Arnaud Rousseau — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
23 janv. 2024 au 12 déc. 2025
Questions
102
Entretiens
6
Sources
6
Heures analysées
1,8 h
Répartition sur 102 questions évaluables
Réponse directe
53
Réponse partielle
19
Réponse à côté
25
Refus explicite
5
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 1 à 25 sur 102
Question 1Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Quand vous dites des gens qui ne font pas leur job, ça veut dire quoi ?
Réponse directe
Ça veut dire qu'il y a des gens qui partreintent ? Mais je ne sais pas si c'est des éleveurs. Des éleveurs, des marchands ou des tiers, qui à un moment se disent, cet animal, je le bouge. Et comme il n'a pas forcément de signe au clinique, je le bouge. Je le fais sortir de la zone où il ne devrait pas sortir. Et puis finalement, une fois qu'il est sorti, il déclare des symptômes. Enfin voilà, je ne sais pas. Encore une fois, je n'ai pas d'élément tangible. Mais enfin, un temps ou un stomax, ça ne fait pas 100 kilomètres. Ça, c'est une certitude. Donc après, il faut regarder les conditions pour lesquelles le faire. Et c'est pour ça qu'on a besoin des spécialistes. Moi, je suis désolé, mais i…
« Ça veut dire qu'il y a des gens qui partreintent ? Mais je ne sais pas si c'est des éleveurs. Des éleveurs, des marchands ou des tiers, qui à un moment se disent, cet animal, je le bouge. Et comme il n'a pas forcément de signe au clinique, je le bouge. Je le fais sortir de la zone où il ne devrait pas sortir. Et puis finalement, une fois qu'il est sorti, il déclare des symptômes. Enfin voilà, je ne sais pas. Encore une fois, je n'ai pas d'élément tangible. Mais enfin, un temps ou un stomax, ça ne fait pas 100 kilomètres. Ça, c'est une certitude. Donc après, il faut regarder les conditions pour lesquelles le faire. Et c'est pour ça qu'on a besoin des spécialistes. Moi, je suis désolé, mais il faut se méfier de la théorie du complot. Il y a des certitudes scientifiques. Enfin, en tous les cas, il y a des consensus scientifiques. Ensuite, il y a des réalités. Le cas de la Haute-Garonne, c'est une réalité. Voilà. Ensuite, aujourd'hui, on nous dit, il faut abattre. Les éleveurs disent, mais ce n'est pas possible. Mais le consensus scientifique dit, il faut abattre. Nous, à l'AFN SOA, on continue à apporter notre concours au consensus scientifique, même si c'est d'une douleur effroyable pour les éleveurs. Parce qu'on a des expériences réussies. Allez voir les éleveurs en Savoie. Ils vous disent, c'était un drame absolu. En six mois, on a dépeuplé, repeuplé et on fait autant de lait aujourd'hui. C'est ça, la réalité. Et puis ensuite, il faudra que l'État indemnise. Ça a commencé, nous ne sommes pas au bout. »
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 12:27
Question 2Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Ça serait un scénario catastrophe ?
Réponse directe
Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché…
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11Voir 1 autre passage
« Alors, il ne devrait pas. Il ne devrait pas parce que le marché reste ouvert au moment où on se parle et il ne devrait pas. Mais vous savez que la ministre a fermé le marché pendant 15 jours, il y a à peu près un mois, et que alors qu'il n'y avait aucune raison que les prix baissent, les prix ont baissé, parfois jusqu'à 1 euro. Pour avoir interrogé le président de la Chambre d'agriculture de la Loire qui était concerné, il parle d'une perte d'un euro par animal. Par kilo, 1 euro du kilo, c'est dramatique. Et donc nous, notre objectif, c'est de sauver le troupeau, et évidemment de sauver le prix des produits des éleveurs parce qu'on n'a pas en plus non plus besoin d'avoir une réaction en chaîne. Et pour ça, il faut qu'on ait la meilleure solution pour préserver le troupeau et ça, ça passe par les scientifiques. Pardon, mais encore une fois, ne mélangeons pas les sujets politiques, et ça a été dit par la personne de la 64, et le sujet sanitaire. Le sujet sanitaire, quel que soit le gouvernement et quelle que soit la tendance, il devra être adressé. Et plus on attend, et plus c'est grave. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 10:01
Question 3Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Alors, le président de la coordination rurale appelait le Premier ministre à se saisir directement du dossier. Il ne comprenait pas pourquoi Sébastien Lecornu n'était pas venu encore au chevet des agriculteurs. Est-ce que vous appelez aussi Sébastien Lecornu, finalement, à venir au chevet des agriculteurs ?
Réponse à côté
Écoutez, de toute façon, vu la situation politique ce soir, je ne doute pas un seul instant qu'il va être obligé de le faire.
« Écoutez, de toute façon, vu la situation politique ce soir, je ne doute pas un seul instant qu'il va être obligé de le faire. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 14:49
Question 4Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Ça veut dire qu'on ne pourrait plus exporter d'animaux pendant combien de temps ?
Réponse à côté
Non mais attendez, moi je ne suis pas dans le scénario catastrophe, je vous donne juste un exemple.
« Non mais attendez, moi je ne suis pas dans le scénario catastrophe, je vous donne juste un exemple. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:07
Question 5Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Ça aurait quelles conséquences économiques, par exemple, si l'ensemble du cheptel français bovin était finalement vacciné ?
Réponse à côté
Non mais attendez, moi je ne suis pas dans le scénario catastrophe, je vous donne juste un exemple.
« Non mais attendez, moi je ne suis pas dans le scénario catastrophe, je vous donne juste un exemple. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:07
Question 6Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Est-ce que vous y voyez une stratégie politique ?
Réponse à côté
Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de s…
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28
Question 7Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Vous les encouragez ?
Réponse à côté
On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu…
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 3:14Voir 1 autre passage
« En tous les cas, il y a quelque chose qui est partagé au-delà des syndicats, c'est que les gens veulent sauver leurs animaux. Ça, c'est partagé. Il y a une deuxième chose qui est partagée, c'est que si on n'agit pas vite parce que c'est une course contre la montre, on va avoir une maladie qui n'est plus sous contrôle, avec un risque majeur que l'Europe, finalement, mette la France sous cloche. Bon, personne ne veut perdre des animaux, et nous, on ne veut pas non plus... »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 4:38
Question 8Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
C'est-à-dire que c'est une crise suffisamment grave et un dossier suffisamment inflammable pour qu'effectivement Matignon s'en saisisse directement ?
Réponse directe
Mais ça fait des mois, pardon, mais ça fait des mois que c'est inflammable. Personne ne se posait la question de savoir si ça allait arriver ou pas. La question, c'était quand et où. Mais tout le monde le savait. La situation est dramatique. Pardon, mais en Occitanie, vous avez la crise viticole. C'était encore une manifestation d'ampleur à Béziers. D'une dignité totale, il y a quelques semaines. C'est la crise des grandes cultures. Quand vous êtes en Occitanie, dans le Loraguet, c'est trois, voire quatre années dans lesquelles vous n'avez pas de résultat. Du coup, vous soutenez les agriculteurs qui sont en train de bloquer la 64 aujourd'hui et vous appelez à les rejoindre ? Depuis le début…
« Mais ça fait des mois, pardon, mais ça fait des mois que c'est inflammable. Personne ne se posait la question de savoir si ça allait arriver ou pas. La question, c'était quand et où. Mais tout le monde le savait. La situation est dramatique. Pardon, mais en Occitanie, vous avez la crise viticole. C'était encore une manifestation d'ampleur à Béziers. D'une dignité totale, il y a quelques semaines. C'est la crise des grandes cultures. Quand vous êtes en Occitanie, dans le Loraguet, c'est trois, voire quatre années dans lesquelles vous n'avez pas de résultat. Du coup, vous soutenez les agriculteurs qui sont en train de bloquer la 64 aujourd'hui et vous appelez à les rejoindre ? Depuis le début, je soutiens le fait qu'on a besoin d'une vision pour l'agriculture. Pour ce qui concerne nos instances, on est mobilisés à Bruxelles pour notre manifestation du 18. Et puis ensuite, on va faire le point. Mais je ne mélange pas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 15:08Voir 1 autre passage
« Absolument. Le 18 décembre aura lieu à Bruxelles un conseil des chefs d'État et de gouvernement dont on dit qu'il devrait faire avancer le dossier du Mercosur. Et vous avez compris que depuis des mois, et c'est en lien avec ce qui se passe, on est évidemment très opposé à ce qu'on nous mette des contraintes et que par ailleurs, on amène de l'alimentation qui ne correspond pas... »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 15:57
Question 9Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Vous trouvez que c'est normal ?
Réponse à côté
On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu…
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 3:14Voir 1 autre passage
« En tous les cas, il y a quelque chose qui est partagé au-delà des syndicats, c'est que les gens veulent sauver leurs animaux. Ça, c'est partagé. Il y a une deuxième chose qui est partagée, c'est que si on n'agit pas vite parce que c'est une course contre la montre, on va avoir une maladie qui n'est plus sous contrôle, avec un risque majeur que l'Europe, finalement, mette la France sous cloche. Bon, personne ne veut perdre des animaux, et nous, on ne veut pas non plus... »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 4:38
Question 10Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Mais quel est l'intérêt de la coordination rurale finalement de vous attaquer, d'attaquer le gouvernement ?
Réponse à côté
Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de s…
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
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Question 11Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Et notre invité ce soir est Arnaud Rousseau. Merci d'être l'invité du club ce soir, président de la FNSEA, je le rappelle, le premier syndicat agricole français. Alors très clairement, il y a eu deux appels clairs aujourd'hui et même ce soir sur le plateau, puisque le président de la coordination rurale, Bertrand Venteau, était à votre place il y a une petite heure. La coordination rurale et la confédération paysanne appellent tous les deux à des blocages. Quelle est la position de la FNSEA ?
Réponse directe
D'abord, je voudrais vous dire que ce qui se passe en agriculture est particulièrement pénible et que les éleveurs, puisque ce qui déclenche la crise est le sujet sanitaire, mais vous avez compris à travers les propos qui viennent d'être tenus, que c'est plus largement l'absence de vision agricole qui est là. Moi, je voudrais avoir une pensée notamment pour les éleveurs qui ont subi durement, pour quelques-uns d'entre eux en tous les cas, des abattages. Et puis la question de fond, c'est la question de la vision de l'agriculture. Et donc, des blocages sont appelés. Vous savez que nous, on a appelé à manifester la semaine prochaine à Bruxelles, parce que beaucoup de nos mots sont d'abord des…
« D'abord, je voudrais vous dire que ce qui se passe en agriculture est particulièrement pénible et que les éleveurs, puisque ce qui déclenche la crise est le sujet sanitaire, mais vous avez compris à travers les propos qui viennent d'être tenus, que c'est plus largement l'absence de vision agricole qui est là. Moi, je voudrais avoir une pensée notamment pour les éleveurs qui ont subi durement, pour quelques-uns d'entre eux en tous les cas, des abattages. Et puis la question de fond, c'est la question de la vision de l'agriculture. Et donc, des blocages sont appelés. Vous savez que nous, on a appelé à manifester la semaine prochaine à Bruxelles, parce que beaucoup de nos mots sont d'abord des mots européens, avec une absence totale de vision. Le Mercosur vient d'être également évoqué. Comment comprendre qu'on est exigeant avec les agriculteurs français et européens dans la production, dans la vision, alors qu'on est en train de perdre notre outil productif, et que ça n'est pas un problème d'importer de la nourriture du bout du monde qui ne respecte pas nos standards ? Les agriculteurs ne comprennent plus. On dit depuis des mois, des années, que l'agriculture se paupérise, qu'il n'y a pas de vision. Il suffit de regarder la balance commerciale, par exemple, qui depuis, pour la première fois depuis 1978, va être négatif. Quand vous êtes agriculteur, vous ne délocalisez pas votre entreprise. Votre ferme, elle est ancrée dans le territoire. Quand vous êtes en Occitanie et que vous avez l'absence de vision politique, les difficultés climatiques, la crise viticole, la crise des céréaliers, le sanitaire qui vient de nous frapper, franchement, et que vous voyez l'absence de vision politique, franchement, il y a de quoi désespérer. »
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Question 12Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
C'est-à-dire que vous cautionnez ces tests scientifiques ?
Réponse à côté
On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu…
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
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« En tous les cas, il y a quelque chose qui est partagé au-delà des syndicats, c'est que les gens veulent sauver leurs animaux. Ça, c'est partagé. Il y a une deuxième chose qui est partagée, c'est que si on n'agit pas vite parce que c'est une course contre la montre, on va avoir une maladie qui n'est plus sous contrôle, avec un risque majeur que l'Europe, finalement, mette la France sous cloche. Bon, personne ne veut perdre des animaux, et nous, on ne veut pas non plus... »
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Question 13Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Alors pourquoi est-ce qu'on ne vaccine pas l'ensemble du cheptel en France ?
Réponse directe
C'est une très bonne question, qu'on a aussi posée depuis les mois, c'est que si on vaccine la totalité du cheptel, d'abord la différence entre la Suisse et la France, c'est qu'on n'a pas le même nombre d'animaux. On a un peu plus de 15 millions de bovins. Et donc mécaniquement, pour vacciner 15 millions d'animaux, il faut des mois, des mois. Pour autant qu'on ait les vaccins. Alors, de l'argent, des vaccins, la mobilisation de tout le monde pour le faire. Mais à la limite, admettons que ce soit possible, plusieurs mois. Mais ça a une conséquence mécanique, c'est que la France se ferme les frontières et plus rien ne bouge. Mais non, mais attendez, là on est en Occitanie, on est en plein mil…
« C'est une très bonne question, qu'on a aussi posée depuis les mois, c'est que si on vaccine la totalité du cheptel, d'abord la différence entre la Suisse et la France, c'est qu'on n'a pas le même nombre d'animaux. On a un peu plus de 15 millions de bovins. Et donc mécaniquement, pour vacciner 15 millions d'animaux, il faut des mois, des mois. Pour autant qu'on ait les vaccins. »
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« Alors, de l'argent, des vaccins, la mobilisation de tout le monde pour le faire. Mais à la limite, admettons que ce soit possible, plusieurs mois. Mais ça a une conséquence mécanique, c'est que la France se ferme les frontières et plus rien ne bouge. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 8:12
« Mais non, mais attendez, là on est en Occitanie, on est en plein milieu de la crise. Mais vous interrogez des éleveurs en Bretagne, ils n'ont pas ce problème. Mais je veux dire que partout, les éleveurs s'interrogent, bovins. Parce qu'ils n'ont qu'une crainte, c'est que la maladie se déplace. »
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Question 14Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Et vous, vous les suivez, la FNSEA ?
Réponse à côté
On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu…
« On appuie nos raisonnements sur la science, depuis le début, mais on voit bien que ça interroge. Et je le dis parce que tout le monde parle de cette maladie depuis quelques jours, mais elle a démarré dans les Savoies, fin juin. Et nous, dès le début, on a posé ces questions, parce que les éleveurs posaient déjà ces questions. Est-ce que je suis obligé d'abattre mon troupeau ? Je ne sais pas si vous imaginez pour un éleveur ce que ça signifie sur le plan émotionnel et la charge mentale, d'abattre son troupeau, c'est terrible. Mais ne mélangeons pas les sujets politiques nécessaires par ailleurs. Et nous, on combat, et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles pour dire cette agriculture... Qu'est-ce que vous répondez aux éleveurs qui proposent d'abattre seulement les animaux qui sont contaminés par la maladie et de vacciner plus massivement ? Non, mais moi, je ne réponds pas aux éleveurs. Moi, je vous explique que quand j'ai ces questions qu'on a déjà eues depuis des mois... Oui, mais la priorité, ils n'ont pas entendu le message. Le message, c'est de dire, pardon, mais je ne suis pas épidémiologiste. Moi, je ne suis pas compétent, je suis agriculteur. Non, quand j'ai ce problème, je vais voir des gens dont c'est la compétence qui sont les meilleurs sachants. Pardon, mais ça ne peut pas être les réseaux sociaux qui font la vision scientifique. Qu'il y ait des débats scientifiques, c'est normal. Mais à un moment, il y a un consensus. Et ce qui se passe en France, qui est extrêmement douloureux, se passe aussi... »
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« En tous les cas, il y a quelque chose qui est partagé au-delà des syndicats, c'est que les gens veulent sauver leurs animaux. Ça, c'est partagé. Il y a une deuxième chose qui est partagée, c'est que si on n'agit pas vite parce que c'est une course contre la montre, on va avoir une maladie qui n'est plus sous contrôle, avec un risque majeur que l'Europe, finalement, mette la France sous cloche. Bon, personne ne veut perdre des animaux, et nous, on ne veut pas non plus... »
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Question 15Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)
Et quand tombe au-dessus de tout ça un ordre du gouvernement qui dit « il y a une vache de votre chaptel qui est atteinte, vous devez éradiquer tout le troupeau », est-ce que ça, c'est vraiment obligatoire ?
Réponse partielle
Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la…
« Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la totalité d'un lot d'animaux dans lequel il y a une vache malade. Parce que cette maladie, qui est sournoise, elle a la possibilité de se déployer dans des animaux, dans des vaches, qui n'ont pas de symptômes, qui n'ont pas de symptômes, et qui malgré un test, qu'on appelle un test PCR, qui peut s'avérer, un test sanguin qui peut s'avérer négatif, la bête est chargée en virus et continue à essaimer. »
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Question 16Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Aujourd'hui, qu'est-ce que vous dites à ceux qui vous regardent, qui vous écoutent, qui s'inquiètent, qui doutent parce que c'est beaucoup de l'inquiétude qu'on voit. Bien sûr, il y a de la récupération politique, mais il y a aussi tous ces Français qui ne sont pas politisés, qui s'inquiètent simplement de voir des pesticides, des insecticides qui étaient interdits, revenir dans leur assiette potentiellement.
Réponse partielle
– D'abord, je crois que ce que vous décrivez n'a jamais cessé. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que ça n'est pas produit en France que par ailleurs ça n'arrive pas dans les assiettes, je voudrais le rappeler. Mais moi, je voudrais répondre à votre question. je ne trouverai pas les mêmes pesticides qu'ailleurs ». – Mais ça le reste, ça le reste, je veux redire, parce qu'encore une fois, il y a beaucoup de bruit politique, il y a beaucoup de fureur autour de cette question, et moi je redis que je comprends le questionnement des Français qui se disent « mais après tout, est-ce qu'on est en train de m'empoisonner ? » Bon, moi je veux dire que comme agriculteur, d'abord ma fierté, c'est de pr…
« – D'abord, je crois que ce que vous décrivez n'a jamais cessé. C'est-à-dire que ce n'est pas parce que ça n'est pas produit en France que par ailleurs ça n'arrive pas dans les assiettes, je voudrais le rappeler. Mais moi, je voudrais répondre à votre question. »
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« je ne trouverai pas les mêmes pesticides qu'ailleurs ». – Mais ça le reste, ça le reste, je veux redire, parce qu'encore une fois, il y a beaucoup de bruit politique, il y a beaucoup de fureur autour de cette question, et moi je redis que je comprends le questionnement des Français qui se disent « mais après tout, est-ce qu'on est en train de m'empoisonner ? » Bon, moi je veux dire que comme agriculteur, d'abord ma fierté, c'est de produire une alimentation de qualité à destination de mes compatriotes, c'est ma raison d'être. Voilà. Que deuxièmement, je suis agriculteur sur l'exploitation de mes parents, de mes arrières-grands-parents, de plusieurs générations avant moi, et que moi j'ai envie de transmettre, c'est-à-dire que j'ai envie que mes sols, j'ai envie que les produits qui sortent de mes sols, et j'ai envie que mon pays continue à se nourrir avec une alimentation de qualité. Et que quand on compare ce qui se fait en France avec le reste du monde, on a une alimentation parmi les plus sûrs au monde. En revanche, j'ai besoin de dire, parce que ça c'est aussi un acte de sincérité, que pour protéger mes animaux, que pour protéger mes plantes, j'ai besoin de produits de protection de mes plantes, comme je soignerai mes propres enfants. Et que ces produits, qui ne sont pas des produits... Ben non, c'est des produits dont je mesure qu'il n'y a pas forcément... »
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Question 17Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Comment ont fait les agriculteurs ?
Réponse directe
Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce…
« Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'on s'est adaptés, mais là, on est arrivé à un bout, on a besoin encore un peu de temps à trouver des solutions. Et si on a tué la production en France, on n'aura pas avancé. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 23:14
Question 18Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
est-ce que c'est ce que facilite aussi cette loi aller vers des élevages de plus grande taille ?
Réponse directe
Non, mais en fait, on aura l'élevage en France qui correspondra à la consommation de ce que veulent les Français. Vous savez, aujourd'hui, la nutrition et l'alimentation française mis en compétition avec le reste du monde et c'est notamment pour ça qu'on regarde ce qui se passe en Ukraine ou au Brésil, nous met dans un cadre de compétition qui nécessite qu'on puisse nous continuer à produire avec des sujets de pouvoir d'achat des Français en fin de mois. C'est la première préoccupation des Français, le pouvoir d'achat, qui font qu'aujourd'hui, les Français consacrent de l'ordre de 13% de leur disponible à l'alimentation. C'était plus de 30% dans les années 70. Absolument. En 1970, c'était l…
« Non, mais en fait, on aura l'élevage en France qui correspondra à la consommation de ce que veulent les Français. Vous savez, aujourd'hui, la nutrition et l'alimentation française mis en compétition avec le reste du monde et c'est notamment pour ça qu'on regarde ce qui se passe en Ukraine ou au Brésil, nous met dans un cadre de compétition qui nécessite qu'on puisse nous continuer à produire avec des sujets de pouvoir d'achat des Français en fin de mois. C'est la première préoccupation des Français, le pouvoir d'achat, qui font qu'aujourd'hui, les Français consacrent de l'ordre de 13% de leur disponible à l'alimentation. C'était plus de 30% dans les années 70. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 14:57Voir 1 autre passage
« Absolument. En 1970, c'était l'ordre de 35%. Et donc, si vous voulez, quand vous considérez qu'alimentation n'a pas de valeur, que c'est une forme de commodité et que vous n'êtes pas prêt à en payer le prix, il y a un moment, l'agriculteur français essaie de s'adapter à la compétition du monde dans lequel elle vit. Si demain, on dit, on est conscient que l'alimentation française est une alimentation de qualité, et je le redis, c'est une des alimentations les plus sûres au monde. Et il n'y a pas, comme je le décris, d'espèces de courses à l'industrialisation ou de fermes-usines qui sont des termes qui ne correspondent pas à la réalité. Regardez ce qui se passe ailleurs. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 15:33
Question 19Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
C'est vrai qu'il y a un an, lorsqu'il y a eu cette crise des agriculteurs dans la rue, le soutien des Français était massif pour votre cause. Est-ce que vous ne craignez pas, aujourd'hui, que si c'était à refaire, vous auriez peut-être moins de soutien de Français ?
Réponse à côté
Mais encore une fois, c'est à nous de faire la preuve qu'on est des gens sérieux. Vous savez, les Français, ils aiment, je crois, beaucoup leurs agriculteurs parce qu'ils reconnaissent en eux des gens courageux, des gens qui travaillent, des gens qui portent des valeurs, des gens qui animent le territoire, des gens qui produisent une alimentation de qualité. Mais ils s'interrogent sur leur agriculture. Eh bien, à nous de montrer que ce qu'on produit en France est fait dans un cadre de normes et de respect de l'environnement et du consommateur qui est parmi le plus élevé de ce qu'il fait dans le monde. Et moi, je leur dis, aidez-nous d'abord à améliorer. Ça, c'est le cadre de la recherche et…
« Mais encore une fois, c'est à nous de faire la preuve qu'on est des gens sérieux. Vous savez, les Français, ils aiment, je crois, beaucoup leurs agriculteurs parce qu'ils reconnaissent en eux des gens courageux, des gens qui travaillent, des gens qui portent des valeurs, des gens qui animent le territoire, des gens qui produisent une alimentation de qualité. Mais ils s'interrogent sur leur agriculture. Eh bien, à nous de montrer que ce qu'on produit en France est fait dans un cadre de normes et de respect de l'environnement et du consommateur qui est parmi le plus élevé de ce qu'il fait dans le monde. Et moi, je leur dis, aidez-nous d'abord à améliorer. Ça, c'est le cadre de la recherche et de l'innovation. Comment demain, on peut avoir des produits qui sont moins intrusifs avec des niveaux d'inocuité plus avérés. Ensuite, comment on fait pour garantir le revenu des agriculteurs ? Pardon de le rappeler. Ça n'est pas être mercantiliste, mais vous savez, on a l'impression qu'on voudrait opposer une agriculture industrielle et une agriculture qui serait le fait de gratter la terre avec les doigts. Mais vous savez ce qu'est la réalité du revenu des agriculteurs ? Moi, je vous invite à regarder les chiffres. C'est entre 20 et 50 000 euros maximum par an. On parlait du suicide, mais nous ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. C'est aussi parce que les difficultés sont chroniques. Et donc, face à ça, dans une compétition mondiale, est-ce qu'on est capable de donner quelques garanties sur les échanges ? »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 21:52
Question 20Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
On comprend cet argument, on comprend aussi votre argument de dire « s'il est interdit, il faut que les règles soient les mêmes pour tous, pour ne pas qu'il n'y ait de concurrence déloyale ». Soit. Ce que disent aussi les opposants à cette loi Duplomb, c'est que certes, il y a des produits importés qui sont, eux, traités avec ce fameux néocotinoïde, pour autant, l'utiliser sur le sol français, ça reste un produit toxique pour les insectes. Ça tue les abeilles, par exemple. Et on sait leur importance dans l'écosystème et pour l'environnement. Ça, ce sont des arguments que vous entendez ?
Réponse partielle
Alors, évidemment que j'entends ces arguments. D'abord, l'acétamide-prite, puisque c'est ce produit dont on parle, qui est un néocotinoïde, pardon, n'a pas l'impact sur les abeilles qu'ont les autres néonicotinoïdes. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'EFSA, et je vous invite à aller le vérifier. Moi, je ne veux pas rentrer... Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produi…
« Alors, évidemment que j'entends ces arguments. D'abord, l'acétamide-prite, puisque c'est ce produit dont on parle, qui est un néocotinoïde, pardon, n'a pas l'impact sur les abeilles qu'ont les autres néonicotinoïdes. Et ce n'est pas moi qui le dis, c'est l'EFSA, et je vous invite à aller le vérifier. Moi, je ne veux pas rentrer... »
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« Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produit, sur les abeilles, en tous les cas, a une inocuité bien plus faible que le reste. Mais moi, je ne veux pas rentrer dans l'aspect technique. Vous inviterez des toxicologues et vous inviterez des scientifiques. Moi, ce que je dis, c'est que continuer à produire et ne pas nous mettre dans des impasses, c'est essentiel. Avec un pendant qui est, continuons à trouver, à investir dans la recherche et l'innovation pour trouver des alternatives. Mais dire, finalement, derrière un principe qui consiste à dire, on n'utilise pas, parce qu'il pourrait y avoir un doute, d'ailleurs la science, je crois, a comme rôle de douter, on se prive d'une solution que tout le monde utilise. Et encore une fois, laissons les toxicologues parler et faire en sorte qu'on continue à le produire en France, en trouvant des solutions alternatives, me paraît essentiel. Mais le sujet de fond et la crainte, et bien l'utilisation en ce moment d'une forme d'hystérie autour de ce produit donne le cancer, enfin tout le monde y va de sa petite phrase et de sa petite étude, c'est de revenir aux fondamentaux. Et moi, je le redis, pour moi, à partir du moment où l'agence européenne a autorisé ce produit, il doit être utilisé, il peut être utilisé, et j'entends qu'il y ait des questionnements, d'ailleurs j'ai compris que l'ANSES remettait des études en route suite aux questionnements, et je trouve ça très bien, mais en attendant qu'une réponse nouvelle soit apportée, ne nous privons pas de ça. C'est ce que dit la loi Duplomb. D'ailleurs, la loi Duplomb... »
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Question 21Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Est-ce que vous parlez justement des gens, des Français, de ce lien de confiance ?
Réponse partielle
Mais encore une fois, c'est à nous de faire la preuve qu'on est des gens sérieux. Vous savez, les Français, ils aiment, je crois, beaucoup leurs agriculteurs parce qu'ils reconnaissent en eux des gens courageux, des gens qui travaillent, des gens qui portent des valeurs, des gens qui animent le territoire, des gens qui produisent une alimentation de qualité. Mais ils s'interrogent sur leur agriculture. Eh bien, à nous de montrer que ce qu'on produit en France est fait dans un cadre de normes et de respect de l'environnement et du consommateur qui est parmi le plus élevé de ce qu'il fait dans le monde. Et moi, je leur dis, aidez-nous d'abord à améliorer. Ça, c'est le cadre de la recherche et…
« Mais encore une fois, c'est à nous de faire la preuve qu'on est des gens sérieux. Vous savez, les Français, ils aiment, je crois, beaucoup leurs agriculteurs parce qu'ils reconnaissent en eux des gens courageux, des gens qui travaillent, des gens qui portent des valeurs, des gens qui animent le territoire, des gens qui produisent une alimentation de qualité. Mais ils s'interrogent sur leur agriculture. Eh bien, à nous de montrer que ce qu'on produit en France est fait dans un cadre de normes et de respect de l'environnement et du consommateur qui est parmi le plus élevé de ce qu'il fait dans le monde. Et moi, je leur dis, aidez-nous d'abord à améliorer. Ça, c'est le cadre de la recherche et de l'innovation. Comment demain, on peut avoir des produits qui sont moins intrusifs avec des niveaux d'inocuité plus avérés. Ensuite, comment on fait pour garantir le revenu des agriculteurs ? Pardon de le rappeler. Ça n'est pas être mercantiliste, mais vous savez, on a l'impression qu'on voudrait opposer une agriculture industrielle et une agriculture qui serait le fait de gratter la terre avec les doigts. Mais vous savez ce qu'est la réalité du revenu des agriculteurs ? Moi, je vous invite à regarder les chiffres. C'est entre 20 et 50 000 euros maximum par an. On parlait du suicide, mais nous ne nous cachons pas derrière notre petit doigt. C'est aussi parce que les difficultés sont chroniques. Et donc, face à ça, dans une compétition mondiale, est-ce qu'on est capable de donner quelques garanties sur les échanges ? »
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Question 22Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Est-ce qu'il n'y a pas des agriculteurs qui, obligés, se sont adaptés ?
Réponse directe
Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce…
« Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'on s'est adaptés, mais là, on est arrivé à un bout, on a besoin encore un peu de temps à trouver des solutions. Et si on a tué la production en France, on n'aura pas avancé. »
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Question 23Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Cette loi revient donc sur une interdiction. Pendant cette période d'interdiction, comment vous avez fait ?
Réponse directe
Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce…
« Alors, c'est une très bonne question. D'abord, on s'est effectivement adaptés et on continue à s'adapter. Mais il y a des réalités. La réalité, c'est qu'en 2020, on a eu une jaunisse terrible. Sur ma ferme, c'est moins 50 % de production betteraviaire. Alors, on peut dire que ce n'est pas très grave. À la limite, on va le combler. Mais les noisettes, les noisettes, il reste 350 producteurs qui sont dans des situations catastrophiques. Je rappelle que les noisettes sont consommées dans une fameuse patate tartinée que consomment tous les Français qui sont importés à 88 % en France, notamment de Turquie pour les deux tiers d'entre elles, avec des produits chimiques qui ne sont pas là. Donc, ce que je veux dire, c'est qu'on s'est adaptés, mais là, on est arrivé à un bout, on a besoin encore un peu de temps à trouver des solutions. Et si on a tué la production en France, on n'aura pas avancé. »
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Question 24Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Le gouvernement se dit donc favorable à un nouveau débat sur la loi Duplon, mais sans pour autant un nouveau vote à l'Assemblée. Ça, c'est en tout cas la position de la ministre de l'Agriculture et aussi de la ministre de la Transition écologique. L'exécutif, en tout cas, se retrouve dans l'embarras face à cette mobilisation citoyenne inédite. Le nombre de signataires de la pétition ne cesse de grapper. Alors, j'ai le chiffre exact, on est à 1 591 000. Je ne sais pas si c'est un chiffre exact, mais ça nous donne un ordre de grandeur. Alors, plus d'un million et demi, en tout cas, 1 591 000 et 510, il vient d'être mis à jour. Bonjour Arnaud Rousseau. Bonjour. Merci d'être notre invité sur BFM TV. D'abord, quel est votre sentiment quand vous voyez cet élan citoyen et ce record, cet inédit, ce nombre de signataires pour une pétition officielle postée sur le site de l'Assemblée nationale ?
Réponse directe
D'abord, moi, en tant qu'agriculteur, je m'interroge sur les préoccupations qui sont celles des Français. Et je comprends aujourd'hui que face à tout ce qui se dit de vrai et de moins vrai, les Français s'interrogent. Parce que moi, comme agriculteur, mais comme citoyen français, je m'interroge aussi sur les conditions d'utilisation des produits qui sont les miens comme agriculteurs, pour ma santé et évidemment pour celles de mes enfants, pour celles des gens qui m'entourent. Mais voyez-vous, moi, je suis dans un pays dans lequel je fais confiance à la science et les produits que j'utilise sur ma ferme pour protéger mes plantes, mais que les éleveurs utilisent pour protéger leurs animaux, u…
« D'abord, moi, en tant qu'agriculteur, je m'interroge sur les préoccupations qui sont celles des Français. Et je comprends aujourd'hui que face à tout ce qui se dit de vrai et de moins vrai, les Français s'interrogent. Parce que moi, comme agriculteur, mais comme citoyen français, je m'interroge aussi sur les conditions d'utilisation des produits qui sont les miens comme agriculteurs, pour ma santé et évidemment pour celles de mes enfants, pour celles des gens qui m'entourent. Mais voyez-vous, moi, je suis dans un pays dans lequel je fais confiance à la science et les produits que j'utilise sur ma ferme pour protéger mes plantes, mais que les éleveurs utilisent pour protéger leurs animaux, un peu comme vous, quand vous allez chez le médecin et qu'on préconise des médicaments, c'est des produits qui sont homologués, mis sur le marché après le contrôle de l'État. Et pour ce qui concerne ce produit, c'est un produit qui fait l'objet d'une homologation européenne. Je rappelle, parce qu'on entend beaucoup de choses et beaucoup d'hystérie, que ce produit est utilisé partout sur la planète. Et il est utilisé dans 26 pays européens sur 27. La France avait décidé en 2016, applicable en 2018, de ne plus l'utiliser. Aujourd'hui, la réalité de ce que je vis, moi, c'est que mes betteraves, au moment où je vous parle, sont atteintes de jaunisse. Il faut aller avec des caméras voir dans les champs ce qu'est cette jaunisse. Et pour moi, l'enjeu, c'est évidemment d'assurer la santé, mais c'est aussi de faire en sorte que je continue à produire une alimentation au profit des Français. Et moi, je le redis, une alimentation de qualité. Donc ce débat est un débat scientifique. Moi, je suis là en limite de compétence. Je ne suis pas toxicologue. Mais ce que je dis, c'est qu'il est utilisé partout. Et donc, s'il est reconnu comme étant utilisable, et c'est le cas en ce moment par l'autorité sanitaire européenne, alors il faut que les agriculteurs français puissent l'utiliser. »
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« Alors, d'abord, la France exporte du sucre, mais elle en importe aussi beaucoup. Vous savez, notamment des sucres de canne, qui sont les principaux sucres dans le monde. Donc le sujet aujourd'hui, c'est la réalité de la production. La réalité, c'est qu'on a fermé six sucreries en France en six ans. Et moi, je ne voudrais pas qu'on oppose l'aspect, parce que j'entends depuis quelques jours, et notamment avec les propos de Sandrine Rousseau, l'aspect rentabilité-économie, qui s'opposerait à l'aspect santé et responsabilité. Moi, comme agriculteur, si demain, l'autorité, encore une fois, sanitaire européenne, me dit « ce produit, il est dangereux, on le retire », dont acte, et il sera retiré partout en Europe. Et d'ailleurs, je veillerai à ce qu'il ne puisse pas être importé, ce qui me paraît aussi une mesure de bon sens. Mais pour vous répondre, le secteur betteravier en France, il est en danger. Il est en danger parce que les sucreries ferment les unes après les autres, parce que nous n'avons pas de solution technique dans nos champs, et que la jaunisse, et encore une fois, j'invite à prendre des caméras et à venir, elle est en train d'exploser en ce moment, va conduire à moins de production en France et plus d'importations. Et sur le plan de la santé publique, ce que je veux y revenir, je ne voudrais pas qu'on ait l'impression qu'on soit déconnecté. La réalité de la santé publique, c'est qu'on n'aura plus de sucs français, qu'on aura des sucs qui viendront d'ailleurs et qui utiliseront ce produit. Est-ce que ce sera une avancée ? Je ne le crois pas. »
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Question 25Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralité
Mais vous craignez, vous inquiétez des nouveaux débats qui pourraient arriver et qui pourraient potentiellement faire changer certains votes ?
Réponse à côté
Non, mais moi je crains pas le débat, vous savez, le débat il n'a pas eu lieu en France, parce qu'au moment où la loi est arrivée à l'Assemblée nationale, il y a eu 3500 amendements déposés par un certain nombre de groupes qui ont conduit à l'impossibilité... De groupes de gauche ? Oui, socialistes, écologistes, enfin notamment écologistes et éléfistes, voilà, socialistes avaient plutôt assez peu d'amendements, étaient plutôt constructifs sur le sujet. Mais on savait qu'on avait 5 jours pour étudier la loi et mécaniquement on était incapables, avec cette obstruction d'amendements, de mener un débat. Ce qui a conduit à une motion de rejet déposée par le rapporteur lui-même, ce qui est quand…
« Non, mais moi je crains pas le débat, vous savez, le débat il n'a pas eu lieu en France, parce qu'au moment où la loi est arrivée à l'Assemblée nationale, il y a eu 3500 amendements déposés par un certain nombre de groupes qui ont conduit à l'impossibilité... De groupes de gauche ? Oui, socialistes, écologistes, enfin notamment écologistes et éléfistes, voilà, socialistes avaient plutôt assez peu d'amendements, étaient plutôt constructifs sur le sujet. Mais on savait qu'on avait 5 jours pour étudier la loi et mécaniquement on était incapables, avec cette obstruction d'amendements, de mener un débat. Ce qui a conduit à une motion de rejet déposée par le rapporteur lui-même, ce qui est quand même assez inédit, et qui a évidemment tronqué le débat. Et donc que le débat revienne et que les Français soient inquiets, moi je le comprends très très bien. Et moi je préférerais qu'on ait un débat qui éclaire à partir de la science et d'éléments plutôt que l'espèce d'hystérie à coup d'argument qui se développe. Je le redis, en tant qu'agriculteur, moi ce qui compte c'est de continuer à produire une alimentation de qualité. Et là permettez-moi de prendre une demi-seconde pour redire à tous ceux qui nous écoutent que l'alimentation française en termes de standard de qualité, c'est ce qu'il y a de plus élevé dans le monde. Moi je veux quand même le rappeler parce que là on a l'impression qu'en tant qu'agriculteur, »
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« Et c'est la raison pour laquelle je vous dis qu'on est particulièrement sensible à ce débat et qu'on n'oppose pas environnement, santé et la continuité de nos entreprises. Parce qu'il n'y a pas d'un côté les agriculteurs qui seraient finalement des gens qui veulent juste faire de l'argent, versus les gens qui se préoccuperaient de la santé. Moi comme utilisateur, évidemment je veux un produit, alors qu'on utilise dans les règles, mais qui me permette aussi de continuer à faire mon métier. »
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« Oui, oui. Enfin, moi, je voudrais rajouter que dans cette loi, parce qu'on parle exclusivement de l'acétamipride, mais il y a autre chose dans cette loi. Il y a comment on stocke de l'eau en France demain pour continuer à faire de l'agriculture, et pas que de l'agriculture, de l'industrie, du nucléaire, voilà. Comment on fait pour avoir des élevages qu'on peut faire croître ? Voilà. Moi, il y a une chose que, encore une fois, ce débat, il est normal, et moi, je le trouve plutôt de bonne alloi au regard du questionnement des Français. Il y a une chose qu'en revanche, moi, comme agriculteur, je ne supporte pas, c'est l'utilisation des peurs. Et je le dis parce que, là, vous parlez de ce texte, mais il y a un sujet dont on ne parle plus dans l'actualité, mais qui est une vraie préoccupation pour les agriculteurs, c'est l'accord de libre-échange du Mercosur. Parce que ce qu'on est en train de nous proposer à Bruxelles, c'est finalement des accords de libre-échange avec le reste de la planète qui vont nous permettre d'importer en Europe des produits qui ne respectent pas nos standards de production. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 3:14
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« D'abord, je voudrais vous dire que ce qui se passe en agriculture est particulièrement pénible et que les éleveurs, puisque ce qui déclenche la crise est le sujet sanitaire, mais vous avez compris à travers les propos qui viennent d'être tenus, que c'est plus largement l'absence de vision agricole qui est là. Moi, je voudrais avoir une pensée notamment pour les éleveurs qui ont subi durement, pour quelques-uns d'entre eux en tous les cas, des abattages. Et puis la question de fond, c'est la question de la vision de l'agriculture. Et donc, des blocages sont appelés. Vous savez que nous, on a appelé à manifester la semaine prochaine à Bruxelles, parce que beaucoup de nos mots sont d'abord des mots européens, avec une absence totale de vision. Le Mercosur vient d'être également évoqué. Comment comprendre qu'on est exigeant avec les agriculteurs français et européens dans la production, dans la vision, alors qu'on est en train de perdre notre outil productif, et que ça n'est pas un problème d'importer de la nourriture du bout du monde qui ne respecte pas nos standards ? Les agriculteurs ne comprennent plus. On dit depuis des mois, des années, que l'agriculture se paupérise, qu'il n'y a pas de vision. Il suffit de regarder la balance commerciale, par exemple, qui depuis, pour la première fois depuis 1978, va être négatif. Quand vous êtes agriculteur, vous ne délocalisez pas votre entreprise. Votre ferme, elle est ancrée dans le territoire. Quand vous êtes en Occitanie et que vous avez l'absence de vision politique, les difficultés climatiques, la crise viticole, la crise des céréaliers, le sanitaire qui vient de nous frapper, franchement, et que vous voyez l'absence de vision politique, franchement, il y a de quoi désespérer. »
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« Absolument. En 1970, c'était l'ordre de 35%. Et donc, si vous voulez, quand vous considérez qu'alimentation n'a pas de valeur, que c'est une forme de commodité et que vous n'êtes pas prêt à en payer le prix, il y a un moment, l'agriculteur français essaie de s'adapter à la compétition du monde dans lequel elle vit. Si demain, on dit, on est conscient que l'alimentation française est une alimentation de qualité, et je le redis, c'est une des alimentations les plus sûres au monde. Et il n'y a pas, comme je le décris, d'espèces de courses à l'industrialisation ou de fermes-usines qui sont des termes qui ne correspondent pas à la réalité. Regardez ce qui se passe ailleurs. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 15:33
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11Voir 2 autres passages
« C'est une très bonne question, qu'on a aussi posée depuis les mois, c'est que si on vaccine la totalité du cheptel, d'abord la différence entre la Suisse et la France, c'est qu'on n'a pas le même nombre d'animaux. On a un peu plus de 15 millions de bovins. Et donc mécaniquement, pour vacciner 15 millions d'animaux, il faut des mois, des mois. Pour autant qu'on ait les vaccins. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 7:51
« Alors, il ne devrait pas. Il ne devrait pas parce que le marché reste ouvert au moment où on se parle et il ne devrait pas. Mais vous savez que la ministre a fermé le marché pendant 15 jours, il y a à peu près un mois, et que alors qu'il n'y avait aucune raison que les prix baissent, les prix ont baissé, parfois jusqu'à 1 euro. Pour avoir interrogé le président de la Chambre d'agriculture de la Loire qui était concerné, il parle d'une perte d'un euro par animal. Par kilo, 1 euro du kilo, c'est dramatique. Et donc nous, notre objectif, c'est de sauver le troupeau, et évidemment de sauver le prix des produits des éleveurs parce qu'on n'a pas en plus non plus besoin d'avoir une réaction en chaîne. Et pour ça, il faut qu'on ait la meilleure solution pour préserver le troupeau et ça, ça passe par les scientifiques. Pardon, mais encore une fois, ne mélangeons pas les sujets politiques, et ça a été dit par la personne de la 64, et le sujet sanitaire. Le sujet sanitaire, quel que soit le gouvernement et quelle que soit la tendance, il devra être adressé. Et plus on attend, et plus c'est grave. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Ça veut dire qu'il y a des gens qui partreintent ? Mais je ne sais pas si c'est des éleveurs. Des éleveurs, des marchands ou des tiers, qui à un moment se disent, cet animal, je le bouge. Et comme il n'a pas forcément de signe au clinique, je le bouge. Je le fais sortir de la zone où il ne devrait pas sortir. Et puis finalement, une fois qu'il est sorti, il déclare des symptômes. Enfin voilà, je ne sais pas. Encore une fois, je n'ai pas d'élément tangible. Mais enfin, un temps ou un stomax, ça ne fait pas 100 kilomètres. Ça, c'est une certitude. Donc après, il faut regarder les conditions pour lesquelles le faire. Et c'est pour ça qu'on a besoin des spécialistes. Moi, je suis désolé, mais il faut se méfier de la théorie du complot. Il y a des certitudes scientifiques. Enfin, en tous les cas, il y a des consensus scientifiques. Ensuite, il y a des réalités. Le cas de la Haute-Garonne, c'est une réalité. Voilà. Ensuite, aujourd'hui, on nous dit, il faut abattre. Les éleveurs disent, mais ce n'est pas possible. Mais le consensus scientifique dit, il faut abattre. Nous, à l'AFN SOA, on continue à apporter notre concours au consensus scientifique, même si c'est d'une douleur effroyable pour les éleveurs. Parce qu'on a des expériences réussies. Allez voir les éleveurs en Savoie. Ils vous disent, c'était un drame absolu. En six mois, on a dépeuplé, repeuplé et on fait autant de lait aujourd'hui. C'est ça, la réalité. Et puis ensuite, il faudra que l'État indemnise. Ça a commencé, nous ne sommes pas au bout. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 12:27Voir 2 autres passages
« Alors, de l'argent, des vaccins, la mobilisation de tout le monde pour le faire. Mais à la limite, admettons que ce soit possible, plusieurs mois. Mais ça a une conséquence mécanique, c'est que la France se ferme les frontières et plus rien ne bouge. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 8:12
« Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la totalité d'un lot d'animaux dans lequel il y a une vache malade. Parce que cette maladie, qui est sournoise, elle a la possibilité de se déployer dans des animaux, dans des vaches, qui n'ont pas de symptômes, qui n'ont pas de symptômes, et qui malgré un test, qu'on appelle un test PCR, qui peut s'avérer, un test sanguin qui peut s'avérer négatif, la bête est chargée en virus et continue à essaimer. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Pas de psychose. D'abord, cette maladie n'est pas transpissible à l'homme, donc il n'y a pas de psychose à avoir. La deuxième chose, c'est que cette maladie ne rend pas les aliments impropres à la consommation. Cette maladie, c'est une maladie qui se déploie de manière sournoise, qui est extrêmement contagieuse. Et donc l'objectif, et moi je crois que ça s'est partagé, c'est qu'il y ait le moins d'animaux possibles qui soient infectés et qu'on continue à pouvoir soutenir le prix des produits. Alors c'est pas partagé par tous les... C'est ça, et c'est les deux qui comptent. »
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« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument, mais il y a des débats politiques d'ailleurs. Le débat a été tranché puisqu'on a eu des élections professionnelles. Je dis simplement que dans le moment dans lequel on est, on a des sujets politiques sur lesquels, par exemple, on s'oppose. Moi, je suis désolé, je ne suis pas pour l'utilisation de la force et de la violence. On ne cesse de le répéter. Ce qui ne veut pas dire que par ailleurs, on est d'accord avec le gouvernement. Je pense que dans les propos publics que nous tenons depuis des mois, on a alerté sur l'absence de vision politique, sur ce qui se passe à Bruxelles, sur les non-réponses. Enfin, on le fait partout. Mais je fais bien le distinguo entre ce qui relève de sujets sanitaires, parce que, pardon, mais la dermatose, elle n'est ni de droite ni de gauche, et indépendamment de nos désaccords sur le fond, elle va continuer à progresser. Moi, je dis, on a des débats politiques, et on va le faire. Et vous avez compris qu'on sera à Bruxelles la semaine prochaine. Mais sur la maladie, la maladie, il faut qu'on aille vite pour l'éradiquer. Il faut qu'on fasse en sorte qu'elle n'explose pas. Et moi, encore une fois, on a des désaccords sur le fond, mais moi, sur cette maladie, je m'en réfère aux scientifiques, aux gens qui savent. Et je veux dire ici, parce que j'ai lu beaucoup de choses fausses, c'est la même chose en Espagne. Il y a aussi cette maladie en Espagne, et c'est le même protocole. C'est la même chose en Italie, et même en Suisse, qui est un pays qui n'appartient pas à l'Union Européenne, dans lequel c'est le même protocole. En Suisse, il n'y a pas eu de cas, et ils ont vacciné l'ensemble du cheptel. Non, vous avez raison, il n'y a pas eu de cas, mais c'est malgré tout le même protocole qui était appliqué. Ils ont vacciné tous les cheptels, alors qu'il n'y a pas eu de cas. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 6:28Voir 2 autres passages
« Non, mais moi je crains pas le débat, vous savez, le débat il n'a pas eu lieu en France, parce qu'au moment où la loi est arrivée à l'Assemblée nationale, il y a eu 3500 amendements déposés par un certain nombre de groupes qui ont conduit à l'impossibilité... De groupes de gauche ? Oui, socialistes, écologistes, enfin notamment écologistes et éléfistes, voilà, socialistes avaient plutôt assez peu d'amendements, étaient plutôt constructifs sur le sujet. Mais on savait qu'on avait 5 jours pour étudier la loi et mécaniquement on était incapables, avec cette obstruction d'amendements, de mener un débat. Ce qui a conduit à une motion de rejet déposée par le rapporteur lui-même, ce qui est quand même assez inédit, et qui a évidemment tronqué le débat. Et donc que le débat revienne et que les Français soient inquiets, moi je le comprends très très bien. Et moi je préférerais qu'on ait un débat qui éclaire à partir de la science et d'éléments plutôt que l'espèce d'hystérie à coup d'argument qui se développe. Je le redis, en tant qu'agriculteur, moi ce qui compte c'est de continuer à produire une alimentation de qualité. Et là permettez-moi de prendre une demi-seconde pour redire à tous ceux qui nous écoutent que l'alimentation française en termes de standard de qualité, c'est ce qu'il y a de plus élevé dans le monde. Moi je veux quand même le rappeler parce que là on a l'impression qu'en tant qu'agriculteur, »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 6:42
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Oui, mais vous voyez bien que je suis sûr que tout le monde va être assez intelligent pour l'éviter. Mais prenons un exemple pour ne pas me dérober à la question. On exporte un million de ce qu'on appelle des broutards, des animaux qui font 400, 450 kilos et qui partent essentiellement vers l'Italie ou vers l'Espagne. Un million d'animaux. Aujourd'hui, ça vaut de l'ordre de 6 euros le kilo. Si jamais on perd 1 ou 2 euros, on parle de 2 euros sur un animal qui fait 450 kilos, ça fait 900 euros par animal, fois un million d'animaux si on devait fermer les frontières, ça fait quasiment un milliard d'euros. Alors évidemment, ces animaux, on arriverait peut-être à les repositionner sur le marché intérieur, mais la valorisation du produit serait perdue. Ce serait dramatique. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 9:11Voir 1 autre passage
« L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov sur les gendarmes et détruit les biens des agriculteurs. Qui peut imaginer que les conditions du dialogue soient réunies dans ces conditions ? Personne, personne de sérieux ne peut l'imaginer. Or, je le redis, nous avons toujours été prêts au dialogue. Nous l'avons prouvé, nous avons travaillé. Tout est sur la table. Et au moment, peut-être le plus difficile, des annonces, parce que je voudrais redire que la colère, l'émotion, ça ne construit pas un projet pour l'agriculture. Que ce qu'attendent les agriculteurs, c'est des changements concrets dans leurs fermes. On le répète, à qui veut l'entendre, depuis des mois. Et que là, tout ce qui se passe sur la manière dont le salon va s'ouvrir, est-ce que nuit au fait que les agriculteurs attendent des réponses ? Donc le président fera ce qu'il veut. Je ne participerai pas à ce débat. Je vais réunir ce matin le conseil d'administration de la FNSEA pour qu'il prenne une décision, parce que dans ce moment, c'est aussi important que le collectif s'exprime. Nous aurons un lien avec nos collègues des jeunes agriculteurs. Et ensuite, nous dirons clairement la manière dont nous le faisons. Mais je ne serai pas, je ne serai pas, et encore une fois, avec recul et sans émotion, l'acteur de quelque chose que je considère de partiment cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités23 févr. 2024 au 22 juil. 2025 · 3 observations3 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produit, sur les abeilles, en tous les cas, a une inocuité bien plus faible que le reste. Mais moi, je ne veux pas rentrer dans l'aspect technique. Vous inviterez des toxicologues et vous inviterez des scientifiques. Moi, ce que je dis, c'est que continuer à produire et ne pas nous mettre dans des impasses, c'est essentiel. Avec un pendant qui est, continuons à trouver, à investir dans la recherche et l'innovation pour trouver des alternatives. Mais dire, finalement, derrière un principe qui consiste à dire, on n'utilise pas, parce qu'il pourrait y avoir un doute, d'ailleurs la science, je crois, a comme rôle de douter, on se prive d'une solution que tout le monde utilise. Et encore une fois, laissons les toxicologues parler et faire en sorte qu'on continue à le produire en France, en trouvant des solutions alternatives, me paraît essentiel. Mais le sujet de fond et la crainte, et bien l'utilisation en ce moment d'une forme d'hystérie autour de ce produit donne le cancer, enfin tout le monde y va de sa petite phrase et de sa petite étude, c'est de revenir aux fondamentaux. Et moi, je le redis, pour moi, à partir du moment où l'agence européenne a autorisé ce produit, il doit être utilisé, il peut être utilisé, et j'entends qu'il y ait des questionnements, d'ailleurs j'ai compris que l'ANSES remettait des études en route suite aux questionnements, et je trouve ça très bien, mais en attendant qu'une réponse nouvelle soit apportée, ne nous privons pas de ça. C'est ce que dit la loi Duplomb. D'ailleurs, la loi Duplomb... »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 4:57Voir 2 autres passages
« Non, il y a quelques mesures qui ont été mises en place, notamment une concernant le gasoil non routier, avec la possibilité d'obtenir directement, quand vous achetez un litre, la remise et puis d'éviter d'avoir des papiers. Donc il y a quelques sujets qui ont avancé, notamment aussi quelques décrets. Mais vous savez, le fondement, la loi, cette loi d'orientation agricole dont on nous parle depuis maintenant près de deux ans, qui a été suspendue après une première lecture à l'Assemblée nationale, nous l'attendons toujours. Nous avions dit qu'elle n'était pas complète, notamment sur les mesures fiscales. On attend que le projet de loi de finances, dont on voit bien qu'il prend du retard, et ça nous inquiète aussi, il va être un gros sujet. Pour nous, ce qu'il faut, c'est des réponses concrètes. Et quand vous n'avez pas de réponse sur le plan structurel ou pas suffisamment de réponse, quand vous n'avez pas, sur le plan conjoncturel, de vision, et je vous ai expliqué ce qu'était la situation de l'été, et qu'en plus, vous n'avez pas de ministre depuis près de deux mois ou un ministre démissionnaire qui expédie les affaires courantes, évidemment, c'est source de grande inquiétude. »
BFMTV · "Des promesses n'ont pas été tenues": l'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:28
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes22 juil. 2025 au 22 juil. 2025 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Absolument. L'ANSES, c'est l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments. Donc, c'est elle qui contrôle l'utilisation des produits. Et elle a un pendant européen. Et pour tout ce qui concerne les produits phytosanitaires, c'est des homologations européennes et des autorisations de mise en marché nationale. Et donc, le sujet, c'est qu'aujourd'hui, ce produit, sur les abeilles, en tous les cas, a une inocuité bien plus faible que le reste. Mais moi, je ne veux pas rentrer dans l'aspect technique. Vous inviterez des toxicologues et vous inviterez des scientifiques. Moi, ce que je dis, c'est que continuer à produire et ne pas nous mettre dans des impasses, c'est essentiel. Avec un pendant qui est, continuons à trouver, à investir dans la recherche et l'innovation pour trouver des alternatives. Mais dire, finalement, derrière un principe qui consiste à dire, on n'utilise pas, parce qu'il pourrait y avoir un doute, d'ailleurs la science, je crois, a comme rôle de douter, on se prive d'une solution que tout le monde utilise. Et encore une fois, laissons les toxicologues parler et faire en sorte qu'on continue à le produire en France, en trouvant des solutions alternatives, me paraît essentiel. Mais le sujet de fond et la crainte, et bien l'utilisation en ce moment d'une forme d'hystérie autour de ce produit donne le cancer, enfin tout le monde y va de sa petite phrase et de sa petite étude, c'est de revenir aux fondamentaux. Et moi, je le redis, pour moi, à partir du moment où l'agence européenne a autorisé ce produit, il doit être utilisé, il peut être utilisé, et j'entends qu'il y ait des questionnements, d'ailleurs j'ai compris que l'ANSES remettait des études en route suite aux questionnements, et je trouve ça très bien, mais en attendant qu'une réponse nouvelle soit apportée, ne nous privons pas de ça. C'est ce que dit la loi Duplomb. D'ailleurs, la loi Duplomb... »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 4:57
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« – Raphaël Lejean, un rapport sénatorial dit que c'est 3% seulement de ce qui est importé en Europe qui fait l'objet de contrôle et que de l'ordre de 15 à 20% serait non conforme. Donc aujourd'hui, mais l'Europe elle-même le reconnaît, elle n'a pas cette capacité à contrôler. Et donc, moi, je dis une seule chose, et je fais le lien avec ce questionnement des Français sur la loi Duplon, si on veut continuer à avoir une des alimentations les plus sûres au monde, si on veut éviter d'utiliser les peurs autour de la question alimentaire, parce que des scandales sanitaires, il y en a très peu en Europe, des gens qui décèdent aujourd'hui de problématiques sanitaires, c'est quasiment plus rien, on regarde ce qu'il y avait il y a une cinquantaine d'années. Donc on a une alimentation de qualité, ne faisons pas peur. En revanche, on a une agriculture qui est en grande difficulté, en grande difficulté. J'étais encore hier en Haute-Garonne voir des agriculteurs. Si on n'est pas capable d'assurer de la rentabilité, moi je suis désolé, je ne suis pas professeur d'économie à l'université, mais je suis très interrogé sur ce que dit Mme Rousseau sur rentabilité et revenus. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 12:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« L'émotion est mauvaise conseillère, et vous aurez constaté qu'hier soir, avant de réagir, j'ai attendu plusieurs heures, parce qu'il me semblait que dans ces moments de grande confusion, garder la tête froide et encore une fois exercer la responsabilité que m'ont confiée les agriculteurs de la FNSEA était essentielle. Mais encore une fois, tout n'est pas possible. Tout n'est pas possible, et avoir des convictions, c'est aussi les assumer pleinement. Je voudrais rappeler que ce mouvement, que le gouvernement lui-même a tenté de dissoudre, aujourd'hui lance des cocktails Molotov sur les gendarmes et détruit les biens des agriculteurs. Qui peut imaginer que les conditions du dialogue soient réunies dans ces conditions ? Personne, personne de sérieux ne peut l'imaginer. Or, je le redis, nous avons toujours été prêts au dialogue. Nous l'avons prouvé, nous avons travaillé. Tout est sur la table. Et au moment, peut-être le plus difficile, des annonces, parce que je voudrais redire que la colère, l'émotion, ça ne construit pas un projet pour l'agriculture. Que ce qu'attendent les agriculteurs, c'est des changements concrets dans leurs fermes. On le répète, à qui veut l'entendre, depuis des mois. Et que là, tout ce qui se passe sur la manière dont le salon va s'ouvrir, est-ce que nuit au fait que les agriculteurs attendent des réponses ? Donc le président fera ce qu'il veut. Je ne participerai pas à ce débat. Je vais réunir ce matin le conseil d'administration de la FNSEA pour qu'il prenne une décision, parce que dans ce moment, c'est aussi important que le collectif s'exprime. Nous aurons un lien avec nos collègues des jeunes agriculteurs. Et ensuite, nous dirons clairement la manière dont nous le faisons. Mais je ne serai pas, je ne serai pas, et encore une fois, avec recul et sans émotion, l'acteur de quelque chose que je considère de partiment cynique et qui ne permet pas le dialogue dans de bonnes conditions. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 3:27
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Il peut y avoir des problèmes à les utiliser, mais en tous les cas, j'en ai besoin pour soigner mes plantes et mes aliments. Je le fais sur un acte de confiance qui consiste à dire, je m'assois sur une autorité sanitaire indépendante européenne et française qui me fournit ça. Et après, une fois que j'ai dit ça, moi je demande aux gens de venir voir dans les exploitations la manière dont on soigne nos animaux. On a un problème sanitaire en savoir, on a besoin de vacciner nos animaux. »
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 21:08
BFMTV · Pétition contre la loi Duplomb: l'interview d'Arnaud Rousseau, président de la FNSEA, en intégralitéVérifier à 11:04
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 10:01
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:04
« Alors, je crois qu'il faut faire attention dans le moment dans lequel on est. Je crois que le combat agricole, il est légitime, la FNSEA le mène depuis des années pour faire reconnaître la place centrale de l'agriculture et le sens qu'a de produire de l'alimentation pour nourrir. Le sujet de la dermatose, puisque c'est cette maladie dont on parle, qui est une maladie qui atteint les vaches, qui est extrêmement contagieuse, c'est un sujet technique. La question, c'est qu'au moment où on se parle, il y a des interrogations sur le consensus scientifique. Les scientifiques, aujourd'hui, disent que ce qui est le plus efficace pour éviter que la maladie se propage, c'est d'abattre dès le début la totalité d'un lot d'animaux dans lequel il y a une vache malade. Parce que cette maladie, qui est sournoise, elle a la possibilité de se déployer dans des animaux, dans des vaches, qui n'ont pas de symptômes, qui n'ont pas de symptômes, et qui malgré un test, qu'on appelle un test PCR, qui peut s'avérer, un test sanguin qui peut s'avérer négatif, la bête est chargée en virus et continue à essaimer. »
BFMTV · Colère des agriculteurs, dermatose bovine... L'interview en intégralité d'Arnaud Rousseau (FNSEA)Vérifier à 2:04
« Ce n'est aujourd'hui pas dans le texte qui nous a été transmis qu'il n'y a qu'une proposition à ce stade, au même titre que ce qui n'est pas encore là, c'est la concrétisation du pas d'interdiction sans solution. Vous voyez ? Le fait qu'on dit à des agriculteurs, à des producteurs de fruits, de légumes, de production végétale, de production spécialisée, quand il y aura un problème sur une molécule, on va se mettre au travail pour chercher des alternatives, mais on ne vous met pas en impasse parce que si on vous met en impasse, on ne le produit plus en France, on ne l'importe dans des conditions qui ne vont pas. Mais ça, il faut le traduire dans la loi. Au moment où je vous parle, ça n'est pas traduit. Donc vous voyez ? Des choses qui avancent, je l'ai dit, des choses qui nécessitent d'être éclairées et qui nous questionnent mais sur lesquelles on continue à travailler et puis des choses qui n'y sont pas. Enfin, enfin, cette loi, il faut qu'on sache quel va être son timing parce que nous, on a dit qu'au mois de juin, il fallait quand même que les choses soient finalisées. Et puis enfin, le volet européen. J'y reviens parce que là, on a besoin de revenir sur un certain nombre de décisions techniques européennes notamment du volet Farm to Fork, de la fourche à la fourchette qui est le volet agricole qui mettent les agriculteurs dans des insécurités majeures cette année d'ici l'automne. Donc, il y a un conseil des ministres de l'agriculture lundi auquel j'ai compris que le ministre de l'agriculture M. Fénaud se rendrait à Bruxelles et là encore, on attend des choses. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 16:34
« Je vous ai dit qu'il y a des choses qui allaient dans le bon sens notamment l'annonce de cette loi sur les troubles anormaux du voisinage qui va permettre à des agriculteurs de ne pas être ennuyés par un voisin qui vient de s'installer. Donc reconnaissons quand il y a des avancées. »
RMC · 🔴 DIRECT - l'intégrale de l'interview d'Arnaud Rousseau sur RMCVérifier à 13:44