il existe sur l'île du Groenland une base américaine où il y a 150 ou 200 soldats américains. Il y a un accord, un traité entre les États-Unis et le Danemark qui a été signé en 1951. Je ne comprends pas que les Danois ne dénoncent pas ce traité, disent aux soldats américains présents au Groenland, partez ou rompent le contrat de F-35 d'achat de matériel et d'équipement militaire américain. C'est-à-dire là, on verrait la vraie volonté danoise de garder le Groenland. Mais pour l'instant, on est plutôt dans du soft, dans du moyen. On n'en voit qu'un soldat français, qui sont suivis sans doute par d'autres, pour un exercice, quelle est la durée ? On va envoyer une frégate le long, on va envoyer un avion de surveillance et de renseignement. Les Suédois ont envoyé quelques soldats aussi. Donc oui, si jamais les Européens gagnent, ce que je souhaite, je pense que Trump leur fera payer ensuite. De quelle manière ? Soit je quitte l'OTAN, soit débrouillez-vous entre Européens pour votre défense, ce n'est plus mon problème. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 11:37
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités21 mars 2024 au 18 janv. 2026 · 5 observations5 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, c'est vrai que les votes sont très nationaux et ne sont pas tellement liés aux partis politiques dans lesquels nous siégeons au sein du Parlement européen. Ça reste très national. La France, la Pologne, les Pays-Bas sont contre ce Mercosur. L'Italie de Giorgia Méloni finalement a changé d'avis. Donc la minorité de blocage n'existait plus. Mais il n'y a pas, malheureusement pour nos agriculteurs, il n'y a pas que le Mercosur. Il y a toutes les règles ou les directives prises en France, malheureusement, qui agissent parce que la balance commerciale agricole, malheureusement, est venue négative. La France n'arrive même plus à s'autosuffire en termes de nourriture. C'est là où c'est grave. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Christophe Gomart : « Donald Trump compte s’emparer du Groenland de façon financière »Vérifier à 20:50Voir 2 autres passages
« Et je crois que ça a été très bien résumé par le Premier ministre polonais, Donald Tusk, qui dit moins de mots, plus de munitions. Et je crois que c'est ça, le vrai point. »
RTL · Européennes 2024 : "Pour moi, c'est un vrai challenge" selon le Général Christophe GomartVérifier à 0:44
« C'est un saut un peu dans le vide, mais comme je suis un ancien scruteur national... Parachutiste ? Parachutiste. Pour moi, c'est un vrai challenge. C'est-à-dire qu'effectivement, il y a les sondages, c'est très bien, mais au-delà des sondages, pour moi, effectivement, c'est l'occasion pour la droite classique, c'est-à-dire de reprendre et de se repositionner en tant que partie de la liberté, partie de responsabilité. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Oui. On ne peut pas dire aux Israéliens, arrêtez de bombarder le Liban Sud. Quant au Liban Sud, il y a des gens qui tirent sur Israël. Vous voyez ce que je veux dire ? C'est-à-dire que c'est très bien d'avoir une position de modéré. Mais là, on n'est plus dans le modéré. On a un soldat français tué, d'autres soldats blessés. On nous vise directement. C'est-à-dire qu'on vise les bases françaises. Les Iraniens ont visé les bases britanniques. On vise les bases américaines. Pourtant, les Britanniques n'étaient pas dans le conflit. Les Français n'étaient pas dans le conflit. La seule chose qu'ils faisaient, c'était, grâce à nos rafales, grâce à nos systèmes anti-missiles, on protégeait finalement le ciel de ces pays du Golfe, avec lesquels on a les accords de défense. C'est là où, de mon point de vue, on doit réagir beaucoup plus fermement qu'on ne l'a fait jusqu'à aujourd'hui. Déployer des bateaux, c'est très bien. Ça montre la capacité française et les capacités militaires françaises. Mais j'allais dire, parfois, il faut savoir utiliser la force pour montrer et se faire respecter. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 22:26
« Je pense que ce n'est pas normal qu'un président Zelensky, même s'il est énervé, ce que je peux comprendre, utilise ces mots et ces menaces. J'allais dire, l'Union européenne jusqu'à présent a toujours aidé, a toujours soutenu Volodymyr Zelensky et l'Ukraine, ce qui me paraît normal, mais de là à menacer un chef d'État qui n'est pas d'accord avec ce prêt de 90 milliards d'euros, ce qui est gigantesque, quand on regarde notre propre endettement d'ailleurs, et c'est un prêt qui ne sera jamais remboursé en réalité. C'est-à-dire que c'est un prêt qui va finir, être payé par les impôts de nos concitoyens français. C'est là où, de mon point de vue, Volodymyr Zelensky a fait une véritable erreur, parce que s'il y a des gens hésitants, et il en existe, les gens se disent, mais attendez, mais pour qui se prend-il ? Il a joué contre son camp. Ah, je pense qu'il a joué contre son camp. Oui, il s'est tiré une balle, de mon point de vue, il s'est tiré une balle dans le pied. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 36:34
« Alors, vous savez, la guerre des 12 jours qui a eu lieu en Chouin, ce qu'on appelle aujourd'hui la guerre des 12 jours, c'est Donald Trump qui a mis fin au bombardement. Je pense qu'il y a eu un véritable effet de surprise côté iranien de cette attaque israélienne. Mais ce haut-là, mis par Donald Trump, a finalement permis au régime iranien de se renforcer, de, j'allais dire, de recompléter ses stocks, d'être alimenté à la fois peut-être par la Russie, par la Chine, voire par la Corée du Nord, et donc de se préparer à une nouvelle attaque. Et c'est sans doute, cette nouvelle attaque a été poussée par Netanyahou, par Benjamin Netanyahou, et j'allais dire autorisée par Donald Trump qui a dit « ok, on vient à côté ». Avec un côté américain, l'objectif stratégique américain dont personne ne parle, c'est finalement de réduire les capacités chinoises, d'empêcher la Chine d'être demain la première puissance économique et militaire. Pourquoi je dis ça ? Parce que 16% de l'énergie chinoise, du pétrole chinois, vient d'Iran. Auparavant, Donald Trump était intervenu au Venezuela parce que 6 à 7% du pétrole vénézuélien allait bénéficier à la Chine. Or, ce pétrole n'était pas vendu en dollars, ce pétrole était vendu dans la monnaie locale. Or, les États-Unis d'Amérique se font de l'argent grâce aux échanges en dollars. Donc, ils veulent redollariser les échanges liés au pétrole. Ça, c'est l'objectif stratégique de Trump. Donc, ça arrange Trump, d'une certaine manière, ce combat d'Israël qui veut empêcher le régime des Mola de pouvoir le détruire un jour. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 4:57
« Aujourd'hui, c'est un atout, en tous les cas, dans la manche des Iraniens, c'est certain. Et de mon point de vue, j'estime qu'une coalition internationale pour aller débloquer l'étroit d'Ormuz serait nécessaire. autorisé par l'ONU parce qu'on sait très bien qu'une grande partie du monde a besoin de l'énergie fossile qui sont extraites dans les pays du Golfe. À ce titre-là, il me paraît absolument nécessaire de débloquer Ormuz. Sinon, en effet, ça déstabilise l'économie mondiale. Alors, militairement, comment s'y prendrait-on concrètement pour débloquer Ormuz ? Alors, escorter les paquebots ou les cargos, comme certains en ont parlé, ça me paraît oser puisque eux-mêmes vont être la cible, ces bateaux militaires. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 13:14
« C'est une opération militaire visant à détruire les capacités nucléaires et balistiques iraniennes. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 1:33
« Tout en continuant à le faire, comme s'il voulait voir réagir et faire en sorte que ce conflit devienne beaucoup plus général qu'il n'est et pousser ces pays à réagir pour entrer dans un conflit régional. Ou alors, pousser ces pays arabes à dire, bon, arrêtez les Américains dans la marre d'être bombardés et pousser les Israéliens et les Américains à s'arrêter. J'allais dire que c'est plus sans doute dans ce sens-là qu'ils espèrent que les pays arabes réagiront. C'est faire en sorte que les Américains cessent leur bombardement et que les Israéliens cessent les leurs également. Est-ce que cette stratégie peut aboutir ? C'est difficile de le dire. Je ne le penserai pas. »
RFI — L'Atelier politique · Christophe Gomart : «Dès lors qu'un soldat français est tué, on ne peut pas rester l'arme au pied»Vérifier à 15:21
« – Ah oui. Au point de vue, oui. Quand je regarde, si vous voulez, ce qui se passait, la France est intervenue dans le cadre d'une coalition avec les Britanniques et les Américains en Libye en 2011. Ça a sans doute été peut-être une erreur au regard des conséquences ensuite en Afrique et on les mesure encore aujourd'hui. Néanmoins, pourquoi est-ce qu'on demande intervention grâce à une résolution, je crois que c'est la résolution 73 des Nations Unies, parce que Kadhafi massacra sa population ? Là, les mollas massacrent la population iranienne, mais finalement, que fait-on ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil des Sécurités des Nations Unies de se réunir, de prendre une résolution, de faire une proposition ? C'est un peu le grand silence en réalité. C'est plus le silence de l'ONU que l'Union européenne, mais l'Union européenne n'apparaît comme rien. Non. Je pense que, oui, il faut appeler au renversement du régime des mollas pour que le peuple iranien puisse librement s'exprimer. On est compte quand même le nombre de morts qu'il y a eu, selon certaines organisations non-gouvernementales, à Tiananmen, selon les renseignements, ça varie entre 1 000 ou jusqu'à plus de 10 000 morts. À Tiananmen, on n'avait rien fait à l'époque. On l'a fait en Libye, on l'a fait après Srebrenica. Srebrenica, 8 000 morts, la communauté internationale s'était réveillée et l'Europe avait cherché à se réveiller. Là, qu'est-ce qu'on fait ? Rien. On est très attentistes, quelques paroles, mais en actes, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on a demandé au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre une résolution avec des actes derrière pour intervenir et faire cesser ces massacres ? »
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« – C'est une vraie question. En tous les cas, c'est des vrais adversaires économiques, avec des lois extraterritoriales très puissantes, avec des droits de douane très importants. C'est un véritable adversaire économique. C'est encore un allié militaire. Est-ce que ça le restera ? L'épisode Groenland sera un bon indicateur en fonction de la conclusion de cet épisode. »
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RTL · Européennes 2024 : "Pour moi, c'est un vrai challenge" selon le Général Christophe Gomart