Benoît Serre — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
20 déc. 2021 au 4 oct. 2022
Questions
38
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 38 questions évaluables
Réponse directe
28
Réponse partielle
5
Réponse à côté
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 38
Question 1Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Benoît Serres, la crise de Covid, on le sait, a profondément développé le télétravail. On ne reviendra pas en arrière ?
Réponse directe
Non, maintenant c'est fini. Vous savez, on est passé, avec la crise Covid, de 3% de télétravail avant la crise, à 26% après la crise.
« Non, maintenant c'est fini. Vous savez, on est passé, avec la crise Covid, de 3% de télétravail avant la crise, à 26% après la crise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"Vérifier à 3:49
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui. Nous, c'est ce qu'on dit un peu. C'est-à-dire que ça ne paraîtrait pas totalement illogique, par exemple, qu'on impose le pass sanitaire pour entrer dans le restaurant d'entreprise. Parce qu'on sait que ça, c'est un lieu où les gens retirent les masques, évidemment. Les gestes barrières sont un peu moins respectés. On pourrait aussi imaginer ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui. De dire à des collaborateurs, la réunion de plus de 30 personnes, vous ne pourrez y accéder que si vous présentez un pass sanitaire. Autrement dit, essayer de concentrer le pass sanitaire, si tant est que ce soit l'outil qui permet de réduire les contaminations, dans les endroits où vous avez un vrai risque de surcontamination. Mais quelqu'un qui vient le matin et qui se met dans son bureau et qui repart le soir, si les gestes barrières sont respectés, le masque, la distanciation sociale, les plexiglas, enfin tout ce qu'on connaît depuis deux ans, je pense que c'est plus pertinent d'avoir une approche ciblée sur des endroits dangereux plutôt que généralisée à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur configuration de locaux, quelle que soit leur activité. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Question 2Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Les voilà confrontés à l'inflation et aux difficultés de recrutement. Bonjour Benoît Serre. Bonjour. Vous êtes DRH de L'Oréal France et vice-président de l'ANDRH, l'association nationale des DRH, qui publie aujourd'hui son étude annuelle sur la rentrée sociale des DRH. Rentrée marquée donc par l'inflation, est-ce que les entreprises sortent le carnet de chèques pour augmenter les salaires ?
Réponse partielle
En fait, ça m'a toujours frappé ces discussions en disant qu'il faut augmenter les salaires. Sincèrement, il y a tellement de configurations différentes, on le voit dans notre étude, les entreprises qui disent « Mais moi, je n'ai pas les moyens ». D'autres qui disent « Ça, c'est un point qui commence à monter et heureusement ». C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre que les coûts énergétiques des entreprises, notamment des PME, explosent. Et donc, il y a un moment où vous ne devez faire pas un choix, parce que c'est toujours un mauvais choix, entre l'inflation dite de production et l'inflation de consommation. Après, c'est vrai que la pression sur les salaires, parce que l'inflation est ré…
« En fait, ça m'a toujours frappé ces discussions en disant qu'il faut augmenter les salaires. Sincèrement, il y a tellement de configurations différentes, on le voit dans notre étude, les entreprises qui disent « Mais moi, je n'ai pas les moyens ». D'autres qui disent « Ça, c'est un point qui commence à monter et heureusement ». C'est-à-dire qu'il faut bien comprendre que les coûts énergétiques des entreprises, notamment des PME, explosent. Et donc, il y a un moment où vous ne devez faire pas un choix, parce que c'est toujours un mauvais choix, entre l'inflation dite de production et l'inflation de consommation. Après, c'est vrai que la pression sur les salaires, parce que l'inflation est réelle, elle est forte. Donc, il y a des entreprises, en fonction de ce qu'elles ont fait l'année dernière, ce qu'elles ont fait cette année. Ça discute partout, en tout cas. Vous avez vu dans notre étude que beaucoup d'entreprises ont avancé les dates de négociation. Donc, voilà, c'est un sujet pris en considération. Qu'est-ce que ça va donner à la fin ? On verra bien selon les configurations d'entreprises, mais on ne peut pas dire « Il faut augmenter les salaires ». »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"Vérifier à 0:25
Question 3Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
C'est pouvoir choisir ses horaires, par exemple ?
Réponse directe
Ce n'est pas uniquement ses horaires, c'est pouvoir... Par exemple, je décide de travailler de cette manière-là plutôt chez moi à tel moment. Faites-moi suffisamment confiance pour le faire. Ne contrôlez pas quand je rentre ou quand je sors. On a un peu quitté le modèle habituel pour une partie. Donc attention, parce que 30 ou 35% des métiers sont télétravaillés ensemble. Donc on a l'impression que l'hybride, c'est pour tout le monde. Non, non, c'est pour 35% des gens en France. Les autres, ils ne peuvent pas.
« Ce n'est pas uniquement ses horaires, c'est pouvoir... Par exemple, je décide de travailler de cette manière-là plutôt chez moi à tel moment. Faites-moi suffisamment confiance pour le faire. Ne contrôlez pas quand je rentre ou quand je sors. On a un peu quitté le modèle habituel pour une partie. Donc attention, parce que 30 ou 35% des métiers sont télétravaillés ensemble. Donc on a l'impression que l'hybride, c'est pour tout le monde. Non, non, c'est pour 35% des gens en France. Les autres, ils ne peuvent pas. »
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Question 4Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Il y a quelque chose aussi qui est très marquant dans votre étude, c'est les problèmes de recrutement. Vous dites que 82% des entreprises sont concernées.
Réponse à côté
C'est ce que nous disent nos collègues DRH à la NDRH, et on le vit.
« C'est ce que nous disent nos collègues DRH à la NDRH, et on le vit. »
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Question 5Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Est-ce que ça, vous l'observez ou pas ?
Réponse directe
Non, je suis assez contre ça. Je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. En revanche, c'est vrai que quand vous avez charge de famille ou charge d'emprunt, peu importe, vous n'hésitez plus à changer de boulot. Parce qu'en France, le CDI, il emporte énormément de choses. Il emporte la protection sociale, il emporte l'accès à l'emprunt, il emporte plein de choses. Donc la différence générationnelle va se faire là, en fait, de la contrainte qui est la vôtre. En revanche, dans les comportements, je ne l'observe pas tant que ça, finalement. Et d'ailleurs, c'est une question que les entreprises doivent se poser. C'est pourquoi, dès que ça va mieux, les gens pensent qu'une chose, c'es…
« Non, je suis assez contre ça. Je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. En revanche, c'est vrai que quand vous avez charge de famille ou charge d'emprunt, peu importe, vous n'hésitez plus à changer de boulot. Parce qu'en France, le CDI, il emporte énormément de choses. Il emporte la protection sociale, il emporte l'accès à l'emprunt, il emporte plein de choses. Donc la différence générationnelle va se faire là, en fait, de la contrainte qui est la vôtre. En revanche, dans les comportements, je ne l'observe pas tant que ça, finalement. Et d'ailleurs, c'est une question que les entreprises doivent se poser. C'est pourquoi, dès que ça va mieux, les gens pensent qu'une chose, c'est s'en aller. Donc ça veut dire qu'il y a un petit sujet, quand même. Mais je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. Moi, je conteste assez ceux qui disent les jeunes ceci ou les jeunes cela. Ce n'est pas tout à fait exact, honnêtement. »
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Question 6Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
82% c'est du jamais vu ?
Réponse directe
Jamais vu. Je n'ai jamais vu 82% des gens qui disent « Moi, je n'arrive pas à recruter ». Il faut dire qu'on sort de 20 ans de chômage de masse, on n'y est plus. Donc, votre marché s'est inversé, ce qu'on appelle, on est passé d'un marché d'employeur à un marché d'employé. Ça, c'est un premier phénomène. Deuxième phénomène, il y a eu beaucoup de créations d'emplois, il faut le reconnaître. La troisième chose, c'est qu'il y a beaucoup d'instabilité du corps social, en fait. Donc, les gens bougent. Vous avez vu les statistiques de la Dares, qui disaient qu'il y avait 500 000 démissions par trimestre. Tout ça, c'est vrai. Ça veut dire que vous passez votre temps et cherchez quelqu'un. Et tout…
« Jamais vu. Je n'ai jamais vu 82% des gens qui disent « Moi, je n'arrive pas à recruter ». Il faut dire qu'on sort de 20 ans de chômage de masse, on n'y est plus. Donc, votre marché s'est inversé, ce qu'on appelle, on est passé d'un marché d'employeur à un marché d'employé. Ça, c'est un premier phénomène. Deuxième phénomène, il y a eu beaucoup de créations d'emplois, il faut le reconnaître. La troisième chose, c'est qu'il y a beaucoup d'instabilité du corps social, en fait. Donc, les gens bougent. Vous avez vu les statistiques de la Dares, qui disaient qu'il y avait 500 000 démissions par trimestre. Tout ça, c'est vrai. Ça veut dire que vous passez votre temps et cherchez quelqu'un. Et tout le monde cherche les mêmes. Donc, forcément, la tension est forte, et elle se reporte partiellement sur les salaires. »
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Question 7Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Est-ce que c'est aussi une question de génération ?
Réponse directe
Non, je suis assez contre ça. Je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. En revanche, c'est vrai que quand vous avez charge de famille ou charge d'emprunt, peu importe, vous n'hésitez plus à changer de boulot. Parce qu'en France, le CDI, il emporte énormément de choses. Il emporte la protection sociale, il emporte l'accès à l'emprunt, il emporte plein de choses. Donc la différence générationnelle va se faire là, en fait, de la contrainte qui est la vôtre. En revanche, dans les comportements, je ne l'observe pas tant que ça, finalement. Et d'ailleurs, c'est une question que les entreprises doivent se poser. C'est pourquoi, dès que ça va mieux, les gens pensent qu'une chose, c'es…
« Non, je suis assez contre ça. Je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. En revanche, c'est vrai que quand vous avez charge de famille ou charge d'emprunt, peu importe, vous n'hésitez plus à changer de boulot. Parce qu'en France, le CDI, il emporte énormément de choses. Il emporte la protection sociale, il emporte l'accès à l'emprunt, il emporte plein de choses. Donc la différence générationnelle va se faire là, en fait, de la contrainte qui est la vôtre. En revanche, dans les comportements, je ne l'observe pas tant que ça, finalement. Et d'ailleurs, c'est une question que les entreprises doivent se poser. C'est pourquoi, dès que ça va mieux, les gens pensent qu'une chose, c'est s'en aller. Donc ça veut dire qu'il y a un petit sujet, quand même. Mais je ne pense pas qu'il y ait un phénomène de génération. Moi, je conteste assez ceux qui disent les jeunes ceci ou les jeunes cela. Ce n'est pas tout à fait exact, honnêtement. »
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Question 8Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Le gouvernement va présenter après-demain son plan de sobriété à destination des entreprises. Est-ce que c'est un sujet de travail pour les DRH ?
Réponse directe
C'est un sujet de travail pour les entreprises et pour les DRH, sous trois angles, en fait. Le premier, c'est que, d'une certaine manière, l'été qu'on a passé, a fait prendre conscience à beaucoup de gens dans le quotidien qu'il se passait quand même quelque chose. Donc il y a une pression, d'une certaine manière, pas négative, mais ça allait de dire, bon, qu'est-ce que mon entreprise fait ? Et on sait que, vous l'évoquiez tout à l'heure sur la rémunération, ça aussi, c'est un critère d'embauche. Après, vous avez une vrainquiétude de beaucoup d'entreprises, notamment des petites, qui disent, est-ce que j'aurai l'énergie et à quel prix dans les mois qui viennent ? Vous avez sans doute vu qu'…
« C'est un sujet de travail pour les entreprises et pour les DRH, sous trois angles, en fait. Le premier, c'est que, d'une certaine manière, l'été qu'on a passé, a fait prendre conscience à beaucoup de gens dans le quotidien qu'il se passait quand même quelque chose. Donc il y a une pression, d'une certaine manière, pas négative, mais ça allait de dire, bon, qu'est-ce que mon entreprise fait ? Et on sait que, vous l'évoquiez tout à l'heure sur la rémunération, ça aussi, c'est un critère d'embauche. Après, vous avez une vrainquiétude de beaucoup d'entreprises, notamment des petites, qui disent, est-ce que j'aurai l'énergie et à quel prix dans les mois qui viennent ? Vous avez sans doute vu qu'il y a des entreprises qui annoncent qu'à ce jour, leur facture énergétique, elle a augmenté de 40% et donc ils n'arrivent plus à produire. Donc, deuxième sujet, c'est plutôt un sujet de production. Et puis, le troisième sujet, c'est, poussé par le gouvernement, c'est comment je fais pour contribuer collectivement à réduire la facture dans les deux sens, c'est-à-dire en production et en coût. Donc, c'est un sujet vraiment présent. On attend ce que va annoncer le gouvernement. Beaucoup d'entreprises ont déjà pris des mesures assez fortes depuis longtemps, d'ailleurs. »
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Question 9Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Deux jours, c'est ça, par semaine ?
Réponse directe
En moyenne, on observe que les entreprises ont plutôt passé des accords ou mis en place des systèmes à deux jours. Ce n'est pas illogique, d'ailleurs, parce que quand vous êtes à trois jours, vous changez un peu de monde, quand même. Vous passez plus de temps chez vous que... Bon, donc c'est pour ça que c'est deux jours. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que c'est plutôt le souhait des gens d'être à deux jours. Mais la question du télétravail, elle en pose une autre qui, elle, est beaucoup plus compliquée à résoudre. C'est que vous avez des salariés qui ont une demande très forte, et là, pour le coup, c'est un peu générationnel. Très fort de liberté d'organisation dans le travail. Ce…
« En moyenne, on observe que les entreprises ont plutôt passé des accords ou mis en place des systèmes à deux jours. Ce n'est pas illogique, d'ailleurs, parce que quand vous êtes à trois jours, vous changez un peu de monde, quand même. Vous passez plus de temps chez vous que... Bon, donc c'est pour ça que c'est deux jours. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que c'est plutôt le souhait des gens d'être à deux jours. Mais la question du télétravail, elle en pose une autre qui, elle, est beaucoup plus compliquée à résoudre. C'est que vous avez des salariés qui ont une demande très forte, et là, pour le coup, c'est un peu générationnel. Très fort de liberté d'organisation dans le travail. Ce n'est pas une affaire de jour ou pas de jour. C'est pour ça que je pense que les débats sur les quatre jours, les cinq jours sont un peu dépassés. Les gens veulent plutôt de la liberté d'organisation dans mon travail, et ça, ça interroge beaucoup les modèles d'entreprise qui sont assez classiques et pyramidaux, quand même. »
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Question 10Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Mais ça veut dire qu'il y a vraiment des gens qui disparaissent comme ça du jour au lendemain, ou qui zappent un entretien d'enmâche sans prévenir ?
Réponse partielle
Alors, ça, c'est autre chose. C'est pour ça que je ne pense pas qu'il y ait une grande démission en France. Vous savez, aux Etats-Unis, il y a eu beaucoup de gens qui sont partis, puis on ne les a pas retrouvés. En France, 90% des gens qui ont quitté une entreprise, notamment par démission, sont dans un autre emploi. Donc, ce n'est pas vraiment une démission. En revanche, vous avez une sorte de grande mobilité. Alors qu'auparavant, vos corps sociaux étaient plutôt stables. Et là, vous avez une grande mobilité. Donc, c'est vrai qu'on en a perdu quelques-uns, mais pas beaucoup. Mais en revanche, on ne sait jamais. Telle ou telle personne qui va très bien peut vous dire un matin, je m'en vais…
« Alors, ça, c'est autre chose. C'est pour ça que je ne pense pas qu'il y ait une grande démission en France. Vous savez, aux Etats-Unis, il y a eu beaucoup de gens qui sont partis, puis on ne les a pas retrouvés. En France, 90% des gens qui ont quitté une entreprise, notamment par démission, sont dans un autre emploi. Donc, ce n'est pas vraiment une démission. En revanche, vous avez une sorte de grande mobilité. Alors qu'auparavant, vos corps sociaux étaient plutôt stables. Et là, vous avez une grande mobilité. Donc, c'est vrai qu'on en a perdu quelques-uns, mais pas beaucoup. Mais en revanche, on ne sait jamais. Telle ou telle personne qui va très bien peut vous dire un matin, je m'en vais parce qu'elle a été chassée, parce qu'elle a trouvé autre chose. Et puis, vous avez un autre phénomène assez nouveau pour le moment. C'est que vous avez des gens qui démissionnent sans avoir d'emploi derrière. Mais parce qu'ils ont assez confiance dans le marché du travail pour se dire, bon, je retrouverai quelque chose dans les trois mois. »
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Question 11Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
En moyenne, c'est combien ?
Réponse à côté
En moyenne, on observe que les entreprises ont plutôt passé des accords ou mis en place des systèmes à deux jours. Ce n'est pas illogique, d'ailleurs, parce que quand vous êtes à trois jours, vous changez un peu de monde, quand même. Vous passez plus de temps chez vous que... Bon, donc c'est pour ça que c'est deux jours. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que c'est plutôt le souhait des gens d'être à deux jours. Mais la question du télétravail, elle en pose une autre qui, elle, est beaucoup plus compliquée à résoudre. C'est que vous avez des salariés qui ont une demande très forte, et là, pour le coup, c'est un peu générationnel. Très fort de liberté d'organisation dans le travail. Ce…
« En moyenne, on observe que les entreprises ont plutôt passé des accords ou mis en place des systèmes à deux jours. Ce n'est pas illogique, d'ailleurs, parce que quand vous êtes à trois jours, vous changez un peu de monde, quand même. Vous passez plus de temps chez vous que... Bon, donc c'est pour ça que c'est deux jours. Et d'ailleurs, c'est intéressant de voir que c'est plutôt le souhait des gens d'être à deux jours. Mais la question du télétravail, elle en pose une autre qui, elle, est beaucoup plus compliquée à résoudre. C'est que vous avez des salariés qui ont une demande très forte, et là, pour le coup, c'est un peu générationnel. Très fort de liberté d'organisation dans le travail. Ce n'est pas une affaire de jour ou pas de jour. C'est pour ça que je pense que les débats sur les quatre jours, les cinq jours sont un peu dépassés. Les gens veulent plutôt de la liberté d'organisation dans mon travail, et ça, ça interroge beaucoup les modèles d'entreprise qui sont assez classiques et pyramidaux, quand même. »
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Question 12Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Donc ça veut dire plus de personnalisation, limité de temps et de lieu, c'est fini ?
Réponse partielle
Sans que ce soit l'open bar, sans que ce soit tout le monde vient quand il veut. Mais c'est plutôt, par exemple, il y a beaucoup de réflexions en ce moment sur l'idée de dire voilà, vous avez un capital de jour, par exemple de télétravail, ou plus de jours de RTT, plus de jours de congés, vous jouez avec ça, et puis vous essayez de vous organiser au mieux. Il ne faut pas non plus que ça tombe dans l'excès, c'est-à-dire que les gens viennent quand ils veulent. Une entreprise, ce n'est pas une addition d'individus, c'est quand même un collectif. Donc nous, les DRH, on a cette difficulté-là, et c'est ce que montre l'étude, c'est de dire, bon, il y a des règles collectives de fonctionnement ens…
« Sans que ce soit l'open bar, sans que ce soit tout le monde vient quand il veut. Mais c'est plutôt, par exemple, il y a beaucoup de réflexions en ce moment sur l'idée de dire voilà, vous avez un capital de jour, par exemple de télétravail, ou plus de jours de RTT, plus de jours de congés, vous jouez avec ça, et puis vous essayez de vous organiser au mieux. Il ne faut pas non plus que ça tombe dans l'excès, c'est-à-dire que les gens viennent quand ils veulent. Une entreprise, ce n'est pas une addition d'individus, c'est quand même un collectif. Donc nous, les DRH, on a cette difficulté-là, et c'est ce que montre l'étude, c'est de dire, bon, il y a des règles collectives de fonctionnement ensemble, une fois qu'on les a respectées, vous avez une mode de liberté. Vous savez, on avait organisé le travail non-hybride. Il n'y a pas de raison qu'on n'organisait pas le travail hybride. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"Vérifier à 5:16
Question 13Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Et ça reste la préoccupation numéro un lors d'une embauche ?
Réponse directe
Lors d'une embauche, oui. J'ai beaucoup entendu depuis quelques mois que ce serait le sens, l'engagement environnemental, tout ça, c'est vrai. Mais la rémunération reste quand même le premier sujet, et c'est bien normal. Et en période d'inflation, encore plus.
« Lors d'une embauche, oui. J'ai beaucoup entendu depuis quelques mois que ce serait le sens, l'engagement environnemental, tout ça, c'est vrai. Mais la rémunération reste quand même le premier sujet, et c'est bien normal. Et en période d'inflation, encore plus. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"Vérifier à 1:17
Question 14Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"
Mais ça veut dire quoi, concrètement, de la liberté ?
Réponse partielle
Ce n'est pas uniquement ses horaires, c'est pouvoir... Par exemple, je décide de travailler de cette manière-là plutôt chez moi à tel moment. Faites-moi suffisamment confiance pour le faire. Ne contrôlez pas quand je rentre ou quand je sors. On a un peu quitté le modèle habituel pour une partie. Donc attention, parce que 30 ou 35% des métiers sont télétravaillés ensemble. Donc on a l'impression que l'hybride, c'est pour tout le monde. Non, non, c'est pour 35% des gens en France. Les autres, ils ne peuvent pas.
« Ce n'est pas uniquement ses horaires, c'est pouvoir... Par exemple, je décide de travailler de cette manière-là plutôt chez moi à tel moment. Faites-moi suffisamment confiance pour le faire. Ne contrôlez pas quand je rentre ou quand je sors. On a un peu quitté le modèle habituel pour une partie. Donc attention, parce que 30 ou 35% des métiers sont télétravaillés ensemble. Donc on a l'impression que l'hybride, c'est pour tout le monde. Non, non, c'est pour 35% des gens en France. Les autres, ils ne peuvent pas. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "On est passé d'un marché d'employeurs à un marché d'employés"Vérifier à 4:47
Question 15Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
est-ce que vous pouvez y répondre, justement ?
Réponse directe
Je ne sais pas trop, il y a trois solutions, ou quatre à la limite. La première, vous le mettez en congé. Ça s'est vu pendant le premier confinement. La deuxième, vous le mettez en télétravail. Mais pour ça, il faut qu'il ait un métier télétravaillable. Or, on sait que c'est à peu près 35-40% des salariés en France. La troisième, vous suspendez son contrat de travail. C'est-à-dire qu'il reste salarié, mais il n'est pas rémunéré, il reste chez lui. Et puis, l'éventuel quatrième, c'est que vous lui demandez, vous le mettez en demeure sous 48h et 72h de faire un test pour avoir le pass. À ce moment-là, il peut revenir. Et puis, dans trois jours, il recommence un nouveau test. Et s'il ne le fai…
« Je ne sais pas trop, il y a trois solutions, ou quatre à la limite. La première, vous le mettez en congé. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 1:21Voir 1 autre passage
« Ça s'est vu pendant le premier confinement. La deuxième, vous le mettez en télétravail. Mais pour ça, il faut qu'il ait un métier télétravaillable. Or, on sait que c'est à peu près 35-40% des salariés en France. La troisième, vous suspendez son contrat de travail. C'est-à-dire qu'il reste salarié, mais il n'est pas rémunéré, il reste chez lui. Et puis, l'éventuel quatrième, c'est que vous lui demandez, vous le mettez en demeure sous 48h et 72h de faire un test pour avoir le pass. À ce moment-là, il peut revenir. Et puis, dans trois jours, il recommence un nouveau test. Et s'il ne le fait pas, alors vous suspendez son contrat de travail. C'est un petit peu les solutions qu'on peut imaginer. Mais ça paraît très curieux de vouloir faire ça maintenant. D'autant plus que, dans une entreprise, tous les lieux ne sont pas des lieux de contamination, si vous voulez. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 1:29
Question 16Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
C'est que ça va trop vite ?
Réponse directe
On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour l…
« On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour la rentrée, parce que là, c'est plus ou moins les congés qui ont démarré. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 4:28
Question 17Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Aujourd'hui, on dit beaucoup que les clusters, les foyers d'infection sont surtout autour des enfants, la propagation vient avec les enfants, dans les entreprises, il y a encore des gros clusters ?
Réponse partielle
Ça peut arriver, dans les entreprises, vous avez par moments quelqu'un qui vous dit, ah ben j'ai le Covid, et vous découvrez qu'il y a X cas contacts, et ça c'est vrai. Il faut reconnaître que depuis deux mois, on a vu remonter le nombre de gens contaminés. Et puis, semble-t-il, le variant est un peu plus virulent. Donc, oui, on a vu remonter, c'est pour ça que depuis un mois et demi, deux mois, on a vraiment resserré les choses pour respecter les gestes barrières, parce qu'on a bien vu que la situation se dégradait. Donc, oui, il y a une réalité, mais le vrai sujet que tout le monde pose, d'ailleurs j'ai vu qu'Olivier Véran ne l'avait pas écarté, d'après ce que j'ai compris, c'est les tran…
« Ça peut arriver, dans les entreprises, vous avez par moments quelqu'un qui vous dit, ah ben j'ai le Covid, et vous découvrez qu'il y a X cas contacts, et ça c'est vrai. Il faut reconnaître que depuis deux mois, on a vu remonter le nombre de gens contaminés. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 7:55Voir 1 autre passage
« Et puis, semble-t-il, le variant est un peu plus virulent. Donc, oui, on a vu remonter, c'est pour ça que depuis un mois et demi, deux mois, on a vraiment resserré les choses pour respecter les gestes barrières, parce qu'on a bien vu que la situation se dégradait. Donc, oui, il y a une réalité, mais le vrai sujet que tout le monde pose, d'ailleurs j'ai vu qu'Olivier Véran ne l'avait pas écarté, d'après ce que j'ai compris, c'est les transports. Parce que le sujet, il est quand même là. Quand vous vous entassez dans les RERC ou dans la ligne 13, il y a quand même une question, vous vous entassez plus que pour entrer dans un hall d'entreprise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 8:09
Question 18Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Quelles conséquences pour l'entreprise qui ne met pas en place ce passe sanitaire ?
Réponse directe
J'ai cru comprendre que Mme Borne avait dit qu'après la discussion avec les partenaires sociaux, il y aurait des contrôles, et que dans l'hypothèse où les contrôles se révéleraient fructueux, c'est-à-dire que des gens seraient entrés dans l'entreprise sans passe sanitaire, il y aurait des sanctions qui seraient prises, comme c'est déjà le cas dans les restaurants, les bars ou autres, contre les entreprises. Bon, ça je comprends, s'il y a une loi qui nous impose les choses et que les choses ne respectent pas, il y a une sanction à la loi, c'est assez classique. Mais enfin, on a de vue que depuis le mois de septembre, tout le monde parle d'une reprise économique incroyable, qu'on a du mal à t…
« J'ai cru comprendre que Mme Borne avait dit qu'après la discussion avec les partenaires sociaux, il y aurait des contrôles, et que dans l'hypothèse où les contrôles se révéleraient fructueux, c'est-à-dire que des gens seraient entrés dans l'entreprise sans passe sanitaire, il y aurait des sanctions qui seraient prises, comme c'est déjà le cas dans les restaurants, les bars ou autres, contre les entreprises. Bon, ça je comprends, s'il y a une loi qui nous impose les choses et que les choses ne respectent pas, il y a une sanction à la loi, c'est assez classique. Mais enfin, on a de vue que depuis le mois de septembre, tout le monde parle d'une reprise économique incroyable, qu'on a du mal à trouver des candidats, et ça c'est vrai, on a beaucoup de mal à recruter en ce moment, il faut vraiment prendre, si cette décision devait être prise pour des raisons sanitaires, moi ça j'en sais rien, je dis simplement qu'il faut vraiment la mesurer, la grande progressive, et le faire avec prudence, et pas partout pareil, parce que les conséquences pourraient être bien pire que le mal. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 6:53
Question 19Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Et quand Patrick Martin, le président délégué du Medef, dénonce une certaine façon de reporter sur les chefs d'entreprise une décision que l'État ne veut pas prendre lui-même, c'est-à-dire l'obligation vaccinale, vous, vous en dites quoi ?
Réponse directe
Moi, je partage ce point de vue. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation vaccinale, par conséquent, on nous demande à nous d'imposer à nos salariés des dispositions que les salariés peuvent nous opposer en disant « Mais attendez, moi, on ne m'a jamais dit que je devais me vacciner. On m'a conseillé de le faire. » Alors, c'est sans doute bien de le faire. Mais c'est vrai que l'État transfère à l'entreprise la responsabilité des choses. Alors, ok, nous, on a pris largement notre part depuis presque deux ans maintenant à tout ça, mais c'est vrai qu'il va falloir assumer un matin, j'imagine, que l'État dise « Bon, ce vaccin est désormais obligatoire. Ça fait partie des conditions…
« Moi, je partage ce point de vue. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il n'y a pas d'obligation vaccinale, par conséquent, on nous demande à nous d'imposer à nos salariés des dispositions que les salariés peuvent nous opposer en disant « Mais attendez, moi, on ne m'a jamais dit que je devais me vacciner. On m'a conseillé de le faire. » Alors, c'est sans doute bien de le faire. Mais c'est vrai que l'État transfère à l'entreprise la responsabilité des choses. Alors, ok, nous, on a pris largement notre part depuis presque deux ans maintenant à tout ça, mais c'est vrai qu'il va falloir assumer un matin, j'imagine, que l'État dise « Bon, ce vaccin est désormais obligatoire. Ça fait partie des conditions minimales comme d'autres, comme le permis de conduire pour les commerciaux ou alors comme le fait de devoir passer une visite médicale avant d'être embauché. C'est des obligations, ça, et dans ce cas-là, vous ne pouvez pas être embauché. C'est une obligation vaccinale que les candidats ou les salariés doivent prouver à leur employeur pour prendre leur emploi. Au moins, ça aura un mérite d'être clair. Et ce ne sera pas une question de passe ou de pas passe. Ce sera une question de respecter la loi. »
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Question 20Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Samedi, sur France Inter, Olivier Véran, le ministre de la Santé a eu ses mots à propos d'un pass sanitaire en entreprise. Il faut se poser la question, elle est légitime. Elisabeth Borne réunit aujourd'hui les partenaires sociaux. En 48 heures, les choses se sont accélérées et semblent vouloir prendre forme du côté du gouvernement. Vous, Benoît Serre, en tant que DRH et représentant de plus de 500 entreprises, est-ce qu'il est possible aujourd'hui de mettre en place une obligation de pass pour aller sur tous les lieux de travail ?
Réponse directe
C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'es…
« C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'est qu'est-ce qu'on fait du salarié qui n'en a pas ? »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 0:37
Question 21Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Benoît Serre, vice-président de l'Association Nationale des DRH, donc les directeurs de ressources humaines. Va-t-on, comme en Allemagne ou en Italie, vers l'obligation d'un pass sanitaire pour aller travailler ?
Réponse directe
C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'es…
« C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'est qu'est-ce qu'on fait du salarié qui n'en a pas ? »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 0:37
Question 22Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Oui, c'est-à-dire, qu'est-ce qu'on fait exactement ?
Réponse directe
Je ne sais pas trop, il y a trois solutions, ou quatre à la limite. La première, vous le mettez en congé. Ça s'est vu pendant le premier confinement. La deuxième, vous le mettez en télétravail. Mais pour ça, il faut qu'il ait un métier télétravaillable. Or, on sait que c'est à peu près 35-40% des salariés en France. La troisième, vous suspendez son contrat de travail. C'est-à-dire qu'il reste salarié, mais il n'est pas rémunéré, il reste chez lui. Et puis, l'éventuel quatrième, c'est que vous lui demandez, vous le mettez en demeure sous 48h et 72h de faire un test pour avoir le pass. À ce moment-là, il peut revenir. Et puis, dans trois jours, il recommence un nouveau test. Et s'il ne le fai…
« Je ne sais pas trop, il y a trois solutions, ou quatre à la limite. La première, vous le mettez en congé. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 1:21Voir 1 autre passage
« Ça s'est vu pendant le premier confinement. La deuxième, vous le mettez en télétravail. Mais pour ça, il faut qu'il ait un métier télétravaillable. Or, on sait que c'est à peu près 35-40% des salariés en France. La troisième, vous suspendez son contrat de travail. C'est-à-dire qu'il reste salarié, mais il n'est pas rémunéré, il reste chez lui. Et puis, l'éventuel quatrième, c'est que vous lui demandez, vous le mettez en demeure sous 48h et 72h de faire un test pour avoir le pass. À ce moment-là, il peut revenir. Et puis, dans trois jours, il recommence un nouveau test. Et s'il ne le fait pas, alors vous suspendez son contrat de travail. C'est un petit peu les solutions qu'on peut imaginer. Mais ça paraît très curieux de vouloir faire ça maintenant. D'autant plus que, dans une entreprise, tous les lieux ne sont pas des lieux de contamination, si vous voulez. »
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Question 23Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
C'est-à-dire pas dans les lieux de restauration, par exemple ?
Réponse directe
Oui. Nous, c'est ce qu'on dit un peu. C'est-à-dire que ça ne paraîtrait pas totalement illogique, par exemple, qu'on impose le pass sanitaire pour entrer dans le restaurant d'entreprise. Parce qu'on sait que ça, c'est un lieu où les gens retirent les masques, évidemment. Les gestes barrières sont un peu moins respectés. On pourrait aussi imaginer ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui. De dire à des collaborateurs, la réunion de plus de 30 personnes, vous ne pourrez y accéder que si vous présentez un pass sanitaire. Autrement dit, essayer de concentrer le pass sanitaire, si tant est que ce soit l'outil qui permet de réduire les contaminations, dans les endroits où vous avez un vrai risque d…
« Oui. Nous, c'est ce qu'on dit un peu. C'est-à-dire que ça ne paraîtrait pas totalement illogique, par exemple, qu'on impose le pass sanitaire pour entrer dans le restaurant d'entreprise. Parce qu'on sait que ça, c'est un lieu où les gens retirent les masques, évidemment. Les gestes barrières sont un peu moins respectés. On pourrait aussi imaginer ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui. De dire à des collaborateurs, la réunion de plus de 30 personnes, vous ne pourrez y accéder que si vous présentez un pass sanitaire. Autrement dit, essayer de concentrer le pass sanitaire, si tant est que ce soit l'outil qui permet de réduire les contaminations, dans les endroits où vous avez un vrai risque de surcontamination. Mais quelqu'un qui vient le matin et qui se met dans son bureau et qui repart le soir, si les gestes barrières sont respectés, le masque, la distanciation sociale, les plexiglas, enfin tout ce qu'on connaît depuis deux ans, je pense que c'est plus pertinent d'avoir une approche ciblée sur des endroits dangereux plutôt que généralisée à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur configuration de locaux, quelle que soit leur activité. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 2:35
Question 24Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
Aujourd'hui, Benoît Serres, qu'est-ce que vous regrettez ?
Réponse à côté
On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour l…
« On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour la rentrée, parce que là, c'est plus ou moins les congés qui ont démarré. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 4:28
Question 25Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"
On va trop vite pour mettre en place ça ?
Réponse directe
On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour l…
« On va voir si ça va être mis en place, parce que j'ai vu qu'il y avait une réunion avec la ministre du Travail à 11h, pour discuter avec les partenaires sociaux de l'opportunité de le faire, dit-elle, ou alors des conditions dans lesquelles cela pourrait être fait. Si j'ai bien compris, le gouvernement souhaite avancer vite, c'est-à-dire l'intégrer au projet de loi qui devrait être présenté le 5 janvier, mais enfin le temps que ça passe, ce ne sera pas avant le mois de mars. Donc, s'ils veulent vraiment le faire, ils le feront par décret, dès la rentrée de janvier. Ça veut dire qu'il faudrait qu'on le sache assez vite, parce que si jamais c'est le cas, il faut un peu qu'on s'organise pour la rentrée, parce que là, c'est plus ou moins les congés qui ont démarré. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 4:28
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 2:35
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« C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'est qu'est-ce qu'on fait du salarié qui n'en a pas ? »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 0:37
« Oui. Nous, c'est ce qu'on dit un peu. C'est-à-dire que ça ne paraîtrait pas totalement illogique, par exemple, qu'on impose le pass sanitaire pour entrer dans le restaurant d'entreprise. Parce qu'on sait que ça, c'est un lieu où les gens retirent les masques, évidemment. Les gestes barrières sont un peu moins respectés. On pourrait aussi imaginer ce qu'on ne peut pas faire aujourd'hui. De dire à des collaborateurs, la réunion de plus de 30 personnes, vous ne pourrez y accéder que si vous présentez un pass sanitaire. Autrement dit, essayer de concentrer le pass sanitaire, si tant est que ce soit l'outil qui permet de réduire les contaminations, dans les endroits où vous avez un vrai risque de surcontamination. Mais quelqu'un qui vient le matin et qui se met dans son bureau et qui repart le soir, si les gestes barrières sont respectés, le masque, la distanciation sociale, les plexiglas, enfin tout ce qu'on connaît depuis deux ans, je pense que c'est plus pertinent d'avoir une approche ciblée sur des endroits dangereux plutôt que généralisée à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, quelle que soit leur configuration de locaux, quelle que soit leur activité. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 2:35
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà, c'est-à-dire que, de même qu'on pourrait limiter le pass sanitaire à l'accès aux entreprises dans des locaux qui réunissent plus de 150 ou 200 personnes. C'est pour ça qu'avoir une mesure, et ce n'est peut-être pas ce que propose le gouvernement, on n'en sait rien aujourd'hui, mais une mesure globale pour toutes les entreprises, ça n'a pas de sens parce que la situation dans une PME n'est pas la même. Puis il y a un autre aspect, c'est que dans une PME de production, par exemple, les métiers ne sont pas télétravaillables, ou quasiment pas. Donc si vous avez 10 personnes, dont 2 qui n'ont pas de pass sanitaire, vous risquez de dégrader considérablement les possibilités de production de l'entreprise. Sans compter que c'est ceux qui ont le pass sanitaire qui feront le boulot de ceux qui ne l'ont pas. Donc ça risque encore de créer des débats ou des tensions à l'intérieur de l'entreprise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 3:40Voir 2 autres passages
« Voilà, c'est-à-dire que, de même qu'on pourrait limiter le pass sanitaire à l'accès aux entreprises dans des locaux qui réunissent plus de 150 ou 200 personnes. C'est pour ça qu'avoir une mesure, et ce n'est peut-être pas ce que propose le gouvernement, on n'en sait rien aujourd'hui, mais une mesure globale pour toutes les entreprises, ça n'a pas de sens parce que la situation dans une PME n'est pas la même. Puis il y a un autre aspect, c'est que dans une PME de production, par exemple, les métiers ne sont pas télétravaillables, ou quasiment pas. Donc si vous avez 10 personnes, dont 2 qui n'ont pas de pass sanitaire, vous risquez de dégrader considérablement les possibilités de production de l'entreprise. Sans compter que c'est ceux qui ont le pass sanitaire qui feront le boulot de ceux qui ne l'ont pas. Donc ça risque encore de créer des débats ou des tensions à l'intérieur de l'entreprise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 3:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Voilà, c'est-à-dire que, de même qu'on pourrait limiter le pass sanitaire à l'accès aux entreprises dans des locaux qui réunissent plus de 150 ou 200 personnes. C'est pour ça qu'avoir une mesure, et ce n'est peut-être pas ce que propose le gouvernement, on n'en sait rien aujourd'hui, mais une mesure globale pour toutes les entreprises, ça n'a pas de sens parce que la situation dans une PME n'est pas la même. Puis il y a un autre aspect, c'est que dans une PME de production, par exemple, les métiers ne sont pas télétravaillables, ou quasiment pas. Donc si vous avez 10 personnes, dont 2 qui n'ont pas de pass sanitaire, vous risquez de dégrader considérablement les possibilités de production de l'entreprise. Sans compter que c'est ceux qui ont le pass sanitaire qui feront le boulot de ceux qui ne l'ont pas. Donc ça risque encore de créer des débats ou des tensions à l'intérieur de l'entreprise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 3:40Voir 1 autre passage
« Voilà, c'est-à-dire que, de même qu'on pourrait limiter le pass sanitaire à l'accès aux entreprises dans des locaux qui réunissent plus de 150 ou 200 personnes. C'est pour ça qu'avoir une mesure, et ce n'est peut-être pas ce que propose le gouvernement, on n'en sait rien aujourd'hui, mais une mesure globale pour toutes les entreprises, ça n'a pas de sens parce que la situation dans une PME n'est pas la même. Puis il y a un autre aspect, c'est que dans une PME de production, par exemple, les métiers ne sont pas télétravaillables, ou quasiment pas. Donc si vous avez 10 personnes, dont 2 qui n'ont pas de pass sanitaire, vous risquez de dégrader considérablement les possibilités de production de l'entreprise. Sans compter que c'est ceux qui ont le pass sanitaire qui feront le boulot de ceux qui ne l'ont pas. Donc ça risque encore de créer des débats ou des tensions à l'intérieur de l'entreprise. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 3:40
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités20 déc. 2021 au 20 déc. 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai cru comprendre que Mme Borne avait dit qu'après la discussion avec les partenaires sociaux, il y aurait des contrôles, et que dans l'hypothèse où les contrôles se révéleraient fructueux, c'est-à-dire que des gens seraient entrés dans l'entreprise sans passe sanitaire, il y aurait des sanctions qui seraient prises, comme c'est déjà le cas dans les restaurants, les bars ou autres, contre les entreprises. Bon, ça je comprends, s'il y a une loi qui nous impose les choses et que les choses ne respectent pas, il y a une sanction à la loi, c'est assez classique. Mais enfin, on a de vue que depuis le mois de septembre, tout le monde parle d'une reprise économique incroyable, qu'on a du mal à trouver des candidats, et ça c'est vrai, on a beaucoup de mal à recruter en ce moment, il faut vraiment prendre, si cette décision devait être prise pour des raisons sanitaires, moi ça j'en sais rien, je dis simplement qu'il faut vraiment la mesurer, la grande progressive, et le faire avec prudence, et pas partout pareil, parce que les conséquences pourraient être bien pire que le mal. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 6:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes20 déc. 2021 au 20 déc. 2021 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai cru comprendre que Mme Borne avait dit qu'après la discussion avec les partenaires sociaux, il y aurait des contrôles, et que dans l'hypothèse où les contrôles se révéleraient fructueux, c'est-à-dire que des gens seraient entrés dans l'entreprise sans passe sanitaire, il y aurait des sanctions qui seraient prises, comme c'est déjà le cas dans les restaurants, les bars ou autres, contre les entreprises. Bon, ça je comprends, s'il y a une loi qui nous impose les choses et que les choses ne respectent pas, il y a une sanction à la loi, c'est assez classique. Mais enfin, on a de vue que depuis le mois de septembre, tout le monde parle d'une reprise économique incroyable, qu'on a du mal à trouver des candidats, et ça c'est vrai, on a beaucoup de mal à recruter en ce moment, il faut vraiment prendre, si cette décision devait être prise pour des raisons sanitaires, moi ça j'en sais rien, je dis simplement qu'il faut vraiment la mesurer, la grande progressive, et le faire avec prudence, et pas partout pareil, parce que les conséquences pourraient être bien pire que le mal. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 6:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai cru comprendre que Mme Borne avait dit qu'après la discussion avec les partenaires sociaux, il y aurait des contrôles, et que dans l'hypothèse où les contrôles se révéleraient fructueux, c'est-à-dire que des gens seraient entrés dans l'entreprise sans passe sanitaire, il y aurait des sanctions qui seraient prises, comme c'est déjà le cas dans les restaurants, les bars ou autres, contre les entreprises. Bon, ça je comprends, s'il y a une loi qui nous impose les choses et que les choses ne respectent pas, il y a une sanction à la loi, c'est assez classique. Mais enfin, on a de vue que depuis le mois de septembre, tout le monde parle d'une reprise économique incroyable, qu'on a du mal à trouver des candidats, et ça c'est vrai, on a beaucoup de mal à recruter en ce moment, il faut vraiment prendre, si cette décision devait être prise pour des raisons sanitaires, moi ça j'en sais rien, je dis simplement qu'il faut vraiment la mesurer, la grande progressive, et le faire avec prudence, et pas partout pareil, parce que les conséquences pourraient être bien pire que le mal. »
France Inter — L'invité de 6h20 · Benoît Serre : "La mise en œuvre" d’un pass sanitaire en entreprise sera "compliquée"Vérifier à 6:53
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« C'est toujours possible si le gouvernement le décide, mais la mise en œuvre opérationnelle, elle va être un petit peu compliquée. Parce que d'abord, il faut contrôler les passes à l'entrée de l'entreprise. L'entreprise, ce n'est pas comme un restaurant, les gens entrent et sortent un peu tout le temps. Donc, ça veut dire qu'il faudra soit des sociétés extérieures qui le font, soit ça vaut pour les entreprises qui ont les moyens de l'avoir, soit c'est les salariés eux-mêmes qui vont contrôler les passes sanitaires de leurs collègues, par exemple les hôtes d'accueil ou les hôtesses d'accueil. Donc, c'est déjà sur un plan opérationnel, ça peut se faire, mais c'est surtout que la question, c'est qu'est-ce qu'on fait du salarié qui n'en a pas ? »
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