

« Oui, je suis né dans la marmite. Tant mon père que ma mère étaient des militants politiques. »
« Mais oui, moi, je suis né dans un moment où l'Afghanistan les a fait quitter le Parti communiste pour rejoindre le Point et la Rose et la campagne de François Mitterrand en 80. »
« Alors, ils m'en ont beaucoup voulu. D'avoir dit ça ? Ah oui, d'avoir dit ça, parce qu'ils disent qu'ils n'étaient pas à l'extrême gauche. »
« C'est vrai que le Parti communiste, puis le Parti socialiste n'étaient pas vraiment l'extrême gauche. »
« Et moi, je suis rentré au Parti socialiste, à leur grand désarroi, qu'ils avaient quitté plusieurs années auparavant. »
« Non, parce que les idées que je défends aujourd'hui sont les mêmes que celles que je défendais lorsque j'ai rejoint le Parti socialiste en 1998. »
« C'est plutôt la société qui s'est décalée vers la droite et qui fait penser qu'aujourd'hui, des idées, je dirais, social-démocrate classiques, sont des propositions radicales qui mettent en péril le capitalisme. »
« Ce qui compte, c'est pas tant moi et où je serai, mais c'est être à l'endroit où, pour le dispositif global, c'est le plus utile. »
« Si Jean-Luc Mélenchon, président de la République, considère que c'est Ruth Brienne que je serai le plus utile, j'irai Ruth Brienne. »
« Ce que je constate, c'est que depuis qu'ils ne sont plus dans le groupe insoumis, il y a beaucoup moins de fuites dans la presse. On ne peut que s'en réjouir. »
« C'était très intéressant, mais c'était déjà le moment où on voyait que les moyens manquaient à l'éducation nationale. »
« Et c'est dramatique. Et c'est vrai que reconstruire l'école publique, c'est aussi un vrai moteur, parce que c'est l'avenir de notre pays, c'est l'avenir de nos enfants. »
« La Nouvelle France aujourd'hui, c'est une France qui n'a pas voté pour ses institutions. »
« C'est une France qui est à 80% urbaine, quand en 1958 elle était à 55%. »
« C'est une France où aujourd'hui, quasiment toutes les femmes travaillent. Ce qui n'était pas le cas en 1958. »
« C'est une France qui, et oui, en effet, c'est vrai, il faut le dire, qui intègre en son sein des personnes racisées. Qui sont issues de l'immigration postcoloniale, de la première, deuxième, troisième génération. »
« Bien sûr, il faut le dire, ce n'est pas un problème, ça ne dérange que les racistes de le dire. »
« C'est donc une France diverse, variée, et une France d'aujourd'hui qui n'est pas la France d'auparavant. »
« Donc, cette Nouvelle France, c'est un objet social qui se développe devant nous. Mais c'est aussi un projet. »
« Non, je n'ai pas d'outil de prédilection. Pas de marteau, pas de... Pas de marteau ni d'enclume, pas de... Ni marteau ni fossile. »