

« on a découvert que, si ce n'était pas le cas, qu'il y a des gens qu'on côtoyait professionnellement, personnellement, depuis très longtemps, et qui en réalité n'avaient pas du tout avec vous ce commun d'une indignation évidente face à la barbarie. »
« des gens vont venir nous raconter, non, mais ça va, c'est réglé. Des gens qui ont soutenu la colonisation, l'apartheid et donc le génocide viennent maintenant nous expliquer que non, non, ils ont toujours eu le souci, le respect de toutes les vies, quelles qu'elles soient. Ce qui est entièrement faux quand on relie les événements. »
« je pense qu'on a vécu, là, depuis deux ans, l'événement historique le plus important du 21e siècle. Quelque chose qui va changer l'histoire de notre civilisation. »
« Officiellement, oui, puisque je ne tire plus de revenus de mon activité de journaliste. Je ne fais pas de chronique. Je ne fais pas d'interview, etc. Mais je pense que quand j'étais rentré à l'école de journalisme, je me souviens, lorsqu'on avait été accueilli le premier jour par le directeur, qu'on était donc des jeunes étudiants, on n'avait même pas encore pris un seul cours. Je lui ai dit, bon, vous n'allez pas devenir journaliste à l'issue de ces deux ans. Si vous êtes là, c'est que vous êtes déjà journaliste. Vous avez été recruté parce que dans les épreuves que vous avez passées, on a considéré que vous étiez déjà journaliste. »
« journaliste, c'est aussi un état d'esprit, une manière de voir les choses, une manière d'appréhender les sujets. Et donc, oui, je n'exerce plus officiellement l'activité de journaliste. Mais j'ai le sentiment de le demeurer et que j'utilise ma vision journalistique des choses aujourd'hui dans ma fonction de député. »
« il y a beaucoup en commun entre journalisme et politique et notamment l'analyse des faits. Le journaliste comme le politique doit bien analyser les faits, en faire une lecture. Simplement après, avec ces faits, on en fait des choses différentes. On a un côté un portage, l'autre côté une position politique, une proposition de loi, que sais-je. Mais en tout cas, pour moi, c'est des logiques qui se complètent. »
« on va au-delà des petites déclarations classiques que les politiques font sur Twitter. Comme j'ai la chance d'avoir un certain nombre de followers, tous réseaux sociaux confondus, et quand on a constaté qu'il y avait une omerta totale sur les crimes qui étaient en cours à Gaza, dans les médias traditionnels, dans les médias mainstream, je parle des JT, de France Télévisions, des chaînes d'info, etc. Et même d'ailleurs, dans la presse écrite, où pendant longtemps, on n'a pas vraiment parlé du génocide à Gaza, je me suis dit, on va transformer mon compte Twitter, notamment, Instagram aussi, en média, vraiment, pour donner de l'info. »
« il y a une prise de conscience aujourd'hui. Ça y est, les yeux du monde entier sont quand même maintenant tournés vers Gaza, même si les réponses ne sont pas satisfaisantes. »
« Un génocide, c'est choquant. Un génocide, ce sont des dizaines de milliers de personnes qui se sont assassinées, qui se sont très grèvement blessées. C'est ça aussi, ce n'est pas juste les morts. C'est aussi l'état des blessés qui avaient été laissés pour beaucoup d'entre eux pendant des mois. Enfin, pendant toute cette période, des blessés qui n'ont pas pu être pris en charge correctement, quant aux antidouleurs, ainsi de suite. »
« Est-ce qu'on doit éviter de les diffuser, ces images ? Non, je crois qu'il faut les diffuser, je crois qu'il faut choquer. Moi, oui, je voulais que les gens soient aussi choqués que moi. »
« On sait au fond de nous même qu'il y a quelque chose de moralement inacceptable. Très peu de gens accepteraient de tuer eux-mêmes l'animal et de le découper »
« Je suis étonné que, chaque fois qu’on propose un amendement pour lutter efficacement contre le réchauffement climatique, on se fasse renvoyer dans les cordes, avec un certain mépris d’ailleurs, puisqu’on n’a même pas la possibilité de vraiment en débattre. »