Antoine Léaument — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
2 oct. 2022 au 12 oct. 2026
Questions
88
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 88 questions évaluables
Réponse directe
38
Réponse partielle
16
Réponse à côté
34
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 51 à 75 sur 88
Question 51Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Parce que j'ai découvert qu'avant d'être mélenchoniste, vous avez été bayrouiste sur la campagne présidentielle de 2007. Vous avez presque 18 ans. Qu'est-ce qui vous a attiré, chez François Bayrou ?
Réponse directe
Bon, il y avait plusieurs choses. Déjà, il proposait... C'était un peu Macron avant l'heure, en réalité. Il proposait la droite, la gauche, tout ça, c'est un peu vieux. Ça sert à rien, etc. Et puis moi, je veux faire travailler ensemble les gens qui ont envie de faire des bonnes choses. Et puis, il parlait d'une VIème République. Alors, c'était une VIème République présidentielle. Et maintenant, moi, je me suis mis à distance de ça. Il y avait un certain nombre de choses. Et y compris sur les médias, il y avait eu une intervention de François Bayrou assez marquante, dans laquelle il avait dit à Claire Chazal, « Mais vous, de toute façon, votre média, c'est Bouygues. Et Bouygues, c'est l'ami…
« Bon, il y avait plusieurs choses. Déjà, il proposait... C'était un peu Macron avant l'heure, en réalité. Il proposait la droite, la gauche, tout ça, c'est un peu vieux. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
« Ça sert à rien, etc. Et puis moi, je veux faire travailler ensemble les gens qui ont envie de faire des bonnes choses. Et puis, il parlait d'une VIème République. Alors, c'était une VIème République présidentielle. Et maintenant, moi, je me suis mis à distance de ça. Il y avait un certain nombre de choses. Et y compris sur les médias, il y avait eu une intervention de François Bayrou assez marquante, dans laquelle il avait dit à Claire Chazal, « Mais vous, de toute façon, votre média, c'est Bouygues. Et Bouygues, c'est l'ami de Nicolas Sarkozy. » Donc, comment voulez-vous être... Vous avez vu en François Bayrou le candidat anti-système ? En fait, de fait, c'était un peu le candidat qui sortait des cadres traditionnels à ce moment-là. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 5:23
« Ben, moi, ma mère était de droite, parce que maintenant, elle vote pour Jean-Luc Mélenchon. Mais elle était de droite, gaulliste. Et mon père, plutôt de gauche. Et donc, la moyenne en 2007, c'était François Bayrou. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 5:54
Question 52Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Par les urnes. Parce qu'en fait, il y a une phrase pendant la réforme des retraites que vous avez lancée dans l'hémicycle, qui m'a un peu marqué. Vous avez dit « Ah bah Macron et la mauvaise république ! Vous vouliez en avoir fini le 14 juillet, vous aurez une prise de la Bastille ! » Un petit côté, les aristocrates à la lanterne là-dedans quand même, non ?
Réponse directe
Jusqu'aux urnes, mais justement. Mais pas au-delà. Non, mais la référence que je fais, je fais une référence à un discours de Jean-Luc Mélenchon sur lequel il était critiqué, parce qu'il a dit « Ah bah la mauvaise république ! » et tout le monde lui tombe dessus « Ah oui, la mauvaise république, il n'est pas républicain, etc. » Et moi, quand il y a des polémiques comme ça, j'aime bien rentrer dedans. Pour moi, c'est un plaisir. La bataille politique, convaincre les gens sur des idées... Eh bien, c'est qu'on m'aura mal compris, parce que jamais j'appelle à la violence. Et justement, quand je dis « Vous aurez votre prise de la Bastille », je parle de faire une manifestation place de la Bastil…
« Jusqu'aux urnes, mais justement. Mais pas au-delà. Non, mais la référence que je fais, je fais une référence à un discours de Jean-Luc Mélenchon sur lequel il était critiqué, parce qu'il a dit « Ah bah la mauvaise république ! » et tout le monde lui tombe dessus « Ah oui, la mauvaise république, il n'est pas républicain, etc. » Et moi, quand il y a des polémiques comme ça, j'aime bien rentrer dedans. Pour moi, c'est un plaisir. La bataille politique, convaincre les gens sur des idées... »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 10:08Voir 2 autres passages
« Eh bien, c'est qu'on m'aura mal compris, parce que jamais j'appelle à la violence. Et justement, quand je dis « Vous aurez votre prise de la Bastille », je parle de faire une manifestation place de la Bastille. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 10:36
« Et je trouve que... Mais non, parce que c'est quand même... J'aime bien les mots. J'ai une formation de littéraire en plus de sociologue. Et moi, j'aime bien choisir les mots. Et venir sur cette idée de « Tiens, la Bastille, faire une manifestation, etc. le 14 juillet », pour moi, le 14 juillet, c'est une date qui est centrale dans notre histoire. Et justement, je célèbre tous les 14 juillet, je fais des fêtes de la Révolution dans ma circonscription. Tout le monde, au début, pensait que j'étais complètement embarré avec mes histoires. Et en fait, je viens raconter une histoire nationale qui est une histoire révolutionnaire. Parce que c'est ça, l'histoire de notre pays. La cocarde que vous me voyez porter là, c'est le symbole de notre drapeau. Il vient de la Révolution. Notre drapeau est un drapeau révolutionnaire. La Marseillaise est un champ révolutionnaire. La devise « Liberté, Égalité, Fraternité », c'est Robespierre qui l'a inventé. Donc, vous voyez, l'histoire de notre pays moderne, tel qu'il est aujourd'hui, il vient de la Révolution et j'essaye de porter ce message-là. »
Question 53Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
On va terminer l'émission par notre quiz, qui est désormais traditionnel. Je vous explique le principe. Il faut que vous complétiez les phrases que je vais vous proposer. On y va. Avec mon physique d'enfant de cœur, les gens pensent que… Que je suis de droite. Ça vous arrive ?
Réponse directe
Oui, ça m'arrive. La méprise… Non, mais il y avait beaucoup de gens qui pensaient ça au début, ou qui disaient « Quand même, il vient de Bérou », etc., il est un peu chelou. Mais en réalité, non, mon engagement est profondément à gauche. On ne peut pas être révolutionnaire et de droite, ou alors c'est une révolution nationale qui n'est vraiment pas ma tasse de thé. Jean-Luc et moi, c'est… C'est une histoire d'abord de camaraderie, et désormais, je pense, une amitié solide et sincère. Et pour moi, ça reste l'homme politique marquant du début de ce XXIe siècle, sans doute celui qui a permis que la gauche en France ne soit pas réduite en poussière comme elle l'a été dans d'autres pays. Oui, vr…
« Oui, ça m'arrive. La méprise… Non, mais il y avait beaucoup de gens qui pensaient ça au début, ou qui disaient « Quand même, il vient de Bérou », etc., il est un peu chelou. Mais en réalité, non, mon engagement est profondément à gauche. On ne peut pas être révolutionnaire et de droite, ou alors c'est une révolution nationale qui n'est vraiment pas ma tasse de thé. Jean-Luc et moi, c'est… C'est une histoire d'abord de camaraderie, et désormais, je pense, une amitié solide et sincère. Et pour moi, ça reste l'homme politique marquant du début de ce XXIe siècle, sans doute celui qui a permis que la gauche en France ne soit pas réduite en poussière comme elle l'a été dans d'autres pays. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 11:50
Question 54Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Et qu'est-ce qui s'est passé alors pour basculer ?
Réponse directe
Il s'est passé plusieurs choses. Il y a d'abord eu la réforme des retraites de... Bon, déjà, le modem n'a pas fait grand-chose après 2007. Ça a été un peu mou. La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010, ça m'a convaincu qu'il y avait un problème. La crise des subprimes également, parce que les banques ont fait n'importe quoi. On sauve les banques. Elles se mettent à spéculer contre la dette des États. Il y a quand même un petit problème démocratique. Parce qu'ensuite, la conséquence, c'est qu'on fait la réforme des retraites pour sauver la dette, etc. Et puis, j'ai découvert le livre de Jean-Luc Mélenchon en 2010, qui s'appelle « Qu'il s'en aille tous ? » Et je me suis dit, ben no…
« Il s'est passé plusieurs choses. Il y a d'abord eu la réforme des retraites de... Bon, déjà, le modem n'a pas fait grand-chose après 2007. Ça a été un peu mou. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 6:07Voir 1 autre passage
« La réforme des retraites de Nicolas Sarkozy en 2010, ça m'a convaincu qu'il y avait un problème. La crise des subprimes également, parce que les banques ont fait n'importe quoi. On sauve les banques. Elles se mettent à spéculer contre la dette des États. Il y a quand même un petit problème démocratique. Parce qu'ensuite, la conséquence, c'est qu'on fait la réforme des retraites pour sauver la dette, etc. Et puis, j'ai découvert le livre de Jean-Luc Mélenchon en 2010, qui s'appelle « Qu'il s'en aille tous ? » Et je me suis dit, ben non, c'est incroyable. Je suis en accord avec 95% de ce qu'il raconte. Donc, je me suis intéressé à ce qu'il disait. Puis, en fait, je me suis rendu compte que sur les 5%, où je n'étais pas d'accord, c'était moi qui avais tort et c'était lui qui avait raison. Et donc là, vous vous êtes engagé pour lui ? Je me suis engagé, oui. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 6:16
Question 55Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Alors en quelques années, Jean-Luc Mélenchon est devenu la personnalité politique la plus suivie sur Youtube. Il a 2 600 000 abonnés sur Twitter, 2 100 000 sur TikTok. Est-ce qu'on peut dire que c'est au moins en partie grâce à vous ?
Réponse directe
Oui, en partie parce que c'était mon rôle, c'est vrai, de construire une équipe depuis maintenant de nombreuses années. Et je pense que ce que j'ai su faire, c'est trouver les gens qui savaient faire, parce que moi je maîtrisais une partie des choses. Et surtout, Jean-Luc Mélenchon c'est quelqu'un qui a de l'appétence pour ça. Il aime beaucoup trouver des manières de faire passer son discours politique. Et je pense que la force de ses réseaux sociaux, ça tient au fait qu'il essaye de faire passer un message politique, un message programmatique. Et il n'essaye pas de faire de la com. Alors il y a un peu de la com des fois. Mais il essaye de faire passer un message politique. Et je pense que…
« Oui, en partie parce que c'était mon rôle, c'est vrai, de construire une équipe depuis maintenant de nombreuses années. Et je pense que ce que j'ai su faire, c'est trouver les gens qui savaient faire, parce que moi je maîtrisais une partie des choses. Et surtout, Jean-Luc Mélenchon c'est quelqu'un qui a de l'appétence pour ça. Il aime beaucoup trouver des manières de faire passer son discours politique. Et je pense que la force de ses réseaux sociaux, ça tient au fait qu'il essaye de faire passer un message politique, un message programmatique. Et il n'essaye pas de faire de la com. Alors il y a un peu de la com des fois. Mais il essaye de faire passer un message politique. Et je pense que ça dit aussi beaucoup des raisons pour lesquelles l'attachement à Jean-Luc Mélenchon en tant que personne est d'abord un attachement à des idées, à un programme. Parce que c'est par les réseaux sociaux qu'il a réussi à faire passer ça. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 0:41
Question 56Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Moi, ça m'a aussi un peu fait penser à cette fameuse photo de Thomas Porte, le pied sur un ballon de foot avec le visage d'Olivier Dussopt dessus. Ça donne envie de vous poser la question, jusqu'où est-ce que vous êtes prêts à aller pour vos idées ?
Réponse partielle
Jusqu'aux urnes, mais justement. Mais pas au-delà. Non, mais la référence que je fais, je fais une référence à un discours de Jean-Luc Mélenchon sur lequel il était critiqué, parce qu'il a dit « Ah bah la mauvaise république ! » et tout le monde lui tombe dessus « Ah oui, la mauvaise république, il n'est pas républicain, etc. » Et moi, quand il y a des polémiques comme ça, j'aime bien rentrer dedans. Pour moi, c'est un plaisir. La bataille politique, convaincre les gens sur des idées... Eh bien, c'est qu'on m'aura mal compris, parce que jamais j'appelle à la violence. Et justement, quand je dis « Vous aurez votre prise de la Bastille », je parle de faire une manifestation place de la Bastil…
« Jusqu'aux urnes, mais justement. Mais pas au-delà. Non, mais la référence que je fais, je fais une référence à un discours de Jean-Luc Mélenchon sur lequel il était critiqué, parce qu'il a dit « Ah bah la mauvaise république ! » et tout le monde lui tombe dessus « Ah oui, la mauvaise république, il n'est pas républicain, etc. » Et moi, quand il y a des polémiques comme ça, j'aime bien rentrer dedans. Pour moi, c'est un plaisir. La bataille politique, convaincre les gens sur des idées... »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 10:08Voir 1 autre passage
« Eh bien, c'est qu'on m'aura mal compris, parce que jamais j'appelle à la violence. Et justement, quand je dis « Vous aurez votre prise de la Bastille », je parle de faire une manifestation place de la Bastille. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 10:36
Question 57Antoine Léaument, le youtubeur de Mélenchon
Mais sous pseudo au début. C'est vrai. Vous n'avez pas voulu assumer publiquement cet engagement. Vous expliquez, c'est vrai qu'au début, ce n'est pas évident d'assumer publiquement un positionnement politique. Vous vous dites que ça va peut-être constituer un frein pour l'avenir professionnel. Vous n'étiez pas encore un insoumis dans l'âme.
Réponse directe
Ce n'est pas ça. C'est que là, on est en 2017, au moment où on fait ça. Et moi, je n'ai jamais voulu faire de la politique un métier. Ce n'était pas mon... Moi, je suis sociologue de formation. Je voulais être chercheur en sociologie. C'était ça mon dada. Et d'une certaine manière, quand vous sortez du champ de la recherche, pour pouvoir y revenir, il ne faut pas nécessairement faire montrer un engagement politique. Vous aviez peur d'être marqué au fer rouge. C'est ça. Et après, au bout d'un moment, c'est difficile aussi parce qu'il y a besoin de porter la parole de ce qu'on fait justement sur les réseaux sociaux. Les médias, vous savez comment c'est, ils sont demandeurs de personnages comm…
« Ce n'est pas ça. C'est que là, on est en 2017, au moment où on fait ça. Et moi, je n'ai jamais voulu faire de la politique un métier. Ce n'était pas mon... Moi, je suis sociologue de formation. Je voulais être chercheur en sociologie. C'était ça mon dada. Et d'une certaine manière, quand vous sortez du champ de la recherche, pour pouvoir y revenir, il ne faut pas nécessairement faire montrer un engagement politique. Vous aviez peur d'être marqué au fer rouge. C'est ça. Et après, au bout d'un moment, c'est difficile aussi parce qu'il y a besoin de porter la parole de ce qu'on fait justement sur les réseaux sociaux. Les médias, vous savez comment c'est, ils sont demandeurs de personnages comme ça. Et moi, j'incarnais en quelque sorte la communication numérique de Jean-Luc Mélenchon. Donc, au bout d'un moment, voilà. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 7:01
Question 58L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Parce qu'on a beaucoup entendu, en ce moment, c'est ce qu'on dit beaucoup sur les pôtes de télévision, la fureur et l'écrit. C'est ce qui revient quand on essaie d'analyser le discours et la méthode, Mélenchon. Est-ce qu'il y a un problème avec ça ?
Réponse à côté
Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas al…
« Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas alors que j'ai eu des mots très clairs. J'ai entendu autrement. Vous voyez, quand ces propos sont répétés de manière lancinante sur certains plateaux télé, je ne dis pas forcément par vos collègues ou par vous-même, mais par des gens qui sont invités sur des plateaux télé, qui racontent n'importe quoi. Parce que si vous allez voir quels sont les propos exacts de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet ou sur d'autres, chacun peut se rendre compte de la réalité de ces propos. Bon, quand des propos sont déformés de manière systématique sur des plateaux télé, alors finit par s'installer l'idée chez les personnes qui regardent la télévision que, effectivement, Jean-Luc Mélenchon serait une personne trouble un petit peu. Mais ça n'est pas le cas. D'accord, mais là, pour l'opinion. Oui, je comprends bien, mais une partie de l'opinion est informée par les médias, regarde les médias et se base sur les médias pour avoir cette information-là. C'est pour ça que, tout à l'heure, quand vous m'avez posé la question sur les réseaux sociaux, je dis qu'il y a un certain nombre de personnes qui, désormais, viennent chercher l'information directement à la source. Est-ce que ce sont les mêmes personnes que celles qui répondent à des questionnaires en ligne auto-administrés ? Je n'en suis pas sûr, parce que c'est comme ça que sont faits les sondages. Des questionnaires en ligne auto-administrés. Si vous voulez, on va venir dans ma circonscription et puis vous me présenterez les gens qui, dans ma circonscription, répondent aux questionnaires en ligne auto-administrés. Parce que moi, je n'en connais pas pour l'instant. Et donc, l'image qui est donnée de Jean-Luc Mélenchon dans un certain nombre d'études d'opinion, dans un certain nombre de médias, ne correspond pas à ce que moi, je vis sur le terrain et à la manière dont les gens, notamment, me remercient ou nous remercient collectivement de tenir bon. de tenir bon sur à peu près tous les sujets. Et certains, alors je ne dis pas que c'est tout le monde et je comprends que certaines personnes ne soient pas d'accord avec nous, mais certains nous disent heureusement que vous êtes là parce que sinon, il n'y aurait plus personne pour défendre un certain nombre d'oppositions. Moi, ça me rend très fier, voyez-vous. Et j'ai déjà vécu deux campagnes présidentielles aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, une troisième comme militant de base, mais deux, en tout cas, à ses côtés. J'ai déjà vécu des périodes dans lesquelles on disait c'est un horrible personnage, etc., etc. Bon, ça ne l'a pas empêché de progresser à chaque élection présidentielle. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 5:31
Question 59L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Est-ce que c'est ça qu'il commence peut-être à lasser ?
Réponse à côté
Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas al…
« Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas alors que j'ai eu des mots très clairs. J'ai entendu autrement. Vous voyez, quand ces propos sont répétés de manière lancinante sur certains plateaux télé, je ne dis pas forcément par vos collègues ou par vous-même, mais par des gens qui sont invités sur des plateaux télé, qui racontent n'importe quoi. Parce que si vous allez voir quels sont les propos exacts de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet ou sur d'autres, chacun peut se rendre compte de la réalité de ces propos. Bon, quand des propos sont déformés de manière systématique sur des plateaux télé, alors finit par s'installer l'idée chez les personnes qui regardent la télévision que, effectivement, Jean-Luc Mélenchon serait une personne trouble un petit peu. Mais ça n'est pas le cas. D'accord, mais là, pour l'opinion. Oui, je comprends bien, mais une partie de l'opinion est informée par les médias, regarde les médias et se base sur les médias pour avoir cette information-là. C'est pour ça que, tout à l'heure, quand vous m'avez posé la question sur les réseaux sociaux, je dis qu'il y a un certain nombre de personnes qui, désormais, viennent chercher l'information directement à la source. Est-ce que ce sont les mêmes personnes que celles qui répondent à des questionnaires en ligne auto-administrés ? Je n'en suis pas sûr, parce que c'est comme ça que sont faits les sondages. Des questionnaires en ligne auto-administrés. Si vous voulez, on va venir dans ma circonscription et puis vous me présenterez les gens qui, dans ma circonscription, répondent aux questionnaires en ligne auto-administrés. Parce que moi, je n'en connais pas pour l'instant. Et donc, l'image qui est donnée de Jean-Luc Mélenchon dans un certain nombre d'études d'opinion, dans un certain nombre de médias, ne correspond pas à ce que moi, je vis sur le terrain et à la manière dont les gens, notamment, me remercient ou nous remercient collectivement de tenir bon. de tenir bon sur à peu près tous les sujets. Et certains, alors je ne dis pas que c'est tout le monde et je comprends que certaines personnes ne soient pas d'accord avec nous, mais certains nous disent heureusement que vous êtes là parce que sinon, il n'y aurait plus personne pour défendre un certain nombre d'oppositions. Moi, ça me rend très fier, voyez-vous. Et j'ai déjà vécu deux campagnes présidentielles aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, une troisième comme militant de base, mais deux, en tout cas, à ses côtés. J'ai déjà vécu des périodes dans lesquelles on disait c'est un horrible personnage, etc., etc. Bon, ça ne l'a pas empêché de progresser à chaque élection présidentielle. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 5:31
Question 60L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Il n'y a pas de fatwa contre Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse à côté
Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de vot…
« Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de votre chaîne n'a pas intérêt au fait que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir. Mais le propriétaire n'intervient pas dans notre ligne. C'est pas lui qui nous dit quoi dire au sujet de Jean-Luc Mélenchon ou autre politique. Très bien, excellent. J'estime qu'un certain nombre de journalistes, effectivement, n'ont pas non plus intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir en raison du fait, par exemple, que nous proposons que ceux qui gagnent plus de 4 000 euros par mois payent davantage d'impôts que ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par mois payent moins d'impôts. D'accord ? Donc, ça, il y a un certain nombre de personnes sur des plateaux télé qui sont payées bien plus cher que les gens qui sont en régie, par exemple, qui n'ont pas intérêt, qui sont ceux qui sont sur les plateaux télé, qui n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, probablement, n'ont pas voté pour Jean-Luc Mélenchon aux deux dernières ou aux trois dernières élections présidentielles. Donc, oui, il y a des intérêts de classe qui existent et qui font qu'un certain nombre de personnes n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, donc, d'une certaine manière, se prétendant neutre et objectif la plupart du temps, ont une parole qui ne l'est pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 9:07
Question 61L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Les derniers sondages montrent qu'au moins 50% des Français sont satisfaits de la loi immigration telle qu'elle est actuellement, telle qu'elle a été votée. Donc, est-ce que c'est dur pour vous d'accepter que cette loi immigration qui penche du côté du RN, tout le monde s'accord de le dire, le RN surtout, qui dit que c'est une victoire idéologique, pour vous c'est dur à accepter de voir qu'en fait, on est plus aujourd'hui peut-être dans le camp français, plus à droite qu'on est LFI ?
Réponse partielle
Disons que, je pense que sur l'immigration, il y a beaucoup de préjugés, en réalité. Beaucoup d'images qui sont fausses. Par exemple, les gens surestiment largement le nombre d'immigrés en France. Donc, évidemment, si vous surestimez le nombre d'immigrés en France, les gens pensent que, par exemple, il y a 30% d'immigrés en France si vous faites un sondage dans la population française. Or, ce chiffre est faux. Un sondage qui a été fait ? Oui, un sondage qui a été fait. Et qui a été fait en même temps pour demander aux gens ce qu'ils pensaient de l'immigration. Donc, vous voyez bien que si vous surestimez le nombre d'immigrés en France, vous pouvez aussi surestimer le rôle ou l'impact de l'i…
« Disons que, je pense que sur l'immigration, il y a beaucoup de préjugés, en réalité. Beaucoup d'images qui sont fausses. Par exemple, les gens surestiment largement le nombre d'immigrés en France. Donc, évidemment, si vous surestimez le nombre d'immigrés en France, les gens pensent que, par exemple, il y a 30% d'immigrés en France si vous faites un sondage dans la population française. Or, ce chiffre est faux. Un sondage qui a été fait ? Oui, un sondage qui a été fait. Et qui a été fait en même temps pour demander aux gens ce qu'ils pensaient de l'immigration. Donc, vous voyez bien que si vous surestimez le nombre d'immigrés en France, vous pouvez aussi surestimer le rôle ou l'impact de l'immigration. Par ailleurs, je pense qu'il y a eu pendant longtemps, et y compris, il faut peut-être en prendre notre part à gauche, une manière de parler de l'immigration qui est ce n'est pas le sujet, on en parlera plus tard, ce n'est pas le sujet d'urgence des Français. Parce que pour nous, le sujet d'urgence des Français, c'est les questions démocratiques, la question sociale. Nous proposons l'augmentation du SMIC à 1 600 euros, par exemple, ou les questions écologiques. Et on a tendance à avoir dit souvent l'immigration, ce n'est pas le sujet. Et donc à ne pas traiter les questions d'immigration. Or, il faut que, je pense, les Français aujourd'hui entendent que l'immigration n'est pas un risque, n'est pas un problème, que notre pays s'est construit par l'immigration. J'en suis le fruit, par exemple. Je suis le descendant d'immigrés belges et italiens. D'accord ? Nous avons construit notre pays comme ça. Il y a dans la France actuelle des descendants d'Italiens, de Belges, de Portugais, d'Espagnols, de vagues d'immigration qui sont arrivées pour des raisons diverses et variées, mais qui, contrairement à une idée reçue, ne se sont pas bien passées. Je veux dire, pour les immigrés italiens, par exemple, il y avait des pancartes avec écrit « Interdit aux Italiens et aux chiens à l'entrée des parcs ». Voilà comment ça se passait à l'époque. Il y avait des ratonnades contre les Belges. Voilà comment ça se passait à l'époque. Donc, ça n'est pas vrai de dire que ça se passait mieux parce que c'est une immigration européenne, je ne sais quoi. Ce que la France a fait de grand, c'est d'avoir su faire des Français avec tout le monde. Pourquoi ? Parce que la France n'est pas une nation ethnique. La France est une nation politique qui se regroupe autour d'un principe fondateur liberté, égalité, fraternité. Liberté, égalité, fraternité, c'est tout ce qui est absent de cette loi. Cette loi n'a créé aucun droit nouveau pour les Français. Elle a juste créé la suppression de droits pour des personnes qui sont d'origine étrangère. C'est ça qui s'est passé. Et je veux aller jusqu'au bout de ça parce qu'il y a quelque chose qui, comme Français républicains, me blesse profondément dans cette loi, c'est cette remise en cause du droit du sol. C'est le fait que quand on est descendant d'un étranger, entre 16 et 18 ans, il va falloir faire la demande de la nationalité française. Jusqu'alors, c'était automatique. Jusqu'alors, quand vous naissiez sur le sol de France, vous étiez français. À vos 18 ans, vous deveniez un Français citoyen avec la capacité du vote. Or, c'est précisément comme ça qu'est définie l'égalité en France. Elle n'est pas définie en raison de principes qui seraient des principes intangibles. Elle est définie d'une manière très précise l'égalité devant la loi parce que nous sommes égaux dans notre capacité à la faire. Une personne égale une voix et le jour du vote, ma voix vote autant que celle de M. Bouygues, pour revenir sur ce que nous disions tout à l'heure. Et nous sommes égaux aussi devant notre obligation à respecter la loi. C'est ça l'égalité républicaine. Et cette loi, je trouve, la remet en cause puisqu'elle fait des différences entre les enfants. Ceux qui sont nés avant et qui ont eu la nationalité de manière automatique, l'ont de manière automatique. Ceux qui sont nés après l'adoption de cette loi ne l'auront plus de manière automatique. Il y a donc désormais une différence entre des gens qui, à la fin, seront tous des Français. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 13:16
Question 62L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Est-ce qu'Alefi a un avenir sans Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielle
C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon es…
« C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon est un atout, pas un problème. Et, par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon ne va pas disparaître de la vie politique comme ça. Jean-Luc, c'est un militant politique. Il a appelé à faire mieux, il a dit qu'il souhaitait être remplacé et je crois qu'il a donné un conseil que devraient écouter un certain nombre de personnes qui aspirent à le remplacer, c'est faites-vous aimer. Ça, c'est un conseil qu'ils n'ont peut-être pas bien entendu, mais faites-vous aimer, c'est, je pense, le meilleur conseil que Jean-Luc Mélenchon ait donné à ceux qui veulent être candidats à l'élection présidentielle. Commençons par là. Commençons par faire en sorte de rassembler, d'avoir des gens qui viennent porter, non pas leur propre personne, mais par porter un collectif. C'est exactement ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'on peut reconnaître, au moins à Jean-Luc Mélenchon, le talent d'avoir su, dans une jeune génération, découvrir des personnes, j'en fais partie d'ailleurs, découvrir des personnes qui sont, je pense, de bons dirigeants politiques. Si vous regardez les députés de la France Insoumise au Parlement, à l'Assemblée nationale, vous avez, je crois, l'un des groupes les plus jeunes et en même temps, vous avez le plus d'orateurs qui prennent la parole dans l'Assemblée, qui défendent des points de vue, qui sont en même temps très compétents sur leur sujet, mais pour une raison simple, c'est parce que nous représentons dans notre essence même l'ensemble de la société française. Nous avons des profs, nous avons des gens qui travaillaient dans le secteur agricole, nous avons un chauffeur de taxi, nous avons plein de profils et de métiers qui sont représentés dans la France Insoumise. Je crois que c'est l'un des talents de Jean-Luc Mélenchon d'avoir fait émerger cette jeune génération de députés. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 10:59
Question 63L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Parce que figurez-vous que les Français, eux, ils n'ont pas très, très envie. Quand on leur demande, justement, c'est le fameux Beer Test. C'est un mouvement qui est né aux Etats-Unis qui cherchait à savoir avec qui les gens auraient envie de prendre une bière, les politiques. En France, c'est avec Édouard Philippe qu'on a le plus envie de boire une bière, 37%. Marine Le Pen arrive juste derrière, 36%. Gabriel Attal, 34%. Mais Jean-Luc Mélenchon, non. Et surtout, il perd 10 points dans cette étude. C'est-à-dire qu'en fait, il a de moins en moins de capacité à donner envie aux gens d'aller boire un verre avec lui. Commençons par dire que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé. Bien raison.
Réponse partielle
Consomme avec modération. C'est quand même l'essentiel. Et ensuite, je comprends pourquoi. Puisque, comme on le disait à l'instant, comme l'image de Jean-Luc Mélenchon... Mais non, mais entendez quand même qu'il y a une image qui est mise en place sur les médias qui ne correspond pas. En tout cas, moi, au Jean-Luc Mélenchon que je connais, si vous allez boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon, eh bien, il pourra vous parler de son livre Faites Mieux, par exemple. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est l'un des seuls politiques à essayer de proposer une pensée politique assez complexe, c'est vrai, assez profonde sur un certain nombre de sujets de la société. Et je crois que sur ce sujet-là, com…
« Mais non, mais entendez quand même qu'il y a une image qui est mise en place sur les médias qui ne correspond pas. En tout cas, moi, au Jean-Luc Mélenchon que je connais, si vous allez boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon, eh bien, il pourra vous parler de son livre Faites Mieux, par exemple. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est l'un des seuls politiques à essayer de proposer une pensée politique assez complexe, c'est vrai, assez profonde sur un certain nombre de sujets de la société. Et je crois que sur ce sujet-là, comme sur d'autres, sur l'histoire de France, par exemple, il est très passionnant de boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 8:29
Question 64L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
On va revenir à Jean-Luc Mélenchon, si vous le voulez bien, parce que, quand même, dans un dernier baromètre mensuel Elab pour les échos, 17% des Français seulement ont une bonne image de lui, une image positive. Alors, quand même, est-ce qu'il ne faut pas un peu, à un moment, se dire qu'on va redescendre en pression vis-à-vis du discours ?
Réponse à côté
Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas al…
« Vous savez, moi, ça fait 10 ans, même plus que ça, 12 ans que je milite aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et à chaque fin de campagne présidentielle, je l'ai vu qualifié d'un certain nombre de choses différentes. Alors, au début, il n'aimait pas les journalistes. Ensuite, il était l'ami des dictateurs, du Venezuela, de Poutine, de Chavez, je ne sais quoi. Et puis là, désormais, il est qualifié par certains, je le disais tout à l'heure, de porte-parole du Hamas, d'antisémite, d'amis du terrorisme. D'ailleurs, la manière dont vous avez posé les questions à l'instant sur ce plateau, montre que, quoi que je dise, finalement, je peux être qualifié de n'ayant pas dit assez de choses sur le Hamas alors que j'ai eu des mots très clairs. J'ai entendu autrement. Vous voyez, quand ces propos sont répétés de manière lancinante sur certains plateaux télé, je ne dis pas forcément par vos collègues ou par vous-même, mais par des gens qui sont invités sur des plateaux télé, qui racontent n'importe quoi. Parce que si vous allez voir quels sont les propos exacts de Jean-Luc Mélenchon sur ce sujet ou sur d'autres, chacun peut se rendre compte de la réalité de ces propos. Bon, quand des propos sont déformés de manière systématique sur des plateaux télé, alors finit par s'installer l'idée chez les personnes qui regardent la télévision que, effectivement, Jean-Luc Mélenchon serait une personne trouble un petit peu. Mais ça n'est pas le cas. D'accord, mais là, pour l'opinion. Oui, je comprends bien, mais une partie de l'opinion est informée par les médias, regarde les médias et se base sur les médias pour avoir cette information-là. C'est pour ça que, tout à l'heure, quand vous m'avez posé la question sur les réseaux sociaux, je dis qu'il y a un certain nombre de personnes qui, désormais, viennent chercher l'information directement à la source. Est-ce que ce sont les mêmes personnes que celles qui répondent à des questionnaires en ligne auto-administrés ? Je n'en suis pas sûr, parce que c'est comme ça que sont faits les sondages. Des questionnaires en ligne auto-administrés. Si vous voulez, on va venir dans ma circonscription et puis vous me présenterez les gens qui, dans ma circonscription, répondent aux questionnaires en ligne auto-administrés. Parce que moi, je n'en connais pas pour l'instant. Et donc, l'image qui est donnée de Jean-Luc Mélenchon dans un certain nombre d'études d'opinion, dans un certain nombre de médias, ne correspond pas à ce que moi, je vis sur le terrain et à la manière dont les gens, notamment, me remercient ou nous remercient collectivement de tenir bon. de tenir bon sur à peu près tous les sujets. Et certains, alors je ne dis pas que c'est tout le monde et je comprends que certaines personnes ne soient pas d'accord avec nous, mais certains nous disent heureusement que vous êtes là parce que sinon, il n'y aurait plus personne pour défendre un certain nombre d'oppositions. Moi, ça me rend très fier, voyez-vous. Et j'ai déjà vécu deux campagnes présidentielles aux côtés de Jean-Luc Mélenchon, une troisième comme militant de base, mais deux, en tout cas, à ses côtés. J'ai déjà vécu des périodes dans lesquelles on disait c'est un horrible personnage, etc., etc. Bon, ça ne l'a pas empêché de progresser à chaque élection présidentielle. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 5:31
Question 65L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Est-ce qu'il vous arrive de boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon ?
Réponse partielle
Consomme avec modération. C'est quand même l'essentiel. Et ensuite, je comprends pourquoi. Puisque, comme on le disait à l'instant, comme l'image de Jean-Luc Mélenchon... Mais non, mais entendez quand même qu'il y a une image qui est mise en place sur les médias qui ne correspond pas. En tout cas, moi, au Jean-Luc Mélenchon que je connais, si vous allez boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon, eh bien, il pourra vous parler de son livre Faites Mieux, par exemple. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est l'un des seuls politiques à essayer de proposer une pensée politique assez complexe, c'est vrai, assez profonde sur un certain nombre de sujets de la société. Et je crois que sur ce sujet-là, com…
« Mais non, mais entendez quand même qu'il y a une image qui est mise en place sur les médias qui ne correspond pas. En tout cas, moi, au Jean-Luc Mélenchon que je connais, si vous allez boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon, eh bien, il pourra vous parler de son livre Faites Mieux, par exemple. Je crois que Jean-Luc Mélenchon est l'un des seuls politiques à essayer de proposer une pensée politique assez complexe, c'est vrai, assez profonde sur un certain nombre de sujets de la société. Et je crois que sur ce sujet-là, comme sur d'autres, sur l'histoire de France, par exemple, il est très passionnant de boire une bière avec Jean-Luc Mélenchon. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 8:29
Question 66L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Les sondages le disent. Les sondages n'ont pas été faits par les médias. Je sais bien que vous me dites que c'est l'image qui est perçue dans les médias qui vient altérer ce jugement, peut-être. En tout cas, il y a quand même une autre réalité, c'est que, malgré tout, aujourd'hui, on commence à parler à gauche, peut-être un jour, d'une gauche sans Mélenchon, en tout cas d'Alefi sans Mélenchon. Selon vous, est-ce que c'est possible ?
Réponse directe
C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon es…
« C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon est un atout, pas un problème. Et, par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon ne va pas disparaître de la vie politique comme ça. Jean-Luc, c'est un militant politique. Il a appelé à faire mieux, il a dit qu'il souhaitait être remplacé et je crois qu'il a donné un conseil que devraient écouter un certain nombre de personnes qui aspirent à le remplacer, c'est faites-vous aimer. Ça, c'est un conseil qu'ils n'ont peut-être pas bien entendu, mais faites-vous aimer, c'est, je pense, le meilleur conseil que Jean-Luc Mélenchon ait donné à ceux qui veulent être candidats à l'élection présidentielle. Commençons par là. Commençons par faire en sorte de rassembler, d'avoir des gens qui viennent porter, non pas leur propre personne, mais par porter un collectif. C'est exactement ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'on peut reconnaître, au moins à Jean-Luc Mélenchon, le talent d'avoir su, dans une jeune génération, découvrir des personnes, j'en fais partie d'ailleurs, découvrir des personnes qui sont, je pense, de bons dirigeants politiques. Si vous regardez les députés de la France Insoumise au Parlement, à l'Assemblée nationale, vous avez, je crois, l'un des groupes les plus jeunes et en même temps, vous avez le plus d'orateurs qui prennent la parole dans l'Assemblée, qui défendent des points de vue, qui sont en même temps très compétents sur leur sujet, mais pour une raison simple, c'est parce que nous représentons dans notre essence même l'ensemble de la société française. Nous avons des profs, nous avons des gens qui travaillaient dans le secteur agricole, nous avons un chauffeur de taxi, nous avons plein de profils et de métiers qui sont représentés dans la France Insoumise. Je crois que c'est l'un des talents de Jean-Luc Mélenchon d'avoir fait émerger cette jeune génération de députés. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 10:59
Question 67L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
qu'est-ce que les médias auraient à gagner ?
Réponse directe
Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de vot…
« Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de votre chaîne n'a pas intérêt au fait que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir. Mais le propriétaire n'intervient pas dans notre ligne. C'est pas lui qui nous dit quoi dire au sujet de Jean-Luc Mélenchon ou autre politique. Très bien, excellent. J'estime qu'un certain nombre de journalistes, effectivement, n'ont pas non plus intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir en raison du fait, par exemple, que nous proposons que ceux qui gagnent plus de 4 000 euros par mois payent davantage d'impôts que ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par mois payent moins d'impôts. D'accord ? Donc, ça, il y a un certain nombre de personnes sur des plateaux télé qui sont payées bien plus cher que les gens qui sont en régie, par exemple, qui n'ont pas intérêt, qui sont ceux qui sont sur les plateaux télé, qui n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, probablement, n'ont pas voté pour Jean-Luc Mélenchon aux deux dernières ou aux trois dernières élections présidentielles. Donc, oui, il y a des intérêts de classe qui existent et qui font qu'un certain nombre de personnes n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, donc, d'une certaine manière, se prétendant neutre et objectif la plupart du temps, ont une parole qui ne l'est pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 9:07
Question 68L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
est-ce que vous ne vous dites pas quand même que les filles devraient condamner davantage, avec beaucoup plus de fermeté, les actions du Hamas ?
Réponse à côté
D'abord, je me réjouis du fait que cet otage ait été libéré. Il y en a encore plusieurs dizaines qui sont en captivité et j'espère qu'ils seront libérés. Je crois que nous sommes très clairs sur la condamnation des actes du Hamas. Quand nous avons été les premiers à qualifier ces actes de crimes de guerre de potentiels crimes contre l'humanité, je ne sais pas si on peut avoir de mots plus durs, en fait, pour qualifier ces crimes du Hamas. Voilà. Non, parce que, encore une fois, je vous répète, encore une fois, si nous qualifions le Hamas de groupe terroriste et uniquement de groupe terroriste, cela veut dire, alors, qu'il est possible de faire à peu près n'importe quoi parce que le cadre d'…
« D'abord, je me réjouis du fait que cet otage ait été libéré. Il y en a encore plusieurs dizaines qui sont en captivité et j'espère qu'ils seront libérés. Je crois que nous sommes très clairs sur la condamnation des actes du Hamas. Quand nous avons été les premiers à qualifier ces actes de crimes de guerre de potentiels crimes contre l'humanité, je ne sais pas si on peut avoir de mots plus durs, en fait, pour qualifier ces crimes du Hamas. Voilà. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 4:00Voir 1 autre passage
« Non, parce que, encore une fois, je vous répète, encore une fois, si nous qualifions le Hamas de groupe terroriste et uniquement de groupe terroriste, cela veut dire, alors, qu'il est possible de faire à peu près n'importe quoi parce que le cadre d'une guerre contre le terrorisme, c'est des cadres qu'on a déjà vécu et où vous ne respectez aucune des règles du droit international. Or, ça n'est pas le cas. Je veux dire, avant l'attaque du 7 octobre, préexiste une situation de conflit entre Israël et la Palestine. Cette situation, elle préexiste depuis de nombreuses années. Si vous mettez le Hamas simplement derrière le mot Hamas, groupe terroriste, alors vous n'avez plus la possibilité d'avoir une lecture d'ensemble de ce qui s'est passé dans ce conflit. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 4:29
Question 69L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Autre polémique, si vous le voulez bien, votre avis sur la polémique Gérard Depardieu avec, à plus forte raison, les propos tenus par Emmanuel Macron qui considère que c'est une fierté de la France. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
Réponse directe
Je suis très choqué que la parole des victimes soit ainsi oubliée. Parce que la force du mouvement MeToo, ça a été de montrer que les questions de violences sexistes et sexuelles, elles sont présentes dans toute la société et à tous les étages de la société. Et dans ce moment, avec y compris cette tribune que je trouve vraiment écœurante de soutien à Gérard Depardieu, ce qu'on oublie finalement, c'est la parole des victimes. C'est la parole de ces 13 femmes qui ont porté plainte pour viol ou agression sexuelle. Et c'est la mise en examen de Gérard Depardieu pour viol. Donc je crois que l'important et la parole du président de la République ça aurait été d'abord de dire je vous crois en parl…
« Je suis très choqué que la parole des victimes soit ainsi oubliée. Parce que la force du mouvement MeToo, ça a été de montrer que les questions de violences sexistes et sexuelles, elles sont présentes dans toute la société et à tous les étages de la société. Et dans ce moment, avec y compris cette tribune que je trouve vraiment écœurante de soutien à Gérard Depardieu, ce qu'on oublie finalement, c'est la parole des victimes. C'est la parole de ces 13 femmes qui ont porté plainte pour viol ou agression sexuelle. Et c'est la mise en examen de Gérard Depardieu pour viol. Donc je crois que l'important et la parole du président de la République ça aurait été d'abord de dire je vous crois en parlant des victimes. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 16:33
Question 70L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Typiquement, je peux vous dire qu'ici à LCI, on a une parole qui est neutre parce qu'encore une fois, il n'y a aucune influence. Attendez, je finis, je finis quand même. Et que, justement, nous sommes tous collectivement une rédaction avec des journalistes et que notre travail est d'être neutre. Donc, est-ce qu'il n'y a pas non plus un problème avec Jean-Luc Mélenchon, encore une fois ?
Réponse directe
C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon es…
« C'est-à-dire que, ça aussi, ça fait 12 ans que j'en entends parler. Je vous l'ai dit, à chaque fin d'élection présidentielle, le problème, c'est Jean-Luc Mélenchon. Alors, la première fois... C'est peut-être qu'au bout d'un moment, ça peut être une vérité. Mais la première fois, il avait fait 11 %, ensuite, en 2013, c'était un problème. La deuxième fois, il a fait 19 % en 2018, c'était un problème. La troisième fois, en 2022, il a fait 22 % et en 2023, il est devenu un problème. Bon, je ne crois pas que ce soit une manière correcte de penser les choses. Serions-nous au niveau où nous sommes sans Jean-Luc Mélenchon ? La réponse est non. Donc, je pense, au contraire, que Jean-Luc Mélenchon est un atout, pas un problème. Et, par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon ne va pas disparaître de la vie politique comme ça. Jean-Luc, c'est un militant politique. Il a appelé à faire mieux, il a dit qu'il souhaitait être remplacé et je crois qu'il a donné un conseil que devraient écouter un certain nombre de personnes qui aspirent à le remplacer, c'est faites-vous aimer. Ça, c'est un conseil qu'ils n'ont peut-être pas bien entendu, mais faites-vous aimer, c'est, je pense, le meilleur conseil que Jean-Luc Mélenchon ait donné à ceux qui veulent être candidats à l'élection présidentielle. Commençons par là. Commençons par faire en sorte de rassembler, d'avoir des gens qui viennent porter, non pas leur propre personne, mais par porter un collectif. C'est exactement ce qu'a fait Jean-Luc Mélenchon. Je crois qu'on peut reconnaître, au moins à Jean-Luc Mélenchon, le talent d'avoir su, dans une jeune génération, découvrir des personnes, j'en fais partie d'ailleurs, découvrir des personnes qui sont, je pense, de bons dirigeants politiques. Si vous regardez les députés de la France Insoumise au Parlement, à l'Assemblée nationale, vous avez, je crois, l'un des groupes les plus jeunes et en même temps, vous avez le plus d'orateurs qui prennent la parole dans l'Assemblée, qui défendent des points de vue, qui sont en même temps très compétents sur leur sujet, mais pour une raison simple, c'est parce que nous représentons dans notre essence même l'ensemble de la société française. Nous avons des profs, nous avons des gens qui travaillaient dans le secteur agricole, nous avons un chauffeur de taxi, nous avons plein de profils et de métiers qui sont représentés dans la France Insoumise. Je crois que c'est l'un des talents de Jean-Luc Mélenchon d'avoir fait émerger cette jeune génération de députés. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 10:59
Question 71L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
Qu'est-ce que vous répondez à ceux qui vous disent par exemple qu'il faut dissocier l'homme de l'artiste ?
Réponse directe
entre l'homme et l'artiste. Aborder avec Romain Polanski notamment. Le cas où elle a été posée je crois de la manière la plus forte et la plus dure, c'est avec Céline qui était un auteur français très reconnu, y compris un auteur pacifiste qui a écrit de très beaux livres et qui en même temps était un antisémite notoire collabo de l'Allemagne nazie. Séparer l'artiste de l'homme, je crois que ça n'est pas possible car les artistes sont d'abord des êtres humains et c'est leur chemin d'être humain qui fait qu'ils sont des artistes. Donc, je crois que c'est impossible de séparer un individu de l'œuvre qu'il accomplit. Et en l'occurrence, l'œuvre, il peut y avoir l'aspect positif mais quand il y…
« entre l'homme et l'artiste. Aborder avec Romain Polanski notamment. Le cas où elle a été posée je crois de la manière la plus forte et la plus dure, c'est avec Céline qui était un auteur français très reconnu, y compris un auteur pacifiste qui a écrit de très beaux livres et qui en même temps était un antisémite notoire collabo de l'Allemagne nazie. Séparer l'artiste de l'homme, je crois que ça n'est pas possible car les artistes sont d'abord des êtres humains et c'est leur chemin d'être humain qui fait qu'ils sont des artistes. Donc, je crois que c'est impossible de séparer un individu de l'œuvre qu'il accomplit. Et en l'occurrence, l'œuvre, il peut y avoir l'aspect positif mais quand il y a l'aspect négatif, il faut avoir la lucidité d'être capable de le dire et il faut avoir la lucidité d'être capable de dire ça suffit, il y en a marre. On ne peut pas soutenir des personnes comme Gérard Depardieu qui sont accusées par autant de gens d'avoir commis des violences sexistes et sexuelles. Moi, j'ai regardé le documentaire de France 2 en raison de la polémique parce que je ne regarde jamais complément d'enquête mais là, je l'ai regardé en raison de la polémique. Je veux dire, franchement, moi, je ne suis pas une femme mais je ne suis pas sûr qu'une femme soit capable de regarder en entier ce documentaire-là. C'est d'une violence verbale, permanente, des propos dégueulasses mais vraiment toutes les dix secondes. C'est inadmissible et j'ai vraiment du mal à comprendre qu'on puisse soutenir une personne qui, voyant une fillette de dix ans, tient des propos dégueulasses. Donc moi, vraiment, je n'ai absolument aucun soutien pour Gérard Depardieu. Ça n'empêche pas de bien aimer ses films, ce n'est pas ça le souci. Mais maintenant, il faut qu'il y ait une prise de conscience dans le milieu du cinéma que ça suffit d'avoir cette impunité vis-à-vis de quelqu'un qui tient ce genre de propos et qui, de toute évidence, tient aussi ce genre de comportement avec des femmes. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 17:30
Question 72L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine Léaument
D'accord, mais alors là, vous dites qu'encore une fois, c'est essentiellement de la faute des médias de rentrer sur une mauvaise image.
Réponse directe
Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de vot…
« Non, mais je ne dis pas que les médias ont quelque chose à gagner. Enfin, un certain nombre de propriétaires de médias ont quelque chose à gagner dans le fait que Jean-Luc Mélenchon n'arrive pas au pouvoir. Parce que, comme il y a dans son programme le fait de déconcentrer les médias, c'est-à-dire d'éviter que les médias soient concentrés dans les mains de 9 milliardaires. 90% des médias, aujourd'hui, sont concentrés dans les mains de 9 milliardaires. C'est le cas, par exemple, de la chaîne sur laquelle nous sommes en ce moment. C'est une chaîne détenue par Bouygues, qui est un milliardaire. Donc, vous estimez qu'aujourd'hui, sur LCI, on n'est pas... Non, j'estime que le propriétaire de votre chaîne n'a pas intérêt au fait que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir. Mais le propriétaire n'intervient pas dans notre ligne. C'est pas lui qui nous dit quoi dire au sujet de Jean-Luc Mélenchon ou autre politique. Très bien, excellent. J'estime qu'un certain nombre de journalistes, effectivement, n'ont pas non plus intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir en raison du fait, par exemple, que nous proposons que ceux qui gagnent plus de 4 000 euros par mois payent davantage d'impôts que ceux qui gagnent moins de 4 000 euros par mois payent moins d'impôts. D'accord ? Donc, ça, il y a un certain nombre de personnes sur des plateaux télé qui sont payées bien plus cher que les gens qui sont en régie, par exemple, qui n'ont pas intérêt, qui sont ceux qui sont sur les plateaux télé, qui n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, probablement, n'ont pas voté pour Jean-Luc Mélenchon aux deux dernières ou aux trois dernières élections présidentielles. Donc, oui, il y a des intérêts de classe qui existent et qui font qu'un certain nombre de personnes n'ont pas intérêt à ce que Jean-Luc Mélenchon arrive au pouvoir et qui, donc, d'une certaine manière, se prétendant neutre et objectif la plupart du temps, ont une parole qui ne l'est pas. »
LCI — L'invité d'Adrien Gindre · L'invité politique du 29/12/2023 : Antoine LéaumentVérifier à 9:07
Question 73Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"
Mais précisément, là, on aurait le choix. C'est-à-dire que le gouvernement fait un choix, par ailleurs, basé sur des chiffres faux. Ça, je tiens à le signaler. Des chiffres faux ?
Réponse à côté
Là, vous pointez du doigt les grandes entreprises et le gouvernement. Pourtant, il y a une réalité. C'est quand même que ce système tel qu'il est aujourd'hui n'est pas pérenne à cause de l'allongement de la durée de la vie, à cause du système tel qu'il est. Ça, c'est dans la philosophie de la réforme, le fait d'en faire une ou pas. Néanmoins, il y en aura une. En tout cas, c'est le souhait du gouvernement. Et parmi les mesures qu'a présentées hier soir la Première ministre, il y a notamment une pension minimale. Je crois que la France Insoumise, notamment, appelait à cette pension minimum. Est-ce que ça, c'est quand même une petite victoire ? En plus, elle est à 1 200 euros, ce qui est plus…
« Là, vous pointez du doigt les grandes entreprises et le gouvernement. Pourtant, il y a une réalité. C'est quand même que ce système tel qu'il est aujourd'hui n'est pas pérenne à cause de l'allongement de la durée de la vie, à cause du système tel qu'il est. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"Vérifier à 3:08Voir 1 autre passage
« Ça, c'est dans la philosophie de la réforme, le fait d'en faire une ou pas. Néanmoins, il y en aura une. En tout cas, c'est le souhait du gouvernement. Et parmi les mesures qu'a présentées hier soir la Première ministre, il y a notamment une pension minimale. Je crois que la France Insoumise, notamment, appelait à cette pension minimum. Est-ce que ça, c'est quand même une petite victoire ? En plus, elle est à 1 200 euros, ce qui est plus élevé que peut-être les premiers chiffres qu'on pouvait avoir, »
RCF — L'Invité de la Matinale · Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"Vérifier à 4:23
Question 74Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"
C'est brillant, mais sauf qu'il y a 40% d'écart de retraite entre les femmes et les hommes à l'heure actuelle. Donc on est en train de donner des miettes et de dire c'est formidable. Pourquoi il y a de tels écarts ?
Réponse à côté
Manifestation, le 19 janvier, elle appelle tous les syndicats. Pourtant, vous, vous aviez déjà annoncé une manifestation le 21 janvier. Alors, est-ce que la France Insoumise participera aux côtés d'un syndicat le 19 ? Est-ce qu'il y aura une mobilisation commune ? Ou est-ce qu'il y a un peu une division du combat ?
« Manifestation, le 19 janvier, elle appelle tous les syndicats. Pourtant, vous, vous aviez déjà annoncé une manifestation le 21 janvier. Alors, est-ce que la France Insoumise participera aux côtés d'un syndicat le 19 ? Est-ce qu'il y aura une mobilisation commune ? Ou est-ce qu'il y a un peu une division du combat ? »
RCF — L'Invité de la Matinale · Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"Vérifier à 6:51
Question 75Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"
qui étaient autour de 1 000 euros. Deux choses. Premièrement, nous, nous proposions, pour une carrière complète, une pension minimale au niveau du SMIC revalorisé, c'est-à-dire à 1 600 euros. Donc là, déjà, il en manque 400. Là, on est à 85% du SMIC. Il en manque 400. Et ensuite, nous, on proposait au niveau du SMIC, parce que c'est normal. La retraite, c'est quoi ?
Réponse à côté
Là, on est dans un système où les actifs actuels payent les retraités actuels.
« Là, on est dans un système où les actifs actuels payent les retraités actuels. »
RCF — L'Invité de la Matinale · Antoine Léaument : "Il n'y a pas besoin de faire de réforme des retraites"Vérifier à 5:09
Voir 2 autres passages
« manipulation de l'opinion. Je pense que certains peuvent essayer de faire cela et peuvent essayer d'en jouer. Mais à l'heure actuelle, le commentaire médiatique existe sur les sondages. Et pardon, M. Lévy, moi, j'ai même fait un tweet dans lequel je dis très exactement Jean-Luc Mélenchon est à 16%. C'est une bonne nouvelle vu qu'il est systématiquement sous-estimé. Pour prendre Harris Interactive en juillet 2021, mettez Jean-Luc Mélenchon à 10%. Juillet 2021, un an avant l'élection présidentielle, on a fini 12 points plus haut. Écoutez, si on finit au premier tour de l'élection présidentielle à 32, du coup, si je compte correctement, ça me va. 32% au premier tour si jamais je suis sous-estimé à ce point-là par Harris, ça m'ira correctement. »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 14:01
« non mais c'est exact parce que si on regarde en fait un an avant l'élection présidentielle les sondages sont toujours très loin du résultat je le disais tout à l'heure nous on est il y a eu un article du Monde qui était très précis on est sous-estimé entre 4 et 14 points un an avant bon bah comprenez que ce soit un petit peu agaçant pour nous l'extrême droite par ailleurs est souvent largement surestimée un an avant l'élection »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 28:49
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Moi, je souhaite qu'il y ait une interdiction des sondages avant que la liste des candidats à l'élection soit effectivement connue. Ça permettrait d'éviter qu'on fasse des hypothèses farfelues, lunaires parfois, et que, d'une certaine manière, je reprends votre propos introductif, mais que, d'une certaine manière, ça puissent être les instituts de sondage qui choisissent les candidats à des élections. »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 2:28Voir 2 autres passages
« je voulais revenir sur la méthodologie parce que j'ai une spécificité c'est que comme responsable député d'une commission d'enquête j'ai eu la possibilité de me rendre à la commission des sondages et de consulter l'ensemble des notices techniques des instituts de sondage je suis la seule personne en France à avoir fait ça avec la commission des sondages parce que j'avais les pouvoirs spéciaux d'un rapporteur de commission d'enquête qu'est-ce que j'ai constaté et bien que dans les données brutes des instituts de sondage il y a plusieurs problèmes d'échantillons qui sont posés à mon sens le premier problème d'échantillons c'est un problème d'échantillons politiques là si on regarde par exemple le sondage qui est sorti récemment sur l'élection présidentielle une fois encore l'électorat de Jean-Luc Mélenchon est sous-représenté dans votre sondage l'échantillon brut il est à 12 points »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 22:07
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« mais là malheureusement on commence à toucher du doigt des problèmes moi par exemple j'ai découvert en faisant cette commission d'enquête qu'il y a carrément des panélistes c'est-à-dire il y a des sociétés qui offrent des panels aux instituts de sondage moi pour faire très court un des objectifs pour moi c'est que les données auxquelles la commission des sondages a accès qui sont des données brutes avec les critères de redressement elles soient accessibles à l'ensemble des citoyens moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait de la transparence sur ces instituts de sondage et que tout le monde puisse faire le contrôle plus de transparence »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 39:17Voir 2 autres passages
« non mais c'est exact parce que si on regarde en fait un an avant l'élection présidentielle les sondages sont toujours très loin du résultat je le disais tout à l'heure nous on est il y a eu un article du Monde qui était très précis on est sous-estimé entre 4 et 14 points un an avant bon bah comprenez que ce soit un petit peu agaçant pour nous l'extrême droite par ailleurs est souvent largement surestimée un an avant l'élection »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 28:49
« je voulais revenir sur la méthodologie parce que j'ai une spécificité c'est que comme responsable député d'une commission d'enquête j'ai eu la possibilité de me rendre à la commission des sondages et de consulter l'ensemble des notices techniques des instituts de sondage je suis la seule personne en France à avoir fait ça avec la commission des sondages parce que j'avais les pouvoirs spéciaux d'un rapporteur de commission d'enquête qu'est-ce que j'ai constaté et bien que dans les données brutes des instituts de sondage il y a plusieurs problèmes d'échantillons qui sont posés à mon sens le premier problème d'échantillons c'est un problème d'échantillons politiques là si on regarde par exemple le sondage qui est sorti récemment sur l'élection présidentielle une fois encore l'électorat de Jean-Luc Mélenchon est sous-représenté dans votre sondage l'échantillon brut il est à 12 points »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« non mais c'est exact parce que si on regarde en fait un an avant l'élection présidentielle les sondages sont toujours très loin du résultat je le disais tout à l'heure nous on est il y a eu un article du Monde qui était très précis on est sous-estimé entre 4 et 14 points un an avant bon bah comprenez que ce soit un petit peu agaçant pour nous l'extrême droite par ailleurs est souvent largement surestimée un an avant l'élection »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 28:49Voir 2 autres passages
« manipulation de l'opinion. Je pense que certains peuvent essayer de faire cela et peuvent essayer d'en jouer. Mais à l'heure actuelle, le commentaire médiatique existe sur les sondages. Et pardon, M. Lévy, moi, j'ai même fait un tweet dans lequel je dis très exactement Jean-Luc Mélenchon est à 16%. C'est une bonne nouvelle vu qu'il est systématiquement sous-estimé. Pour prendre Harris Interactive en juillet 2021, mettez Jean-Luc Mélenchon à 10%. Juillet 2021, un an avant l'élection présidentielle, on a fini 12 points plus haut. Écoutez, si on finit au premier tour de l'élection présidentielle à 32, du coup, si je compte correctement, ça me va. 32% au premier tour si jamais je suis sous-estimé à ce point-là par Harris, ça m'ira correctement. »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 14:01
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées2 oct. 2022 au 12 août 2025 · 4 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés7 juin 2025 au 12 août 2025 · 3 observations4 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Non, d'abord il faut nommer le coupable. Le coupable, c'est un système économique qui s'appelle le capitalisme et qui fait qu'on fait privilégier l'intérêt économique avant l'intérêt collectif et en particulier avant l'intérêt écologique. Ce système, il appauvrit la nature, il épuise nos sols, on en parlait à l'instant, il épuise l'air lui-même, puisqu'il rend l'air irrespirable, et puis il épuise les températures. Et si on ne combat pas ce système-là, alors on ne combattra pas les causes du problème. Or, M. Macron, sur la question de combattre le capitalisme, on va dire qu'il est au minimum à côté de la plaque, au pire, quelqu'un qui aide beaucoup le système. Ensuite, il y a les mesures concrètes qu'on prend face à cette situation. Sur la question des incendies notamment, eh bien la France dispose de 12 Canadair, ce qui n'est pas assez, nous n'avons cessé de le dire. Il y a des économies qui ont été faites sur ce sujet-là. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 3:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes2 oct. 2022 au 12 août 2025 · 10 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités2 oct. 2022 au 12 août 2025 · 11 observations11 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, mais la question du génocide ne fait pas débat au regard du droit, y compris du droit français, vous savez. Ça fait débat auprès d'historien, auprès d'un certain nombre de gens, quand même. Il y a des gens qui en débattent, mais enfin bon, quand il y a la volonté de tuer une partie de la population, oui, ici, il y a un génocide. Donc, sur ce sujet-là, c'est un sujet où, par ailleurs, on voit ce qui est en train de se passer, affamer volontairement une population, parce que c'est ça dont on parle, quand on empêche de l'aide alimentaire d'entrer, on affame volontairement une population. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 15:33Voir 2 autres passages
« Un débat sans vote. Oui, parce qu'en réalité, la Constitution dit que le principe de la République, c'est le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple. Là, le peuple envoie un message très clair. On ne veut pas de la loi Duplon. Donc, il faudrait qu'on puisse avoir un débat sur le fond, sur l'abrogation de cette loi Duplon. Et si certains ont envie de revoter pareil... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 2:00
« Le Président de la République, d'une certaine manière, il fait ce que la Constitution lui ordonne. Ce qu'il aurait pu faire, c'est demander un nouveau vote, puisqu'il y a une pétition avec 2 millions de signataires qui demande l'abrogation de la loi, mais pas juste de l'article 2 de la loi, l'abrogation de la totalité de cette loi. L'aspect le plus problématique a été censuré par le Conseil constitutionnel, mais encore une fois, ce n'est pas une décision politique. Moi, j'aimerais bien qu'on confronte ceux qui ont pris la décision de voter cette loi. Et elle a été votée dans des conditions qui sont pour le moins antidémocratiques, puisque, si vous voulez bien vous en souvenir, le député qui portait cette loi, qui était du groupe Les Républicains, a déposé une motion de rejet sur son propre texte pour que ce texte soit débattu en commission mixte paritaire, c'est-à-dire là où on met 7 sénateurs, 7 députés, pour éviter que ça soit débattu sur la scène publique. Nous, nous voulions l'inverse. Nous voulions faire en sorte que le débat puisse avoir lieu sur la scène publique pour qu'on débatte en profondeur de ce que nous voulons pour notre agriculture. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Chaînes causales explicitées7 juin 2025 au 12 août 2025 · 4 observations6 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Alors il y a plusieurs questions qui sont posées par ça. Moi j'ai étudié en détail les deux gros sujets d'ingérence qu'on a eus récemment qui étaient donc les étoiles de David qui avaient été taguées les étoiles bleues là. Je ne sais pas si vous vous souvenez. Oui, je me souviens. Et puis les mains rouges sur le mémorial de la Shoah. Et on voit qu'à chaque fois c'est un dispositif qui est un petit peu similaire. c'est-à-dire qu'on va faire une action physique cette action physique va être prise en photo publiée sur les réseaux sociaux amplifiée par des réseaux qui pour le coup sont des comptes souvent alimentés par l'étranger avec l'objectif que cette ingérence finisse dans les médias de l'officialité. Et ça n'a pas loupé à chaque fois c'est ce qui s'est passé. Le dernier cas qui pose question c'est ce qui s'est passé récemment avec les deux synagogues où il y a eu de la peinture verte qui a été mise et le mémorial de la Shoah où aussi il y a eu de la peinture verte. Pour l'instant il y a un sujet. Personne ne sait exactement quels sont les objectifs. Ce qu'on sait c'est qu'il y a trois personnes serbes qui ont été arrêtées et il y a quand même des très forts soupçons désormais que ça soit de nouveau un cas d'ingérence et notamment d'ingérence russe potentiellement en passant par des serbes. Et moi j'ai l'impression qu'on n'apprend pas les leçons des cas précédents. C'est-à-dire il y a eu un mode opératoire qui semblait à peu près similaire des objectifs en plus qui étaient ciblés qui étaient à peu près similaires qui visent un objectif simple diviser le peuple diviser notre peuple essayer de rentrer dans des failles qui existent à l'intérieur du peuple français en particulier instrumentaliser la question de la lutte contre l'antisémitisme qui est nécessaire dans notre pays ou la question du racisme d'une manière générale et essayer de diviser le peuple sur cette base-là. »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 27:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Mécanismes explicités2 oct. 2022 au 12 août 2025 · 15 observations17 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50Voir 2 autres passages
« Non, d'abord il faut nommer le coupable. Le coupable, c'est un système économique qui s'appelle le capitalisme et qui fait qu'on fait privilégier l'intérêt économique avant l'intérêt collectif et en particulier avant l'intérêt écologique. Ce système, il appauvrit la nature, il épuise nos sols, on en parlait à l'instant, il épuise l'air lui-même, puisqu'il rend l'air irrespirable, et puis il épuise les températures. Et si on ne combat pas ce système-là, alors on ne combattra pas les causes du problème. Or, M. Macron, sur la question de combattre le capitalisme, on va dire qu'il est au minimum à côté de la plaque, au pire, quelqu'un qui aide beaucoup le système. Ensuite, il y a les mesures concrètes qu'on prend face à cette situation. Sur la question des incendies notamment, eh bien la France dispose de 12 Canadair, ce qui n'est pas assez, nous n'avons cessé de le dire. Il y a des économies qui ont été faites sur ce sujet-là. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 3:00
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contre-arguments traités2 oct. 2022 au 7 juin 2025 · 6 observations9 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« « J'ai des menaces de mort, ça n'est pas sécurisé pour moi d'aller à l'Assemblée nationale. » Bon, à part qu'il y a plusieurs députés quand même qui sont menacés de mort, jusqu'à la présidente de l'Assemblée elle-même qui a des menaces de mort. Et pourtant, on va à l'Assemblée nationale et ça ne pose pas de problème. Et il nous dit, alors celle-là, c'était quand même la meilleure de l'année, il nous dit « Contactez telle personne au ministère de l'Intérieur qui vous informera davantage sur les problèmes qui sont posés pour ma sécurité. » Donc on appelle. Enfin, on appelle, c'est le président de la commission d'enquête, donc Thomas Cazenave, il appelle, il dit « Allô, bonjour, alors c'est vrai qu'il y a des problèmes de sécurité qui sont posés ? » Ben non. »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 18:24Voir 2 autres passages
« « Ok, d'accord. Donc vous constatez qu'il y a des problèmes que vous considérez quand même globalement assez faibles comme niveau de menace, mais êtes-vous en capacité d'assurer la sécurité de M. Pierre-Edouard Sterrin pour qu'il se rende à l'Assemblée nationale ? » Réponse du ministère de l'Intérieur, bien sûr. Évidemment. C'est pas très compliqué en plus. Attends, imaginez quand même le ministère de l'Intérieur qui dit « Je ne suis pas capable d'assurer la sécurité d'une personne sur le territoire national qui viendrait à l'Assemblée nationale. » Ce serait flippant. Il y aurait matière à s'inquiéter sur la manière dont... Enfin, par ailleurs, il y a beaucoup de raisons de s'inquiéter de la manière dont est tenu le ministère de l'Intérieur pour d'autres raisons parce que le ministre est raciste en particulier. Ça, c'est un gros problème. Mais sur la partie sécurité, il n'y a pas de sujet qui est posé sur la sécurité à l'Assemblée nationale. Lorraine ? »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 19:09
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 10:46
« mais là malheureusement on commence à toucher du doigt des problèmes moi par exemple j'ai découvert en faisant cette commission d'enquête qu'il y a carrément des panélistes c'est-à-dire il y a des sociétés qui offrent des panels aux instituts de sondage moi pour faire très court un des objectifs pour moi c'est que les données auxquelles la commission des sondages a accès qui sont des données brutes avec les critères de redressement elles soient accessibles à l'ensemble des citoyens moi ce que je souhaite c'est qu'il y ait de la transparence sur ces instituts de sondage et que tout le monde puisse faire le contrôle plus de transparence »
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 39:17
France Inter — Le débat de midi · Faut-il interdire les sondages ?Vérifier à 22:07
« Je ne sais pas si c'est ça. Si c'est ça, tant mieux pour notre pays. Je pense que tout le monde, que la Terre entière, est en train de se rendre compte de la situation catastrophique qui a lieu à Gaza et du génocide qui est en cours à Gaza. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 14:06
« de 7500 euros et que tu es milliardaire, c'est pas cher, c'est pas cher. Je pense que voilà. Les deux ans de prison qui sont prévus, je ne sais pas si ça lui fait si peur que ça. En réalité, ils se disent effectivement qu'ils sont dans une logique d'impunité. En tout cas, lui, il se dit qu'il est dans une logique d'impunité. Par ailleurs, il prétend influencer les élections depuis la Belgique où il a sa résidence fiscale parce qu'il ne veut pas subir un matraquage fiscal. Et donc, il se prétend patriote. Il se prétend patriote mais il ne paye pas ses impôts en France. Donc déjà, c'est quand même un peu spécial. Ensuite, ce monsieur, on l'a donc, d'abord, on a voulu le convoquer une première fois. On a eu une réponse qui nous disait « Ah, désolé, je ne suis pas disponible à telle date. » On est sympa, tu vois, on dit « D'accord, ça arrive, on comprend, il était en vacances, bon, ça arrive, les vacances. » Donc, on convoque à une deuxième date. Deuxième date de convocation. Finalement, il ne se présente pas et il nous sort à la date de la reconvocation une excuse qui franchement est... Enfin, je ne sais pas, il dit qu'il n'est pas en sécurité à l'Assemblée nationale. »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 17:08
« 'est-à-dire que comme les gens sont obligés d'aller voter, en théorie, parce qu'en réalité, les amendes, la plupart du temps, ne sont même pas appliquées. Et comme les gens sont obligés d'aller voter, »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 34:30
« Et d'aller vers un accord de paix. Ensuite, sur la question de la cession de territoire, évidemment qu'on ne peut pas être d'accord avec la cession des territoires. On ne peut pas être d'accord avec ça. Et dans le même temps, il y a une situation qui est une situation où la Russie, de toute façon, ne lâchera pas les territoires dont elle a pris possession. Donc, moi, je vous dis ma position dans la Russie, l'absolu, c'est qu'il ne faut pas céder de territoire. La position à l'issue d'une situation dans laquelle le rapport de force a été mis en place par Vladimir Poutine et où les discussions vont avoir lieu en plus sur Vladimir Zelensky, je ne sais pas à quoi ça va aboutir. En tout cas, ce que j'ai entendu de la part de Vladimir Zelensky, c'est qu'il n'accepterait pas une situation dans laquelle on cède des territoires. En même temps, il ne va pas dire avant que la conférence ait lieu qu'il l'accepterait. Mais la priorité, c'est le cessez-le-feu, la voie diplomatique et ce qui permet de venir à la paix. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 12:50
franceinfo — 8h30 franceinfo · Suppression de deux jours fériés : "Monsieur Bayrou plane complètement", selon le député LFI Antoine LéaumentVérifier à 0:20
« de 7500 euros et que tu es milliardaire, c'est pas cher, c'est pas cher. Je pense que voilà. Les deux ans de prison qui sont prévus, je ne sais pas si ça lui fait si peur que ça. En réalité, ils se disent effectivement qu'ils sont dans une logique d'impunité. En tout cas, lui, il se dit qu'il est dans une logique d'impunité. Par ailleurs, il prétend influencer les élections depuis la Belgique où il a sa résidence fiscale parce qu'il ne veut pas subir un matraquage fiscal. Et donc, il se prétend patriote. Il se prétend patriote mais il ne paye pas ses impôts en France. Donc déjà, c'est quand même un peu spécial. Ensuite, ce monsieur, on l'a donc, d'abord, on a voulu le convoquer une première fois. On a eu une réponse qui nous disait « Ah, désolé, je ne suis pas disponible à telle date. » On est sympa, tu vois, on dit « D'accord, ça arrive, on comprend, il était en vacances, bon, ça arrive, les vacances. » Donc, on convoque à une deuxième date. Deuxième date de convocation. Finalement, il ne se présente pas et il nous sort à la date de la reconvocation une excuse qui franchement est... Enfin, je ne sais pas, il dit qu'il n'est pas en sécurité à l'Assemblée nationale. »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 17:08
« Alors il y a plusieurs questions qui sont posées par ça. Moi j'ai étudié en détail les deux gros sujets d'ingérence qu'on a eus récemment qui étaient donc les étoiles de David qui avaient été taguées les étoiles bleues là. Je ne sais pas si vous vous souvenez. Oui, je me souviens. Et puis les mains rouges sur le mémorial de la Shoah. Et on voit qu'à chaque fois c'est un dispositif qui est un petit peu similaire. c'est-à-dire qu'on va faire une action physique cette action physique va être prise en photo publiée sur les réseaux sociaux amplifiée par des réseaux qui pour le coup sont des comptes souvent alimentés par l'étranger avec l'objectif que cette ingérence finisse dans les médias de l'officialité. Et ça n'a pas loupé à chaque fois c'est ce qui s'est passé. Le dernier cas qui pose question c'est ce qui s'est passé récemment avec les deux synagogues où il y a eu de la peinture verte qui a été mise et le mémorial de la Shoah où aussi il y a eu de la peinture verte. Pour l'instant il y a un sujet. Personne ne sait exactement quels sont les objectifs. Ce qu'on sait c'est qu'il y a trois personnes serbes qui ont été arrêtées et il y a quand même des très forts soupçons désormais que ça soit de nouveau un cas d'ingérence et notamment d'ingérence russe potentiellement en passant par des serbes. Et moi j'ai l'impression qu'on n'apprend pas les leçons des cas précédents. C'est-à-dire il y a eu un mode opératoire qui semblait à peu près similaire des objectifs en plus qui étaient ciblés qui étaient à peu près similaires qui visent un objectif simple diviser le peuple diviser notre peuple essayer de rentrer dans des failles qui existent à l'intérieur du peuple français en particulier instrumentaliser la question de la lutte contre l'antisémitisme qui est nécessaire dans notre pays ou la question du racisme d'une manière générale et essayer de diviser le peuple sur cette base-là. »
BACKSEAT · Élections : les sondeurs vous manipulent ? avec Antoine LéaumentVérifier à 27:47
« Oui, ça m'arrive. La méprise… Non, mais il y avait beaucoup de gens qui pensaient ça au début, ou qui disaient « Quand même, il vient de Bérou », etc., il est un peu chelou. Mais en réalité, non, mon engagement est profondément à gauche. On ne peut pas être révolutionnaire et de droite, ou alors c'est une révolution nationale qui n'est vraiment pas ma tasse de thé. Jean-Luc et moi, c'est… C'est une histoire d'abord de camaraderie, et désormais, je pense, une amitié solide et sincère. Et pour moi, ça reste l'homme politique marquant du début de ce XXIe siècle, sans doute celui qui a permis que la gauche en France ne soit pas réduite en poussière comme elle l'a été dans d'autres pays. »
LCP — La Politique et moi · Antoine Léaument, le youtubeur de MélenchonVérifier à 11:50