Confinement, pourquoi le gouvernement hésite ?
Réponse à côtéAlors, il y a bien évidemment à prendre très au sérieux la situation actuelle, qui est une situation de reprise, même si elle est à bas bruit, mais une reprise de la dynamique épidémique en France et qui se combine avec l'introduction de ce variant britannique. Et en fait, par le biais d'un certain nombre d'études que nous avons faites, notamment l'étude FLASH, on s'est rendu compte que la pénétration de ce virus n'est pas très importante. Alors, elle est significative, puisqu'on peut considérer qu'il y a en gros entre 2 et 3 % des personnes qui sont infectées en France qui sont infectées par ce virus, mais la dynamique d'augmentation du pourcentage de personnes infectées semble être plus f…
« Alors, il y a bien évidemment à prendre très au sérieux la situation actuelle, qui est une situation de reprise, même si elle est à bas bruit, mais une reprise de la dynamique épidémique en France et qui se combine avec l'introduction de ce variant britannique. Et en fait, par le biais d'un certain nombre d'études que nous avons faites, notamment l'étude FLASH, on s'est rendu compte que la pénétration de ce virus n'est pas très importante. Alors, elle est significative, puisqu'on peut considérer qu'il y a en gros entre 2 et 3 % des personnes qui sont infectées en France qui sont infectées par ce virus, mais la dynamique d'augmentation du pourcentage de personnes infectées semble être plus faible que ce qu'on a observé dans d'autres pays. Et la raison pour laquelle on avait un peu tiré un signal d'alarme, et surtout alerté sur le danger que peut représenter ce variant britannique, c'est qu'on a eu au moins 2 pays qui ont été confrontés à une situation qu'on était un petit peu en train de voir en France, c'est-à-dire une reprise épidémique peut-être pas très importante et l'introduction de ce virus qui venait potentiellement amplifier la reprise épidémique. Ces deux pays, c'est le Portugal et l'Irlande. Et on voit que ces deux pays ont eu à faire face très rapidement à une épidémie massive qui donne un nombre de cas positifs extrêmement élevé. Et donc, ils ont eu une augmentation de la proportion de ces variants britanniques qui a été extrêmement rapide, plus 70, presque plus 100% d'une semaine à l'autre. Et grâce à l'enquête que nous avons faite, on a pu voir que cette dynamique qui a été observée dans ces deux pays n'est pas tout à fait la même en France. On est sur une augmentation qui semble plus lente pour l'instant, même si on sait qu'elle est inexorable. Donc, on a peut-être un petit peu de temps, mais la situation reste très sérieuse. »