Bernard Kouchner — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
24 mai 2012 au 15 juil. 2015
Questions
67
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 67 questions évaluables
Réponse directe
26
Réponse partielle
26
Réponse à côté
14
Refus explicite
1
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 67
Question 1Bernard Kouchner - On n'est pas couché 23 Septembre 2006 #ONPC
Aujourd'hui, de Beyrou, voire même de Sarkozy, que de Laurent Fabius. Je pense que Beyrou dit les choses très justes et je ne suis pas plus proche de Beyrou. De qui, vous avez dit ?
Réponse à côté
Vous en voulez à Sarkozy d'avoir fait voter non ?
« Vous en voulez à Sarkozy d'avoir fait voter non ? »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 23 Septembre 2006 #ONPCVérifier à 11:04
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Rapports cités16 janv. 2013 au 20 mars 2015 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« En écoutant son président, sage et démocratique, et c'est la Tunisie et les Tunisiens qui se sauveront eux-mêmes. Nous pouvons, nous devons les aider, bien entendu, pas nous seulement la France, mais la France très particulièrement. C'est un pays plus qu'amis, c'est un pays frère, comme on dit, pour ne pas dire grand-chose d'ailleurs. C'est un pays frère. Donc, nous le ferons, mais les Tunisiens ont très bien réagi. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues, mais il y a des manifestations. Nous n'aurons pas, nous sommes debout, la démocratie tunisienne gagnera. Écoutez, c'est le seul pays qui nous montre un exemple satisfaisant. On peut rester, on doit rester, si on veut, musulman, si on le veut, dans la démocratie. Et puis, vous voyez, il y avait des extrémistes, on les a d'ailleurs assez bien confortés, d'une certaine façon, en Tunisie. Et bien, petit à petit, ils vont se rendre compte, parce qu'il y a une réaction musulmane. Pourquoi les a-t-on confortés, dites-vous ? Parce que, vous savez, il y a eu des tas d'épisodes, ils ont commencé ce qu'on appelait les printemps arabes. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2Bernard Kouchner
Et à propos de notre propre intervention en Libye, dont le chaos actuel contribue à fortement déstabiliser la Tunisie ?
Réponse partielle
Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde…
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
Question 3Bernard Kouchner
Exaltation, prosélytisme, oui, évidemment. Mais il y a aussi le désordre créé par les interventions occidentales répétées au Proche-Orient. Est-ce qu'il n'est pas le temps de faire des examens de conscience là-dessus, Bernard Kouchner ?
Réponse partielle
Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde…
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
Question 4Bernard Kouchner
Repartons de la Tunisie, et de ce qui s'est passé avant-hier sur ce musée du Bardo, attentat revendiqué par le groupe État islamique, comment sauver la démocratie tunisienne de cette terreur djihadiste, Bernard Kouchner ?
Réponse directe
En écoutant son président, sage et démocratique, et c'est la Tunisie et les Tunisiens qui se sauveront eux-mêmes. Nous pouvons, nous devons les aider, bien entendu, pas nous seulement la France, mais la France très particulièrement. C'est un pays plus qu'amis, c'est un pays frère, comme on dit, pour ne pas dire grand-chose d'ailleurs. C'est un pays frère. Donc, nous le ferons, mais les Tunisiens ont très bien réagi. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues, mais il y a des manifestations. Nous n'aurons pas, nous sommes debout, la démocratie tunisienne gagnera. Écoutez, c'est le seul pays qui nous montre un exemple satisfaisant. On peut rester, on doit rester, si on veut, musu…
« En écoutant son président, sage et démocratique, et c'est la Tunisie et les Tunisiens qui se sauveront eux-mêmes. Nous pouvons, nous devons les aider, bien entendu, pas nous seulement la France, mais la France très particulièrement. C'est un pays plus qu'amis, c'est un pays frère, comme on dit, pour ne pas dire grand-chose d'ailleurs. C'est un pays frère. Donc, nous le ferons, mais les Tunisiens ont très bien réagi. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues, mais il y a des manifestations. Nous n'aurons pas, nous sommes debout, la démocratie tunisienne gagnera. Écoutez, c'est le seul pays qui nous montre un exemple satisfaisant. On peut rester, on doit rester, si on veut, musulman, si on le veut, dans la démocratie. Et puis, vous voyez, il y avait des extrémistes, on les a d'ailleurs assez bien confortés, d'une certaine façon, en Tunisie. Et bien, petit à petit, ils vont se rendre compte, parce qu'il y a une réaction musulmane. Pourquoi les a-t-on confortés, dites-vous ? Parce que, vous savez, il y a eu des tas d'épisodes, ils ont commencé ce qu'on appelait les printemps arabes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 2:12
Question 5Bernard Kouchner
Ça évoluera comment ?
Réponse directe
non, il y a eu une opposition farouche entre Israël et les États-Unis, qui s'est renforcée encore ces jours-ci. Mais je pense qu'elle évoluera, ce n'est pas possible autrement, mais avec des exigences qu'acceptera ou n'acceptera pas, maintenant, la majorité israélienne. Parce que bon, que voulez-vous, c'est un pays... Moi, je suis contre le système électoral israélien, c'est-à-dire que ce n'est pas possible sans les petits partis, mais enfin, ils ont voté, et la majorité des Israéliens, hélas, c'est prononcé d'une certaine façon, mais d'une façon brutale, mais c'est prononcé contre l'État palestinien. Ça, ce n'est pas un succès.
« non, il y a eu une opposition farouche entre Israël et les États-Unis, qui s'est renforcée encore ces jours-ci. Mais je pense qu'elle évoluera, ce n'est pas possible autrement, mais avec des exigences qu'acceptera ou n'acceptera pas, maintenant, la majorité israélienne. Parce que bon, que voulez-vous, c'est un pays... Moi, je suis contre le système électoral israélien, c'est-à-dire que ce n'est pas possible sans les petits partis, mais enfin, ils ont voté, et la majorité des Israéliens, hélas, c'est prononcé d'une certaine façon, mais d'une façon brutale, mais c'est prononcé contre l'État palestinien. Ça, ce n'est pas un succès. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 8:03
Question 6Bernard Kouchner
Vous faites allusion au gouvernement dirigé par Enardard ?
Réponse à côté
Oui, mais tout le temps, il y a eu une espèce, comment dirais-je, d'ouverture qui faisait qu'on tolérait les autres et qu'on tentait de se parler. Voilà comment ça s'est passé en Tunisie. Et c'est la démocratie qui a gagné. Donc, c'est un très, très, très bel exemple, au contraire. Nous ne lâcherons pas la Tunisie, mais nous devons nous attendre, à travers le monde, à des attaques aussi barbares et aussi scandaleuses et aussi sanglantes que celles que la Tunisie a connues il y a deux jours. Bien entendu, sur le renseignement, il faut arrêter ces gens au maximum. Vous savez, les chiffres sont terribles, puisqu'on nous a dit qu'au moins 3 000 Tunisiens se battaient aux côtés du Daesh, c'est-à…
« Oui, mais tout le temps, il y a eu une espèce, comment dirais-je, d'ouverture qui faisait qu'on tolérait les autres et qu'on tentait de se parler. Voilà comment ça s'est passé en Tunisie. Et c'est la démocratie qui a gagné. Donc, c'est un très, très, très bel exemple, au contraire. Nous ne lâcherons pas la Tunisie, mais nous devons nous attendre, à travers le monde, à des attaques aussi barbares et aussi scandaleuses et aussi sanglantes que celles que la Tunisie a connues il y a deux jours. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 3:15Voir 1 autre passage
« Bien entendu, sur le renseignement, il faut arrêter ces gens au maximum. Vous savez, les chiffres sont terribles, puisqu'on nous a dit qu'au moins 3 000 Tunisiens se battaient aux côtés du Daesh, c'est-à-dire de l'État islamique en Libye. Et 500 seraient revenus, surtout. Oui, alors il faut des services de police, on ne peut pas les suivre un par un, mais c'est ce qu'il faut faire. Nous sommes dans une guerre qu'on dit asymétrique. Il y a une guerre d'un gros bloc, énorme bloc, l'immense majorité du monde démocrate, qui ne veulent pas de cette barbarie. Et puis, il y en a quelques-uns qui continueront. Alors, on n'a pas le temps de s'interroger sur, comment dirais-je, l'exaltation qui prend ces jeunes gens pour aller. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils tirent, ils tuent, c'est tout. Il n'y a pas de prosélytisme autre que la balle, le couteau. Ça ne pourra pas durer longtemps, mais c'est très impossible à supporter, c'est vrai. Et puis surtout, il faut que chacun d'entre nous se sente d'une certaine façon et sans dérive antidémocratique. Nous, de certaines façons, moi, je me sentais en guerre depuis plus de 15 ans. Exaltation. Pas contre l'islam, contre les barbares de l'islam qui dénaturent cette religion aussi respectable que les autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 3:42
Question 7Bernard Kouchner
Mais pour la Libye, le projet politique a fait défaut et le nation building, comme vous dites, n'a pas existé.
Réponse directe
Et même, on n'a même pas essayé. On n'a même pas essayé. Nous avons bombardé et nous sommes partis. Alors ce n'était pas suffisant et ce n'est pas du tout comme ça. Encore une fois, ça s'enracine en amont dans les droits de l'homme. Ensuite, ça se poursuit avec les voisins et avec une aide qui n'a pas été. Maintenant, est-ce qu'il faut préférer un dictateur sanglant ? Est-ce qu'il faut préférer Saddam Hussein plutôt que de le mettre à bas ? Je pense que c'est un progrès de mettre à bas Saddam Hussein. Mais ça prend du temps. Tout espoir de règlement à vos yeux ? Oui, non mais Bernard Guetta a dit exactement ce qu'il fallait dire. Moi, je crois quand même que les Américains, surtout dans la…
« Et même, on n'a même pas essayé. On n'a même pas essayé. Nous avons bombardé et nous sommes partis. Alors ce n'était pas suffisant et ce n'est pas du tout comme ça. Encore une fois, ça s'enracine en amont dans les droits de l'homme. Ensuite, ça se poursuit avec les voisins et avec une aide qui n'a pas été. Maintenant, est-ce qu'il faut préférer un dictateur sanglant ? Est-ce qu'il faut préférer Saddam Hussein plutôt que de le mettre à bas ? Je pense que c'est un progrès de mettre à bas Saddam Hussein. Mais ça prend du temps. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 6:02
Question 8Bernard Kouchner
Maintenant c'est vrai, ça c'est le terrain militaire en Irak et en Syrie, et maintenant ils perdent peut-être sur le terrain militaire, mais ils gagnent des cœurs et des esprits, et là au Maghreb on le voit spectaculairement, vous êtes là pour me contredire ?
Réponse directe
Non je ne veux pas qu'on dise ça, je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que la guerre nous l'avons, elle est une guerre très particulière, elle est une guerre presque personnelle, elle est faite à la main, si j'ose dire, et c'est difficile d'empêcher que des infiltrations se fassent, et surtout d'ailleurs en Tunisie, puisque ça vient d'à côté de la Libye, mais je pense que petit à petit, il faudra plus s'étonner, nous sommes dans cet état de guerre, et nous en triompherons, et nous gagnerons, la démocratie, et les Tunisiens en particulier. Alors il y aura encore des épisodes qui sont très douloureux, ce sont des drames pour tous, surtout bien sûr pour les familles des victimes, mais éco…
« Non je ne veux pas qu'on dise ça, je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que la guerre nous l'avons, elle est une guerre très particulière, elle est une guerre presque personnelle, elle est faite à la main, si j'ose dire, et c'est difficile d'empêcher que des infiltrations se fassent, et surtout d'ailleurs en Tunisie, puisque ça vient d'à côté de la Libye, mais je pense que petit à petit, il faudra plus s'étonner, nous sommes dans cet état de guerre, et nous en triompherons, et nous gagnerons, la démocratie, et les Tunisiens en particulier. Alors il y aura encore des épisodes qui sont très douloureux, ce sont des drames pour tous, surtout bien sûr pour les familles des victimes, mais écoutez, c'est de cette guerre qu'on nous impose, nous devons la gagner, arrêtons de nous étonner, il y en aura d'autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 1:05
Question 9Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Est-ce qu'on est en train de renforcer Bachar el-Assad ?
Réponse à côté
Alors ça, c'est une autre question, ma chère. C'est plus difficile. Parce que je crois que, pour les raisons qu'on a dit à propos du mauvais ou du bon dictateur, évidemment, c'est aussi rien de jugé. Mais quand même, je crois que ça sera difficile de ne pas intervenir en Syrie, même si pour le moment, le président François Hollande a décidé qu'on ne le ferait pas, les Américains le font avec, en particulier, des avions qui viennent des pays du Golfe. Donc, peut-être que le forum n'est pas.
« Alors ça, c'est une autre question, ma chère. C'est plus difficile. Parce que je crois que, pour les raisons qu'on a dit à propos du mauvais ou du bon dictateur, évidemment, c'est aussi rien de jugé. Mais quand même, je crois que ça sera difficile de ne pas intervenir en Syrie, même si pour le moment, le président François Hollande a décidé qu'on ne le ferait pas, les Américains le font avec, en particulier, des avions qui viennent des pays du Golfe. Donc, peut-être que le forum n'est pas. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 22:00
Question 10Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Non, non, non, je ne vous critique pas. Non, moi, je ne vous critique pas. J'ai pas fait du mal dans la vie, non ?
Réponse à côté
Saloperie !
« Saloperie ! »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 40:28
Question 11Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Est-ce qu'aujourd'hui, le droit d'ingérence, il n'est pas dévoyé par n'importe qui ?
Réponse à côté
Léa, je vous adore, mais le problème, c'est que vous posez des questions qui mettent trois heures, vous aussi, alors qu'on comprend au début. On va vous le répondre. Je n'ai pas été étonné. Et voulez-vous que je vous dise ? C'était non seulement attendu que Poutine récupère le port de Sébastopol, mais c'était assez juste. Il a eu tort ensuite de continuer. Il a eu tort de le faire par la force. Il a eu tort, tous les torts, y compris d'assassiner...
« Léa, je vous adore, mais le problème, c'est que vous posez des questions qui mettent trois heures, vous aussi, alors qu'on comprend au début. On va vous le répondre. Je n'ai pas été étonné. Et voulez-vous que je vous dise ? C'était non seulement attendu que Poutine récupère le port de Sébastopol, mais c'était assez juste. Il a eu tort ensuite de continuer. Il a eu tort de le faire par la force. Il a eu tort, tous les torts, y compris d'assassiner... »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 27:31
Question 12Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Aujourd'hui, est-ce que le groupe islamique, est-ce que l'État islamique existerait s'il n'y avait pas eu la guerre de Bush en 2003, et surtout le retrait d'Obama en 2011, qui n'a pas été préparé et qui a laissé le chaos ?
Réponse à côté
Ce n'est pas seulement les erreurs américaines. Je vous le dis, vous ne pouvez pas me croire, je pense que toutes les frontières de la colonisation, en particulier françaises et britanniques, parce que nous étions là, c'est nous qui avons tracé les frontières, n'ont tenu aucun compte des équilibres communautaires, comme on dit, et même religieux. Je pense que c'est en train de changer complètement. Je ne sais pas dans quel sens, je ne sais pas comment ça va se faire. Évidemment, ça ne va pas être comme en Grande-Bretagne, il y aura un vote si l'Écosse veut se séparer ou pas. Non, ça se passera dans le sang, malheureusement. Et je pense aussi, je le répète, je pense que vous serez d'accord a…
« Ce n'est pas seulement les erreurs américaines. Je vous le dis, vous ne pouvez pas me croire, je pense que toutes les frontières de la colonisation, en particulier françaises et britanniques, parce que nous étions là, c'est nous qui avons tracé les frontières, n'ont tenu aucun compte des équilibres communautaires, comme on dit, et même religieux. Je pense que c'est en train de changer complètement. Je ne sais pas dans quel sens, je ne sais pas comment ça va se faire. Évidemment, ça ne va pas être comme en Grande-Bretagne, il y aura un vote si l'Écosse veut se séparer ou pas. Non, ça se passera dans le sang, malheureusement. Et je pense aussi, je le répète, je pense que vous serez d'accord avec moi, il y aura une réaction du monde musulman pour dire que ça n'était pas du tout leur façon d'aborder les problèmes difficiles du changement des frontières. Ça se passera aussi en Syrie, je le pense, Mme Salamé. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 19:57
Question 13Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Ça voudrait dire que vous mentez parfois ?
Réponse à côté
Donc on soutient une liste mais on ne vote pas pour, c'est ça ? Mais je n'ai pas soutenu Barnier. On vous a posé la question franchement et vous avez dit bien sûr que je soutenais. Vous voyez, j'ai répondu franchement à vous aussi. De temps en temps, on peut se parler normalement. Ben non, vous n'avez pas répondu la question. Vous l'avez esquivé. Donc vous l'avez soutenu ou vous avez voté pour ? Mon jeu, c'est aussi d'esquiver vos questions. Bien sûr. J'aurais dû le pratiquer plus souvent. Et moi d'insister. Je comprends que ma fille en a marre. Non, il n'a pas marre.
« Donc on soutient une liste mais on ne vote pas pour, c'est ça ? Mais je n'ai pas soutenu Barnier. On vous a posé la question franchement et vous avez dit bien sûr que je soutenais. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 52:55Voir 2 autres passages
« Vous voyez, j'ai répondu franchement à vous aussi. De temps en temps, on peut se parler normalement. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 53:01
« Ben non, vous n'avez pas répondu la question. Vous l'avez esquivé. Donc vous l'avez soutenu ou vous avez voté pour ? Mon jeu, c'est aussi d'esquiver vos questions. Bien sûr. J'aurais dû le pratiquer plus souvent. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 53:03
Question 14Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Ce n'est pas la question. La question, c'est que la France est déjà en première ligne au Mali et en Centrafrique. Est-ce qu'on a les moyens d'aller en guerre aujourd'hui en Irak ?
Refus explicite
Ne mélangez pas toutes les choses, s'il vous plaît, c'est compliqué.
« Ne mélangez pas toutes les choses, s'il vous plaît, c'est compliqué. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 10:41
Question 15Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Quels sont vos regrets ?
Réponse à côté
Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en F…
« Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en France. Et il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter, se préparer, être vigilant. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 9:29
Question 16Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Est-ce qu'on est en train de renforcer Bachar el-Assad ?
Réponse à côté
Parce qu'il existe un monde arabe, va réagir ou non.
« Parce qu'il existe un monde arabe, va réagir ou non. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 21:56
Question 17Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Oui. À cause de ce qui se passe dans le gouvernement de gauche actuel ?
Réponse à côté
Non, parce que je pense. Alors là, je vais m'adresser à notre politologue de service. Ah bah non, le rebranche pas, merde. C'est qui, c'est moi ? Je m'adresse à toi. Ah. Non, non, j'écoute, écoute, écoute. Alors, moi je croyais qu'il était... Prévoyant la crise, parce que j'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup voyagé, que je savais comment les autres se comportaient, comment ils travaillaient par rapport à nous. La crise, la grosse crise économique que nous avons travaillée. Bon. Je pensais qu'il fallait pour ça un programme de réforme à la France qui ne pouvait être fait que dans une certaine unité nationale. Je parle pas de l'extrême gauche, c'est de l'extrême droite. Non. Mais ensemble, su…
« Non, parce que je pense. Alors là, je vais m'adresser à notre politologue de service. Ah bah non, le rebranche pas, merde. C'est qui, c'est moi ? Je m'adresse à toi. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 34:38Voir 2 autres passages
« Ah. Non, non, j'écoute, écoute, écoute. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 34:46
« Alors, moi je croyais qu'il était... Prévoyant la crise, parce que j'avais beaucoup, beaucoup, beaucoup voyagé, que je savais comment les autres se comportaient, comment ils travaillaient par rapport à nous. La crise, la grosse crise économique que nous avons travaillée. Bon. Je pensais qu'il fallait pour ça un programme de réforme à la France qui ne pouvait être fait que dans une certaine unité nationale. Je parle pas de l'extrême gauche, c'est de l'extrême droite. Non. Mais ensemble, sur un programme. Je voulais pas écarter définitivement la droite de la gauche. Je sais que ça existe, bien entendu. Mais je pensais qu'il fallait une unité nationale. J'avais fait un livre pour le dire avant la campagne que j'ai faite pour la gauche. Et lorsqu'on a, Sarkozy a demandé, le président Sarkozy a demandé que six d'entre nous, socialistes, gagnent son gouvernement, j'ai accepté au nom de cette idée. Je me suis peut-être trompé, je le regrette, mais je me suis pas trompé complètement. Pendant deux ans, ça a été tout à fait formidable et il y a eu des réformes. Après, la gauche n'avait pas accepté. Oui, Laurent, il n'avait pas accepté. Et la droite, la gauche pensait que j'étais un traite et la droite que je faisais pas partie du clan. »
Question 18Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Est-ce que je peux poser encore une ou deux questions sur l'Irak pour essayer de bien comprendre, parce que vous défendez cette intervention de la France, pour revenir sur ça. L'État islamique, c'est quoi ?
Réponse à côté
Pas seulement des erreurs américaines, c'est le résultat de la colonisation. Toutes les frontières vont disparaître, elles sont en train de disparaître, et ça, il se pique au, l'anglais et le français, sont vommés.
« Pas seulement des erreurs américaines, c'est le résultat de la colonisation. Toutes les frontières vont disparaître, elles sont en train de disparaître, et ça, il se pique au, l'anglais et le français, sont vommés. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 19:26
Question 19Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Mais vous pensez qu'il faut aussi éliminer la cigarette électronique ?
Réponse partielle
En public, même la cigarette électronique. Même la... Vous voyez ? Dans un espace clos, pardon. Non, mais c'est pas nécessaire, c'est de la vapeur.
« En public, même la cigarette électronique. Même la... Vous voyez ? Dans un espace clos, pardon. Non, mais c'est pas nécessaire, c'est de la vapeur. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 3:26
Question 20Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
La France a-t-elle les moyens d'aller faire cette guerre ?
Réponse directe
Oui, à trois fois, ça va, j'ai dit oui. Bon, alors oui, on a les moyens. Ce n'est pas drôle, ça nous est imposé. Sinon, ce sera nous. Et déjà, en effet, sur le territoire français, il faut se préparer de la meilleure façon, c'est-à-dire en se défendant, certes, mais en prévenant les attentats. Et nous le faisons très bien. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas. Mais oui, il faut le faire. Il ne faut pas faire semblant, quand on est la France et qu'on a ce passé héroïque et célébré dans le monde entier, et les droits de l'homme, etc., on ne peut pas rester indifférent à la barbarie. Nous ne sommes pas indifférents. Je pense qu'on a raison. Ce n'est pas marrant. Ça ne m'amuse pas. Moi, j'…
« Oui, à trois fois, ça va, j'ai dit oui. Bon, alors oui, on a les moyens. Ce n'est pas drôle, ça nous est imposé. Sinon, ce sera nous. Et déjà, en effet, sur le territoire français, il faut se préparer de la meilleure façon, c'est-à-dire en se défendant, certes, mais en prévenant les attentats. Et nous le faisons très bien. Ça ne veut pas dire qu'il n'y en aura pas. Mais oui, il faut le faire. Il ne faut pas faire semblant, quand on est la France et qu'on a ce passé héroïque et célébré dans le monde entier, et les droits de l'homme, etc., on ne peut pas rester indifférent à la barbarie. Nous ne sommes pas indifférents. Je pense qu'on a raison. Ce n'est pas marrant. Ça ne m'amuse pas. Moi, j'ai toujours lutté pour la paix. Et Médecins sans frontières, ce n'était pas fait pour un médecin du monde, etc., etc. Il n'empêche, là, je ne dis pas que ce sera suffisant. Je ne dis pas que ce sera suffisant. Mais je crois que c'était inévitable. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 10:50
Question 21Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Et notamment, je vous poserai une question sur vos regrets à vous, politique en politique française. Mais évidemment, on est obligé de commencer par le commencement, par l'actualité la plus chaude. L'actualité la plus triste, c'est donc la décapitation de cet homme, de ce Français en Algérie. Ça allait très vite. On n'est pas habitué à ce qui s'est passé cette semaine, nous, les Français. C'était un mode d'action pour les Américains, d'une certaine manière, mais pas pour nous, les Français. C'est-à-dire qu'il a été pris en otage, pas de négociation, un ultimatum qui expire très vite. L'homme est décapité. Et on voit l'image sur les réseaux sociaux qui, heureusement, n'a pas été diffusée par les chaînes de télévision. Est-ce que vous dites aujourd'hui aux Français, il va falloir s'habituer à ça ?
Réponse partielle
Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en F…
« Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en France. Et il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter, se préparer, être vigilant. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 9:29
Question 22Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Quand le chef de l'antiterrorisme français dit cette semaine, la question n'est pas s'il y aura des attentats
Réponse directe
Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en F…
« Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en France. Et il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter, se préparer, être vigilant. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 9:29
Question 23Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Et la seule alternative que je vois, c'est le communautarisme. Est-ce que vous le souhaitez ?
Réponse directe
Non, pas du tout. Moi, je souhaite tout, sauf le communautarisme. Ce que je veux dire par là, c'est que le bouglier républicain ne peut pas être extraordinairement étanche quand on a eu Pétain. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas une garantie. Pour avoir salué la République, on n'en est pas quitte avec l'oppression et la haine de l'autre. Voilà ce que je dis. Et donc, il faut se méfier. Vous continuez à le défendre ce modèle républicain, Mais bien sûr, je ne suis pas à fond pour la laïcité. J'ai prouvé ça toute ma vie. Et non seulement ça, mais je suis vraiment très favorable à la République. Je ne suis pas qu'on le remplace ni par la royauté, ni par le communautarisme, ni par je ne…
« Non, pas du tout. Moi, je souhaite tout, sauf le communautarisme. Ce que je veux dire par là, c'est que le bouglier républicain ne peut pas être extraordinairement étanche quand on a eu Pétain. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas une garantie. Pour avoir salué la République, on n'en est pas quitte avec l'oppression et la haine de l'autre. Voilà ce que je dis. Et donc, il faut se méfier. Vous continuez à le défendre ce modèle républicain, »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 44:46Voir 1 autre passage
« Mais bien sûr, je ne suis pas à fond pour la laïcité. J'ai prouvé ça toute ma vie. Et non seulement ça, mais je suis vraiment très favorable à la République. Je ne suis pas qu'on le remplace ni par la royauté, ni par le communautarisme, ni par je ne sais quoi. Vous dites. Attendez, juste un truc. Ce qui se passe en Europe et partout, c'est que les régions, peut-être pour se protéger, pour conserver leur identité culturelle, etc., les régions naissent plus encore que les identités nationales. Nous avons voulu construire l'Europe. Je suis toujours un très grand partisan. Mais enfin, voilà. Ça ne marche pas si bien que ça. Et bien, pendant ce temps-là, l'Écosse doit voter. Enfin, elle a voté. Elle a voté, heureusement, 45% seulement. Évidemment, à Barcelone, on veut faire la même chose. Peut-être que les Flamands veulent le faire, etc., etc. Donc, il y a quelque chose là qui se manifestera. Peut-être qu'il y aura un ensemble de régions dans l'Europe. Je n'en sais rien. Mais il y a une identité qui se crée et qui n'est pas seulement la République. C'est se sentir plus à l'aise, être avec des gens qu'on aime, qu'on connaît, qu'on a peur des autres. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 45:09
Question 24Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Juste, je reviens à un instant, puisque ça permet de parler d'un passage du livre sur l'anti-américanisme des Européens. Vous dites que c'est une maladie européenne, l'anti-américanisme. Oui, c'est une maladie.
Réponse partielle
Mais après, vous appelez le médecin. C'est qui le médecin ? Les Américains. Et quand ils ne veulent pas intervenir pour nous, alors on se trouve très embêtés. Ce qui s'est passé, mais là, n'a pas marché, parce que par rapport à l'Ukraine, les Américains sont venus par là. M. le Président Obama, lui-même, à Bruxelles, pour dire, écoutez, c'est une affaire européenne, vous vous débrouillez avec vos affaires européennes, ne comptez pas sur nous. Et n'oublions pas, avant d'en dire du mal, Mme Salamé, n'oublions pas que le Président, il est venu et il n'a pas caché son jeu dans la campagne. Il a dit, moi, je suis pour la paix. Et il faut retirer nos trous. Malheureusement, ça ne marche pas toujo…
« Mais après, vous appelez le médecin. C'est qui le médecin ? Les Américains. Et quand ils ne veulent pas intervenir pour nous, alors on se trouve très embêtés. Ce qui s'est passé, mais là, n'a pas marché, parce que par rapport à l'Ukraine, les Américains sont venus par là. M. le Président Obama, lui-même, à Bruxelles, pour dire, écoutez, c'est une affaire européenne, vous vous débrouillez avec vos affaires européennes, ne comptez pas sur nous. Et n'oublions pas, avant d'en dire du mal, Mme Salamé, n'oublions pas que le Président, il est venu et il n'a pas caché son jeu dans la campagne. Il a dit, moi, je suis pour la paix. Et il faut retirer nos trous. Malheureusement, ça ne marche pas toujours. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'ils ne s'attendaient pas à retourner en Irak. Léa Salamé. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 26:15
Question 25Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPC
Donc, ça va renforcer Bachar el-Assad ?
Réponse partielle
Je ne sais pas. Je pense qu'aider aussi ceux qui étaient au début de la révolution, une des révolutions des pays arabes, qu'on a appelées le printemps, si on veut, eh bien, je pense qu'eux vont se manifester de meilleure manière. Nous les renforcerons. Il y aura peut-être un changement politique qui fera que quelque chose de plus proche de la démocratie s'installera en Syrie. J'en sais rien. Bachar el-Assad, évidemment.
« Je ne sais pas. Je pense qu'aider aussi ceux qui étaient au début de la révolution, une des révolutions des pays arabes, qu'on a appelées le printemps, si on veut, eh bien, je pense qu'eux vont se manifester de meilleure manière. Nous les renforcerons. Il y aura peut-être un changement politique qui fera que quelque chose de plus proche de la démocratie s'installera en Syrie. J'en sais rien. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 22:31Voir 1 autre passage
« Bachar el-Assad, évidemment. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 22:55
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 2:12
Voir 2 autres passages
« Je l'ai relu avant de vous recevoir. Ah, ben ça, c'est gentil de votre part. Ben non, c'est normal, c'est mon travail. Oui, mais enfin, parfois, on ne le fait pas. C'est vrai. Et dans le livre, par exemple, vous dites « Cette intervention... » Ça, c'est ce que vous avez écrit dans le livre qu'on a sué. « Cette intervention, revenons-y, était donc nécessaire pour se débarrasser de Saddam Hussein, etc. » Donc, vous dites « Oui, effectivement, vous avez raison, c'est le cadre qui ne vous convenait pas. » Ah ben oui, mais c'est beaucoup, hein. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 12:21
« Elle a négocié pour l'Afghanistan, pour nos otages détenus en Afghanistan. Fort heureusement. J'y ai beaucoup participé. Vous voyez, il est libre. C'est pour ça que je vous en parle. Donc, il y a eu des contacts avec les ravisseurs. Et cela vaut aussi pour la Somalie, pour cet agent de la DGSE qui était otage depuis trois ans. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 23 observations28 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09Voir 2 autres passages
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 14 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ils ne sont pas partout chez eux, et ils sont très peu nombreux, et ils sont en train de perdre les batailles militaires qui les opposent à un camp plus, comment dirais-je, démocratique occidental, et pas seulement occidental, ils sont en train de perdre sur le terrain, sans doute à Tikrit, en Irak, et également ils ont perdu face à des gens très courageux, musulmans, sunnites, à Kobané, dirigés par des femmes, et la symbolique de cette victoire de Kobané, des Kurdes de Kobané, des femmes Kurdes de Kobané, face à ceux qui découpent les femmes en morceaux, je crois que c'est assez significatif. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 0:12Voir 2 autres passages
« Et même, on n'a même pas essayé. On n'a même pas essayé. Nous avons bombardé et nous sommes partis. Alors ce n'était pas suffisant et ce n'est pas du tout comme ça. Encore une fois, ça s'enracine en amont dans les droits de l'homme. Ensuite, ça se poursuit avec les voisins et avec une aide qui n'a pas été. Maintenant, est-ce qu'il faut préférer un dictateur sanglant ? Est-ce qu'il faut préférer Saddam Hussein plutôt que de le mettre à bas ? Je pense que c'est un progrès de mettre à bas Saddam Hussein. Mais ça prend du temps. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 6:02
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 17 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et même, on n'a même pas essayé. On n'a même pas essayé. Nous avons bombardé et nous sommes partis. Alors ce n'était pas suffisant et ce n'est pas du tout comme ça. Encore une fois, ça s'enracine en amont dans les droits de l'homme. Ensuite, ça se poursuit avec les voisins et avec une aide qui n'a pas été. Maintenant, est-ce qu'il faut préférer un dictateur sanglant ? Est-ce qu'il faut préférer Saddam Hussein plutôt que de le mettre à bas ? Je pense que c'est un progrès de mettre à bas Saddam Hussein. Mais ça prend du temps. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 16 observations16 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et même, on n'a même pas essayé. On n'a même pas essayé. Nous avons bombardé et nous sommes partis. Alors ce n'était pas suffisant et ce n'est pas du tout comme ça. Encore une fois, ça s'enracine en amont dans les droits de l'homme. Ensuite, ça se poursuit avec les voisins et avec une aide qui n'a pas été. Maintenant, est-ce qu'il faut préférer un dictateur sanglant ? Est-ce qu'il faut préférer Saddam Hussein plutôt que de le mettre à bas ? Je pense que c'est un progrès de mettre à bas Saddam Hussein. Mais ça prend du temps. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 6:02Voir 2 autres passages
« Vous avez raison, mais vous savez, c'est toujours le même problème. Est-ce qu'on préfère un bon dictateur à qui on vend des armes ou à qui on prend son pétrole qu'au mouvement qui se dessine forcément contre la dictature et qui ne sont pas toujours triomphants ? Mais justement, Tunisie, il l'a été ce mouvement, il est triomphant. La démocratie s'est installée. Alors en Libye, je pense qu'empêcher le bombardement de Benghazi au début, c'était bien, mais ce n'est pas comme ça qu'on fait le droit d'ingérence. Il faut le préparer en amont, il faut le poursuivre en aval dans ce qu'on appelle le nation building. Mais ça, alors là, c'est du travail. Parce que un pays ne se fait pas. Tout le monde crie à la République, République. Mais ça se fait sur des siècles, une République. Alors on peut toujours le regretter et dire, il n'y a pas de volonté politique. La volonté politique, moi je ne sais pas ce que c'est sans la participation de toute la nation à cette volonté. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités16 janv. 2013 au 20 mars 2015 · 14 observations14 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien entendu, sur le renseignement, il faut arrêter ces gens au maximum. Vous savez, les chiffres sont terribles, puisqu'on nous a dit qu'au moins 3 000 Tunisiens se battaient aux côtés du Daesh, c'est-à-dire de l'État islamique en Libye. Et 500 seraient revenus, surtout. Oui, alors il faut des services de police, on ne peut pas les suivre un par un, mais c'est ce qu'il faut faire. Nous sommes dans une guerre qu'on dit asymétrique. Il y a une guerre d'un gros bloc, énorme bloc, l'immense majorité du monde démocrate, qui ne veulent pas de cette barbarie. Et puis, il y en a quelques-uns qui continueront. Alors, on n'a pas le temps de s'interroger sur, comment dirais-je, l'exaltation qui prend ces jeunes gens pour aller. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils tirent, ils tuent, c'est tout. Il n'y a pas de prosélytisme autre que la balle, le couteau. Ça ne pourra pas durer longtemps, mais c'est très impossible à supporter, c'est vrai. Et puis surtout, il faut que chacun d'entre nous se sente d'une certaine façon et sans dérive antidémocratique. Nous, de certaines façons, moi, je me sentais en guerre depuis plus de 15 ans. Exaltation. Pas contre l'islam, contre les barbares de l'islam qui dénaturent cette religion aussi respectable que les autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 3:42Voir 2 autres passages
« Ils ne sont pas partout chez eux, et ils sont très peu nombreux, et ils sont en train de perdre les batailles militaires qui les opposent à un camp plus, comment dirais-je, démocratique occidental, et pas seulement occidental, ils sont en train de perdre sur le terrain, sans doute à Tikrit, en Irak, et également ils ont perdu face à des gens très courageux, musulmans, sunnites, à Kobané, dirigés par des femmes, et la symbolique de cette victoire de Kobané, des Kurdes de Kobané, des femmes Kurdes de Kobané, face à ceux qui découpent les femmes en morceaux, je crois que c'est assez significatif. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 0:12
« Vous avez répondu à la question. En effet, il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter contre cette barbarie. C'est ce que nous faisons. Il ne faut pas s'habituer une seconde. Mais qu'il y ait d'autres attentats... On ne va pas s'habituer, mais il faut s'y attendre. Oui, mais justement. Je veux dire, ça se produira probablement. J'espère que non. Et je voudrais dire, parce qu'ils sont attaqués en ce moment, que les services français, avec lesquels j'ai beaucoup travaillé, sont très professionnels et très bons. Et regardez le nombre de morts. Excusez-moi, on ne va pas comparer les centaines de milliers et puis les 10 Français ou les 15. Mais il n'y a pas eu beaucoup de morts du terrorisme en France. Et il ne faut pas s'habituer. Il faut lutter, se préparer, être vigilant. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 10 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien entendu, sur le renseignement, il faut arrêter ces gens au maximum. Vous savez, les chiffres sont terribles, puisqu'on nous a dit qu'au moins 3 000 Tunisiens se battaient aux côtés du Daesh, c'est-à-dire de l'État islamique en Libye. Et 500 seraient revenus, surtout. Oui, alors il faut des services de police, on ne peut pas les suivre un par un, mais c'est ce qu'il faut faire. Nous sommes dans une guerre qu'on dit asymétrique. Il y a une guerre d'un gros bloc, énorme bloc, l'immense majorité du monde démocrate, qui ne veulent pas de cette barbarie. Et puis, il y en a quelques-uns qui continueront. Alors, on n'a pas le temps de s'interroger sur, comment dirais-je, l'exaltation qui prend ces jeunes gens pour aller. Qu'est-ce qu'ils font ? Ils tirent, ils tuent, c'est tout. Il n'y a pas de prosélytisme autre que la balle, le couteau. Ça ne pourra pas durer longtemps, mais c'est très impossible à supporter, c'est vrai. Et puis surtout, il faut que chacun d'entre nous se sente d'une certaine façon et sans dérive antidémocratique. Nous, de certaines façons, moi, je me sentais en guerre depuis plus de 15 ans. Exaltation. Pas contre l'islam, contre les barbares de l'islam qui dénaturent cette religion aussi respectable que les autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 3:42Voir 2 autres passages
« Il reste deux ans et demi pour se rattraper. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 51:14
« Vous avez appelé à voter à droite une fois pour les européennes. Vous avez dit que vous voteriez pour la liste menée par Barnier en 2009. Oui, j'ai dit ça. C'était pas vrai ? Ça voudrait dire... Je ne me souviens pas du tout. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 52:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes24 mai 2012 au 20 mars 2015 · 34 observations41 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Non je ne veux pas qu'on dise ça, je vais vous dire pourquoi. D'abord parce que la guerre nous l'avons, elle est une guerre très particulière, elle est une guerre presque personnelle, elle est faite à la main, si j'ose dire, et c'est difficile d'empêcher que des infiltrations se fassent, et surtout d'ailleurs en Tunisie, puisque ça vient d'à côté de la Libye, mais je pense que petit à petit, il faudra plus s'étonner, nous sommes dans cet état de guerre, et nous en triompherons, et nous gagnerons, la démocratie, et les Tunisiens en particulier. Alors il y aura encore des épisodes qui sont très douloureux, ce sont des drames pour tous, surtout bien sûr pour les familles des victimes, mais écoutez, c'est de cette guerre qu'on nous impose, nous devons la gagner, arrêtons de nous étonner, il y en aura d'autres. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« Non, pas du tout. Moi, je souhaite tout, sauf le communautarisme. Ce que je veux dire par là, c'est que le bouglier républicain ne peut pas être extraordinairement étanche quand on a eu Pétain. Ce que je veux dire, c'est que ce n'est pas une garantie. Pour avoir salué la République, on n'en est pas quitte avec l'oppression et la haine de l'autre. Voilà ce que je dis. Et donc, il faut se méfier. Vous continuez à le défendre ce modèle républicain, »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 44:46
« Mais bien sûr, je ne suis pas à fond pour la laïcité. J'ai prouvé ça toute ma vie. Et non seulement ça, mais je suis vraiment très favorable à la République. Je ne suis pas qu'on le remplace ni par la royauté, ni par le communautarisme, ni par je ne sais quoi. Vous dites. Attendez, juste un truc. Ce qui se passe en Europe et partout, c'est que les régions, peut-être pour se protéger, pour conserver leur identité culturelle, etc., les régions naissent plus encore que les identités nationales. Nous avons voulu construire l'Europe. Je suis toujours un très grand partisan. Mais enfin, voilà. Ça ne marche pas si bien que ça. Et bien, pendant ce temps-là, l'Écosse doit voter. Enfin, elle a voté. Elle a voté, heureusement, 45% seulement. Évidemment, à Barcelone, on veut faire la même chose. Peut-être que les Flamands veulent le faire, etc., etc. Donc, il y a quelque chose là qui se manifestera. Peut-être qu'il y aura un ensemble de régions dans l'Europe. Je n'en sais rien. Mais il y a une identité qui se crée et qui n'est pas seulement la République. C'est se sentir plus à l'aise, être avec des gens qu'on aime, qu'on connaît, qu'on a peur des autres. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités29 sept. 2014 au 29 sept. 2014 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« À la manière que je décris dans cet article excellent que vous avez lu, et qui dit, il fallait passer par l'ONU avec une résolution du Conseil de sécurité, sans doute, n'oublions pas que Saddam Hussein avait lui aussi. Oui, enfin, pas complètement. Ça aurait été la même chose au final. Non, la même chose, c'est qu'on voulait éviter que Saddam Hussein ne bombarde à l'arme chimique ce qu'il a fait pour les Kurdes et pour Al-Abja. Nous n'avons pas réagi. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 13:53Voir 2 autres passages
« À la manière que je décris dans cet article excellent que vous avez lu, et qui dit, il fallait passer par l'ONU avec une résolution du Conseil de sécurité, sans doute, n'oublions pas que Saddam Hussein avait lui aussi. Oui, enfin, pas complètement. Ça aurait été la même chose au final. Non, la même chose, c'est qu'on voulait éviter que Saddam Hussein ne bombarde à l'arme chimique ce qu'il a fait pour les Kurdes et pour Al-Abja. Nous n'avons pas réagi. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 13:53
« Léa, je vous adore, mais le problème, c'est que vous posez des questions qui mettent trois heures, vous aussi, alors qu'on comprend au début. On va vous le répondre. Je n'ai pas été étonné. Et voulez-vous que je vous dise ? C'était non seulement attendu que Poutine récupère le port de Sébastopol, mais c'était assez juste. Il a eu tort ensuite de continuer. Il a eu tort de le faire par la force. Il a eu tort, tous les torts, y compris d'assassiner... »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Parce que c'est dégueulasse, les proportions ne sont pas bonnes. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 40:32Voir 1 autre passage
« il est très difficile de se rétablir en disant, je suis social-démocrate. Et pourtant, c'est vrai, il l'était. Mais pour être élu en France, malheureusement, il faut dire des trucs qu'on ne fera pas. Je ne dis pas que ce sont des mensonges, je pourrais le dire, n'est-ce pas ? Et donc, ce n'était pas possible. Maintenant, la politique à l'intérieur de la France est horriblement difficile. J'ai dit tout à l'heure que ni la gauche ni la droite ne pourraient faire les réformes nécessaires. Peut-être est-ce une raison supplémentaire pour qu'ils se mettent ensemble et les fassent très clairement en disant, on va faire ça ensemble. Voilà les difficultés. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 51:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées24 mai 2012 au 24 mai 2012 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Democracy is also by advance to accept that your enemies will win. Not only your friends. And it was the case in Algeria as the extremists or so-called extremists were on the verge of having a power, getting the power on the second round, we suppressed the second round. It must not be done another time. »
Google Zeitgeist · "This is not democracy" | Bernard Kouchner on How to Support a Revolution | Google ZeitgeistVérifier à 7:41
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 34:47
« En écoutant son président, sage et démocratique, et c'est la Tunisie et les Tunisiens qui se sauveront eux-mêmes. Nous pouvons, nous devons les aider, bien entendu, pas nous seulement la France, mais la France très particulièrement. C'est un pays plus qu'amis, c'est un pays frère, comme on dit, pour ne pas dire grand-chose d'ailleurs. C'est un pays frère. Donc, nous le ferons, mais les Tunisiens ont très bien réagi. Je sais qu'il n'y a pas beaucoup de monde dans les rues, mais il y a des manifestations. Nous n'aurons pas, nous sommes debout, la démocratie tunisienne gagnera. Écoutez, c'est le seul pays qui nous montre un exemple satisfaisant. On peut rester, on doit rester, si on veut, musulman, si on le veut, dans la démocratie. Et puis, vous voyez, il y avait des extrémistes, on les a d'ailleurs assez bien confortés, d'une certaine façon, en Tunisie. Et bien, petit à petit, ils vont se rendre compte, parce qu'il y a une réaction musulmane. Pourquoi les a-t-on confortés, dites-vous ? Parce que, vous savez, il y a eu des tas d'épisodes, ils ont commencé ce qu'on appelait les printemps arabes. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 2:12
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 5:09
« Pas seulement des erreurs américaines, c'est le résultat de la colonisation. Toutes les frontières vont disparaître, elles sont en train de disparaître, et ça, il se pique au, l'anglais et le français, sont vommés. »
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 19:26
« Ils ne sont pas partout chez eux, et ils sont très peu nombreux, et ils sont en train de perdre les batailles militaires qui les opposent à un camp plus, comment dirais-je, démocratique occidental, et pas seulement occidental, ils sont en train de perdre sur le terrain, sans doute à Tikrit, en Irak, et également ils ont perdu face à des gens très courageux, musulmans, sunnites, à Kobané, dirigés par des femmes, et la symbolique de cette victoire de Kobané, des Kurdes de Kobané, des femmes Kurdes de Kobané, face à ceux qui découpent les femmes en morceaux, je crois que c'est assez significatif. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard KouchnerVérifier à 0:12
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 9:29
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 45:09
On n'est pas couché · Bernard Kouchner - On n'est pas couché 27 septembre 2014 #ONPCVérifier à 27:31