Voilà, ce n'est pas du tout l'objet de ce livre et non plus de notre invitation ce soir. Votre rencontre, c'est l'occasion évidemment de revenir sur ce monde dans lequel nous vivons et nous avons vécu depuis 50 ans pour ceux qui ont notre âge. Et c'est vrai que ce monde, on l'a vu se transformer et on le voit parfois, hélas, dans un état qui ne nous convient pas forcément. Et c'est aussi évidemment intéressant de vous avoir cette semaine vu ce qui s'est passé. Évidemment, on le sait en Algérie, cet otage français qui a été si rapidement abattu, décapité. On vous a entendu évidemment réagir. Est-ce que, au fond, ce livre, vous vous rappelez que vous êtes un de ceux qui a su prôner le devoir ou le droit d'ingérence ?
Réponse directeOn peut dire ça, oui, mais enfin, les devoirs d'ingérence, il y en a plusieurs dans des conditions particulières et il ne faut pas toujours aller vers le pire. Dans ces cas-là, il y a une coalition qui s'est, disons, construite après qu'on ait vu en Irak. Et ce qui s'est passé en Irak avant est très important. L'Irak éclatait complètement. Et à l'intérieur du camp musulman, d'ailleurs, il n'y avait que des musulmans, les chiites et les sunnites s'affrontaient, comme ils l'ont fait très souvent. À ce moment-là est arrivé l'État islamique, qui a été plus barbare encore, plus violente encore, plus, comment dirais-je, brutale que les autres, et en particulier qu'Al-Qaïda. Il y a eu une espèce d…
