Ministre déléguée aux Armées — Gouvernement Lecornu II
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Alice Rufo — Questions et méthode · Pourquijevote
Registre vérifiable
Face aux questions
Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
24 janv. 2026 au 9 avr. 2026
Questions
34
Entretiens
2
Sources
2
Heures analysées
0,6 h
Répartition sur 34 questions évaluables
Réponse directe
22
Réponse partielle
5
Réponse à côté
5
Refus explicite
2
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 26 à 34 sur 34
Question 26Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Merci madame la ministre d'être avec nous ce soir. Je vais reprendre les enjeux ce soir et commencer par Hormuz. Est-ce que le temps est venu d'aller aider les Américains à sécuriser le détroit d'Hormuz ?
Réponse directe
Le temps est venu, puisqu'il y a ce cessez-le-feu, cette trêve, je ne sais pas comment on qualifie, mais en tout cas qui est assez fragile, mais qui existe, de travailler très sérieusement à la reprise de la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz.
« Le temps est venu, puisqu'il y a ce cessez-le-feu, cette trêve, je ne sais pas comment on qualifie, mais en tout cas qui est assez fragile, mais qui existe, de travailler très sérieusement à la reprise de la liberté de navigation dans le détroit d'Hormuz. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 0:13
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Je vais vous répondre vraiment. Si à terme, quand les conditions seront réunies, lorsqu'il y aura un cadre diplomatique de désescalade et de déconfliction avec l'Iran, de toute façon, on peut anticiper que la navigation ne reprendra pas simplement, facilement dans le détroit. Ça restera une zone pas complètement permissive, comme disent les militaires. Donc s'il faut des éléments de lutte contre les mines ou de détection ou bien des éléments plus proches de ce qui a été fait en termes d'escorte dans d'autres zones, bien sûr que c'est envisageable, mais à des conditions qui aujourd'hui ne sont pas sur la table. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Méthode, périmètre et limitesVersion depth-public-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
14 juil. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Les questions non évaluables restent comptées dans le corpus mais ne reçoivent pas de catégorie publique.
Question 27Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Est-ce que vous nous confirmez cette information-là ce soir ?
Refus explicite
Non, je ne vous la confirme pas, ni ne l'infirme, je n'ai pas l'information. Mais par contre, ce que je sais, d'abord, je veux à nouveau rendre hommage à nos soldats. Je parlais de la lutte contre le terrorisme il y a quelques instants. Ce qui s'est passé dans la région a beaucoup déstabilisé l'Irak. C'est très courageux de la part de nos soldats de continuer à se battre contre le terrorisme. Je rappelle qu'on le fait pour nous-mêmes, pour notre propre sécurité et pour la stabilité et la souveraineté de l'Irak. La coordination avec les autorités irakiennes est bonne. Il faut qu'elle continue. Voilà, honnêtement, je n'ai pas plus à ajouter sur ça ce soir. C'est ce qui avait revendiqué d'aill…
« Non, je ne vous la confirme pas, ni ne l'infirme, je n'ai pas l'information. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 20:14
Question 28Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Donc, la France condamne et après ?
Réponse directe
Alors, la France est aux côtés du Liban et c'est pas du tout négligeable. C'est pas du tout négligeable parce que c'est évidemment aux Libanais de décider et d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont fait dans les mois qui ont précédé la reprise de la guerre en disant qu'ils voulaient obtenir le monopole des armes, affirmer la souveraineté de l'État libanais sur l'ensemble du territoire. C'est ce qu'on doit accompagner. C'est pour ça qu'on doit accompagner le Liban. C'est aussi une garantie pour Israël que le Hezbollah ne pourra plus les menacer. Bon, je ne peux pas vous dire que... Je regardais juste avant de venir vous rejoindre. la situation n'est pas du tout calme à Beyrouth. Il y a encore des ti…
« Alors, la France est aux côtés du Liban et c'est pas du tout négligeable. C'est pas du tout négligeable parce que c'est évidemment aux Libanais de décider et d'ailleurs, c'est ce qu'ils ont fait dans les mois qui ont précédé la reprise de la guerre en disant qu'ils voulaient obtenir le monopole des armes, affirmer la souveraineté de l'État libanais sur l'ensemble du territoire. C'est ce qu'on doit accompagner. C'est pour ça qu'on doit accompagner le Liban. C'est aussi une garantie pour Israël que le Hezbollah ne pourra plus les menacer. Bon, je ne peux pas vous dire que... Je regardais juste avant de venir vous rejoindre. la situation n'est pas du tout calme à Beyrouth. Il y a encore des tirs de roquettes ce soir, il y a encore des sirènes d'alerte en Israël, etc. La situation n'est pas calme. Bon, il faut qu'on garde la perspective. J'ai vu aussi que les autorités libanaises et puis ce soir, les autorités israéliennes envisageaient des pourparlers directs. Là aussi, nous, on est là pour accompagner, pour aider. Il y a un mécanisme tripartite qui existe avec les États-Unis qui avait permis la dernière fois qu'il y avait eu un cessez-le-feu. Bon, ce n'est pas du tout le même niveau cette fois, c'est allé beaucoup plus loin, mais je pense que c'est la voie à suivre. Voilà, on doit renforcer l'armée libanaise, on doit les aider, on doit agir sur le plan diplomatique, agir en soutien. On a aussi des moyens qui sont dans la région en Méditerranée orientale. Tout ça, ça compte. Ce n'est pas vrai que ça ne compte pas. Et j'ajoute qu'on est importants dans la négociation et dans la discussion parce qu'on parle à tout le monde dans la région, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 14:22Voir 1 autre passage
« aux côtés du Liban pour ça, aux côtés du Liban pour qu'il soit inclus dans le cessez-le-feu et qu'il y ait une cessation des hostilités puisque ça doit faire partie du cessez-le-feu et de la reprise des négociations. Et puis, on est aux côtés du Liban aussi pour tout ce qui permettra la réaffirmation de la souveraineté et de l'intégrité éditoriale du Liban. Oui, j'ajoute qu'on est aussi aux côtés d'Israël pour que les attaques du Hezbollah cessent. C'est clair comme position. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 16:36
Question 29Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Un accord sur les garanties de sécurité en cas de cesser le feu serait prêt, d'après Volodymyr Zelensky. Pour vous, c'est une victoire de cette coalition des volontaires ?
Réponse directe
C'est un résultat très important du travail fait dans la coalition des volontaires depuis un an, et qui consistait effectivement à amener les États-Unis à donner ces garanties de sécurité bilatérales. Là, on parle de garanties de sécurité américaines à l'Ukraine, et au fond, à inverser l'ordre des facteurs. Ressouvenez-vous, il y a un an, on commençait par les territoires. Alors, nous, on a dit, il faut commencer par les garanties de sécurité pour, au fond, mettre l'Ukraine en situation de force dans les négociations. Donc, c'est une très bonne chose qu'on ait réussi à avancer, et à Paris, et hier, à Davos, sur les garanties de sécurité en premier lieu.
« C'est un résultat très important du travail fait dans la coalition des volontaires depuis un an, et qui consistait effectivement à amener les États-Unis à donner ces garanties de sécurité bilatérales. Là, on parle de garanties de sécurité américaines à l'Ukraine, et au fond, à inverser l'ordre des facteurs. Ressouvenez-vous, il y a un an, on commençait par les territoires. Alors, nous, on a dit, il faut commencer par les garanties de sécurité pour, au fond, mettre l'Ukraine en situation de force dans les négociations. Donc, c'est une très bonne chose qu'on ait réussi à avancer, et à Paris, et hier, à Davos, sur les garanties de sécurité en premier lieu. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 2:38
Question 30Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
La question des drones est cruciale dans cette guerre des Russes contre l'Ukraine. Vous êtes venue chercher l'expertise ukrainienne pour coproduire ou produire en France vis-à-vis des Ukrainiens. C'est quoi l'idée ?
Réponse directe
Absolument. La guerre a considérablement changé de nature en un an, et les Ukrainiens ont développé des capacités tout à fait impressionnantes dans le domaine de la dronisation de la guerre et puis de la robotisation du combat. Et au fond, pour les armées françaises, c'est un sujet d'intérêt majeur qui correspond aussi aux besoins de nos forces. Et on a des industries, des entreprises, des start-up, parfois des licornes, que j'ai rencontrées avant de venir ici et qui sont demandeuses de cette coopération, qui d'ailleurs souvent ont un partenariat avec des entreprises ukrainiennes. Et donc oui, on a scellé aujourd'hui les termes d'un partenariat qui sera acté dans les prochaines semaines lor…
« Absolument. La guerre a considérablement changé de nature en un an, et les Ukrainiens ont développé des capacités tout à fait impressionnantes dans le domaine de la dronisation de la guerre et puis de la robotisation du combat. Et au fond, pour les armées françaises, c'est un sujet d'intérêt majeur qui correspond aussi aux besoins de nos forces. Et on a des industries, des entreprises, des start-up, parfois des licornes, que j'ai rencontrées avant de venir ici et qui sont demandeuses de cette coopération, qui d'ailleurs souvent ont un partenariat avec des entreprises ukrainiennes. Et donc oui, on a scellé aujourd'hui les termes d'un partenariat qui sera acté dans les prochaines semaines lorsque la ministre viendra ou lorsqu'il y aura une rencontre de haut niveau entre les présidents, et qui permet justement d'avoir de la coproduction, du travail aussi sur l'intelligence artificielle au combat, parce que c'est éminemment précieux pour les forces d'avoir cette expérience au combat. Et on va le développer maintenant, avoir un cadre, comme le font d'ailleurs plusieurs pays européens. On se met au niveau là-dessus, à la demande du président, quand il a rencontré le président Zelensky. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 1:30
Question 31Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Donald Trump, le président américain, a menacé à plusieurs reprises ces derniers jours d'annexer le Groenland d'une manière ou d'une autre. Je reprends ces mots. C'est la première fois, c'est inédit, qu'un allié attaque potentiellement un autre allié de l'Alliance Atlantique, en l'occurrence le Danemark. Avez-vous eu peur que l'OTAN implose, Alice Rufo ?
Réponse directe
Il y a eu une très très grande phase de tension la semaine dernière, enfin au début de la semaine, ça paraît loin, mais en fait c'était en début de semaine. Une très grande phase de tension, rarement atteinte, on ne va pas se mentir, dans l'histoire de l'Alliance Atlantique. Je crois que les Européens ont eu une réponse très claire, à la fois sur le fait de dire qu'on est prêts sérieusement à renforcer notre présence dans l'Arctique, parce qu'il y a un vrai sujet. En même temps, on n'est pas prêts à faire des concessions sur la souveraineté d'un pays membre de l'OTAN et de l'Union Européenne. Voilà, on a eu une réponse très claire aussi au chantage qui avait pu être exercé sur la question d…
« Il y a eu une très très grande phase de tension la semaine dernière, enfin au début de la semaine, ça paraît loin, mais en fait c'était en début de semaine. Une très grande phase de tension, rarement atteinte, on ne va pas se mentir, dans l'histoire de l'Alliance Atlantique. Je crois que les Européens ont eu une réponse très claire, à la fois sur le fait de dire qu'on est prêts sérieusement à renforcer notre présence dans l'Arctique, parce qu'il y a un vrai sujet. En même temps, on n'est pas prêts à faire des concessions sur la souveraineté d'un pays membre de l'OTAN et de l'Union Européenne. Voilà, on a eu une réponse très claire aussi au chantage qui avait pu être exercé sur la question des droits de douane. Bon, voilà, ce que je note, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une situation, tout en restant très vigilants évidemment, mais une situation qui est quand même plus calme que celle où on était en début de semaine. Je crois que la fermeté européenne a payé et que maintenant, il faut arriver à une situation de coopération. Je n'ai pas eu peur que ça implose, mais il y a eu une situation de tension, oui. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 5:47
Question 32Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Dernière question, Alice Ruffaut. Énième provocation de Donald Trump. Il a estimé que les alliés de l'Alliance Atlantique sont restés un peu loin des lignes de front en Afghanistan comparativement aux troupes américaines. On rappelle qu'il y a 90 Français notamment qui sont morts dans cette guerre en Afghanistan, près de 500 Britanniques. Quelle est votre réaction ?
Réponse directe
Écoutez, effectivement, l'Afghanistan est l'exemple de l'article 5 de l'OTAN, seule en vocation par les États-Unis et d'ailleurs avec un large soutien des pays européens de solidarité transatlantique après les attentats du 11 septembre. 90 soldats français y ont perdu la vie. On doit penser à eux et à leur famille et à leurs proches dans des moments pareils. Ce n'est pas qu'en Afghanistan d'ailleurs que les soldats français se sont battus aussi aux côtés des Américains et puis les Américains se sont battus à nos côtés. C'est cette histoire-là qu'il faut honorer et qu'il faut vraiment prendre garde de ne jamais insulter. Merci. Merci. Merci.
« Écoutez, effectivement, l'Afghanistan est l'exemple de l'article 5 de l'OTAN, seule en vocation par les États-Unis et d'ailleurs avec un large soutien des pays européens de solidarité transatlantique après les attentats du 11 septembre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 7:03Voir 1 autre passage
« 90 soldats français y ont perdu la vie. On doit penser à eux et à leur famille et à leurs proches dans des moments pareils. Ce n'est pas qu'en Afghanistan d'ailleurs que les soldats français se sont battus aussi aux côtés des Américains et puis les Américains se sont battus à nos côtés. C'est cette histoire-là qu'il faut honorer et qu'il faut vraiment prendre garde de ne jamais insulter. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 7:18
Question 33Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Est-ce que c'est possible de faire la paix avec les Russes ?
Réponse partielle
En tout cas, ce que je sais, pour avoir suivi quand même cette guerre depuis le début, c'est que l'Ukraine ne sera jamais un obstacle à la paix. Jamais. Maintenant, ce qu'il faut démontrer, c'est est-ce que la Russie est prête à faire des concessions ? On lui a déjà proposé un cessez-le-feu. Elle l'a déjà repoussé. La dernière fois que j'étais à Kiev, c'était pour ça, au printemps, avec le président de la République qui avait obtenu de l'Ukraine, justement, ce mouvement vers un cessez-le-feu. Là, il y a des négociations. Une négociation, c'est fait pour faire des compromis. Est-ce que la Russie est prête à en faire ? C'est ce qu'il faut vérifier. Je ne crois pas que ce soit nécessairement u…
« En tout cas, ce que je sais, pour avoir suivi quand même cette guerre depuis le début, c'est que l'Ukraine ne sera jamais un obstacle à la paix. Jamais. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 3:40Voir 2 autres passages
« Maintenant, ce qu'il faut démontrer, c'est est-ce que la Russie est prête à faire des concessions ? On lui a déjà proposé un cessez-le-feu. Elle l'a déjà repoussé. La dernière fois que j'étais à Kiev, c'était pour ça, au printemps, avec le président de la République qui avait obtenu de l'Ukraine, justement, ce mouvement vers un cessez-le-feu. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 3:49
« Là, il y a des négociations. Une négociation, c'est fait pour faire des compromis. Est-ce que la Russie est prête à en faire ? C'est ce qu'il faut vérifier. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
Question 34Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
L'autre question cruciale, c'est celle des territoires. Quand on parle des territoires, c'est les territoires de l'est de l'Ukraine, et le Donbass en particulier. Il y a une réunion en cours depuis maintenant quelques heures à peine, à Abu Dhabi. Réunion tripartite entre les Américains, les Russes et les Ukrainiens. Enfin, il va falloir faire des concessions, dit Volodymyr Zelensky, vis-à-vis des Russes. Ce n'est pas près d'arriver. Juste avant cette réunion, Moscou a déclaré qu'il fallait que les Ukrainiens abandonnent le Donbass. C'est quoi votre sentiment ?
Réponse partielle
En tout cas, ce que je sais, pour avoir suivi quand même cette guerre depuis le début, c'est que l'Ukraine ne sera jamais un obstacle à la paix. Jamais. Maintenant, ce qu'il faut démontrer, c'est est-ce que la Russie est prête à faire des concessions ? On lui a déjà proposé un cessez-le-feu. Elle l'a déjà repoussé. La dernière fois que j'étais à Kiev, c'était pour ça, au printemps, avec le président de la République qui avait obtenu de l'Ukraine, justement, ce mouvement vers un cessez-le-feu. Là, il y a des négociations. Une négociation, c'est fait pour faire des compromis. Est-ce que la Russie est prête à en faire ? C'est ce qu'il faut vérifier. Je ne crois pas que ce soit nécessairement u…
« En tout cas, ce que je sais, pour avoir suivi quand même cette guerre depuis le début, c'est que l'Ukraine ne sera jamais un obstacle à la paix. Jamais. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 3:40Voir 2 autres passages
« Maintenant, ce qu'il faut démontrer, c'est est-ce que la Russie est prête à faire des concessions ? On lui a déjà proposé un cessez-le-feu. Elle l'a déjà repoussé. La dernière fois que j'étais à Kiev, c'était pour ça, au printemps, avec le président de la République qui avait obtenu de l'Ukraine, justement, ce mouvement vers un cessez-le-feu. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 3:49
« Là, il y a des négociations. Une négociation, c'est fait pour faire des compromis. Est-ce que la Russie est prête à en faire ? C'est ce qu'il faut vérifier. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux Armées
« Non, je comprends, mais c'est simplement qu'en fait, là, il y a des belligérants qui viennent de dire qu'il y a un cessez-le-feu et des négociations qui s'engagent. La France, qui n'a pas choisi cette guerre, qui n'en a pas été informée, qui a gardé les canaux ouverts avec tous, ne fait pas partie des belligérants à cette guerre. Par contre, elle a une carte en main avec ses partenaires qu'elle a agrégées autour d'elle, c'est celle de la cohérence de son action. Et encore une fois, quand vous avez des moyens militaires ou de la planification ou des éléments robustes à votre disposition, et la démonstration navale française dans d'autres zones est tout à fait... Enfin, est la preuve que nous avons des moyens, ce n'est pas le moyen qui est premier, c'est l'objectif que vous recherchez. L'objectif que nous recherchons, c'est que le trafic maritime puisse reprendre en sécurité dans le Détroit. Pour cela, il faut que les tensions baissent beaucoup, il faut des canaux de déconfliction, et il faut s'assurer de la réalité de la situation aujourd'hui dans le Détroit. Voilà. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 4:30
« Mais pardon, pour que le trafic maritime existe, ce n'est pas juste une décision comme ça, d'un tel ou un tel qui décide de quelque chose. Il faut qu'il y ait des bateaux qui passent, il faut que la sécurité soit assurée, et il faut qu'il y ait des assureurs qui participent à ça. Enfin, ça n'a pas... Pardon, on parle de quelque chose qui... Pour vous, ça n'existe pas, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 8:04
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La FINUL a un mandat qui est défini par le Conseil de sécurité des Nations Unies qui est de venir en appui des forces armées libanaises. J'entends que le désarmement du Hezbollah est une priorité pour Israël. Je peux comprendre encore une fois que c'est le Hezbollah qui a précipité le Liban dans la guerre. Oui, il faut que l'État libanais retrouve le monopole des armes. Pour ça, il faut renforcer l'État libanais et les capacités des forces armées libanaises et il faut qu'il y ait un cessez-le-feu et qu'il y ait une perspective autre que la guerre. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 18:19Voir 1 autre passage
« Écoutez, effectivement, l'Afghanistan est l'exemple de l'article 5 de l'OTAN, seule en vocation par les États-Unis et d'ailleurs avec un large soutien des pays européens de solidarité transatlantique après les attentats du 11 septembre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 7:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bon, c'est pas tout. Là, on est quand même loin de mon rôle aux armées mais c'est pas ce qui est sur la table aujourd'hui. Je crois qu'on est quand même dans une phase de reprise, de tentative de diplomatie. Il faut y croire. Il faut essayer. Je sais que... Je comprends... J'entends les doutes. La situation au Liban est terrible. La déstabilisation régionale est profonde. Le cessez-le-feu est fragile entre l'Iran, les États-Unis et Israël. Le détroit d'Hormuz est encore bloqué. Il y a des conséquences pour nous. Voilà, c'est une guerre qu'on n'a pas choisie dans laquelle on a eu une ligne de cohérence importante mais qui n'est pas juste dépourvue. C'est pas que des mots. Voilà, c'est ce que je veux dire. On fait quand même une démonstration, encore une fois, de moyens dans la région. On a des soldats dans la région qui continuent de se battre contre le terrorisme, de venir en appui à la paix et à la stabilité dans le sud-Liban. Donc, on est très présent. On parle à tout le monde. Je peux comprendre que ça soit moins visible que des déclarations fracassantes mais je peux vous assurer que c'est plus utile. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 17:14Voir 2 autres passages
« Bon, ça fait quand même plusieurs mois, voire plusieurs années, si on dézoome un peu de la dernière déclaration, que les États-Unis nous expliquent qu'ils souhaitent déployer plutôt leur capacité vers l'Indo-Pacifique et que les Européens fassent davantage pour eux-mêmes. Ça, ça fait longtemps qu'ils nous le disent. Ils nous le disent un peu plus fort ces derniers temps. Ils nous l'ont dit encore plus fort au dernier sommet de l'OTAN quand le président américain y a participé. Nous, on se prépare, on accepte tout à fait ce burden sharing, pardon, burden shifting, partage du fardeau, ou transfert du fardeau, en bon français. Donc, on l'accepte, on s'y prépare, on souhaite que ça ne soit pas brutal. Pourquoi on souhaite que ça ne soit pas brutal ? Parce que c'est ni dans l'intérêt, au fond, des Européens que ce changement se fasse, cette prise en charge par les Européens de leur propre sécurité se fasse de manière brutale, ce n'est pas non plus dans l'intérêt des Américains. La revue stratégique, vous savez, dont on a beaucoup parlé, qui est sortie en décembre, dit beaucoup de choses, dit beaucoup de choses, mais dit aussi que l'Europe fait partie des intérêts stratégiques des États-Unis, ce qui est parfaitement vrai. J'ajoute que la sécurité de l'Alliance Atlantique est évidemment aussi celle des États-Unis. Donc, je pense qu'il ne faut pas caricaturer. Et quand vous dites, »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 9:22
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Bien sûr, mais il y a plein de choses qui sont sur la table des deux côtés. C'est un début de négociation. Quand on commence une négociation, en général, on part très haut, il faut voir où ça arrive, comment ça chemine. Encore une fois, pour l'instant, il faut que le cessez-le-feu soit vraiment respecté, que le niveau de temps subaisse, et les négociations vont commencer. Pour notre part, et l'Union européenne a été très claire sur ce point, il n'y a pas de péage possible sur le détroit d'Hormuz. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 8:21Voir 2 autres passages
« Je vais vous répondre vraiment. Si à terme, quand les conditions seront réunies, lorsqu'il y aura un cadre diplomatique de désescalade et de déconfliction avec l'Iran, de toute façon, on peut anticiper que la navigation ne reprendra pas simplement, facilement dans le détroit. Ça restera une zone pas complètement permissive, comme disent les militaires. Donc s'il faut des éléments de lutte contre les mines ou de détection ou bien des éléments plus proches de ce qui a été fait en termes d'escorte dans d'autres zones, bien sûr que c'est envisageable, mais à des conditions qui aujourd'hui ne sont pas sur la table. »
BFMTV · Guerre au Moyen-Orient: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 3:05
« Il faut négocier les conditions, il faut négocier avec l'Iran, il faut que les tensions calment, que la conflictualité se calme suffisamment. Pardon, on n'y est pas, ça fait 48 heures et on voit bien qu'il y a encore beaucoup de tensions. Premièrement. Deuxièmement, il faut agréger beaucoup autour de nous. C'est en cours, le chef d'état-major des armées, il travaille, les ministres, il travaille, j'y travaille, tout le monde y travaille pour travailler à cette mission qui doit être une mission de respect du droit international. Et il faut évidemment parler aux Iraniens parce que ça ne peut pas se faire sans cela. Une fois tout cela fait, oui, la France qui a eu la force de la cohérence et qui a par ailleurs des moyens, y compris en matière de garder mine avec d'autres partenaires européens, a des capacités. Mais là, les conditions évidemment ne sont pas réunies. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« 90 soldats français y ont perdu la vie. On doit penser à eux et à leur famille et à leurs proches dans des moments pareils. Ce n'est pas qu'en Afghanistan d'ailleurs que les soldats français se sont battus aussi aux côtés des Américains et puis les Américains se sont battus à nos côtés. C'est cette histoire-là qu'il faut honorer et qu'il faut vraiment prendre garde de ne jamais insulter. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 7:18
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités24 janv. 2026 au 24 janv. 2026 · 1 observation1 passage
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Écoutez, effectivement, l'Afghanistan est l'exemple de l'article 5 de l'OTAN, seule en vocation par les États-Unis et d'ailleurs avec un large soutien des pays européens de solidarité transatlantique après les attentats du 11 septembre. »
BFMTV · Guerre en Ukraine: l'interview en intégralité d'Alice Rufo, ministre déléguée aux ArméesVérifier à 7:03
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
« Il y a eu une très très grande phase de tension la semaine dernière, enfin au début de la semaine, ça paraît loin, mais en fait c'était en début de semaine. Une très grande phase de tension, rarement atteinte, on ne va pas se mentir, dans l'histoire de l'Alliance Atlantique. Je crois que les Européens ont eu une réponse très claire, à la fois sur le fait de dire qu'on est prêts sérieusement à renforcer notre présence dans l'Arctique, parce qu'il y a un vrai sujet. En même temps, on n'est pas prêts à faire des concessions sur la souveraineté d'un pays membre de l'OTAN et de l'Union Européenne. Voilà, on a eu une réponse très claire aussi au chantage qui avait pu être exercé sur la question des droits de douane. Bon, voilà, ce que je note, c'est qu'aujourd'hui, on est dans une situation, tout en restant très vigilants évidemment, mais une situation qui est quand même plus calme que celle où on était en début de semaine. Je crois que la fermeté européenne a payé et que maintenant, il faut arriver à une situation de coopération. Je n'ai pas eu peur que ça implose, mais il y a eu une situation de tension, oui. »
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