Donc ça veut dire qu'il n'y a pas de reconversion à court terme, possible pour les salariés ?
Réponse partielleÇa veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple.
« Ça veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple. »
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Répartition sur 65 questions évaluables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Ça veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple.
« Ça veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple. »
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
Oui, nous sommes très inquiets. Parce que vous savez, quand vous avez atteint une taille qui ne vous permet pas d'avoir le seuil critique pour répondre à un certain nombre de marchés, eh bien, votre existence est évidemment en danger. Et j'interpellais le gouvernement hier sur une question très simple. C'est qu'il y a, dans le territoire de Belfort, nous sommes la première région industrielle de France. Il faut le savoir. C'est PSA, c'est Alstom, c'est General Electric. Il y a une multitude de sous-traitants qui travaillent autour de tout cela. Et c'est évidemment beaucoup de compétences, beaucoup de savoir-faire. Et certains disent aujourd'hui, à tort, et je voudrais le rappeler, qu'il n'y…
« Oui, nous sommes très inquiets. Parce que vous savez, quand vous avez atteint une taille qui ne vous permet pas d'avoir le seuil critique pour répondre à un certain nombre de marchés, eh bien, votre existence est évidemment en danger. Et j'interpellais le gouvernement hier sur une question très simple. C'est qu'il y a, dans le territoire de Belfort, nous sommes la première région industrielle de France. Il faut le savoir. C'est PSA, c'est Alstom, c'est General Electric. Il y a une multitude de sous-traitants qui travaillent autour de tout cela. Et c'est évidemment beaucoup de compétences, beaucoup de savoir-faire. Et certains disent aujourd'hui, à tort, et je voudrais le rappeler, qu'il n'y a pas d'avenir pour les turbines à gaz. C'est complètement faux. Certes, il y a un trou d'air, il y a une baisse de l'activité importante. »
Oui, nous sommes très inquiets. Parce que vous savez, quand vous avez atteint une taille qui ne vous permet pas d'avoir le seuil critique pour répondre à un certain nombre de marchés, eh bien, votre existence est évidemment en danger. Et j'interpellais le gouvernement hier sur une question très simple. C'est qu'il y a, dans le territoire de Belfort, nous sommes la première région industrielle de France. Il faut le savoir. C'est PSA, c'est Alstom, c'est General Electric. Il y a une multitude de sous-traitants qui travaillent autour de tout cela. Et c'est évidemment beaucoup de compétences, beaucoup de savoir-faire. Et certains disent aujourd'hui, à tort, et je voudrais le rappeler, qu'il n'y…
« Oui, nous sommes très inquiets. Parce que vous savez, quand vous avez atteint une taille qui ne vous permet pas d'avoir le seuil critique pour répondre à un certain nombre de marchés, eh bien, votre existence est évidemment en danger. Et j'interpellais le gouvernement hier sur une question très simple. C'est qu'il y a, dans le territoire de Belfort, nous sommes la première région industrielle de France. Il faut le savoir. C'est PSA, c'est Alstom, c'est General Electric. Il y a une multitude de sous-traitants qui travaillent autour de tout cela. Et c'est évidemment beaucoup de compétences, beaucoup de savoir-faire. Et certains disent aujourd'hui, à tort, et je voudrais le rappeler, qu'il n'y a pas d'avenir pour les turbines à gaz. C'est complètement faux. Certes, il y a un trou d'air, il y a une baisse de l'activité importante. »
Je rappelle qu'il y a très peu de temps, l'annonce de la fermeture du site Alstom avait été faite. Les élus que nous sommes s'étaient mobilisés. Le gouvernement avait lancé l'opération du TGV du futur. Aujourd'hui, Alstom à Belfort va sortir le TGV du futur. Donc forcément, il y aura des commandes, mais ça ne va pas permettre malheureusement de réemployer 900 personnes. Mais c'est une des pistes qui sont étudiées, et des possibilités de reconvertir un certain nombre de salariés sur la filière Alstom Transports.
« Je rappelle qu'il y a très peu de temps, l'annonce de la fermeture du site Alstom avait été faite. Les élus que nous sommes s'étaient mobilisés. Le gouvernement avait lancé l'opération du TGV du futur. Aujourd'hui, Alstom à Belfort va sortir le TGV du futur. Donc forcément, il y aura des commandes, mais ça ne va pas permettre malheureusement de réemployer 900 personnes. Mais c'est une des pistes qui sont étudiées, et des possibilités de reconvertir un certain nombre de salariés sur la filière Alstom Transports. »
Merci à vous.
« Merci à vous. »
Je pense qu'ils exagèrent pas du tout. On n'a pas de chiffres complètement exacts. Mais on sait aujourd'hui que pour un emploi supprimé, il y a à peu près 3 ou 4 emplois induits qui vont être supprimés derrière. Donc c'est absolument colossal. Je rappelle que 980 emplois, enfin 1000 emplois, ça représente 11,2% du nombre d'emplois industriels du département. Ce qui est absolument énorme. Et avec les sous-traitants et les emplois induits, ça représente 3 ou 4 000 personnes.
« Je pense qu'ils exagèrent pas du tout. On n'a pas de chiffres complètement exacts. Mais on sait aujourd'hui que pour un emploi supprimé, il y a à peu près 3 ou 4 emplois induits qui vont être supprimés derrière. Donc c'est absolument colossal. Je rappelle que 980 emplois, enfin 1000 emplois, ça représente 11,2% du nombre d'emplois industriels du département. Ce qui est absolument énorme. Et avec les sous-traitants et les emplois induits, ça représente 3 ou 4 000 personnes. »
Ça veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple.
« Ça veut dire évidemment que la reconversion ne va pas être simple. »
Ce n'est pas que je suis d'accord. C'est lui qui est d'accord avec vous ? Je rappelle que c'est ce que nous proposeront les élus et les syndicats.
« Ce n'est pas que je suis d'accord. C'est lui qui est d'accord avec vous ? Je rappelle que c'est ce que nous proposeront les élus et les syndicats. »
Alors, justement, la question que nous posons au gouvernement aujourd'hui, c'est comment on a à faire pour arriver à garder ses compétences ? Comment faire en sorte que sur Général Electric à Belfort, on puisse avoir une redistribution des cartes, une diversification de l'outil industriel et peut-être, pourquoi pas, de nouvelles activités qui arrivent pour faire en sorte que nous puissions conserver les salariés et le moment venu, peut-être, se diversifier à nouveau vers l'énergie. Mais en attendant, travailler sur l'aéronautique, peut-être, pourquoi pas, il y a des discussions sur le grand carénage des centrales nucléaires. Il y a aussi des discussions, et là, c'est l'État qui est à la man…
« Alors, justement, la question que nous posons au gouvernement aujourd'hui, c'est comment on a à faire pour arriver à garder ses compétences ? Comment faire en sorte que sur Général Electric à Belfort, on puisse avoir une redistribution des cartes, une diversification de l'outil industriel et peut-être, pourquoi pas, de nouvelles activités qui arrivent pour faire en sorte que nous puissions conserver les salariés et le moment venu, peut-être, se diversifier à nouveau vers l'énergie. Mais en attendant, travailler sur l'aéronautique, peut-être, pourquoi pas, il y a des discussions sur le grand carénage des centrales nucléaires. Il y a aussi des discussions, et là, c'est l'État qui est à la manœuvre, sur un sujet qui, moi, me paraît extrêmement important. Et donc, malheureusement, on ne parle pas suffisamment, c'est l'hydrogène. Parce qu'aujourd'hui, on nous parle du tout électrique. Mais vous savez, quand les médias, comme vous, commenceront à faire des reportages un petit peu difficiles sur l'extraction des terres rares en Chine, sur la réutilisation des batteries, les scandales qui vont arriver avec tout cela, je pense que l'opinion publique va se rendre compte que le tout électrique, ce n'est pas forcément la solution. L'hydrogène en est une, et Belfort est aujourd'hui, en termes de recherche fondamentale, un centre d'excellence mondial sur la question. »
Non. Les 50 millions d'euros sont évidemment une pénalité qui avait été prévue au moment du rachat d'Alstom Power par General Electric en 2014. Puisqu'effectivement, comme vous le dites très justement, 1000 emplois avaient été promis, dont la moitié presque à Belfort, pour la fin de l'année 2018. Il n'y en a eu combien d'emplois créés ? Il n'y en a eu aucun. Aucun, zéro. Puisqu'au final, on aura un solde négatif de 1000. Donc il y a une pénalité que devra payer General Electric à l'État, et dont nous souhaitons évidemment que cette pénalité revienne au territoire de Belfort pour travailler à la diversification de l'outil industriel. Parce que ce que je disais tout à l'heure, notamment sur l…
« Non. Les 50 millions d'euros sont évidemment une pénalité qui avait été prévue au moment du rachat d'Alstom Power par General Electric en 2014. »
29 MW l'an dernier. Mais il y a forcément, il y aura un avenir pour les turbines à gaz. Vous savez, aujourd'hui, on veut dans ce pays un mix énergétique. On veut notamment mettre en place un certain nombre d'énergies renouvelables, qui pour les éoliennes notamment, ce sont des énergies qui sont inconstantes. Or, pour le client final, il faut une énergie qui soit constante. Et la seule solution pour pouvoir pallier au creux de l'énergie éolienne, puisque le vent a été raté parfois, c'est une énergie soit charbon, soit gaz. Les Allemands ont fait le choix d'arrêter le nucléaire pour partir sur de l'éolien. Donc, ils ont remis en marche leur centrale à charbon. Et c'est sans doute le pays aujo…
« 29 MW l'an dernier. Mais il y a forcément, il y aura un avenir pour les turbines à gaz. Vous savez, aujourd'hui, on veut dans ce pays un mix énergétique. On veut notamment mettre en place un certain nombre d'énergies renouvelables, qui pour les éoliennes notamment, ce sont des énergies qui sont inconstantes. Or, pour le client final, il faut une énergie qui soit constante. Et la seule solution pour pouvoir pallier au creux de l'énergie éolienne, puisque le vent a été raté parfois, c'est une énergie soit charbon, soit gaz. Les Allemands ont fait le choix d'arrêter le nucléaire pour partir sur de l'éolien. Donc, ils ont remis en marche leur centrale à charbon. Et c'est sans doute le pays aujourd'hui au monde, enfin en Europe, qui pollue le plus. Est-ce que la France veut faire pareil ? Est-ce que les autres pays veulent faire pareil ? Non. Donc, l'énergie au gaz a de l'avenir. Il faut jusqu'aujourd'hui que nous soyons conscients du fait qu'il ne faut pas perdre nos compétences, notre expérience, pour que le moment venu, lorsque le marché redémarrera, la France puisse être présente et qu'elle conserve son indépendance énergétique. C'est toute notre volonté. Et donc, dire aujourd'hui que le gaz n'a pas d'avenir est une erreur magistrale. »
Il l'a dit dans la réponse qu'il a faite hier. Je rappelle que les élus du département et les syndicats, qui sont très responsables sur le sujet, appellent le gouvernement sur ces sujets depuis tous six mois. Nous avons rencontré notamment les élus du département au Sénat, le président de Safran, qui est le fabricant, dans le cadre d'une JV avec une génélectrique, des moteurs Lynch notamment. Donc il y a des sujets, nous y travaillons, et nous avons appelé le gouvernement à nous accompagner, à nous aider sur toutes ces questions. Parce que lui a sans doute plus que nous des moyens d'entrer et de convaincre le génélectrique d'aller sur ces questions.
« Il l'a dit dans la réponse qu'il a faite hier. Je rappelle que les élus du département et les syndicats, qui sont très responsables sur le sujet, appellent le gouvernement sur ces sujets depuis tous six mois. Nous avons rencontré notamment les élus du département au Sénat, le président de Safran, qui est le fabricant, dans le cadre d'une JV avec une génélectrique, des moteurs Lynch notamment. Donc il y a des sujets, nous y travaillons, et nous avons appelé le gouvernement à nous accompagner, à nous aider sur toutes ces questions. Parce que lui a sans doute plus que nous des moyens d'entrer et de convaincre le génélectrique d'aller sur ces questions. »
Écoutez oui, j'ai eu évidemment beaucoup d'échos parce que sur 1050 salariés licenciés, il y en a quand même 990 à peu près qui sont de Belfort. Donc on a forcément dans un tout petit département comme le nôtre, des amis, de la famille qui travaillent à un moment ou à un autre chez le Général Electric. Donc j'ai beaucoup de retours, beaucoup de gens qui aussi m'envoient des messages pour nous appeler à les soutenir. L'ambiance est plutôt extrêmement morose. On s'y attendait, oui, évidemment, puisque ça fait un moment que malheureusement certains chiffres circulent. Sauf que là on est dans la fourchette très haute et que nous savions très bien que au lendemain des élections européennes, les…
« Écoutez oui, j'ai eu évidemment beaucoup d'échos parce que sur 1050 salariés licenciés, il y en a quand même 990 à peu près qui sont de Belfort. Donc on a forcément dans un tout petit département comme le nôtre, des amis, de la famille qui travaillent à un moment ou à un autre chez le Général Electric. Donc j'ai beaucoup de retours, beaucoup de gens qui aussi m'envoient des messages pour nous appeler à les soutenir. L'ambiance est plutôt extrêmement morose. On s'y attendait, oui, évidemment, puisque ça fait un moment que malheureusement certains chiffres circulent. Sauf que là on est dans la fourchette très haute et que nous savions très bien que au lendemain des élections européennes, les résultats du PSE allaient tomber puisque c'est la demande qui avait été formulée par le gouvernement que les annonces soient faites après les élections européennes. Ce qui est le comble de l'indécence, c'est que ça a été fait 12 heures après. »
29 MW l'an dernier. Mais il y a forcément, il y aura un avenir pour les turbines à gaz. Vous savez, aujourd'hui, on veut dans ce pays un mix énergétique. On veut notamment mettre en place un certain nombre d'énergies renouvelables, qui pour les éoliennes notamment, ce sont des énergies qui sont inconstantes. Or, pour le client final, il faut une énergie qui soit constante. Et la seule solution pour pouvoir pallier au creux de l'énergie éolienne, puisque le vent a été raté parfois, c'est une énergie soit charbon, soit gaz. Les Allemands ont fait le choix d'arrêter le nucléaire pour partir sur de l'éolien. Donc, ils ont remis en marche leur centrale à charbon. Et c'est sans doute le pays aujo…
« 29 MW l'an dernier. Mais il y a forcément, il y aura un avenir pour les turbines à gaz. Vous savez, aujourd'hui, on veut dans ce pays un mix énergétique. On veut notamment mettre en place un certain nombre d'énergies renouvelables, qui pour les éoliennes notamment, ce sont des énergies qui sont inconstantes. Or, pour le client final, il faut une énergie qui soit constante. Et la seule solution pour pouvoir pallier au creux de l'énergie éolienne, puisque le vent a été raté parfois, c'est une énergie soit charbon, soit gaz. Les Allemands ont fait le choix d'arrêter le nucléaire pour partir sur de l'éolien. Donc, ils ont remis en marche leur centrale à charbon. Et c'est sans doute le pays aujourd'hui au monde, enfin en Europe, qui pollue le plus. Est-ce que la France veut faire pareil ? Est-ce que les autres pays veulent faire pareil ? Non. Donc, l'énergie au gaz a de l'avenir. Il faut jusqu'aujourd'hui que nous soyons conscients du fait qu'il ne faut pas perdre nos compétences, notre expérience, pour que le moment venu, lorsque le marché redémarrera, la France puisse être présente et qu'elle conserve son indépendance énergétique. C'est toute notre volonté. Et donc, dire aujourd'hui que le gaz n'a pas d'avenir est une erreur magistrale. »
C'est une activité très ancienne. C'est une entreprise historique qui, au fur et à mesure des rachats par Alstom, etc., s'est vue transformer en une entreprise américaine. Mais l'activité, je crois, d'un rachat en 99 par Aji sur Alstom, cette activité de turbine gaz, c'est une très très vieille activité sur notre territoire. Parce que historiquement, évidemment, Belfort, c'est les TGV et l'énergie.
« C'est une activité très ancienne. C'est une entreprise historique qui, au fur et à mesure des rachats par Alstom, etc., s'est vue transformer en une entreprise américaine. Mais l'activité, je crois, d'un rachat en 99 par Aji sur Alstom, cette activité de turbine gaz, c'est une très très vieille activité sur notre territoire. Parce que historiquement, évidemment, Belfort, c'est les TGV et l'énergie. »
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
« Nous ce qui est réaliste c'est qu'on a un vrai sujet en matière d'artillerie on a un sujet en matière de défense solaire, on a un sujet en matière de drones mais une fois de plus on est dans un pays qui n'est heureusement pas en guerre qui n'est plus en paix mais il n'est pas en guerre et donc on a un modèle économique qui fonctionne évidemment complètement différemment de celui de l'Ukraine où ils ont une consommation considérable de matériel on parle de plus de 15 000 drones par jour qui sont consommés en Ukraine et donc une obligation de les remplacer, une obligation d'innovation, une obligation d'agilité et donc nous on a une économie qui doit s'adapter à tout ça c'est-à-dire qu'on ne peut pas consommer, on ne consomme pas évidemment autant de drones que les Ukrainiens donc on ne peut pas les renouveler quotidiennement donc on peut difficilement suivre l'évolution technologique et l'innovation donc il faut trouver un modèle entre deux qui permette d'avoir des réserves de production mais qui nous permettent aussi de pouvoir continuer à innover et à être à la pointe de la technologie donc c'est un modèle compliqué et puis il y a aussi la question qui est une question essentielle qui est la question budgétaire évidemment »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
« Écoutez, aujourd'hui, quand un Français paye 1000 euros d'impôt il y a 567 euros qui vont au modèle social la protection sociale, 25 euros à la sécurité intérieure 88 euros à l'éducation, 31 euros à la défense donc on ne peut pas considérer aujourd'hui que c'est le modèle social qui est en difficulté si toutefois on devait augmenter le budget des armées puisqu'il y a un écart de 1 à 18 entre les deux en revanche, ce qui est certain, c'est que depuis la chute du mur de Berlin les dividendes de la paix c'est le modèle d'armée qui a été sacrifié au profit du modèle social et donc il va falloir à un moment ou à un autre un rééquilibrage il va falloir à un moment ou à un autre qu'à minima, nous consacrions davantage d'argent à notre défense parce que c'est le premier devoir de l'État que d'assurer la sécurité de ses concitoyens la sécurité de son territoire et aujourd'hui, on voit bien et je viens d'écouter à nouveau votre confrère qui vient à l'instant d'expliquer les difficultés qu'il y avait à l'est de l'Europe la manière dont les Russes sont en train de préparer potentiellement un choc comme le dit d'ailleurs la Revue Nationale Stratégique Française à deux ou trois ans à l'est de l'Europe, ce qui nous engagerait et donc il faut avoir un peu de cohérence on ne peut pas d'un côté alerter les Français sur la situation, dire que potentiellement il peut y avoir un risque à deux ou trois ans et ne pas mettre les moyens en face et donc aujourd'hui, les 436 milliards dont on parle j'aimerais quand même qu'on rappelle que c'est une somme qui est consacrée à la défense sur cinq ans et que donc ça nous amènera à un budget en 2030 de 76,3 milliards d'euros par an aujourd'hui on est à 57 milliards et donc si on compare par exemple avec nos amis et alliés allemands qui seront eux à 166 milliards nous aurons en 2030 un budget qui sera de 47% seulement du budget allemand et donc on a un risque de déclassement majeur de notre armée bien entendu mais aussi un déclassement majeur de notre industrie puisque l'essentiel du budget que les allemands consacrent à leur défense ils le consacrent à leur industrie de défense parce que vous avez bien compris qu'avec les obligations européennes en matière de véhicules l'automobile allemand en Allemagne se trouve en difficulté et donc ils veulent remplacer l'automobile l'industrie automobile par l'industrie de la défense et donc ils sont en train de nous de nous manger petit à petit donc on a un risque de déclassement au niveau européen on a un risque de choc auquel on pourrait potentiellement pas répondre et il y a un autre élément qui est le troisième qui est celui de la réponse qu'on fait à l'OTAN puisque le président de la République s'est engagé à l'AE en 2025 à consacrer 3,5% du PIB à la défense en 2035 et que si on suit la trajectoire que le gouvernement nous propose aujourd'hui on sera seulement à 2,43% en 2030 »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez c'est une question évidemment très très importante, je crois qu'on a eu une démonstration aujourd'hui de la capacité de la France à avoir un certain nombre de capacités importantes, on a conservé et on voit aujourd'hui en tout cas défiler sur les Champs-Elysées l'arrivée des nouveaux matériels, on a vu beaucoup de Jaguar, de Gigrifon, de Serval, tous ces nouveaux matériels de l'armée de terre notamment qui ont été livrés grâce à l'augmentation du budget des armées, ça on ne peut pas le dénier, il y a un doublement du budget des armées depuis 2018 même si on pourrait discuter dans le détail parce que évidemment Bercy s'est occupé évidemment de faire des gels, des surgels et l'importation n'est pas aussi importante qu'on ne peut le croire mais en tout cas il y a une arrivée donc il y a une industrie qui s'est mise en ordre de marche même si aujourd'hui on ne peut évidemment pas dire qu'il s'agit d'une économie de guerre contrairement à ce que dit le président de la République, beaucoup d'efforts devraient être faits pour que ce soit une réelle économie de guerre et pour que l'industrie aujourd'hui soit en capacité de livrer ce dont nous avons besoin mais il y a une question qui est essentielle c'est la question budgétaire et donc la question budgétaire elle implique la question des commandes et je suis de ceux qui pensent qu'aujourd'hui les commandes ne sont pas à la hauteur des enjeux et le président de la République a beau expliquer dans tous ses discours que les industriels doivent prendre des risques que les industriels doivent produire malgré l'absence de commandes ça n'est pas le modèle économique tel que nous le connaissons et ce n'est pas comme ça que ça fonctionne et donc il faut que l'État qui je le rappelle est le seul en capacité de commander des armes le fasse et pour ça il faut évidemment qu'on mette des budgets en face vous avez vu que la dernière loi de programmation militaire »
« Je crois que vous savez que la défense n'est pas qu'une question d'argent. Je crois que c'est une question de force morale et de capacité à vouloir rester maître de son destin et de ne pas subir. Et nous avons la conviction aujourd'hui que ne peut pas, comme le fait le gouvernement, annoncer que la menace est imminente, que, comme le dit la revue nationale stratégique éditée par le gouvernement dans son paragraphe 5, il y a un risque de choc majeur à l'est de l'Europe et d'un autre côté ne pas faire ce qu'il faut pour doter nos armées et des moyens suffisants pour assurer la sécurité de la France et des Français. »
« – Les socialistes n'ont pas souhaité voter ce texte alors qu'ils sont favorables à l'augmentation du budget parce qu'ils ne veulent pas rogner sur le modèle social. Mais je voudrais revenir sur un point. Quand un Français paye 1 000 euros d'impôt, la répartition est la suivante. Il y a 561 euros qui vont au modèle social. Il y a 88 euros qui vont à l'éducation nationale, 31 euros qui vont à la défense, 25 à la sécurité intérieure et 5 à la justice. Donc 561 euros pour le modèle social, 31 euros pour la défense. Comment, quand vous avez un différentiel de 1 à 15, vous pouvez considérer que le petit budget vient obérer le grand ? – La réponse est oui, il faut réduire notre modèle social. – Et donc ça veut dire qu'il y a quelques euros, effectivement, à récupérer là où nous avons fait des dépenses qui étaient peut-être inconsidérées. Nous avons bénéficié des dividendes de la paix. C'est la défense qui a été sacrifiée ces 40 dernières années. Or, les budgets qui étaient consacrés à la défense, je rappelle plus de 3% du PIB sous Mitterrand et Pompidou. 3,2 à la fin du mandat de Pompidou. Cet argent, qu'est-ce qu'on en a fait en France ? – C'est la guerre froide. – Non, après que la guerre froide se soit terminée, les dividendes de la paix, ça a été une distribution de l'argent des Français dans le modèle social, au détriment de la défense. Aujourd'hui, on veut revenir à un modèle qui soit plus équilibré et qui fasse que la défense ait davantage de moyens. Mais je rappelle le rapport de 1 à 15, 561 euros pour le modèle social, contre 31 euros pour la défense quand on paye 1 000 euros d'impôt. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous ce qui est réaliste c'est qu'on a un vrai sujet en matière d'artillerie on a un sujet en matière de défense solaire, on a un sujet en matière de drones mais une fois de plus on est dans un pays qui n'est heureusement pas en guerre qui n'est plus en paix mais il n'est pas en guerre et donc on a un modèle économique qui fonctionne évidemment complètement différemment de celui de l'Ukraine où ils ont une consommation considérable de matériel on parle de plus de 15 000 drones par jour qui sont consommés en Ukraine et donc une obligation de les remplacer, une obligation d'innovation, une obligation d'agilité et donc nous on a une économie qui doit s'adapter à tout ça c'est-à-dire qu'on ne peut pas consommer, on ne consomme pas évidemment autant de drones que les Ukrainiens donc on ne peut pas les renouveler quotidiennement donc on peut difficilement suivre l'évolution technologique et l'innovation donc il faut trouver un modèle entre deux qui permette d'avoir des réserves de production mais qui nous permettent aussi de pouvoir continuer à innover et à être à la pointe de la technologie donc c'est un modèle compliqué et puis il y a aussi la question qui est une question essentielle qui est la question budgétaire évidemment »
« – Je pense que tout le monde est rassuré puisque le président a très très clairement affirmé que la dissuasion ne se partageait pas. En revanche, qu'il pourrait y avoir des exercices avec un certain nombre de nos alliés. C'est ce qu'on appelle l'épaulement. C'est-à-dire l'épaulement de la force conventionnelle à l'arme nucléaire, la capacité aussi de pouvoir la projeter de manière beaucoup plus imprévisible. C'est le terme le plus adéquat. Je l'ai répété de nombreuses reprises. De la même manière qu'on le fait sur la force océanique. On le fera peut-être avec les Britanniques pour peut-être augmenter encore la capacité d'imprévisibilité en augmentant le nombre potentiellement de sous-marins sous l'eau. Il y a beaucoup de choses qui ont été dites par le président de la République mais qui démontrent qu'aujourd'hui, il y a une forte volonté de travailler au niveau européen. Il y a une forte appétence des Européens puisque ça a été dit tout à l'heure, notamment les Allemands qui sont prêts à travailler sur ces sujets. Donc il n'y a pas de diffusion. De toute façon, le partage de la dissuasion, c'est quand même assez complexe. On ne va pas faire un conseil européen à un moment où on décide s'il faut frapper ou pas. C'est quelque chose qui doit se décider en quelques minutes et qui ne souffrirait pas d'une concertation avec d'autres puissances. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Nous ce qui est réaliste c'est qu'on a un vrai sujet en matière d'artillerie on a un sujet en matière de défense solaire, on a un sujet en matière de drones mais une fois de plus on est dans un pays qui n'est heureusement pas en guerre qui n'est plus en paix mais il n'est pas en guerre et donc on a un modèle économique qui fonctionne évidemment complètement différemment de celui de l'Ukraine où ils ont une consommation considérable de matériel on parle de plus de 15 000 drones par jour qui sont consommés en Ukraine et donc une obligation de les remplacer, une obligation d'innovation, une obligation d'agilité et donc nous on a une économie qui doit s'adapter à tout ça c'est-à-dire qu'on ne peut pas consommer, on ne consomme pas évidemment autant de drones que les Ukrainiens donc on ne peut pas les renouveler quotidiennement donc on peut difficilement suivre l'évolution technologique et l'innovation donc il faut trouver un modèle entre deux qui permette d'avoir des réserves de production mais qui nous permettent aussi de pouvoir continuer à innover et à être à la pointe de la technologie donc c'est un modèle compliqué et puis il y a aussi la question qui est une question essentielle qui est la question budgétaire évidemment »
« alors oui mais le constat n'est pas si simple que ça parce que par exemple on se rend compte que sur la France on a vraiment une signature des pluies qui change ça c'est quelque chose d'assez nouveau plus de 50% des personnes qui ont été inondées ces 5 dernières années l'ont été par des phénomènes de ruissellement c'est un risque que l'on cartographiait pas il y a encore quelques temps on était convaincu qu'il y avait la zone inondable et les autres on se rend compte aujourd'hui que les autres peuvent être touchés par 30-50 cm d'eau donc on voit très bien que côté inondation on a vraiment des modifications très tangibles sur le territoire un autre phénomène aussi assez marquant parfois il n'y a pas les bonnes confrontations de masse d'air froide et chaude et on se retrouve avec des années sans épisode méditerranéen qui était un phénomène historiquement connu depuis la nuit des temps et qui parfois disparaît ou réapparaît très violemment car comme ça a été dit plus l'atmosphère est chaude plus vous allez contenir de la vapeur d'eau et donc plus l'intensité des pluies va être importante et côté sécheresse on voit très bien à quel point une canicule comme celle que l'on vient de vivre c'est un coup de sèche-cheveux sur le territoire et on apprend année après année et certaines années nous ont beaucoup marqué notamment l'année 2017-2018 pourquoi ? parce qu'en 2018 on a commencé le printemps et l'hiver en ayant trop d'eau un peu comme aujourd'hui parce qu'on a eu des inondations en janvier-février donc on voit très bien qu'on a un peu ce mythe de la cigale et la fourmi où on pense qu'on va tenir tout l'été si on emmagasine l'hiver et on se rend compte qu'avec les très fortes chaleurs répétées et bien en fait on bascule en trois semaines et ça c'est ce qu'on appelle maintenant des sécheresses éclaires on les enregistre en France mais partout dans le monde et ces signatures aussi de sécheresses elles n'existaient pas dans un autre contexte donc ce qui change c'est pas les sécheresses et les inondations qui existent depuis la nuit des temps mais c'est leur forme et c'est pour ça qu'il faut s'adapter à cette forme-là pas tant en fait au risque qu'on connaît déjà depuis la nuit des temps auquel on essaye de s'adapter jamais assez vite mais en tous les cas on a certaines solutions là il faut maintenant aller sur d'autres territoires qui jusque-là se pensaient complètement protégés »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais le Sénat n'a pas sabordé la hausse budgétaire puisque le Sénat exige une hausse supplémentaire. »
« – Trop élevé parce qu'une grande partie des mesures aujourd'hui ont été négociées par les socialistes, qui ne voient que par l'augmentation des impôts et l'augmentation du déficit, qui ne les dérangent pas. Moi, ça me dérange beaucoup parce que je pense que nous rêvons la capacité des générations futures, en tout cas, à avoir un service aussi bon que celui que nous avons pu avoir par le passé. »
« 29 MW l'an dernier. Mais il y a forcément, il y aura un avenir pour les turbines à gaz. Vous savez, aujourd'hui, on veut dans ce pays un mix énergétique. On veut notamment mettre en place un certain nombre d'énergies renouvelables, qui pour les éoliennes notamment, ce sont des énergies qui sont inconstantes. Or, pour le client final, il faut une énergie qui soit constante. Et la seule solution pour pouvoir pallier au creux de l'énergie éolienne, puisque le vent a été raté parfois, c'est une énergie soit charbon, soit gaz. Les Allemands ont fait le choix d'arrêter le nucléaire pour partir sur de l'éolien. Donc, ils ont remis en marche leur centrale à charbon. Et c'est sans doute le pays aujourd'hui au monde, enfin en Europe, qui pollue le plus. Est-ce que la France veut faire pareil ? Est-ce que les autres pays veulent faire pareil ? Non. Donc, l'énergie au gaz a de l'avenir. Il faut jusqu'aujourd'hui que nous soyons conscients du fait qu'il ne faut pas perdre nos compétences, notre expérience, pour que le moment venu, lorsque le marché redémarrera, la France puisse être présente et qu'elle conserve son indépendance énergétique. C'est toute notre volonté. Et donc, dire aujourd'hui que le gaz n'a pas d'avenir est une erreur magistrale. »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« alors oui mais le constat n'est pas si simple que ça parce que par exemple on se rend compte que sur la France on a vraiment une signature des pluies qui change ça c'est quelque chose d'assez nouveau plus de 50% des personnes qui ont été inondées ces 5 dernières années l'ont été par des phénomènes de ruissellement c'est un risque que l'on cartographiait pas il y a encore quelques temps on était convaincu qu'il y avait la zone inondable et les autres on se rend compte aujourd'hui que les autres peuvent être touchés par 30-50 cm d'eau donc on voit très bien que côté inondation on a vraiment des modifications très tangibles sur le territoire un autre phénomène aussi assez marquant parfois il n'y a pas les bonnes confrontations de masse d'air froide et chaude et on se retrouve avec des années sans épisode méditerranéen qui était un phénomène historiquement connu depuis la nuit des temps et qui parfois disparaît ou réapparaît très violemment car comme ça a été dit plus l'atmosphère est chaude plus vous allez contenir de la vapeur d'eau et donc plus l'intensité des pluies va être importante et côté sécheresse on voit très bien à quel point une canicule comme celle que l'on vient de vivre c'est un coup de sèche-cheveux sur le territoire et on apprend année après année et certaines années nous ont beaucoup marqué notamment l'année 2017-2018 pourquoi ? parce qu'en 2018 on a commencé le printemps et l'hiver en ayant trop d'eau un peu comme aujourd'hui parce qu'on a eu des inondations en janvier-février donc on voit très bien qu'on a un peu ce mythe de la cigale et la fourmi où on pense qu'on va tenir tout l'été si on emmagasine l'hiver et on se rend compte qu'avec les très fortes chaleurs répétées et bien en fait on bascule en trois semaines et ça c'est ce qu'on appelle maintenant des sécheresses éclaires on les enregistre en France mais partout dans le monde et ces signatures aussi de sécheresses elles n'existaient pas dans un autre contexte donc ce qui change c'est pas les sécheresses et les inondations qui existent depuis la nuit des temps mais c'est leur forme et c'est pour ça qu'il faut s'adapter à cette forme-là pas tant en fait au risque qu'on connaît déjà depuis la nuit des temps auquel on essaye de s'adapter jamais assez vite mais en tous les cas on a certaines solutions là il faut maintenant aller sur d'autres territoires qui jusque-là se pensaient complètement protégés »
« c'est la meilleure des idées en fait il faut comprendre que la nappe c'est vraiment le socle qui va permettre la résilience à l'échelle territoriale pourquoi ? parce que la nappe c'est celle qui alimente la rivière la plupart du temps quand vous voyez de l'eau 80% du temps c'est pas l'eau qui vient des pluies c'est l'eau qui vient apportée par la nappe et donc plus vous allez avoir d'eau dans la nappe plus vous allez pouvoir apporter finalement à ce soutien dans ces phases qu'on appelle des tiages c'est-à-dire de basses eaux et donc ce sont des très bonnes solutions souvent on le fait le fait de réalimenter les nappes ne serait-ce que pour apporter de l'adduction en eau potable on le fait sur le bassin de la Seine on prend l'eau de la Seine on va réalimenter un aquifère et ça permettra d'avoir de l'eau dans le robinet pour certaines populations donc je crois qu'il y a des solutions qu'il faut bien au-delà d'expérimenter et c'est génial j'ai envie de dire derrière de voir enfin des politiques bouger là-dessus parce que c'est la meilleure des solutions réalimenter les nappes »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« alors oui mais le constat n'est pas si simple que ça parce que par exemple on se rend compte que sur la France on a vraiment une signature des pluies qui change ça c'est quelque chose d'assez nouveau plus de 50% des personnes qui ont été inondées ces 5 dernières années l'ont été par des phénomènes de ruissellement c'est un risque que l'on cartographiait pas il y a encore quelques temps on était convaincu qu'il y avait la zone inondable et les autres on se rend compte aujourd'hui que les autres peuvent être touchés par 30-50 cm d'eau donc on voit très bien que côté inondation on a vraiment des modifications très tangibles sur le territoire un autre phénomène aussi assez marquant parfois il n'y a pas les bonnes confrontations de masse d'air froide et chaude et on se retrouve avec des années sans épisode méditerranéen qui était un phénomène historiquement connu depuis la nuit des temps et qui parfois disparaît ou réapparaît très violemment car comme ça a été dit plus l'atmosphère est chaude plus vous allez contenir de la vapeur d'eau et donc plus l'intensité des pluies va être importante et côté sécheresse on voit très bien à quel point une canicule comme celle que l'on vient de vivre c'est un coup de sèche-cheveux sur le territoire et on apprend année après année et certaines années nous ont beaucoup marqué notamment l'année 2017-2018 pourquoi ? parce qu'en 2018 on a commencé le printemps et l'hiver en ayant trop d'eau un peu comme aujourd'hui parce qu'on a eu des inondations en janvier-février donc on voit très bien qu'on a un peu ce mythe de la cigale et la fourmi où on pense qu'on va tenir tout l'été si on emmagasine l'hiver et on se rend compte qu'avec les très fortes chaleurs répétées et bien en fait on bascule en trois semaines et ça c'est ce qu'on appelle maintenant des sécheresses éclaires on les enregistre en France mais partout dans le monde et ces signatures aussi de sécheresses elles n'existaient pas dans un autre contexte donc ce qui change c'est pas les sécheresses et les inondations qui existent depuis la nuit des temps mais c'est leur forme et c'est pour ça qu'il faut s'adapter à cette forme-là pas tant en fait au risque qu'on connaît déjà depuis la nuit des temps auquel on essaye de s'adapter jamais assez vite mais en tous les cas on a certaines solutions là il faut maintenant aller sur d'autres territoires qui jusque-là se pensaient complètement protégés »
« c'est la meilleure des idées en fait il faut comprendre que la nappe c'est vraiment le socle qui va permettre la résilience à l'échelle territoriale pourquoi ? parce que la nappe c'est celle qui alimente la rivière la plupart du temps quand vous voyez de l'eau 80% du temps c'est pas l'eau qui vient des pluies c'est l'eau qui vient apportée par la nappe et donc plus vous allez avoir d'eau dans la nappe plus vous allez pouvoir apporter finalement à ce soutien dans ces phases qu'on appelle des tiages c'est-à-dire de basses eaux et donc ce sont des très bonnes solutions souvent on le fait le fait de réalimenter les nappes ne serait-ce que pour apporter de l'adduction en eau potable on le fait sur le bassin de la Seine on prend l'eau de la Seine on va réalimenter un aquifère et ça permettra d'avoir de l'eau dans le robinet pour certaines populations donc je crois qu'il y a des solutions qu'il faut bien au-delà d'expérimenter et c'est génial j'ai envie de dire derrière de voir enfin des politiques bouger là-dessus parce que c'est la meilleure des solutions réalimenter les nappes »
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – On peut aussi avoir une bonne surprise. On peut aussi avoir, regardez ce qui s'est passé en Libye, regardez ce qui s'est passé en Irak, au bout d'un moment le régime tombe. La différence c'est qu'en Iran le régime est en place depuis pratiquement 50 ans, qu'il y a eu un fort endoctrinement d'une partie de la population, et qu'il y a une partie des pass-d'Aran, des gardiens de la Révolution, qui sont extrêmement nombreux, plusieurs centaines de milliers de personnes qui contrôlent d'une main de fer la population. Et compte tenu de ce qui s'est passé, je pense, en Iran au mois de janvier, on parle quasiment de 30 000 personnes qui ont été assassinées par le régime suite à des manifestations, je pense qu'on réfléchit à deux fois avant de sortir dans la rue et de prendre une salve de Kalashnikov, parce qu'aujourd'hui on voit bien que dès lors qu'il y a une manifestation, les gardiens de la Révolution sortent et tirent à vue sur les manifestants. Donc il y a évidemment une forte, je pense, mobilisation dans les esprits, une forte envie, on le voit bien aujourd'hui dans les médias, quand on arrive à avoir des interviews de gens sur place, mais une énorme peur évidemment. »
« parce que Manosque est une belle ville et qu'ils ont un bon maire. Donc, moi, je suis très heureux que ce jeune maire soit parfaitement enclin à les accueillir. La vérité aujourd'hui, c'est qu'on ne sait pas comment tout ça sera financé. C'est-à-dire que tout ce qui participe à l'amélioration de l'esprit de défense, à la résilience nationale, aux sentiments patriotiques sont des bonnes choses. En tout cas, moi, j'y suis extrêmement favorable. Et je pense que nous avons besoin aujourd'hui d'améliorer, évidemment, la capacité d'augmenter notre réserve et que tous ces jeunes qui pourraient s'engager à terme à autour de 50 000 par an participeront, pour un certain nombre d'entre eux, à la réserve opérationnelle après et donc viendront renforcer les rangs de nos réservistes sur le territoire national en apportant des compétences et des savoir-faire qui seront importants pour la défense et en venant chercher aussi des compétences dans la défense qui sont très facilement vendables, si je puis dire, sur le marché de l'emploi ensuite. Et donc ça, c'est une bonne chose et j'y suis très favorable. La difficulté, c'est qu'une fois de plus, Emmanuel Macron annonce des choses, mais il ne sait pas comment il les finance. C'est-à-dire que le service national volontaire tel qu'il est mis en place aujourd'hui, pour écouter, on pense aujourd'hui environ 2,4 milliards. Alors, il y a une partie, 1,4 milliard qui serait de l'infrastructure parce qu'évidemment, il faut reconstruire les infrastructures que nous avons perdues pour accueillir, comme le disait M. le maire à l'instant, les jeunes qui pourraient être engagés dans ce service. Mais ça a un coût. Ce coût, aujourd'hui, qui va le supporter ? Est-ce que c'est sur le budget des armées, ce qui n'est pas acceptable, évidemment, parce que nous nous battons pour gagner un peu de budget pour pouvoir faire des acquisitions capacitaires et non pas pour dépenser de l'argent pour accueillir des jeunes ? Et donc, il faut voir comment tout sera financé. Mais une fois de plus, Emmanuel Macron fait des annonces et ensuite, le Parlement, c'est débrouillez-vous pour le financer. Je voudrais juste rappeler une nouvelle chose parce que nous sommes ici sur Public Sénat, que c'est le Parlement qui vote le budget et pas Emmanuel Macron. Et que le Parlement, il va le voter, en tout cas le Sénat, il va le voter ce matin, le budget. Et que dans le budget que nous allons voter dans l'augmentation des 6,7 milliards d'euros, il n'est pas du tout inclus le service militaire volontaire auquel je voudrais rappeler, aucun parlementaire n'a été associé puisque cette annonce est tombée du ciel par le Président de la République dans son annonce qu'il a faite à Vars la semaine dernière. Et nous n'avons pas été associés alors que nous allons devoir trouver les financements ce qui est quand même un peu cavalier mais habituel. »
« Écoutez, aujourd'hui, quand un Français paye 1000 euros d'impôt il y a 567 euros qui vont au modèle social la protection sociale, 25 euros à la sécurité intérieure 88 euros à l'éducation, 31 euros à la défense donc on ne peut pas considérer aujourd'hui que c'est le modèle social qui est en difficulté si toutefois on devait augmenter le budget des armées puisqu'il y a un écart de 1 à 18 entre les deux en revanche, ce qui est certain, c'est que depuis la chute du mur de Berlin les dividendes de la paix c'est le modèle d'armée qui a été sacrifié au profit du modèle social et donc il va falloir à un moment ou à un autre un rééquilibrage il va falloir à un moment ou à un autre qu'à minima, nous consacrions davantage d'argent à notre défense parce que c'est le premier devoir de l'État que d'assurer la sécurité de ses concitoyens la sécurité de son territoire et aujourd'hui, on voit bien et je viens d'écouter à nouveau votre confrère qui vient à l'instant d'expliquer les difficultés qu'il y avait à l'est de l'Europe la manière dont les Russes sont en train de préparer potentiellement un choc comme le dit d'ailleurs la Revue Nationale Stratégique Française à deux ou trois ans à l'est de l'Europe, ce qui nous engagerait et donc il faut avoir un peu de cohérence on ne peut pas d'un côté alerter les Français sur la situation, dire que potentiellement il peut y avoir un risque à deux ou trois ans et ne pas mettre les moyens en face et donc aujourd'hui, les 436 milliards dont on parle j'aimerais quand même qu'on rappelle que c'est une somme qui est consacrée à la défense sur cinq ans et que donc ça nous amènera à un budget en 2030 de 76,3 milliards d'euros par an aujourd'hui on est à 57 milliards et donc si on compare par exemple avec nos amis et alliés allemands qui seront eux à 166 milliards nous aurons en 2030 un budget qui sera de 47% seulement du budget allemand et donc on a un risque de déclassement majeur de notre armée bien entendu mais aussi un déclassement majeur de notre industrie puisque l'essentiel du budget que les allemands consacrent à leur défense ils le consacrent à leur industrie de défense parce que vous avez bien compris qu'avec les obligations européennes en matière de véhicules l'automobile allemand en Allemagne se trouve en difficulté et donc ils veulent remplacer l'automobile l'industrie automobile par l'industrie de la défense et donc ils sont en train de nous de nous manger petit à petit donc on a un risque de déclassement au niveau européen on a un risque de choc auquel on pourrait potentiellement pas répondre et il y a un autre élément qui est le troisième qui est celui de la réponse qu'on fait à l'OTAN puisque le président de la République s'est engagé à l'AE en 2025 à consacrer 3,5% du PIB à la défense en 2035 et que si on suit la trajectoire que le gouvernement nous propose aujourd'hui on sera seulement à 2,43% en 2030 »
« vous n'avez pas fait de proposition pour le financer ? – Vous connaissez peut-être aussi bien que moi sur Public Sénat la loi telle qu'elle fonctionne. – C'est dans le budget. – C'est dans la loi de finance qu'on définit. La loi de programmation de militaire, c'est une loi qui programme les dépenses de défense pour les 5 prochaines années. Ça n'est pas le lieu pour définir les objectifs en matière budgétaire. Chaque année, la loi de finance viendra discuter et à ce moment-là, on fera des propositions, bien évidemment. »
« Écoutez, aujourd'hui, quand un Français paye 1000 euros d'impôt il y a 567 euros qui vont au modèle social la protection sociale, 25 euros à la sécurité intérieure 88 euros à l'éducation, 31 euros à la défense donc on ne peut pas considérer aujourd'hui que c'est le modèle social qui est en difficulté si toutefois on devait augmenter le budget des armées puisqu'il y a un écart de 1 à 18 entre les deux en revanche, ce qui est certain, c'est que depuis la chute du mur de Berlin les dividendes de la paix c'est le modèle d'armée qui a été sacrifié au profit du modèle social et donc il va falloir à un moment ou à un autre un rééquilibrage il va falloir à un moment ou à un autre qu'à minima, nous consacrions davantage d'argent à notre défense parce que c'est le premier devoir de l'État que d'assurer la sécurité de ses concitoyens la sécurité de son territoire et aujourd'hui, on voit bien et je viens d'écouter à nouveau votre confrère qui vient à l'instant d'expliquer les difficultés qu'il y avait à l'est de l'Europe la manière dont les Russes sont en train de préparer potentiellement un choc comme le dit d'ailleurs la Revue Nationale Stratégique Française à deux ou trois ans à l'est de l'Europe, ce qui nous engagerait et donc il faut avoir un peu de cohérence on ne peut pas d'un côté alerter les Français sur la situation, dire que potentiellement il peut y avoir un risque à deux ou trois ans et ne pas mettre les moyens en face et donc aujourd'hui, les 436 milliards dont on parle j'aimerais quand même qu'on rappelle que c'est une somme qui est consacrée à la défense sur cinq ans et que donc ça nous amènera à un budget en 2030 de 76,3 milliards d'euros par an aujourd'hui on est à 57 milliards et donc si on compare par exemple avec nos amis et alliés allemands qui seront eux à 166 milliards nous aurons en 2030 un budget qui sera de 47% seulement du budget allemand et donc on a un risque de déclassement majeur de notre armée bien entendu mais aussi un déclassement majeur de notre industrie puisque l'essentiel du budget que les allemands consacrent à leur défense ils le consacrent à leur industrie de défense parce que vous avez bien compris qu'avec les obligations européennes en matière de véhicules l'automobile allemand en Allemagne se trouve en difficulté et donc ils veulent remplacer l'automobile l'industrie automobile par l'industrie de la défense et donc ils sont en train de nous de nous manger petit à petit donc on a un risque de déclassement au niveau européen on a un risque de choc auquel on pourrait potentiellement pas répondre et il y a un autre élément qui est le troisième qui est celui de la réponse qu'on fait à l'OTAN puisque le président de la République s'est engagé à l'AE en 2025 à consacrer 3,5% du PIB à la défense en 2035 et que si on suit la trajectoire que le gouvernement nous propose aujourd'hui on sera seulement à 2,43% en 2030 »
« – Déjà, je pense que les conséquences de ce conflit au Moyen-Orient, pour l'instant, elles ne sont pas tout à fait mesurées. Elles vont être évidemment économiques avec le blocage du détroit d'Hormuz d'un point de vue commercial, d'un point de vue énergétique évidemment. On voit bien déjà que les marchés pétroliers se sont emballés, que l'augmentation du baril est en cours, il est à 80 dollars arrière, il va encore augmenter aujourd'hui parce qu'il y a des risques évidemment de pénurie, les infrastructures des pays du Golfe sont à portée des missiles iraniens donc on ne sait pas comment tout ça va se jouer. Et puis derrière tout ça, il y a évidemment un certain nombre de pays qui dépendent de ces échanges commerciaux et énergétiques, je pense en particulier à la Chine, je pense en particulier au Japon, à la Corée, mais aussi aux pays européens. Donc tout ça va évidemment générer un certain nombre de problématiques. Les Américains de leur côté ont une certaine autonomie en matière énergétique puisqu'ils ont du gaz de schiste et donc ils seront sans doute moins touchés par tout cela. Mais il y a un risque inflationniste, un risque économique et un bouleversement majeur. Je crois que de plus en plus on vit dans un monde de chaos, d'instabilité et on rajoute de l'instabilité à l'instabilité, le monde n'en manquait pas. »
« – Écoutez, je pense qu'aujourd'hui chacun a bien compris que le conflit au Moyen-Orient s'étendait de manière assez incontrôlée, je puis dire. Les iraniens ont décidé de faire feu de tout bois et d'impliquer leurs voisins et alliés des Américains dans le conflit avec pour objectif, j'imagine bien sûr, de faire en sorte que les pays du Golfe fassent pression sur les Américains et sur les Israéliens pour cesser ce conflit, mais avec le risque également, j'allais dire, d'embarquer les pays du Golfe dans cette guerre où ils pourraient, c'est ce que je pense attend Donald Trump, être des alliés actifs des Américains. L'embrasement, je pense que c'est ce à quoi fait référence Emmanuel Macron, j'imagine en tout cas, c'est ce qu'il y a dans la revue nationale stratégique et c'est ce que le chef d'état-major des armées a rappelé d'ailleurs devant l'ensemble des maires de France lors du Congrès des maires en novembre dernier, un risque, une hypothèse de confrontation à 3 ou 4 ans. Et quand je vois aujourd'hui la situation du monde, la situation du Moyen-Orient, je pense à ceux qui ont fait preuve de pudeur et de vapeur au moment où le chef d'état-major s'est exprimé en disant en gros qu'il avait dérapé. Et je crois qu'il n'a absolument pas dérapé et qu'il a juste dit qu'il y avait cette hypothèse, qu'elle existait et qu'il fallait la prendre en considération et donc qu'il faut se réarmer moralement et capacitairement pour pouvoir, le cas échéant, répondre à une menace. »
« Évidemment, puisque M+, c'est un sous-traitant d'Ariane, c'est un sous-traitant d'autres entreprises de la défense que je ne citerai pas. Mais voilà, c'est évidemment une entreprise qui bénéficie à plein de la modification du budget des armées. Et aujourd'hui, dans notre secteur, pour faire la transition, nous sommes très liés à l'automobile et nous cherchons aussi à diversifier la charge de travail des entreprises sous-traitantes de l'automobile grâce à la défense. »
« exactement alors que par contre le principe de la bassine c'est qu'on va vider la nappe pour la conserver pourquoi ? mais c'est ça qu'il faut comprendre le pourquoi parce que quand on parle d'oscillation émotionnelle et du fait que systématiquement vous avez les uns qui se mettent contre les autres c'est que la question est le fait qu'en 2010 on n'était pas au niveau d'aujourd'hui en 2010 vous aviez 2-5% du territoire qui était en niveau rouge d'alerte sécheresse c'est-à-dire de niveau crise c'est-à-dire le niveau qui interdit l'irrigation aujourd'hui chaque année c'est quasiment 90% du territoire donc vous dites à tous les agriculteurs en fin de compte que vous les avez on a prôné l'irrigation pendant des décennies et aujourd'hui c'est interdit on cherche des solutions mais sans doute pas les bonnes alors que là il y en a »
« Bien sûr qu'on est trop dépendant des États-Unis. Pas forcément la France, parce que nous savons que c'est la dépendance stratégique. Nous avons une industrie de la défense particulièrement développée. Nous avons la dissuasion nucléaire. Mais l'ensemble des pays européens, évidemment, aujourd'hui, dépendent considérablement de matériel américain. à plus de 70%. Et donc, c'est un véritable problème. C'est un véritable problème parce que ces pays européens attendent des États-Unis une garantie de sécurité. Or, on voit bien aujourd'hui avec la revue stratégique de sécurité des États-Unis que cette garantie de sécurité n'est absolument plus garantie puisqu'il y a eu un basculement idéologique, un basculement diplomatique des États-Unis qui considèrent aujourd'hui que son intérêt est de s'assurer qu'à l'intérieur de son pays, les choses progressent plutôt que d'être le gendarme du monde. Donc, ces pays qui se sont mis dans la main des États-Unis aujourd'hui sont extrêmement dépendants des États-Unis. Et nous ne pourrons, je pense, arriver à une indépendance ou en tout cas à une recherche de plus d'indépendance en Europe que si les pays européens sont capables d'assurer eux-mêmes des garanties de sécurité à l'ensemble des pays européens. Parce qu'il est bien évident que quand vous êtes dépendant des États-Unis, si vous devez choisir entre l'achat de matériel en France ou aux États-Unis, vous faites plutôt le choix des États-Unis parce que vous pensez qu'ils vont vous assurer votre sécurité. Si ce n'est plus le cas, il faut que les Européens puissent assurer cette sécurité. Et donc, il faut qu'il y ait une union. Aujourd'hui, je pense que Poutine est parfaitement conscient du fait que 440 millions d'Européens sont beaucoup plus forts que 140 millions de Russes, que matériellement, humainement parlant, nous avons une force bien supérieure à lui, mais que cette force ne sera supérieure que si elle est unie. Et donc, le défi, en tout cas, des pays européens, c'est d'arriver à créer cette union de l'ensemble des pays européens. Mais quand on voit les propos d'Iguet Metal hier en Allemagne qui refusent de travailler avec Dassault pour des raisons obscures, il y a quand même un certain nombre de questions à se poser sur la capacité qu'on a à travailler ensemble. »