Est-ce que vous l'entendez ?
Réponse à côtéAlors, écoutez, je crois qu'il n'y a personne d'autre que moi qui entend mieux les pêcheurs. Ça fait exactement un an et demi que je passe la moitié de l'année à leur côté. Et ils le savent. Alors, leur colère, effectivement, leur détresse, on la connaît. Et moi, je la partage depuis maintenant un an et demi. Je vous donne un exemple hier. Moi, je suis face à un jeune. Il a acheté un navire qui lui a coûté 700 000 euros. Il pêche dans la baie de Grandville. Il apprend le 25 décembre 2020 qu'il n'aura bientôt plus le droit d'aller travailler. Alors, je lui dis quoi ? Je lui dis, bien entendu, qu'on continue à se battre avec son dossier. Parce que son dossier, il mérite, effectivement, d'être…
« Alors, écoutez, je crois qu'il n'y a personne d'autre que moi qui entend mieux les pêcheurs. Ça fait exactement un an et demi que je passe la moitié de l'année à leur côté. Et ils le savent. Alors, leur colère, effectivement, leur détresse, on la connaît. Et moi, je la partage depuis maintenant un an et demi. Je vous donne un exemple hier. Moi, je suis face à un jeune. Il a acheté un navire qui lui a coûté 700 000 euros. Il pêche dans la baie de Grandville. Il apprend le 25 décembre 2020 qu'il n'aura bientôt plus le droit d'aller travailler. Alors, je lui dis quoi ? Je lui dis, bien entendu, qu'on continue à se battre avec son dossier. Parce que son dossier, il mérite, effectivement, d'être soutenu. Parce qu'il a pris des risques. Et il pêchait dans une mer ou dans un espace qui était commun. Les règles ont changé. On lui demande aujourd'hui de démontrer que dans cet espace commun, c'est bien sur la petite partie jersey qu'il était. Lui, il a, effectivement, des preuves de sa présence qui ne suffisent pas aux Britanniques. Eh bien, on va se battre avec lui. Et pour lui, jusqu'au bout. Mais si nous ne devions pas obtenir cette licence, et je ne veux même pas l'imaginer, moi, personnellement, qui suis très proche des pêcheurs, mais en même temps, je me dois d'anticiper. Et anticiper, c'est prévoir une solution pour chacun. Mais ça ne veut pas dire qu'on capitule. Ça ne veut pas dire qu'on ne continue pas à se battre pour défendre les droits des pêcheurs. Ça veut dire simplement que je continue à être aux côtés de chacun. »
