Ayda Hadizadeh — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
6 oct. 2025 au 12 juin 2026
Questions
51
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 51 questions évaluables
Réponse directe
25
Réponse partielle
11
Réponse à côté
15
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 51
Question 1Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Oui, je pense. Le fait que vous soyez devenue députée ?
Réponse à côté
Non, ce n'était pas ça. En fait, ma mère considère que... Non, mais on l'expliquera. Parce que sinon, là, on est un peu allusifs Tout à fait.
« Non, ce n'était pas ça. En fait, ma mère considère que... Non, mais on l'expliquera. Parce que sinon, là, on est un peu allusifs »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:06
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Dates citées6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 13 observations15 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors c'est marrant parce qu'il y a quelques jours de ça, la semaine dernière, ou il y a deux semaines, j'ai participé à une cérémonie de naturalisation et j'ai pu prendre la parole pour m'adresser à ceux qui allaient devenir français. Et alors ça m'arrive rarement. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 10:21
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
5 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 1 autre passage
« Tout à fait. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:26
Question 2Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
C'est un désintérêt ?
Réponse à côté
Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces…
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05Voir 1 autre passage
« Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces enfants-là sont retirés aux parents par décision administrative ou par décision du juge, placés en foyer et famille d'accueil. Et ce sont des politiques de la pénurie. De manière générale, moi, je considère que tous les endroits où on soigne les personnes, où on les élève, où on les éduque, où on s'occupe d'eux, tous ces endroits-là sont insuffisamment financés par notre État. Toutes les mains qui soignent ne sont pas suffisamment... On n'est pas suffisamment reconnaissante envers eux. Et les éducateurs qui sont dans ces foyers et les familles d'accueil qui s'occupent de ces enfants-là ne sont pas valorisées, ni socialement, ni budgétairement, ce qui fait que nous sommes dans des politiques de la pénurie. Et comme ces enfants ne votent pas, et comme ces familles ne sont pas suffisamment importantes pour peser dans une élection, eh bien, c'est la dernière roue du carrosse. C'est pour ça qu'on est dans cette situation. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:25
Question 3Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Donc vous pensez que seul le peuple iranien pourra lui-même se libérer de ce régime ?
Réponse à côté
Il faut le soutenir.
« Il faut le soutenir. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 28:54
Question 4Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Le pays était encore moins viable sous l'autorité des Molak auparavant ?
Réponse directe
Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs pren…
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45
Question 5Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Scoop, c'est-à-dire que vous vous représenterez en 2027 ?
Réponse directe
Oui, je vais défendre mon mandat. J'ai fait qu'après tout, je n'aurais fait que trois ans. Je n'aurais pas fait cinq années. Je vais essayer de me faire élire. On verra bien ce que les électeurs décideront. C'est la démocratie et on verra bien ce que les électeurs choisiront. Mais je me représente... Parce que la cause a avancé et elle va aboutir. Le texte a été examiné par le Sénat parce qu'il faut que j'explique aussi à vos éditeurs. Un texte de loi voté à l'Assemblée, c'est un motif de fierté, mais s'il n'est pas repris par le Sénat pour être examiné, il peut rester dans les cartons de l'Assemblée, voire finir dans le cimetière de l'Assemblée nationale. Et l'Assemblée nationale est plein…
« Oui, je vais défendre mon mandat. J'ai fait qu'après tout, je n'aurais fait que trois ans. Je n'aurais pas fait cinq années. Je vais essayer de me faire élire. On verra bien ce que les électeurs décideront. C'est la démocratie et on verra bien ce que les électeurs choisiront. Mais je me représente... »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 32:24
Question 6Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Il est Renaissance, c'est ça ?
Réponse directe
Il est Renaissance, tout à fait. Et il a la même conviction que moi, il faut absolument que les lois qui protègent les enfants placés de ce pays évoluent et qu'on leur garantisse une meilleure protection. À l'heure actuelle, je le dis sans rougir et je le dis partout où le micro m'est tendu, c'est un scandale d'État. Je ne suis plus la seule à le dire. Édouard Philippe, pour citer quelqu'un qui n'est pas de la même famille politique que moi, dans son bouquin pour lancer sa campagne présidentielle, emploie ces mots-là, « Ce n'est pas normal le sort que la France fait à ses enfants. »
« Il est Renaissance, tout à fait. Et il a la même conviction que moi, il faut absolument que les lois qui protègent les enfants placés de ce pays évoluent et qu'on leur garantisse une meilleure protection. À l'heure actuelle, je le dis sans rougir et je le dis partout où le micro m'est tendu, c'est un scandale d'État. Je ne suis plus la seule à le dire. Édouard Philippe, pour citer quelqu'un qui n'est pas de la même famille politique que moi, dans son bouquin pour lancer sa campagne présidentielle, emploie ces mots-là, « Ce n'est pas normal le sort que la France fait à ses enfants. » »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 33:14
Question 7Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Voilà, voilà. Et donc, alors, on vous écoute, vous le dites bien, c'est comment alors ?
Réponse directe
Ça veut dire Patelin et c'est Patelin, c'est un petit village. En fait, cette chanson, c'est une chanson qui raconte la douleur de l'exil, des exilés et c'est une ode à la terre natale. Et cette chanson, en fait, elle a été immortalisée dans un film fait par Panopanoï, qui est un film qui est réalisé en 2021 et une scène absolument sublime d'un petit garçon qui est dans une voiture avec des gens de sa famille. Je ne vais pas spoiler le film, mais puisqu'il faut le voir, le film s'appelle Hit the Road. Et cette scène, elle est bouleversante parce que le petit garçon se lève et il roule vers la terre natale et il danse dans la voiture. Et en fait, quand il y a eu les événements, pourquoi j'ai…
« Ça veut dire Patelin et c'est Patelin, c'est un petit village. En fait, cette chanson, c'est une chanson qui raconte la douleur de l'exil, des exilés et c'est une ode à la terre natale. Et cette chanson, en fait, elle a été immortalisée dans un film fait par Panopanoï, qui est un film qui est réalisé en 2021 et une scène absolument sublime d'un petit garçon qui est dans une voiture avec des gens de sa famille. Je ne vais pas spoiler le film, mais puisqu'il faut le voir, le film s'appelle Hit the Road. Et cette scène, elle est bouleversante parce que le petit garçon se lève et il roule vers la terre natale et il danse dans la voiture. Et en fait, quand il y a eu les événements, pourquoi j'ai choisi cette chanson ? C'est parce que quand il y a eu le soulèvement en Iran en décembre et en janvier, un soulèvement qui malheureusement a été réprimé dans le sang, »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 18:11Voir 2 autres passages
« sur les réseaux sociaux, beaucoup d'Iraniens postaient cet extrait de film et disaient « Voilà comment moi je vais rentrer en Iran dans un peu de temps en écoutant cette chanson et en dansant comme ce petit garçon. » »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 19:04
« C'est le symbole de la réunification avec la terre natale que beaucoup d'Iraniens ont quitté. La majorité des Iraniens ont quitté leur terre natale et ont dû s'exiler. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 19:17
Question 8Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
On ne s'est pas soucié du sort des enfants les plus précaires ?
Réponse directe
Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces…
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05Voir 1 autre passage
« Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces enfants-là sont retirés aux parents par décision administrative ou par décision du juge, placés en foyer et famille d'accueil. Et ce sont des politiques de la pénurie. De manière générale, moi, je considère que tous les endroits où on soigne les personnes, où on les élève, où on les éduque, où on s'occupe d'eux, tous ces endroits-là sont insuffisamment financés par notre État. Toutes les mains qui soignent ne sont pas suffisamment... On n'est pas suffisamment reconnaissante envers eux. Et les éducateurs qui sont dans ces foyers et les familles d'accueil qui s'occupent de ces enfants-là ne sont pas valorisées, ni socialement, ni budgétairement, ce qui fait que nous sommes dans des politiques de la pénurie. Et comme ces enfants ne votent pas, et comme ces familles ne sont pas suffisamment importantes pour peser dans une élection, eh bien, c'est la dernière roue du carrosse. C'est pour ça qu'on est dans cette situation. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:25
Question 9Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Oui, j'imagine. Et pour votre mère aussi ?
Réponse directe
Non, ce n'était pas ça. En fait, ma mère considère que... Non, mais on l'expliquera. Parce que sinon, là, on est un peu allusifs Tout à fait.
« Non, ce n'était pas ça. En fait, ma mère considère que... Non, mais on l'expliquera. Parce que sinon, là, on est un peu allusifs »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:06
Question 10Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Alors vous disiez, aujourd'hui, ce ne sont plus tant les Molas que les gardiens de la révolution qui contrôlent et dirigent le pays. Est-ce que sur le plan théocratique, ça change quelque chose ou pas ?
Réponse directe
Moi, j'ai toujours dit qu'il faut faire très attention parce que l'Iran, même avant cette guerre-là, est moins une théocratie au sens où les talibans l'ont mis en place qu'un régime mafieux aux mains d'une oligarchie qui se sert de la religion pour imposer son pouvoir et surtout se distribuer les prébandes que le pouvoir leur accorde. Les gardiens de la révolution, c'est un corps mafieux qui s'organise pour faire main-bas sur la majorité de l'économie. La majorité de l'économie iranienne est contrôlée par le corps des gardiens de la révolution. L'outil religieux, les corps de gardiens de la révolution, c'est garder la révolution islamique, donc garder la république islamique, la loi de la S…
« Moi, j'ai toujours dit qu'il faut faire très attention parce que l'Iran, même avant cette guerre-là, est moins une théocratie au sens où les talibans l'ont mis en place qu'un régime mafieux aux mains d'une oligarchie qui se sert de la religion pour imposer son pouvoir et surtout se distribuer les prébandes que le pouvoir leur accorde. Les gardiens de la révolution, c'est un corps mafieux qui s'organise pour faire main-bas sur la majorité de l'économie. La majorité de l'économie iranienne est contrôlée par le corps des gardiens de la révolution. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 22:50Voir 1 autre passage
« L'outil religieux, les corps de gardiens de la révolution, c'est garder la révolution islamique, donc garder la république islamique, la loi de la Sharia. Mais qu'est-ce qui se passe ? Et les Iraniens sont au courant, il y a une corruption totale. Quand je dis totale, c'est que cette corruption est économique et morale. Un peu avant, c'est en novembre, octobre ou novembre, donc avant les manifestations qui ont commencé dans les bazars iraniens, il y a une vidéo qui a beaucoup circulé en Iran, où on voyait la fille d'un très haut dignitaire du corps des gardiens de la révolution, on voyait son mariage. Et le mariage de cette fille, de ce dignitaire-là, il était présent sur la vidéo, c'était homme et femme ensemble, toutes les femmes ont décolleté, cheveux au vent. Et cette vidéo a beaucoup circulé en Iran, parce que les Iraniens ont dit, regardez, ils nous tuent, ils tuent nos enfants pour une mèche de cheveux dévoilée, et regardez eux dans quelle corruption ils se vautent. Corruption morale et économique, et c'est le cas de corruption. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 23:25
Question 11Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Alors vous n'avez finalement passé qu'assez peu de temps en Iran, puisque votre mère a décidé de fuir le pays. Elle était une opposante au régime du Shah. Mais c'est la révolution islamique qui la pousse à partir. Est-ce que ça veut dire que pour elle, la vie était devenue encore plus insupportable ?
Réponse partielle
Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs pren…
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45
Question 12Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Je voudrais qu'on s'arrête un instant sur cette proposition de loi. Alors, vous dites qu'elle va être examinée au Sénat. Donc, c'est un avocat pour chaque enfant qui bénéficie d'une mesure de protection. Mais il y a un point que j'aimerais comprendre. Parce qu'on parle d'enfant de quel âge ?
Réponse partielle
Même un nourrisson aura son avocat. Un enfant de 3 ans peut expliquer... Peut dire des choses. Peut dire des choses. La question, c'est... Un enfant de 3 ans peut avoir une conversation et verbaliser. La question est, l'avocat est là pour défendre les droits de l'enfant et apporter dans le bureau du juge une forme de contradictoire pour que le juge puisse être le mieux éclairé possible pour rendre sa décision. Ce n'est pas une lubie française. Cette loi-là, elle existe dans d'autres pays. Et je ne vais vous en citer qu'un, la Belgique. C'est un pays voisin, c'est un pays francophone. Depuis 1994, ils ont mis en œuvre cette loi. Et les juges belges le disent. Partout où l'avocat est présent,…
« Un enfant de 3 ans peut expliquer... Peut dire des choses. Peut dire des choses. La question, c'est... »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 35:55Voir 1 autre passage
« Un enfant de 3 ans peut avoir une conversation et verbaliser. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 36:02
Question 13Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Alors justement, vous êtes née en Iran. Fin 81 ou début 82, il y a une incertitude sur ce point ?
Réponse directe
Alors il n'y a pas une incertitude. Mon histoire de vie est un petit peu complexe de ce point de vue-là. Mes parents ont dû prendre un état civil de clandestin, un faux état civil, des faux papiers. Oui, exactement. Si on veut faire le parallèle avec les juifs qui devaient fuir l'Allemagne nazie, quand ils sont rentrés dans la clandestinité pour échapper à la répression du régime de Khomeini. Adizadeh n'est pas mon vrai nom. C'est le nom du faux état civil qu'on a donné à ma mère pour pouvoir se cacher et fuir l'Iran de manière clandestine. Et donc ce faux état civil s'accompagnait d'une fausse date de naissance pour elle et pour ses deux enfants. Aïda est mon vrai prénom, mais Adizadeh est…
« Alors il n'y a pas une incertitude. Mon histoire de vie est un petit peu complexe de ce point de vue-là. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 1:58Voir 2 autres passages
« Mes parents ont dû prendre un état civil de clandestin, un faux état civil, des faux papiers. Oui, exactement. Si on veut faire le parallèle avec les juifs qui devaient fuir l'Allemagne nazie, quand ils sont rentrés dans la clandestinité pour échapper à la répression du régime de Khomeini. Adizadeh n'est pas mon vrai nom. C'est le nom du faux état civil qu'on a donné à ma mère pour pouvoir se cacher et fuir l'Iran de manière clandestine. Et donc ce faux état civil s'accompagnait d'une fausse date de naissance pour elle et pour ses deux enfants. Aïda est mon vrai prénom, mais Adizadeh est mon vrai nom. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 2:04
« Alors l'état civil, la France me connaît comme Aïda Adizadeh, même Bouroujani, née le 12 février 1982. Donc c'est la date que je donne sur tous mes papiers. C'est votre état civil officiel. Exactement. »
Question 14Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Alors j'ai lu une chose qui en dit long sur la tension et le caractère un peu dramatique de la situation lorsque votre mère décide de quitter l'Iran, à cheval, je crois, dans les montagnes enneigées. Et à ce moment-là, les passeurs, ceux qui vont l'aider, lui proposent des capsules de cyanure pour le cas où elle serait capturée. Ça, c'est elle-même qui vous l'a raconté ?
Réponse directe
Oui, oui, oui. Il propose comme un menu au restaurant. C'était la condition des passeurs, c'est que si vous vous faites arrêter, pour ne pas vous faire torturer et finir par livrer sous la torture les passeurs, le réseau, et finalement mettre des gens en danger, il fallait se donner la mort plutôt que d'être torturé et d'être tué à la fin. Et ma mère, elle nous raconte, c'est vrai que c'est des histoires qui marquent enfants, qui marquent même adultes, qu'elle a refusé parce qu'elle ne voulait pas ne pas savoir ce qu'on allait faire à ses enfants. Elle ne voulait pas aussi nous donner la mort. Et pour ça, elle dit, je ne prendrai pas ces capsules de cyanure. Et comme il y avait des enfants…
« C'était la condition des passeurs, c'est que si vous vous faites arrêter, pour ne pas vous faire torturer et finir par livrer sous la torture les passeurs, le réseau, et finalement mettre des gens en danger, il fallait se donner la mort plutôt que d'être torturé et d'être tué à la fin. Et ma mère, elle nous raconte, c'est vrai que c'est des histoires qui marquent enfants, qui marquent même adultes, qu'elle a refusé parce qu'elle ne voulait pas ne pas savoir ce qu'on allait faire à ses enfants. Elle ne voulait pas aussi nous donner la mort. Et pour ça, elle dit, je ne prendrai pas ces capsules de cyanure. Et comme il y avait des enfants en très bas âge, moi j'avais 15 mois, ma soeur avait 15 mois de plus que moi, on a 15 mois d'écart. Je pense qu'on lui a laissé ne pas prendre ces capsules. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 5:24
Question 15Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Parce qu'en effet, vous êtes un certain nombre à dire ça, c'est un scandale d'État, vous dites que c'est complètement à côté de la plaque. Comment on est-on arrivé là ?
Réponse partielle
Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces…
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05Voir 1 autre passage
« Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces enfants-là sont retirés aux parents par décision administrative ou par décision du juge, placés en foyer et famille d'accueil. Et ce sont des politiques de la pénurie. De manière générale, moi, je considère que tous les endroits où on soigne les personnes, où on les élève, où on les éduque, où on s'occupe d'eux, tous ces endroits-là sont insuffisamment financés par notre État. Toutes les mains qui soignent ne sont pas suffisamment... On n'est pas suffisamment reconnaissante envers eux. Et les éducateurs qui sont dans ces foyers et les familles d'accueil qui s'occupent de ces enfants-là ne sont pas valorisées, ni socialement, ni budgétairement, ce qui fait que nous sommes dans des politiques de la pénurie. Et comme ces enfants ne votent pas, et comme ces familles ne sont pas suffisamment importantes pour peser dans une élection, eh bien, c'est la dernière roue du carrosse. C'est pour ça qu'on est dans cette situation. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:25
Question 16Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Est-ce qu'elle a fait du tort à ce monsieur, cette vidéo ?
Réponse directe
Évidemment. De toute façon, ces vidéos-là sont connues.
« Évidemment. De toute façon, ces vidéos-là sont connues. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 24:16
Question 17Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Un mot encore avant d'en venir à la protection de l'enfance. Vous êtes présidente, je l'ai dit, du groupe d'amitié France-Iran à l'Assemblée nationale. Que pouvez-vous faire ?
Réponse directe
Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opéra…
« Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opération de parrainage. Nous souhaitons qu'un responsable, une responsable politique, parraine un manifestant à l'heure actuelle en prison et en passe d'être exécuté. Il y a des exécutions qui ont lieu tous les jours de ces manifestants. Et nous souhaitons de nouveau attirer l'attention de la communauté internationale, en commençant par la communauté française, sur ces exécutions. On sait que le régime iranien est très sensible à sa réputation. Et ces opérations-là ont pu avoir par le passé quelques effets. Et retenir la main du régime, retenir la corde qu'allait pendre ces malheureux manifestants qui n'ont commis comme seul crime que de demander plus de liberté. Et cette opération, nous allons la lancer le 29 juin prochain à l'Assemblée nationale. Et j'espère qu'il y aura du monde. La présidente de l'Assemblée nationale a confirmé sa venue. J'attends la confirmation aussi du ministre des Affaires étrangères, tout de très assentif au sort du peuple iranien. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 30:02
Question 18Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Oui, c'est ça, les bilans sont très... Effarants. ...très incertains, mais très impressionnants dans tous les cas. Qu'est-ce qui pourrait, selon vous, créer des conditions favorables à un véritable changement de régime vers quelque chose qui ressemblerait, peu importe le terme, un peu plus de liberté ?
Réponse directe
Alors, le plus de liberté, les Iraniens, et surtout les Iraniennes, l'ont arrachée elles-mêmes. Depuis la révolution Femmes-Vie-Liberté, révolution féministe, au sens où elle a été menée sous un slogan féministe, et elle a rangé derrière elle des femmes et des hommes qui voulaient de l'égalité entre les femmes et les hommes, les Iraniennes en Iran ne portent plus le voile. Elles l'ont faite quasiment tout ensemble, à leurs risques et périls, mais on ne peut pas mettre 50% d'une population en prison. Aujourd'hui, vous allez en Iran, les femmes sont dévoilées dans les grandes villes, à Téhéran. Très majoritairement. Oui, de manière très étonnante. Cette révolution-là, elles n'ont pas eu besoi…
« Alors, le plus de liberté, les Iraniens, et surtout les Iraniennes, l'ont arrachée elles-mêmes. Depuis la révolution Femmes-Vie-Liberté, révolution féministe, au sens où elle a été menée sous un slogan féministe, et elle a rangé derrière elle des femmes et des hommes qui voulaient de l'égalité entre les femmes et les hommes, les Iraniennes en Iran ne portent plus le voile. Elles l'ont faite quasiment tout ensemble, à leurs risques et périls, mais on ne peut pas mettre 50% d'une population en prison. Aujourd'hui, vous allez en Iran, les femmes sont dévoilées dans les grandes villes, à Téhéran. Très majoritairement. Oui, de manière très étonnante. Cette révolution-là, elles n'ont pas eu besoin de bombes pour la faire, et elles l'ont faite au prix de leur sang. Et ça, le régime ne l'a pas remis en place, parce qu'ils savent que s'ils reviennent mettre un coup, s'ils resserrent la vis du point de vue des mœurs, c'est comme une cocotte minute, ça va exploser. Et donc, ils laissent cette liberté-là. Et même, je vais aller plus loin, dans sa propagande récemment durant la guerre, le régime a lui-même utilisé des femmes dévoilées pour montrer que même des femmes dévoilées, donc même des femmes occidentalisées, soutenaient le régime dans sa riposte à l'agression américaine-israélienne. C'était des actrices. D'ailleurs, ça a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux iraniens. Mais ils ont mis en scène, il faut voir ce que c'est, le régime a lui-même mis en scène des femmes dévoilées pour montrer l'unité nationale du pays derrière son régime. Donc, tout ça est assez sidérant. Donc, cette fameuse liberté-là, de sortir dans la rue dévoilée, les Iraniens l'ont arrachée d'elles-mêmes. Moi, ce que je dis, c'est que le peuple iranien est un très grand peuple. Et je le dis d'autant plus que je connais beaucoup de Français qui ont pu voyager en Iran et ils en reviennent avec cette même affirmation. C'est un très grand peuple, épris de culture, de poésie. Ils ont la volonté de vivre en paix. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 26:13Voir 1 autre passage
« C'est des, comment dire, c'est des hédonistes, c'est des gens qui apprécient la bonne chair. Voilà, ils ne sont pas à l'image. Ce sont des gens qui aiment vivre. Ce sont des gens qui aiment vivre. Et quand on voyage en Iran, quand on pouvait encore voyager en Iran, les voyageurs qui revenaient étaient étonnés par la grande gentillesse de ce peuple et par leur volonté de montrer une autre image. Les Iraniens adorent leur pays. Il y a des tas de chansons. Je vous en ai choisi une d'hier. Il y en a des tas d'autres qui sont à la gloire de cette terre natale qu'ils chérissent. Ils font la différence entre cette terre pour laquelle ils pourraient mourir et ce gouvernement qui les enferme comme s'ils étaient en prison de l'intérieur. Et c'est pour ça que le peuple iranien a beaucoup de ressources. Il y a une société civile organisée. Il y a des intellectuels, il y a des journalistes, il y a des femmes qui sont allées à l'université, qui ont étudié et qui sont érudites. On a dans les prisons en Iran des prisonniers politiques qui sont l'élite politique de la nation. Il suffirait que ces prisons s'ouvrent pour que demain l'Iran puisse construire une grande démocratie. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 27:56
Question 19Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Comment pouvez-vous agir dans cette fonction avec ce groupe ?
Réponse directe
Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opéra…
« Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opération de parrainage. Nous souhaitons qu'un responsable, une responsable politique, parraine un manifestant à l'heure actuelle en prison et en passe d'être exécuté. Il y a des exécutions qui ont lieu tous les jours de ces manifestants. Et nous souhaitons de nouveau attirer l'attention de la communauté internationale, en commençant par la communauté française, sur ces exécutions. On sait que le régime iranien est très sensible à sa réputation. Et ces opérations-là ont pu avoir par le passé quelques effets. Et retenir la main du régime, retenir la corde qu'allait pendre ces malheureux manifestants qui n'ont commis comme seul crime que de demander plus de liberté. Et cette opération, nous allons la lancer le 29 juin prochain à l'Assemblée nationale. Et j'espère qu'il y aura du monde. La présidente de l'Assemblée nationale a confirmé sa venue. J'attends la confirmation aussi du ministre des Affaires étrangères, tout de très assentif au sort du peuple iranien. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 30:02
Question 20Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Elle est de vous cette image ?
Réponse directe
Oui, elle est de moi. Et parce que c'est vraiment l'image qu'il me donne en fait. Il la rabaisse, il l'humilie et il dit « Voilà, je suis ton sauveur, c'est grâce à moi que tu pourrais t'en sortir ». Ce n'est pas ça aimer. Aimer, c'est prendre quelqu'un comme il est et agir de manière résolue et positive pour l'augmenter, l'améliorer et lui permettre de s'épanouir. Et c'est comme ça le véritable amour. Le véritable amour d'un père ou d'une mère pour ses enfants, ce n'est pas lui dire « T'es nul, t'es nul » et espérer qu'il s'en sorte et espérer que ses paroles-là le tirent vers le haut. Non, c'est lui dire « Je t'aime, j'ai confiance en toi, je sais que tu es capable du meilleur et on va le…
« Oui, elle est de moi. Et parce que c'est vraiment l'image qu'il me donne en fait. Il la rabaisse, il l'humilie et il dit « Voilà, je suis ton sauveur, c'est grâce à moi que tu pourrais t'en sortir ». Ce n'est pas ça aimer. Aimer, c'est prendre quelqu'un comme il est et agir de manière résolue et positive pour l'augmenter, l'améliorer et lui permettre de s'épanouir. Et c'est comme ça le véritable amour. Le véritable amour d'un père ou d'une mère pour ses enfants, ce n'est pas lui dire « T'es nul, t'es nul » et espérer qu'il s'en sorte et espérer que ses paroles-là le tirent vers le haut. Non, c'est lui dire « Je t'aime, j'ai confiance en toi, je sais que tu es capable du meilleur et on va le faire ensemble ». Et je pense que c'est ce discours qu'il faut tenir en ce moment à la France, lui témoigner notre amour et lui dire « On va le faire ensemble, on en est capable ». Regardez ce qui s'est passé après la Seconde Guerre mondiale. Le pays ravagé, quatre années d'occupation, le nazisme, la collaboration, une collaboration atroce, on a donné la liste des enfants juifs alors que les nazis ne la demandaient même pas. Et bien des hommes, des femmes se sont réunis ensemble et ont reconstruit la France en faisant quoi ? La sécurité sociale. C'est ça la France. C'est dans les moments durs, on se réunit, on fait encore quelque chose de plus grand pour l'ensemble du pays sans mettre personne à la porte. Évidemment, à cette période, il y avait aussi la colonisation. Rien n'est parfait dans l'histoire. Et Rome ne s'est pas construite en un jour. Je ne suis pas en train d'idéaliser les situations. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:59
Question 21Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Il faut le soutenir. Mais le soutenir comment alors ?
Réponse partielle
Alors moi j'étais pour qu'on inscrive le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, ce qui a été fait par la France il y a peu de temps. Après les exécutions qui ont été faites, c'est une résolution qu'on a votée à l'Assemblée et qu'on a portée aussi au niveau européen. J'étais pour le faire avant la répression sanglante de janvier 2026. Parce qu'il faut qu'on contraigne cette mafia qui s'enrichit et qui détourne l'argent du peuple iranien pour les acculer et les faire déposer les heures. Pour un certain nombre de dignitaires. Si la fortune de Khomeini, Feu Khomeini, mais son fils maintenant qui en a hérité, si elle était publique, il serait dans la list…
« Alors moi j'étais pour qu'on inscrive le corps des gardiens de la révolution sur la liste des organisations terroristes, ce qui a été fait par la France il y a peu de temps. Après les exécutions qui ont été faites, c'est une résolution qu'on a votée à l'Assemblée et qu'on a portée aussi au niveau européen. J'étais pour le faire avant la répression sanglante de janvier 2026. Parce qu'il faut qu'on contraigne cette mafia qui s'enrichit et qui détourne l'argent du peuple iranien pour les acculer et les faire déposer les heures. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 28:57
Question 22Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
comment pouvez-vous dire « Je l'aime plus que vous » à quelqu'un que vous qualifiez d'extrême droite ?
Réponse partielle
Regardez comment l'extrême droite parle de la France. Toujours en mal, toujours en la rabaissant, toujours en pointant les pires atrocités qui se passent en France, surtout venant de la population immigrée. Moi, je dis que l'extrême droite aime la France comme le mari violent aime la femme battue. Il la rabaisse, il l'humilie et lui dit...
« Regardez comment l'extrême droite parle de la France. Toujours en mal, toujours en la rabaissant, toujours en pointant les pires atrocités qui se passent en France, surtout venant de la population immigrée. Moi, je dis que l'extrême droite aime la France comme le mari violent aime la femme battue. Il la rabaisse, il l'humilie et lui dit... »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:39
Question 23Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Il a eu des ennuis ?
Réponse directe
Je ne sais pas, il a présenté ses excuses ou pas. Mais non, mais c'est une mafia. Il n'a pas eu des ennuis. Il a présenté ses excuses. Par contre, si vous voulez réformer, il y a eu des maires, le maire d'Ispaan et le maire de Téhéran ont eu des ennuis, quand ils ont voulu faire des réformes et assouplir un petit peu un certain nombre de choses. Ils ont menacé le régime et sa corruption. On les a mis en prison de manière arbitraire. C'est de ça dont il s'agissait. Ce n'est pas une théocratie. C'est un régime d'oligarques, mafieux, corrompus, qui s'organise pour s'enrichir avec les sanctions. Un certain nombre d'entre eux se sont enrichis, grâce notamment aux relations économiques qu'ils ont…
« Je ne sais pas, il a présenté ses excuses ou pas. Mais non, mais c'est une mafia. Il n'a pas eu des ennuis. Il a présenté ses excuses. Par contre, si vous voulez réformer, il y a eu des maires, le maire d'Ispaan et le maire de Téhéran ont eu des ennuis, quand ils ont voulu faire des réformes et assouplir un petit peu un certain nombre de choses. Ils ont menacé le régime et sa corruption. On les a mis en prison de manière arbitraire. C'est de ça dont il s'agissait. Ce n'est pas une théocratie. C'est un régime d'oligarques, mafieux, corrompus, qui s'organise pour s'enrichir avec les sanctions. Un certain nombre d'entre eux se sont enrichis, grâce notamment aux relations économiques qu'ils ont établies avec la Chine. Et c'est de ça dont il s'agit. C'est pour ça que, eux, sur leurs atouts de montrer leur muscle et de tenir tête au régime de Trump, les négociations ne sont jamais interrompues. Et s'ils peuvent parvenir à un accord, ils y parviendront. Si ça peut permettre de les sauver. L'agression américaine et israélienne, qu'est-ce qu'elle a fait ? Elle a donné une assurance vie, quelque part, à ses dignitaires du régime. Alors, la seule chose qu'on peut se dire, c'est que le régime est tellement corrompu économiquement que ça ne tiendra pas dans le temps. Contrairement à la Chine, où il n'y a pas de liberté d'expression, l'Iran n'a pas réussi à apporter de la croissance économique à son peuple. Donc, il n'y a pas de liberté d'expression, il n'y a pas de liberté des mœurs, il n'y a pas de croissance économique. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 24:20
Question 24Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Un petit peu plus. Est-ce que vous avez compris ou toujours pas ?
Réponse directe
Non, toujours pas. Et d'ailleurs ça pose des questions philosophiques très profondes. Est-ce que la fin doit être... Est-ce que les moyens peuvent être utilisés, n'importe quel moyen, pour arriver à ces fins ?
« Non, toujours pas. Et d'ailleurs ça pose des questions philosophiques très profondes. Est-ce que la fin doit être... Est-ce que les moyens peuvent être utilisés, n'importe quel moyen, pour arriver à ces fins ? »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 6:47
Question 25Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Mais avec l'outil religieux, eux aussi, au même degré que les Molas ?
Réponse directe
L'outil religieux, les corps de gardiens de la révolution, c'est garder la révolution islamique, donc garder la république islamique, la loi de la Sharia. Mais qu'est-ce qui se passe ? Et les Iraniens sont au courant, il y a une corruption totale. Quand je dis totale, c'est que cette corruption est économique et morale. Un peu avant, c'est en novembre, octobre ou novembre, donc avant les manifestations qui ont commencé dans les bazars iraniens, il y a une vidéo qui a beaucoup circulé en Iran, où on voyait la fille d'un très haut dignitaire du corps des gardiens de la révolution, on voyait son mariage. Et le mariage de cette fille, de ce dignitaire-là, il était présent sur la vidéo, c'était…
« L'outil religieux, les corps de gardiens de la révolution, c'est garder la révolution islamique, donc garder la république islamique, la loi de la Sharia. Mais qu'est-ce qui se passe ? Et les Iraniens sont au courant, il y a une corruption totale. Quand je dis totale, c'est que cette corruption est économique et morale. Un peu avant, c'est en novembre, octobre ou novembre, donc avant les manifestations qui ont commencé dans les bazars iraniens, il y a une vidéo qui a beaucoup circulé en Iran, où on voyait la fille d'un très haut dignitaire du corps des gardiens de la révolution, on voyait son mariage. Et le mariage de cette fille, de ce dignitaire-là, il était présent sur la vidéo, c'était homme et femme ensemble, toutes les femmes ont décolleté, cheveux au vent. Et cette vidéo a beaucoup circulé en Iran, parce que les Iraniens ont dit, regardez, ils nous tuent, ils tuent nos enfants pour une mèche de cheveux dévoilée, et regardez eux dans quelle corruption ils se vautent. Corruption morale et économique, et c'est le cas de corruption. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 23:25
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« Alors l'état civil, la France me connaît comme Aïda Adizadeh, même Bouroujani, née le 12 février 1982. Donc c'est la date que je donne sur tous mes papiers. C'est votre état civil officiel. Exactement. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 2:44
« Je suis née le 21 décembre 1981, le même jour qu'Emmanuel Macron, pas la même année. Et c'est un jour très important en Iran, c'est le solstice d'hiver qui correspond à une fête iranienne, c'est le Shabay Yaldor. La nuit la plus longue qui est célébrée par les Iraniens qui se réunissent, qui mangent ensemble jusqu'à tard dans la nuit, qui récitent de la poésie. Et c'est symboliquement le jour où, la nuit, où le jour va gagner du terrain et va progressivement gagner du terrain sur la nuit. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 2:55
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 6 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pour un certain nombre de dignitaires. Si la fortune de Khomeini, Feu Khomeini, mais son fils maintenant qui en a hérité, si elle était publique, il serait dans la liste des 10 plus grandes fortunes du monde publiées par Forbes. On n'a pas idée. D'ailleurs ces gens-là envoient leurs enfants à l'étranger pour suivre les meilleures études. Évidemment les filles sont dévoilées et les garçons ont des mœurs dissolues. Mais à l'intérieur du pays, c'est la pauvreté pour la majorité du peuple iranien. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 29:27Voir 2 autres passages
« Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opération de parrainage. Nous souhaitons qu'un responsable, une responsable politique, parraine un manifestant à l'heure actuelle en prison et en passe d'être exécuté. Il y a des exécutions qui ont lieu tous les jours de ces manifestants. Et nous souhaitons de nouveau attirer l'attention de la communauté internationale, en commençant par la communauté française, sur ces exécutions. On sait que le régime iranien est très sensible à sa réputation. Et ces opérations-là ont pu avoir par le passé quelques effets. Et retenir la main du régime, retenir la corde qu'allait pendre ces malheureux manifestants qui n'ont commis comme seul crime que de demander plus de liberté. Et cette opération, nous allons la lancer le 29 juin prochain à l'Assemblée nationale. Et j'espère qu'il y aura du monde. La présidente de l'Assemblée nationale a confirmé sa venue. J'attends la confirmation aussi du ministre des Affaires étrangères, tout de très assentif au sort du peuple iranien. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 30:02
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chiffres cités6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 10 observations12 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05Voir 2 autres passages
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05
« Même un nourrisson aura son avocat. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 35:45
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 30 observations39 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Malheureusement, cher Frédéric, je pense que la France a encore énormément de progrès à faire pour se soucier du sort des plus vulnérables de notre société. Sans faire de catégorisation, il y a les femmes. Par exemple, on en parle beaucoup en ce moment, mais 94% des plaintes pour viol sont classées sans suite. Et il y a les enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:05Voir 2 autres passages
« Évidemment, on a tous en tête Liana, son assassinat, sa disparition tragique. Mais évidemment, on a tous en tête Liana aujourd'hui quand on parle de la protection des enfants. Et parmi les enfants, les plus vulnérables des plus vulnérables, ce sont les enfants dont les parents sont défaillants, violents ou inaptes à s'occuper d'eux, à les aimer correctement. Ces enfants-là sont retirés aux parents par décision administrative ou par décision du juge, placés en foyer et famille d'accueil. Et ce sont des politiques de la pénurie. De manière générale, moi, je considère que tous les endroits où on soigne les personnes, où on les élève, où on les éduque, où on s'occupe d'eux, tous ces endroits-là sont insuffisamment financés par notre État. Toutes les mains qui soignent ne sont pas suffisamment... On n'est pas suffisamment reconnaissante envers eux. Et les éducateurs qui sont dans ces foyers et les familles d'accueil qui s'occupent de ces enfants-là ne sont pas valorisées, ni socialement, ni budgétairement, ce qui fait que nous sommes dans des politiques de la pénurie. Et comme ces enfants ne votent pas, et comme ces familles ne sont pas suffisamment importantes pour peser dans une élection, eh bien, c'est la dernière roue du carrosse. C'est pour ça qu'on est dans cette situation. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 34:25
« Alors je vais vous annoncer quelque chose qu'on va mettre en place. Je soutiens une coalition d'opposants politiques au régime iranien qui se sont réunis à Londres et qui ont mis en place l'Iran Freedom Congress, l'IFC. C'est le premier réseau d'opposants politiques iraniens en exil structurés qui représentent différentes forces politiques opposées. Donc c'est des gens de gauche, des minorités, mais aussi des gens plus à droite, conservateurs, et qui s'unissent pour faire porter une voix, pour faire entendre aux chancelleries ici, aux régimes ici, la voix du peuple iranien à partir de l'étranger. Et le 29, à l'Assemblée nationale, nous allons organiser un rassemblement pour lancer une opération de parrainage. Nous souhaitons qu'un responsable, une responsable politique, parraine un manifestant à l'heure actuelle en prison et en passe d'être exécuté. Il y a des exécutions qui ont lieu tous les jours de ces manifestants. Et nous souhaitons de nouveau attirer l'attention de la communauté internationale, en commençant par la communauté française, sur ces exécutions. On sait que le régime iranien est très sensible à sa réputation. Et ces opérations-là ont pu avoir par le passé quelques effets. Et retenir la main du régime, retenir la corde qu'allait pendre ces malheureux manifestants qui n'ont commis comme seul crime que de demander plus de liberté. Et cette opération, nous allons la lancer le 29 juin prochain à l'Assemblée nationale. Et j'espère qu'il y aura du monde. La présidente de l'Assemblée nationale a confirmé sa venue. J'attends la confirmation aussi du ministre des Affaires étrangères, tout de très assentif au sort du peuple iranien. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors il n'y a pas une incertitude. Mon histoire de vie est un petit peu complexe de ce point de vue-là. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 1:58Voir 2 autres passages
« Alors, le plus de liberté, les Iraniens, et surtout les Iraniennes, l'ont arrachée elles-mêmes. Depuis la révolution Femmes-Vie-Liberté, révolution féministe, au sens où elle a été menée sous un slogan féministe, et elle a rangé derrière elle des femmes et des hommes qui voulaient de l'égalité entre les femmes et les hommes, les Iraniennes en Iran ne portent plus le voile. Elles l'ont faite quasiment tout ensemble, à leurs risques et périls, mais on ne peut pas mettre 50% d'une population en prison. Aujourd'hui, vous allez en Iran, les femmes sont dévoilées dans les grandes villes, à Téhéran. Très majoritairement. Oui, de manière très étonnante. Cette révolution-là, elles n'ont pas eu besoin de bombes pour la faire, et elles l'ont faite au prix de leur sang. Et ça, le régime ne l'a pas remis en place, parce qu'ils savent que s'ils reviennent mettre un coup, s'ils resserrent la vis du point de vue des mœurs, c'est comme une cocotte minute, ça va exploser. Et donc, ils laissent cette liberté-là. Et même, je vais aller plus loin, dans sa propagande récemment durant la guerre, le régime a lui-même utilisé des femmes dévoilées pour montrer que même des femmes dévoilées, donc même des femmes occidentalisées, soutenaient le régime dans sa riposte à l'agression américaine-israélienne. C'était des actrices. D'ailleurs, ça a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux iraniens. Mais ils ont mis en scène, il faut voir ce que c'est, le régime a lui-même mis en scène des femmes dévoilées pour montrer l'unité nationale du pays derrière son régime. Donc, tout ça est assez sidérant. Donc, cette fameuse liberté-là, de sortir dans la rue dévoilée, les Iraniens l'ont arrachée d'elles-mêmes. Moi, ce que je dis, c'est que le peuple iranien est un très grand peuple. Et je le dis d'autant plus que je connais beaucoup de Français qui ont pu voyager en Iran et ils en reviennent avec cette même affirmation. C'est un très grand peuple, épris de culture, de poésie. Ils ont la volonté de vivre en paix. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 26:13
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 16 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'était la condition des passeurs, c'est que si vous vous faites arrêter, pour ne pas vous faire torturer et finir par livrer sous la torture les passeurs, le réseau, et finalement mettre des gens en danger, il fallait se donner la mort plutôt que d'être torturé et d'être tué à la fin. Et ma mère, elle nous raconte, c'est vrai que c'est des histoires qui marquent enfants, qui marquent même adultes, qu'elle a refusé parce qu'elle ne voulait pas ne pas savoir ce qu'on allait faire à ses enfants. Elle ne voulait pas aussi nous donner la mort. Et pour ça, elle dit, je ne prendrai pas ces capsules de cyanure. Et comme il y avait des enfants en très bas âge, moi j'avais 15 mois, ma soeur avait 15 mois de plus que moi, on a 15 mois d'écart. Je pense qu'on lui a laissé ne pas prendre ces capsules. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« Alors, le plus de liberté, les Iraniens, et surtout les Iraniennes, l'ont arrachée elles-mêmes. Depuis la révolution Femmes-Vie-Liberté, révolution féministe, au sens où elle a été menée sous un slogan féministe, et elle a rangé derrière elle des femmes et des hommes qui voulaient de l'égalité entre les femmes et les hommes, les Iraniennes en Iran ne portent plus le voile. Elles l'ont faite quasiment tout ensemble, à leurs risques et périls, mais on ne peut pas mettre 50% d'une population en prison. Aujourd'hui, vous allez en Iran, les femmes sont dévoilées dans les grandes villes, à Téhéran. Très majoritairement. Oui, de manière très étonnante. Cette révolution-là, elles n'ont pas eu besoin de bombes pour la faire, et elles l'ont faite au prix de leur sang. Et ça, le régime ne l'a pas remis en place, parce qu'ils savent que s'ils reviennent mettre un coup, s'ils resserrent la vis du point de vue des mœurs, c'est comme une cocotte minute, ça va exploser. Et donc, ils laissent cette liberté-là. Et même, je vais aller plus loin, dans sa propagande récemment durant la guerre, le régime a lui-même utilisé des femmes dévoilées pour montrer que même des femmes dévoilées, donc même des femmes occidentalisées, soutenaient le régime dans sa riposte à l'agression américaine-israélienne. C'était des actrices. D'ailleurs, ça a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux iraniens. Mais ils ont mis en scène, il faut voir ce que c'est, le régime a lui-même mis en scène des femmes dévoilées pour montrer l'unité nationale du pays derrière son régime. Donc, tout ça est assez sidérant. Donc, cette fameuse liberté-là, de sortir dans la rue dévoilée, les Iraniens l'ont arrachée d'elles-mêmes. Moi, ce que je dis, c'est que le peuple iranien est un très grand peuple. Et je le dis d'autant plus que je connais beaucoup de Français qui ont pu voyager en Iran et ils en reviennent avec cette même affirmation. C'est un très grand peuple, épris de culture, de poésie. Ils ont la volonté de vivre en paix. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées28 janv. 2026 au 12 juin 2026 · 9 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'était la condition des passeurs, c'est que si vous vous faites arrêter, pour ne pas vous faire torturer et finir par livrer sous la torture les passeurs, le réseau, et finalement mettre des gens en danger, il fallait se donner la mort plutôt que d'être torturé et d'être tué à la fin. Et ma mère, elle nous raconte, c'est vrai que c'est des histoires qui marquent enfants, qui marquent même adultes, qu'elle a refusé parce qu'elle ne voulait pas ne pas savoir ce qu'on allait faire à ses enfants. Elle ne voulait pas aussi nous donner la mort. Et pour ça, elle dit, je ne prendrai pas ces capsules de cyanure. Et comme il y avait des enfants en très bas âge, moi j'avais 15 mois, ma soeur avait 15 mois de plus que moi, on a 15 mois d'écart. Je pense qu'on lui a laissé ne pas prendre ces capsules. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« Alors, le plus de liberté, les Iraniens, et surtout les Iraniennes, l'ont arrachée elles-mêmes. Depuis la révolution Femmes-Vie-Liberté, révolution féministe, au sens où elle a été menée sous un slogan féministe, et elle a rangé derrière elle des femmes et des hommes qui voulaient de l'égalité entre les femmes et les hommes, les Iraniennes en Iran ne portent plus le voile. Elles l'ont faite quasiment tout ensemble, à leurs risques et périls, mais on ne peut pas mettre 50% d'une population en prison. Aujourd'hui, vous allez en Iran, les femmes sont dévoilées dans les grandes villes, à Téhéran. Très majoritairement. Oui, de manière très étonnante. Cette révolution-là, elles n'ont pas eu besoin de bombes pour la faire, et elles l'ont faite au prix de leur sang. Et ça, le régime ne l'a pas remis en place, parce qu'ils savent que s'ils reviennent mettre un coup, s'ils resserrent la vis du point de vue des mœurs, c'est comme une cocotte minute, ça va exploser. Et donc, ils laissent cette liberté-là. Et même, je vais aller plus loin, dans sa propagande récemment durant la guerre, le régime a lui-même utilisé des femmes dévoilées pour montrer que même des femmes dévoilées, donc même des femmes occidentalisées, soutenaient le régime dans sa riposte à l'agression américaine-israélienne. C'était des actrices. D'ailleurs, ça a beaucoup circulé sur les réseaux sociaux iraniens. Mais ils ont mis en scène, il faut voir ce que c'est, le régime a lui-même mis en scène des femmes dévoilées pour montrer l'unité nationale du pays derrière son régime. Donc, tout ça est assez sidérant. Donc, cette fameuse liberté-là, de sortir dans la rue dévoilée, les Iraniens l'ont arrachée d'elles-mêmes. Moi, ce que je dis, c'est que le peuple iranien est un très grand peuple. Et je le dis d'autant plus que je connais beaucoup de Français qui ont pu voyager en Iran et ils en reviennent avec cette même affirmation. C'est un très grand peuple, épris de culture, de poésie. Ils ont la volonté de vivre en paix. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFI
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées28 janv. 2026 au 12 juin 2026 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« C'était la condition des passeurs, c'est que si vous vous faites arrêter, pour ne pas vous faire torturer et finir par livrer sous la torture les passeurs, le réseau, et finalement mettre des gens en danger, il fallait se donner la mort plutôt que d'être torturé et d'être tué à la fin. Et ma mère, elle nous raconte, c'est vrai que c'est des histoires qui marquent enfants, qui marquent même adultes, qu'elle a refusé parce qu'elle ne voulait pas ne pas savoir ce qu'on allait faire à ses enfants. Elle ne voulait pas aussi nous donner la mort. Et pour ça, elle dit, je ne prendrai pas ces capsules de cyanure. Et comme il y avait des enfants en très bas âge, moi j'avais 15 mois, ma soeur avait 15 mois de plus que moi, on a 15 mois d'écart. Je pense qu'on lui a laissé ne pas prendre ces capsules. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 5:24Voir 2 autres passages
« Ce n'est pas la stratégie de la France que de fermer ses ambassades. La stratégie de la France, c'est toujours de maintenir une présence diplomatique. Je peux le comprendre, parce que la diplomatie, c'est aussi ce qui permet d'éviter la guerre. Par ailleurs, je rappelle encore une fois que Cécile Collère et Jacques Paris, les deux enseignants, sont dans l'ambassade française. Renvoyer l'ambassadeur, ça expose tout de suite nos deux compatriotes à une situation de danger. Je ne le souhaite pas. Et puis, l'ambassadeur d'Iran-France répète les mensonges du régime. C'est à ça qu'on reconnaît les dictatures. C'est le mensonge qu'elle déploie en toutes circonstances. Il n'y a rien à attendre de ce côté-là. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « La France n'est pas à la hauteur des évènements en Iran » • RFIVérifier à 5:34
« Ce n'est pas la stratégie de la France que de fermer ses ambassades. La stratégie de la France, c'est toujours de maintenir une présence diplomatique. Je peux le comprendre, parce que la diplomatie, c'est aussi ce qui permet d'éviter la guerre. Par ailleurs, je rappelle encore une fois que Cécile Collère et Jacques Paris, les deux enseignants, sont dans l'ambassade française. Renvoyer l'ambassadeur, ça expose tout de suite nos deux compatriotes à une situation de danger. Je ne le souhaite pas. Et puis, l'ambassadeur d'Iran-France répète les mensonges du régime. C'est à ça qu'on reconnaît les dictatures. C'est le mensonge qu'elle déploie en toutes circonstances. Il n'y a rien à attendre de ce côté-là. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités28 janv. 2026 au 12 juin 2026 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Il est Renaissance, tout à fait. Et il a la même conviction que moi, il faut absolument que les lois qui protègent les enfants placés de ce pays évoluent et qu'on leur garantisse une meilleure protection. À l'heure actuelle, je le dis sans rougir et je le dis partout où le micro m'est tendu, c'est un scandale d'État. Je ne suis plus la seule à le dire. Édouard Philippe, pour citer quelqu'un qui n'est pas de la même famille politique que moi, dans son bouquin pour lancer sa campagne présidentielle, emploie ces mots-là, « Ce n'est pas normal le sort que la France fait à ses enfants. » »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 33:14Voir 2 autres passages
« La question est, l'avocat est là pour défendre les droits de l'enfant et apporter dans le bureau du juge une forme de contradictoire pour que le juge puisse être le mieux éclairé possible pour rendre sa décision. Ce n'est pas une lubie française. Cette loi-là, elle existe dans d'autres pays. Et je ne vais vous en citer qu'un, la Belgique. C'est un pays voisin, c'est un pays francophone. Depuis 1994, ils ont mis en œuvre cette loi. Et les juges belges le disent. Partout où l'avocat est présent, notre décision s'en trouve améliorée. Parce qu'on a quelqu'un qui peut nous donner des éléments d'information qui sont complémentaires à ceux des services sociaux sur le bien-être de l'enfant quand il est placé en pouponnière. Est-ce que, par exemple, j'ai des cas très précis où une avocate a pu renseigner le juge en disant que cet enfant-là, qui était placé en pouponnière, quand il revoyait sa mère, ce bébé, la mère créait une connexion avec ce bébé-là. Et cet avocat a défendu le fait que cet enfant pouvait retenter le fait qu'il aille revivre chez sa mère. Parce que quand elle observait l'enfant et sa mère, elle voyait que la mère et l'enfant, à ce moment-là, ce bébé, recréaient une connexion. Et elle a pu renseigner le juge là-dessus. Partout où l'avocat est présent, la décision du juge s'en trouve améliorée. C'est avec cette conviction-là qu'on a défendu cette loi-là, votée à l'unanimité, mise en place depuis 1994 en Belgique, et qui a montré ses effets positifs sur la protection des enfants. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 36:06
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 8 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45Voir 2 autres passages
« Regardez comment l'extrême droite parle de la France. Toujours en mal, toujours en la rabaissant, toujours en pointant les pires atrocités qui se passent en France, surtout venant de la population immigrée. Moi, je dis que l'extrême droite aime la France comme le mari violent aime la femme battue. Il la rabaisse, il l'humilie et lui dit... »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:39
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés6 oct. 2025 au 12 juin 2026 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, elle est de moi. Et parce que c'est vraiment l'image qu'il me donne en fait. Il la rabaisse, il l'humilie et il dit « Voilà, je suis ton sauveur, c'est grâce à moi que tu pourrais t'en sortir ». Ce n'est pas ça aimer. Aimer, c'est prendre quelqu'un comme il est et agir de manière résolue et positive pour l'augmenter, l'améliorer et lui permettre de s'épanouir. Et c'est comme ça le véritable amour. Le véritable amour d'un père ou d'une mère pour ses enfants, ce n'est pas lui dire « T'es nul, t'es nul » et espérer qu'il s'en sorte et espérer que ses paroles-là le tirent vers le haut. Non, c'est lui dire « Je t'aime, j'ai confiance en toi, je sais que tu es capable du meilleur et on va le faire ensemble ». Et je pense que c'est ce discours qu'il faut tenir en ce moment à la France, lui témoigner notre amour et lui dire « On va le faire ensemble, on en est capable ». Regardez ce qui s'est passé après la Seconde Guerre mondiale. Le pays ravagé, quatre années d'occupation, le nazisme, la collaboration, une collaboration atroce, on a donné la liste des enfants juifs alors que les nazis ne la demandaient même pas. Et bien des hommes, des femmes se sont réunis ensemble et ont reconstruit la France en faisant quoi ? La sécurité sociale. C'est ça la France. C'est dans les moments durs, on se réunit, on fait encore quelque chose de plus grand pour l'ensemble du pays sans mettre personne à la porte. Évidemment, à cette période, il y avait aussi la colonisation. Rien n'est parfait dans l'histoire. Et Rome ne s'est pas construite en un jour. Je ne suis pas en train d'idéaliser les situations. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 13:59Voir 2 autres passages
« Alors, si j'ai bien compris, il faudrait que les donations, donc les héritages, soient moins taxés. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Impasse politique : deux députés cherchent des solutionsVérifier à 4:39
« Alors, deux choses. Qu'est-ce qu'il y a derrière cette valeur de retraite par capitalisation ? Il y a de l'individualisme, le chacun pour soi. On capitalise pour sa propre responsabilité. La question de la répartition, c'est la question de la retraite par répartition. Il y a toute une autre valeur qu'il y a derrière, qui, moi, je pense, est fondamentale, si on veut sortir ce pays de la crise durablement. C'est la collectivité, la communauté. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 2:44
« L'outil religieux, les corps de gardiens de la révolution, c'est garder la révolution islamique, donc garder la république islamique, la loi de la Sharia. Mais qu'est-ce qui se passe ? Et les Iraniens sont au courant, il y a une corruption totale. Quand je dis totale, c'est que cette corruption est économique et morale. Un peu avant, c'est en novembre, octobre ou novembre, donc avant les manifestations qui ont commencé dans les bazars iraniens, il y a une vidéo qui a beaucoup circulé en Iran, où on voyait la fille d'un très haut dignitaire du corps des gardiens de la révolution, on voyait son mariage. Et le mariage de cette fille, de ce dignitaire-là, il était présent sur la vidéo, c'était homme et femme ensemble, toutes les femmes ont décolleté, cheveux au vent. Et cette vidéo a beaucoup circulé en Iran, parce que les Iraniens ont dit, regardez, ils nous tuent, ils tuent nos enfants pour une mèche de cheveux dévoilée, et regardez eux dans quelle corruption ils se vautent. Corruption morale et économique, et c'est le cas de corruption. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 23:25
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 30:02
« Évidemment. De toute façon, ces vidéos-là sont connues. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 24:16
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45
« Alors, le Shah, c'était une dictature. Il y avait des prisonniers politiques, il y avait une police secrète, il y avait de la répression. J'ai de la famille qui a fait de la prison à cause du Shah. Mon père a fait de la prison sous le Shah d'Iran. Le problème de la révolution, c'est qu'un pouvoir arrive et veut libérer le peuple, et peu de temps après, il amène une nouvelle dictature. Il y a un roman qui est absolument fabuleux, La ferme des animaux de George Orwell, qui décrit ça. Et moi, je me souviens d'avoir vu ce dessin animé. C'était un dessin animé qui est un peu vieilli, mais qui est inspiré du livre, qui explique ça. Les animaux se liguent pour chasser le fermier, et les porcs prennent le pouvoir et mettent une dictature encore plus dure que celle du fermier. C'est l'histoire de l'Iran. Et le régime des Molak a été à bien des égards plus dur que le régime du Shah, puisque sous le Shah, il n'y avait pas de liberté d'expression, mais il y avait une forme de liberté des mœurs. Les femmes étaient libres de s'habiller comme elles voulaient, mais cette liberté des mœurs a disparu, et la liberté d'expression n'est pas revenue. Ma mère a fui l'Iran parce que sa vie était en danger, parce qu'elle militait pour une véritable liberté, une véritable démocratie en Iran. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45
RFI · Ayda Hadizadeh : « La France n'est pas à la hauteur des évènements en Iran » • RFIVérifier à 5:34
« elle revient à l'Assemblée. Le 30 juin, le gouvernement avec qui nous avons passé un accord a accepté de dégager du temps gouvernemental pour réinscrire le texte voté au Sénat. Le 30 juin, nous allons tout faire pour que l'ensemble des députés votent le même texte que le Sénat. Si jamais c'est le cas, et on va s'assurer que ça le soit, le texte sera définitivement adopté et pourra être promulgué quelques jours après par le Président de la République et entrera en vigueur le 2 janvier prochain. »
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 37:28
RFI · Ayda Hadizadeh : « Le peuple iranien a tout pour construire une grande démocratie » • RFIVérifier à 3:45
RCF — L'Invité de la Matinale · Impasse politique : deux députés cherchent des solutions