

« On en est toujours au même point sur la question de l'école. On en est toujours au même point. Pourquoi ? Parce que deux ans après la présidentielle, on se retrouve avec quoi ? Avec une dissolution. Ça veut bien dire qu'il y a eu un crash démocratique qui fait que les Français ne se sont pas prononcés sur leur avenir. »
« Ce sont des manipulations. Vous pensez que les sondages sont manipulés ? »
« Évidemment que quand je me suis lancée dans la présidentielle, je savais qu'on perdrait. Donc j'ai tout un chapitre sur pourquoi on se présente. Il y a des fois, on veut gagner, il faut gagner. Et il y a parfois, et c'était le cas pour la présidentielle, on sait qu'on va perdre. Mais on y va quand même. Pourquoi ? Pour moi, c'était très clair. Il y avait un drapeau, le drapeau du Parti Socialiste, qui allait rester par terre. S'il était par terre, il ne se relèverait plus. »
« Il faut s'appuyer sur les organisations syndicales, sur les associations. Il faut s'appuyer sur les maires, les élus locaux qui sont la première vraie école politique de ce pays. Et il faut retrouver pour les partis politiques le goût des rencontres, le goût du militantisme dans les sections, dans les groupes de terrain. »
« Quand vous voyez que François Bayrou, le même, qui quand même ne tient qu'à un fil à l'Assemblée, un, écarte ce qu'il avait dit sur les partenaires sociaux et leur rôle, mais aussi introduit une loi pour changer le mode de scrutin à Paris, c'est-à-dire un bidouillage électoral incroyable, comme si c'était une urgence démocratique, mais où on est ? »
« Il faut retrouver pour les partis politiques le goût des rencontres, le goût du militantisme dans les sections, dans les groupes de terrain. »
« Donc j'ai voulu, à travers bien sûr mon expérience de maire, c'est un élément central, mais aussi mes lectures, mes rencontres, le travail que j'ai pu mener avec des maires, des élus, des responsables politiques. Je pense à Lula, je pense à Michel Bachelet, Dilma Rousseff et beaucoup d'autres. Bien sûr, le président Zelensky, le maire de Kiev, également Klitschko. »
« Non, pas du tout. Et d'ailleurs, le livre n'est pas un livre bilan sur Paris. C'est un livre de réflexion sur ce que devient la démocratie, sa fragilité, les risques, parce que oui, le risque de voir notre démocratie se terminer, comme ce que nous voyons par exemple aux Etats-Unis aujourd'hui, est un risque réel. »
« Moi, je pense qu'il faut réhabiliter la politique, c'est-à-dire ce travail autour de qu'est-ce que j'apporte ? Quelle est mon utilité ? Je le dis, quand on s'engage en politique, il faut faire un travail sur soi. Il faut passer du « je » au « nous ». Il faut se dire en quoi je suis et je veux être légitime à représenter des intérêts qui sont autres que ma propre vision des choses. »
« Je pense qu'il faut revenir aussi à un rôle des partis politiques, à un rôle des syndicats, à un rôle... Vous savez, je suis profondément social-démocrate par rapport à la pensée que j'ai sur les choses. Je pense qu'il faut de l'équilibre, il faut rajouter l'écologie, bien sûr, à la question politique aujourd'hui. »
« Ce n'est pas bien du tout. C'est une façon, là encore, d'abîmer la démocratie et la démocratie sociale. »
« Moi, je crois au rôle des partenaires sociaux, notamment sur une question comme celle des retraites. D'ailleurs, s'ils avaient négocié en amont d'une réforme qui n'est pas passée, qui n'est toujours pas passée, qui a été votée à coup de 49-3, mais qui n'est pas passée, qui était très, très largement contestée, si on avait laissé les partenaires sociaux négocier, faire leurs propositions, on n'en serait pas là. »
« Je pense qu'il faut revenir aussi à un rôle des partis politiques, à un rôle des syndicats, à un rôle... Vous savez, je suis profondément social-démocrate par rapport à la pensée que j'ai sur les choses. »
« Il faut s'appuyer sur les organisations syndicales, sur les associations. Il faut s'appuyer sur les maires, les élus locaux qui sont la première vraie école politique de ce pays. »
« Je pense qu'il faut de l'espoir, de l'espérance, comment on peut encore faire en sorte que des règles de droit, des règles démocratiques régissent les conflits, qui sont les conflits naturels entre tous les humains, que ce soit à l'échelle d'une ville ou à l'échelle de la planète. »
« Je pense que les mots ont un sens. Et il ne faut pas battre en retraite quand on a des attaques. »
« il suffit de faire trois passages, soit sur une radio, soit sur TikTok et quelques tweets un peu viraux pour que ça marche. Ça, ça ne va pas parce qu'il y a du travail. »
« Quand on s'engage en politique, il faut faire un travail sur soi. Il faut passer du « je » au « nous ». Il faut se dire en quoi je suis et je veux être légitime à représenter des intérêts qui sont autres que ma propre vision des choses. »
« Je cite beaucoup d'exemples, y compris du Parti Socialiste Français. Et je ne regrette pas cette période-là. En revanche, je pense que cette espèce de génération spontanée, TikTok ou autre, qui arrive et qui pense que parce que je le vaux bien, je vais être élu et qu'il suffit de faire trois passages, soit sur une radio, soit sur TikTok et quelques tweets un peu viraux pour que ça marche. Ça, ça ne va pas parce qu'il y a du travail. »
« Évidemment que quand je me suis lancée dans la présidentielle, je savais qu'on perdrait. »