Bernard Guetta — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 juil. 2018 au 19 oct. 2026
Questions
275
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 275 questions évaluables
Réponse directe
110
Réponse partielle
52
Réponse à côté
101
Refus explicite
12
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 251 à 275 sur 275
Question 251Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Est-ce qu'on peut faire une réponse, Benarguetta, en quelques secondes ?
Réponse à côté
Écoutez, en tout cas, il le souhaite à l'entendre. Et je le souhaite parce que c'est un homme plus que capable et il l'a démontré à plusieurs reprises dans sa carrière politique et notamment dans cette négociation sur le Brexit.
« Écoutez, en tout cas, il le souhaite à l'entendre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 22:52
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ne le sais pas. Les caisses sont vides. Il ne peut pas promettre des gros chèques. Certainement pas. Il ne peut pas promettre des gros chèques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:55
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
19 oct. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
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« Et je le souhaite parce que c'est un homme plus que capable et il l'a démontré à plusieurs reprises dans sa carrière politique et notamment dans cette négociation sur le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 22:59
Question 252Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Pour résumer votre propos, est-ce qu'on peut dire que le mandat de Donald Trump a fait comprendre aux Européens qu'il n'y avait plus d'évidence américaine ?
Réponse directe
Mais absolument. C'est exactement ça. C'est exactement ça. Et c'est pour ça que j'ai l'habitude de dire en plaisantant, évidemment, que chaque commune de l'Union Européenne devrait ériger une statue à Donald Trump, père refondateur de l'Union Européenne. Car il a contribué avec le Brexit et la pandémie. Avec le Brexit et la pandémie. Mais je crois qu'il a été le contributeur essentiel à cette évolution. Il a contribué à l'affirmation politique de l'Union Européenne. Mais vous savez, c'est pas... Pardon, non, allez-y.
« Mais absolument. C'est exactement ça. C'est exactement ça. Et c'est pour ça que j'ai l'habitude de dire en plaisantant, évidemment, que chaque commune de l'Union Européenne devrait ériger une statue à Donald Trump, père refondateur de l'Union Européenne. Car il a contribué avec le Brexit et la pandémie. Avec le Brexit et la pandémie. Mais je crois qu'il a été le contributeur essentiel à cette évolution. Il a contribué à l'affirmation politique de l'Union Européenne. Mais vous savez, c'est pas... Pardon, non, allez-y. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 4:36
Question 253Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Raphaël Guidesman est venu nous en parler il y a quelques jours ici. Ça veut dire qu'avec cet accord d'investissement réciproque, vous estimez donc que l'Europe s'est fait rouler dans la farine chinoise ?
Réponse directe
Non, mais non, elle ne s'est pas fait rouler. Elle a sacrifié, du moins une partie d'entre elles, parce qu'il va y avoir une bataille, une partie d'entre elles a sacrifié à la religion du libre-échange. L'idée que si les échanges sont libres, ça contribue forcément au bien-être général, ce qui est partiellement vrai mais partiellement faux, et l'idée totalement fausse que le développement des échanges économiques et industriels contribuerait forcément au développement et à l'affirmation de la démocratie.
« Non, mais non, elle ne s'est pas fait rouler. Elle a sacrifié, du moins une partie d'entre elles, parce qu'il va y avoir une bataille, une partie d'entre elles a sacrifié à la religion du libre-échange. L'idée que si les échanges sont libres, ça contribue forcément au bien-être général, ce qui est partiellement vrai mais partiellement faux, et l'idée totalement fausse que le développement des échanges économiques et industriels contribuerait forcément au développement et à l'affirmation de la démocratie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 8:20
Question 254Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Je sais que vous n'aimez pas ça à propos de Michel Barnier, négociateur en chef du Brexit, mission réussie. Est-ce qu'il a un avenir en France ?
Réponse directe
Écoutez, en tout cas, il le souhaite à l'entendre. Et je le souhaite parce que c'est un homme plus que capable et il l'a démontré à plusieurs reprises dans sa carrière politique et notamment dans cette négociation sur le Brexit.
« Écoutez, en tout cas, il le souhaite à l'entendre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 22:52Voir 1 autre passage
« Et je le souhaite parce que c'est un homme plus que capable et il l'a démontré à plusieurs reprises dans sa carrière politique et notamment dans cette négociation sur le Brexit. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 22:59
Question 255Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Et les milliardaires russes qui doivent beaucoup à la présence de Vladimir Poutine, ceux-là même sont en train de le... Si ce n'est de l'occuper, en tout cas de s'éloigner un peu ?
Réponse à côté
Ceux-là même commencent à se poser des questions parce qu'ils voient bien que ça ne va pas bien aujourd'hui dans le pays. Et puis, encore deux choses. M. Poutine est aujourd'hui dans une impasse en Syrie, il est dans une impasse en Ukraine. Ça, c'est pour le volet international. Exactement, il est dans une impasse en Ukraine. Regardez son attitude vis-à-vis du Belarus. Il n'ose pas, il hésite, il ne sait pas quoi faire. En vérité, il ne sait pas quoi faire. Et pourtant, le sort de la Belarus dépend de Poutine en partie. Ah oui, très largement. Il ne sait pas quoi faire. Très largement, il ne sait pas quoi faire. La Moldavie, ancienne république soviétique, vient de s'élire une présidente tr…
« Ceux-là même commencent à se poser des questions parce qu'ils voient bien que ça ne va pas bien aujourd'hui dans le pays. Et puis, encore deux choses. M. Poutine est aujourd'hui dans une impasse en Syrie, il est dans une impasse en Ukraine. Ça, c'est pour le volet international. Exactement, il est dans une impasse en Ukraine. Regardez son attitude vis-à-vis du Belarus. Il n'ose pas, il hésite, il ne sait pas quoi faire. En vérité, il ne sait pas quoi faire. Et pourtant, le sort de la Belarus dépend de Poutine en partie. Ah oui, très largement. Il ne sait pas quoi faire. Très largement, il ne sait pas quoi faire. La Moldavie, ancienne république soviétique, vient de s'élire une présidente très très pro-européenne, une ancienne de la Banque mondiale. Enfin, rien à voir avec M. Poutine. L'Arménie échappe à M. Poutine. L'Azerbaïdjan échappe à M. Poutine. La Kyrgyzye échappe à M. Poutine. C'est-à-dire que les pays, aujourd'hui indépendants, issus de l'Union soviétique, sont de plus en plus difficiles à contrôler pour M. Poutine. Ça fait beaucoup de choses. Alors, ce n'est pas que ce régime va se casser la figure demain matin. Non, bien sûr. D'autant qu'il n'y a pas beaucoup d'opposants pour renouveler la place. Exactement. Exactement. Donc, M. Poutine a encore eu des marges de manœuvre considérables, mais oui, il s'essouffle. Absolument, il s'essouffle. C'est le troisième grand changement politique de l'année 2020. Et puis, d'une manière générale, il faudrait parler du Proche-Orient. Le rapprochement entre Israël et les pays sunnites contre l'Iran, c'est un bouleversement de la donne régionale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 10:34Voir 1 autre passage
« Mais bien sûr, mais bien sûr. Il faudrait parler évidemment de l'affirmation de la Turquie comme puissance régionale. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 12:20
Question 256Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Ça veut dire que vous allez demander des préalables, par exemple, que la Chine s'engage encore plus clairement sur la fin du travail forcé, par exemple ?
Réponse directe
Mais écoutez, absolument, parce qu'elle ne s'est engagée à rien du tout. Elle s'est engagée à s'efforcer de ratifier les conventions de l'Organisation Internationale du Travail, condamnant, prohibant le travail forcé. Ça veut dire que la Chine reconnaît, reconnaît qu'il y a aujourd'hui un travail forcé sur son territoire. Et ce travail forcé, c'est quoi ? C'est principalement celui des camps de concentration dans lesquels sont regroupés, concentrés, concentrés, un million de Ouïghours, cette minorité totalement persécutée dans des conditions, mais absolument dantesques.
« Mais écoutez, absolument, parce qu'elle ne s'est engagée à rien du tout. Elle s'est engagée à s'efforcer de ratifier les conventions de l'Organisation Internationale du Travail, condamnant, prohibant le travail forcé. Ça veut dire que la Chine reconnaît, reconnaît qu'il y a aujourd'hui un travail forcé sur son territoire. Et ce travail forcé, c'est quoi ? C'est principalement celui des camps de concentration dans lesquels sont regroupés, concentrés, concentrés, un million de Ouïghours, cette minorité totalement persécutée dans des conditions, mais absolument dantesques. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 7:33
Question 257Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Et donc, une Turquie qui pourrait, par certains côtés, faire peur ?
Réponse directe
Écoutez, un Trump bis, oui, on peut dire ça, mais je dirais qu'on a surtout, avec la Turquie, l'exemple d'une puissance régionale qui s'affirme dans sa région et qui veut retrouver le rôle qu'elle a pu jouer dans l'histoire, dans le passé, en tout cas, certainement, avant la Deuxième Guerre mondiale, avant la partition du monde en deux blocs. Et aujourd'hui, qu'il n'y a plus cette partition du monde en deux blocs, qu'aujourd'hui, que les États-Unis sont de plus en plus réticents à jouer le rôle qu'ils avaient tenu tellement longtemps de gendarmes du monde, eh bien, des puissances régionales s'affirment ou se réaffirment comme des acteurs essentiels, non pas de la scène mondiale ou seulement…
« Écoutez, un Trump bis, oui, on peut dire ça, mais je dirais qu'on a surtout, avec la Turquie, l'exemple d'une puissance régionale qui s'affirme dans sa région et qui veut retrouver le rôle qu'elle a pu jouer dans l'histoire, dans le passé, en tout cas, certainement, avant la Deuxième Guerre mondiale, avant la partition du monde en deux blocs. Et aujourd'hui, qu'il n'y a plus cette partition du monde en deux blocs, qu'aujourd'hui, que les États-Unis sont de plus en plus réticents à jouer le rôle qu'ils avaient tenu tellement longtemps de gendarmes du monde, eh bien, des puissances régionales s'affirment ou se réaffirment comme des acteurs essentiels, non pas de la scène mondiale ou seulement indirectement, mais de scènes régionales, oui, certainement. Et la Turquie, on la retrouve en Libye, on la retrouve en Syrie, on l'a retrouvée très spectaculairement et très efficacement, si j'ose dire, si je puis dire, en Azerbaïdjan contre l'Arménie. Oui, bien sûr qu'il y a une réaffirmation de ce rôle. Et évidemment que ça pose un problème parce que le régime de M. Erdogan est tout sauf sympathique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 21:22
Question 258Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Et bonjour Bernard Guetta. Bonjour Éric. Député européen, membre de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen, député du groupe Renew Europe, aux couleurs en France de la majorité présidentielle. 2020 donc et 2021 peut-être une bascule. 2020 d'abord, année de la pandémie, année du plan de relance, année de l'accord trouvé enfin sur le Brexit. Est-ce que ça a vraiment rendu l'Europe plus forte ?
Réponse directe
Ah oui, incontestablement. Il y a trois facteurs qui ont contribué à ce renforcement spectaculaire de l'Union européenne. C'est Donald Trump, c'est évidemment la pandémie et c'est le Brexit. Le Brexit, pourquoi ? Parce qu'il n'y avait plus, les Britanniques, assis sur le frein de l'évolution, de l'affirmation politique de l'Union européenne. Donald Trump, parce qu'il nous avait dit à nous, les 27 ou 28 pays européens encore à l'époque, que le parapluie nucléaire des Etats-Unis, c'est-à-dire la protection militaire de l'Europe par les Etats-Unis, n'était plus donnée. Et donc, il a, par cette seule déclaration, incité tous les Européens, y compris les Polonais, y compris les Baltes, même s'il…
« Ah oui, incontestablement. Il y a trois facteurs qui ont contribué à ce renforcement spectaculaire de l'Union européenne. C'est Donald Trump, c'est évidemment la pandémie et c'est le Brexit. Le Brexit, pourquoi ? Parce qu'il n'y avait plus, les Britanniques, assis sur le frein de l'évolution, de l'affirmation politique de l'Union européenne. Donald Trump, parce qu'il nous avait dit à nous, les 27 ou 28 pays européens encore à l'époque, que le parapluie nucléaire des Etats-Unis, c'est-à-dire la protection militaire de l'Europe par les Etats-Unis, n'était plus donnée. Et donc, il a, par cette seule déclaration, incité tous les Européens, y compris les Polonais, y compris les Baltes, même s'ils ne le disaient pas, adhéraient à l'idée de la nécessité d'une défense commune européenne. Et qui dit défense commune européenne, dit recherche d'une diplomatie européenne commune. Et qui dit défense européenne, dit aussi industrie de défense européenne, recherche commune, etc. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 0:35
Question 259Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Moi aussi, alors, on ne va pas y arriver, mais enfin, ce sont les seuils de pollution. Absolument, absolument. Un mot sur la Turquie, Benargeta, la Turquie du président Erdogan, la Turquie qui vient de recevoir un chèque de 6 milliards d'euros de la part de l'Union Européenne. Alors, officiellement, pour améliorer le sort des migrants qui arrivent sur son sol, est-ce que la Turquie pratique, vis-à-vis de l'Europe, un chantage aux migrants ?
Réponse directe
Écoutez, entre les lignes, peut-être, mais en vérité, ce chantage, il est très, très limité, parce que vous proposeriez aujourd'hui aux réfugiés syriens, parce que ce sont principalement, très majoritairement, des Syriens, aux réfugiés syriens en Turquie, de remonter sur des petits bateaux et de risquer la noyade, eux-mêmes, leurs femmes et leurs enfants, alors qu'ils commencent, difficilement, mais quand même, à s'intégrer à la vie, à l'économie, à la scolarité pour leurs enfants, de la Turquie, ils ne voudraient pas. Ils ne voudraient pas. Ces réfugiés sont en train de s'enraciner en Turquie. Et donc, ce chantage, oui, pour quelques personnes, peut-être, mais ce n'est pas une réalité.
« Écoutez, entre les lignes, peut-être, mais en vérité, ce chantage, il est très, très limité, parce que vous proposeriez aujourd'hui aux réfugiés syriens, parce que ce sont principalement, très majoritairement, des Syriens, aux réfugiés syriens en Turquie, de remonter sur des petits bateaux et de risquer la noyade, eux-mêmes, leurs femmes et leurs enfants, alors qu'ils commencent, difficilement, mais quand même, à s'intégrer à la vie, à l'économie, à la scolarité pour leurs enfants, de la Turquie, ils ne voudraient pas. Ils ne voudraient pas. Ces réfugiés sont en train de s'enraciner en Turquie. Et donc, ce chantage, oui, pour quelques personnes, peut-être, mais ce n'est pas une réalité. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 19:56
Question 260Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Merci. Alors, est-ce que nous n'avons pas à la porte de l'Europe un Erdogan qui serait un Trump bis ?
Réponse directe
Écoutez, un Trump bis, oui, on peut dire ça, mais je dirais qu'on a surtout, avec la Turquie, l'exemple d'une puissance régionale qui s'affirme dans sa région et qui veut retrouver le rôle qu'elle a pu jouer dans l'histoire, dans le passé, en tout cas, certainement, avant la Deuxième Guerre mondiale, avant la partition du monde en deux blocs. Et aujourd'hui, qu'il n'y a plus cette partition du monde en deux blocs, qu'aujourd'hui, que les États-Unis sont de plus en plus réticents à jouer le rôle qu'ils avaient tenu tellement longtemps de gendarmes du monde, eh bien, des puissances régionales s'affirment ou se réaffirment comme des acteurs essentiels, non pas de la scène mondiale ou seulement…
« Écoutez, un Trump bis, oui, on peut dire ça, mais je dirais qu'on a surtout, avec la Turquie, l'exemple d'une puissance régionale qui s'affirme dans sa région et qui veut retrouver le rôle qu'elle a pu jouer dans l'histoire, dans le passé, en tout cas, certainement, avant la Deuxième Guerre mondiale, avant la partition du monde en deux blocs. Et aujourd'hui, qu'il n'y a plus cette partition du monde en deux blocs, qu'aujourd'hui, que les États-Unis sont de plus en plus réticents à jouer le rôle qu'ils avaient tenu tellement longtemps de gendarmes du monde, eh bien, des puissances régionales s'affirment ou se réaffirment comme des acteurs essentiels, non pas de la scène mondiale ou seulement indirectement, mais de scènes régionales, oui, certainement. Et la Turquie, on la retrouve en Libye, on la retrouve en Syrie, on l'a retrouvée très spectaculairement et très efficacement, si j'ose dire, si je puis dire, en Azerbaïdjan contre l'Arménie. Oui, bien sûr qu'il y a une réaffirmation de ce rôle. Et évidemment que ça pose un problème parce que le régime de M. Erdogan est tout sauf sympathique. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 21:22
Question 261Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
On revient à la question initiale. À la trilogie. Comment expliquer le large taux de popularité, puisque vous avez parlé de la Magne dans sa politique extérieure, à l'intérieur, son large taux de popularité, il y a quelques semaines c'était encore 75% d'opinion favorable pour Angela Merkel, de quoi faire pâlir pas mal de dirigeants européens et en France évidemment. Pourquoi cet engouement pour Angela Merkel en interne ?
Réponse directe
C'est une femme rassurante, c'est une femme très directe, elle parle très très franchement, très clairement. C'est une force de stabilisation absolument incroyable, non seulement de la scène internationale, de la scène européenne, mais fondamentalement de son pays. Et puis elle a réussi, magnifiquement je dirais, à incarner un très très large centre, je parle en termes d'opinion publique, un très très large centre, qui va de la gauche modérée à la droite modérée, en passant de plus en plus par les Verts, qui sont une force politique considérable en Allemagne, à tel point, à tel point, qu'il n'est pas du tout exclu, et même assez probable, que la prochaine coalition gouvernementale, en septe…
« C'est une femme rassurante, c'est une femme très directe, elle parle très très franchement, très clairement. C'est une force de stabilisation absolument incroyable, non seulement de la scène internationale, de la scène européenne, mais fondamentalement de son pays. Et puis elle a réussi, magnifiquement je dirais, à incarner un très très large centre, je parle en termes d'opinion publique, un très très large centre, qui va de la gauche modérée à la droite modérée, en passant de plus en plus par les Verts, qui sont une force politique considérable en Allemagne, à tel point, à tel point, qu'il n'est pas du tout exclu, et même assez probable, que la prochaine coalition gouvernementale, en septembre prochain, après les élections allemandes, eh bien, sera une coalition entre la démocratie chrétienne, la droite modérée, et les Verts. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 17:18
Question 262Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Alors on a évoqué la Chine, on a évoqué les Etats-Unis, l'Europe. À propos de la Russie maintenant, est-ce que vous partagez cette impression d'un Vladimir Poutine qui aborderait l'année 2021 comme à bout de souffle ?
Réponse directe
Non, à bout de souffle c'est exagéré, mais il y a un affaiblissement à la fois de la Russie et de son président, tant sur la scène intérieure que sur la scène internationale. On va énumérer... Alors sur la scène intérieure, il y a une crise économique, ce qui est véritablement dur. Le gouvernement de M. Poutine a essayé, il y a déjà un petit moment, une réforme des retraites. Tiens, ça nous dit quelque chose. À nous Français, il y a eu une telle levée de boucliers qu'ils ont dû reculer. Les caisses de l'Etat sont très largement vides, ce serait exagéré, mais s'épuisent, on va dire. S'épuisent. Les cours du pétrole, nous le savons, ont dégringolé et ne sont pas susceptibles de remonter rapid…
« Non, à bout de souffle c'est exagéré, mais il y a un affaiblissement à la fois de la Russie et de son président, tant sur la scène intérieure que sur la scène internationale. On va énumérer... »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 9:04Voir 1 autre passage
« Alors sur la scène intérieure, il y a une crise économique, ce qui est véritablement dur. Le gouvernement de M. Poutine a essayé, il y a déjà un petit moment, une réforme des retraites. Tiens, ça nous dit quelque chose. À nous Français, il y a eu une telle levée de boucliers qu'ils ont dû reculer. Les caisses de l'Etat sont très largement vides, ce serait exagéré, mais s'épuisent, on va dire. S'épuisent. Les cours du pétrole, nous le savons, ont dégringolé et ne sont pas susceptibles de remonter rapidement alors que cette ressource naturelle est la principale source de richesse du pays. Et puis il y a tout simplement une usure de M. Poutine sur la scène intérieure parce qu'en 20 ans, des classes moyennes urbaines nombreuses se sont affirmées en termes de, tout simplement, de sociologie. Et que pour ces classes moyennes urbaines, regardez d'ailleurs les votes des grandes villes de Saint-Pétersbourg, de Moscou, de Nizhny, de Novgorod et de bien d'autres. Ces grandes villes, ça y est, ne votent plus Poutine. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 9:18
Question 263Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"
Bernard Guetta, notre invité ce matin, député européen, membre de la Commission des Affaires étrangères au Parlement européen. Bernard, on ne va pas beaucoup s'étendre ce matin sur le Brexit, beaucoup commenter ces derniers jours, ces dernières heures. Cela dit, l'une des conséquences du Brexit, c'est d'avoir désaxé l'Europe vers l'Est, vers l'Allemagne. En septembre prochain, Angela Merkel ne sera pas candidate à sa succession après 16 ans de mandat. Que retiendrez-vous des mandats Merkel ?
Réponse directe
Écoutez, une stabilisation de l'Allemagne au centre, la réussite de l'intégration des lenders de l'Allemagne de l'Est à la République fédérale, c'était évidemment une chose colossale. L'affirmation de l'Allemagne comme la nation aujourd'hui pivot, centrale, décisive dans l'Union européenne, mais aussi, et plus que tout cela, un réancrage spectaculaire de l'Allemagne dans le projet européen. Quand on pense que c'est la chancelière allemande, que c'est donc l'Allemagne qui a permis de faire adopter la proposition française d'emprunt commun pour un plan de relance, mais c'est une évolution incroyable. L'Allemagne était le verrou mis aux emprunts communs. L'Allemagne était le verrou mis aux inv…
« Écoutez, une stabilisation de l'Allemagne au centre, la réussite de l'intégration des lenders de l'Allemagne de l'Est à la République fédérale, c'était évidemment une chose colossale. L'affirmation de l'Allemagne comme la nation aujourd'hui pivot, centrale, décisive dans l'Union européenne, mais aussi, et plus que tout cela, un réancrage spectaculaire de l'Allemagne dans le projet européen. Quand on pense que c'est la chancelière allemande, que c'est donc l'Allemagne qui a permis de faire adopter la proposition française d'emprunt commun pour un plan de relance, mais c'est une évolution incroyable. L'Allemagne était le verrou mis aux emprunts communs. L'Allemagne était le verrou mis aux investissements communs. Qu'est-ce qui lui a fait changer d'avis ? Trump, le Brexit, la pandémie. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Trump, la pandémie et le Brexit ont contribué à un renforcement spectaculaire de l'UE"Vérifier à 15:45
Question 264Bernard Guetta
C'était la voix de la comédienne Adèle Haenel, cette semaine interviewée par le site Mediapart. Elle témoignait du harcèlement des agressions sexuelles dont elle a été victime. Et elle a désigné son agresseur, le réalisateur Christophe Ruggia, un témoignage fort qui a ému, bouleversé beaucoup. Qu'avez-vous ressenti en le découvrant, Natacha ?
Réponse à côté
Gilles ? Oui. D'abord, ce qui est frappant, c'est une parole très réfléchie. C'est une parole réfléchie au sens où, elle vient de le dire, dans l'extrait que vous avez passé, elle considère que son statut actuel lui donne la possibilité de parler parce qu'elle est maintenant suffisamment installée. Très réfléchie, parce que c'est un discours politique au sens noble du terme. Et aussi réfléchie parce qu'il y a une volonté protectrice derrière puisque ce qui a été le déclencheur de sa prise de parole, c'est le fait que le réalisateur en question allait tourner une suite avec d'autres adolescents. Donc, c'est la première chose qui me frappe. Deuxième chose, Natacha Polony a raison. Par bien de…
« Gilles ? Oui. D'abord, ce qui est frappant, c'est une parole très réfléchie. C'est une parole réfléchie au sens où, elle vient de le dire, dans l'extrait que vous avez passé, elle considère que son statut actuel lui donne la possibilité de parler parce qu'elle est maintenant suffisamment installée. Très réfléchie, parce que c'est un discours politique au sens noble du terme. Et aussi réfléchie parce qu'il y a une volonté protectrice derrière puisque ce qui a été le déclencheur de sa prise de parole, c'est le fait que le réalisateur en question allait tourner une suite avec d'autres adolescents. Donc, c'est la première chose qui me frappe. Deuxième chose, Natacha Polony a raison. Par bien des aspects, ça ressemble à tout ce que l'on a entendu depuis le début de MeToo quand on se place du point de vue des auteurs des actes. En revanche, du point de vue de la victime, ce qui est nouveau, c'est ce que Natacha a souligné, c'est le fait que, en l'occurrence, c'était une enfance, c'était une toute jeune adolescente. Et donc, ce dont il est question, c'est de pédophilie. »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 11:12Voir 1 autre passage
« Absolument. Pour le coup, après une belle enquête de Mediapart, on peut parfois remettre en cause les journalistes. Là, c'est un beau travail qui a été fait. Après, ça pose exactement la question que Natacha a posée, qui est celle de médias contre justice. Du point de vue d'ADNL, je trouve qu'on peut comprendre le choix qu'elle a fait. Sa parole n'est pas remise en cause quand elle s'exprime dans les médias. Elle le sera nécessairement, en tout cas, elle sera disputée devant un tribunal. La sanction morale et médiatique est immédiate. Elle sera longue et hypothétique dans le cadre judiciaire. Mais du point de vue de la société, ça doit nous interroger et ça doit interroger d'abord la justice elle-même. le fait que des victimes puissent venir préférer de s'exprimer devant les médias plutôt que d'aller devant la justice, c'est un problème. Et c'est un problème y compris parce que EDNL a la possibilité d'aller devant les médias. Pour celles qui n'ont pas la possibilité de le faire, c'est un problème encore beaucoup plus important. C'est ce qu'elle dit. Elle parle pour celle-là aussi. »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 12:18
Question 265Bernard Guetta
Qu'est-ce que ça veut dire ?
Réponse directe
Ça veut dire qu'on parle fort, avec des objectifs très élevés, reprendre la maîtrise, comme si on l'avait totalement perdue et comme si on allait totalement la reprendre. Et quand on regarde les mesures elles-mêmes, c'est un extraordinaire bricolage de mesures qui avaient pour beaucoup déjà été annoncées. Pour certaines qui vont dans le bon sens, l'augmentation de l'aide publique au développement ou l'augmentation du nombre des étudiants étrangers dès lors que l'on investit davantage dans l'université, ça me paraît bien.
« Ça veut dire qu'on parle fort, avec des objectifs très élevés, reprendre la maîtrise, comme si on l'avait totalement perdue et comme si on allait totalement la reprendre. Et quand on regarde les mesures elles-mêmes, c'est un extraordinaire bricolage de mesures qui avaient pour beaucoup déjà été annoncées. Pour certaines qui vont dans le bon sens, l'augmentation de l'aide publique au développement ou l'augmentation du nombre des étudiants étrangers dès lors que l'on investit davantage dans l'université, ça me paraît bien. »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 4:09
Question 266Bernard Guetta
Mais la question des quotas ?
Réponse directe
Et d'autres, je crois qu'elles vont dans le mauvais sens, ou en tout cas qu'elles sont inefficaces. C'est vrai de la question des quotas. Vous vous souvenez que lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République, il avait commandé à Pierre Mazot un rapport. Je vous dis simplement la première phrase de ce rapport. « Une politique de contingent migratoire limitatif, c'est-à-dire une politique de quota, serait sans utilité réelle en matière d'immigration de travail, inefficace contre l'immigration irrégulière et s'agissant d'autres flux incompatibles avec nos principes constitutionnels et nos engagements européens et internationaux. » Donc ça va, par ailleurs, quand vous lisez les 20 pro…
« Et d'autres, je crois qu'elles vont dans le mauvais sens, ou en tout cas qu'elles sont inefficaces. C'est vrai de la question des quotas. Vous vous souvenez que lorsque Nicolas Sarkozy était président de la République, il avait commandé à Pierre Mazot un rapport. Je vous dis simplement la première phrase de ce rapport. « Une politique de contingent migratoire limitatif, c'est-à-dire une politique de quota, serait sans utilité réelle en matière d'immigration de travail, inefficace contre l'immigration irrégulière et s'agissant d'autres flux incompatibles avec nos principes constitutionnels et nos engagements européens et internationaux. » Donc ça va, par ailleurs, quand vous lisez les 20 propositions, les 20 mesures, ce sont des quotas qui sont des quotas facultatifs. Le plafond peut être dépassé. Donc ça touche une partie marginale aux alentours de 10% de l'immigration et ça va ne régler les questions que de manière marginale. »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 4:41
Question 267Bernard Guetta
C'était le candidat Emmanuel Macron en janvier 2017, et le Premier ministre ce mercredi, quand Édouard Philippe présentait les mesures phares de la politique migratoire du gouvernement. Réponse au débat qui s'est tenu au Parlement le mois dernier à la demande du Président de la République. Quotas, réforme de l'aide médicale d'État, lutte contre les fraudes, on va en parler. C'est un grand classique, Natacha. Essayer de trouver l'équilibre entre humanité et fermeté en matière d'immigration. Équilibre qui tient, selon vous, après les annonces d'Édouard Philippe ?
Réponse à côté
Gilles Finkelstein. Oui. On peut avoir la lecture technique, l'analyse technique des annonces du président de la République et du gouvernement. Si je devais les résumer, c'est gros klaxon, petit moteur.
« Gilles Finkelstein. Oui. On peut avoir la lecture technique, l'analyse technique des annonces du président de la République et du gouvernement. Si je devais les résumer, c'est gros klaxon, petit moteur. »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 3:54
Question 268Bernard Guetta
une erreur américaine il y a 30 ans ce 9 novembre 1989 est-ce que ça peut servir de mythe fondateur à l'Union européenne Bernard Guetta ?
Réponse partielle
ouvert à tous les pays européens d'une phrase la chute du mur c'est la fin du début de l'Union européenne c'est à dire que la fin du début de l'Union européenne c'est à dire qu'elle achève son projet de réunifier le continent l'enjeu c'est que ça ne soit pas le début de la fin et qu'après les grandes ambitions qu'on a eues dans la foulée de la chute du mur que l'Europe retrouve une ambition et qu'elle retrouve une ambition par rapport au reste du monde
« ouvert à tous les pays européens d'une phrase la chute du mur c'est la fin du début de l'Union européenne c'est à dire que la fin du début de l'Union européenne c'est à dire qu'elle achève son projet de réunifier le continent l'enjeu c'est que ça ne soit pas le début de la fin et qu'après les grandes ambitions qu'on a eues dans la foulée de la chute du mur que l'Europe retrouve une ambition et qu'elle retrouve une ambition par rapport au reste du monde »
France Inter — Le grand face-à-face · Bernard GuettaVérifier à 52:37
Question 269Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"
Ce sera à partir de 21h15. Les candidats n'ont plus beaucoup de temps pour convaincre. Bonjour Bernard Guetta. Bonjour. Les auditeurs ont entendu votre voix pendant des années sur cette antenne dans la chronique géopolitique. Vous êtes maintenant passé de l'autre côté, du côté des interviewés, puisque vous êtes candidat à ces élections européennes. Vous êtes sur la liste Renaissance portée par Nathalie Loiseau. C'est la liste de La République En Marche et du Modem. Emmanuel Macron nous dit que c'est l'élection la plus importante depuis 40 ans, depuis 1979, année des premières élections européennes au suffrage universel. Le moment est vraiment si grave ou il exagère un peu le Président ?
Réponse directe
Non seulement je ne crois pas qu'il exagère, mais d'une certaine manière il serait presque un peu en dessous de la vérité. Je vais vous dire pourquoi, mon sentiment évidemment personnel. Premièrement, l'Union Européenne est largement en panne. Depuis plusieurs années, elle n'avance plus. Et quand elle n'avance plus, elle recule, elle se casse la figure. En tout cas, elle se délite très largement. Deuxièmement, nous n'avons jamais eu, au sein même de l'Union Européenne, dans autant de pays, des forces d'extrême droite nationalistes, aussi puissantes et qui est autant le vent en poupe, même quand elles se prennent les pieds dans le tapis, d'une manière aussi abominablement honteuse qu'en Autr…
« Non seulement je ne crois pas qu'il exagère, mais d'une certaine manière il serait presque un peu en dessous de la vérité. Je vais vous dire pourquoi, mon sentiment évidemment personnel. Premièrement, l'Union Européenne est largement en panne. Depuis plusieurs années, elle n'avance plus. Et quand elle n'avance plus, elle recule, elle se casse la figure. En tout cas, elle se délite très largement. Deuxièmement, nous n'avons jamais eu, au sein même de l'Union Européenne, dans autant de pays, des forces d'extrême droite nationalistes, aussi puissantes et qui est autant le vent en poupe, même quand elles se prennent les pieds dans le tapis, d'une manière aussi abominablement honteuse qu'en Autriche. Troisièmement, il y a un contexte international. Il y a un contexte international qui est fait de cette réalité. À Washington, à Moscou, à Pékin, il y a trois présidents qui ne souhaitent qu'une chose, mais vraiment, vraiment, profondément, et qui le disent, la fin de l'Union Européenne. M. Trump nous a dit très cash, à sa manière. Je sais que ce projet d'unité européenne a été conçu pour faire concurrence à l'économie américaine. M. Poutine, dans son projet d'instaurer un protectorat sur les pays, un protectorat russe, naturellement, sur les pays sortis de l'Union Soviétique et aujourd'hui indépendants, évidemment, préférerait que l'Union Européenne soit désunie. Quant à M. Xi Jinping, ce n'est pas un problème militaire, c'est un problème commercial. Il préférerait, très évidemment, très évidemment, vous voyez ce qui vient de se passer en Italie, gouverné par l'extrême droite et qui négocie la vente d'un de ses grands ports à la Chine, il préférerait pouvoir négocier ces accords commerciaux, ces nouvelles routes de la soie, avec 28 capitales européennes qu'avec une seule. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"Vérifier à 0:40
Question 270Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"
Mais dire j'ai peur, ce n'est pas franchement enthousiasmant, c'est présenté comme un vote par défaut. Quand il s'agit de lutter contre l'abstention qu'on annonce énorme, est-ce que c'est satisfaisant ?
Réponse partielle
Mais écoutez, premièrement, il faut mobiliser les gens devant un danger qui est réel, qui est la montée des forces non démocratiques, des forces obscurantistes. Maintenant, si vous voulez qu'on parle des choses positives, je le fais immédiatement, parce que je dis tous les soirs aussi qu'il y a cinq priorités dans la mandature qui va s'ouvrir aujourd'hui à Strasbourg. La première, c'est de sauver notre planète. Nous disons dans notre programme de créer une puissance verte, l'Union européenne, la transformer en une puissance verte. Deuxièmement, doter l'Union européenne d'une défense, ça prendra du temps, parce que doter n'importe quel pays, donc n'importe quelle Union, en l'occurrence, d'un…
« Mais écoutez, premièrement, il faut mobiliser les gens devant un danger qui est réel, qui est la montée des forces non démocratiques, des forces obscurantistes. Maintenant, si vous voulez qu'on parle des choses positives, je le fais immédiatement, parce que je dis tous les soirs aussi qu'il y a cinq priorités dans la mandature qui va s'ouvrir aujourd'hui à Strasbourg. La première, c'est de sauver notre planète. Nous disons dans notre programme de créer une puissance verte, l'Union européenne, la transformer en une puissance verte. Deuxièmement, doter l'Union européenne d'une défense, ça prendra du temps, parce que doter n'importe quel pays, donc n'importe quelle Union, en l'occurrence, d'une défense, ça prend 20 à 25 ans. Troisièmement, il nous faut déployer une politique industrielle très vite, parce que si nous ratons demain la révolution de l'intelligence artificielle, comme nous avons raté, nous, Européens, celle de l'informatique et d'Internet, pour le coup, les déclinistes auront raison. Quatrièmement, il faut enfin jeter les bases d'une harmonisation fiscale et sociale entre les pays de l'euro, parce qu'autrement, c'est la porte ouverte et la pérennité du dumping fiscal et social qui constitue le plus grand scandale, le plus grand scandale, la plus grande anomalie, en tout cas, de l'Union européenne. Et puis, cinquièmement, il faut s'attaquer très, très vite à la construction d'une relation de coopération et de sécurité, d'une part avec la Russie et d'autre part avec les pays du sud de la Méditerranée. C'est un programme très, très positif et surtout très lourd. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"Vérifier à 5:42
Question 271Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"
Et si c'est important, est-ce que ce n'est pas risqué, dans votre liste, d'avoir choisi autant de candidats inexpérimentés ?
Réponse directe
Mais écoutez, inexpérimentés, de quel point de vue ? Sur la liste ? Moi, j'ai fait la connaissance de gens passionnants, d'ailleurs, que je ne connaissais pas auparavant. Passionnant et très sympathique. Il y a des gens qui connaissent, mais véritablement bien, par leur expérience professionnelle, des problèmes agricoles, les problèmes de la pêche, les problèmes, pardonnez-moi de le dire, des relations internationales, etc. Mais attendez, attendez, tous les députés européens, par définition, ont commencé par être des novices. Si on ne faisait que prendre des anciens, où irait-on ? Non. Il faut prendre des gens compétents dans leur domaine, des gens convaincus, des gens, comment dire, qui ai…
« Mais écoutez, inexpérimentés, de quel point de vue ? Sur la liste ? Moi, j'ai fait la connaissance de gens passionnants, d'ailleurs, que je ne connaissais pas auparavant. Passionnant et très sympathique. Il y a des gens qui connaissent, mais véritablement bien, par leur expérience professionnelle, des problèmes agricoles, les problèmes de la pêche, les problèmes, pardonnez-moi de le dire, des relations internationales, etc. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"Vérifier à 4:15Voir 1 autre passage
« Mais attendez, attendez, tous les députés européens, par définition, ont commencé par être des novices. Si on ne faisait que prendre des anciens, où irait-on ? Non. Il faut prendre des gens compétents dans leur domaine, des gens convaincus, des gens, comment dire, qui aient une conscience du danger, car il y a danger. Je vais vous dire une chose, je fais pratiquement un meeting par soir, depuis plus d'un mois maintenant, et bien, depuis dix jours, je commence la plupart de mes meetings en disant, j'ai peur. Et quand je dis j'ai peur, ce n'est pas de la dramatisation, j'ai peur parce qu'il y a un constat à faire aujourd'hui. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Bernard Guetta : "Ce n'est pas Macron qui fait un duel entre l'extrême-droite et LREM, c'est la réalité"Vérifier à 4:47
Question 272Bernard Guetta : "Le monde devient fou"
Alors, pour vous faire regretter, Sabine, auditrice, je pleure depuis ce matin et je voudrais embrasser fort M. Guetta. Martine, admiration sans limite pour Bernard Guetta. Les dirigeants de la planète devraient écouter ses conseils et ses analyses. Nicolas, Nicolas, vous allez me ridiculiser complètement. Romain, Romain, l'application d'Inter, cher Bernard, vous êtes l'une des principales raisons pour laquelle j'écoute et adore France Inter. Merci. Alors, ça, c'est un message. Au revoir, Bernard. Mais Romain, restez là, quand même, à la rentrée, il y en a tellement, Bernard. Mais j'aimerais revenir sur le fond et sur les raisons que vous avez décrites pour ce départ. Vous nous disiez dans cet édito de lundi que ce que traversait le monde aujourd'hui, la montée des populismes, leur installation au pouvoir à travers le monde, à travers l'Europe, que ce monde-là, et tout ce qui le constitue, c'est un événement bien plus important, bien plus grave, bien plus incertain que la chute du mur de Berlin en 1989. Alors, expliquez-nous ce que vous vouliez dire par là, parce que ça peut sembler soit exagéré, soit contre-intuitif.
Réponse directe
Écoutez, c'est évidemment très paradoxal à première vue, mais en même temps, réfléchissons. Le mur tombe, bon, la guerre froide se termine, bon, l'Union soviétique va s'écrouler très peu de temps après, le communisme avec elle, et on se dit la fin d'une période. Et puis, si on regarde de plus près, on s'aperçoit qu'en fait, c'est la fin de l'URSS et du communisme, mais que les fondamentaux de l'après-guerre, le multilatéralisme, l'aspiration au libre-échange, l'aspiration à l'unité européenne, culturellement parlant maintenant, le tabou total sur le racisme, sur l'extrême droite, sur le nationalisme, je ne dis pas le patriotisme, sur le nationalisme, tout ça, non seulement reste en place, m…
« Écoutez, c'est évidemment très paradoxal à première vue, mais en même temps, réfléchissons. Le mur tombe, bon, la guerre froide se termine, bon, l'Union soviétique va s'écrouler très peu de temps après, le communisme avec elle, et on se dit la fin d'une période. Et puis, si on regarde de plus près, on s'aperçoit qu'en fait, c'est la fin de l'URSS et du communisme, mais que les fondamentaux de l'après-guerre, le multilatéralisme, l'aspiration au libre-échange, l'aspiration à l'unité européenne, culturellement parlant maintenant, le tabou total sur le racisme, sur l'extrême droite, sur le nationalisme, je ne dis pas le patriotisme, sur le nationalisme, tout ça, non seulement reste en place, mais est renforcé. Dans un premier temps, on se dit maintenant qu'il n'y a plus cet antagonisme de la guerre froide entre le monde libre et ce qu'on appelait le bloc soviétique. Le conseil de sécurité va mieux fonctionner. L'ONU, avec lui, toutes les grandes négociations internationales, avec, évidemment, cette quintessence du multilatéralisme et de la concertation internationale qu'est l'ONU, et de faire regarder la première guerre d'Irak, finalement, tout le monde est là, y compris la Russie. Voilà, il y a l'invasion, l'annexion, la tentative d'annexion d'un pays indépendant aux frontières internationales moroconnes, et le monde, la communauté internationale, comme on dit, réagit unanimement. Eh bien, aujourd'hui, c'est complètement différent. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 2:28Voir 1 autre passage
« Pas du tout, parce qu'en 89, je venais comme correspondant du monde, en Pologne, dans les Etats-Unis de Régane, l'Union soviétique. J'ai finalement été, gros modo, à quelques mois près, le dernier correspondant du monde en Union soviétique. Finalement, j'avais vu, pendant cette décennie, s'écrouler le communisme et s'envoler le néo-libéralisme vers les sommets qu'il a atteints. Donc, j'étais, ou en tout cas, je me sentais parfaitement légitime pour décrire ce monde, parce que je l'avais vécu, cette transformation. Je dirais même que pour ce qui est de la fin du communisme, j'avais un peu participé, il faut bien le dire. Bon, les transformations actuelles, je n'étais pas en Italie, ça ne veut pas dire que je ne l'avais pas prévu, je ne l'avais pas vu, mais je n'étais pas en Italie au moment des événements que l'on... c'est les dernières élections. Je n'étais pas aux Etats-Unis au moment de la victoire. Je n'étais pas en Grande-Bretagne, etc., au moment du Brexit, etc. Ces événements que j'ai vécu, comme vous, comme nous tous, de loin, je ne les ai pas vécus dans ma chair. Et je me sens aujourd'hui, ben oui, disons-le, je le disais d'ailleurs lundi matin, beaucoup moins légitime pour en parler. J'ai besoin d'aller... j'ai un besoin physique de retourner sur le terrain tenter de comprendre. Un bouleversement qui me semble véritablement autrement plus profond et hélas autrement plus grave et inquiétant. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 4:41
Question 273Bernard Guetta : "Le monde devient fou"
Le monde devient fou. Sur quoi, Bernard Guetta, ces populismes et ces populistes prospèrent-ils aujourd'hui ?
Réponse partielle
Sur la même incompréhension que je partage, tout le monde a peur, finalement, d'un avenir que l'on ne voit pas, d'un avenir opaque, d'un avenir incompréhensible, imprévisible. Ces dix dernières décennies ont été complexes. Bien sûr qu'il s'est passé des choses incroyables. Les révolutions arabes de 2011, personne ne les avait vues venir, évidemment. Mais ça ne bouleversait pas les fondamentaux que nous connaissons. Non, vraiment. Au contraire, ça les renforçait, encore une fois. Parce que, finalement, ces manifestations immenses que l'on a vues défiler dans les capitales arabes, quels en étaient les slogans ? Démocratie, liberté, état de droit. Est-ce qu'on a entendu dans ces manifestations…
« Sur la même incompréhension que je partage, tout le monde a peur, finalement, d'un avenir que l'on ne voit pas, d'un avenir opaque, d'un avenir incompréhensible, imprévisible. Ces dix dernières décennies ont été complexes. Bien sûr qu'il s'est passé des choses incroyables. Les révolutions arabes de 2011, personne ne les avait vues venir, évidemment. Mais ça ne bouleversait pas les fondamentaux que nous connaissons. Non, vraiment. Au contraire, ça les renforçait, encore une fois. Parce que, finalement, ces manifestations immenses que l'on a vues défiler dans les capitales arabes, quels en étaient les slogans ? Démocratie, liberté, état de droit. Est-ce qu'on a entendu dans ces manifestations ? Tuons les chrétiens, tuons les occidentaux, djihad, djihad ? Non, pas du tout. Pas du tout. C'était les valeurs universelles dont il était bien prouvé pendant ces révolutions arabes. Qu'elles étaient effectivement universelles et que l'aspiration à la liberté est la chose la mieux partagée du monde. avec l'horreur de la dictature, naturellement. Mais là, je ne sais plus. Je ne sais plus. Et il n'y a pas que moi qui ne sache plus. Tous nos concitoyens et tous les citoyens du monde, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 8:02
Question 274Bernard Guetta : "Le monde devient fou"
Et les auditeurs d'Inter, extrêmement nombreux, c'est une déferlante ce matin, notamment à travers l'application d'Inter. Si vous voulez dialoguer avec notre invité, 0145 24 7000, les réseaux sociaux et donc l'application Inter. Bernard Guetta, bonjour. Bonjour Nicolas. Et merci, merci d'être avec nous encore ce matin, en début de semaine, lundi, à ce micro. Vous annonciez aux auditeurs du 7-9 que vous arrêtiez aujourd'hui cet exercice quotidien. Vous ne regrettez pas la décision, Bernard ?
Réponse directe
Non, parce que, bon, je suis naturellement malheureux, ému, très ému de quitter Inter, de vous quitter, de quitter Léa, toute l'équipe. Mais en même temps, je vogue vers de nouveaux horizons, des horizons que je souhaitais et qui me semblent nécessaires. Et donc, ce n'est pas un départ, c'est une troisième vie qui s'ouvre.
« Non, parce que, bon, je suis naturellement malheureux, ému, très ému de quitter Inter, de vous quitter, de quitter Léa, toute l'équipe. Mais en même temps, je vogue vers de nouveaux horizons, des horizons que je souhaitais et qui me semblent nécessaires. Et donc, ce n'est pas un départ, c'est une troisième vie qui s'ouvre. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 0:59
Question 275Bernard Guetta : "Le monde devient fou"
Et en même temps, Bernard Guetta, silence dans les rangs progressistes. Personne ne descend dans les rues. Il n'y a pas d'immense mobilisation, sauf les personnes qui se mobilisent habituellement. Comment ça, vous l'analysez ?
Réponse directe
Je ne sais pas l'analyser précisément. Très souvent, nous nous sommes dit, en sortant du studio, vous et moi, mais il est quand même invraisemblable qu'il n'y ait pas eu une manifestation contre le boucher de Damas, contre l'horreur permanente, quotidienne, en Syrie, d'une abomination invraisemblable. Il n'y a jamais eu une manifestation de plus de 200 personnes. Et c'était des Syriens la plupart du temps. Et c'était des Syriens la plupart du temps. Alors pourquoi ? Si on essaye d'analyser ça, parce que c'est compliqué, je crois que l'horreur était évidemment partagée par la grande majorité des gens. Et qu'en même temps, beaucoup de gens, même parmi ceux qui étaient horrifiés, se disaient,…
« Je ne sais pas l'analyser précisément. Très souvent, nous nous sommes dit, en sortant du studio, vous et moi, mais il est quand même invraisemblable qu'il n'y ait pas eu une manifestation contre le boucher de Damas, contre l'horreur permanente, quotidienne, en Syrie, d'une abomination invraisemblable. Il n'y a jamais eu une manifestation de plus de 200 personnes. Et c'était des Syriens la plupart du temps. Et c'était des Syriens la plupart du temps. Alors pourquoi ? Si on essaye d'analyser ça, parce que c'est compliqué, je crois que l'horreur était évidemment partagée par la grande majorité des gens. Et qu'en même temps, beaucoup de gens, même parmi ceux qui étaient horrifiés, se disaient, ah oui, mais finalement, si Bachar tombe, est-ce que ce ne sont pas les islamistes, les djihadistes, Daesh, qui va arriver au pouvoir, etc. Ils se trompaient complètement. C'était évidemment le contraire. Mais enfin bon, c'était cette réaction. Et premièrement, il n'y a plus de croyances collectives, bonnes ou mauvaises, pour faire descendre les gens dans la rue pour de bonnes ou de mauvaises causes. Et deuxièmement, »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 10:06Voir 1 autre passage
« les choses sont devenues tellement complexes, tellement incompréhensibles pour la majorité des gens, alors qu'en fait, elles ne le sont pas vraiment, qu'on hésite à s'engager. Qu'on hésite à s'engager. Et c'est une chose absolument épouvantable. Même vous ? Ça, c'est Léa. »
France Inter — L'invité de 8h20 · Bernard Guetta : "Le monde devient fou"Vérifier à 11:20
Voir 2 autres passages
« – Non, ça me semble prématuré. On verra ça au moment de la présidence fielle. Mais en revanche, il y a des moments du bloc central en ce moment qui me peinent considérablement. Écoutez, quand je vois qu'à Paris, nous soutenons la candidature de Mme Dati, qui est soutenue par l'extrême droite, je le regrette profondément. Non, je pense que la condition de la stabilisation politique de notre pays, c'est un accord entre la social-démocratie et les centres. La social-démocratie et les centres auxquels j'appartiens. Je n'appartiens à aucun parti politique. Je n'appartiens pas à Renaissance, ni à Horizon, ni à quoi que ce soit. Mais j'appartiens au centre, ça certainement, politiquement parlant. Eh bien, je pense que l'avenir, la seule possibilité de stabiliser notre pays aujourd'hui est une concordance, une convergence entre la social-démocratie et les centres. C'est pour ça que dimanche prochain, je voterai pour le candidat socialiste à la mairie de Paris, comme Philippe Grandjon, comme beaucoup de personnes issues du centre ou y appartenant. Et c'est pour ça que je suis stupéfait que le Parti socialiste ait retiré son investiture à Madame Trottmann, à Strasbourg, parce qu'elle a commis le crime de converger avec une personnalité centriste absolument honorable, absolument moderne. Écoutez, une personnalité centriste, Horizon ou tout ce que vous voulez, est un homme absolument honorable, absolument honorable, absolument modéré. Et le Parti socialiste sanctionne cela, alors qu'il ne sanctionne aucun de ces candidats qui se rapprochent de la France insoumise ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 18:06
« – Écoutez, les approvisionnements de l'Europe ne passent qu'en petite partie par le détroit d'Hormuz. Oui, effectivement, c'est vrai que nos intérêts sont concernés, mais surtout nous sommes concernés par la stabilisation, ou plutôt la déstabilisation de l'économie mondiale. – Mais nous ne pouvons pas nous joindre sur un coup de sifflet à une opération décidée par les États-Unis sans aucune constatation. Ils ne nous ont même pas avertis, ils ne nous ont même pas… Vous me direz qu'ils n'ont même pas averti le Congrès américain, ce qui est encore mieux, ce qui est encore mieux. Bon, mais ils se tournent vers nous, ils nous disent maintenant « Venez à la rescousse ». Mais venez à la rescousse, pourquoi ? Dans quelles conditions ? Après quelles réunions de nos États-majors communs, etc. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 16:21
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 mai 2023 au 19 oct. 2026 · 57 observations63 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« pouvait-il dire ou faire de plus »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:52Voir 2 autres passages
« Écoutez, l'armée israélienne, et Israël d'une manière générale, Israël n'est pas déjà une dictature militaire, elle a un gouvernement civil. Non, sérieusement parlant, évidemment qu'Israël en fait un préalable. Est-ce que le gouvernement libanais serait réellement incapable de désarmer le Hezbollah ? Non. Ça a été le cas jusqu'ici ? Ça a été le cas parce que les Libanais, et on les comprend et on les approuve, ont une peur panique d'un retour aux années de guerre civile. Et évidemment que si l'armée libanaise, sur instruction du gouvernement, se mêlait de vouloir désarmer par la force, parce que le Hezbollah ne se laisserait pas faire cette organisation, ce serait, en tout cas partiellement, possiblement, une guerre civile. Alors évidemment, bon, les Libanais sont extrêmement réticents, mais d'un autre côté, les coups portés par l'armée israélienne au Hezbollah sont non pas définitifs, mais tellement durs qu'ils peuvent contribuer à un affaiblissement tel de cette organisation, qu'elles doivent finir par accepter de gré ou de force. C'est une possibilité, malheureusement pas du tout une certitude. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 2:17
« Je le souhaiterais, je le souhaiterais, ce n'est pas encore joué, mais oui, on peut l'espérer. On peut l'espérer pourquoi ? Parce qu'il est évident que la France et l'Algérie doivent avoir des relations apaisées, normales et sortant de cette, je crois que le mot n'est pas trop fort, de cette hystérie quasi permanente qui règne entre nos deux pays. Alors cette hystérie, elle tient à l'histoire, elle tient à des ressentiments des deux côtés, en vérité des deux côtés, justifier et pas justifier, mais n'entrons même pas, n'entrons plus jamais dans ce débat. Laissons-le aux historiens. En revanche, il y a un débat qui nous intéresse, nous, citoyens, observateurs ou pas de la politique internationale, c'est que la France et l'Algérie sont condamnés à s'entendre, qu'elles le veuillent ou qu'elles ne le veuillent pas. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Mais écoutez, les Américains, dans un document stratégique tout à fait officiel, ont dit qu'il fallait soutenir ce qu'ils appellent les patriotes. Or, les patriotes, vous savez, c'est le nom du groupe au Parlement européen qui regroupe le Front National, le parti de l'ancien Premier ministre hongrois, M. Orban, etc. C'est-à-dire un paquet des extrêmes droites européennes. Et regardez que les États-Unis soutiennent ces extrêmes droites européennes parce qu'elles veulent défaire l'Union européenne. Elles veulent défaire l'unité des Européens, naturellement. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 18:36Voir 2 autres passages
« les Russes, ceux de M. Poutine en tout cas, soutiennent exactement les mêmes forces pour les mêmes raisons. Il y a une convergence. Aujourd'hui, nous avons des présidents russes et américains qui veulent se partager l'Europe en zone d'influence. Ouvrons les yeux, ouvrons les yeux, lisons leurs textes. Ils veulent se partager l'Europe en zone d'influence. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 19:20
« – Les Israéliens vous répondraient, moi je n'en suis pas absolument certain, qu'ils démantèlent ainsi l'appareil d'État, l'appareil du régime et l'appareil d'État. Par parenthèse, l'appareil du régime et l'appareil d'État, c'est un peu la même chose. Mais ils en sont certains. Il y a un point d'interrogation quand même sur cette politique. C'est qu'un jour ou l'autre, il faudra négocier avec des Iraniens. Et si possible, c'est ce qui s'était passé en Espagne, c'est la transition à l'espagnol. Si possible, avec des hommes sortis du régime. Bien, s'il n'y a plus d'hommes sortis du régime avec lesquels on puisse discuter, ça sera embêtant. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées18 mai 2023 au 19 oct. 2026 · 10 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« ne le sais pas. Les caisses sont vides. Il ne peut pas promettre des gros chèques. Certainement pas. Il ne peut pas promettre des gros chèques. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « Nous sommes un pays en état d’anarchie et à politique illisible »Vérifier à 5:55Voir 2 autres passages
« Non, non, aussi, mais à la table des négociations, le fait est que quand on subit cette situation sur le plan intérieur, on n'est pas spécialement en position de force. »
France Inter · Bernard Guetta : Donald Trump veut "casser l'Union Européenne et au-delà, les Européens"Vérifier à 4:53
« Écoutez, il y a une raison. Il y a une raison objective réelle. C'est vrai qu'ils ne pouvaient pas, les uns et les autres, les Saoudiens, etc., arriver à Genève avec les tirs, etc. L'espace aérien est plus ou moins fermé dans toute la région. Mais en tout cas dangereux. En tout cas très dangereux. Mais soyons honnêtes, soyons lucides. Il n'y a pas que le problème du transport aérien. Il y a le fait que la situation est devenue tellement mouvante que prendre l'initiative de la reconnaissance de la Palestine est devenue plus difficile pour le chef de l'État français. Mais je le regrette profondément. Profondément. »
France Inter — L'invité du week-end · Bernard Guetta : "Il y a peut-être une chance que la raison l'emporte" dans la guerre entre Israël et l'IranVérifier à 19:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 53 observations55 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, l'armée israélienne, et Israël d'une manière générale, Israël n'est pas déjà une dictature militaire, elle a un gouvernement civil. Non, sérieusement parlant, évidemment qu'Israël en fait un préalable. Est-ce que le gouvernement libanais serait réellement incapable de désarmer le Hezbollah ? Non. Ça a été le cas jusqu'ici ? Ça a été le cas parce que les Libanais, et on les comprend et on les approuve, ont une peur panique d'un retour aux années de guerre civile. Et évidemment que si l'armée libanaise, sur instruction du gouvernement, se mêlait de vouloir désarmer par la force, parce que le Hezbollah ne se laisserait pas faire cette organisation, ce serait, en tout cas partiellement, possiblement, une guerre civile. Alors évidemment, bon, les Libanais sont extrêmement réticents, mais d'un autre côté, les coups portés par l'armée israélienne au Hezbollah sont non pas définitifs, mais tellement durs qu'ils peuvent contribuer à un affaiblissement tel de cette organisation, qu'elles doivent finir par accepter de gré ou de force. C'est une possibilité, malheureusement pas du tout une certitude. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 2:17Voir 2 autres passages
« – Il y a quelque chose de désespéré dans l'attitude du régime iranien aujourd'hui. C'est pour ça qu'on ne peut pas exclure qu'après quelques jours, quelques semaines, je ne sais pas, ce régime soit s'écroule brutalement, soit cherche un arrangement diplomatique. On ne peut pas l'exclure, mais il n'y a pas de certitude non plus, parce qu'on voit bien, encore une fois, qu'ils agissent comme des gens acculés, dos au mur, qui ne savent plus très bien quoi faire, et qui envoient un message clair, qui est terrible, mais qui, de leur point de vue, n'est pas absurde, qui est « si vous nous détruisez, nous vous détruirons ». »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 4:01
« – Je pense que la chose raisonnable à faire serait d'organiser une transition politique et quand il y aurait une autre direction iranienne, à ce moment-là, négocier les conditions d'une stabilisation régionale. Est-ce qu'on peut en arriver là ? Je n'en sais rien. Je pense, en revanche, que le seul moyen d'en sortir serait celui-là. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 65 observations73 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, si un quelconque chef d'État occidental, de démocratie, avait le taux d'approbation, si ce n'est de popularité, dont bénéficie Vladimir Poutine, mais écoutez, il danserait de joie, évidemment. Mais pour la Russie, même ces 60% et quelques d'approbation sont très, très préoccupants pour le Kremlin, dans la mesure où, de mois en mois, ce taux d'approbation régresse. Et on arrive, pour la Russie, qui a des taux tout à fait inquiétants pour Vladimir Poutine, parce que, mettez-vous à la place d'un citoyen russe, dring, dring, le téléphone sonne, « Bonjour monsieur, c'est l'Institut de sondage, etc. » « Est-ce que vous aimez Vladimir Poutine ? » « Mais non, je ne l'aime pas, je l'adore, évidemment, parce que les écoutes, la peur, etc. » Donc, quand on arrive à ces chiffres, ça veut dire qu'une partie importante, non pas majoritaire, mais importante, très significative de l'opinion russe, on a tellement, pardonnez-moi, on a tellement marre de cette guerre odieuse, odieuse pour la population russe aussi, beaucoup moins que pour la population ukrainienne, mais quand même, pour la population russe aussi, on a tellement marre qu'on commence à dire « Poutine, ça va comme ça. » »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 9:09Voir 2 autres passages
« Je le souhaiterais, je le souhaiterais, ce n'est pas encore joué, mais oui, on peut l'espérer. On peut l'espérer pourquoi ? Parce qu'il est évident que la France et l'Algérie doivent avoir des relations apaisées, normales et sortant de cette, je crois que le mot n'est pas trop fort, de cette hystérie quasi permanente qui règne entre nos deux pays. Alors cette hystérie, elle tient à l'histoire, elle tient à des ressentiments des deux côtés, en vérité des deux côtés, justifier et pas justifier, mais n'entrons même pas, n'entrons plus jamais dans ce débat. Laissons-le aux historiens. En revanche, il y a un débat qui nous intéresse, nous, citoyens, observateurs ou pas de la politique internationale, c'est que la France et l'Algérie sont condamnés à s'entendre, qu'elles le veuillent ou qu'elles ne le veuillent pas. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 10:56
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités27 sept. 2023 au 18 mai 2026 · 13 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, non, mais en même temps, en ce moment même à Washington, il y a des pourparlers israélo-limanais et il y a sur la table, on ne sait pas ce que ça donnera, mais il y a sur la table un document de travail qui parle très clairement, très nettement d'une paix israélo-libanaise. Ce qui serait une première, évidemment. Ce qui serait une première et même entre les lignes d'une reconnaissance mutuelle. Alors, ce n'est pas dit aussi clairement, mais tout le document porte à cela et il y a en ce moment au Liban toute une partie de l'opinion, toute une partie du pays qui défend très ouvertement, et c'est une nouveauté absolue, l'idée d'une reconnaissance mutuelle des deux États et donc d'une coopération politique et économique. Économique et politique, faudrait-il dire. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« Un mot sur les Etats-Unis, Bernard Guetta, et on va bien sûr dérouler le jeu des acteurs, la position affaiblie de Volodymyr Zelensky face à des sujets de corruption dans son pays. Mais sur les Etats-Unis, hier, le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrault, interrogé par nos confrères de la Tribune dimanche précisément sur la position des Etats-Unis, disait « mais il faut regarder les faits ». Les faits, c'est que les Etats-Unis continuent de livrer des armes à l'Ukraine. L'effet, c'est qu'il y a des sanctions américaines qui demeurent sur la Russie. C'est contradictoire avec ce que vous nous dites là, sur une sorte de môle russo-américain. »
France Inter · Bernard Guetta : Donald Trump veut "casser l'Union Européenne et au-delà, les Européens"Vérifier à 2:13
« Oui, je suis de gauche anticommuniste, c'est de famille. Mes parents étaient de gauche et anticommunistes. Il y avait dans la bibliothèque du salon, enfin du salon, on sait ce que je puis dire, du living, il faudrait dire, comme on disait dans les années 50-60, il y avait toute la littérature antisoviétique et notamment tous les témoignages sur le goulag. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Dates citées18 mai 2023 au 18 mai 2026 · 29 observations29 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, non, mais en même temps, en ce moment même à Washington, il y a des pourparlers israélo-limanais et il y a sur la table, on ne sait pas ce que ça donnera, mais il y a sur la table un document de travail qui parle très clairement, très nettement d'une paix israélo-libanaise. Ce qui serait une première, évidemment. Ce qui serait une première et même entre les lignes d'une reconnaissance mutuelle. Alors, ce n'est pas dit aussi clairement, mais tout le document porte à cela et il y a en ce moment au Liban toute une partie de l'opinion, toute une partie du pays qui défend très ouvertement, et c'est une nouveauté absolue, l'idée d'une reconnaissance mutuelle des deux États et donc d'une coopération politique et économique. Économique et politique, faudrait-il dire. »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 0:40Voir 2 autres passages
« – Pour l'instant, on n'en est pas très loin, on n'est pas du tout là. – 19e jour de guerre. – On n'est pas du tout là. Simplement, en bon français, « out of necessity », c'est-à-dire quand la nécessité l'imposerait. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 5:49
« – Pour l'instant, on n'en est pas très loin, on n'est pas du tout là. – 19e jour de guerre. – On n'est pas du tout là. Simplement, en bon français, « out of necessity », c'est-à-dire quand la nécessité l'imposerait. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités27 sept. 2023 au 18 mai 2026 · 24 observations26 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, si un quelconque chef d'État occidental, de démocratie, avait le taux d'approbation, si ce n'est de popularité, dont bénéficie Vladimir Poutine, mais écoutez, il danserait de joie, évidemment. Mais pour la Russie, même ces 60% et quelques d'approbation sont très, très préoccupants pour le Kremlin, dans la mesure où, de mois en mois, ce taux d'approbation régresse. Et on arrive, pour la Russie, qui a des taux tout à fait inquiétants pour Vladimir Poutine, parce que, mettez-vous à la place d'un citoyen russe, dring, dring, le téléphone sonne, « Bonjour monsieur, c'est l'Institut de sondage, etc. » « Est-ce que vous aimez Vladimir Poutine ? » « Mais non, je ne l'aime pas, je l'adore, évidemment, parce que les écoutes, la peur, etc. » Donc, quand on arrive à ces chiffres, ça veut dire qu'une partie importante, non pas majoritaire, mais importante, très significative de l'opinion russe, on a tellement, pardonnez-moi, on a tellement marre de cette guerre odieuse, odieuse pour la population russe aussi, beaucoup moins que pour la population ukrainienne, mais quand même, pour la population russe aussi, on a tellement marre qu'on commence à dire « Poutine, ça va comme ça. » »
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 9:09Voir 2 autres passages
« – Je n'anticipe pas, bien sûr que c'est énorme, c'est pour ça que je vous en parle. Mais avec ces bombardements des champs gaziers, oui, il n'est pas impossible qu'on monte jusqu'à 150. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 1:32
« c'est qu'au contraire, l'Union Européenne est unie comme elle ne l'a jamais été. Territorialement, d'abord, écoutez, même sous l'Empire Romain, même sous Charlemagne, on n'a jamais vu une Europe unie du nord de la Scandinavie à la pointe sud de la Sardaigne et du nez de la Bretagne à la frontière russe. Ça ne s'est jamais vu dans l'histoire. Et maintenant, les divisions politiques de l'Union Européenne dont on parle constamment. Mais attendez, où sont-elles sur l'Ukraine ? Il y a une unanimité absolue à l'exception de M. Orban et beaucoup plus marginalement des Slovaques et à moitié du gouvernement tchèque mais pas du président. Écoutez, nous, évidemment, qu'on est fondamentalement unis sur l'Ukraine. Sur le Groenland, on a été fondamentalement unis. Sur les droits de douane, écoutez, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités14 nov. 2024 au 19 mars 2026 · 2 observations2 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – L'OTAN est fait pour protéger l'Europe, l'Alliance atlantique, l'Alliance atlantique ne concerne pas cette région, nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d'autant que l'article 5 du traité dit que nous devons… – Défense mutuelle. – Défense mutuelle, c'est-à-dire qu'un État membre de l'Alliance atlantique qui est attaqué a droit à la protection des autres États membres. En l'occurrence, les États-Unis n'ont pas été attaqués, les États-Unis ont attaqué. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 15:38Voir 1 autre passage
« Et je précise juste, je ne suis pas expériment en droit, mais le droit de réponse, ce n'est pas vous avez parlé de moi, je vais parler de moi dans votre publication. Le droit de réponse, c'est vous avez donné le fait A. J'estime que sur le fait A, c'est faux. Donc, je vais répondre sur le fait A et vous allez publier au même public ce que vous avez écrit sur le fait A. En revanche, nous, on écrivait fait A et le droit de réponse était plutôt A, mais le lendemain, on faisait ça. C'était un peu des précisions à côté et pas exactement le fait lui-même. Si tu as raison, »
BACKSEAT · BACKSEAT - S04E06 - Trump, une MENACE pour l'Europe ? avec Bernard GuettaVérifier à 35:20
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées18 mai 2023 au 19 mars 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Nouvelle crise pétrolière, donc crise économique, non seulement pour l'Europe, ça va de soi, mais pour le monde entier en vérité, y compris pour les États-Unis qui sont autosuffisants en pétrole, sauf que si tous les prix augmentent et que toute l'économie mondiale se dérègle, les États-Unis en souffriront aussi. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 1:47Voir 2 autres passages
« – Je pense que la chose raisonnable à faire serait d'organiser une transition politique et quand il y aurait une autre direction iranienne, à ce moment-là, négocier les conditions d'une stabilisation régionale. Est-ce qu'on peut en arriver là ? Je n'en sais rien. Je pense, en revanche, que le seul moyen d'en sortir serait celui-là. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 6:10
« – Non, non, non, absolument pas. Mais en revanche, le fait patent, c'est qu'il ne se montre pas, même pas sur les écrans de télévision. Mais ne parlons pas d'un meeting dans les rues comme avait fait Larry Jani. Non, non, il est totalement caché. Alors, qu'est-ce que ça signifie ? Qu'il est défiguré, qu'il a été évacué en Russie pour être soigné après des blessures graves, pendant le bombardement, qui a tué son père, qui a tué son père, sa femme et son fils. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Radio J — L'interview politique · Bernard Guetta - L'interview politique du 18/05/26Vérifier à 10:56
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 11:28
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 6:10
« – L'OTAN est fait pour protéger l'Europe, l'Alliance atlantique, l'Alliance atlantique ne concerne pas cette région, nous ne sommes absolument pas obligés de suivre les États-Unis, d'autant que l'article 5 du traité dit que nous devons… – Défense mutuelle. – Défense mutuelle, c'est-à-dire qu'un État membre de l'Alliance atlantique qui est attaqué a droit à la protection des autres États membres. En l'occurrence, les États-Unis n'ont pas été attaqués, les États-Unis ont attaqué. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · Bernard Guetta : « La menace nucléaire iranienne existe, mais n’était pas imminente. »Vérifier à 15:38
France Culture — Sens politique · Bernard Guetta : "Nous, la majorité présidentielle, avons complètement raté la campagne des européennes"Vérifier à 12:32