
Alice Rufo : Citations
Ministre déléguée aux Armées — Gouvernement Lecornu II

« Maintenant, effectivement, il y a des questions éthiques qui sont posées, évidemment, en particulier dans le domaine militaire, mais si vous voulez, si vous ne faites pas partie de la course, vous n'êtes pas capable de réguler. »
« Donc, il ne faut pas opposer, je crois, à l'investissement et le fait qu'on y aille dans une compétition mondiale où il s'agit de notre propre défense et de nos propres intérêts, d'une part, et la régulation, d'autre part, parce que sinon, on va subir. »
« Donc, en tout état de cause, nous, ce qu'il faut, c'est se préparer à la possibilité d'un choc, et y compris dans le domaine que vous décrivez très bien, qui sont des domaines technologiques et d'hybridité, où il faut qu'on apprenne à être résilient et prêt et surtout supérieur sur le plan technologique. »
« Dans le domaine de l'intelligence artificielle, dès la loi de programmation militaire de 2023, donc celle qu'on accélère aujourd'hui, on a décidé d'investir très fort dans l'IA militaire. Pourquoi ? Parce que tout le monde le fait, tous nos grands compétiteurs le font, et qu'il faut être dans la course, et on l'est. »
« Oui, je suis d'accord avec vous, ça dit quelque chose. C'est vrai que ça fait 9 ans et que la partie défense est très affirmée, mais en fait, ça correspond à l'évolution de l'époque, comme vous le dites très justement. »
« D'abord, la France est assez attractive en matière de défense parce qu'elle a, comme on dit dans cet univers-là, un écosystème assez puissant. Des industries de défense fortes, des écoles d'ingénieurs très importantes qui ont des liens avec la défense historiquement. »
« Deuxièmement, une DGA qui existe et qui est reconnue. Les ingénieurs sont très actifs. »
« Et puis, on est aussi dans une phase où ce qu'on appelle le dual, c'est-à-dire dans les nouveaux domaines de conflictualité comme l'espace, les fonds marins, le spatial, et puis tout ce qui relève de la haute technologie, l'intelligence artificielle, le cyber, le numérique, prend une place de plus en plus importante dans les systèmes de défense. »
« Et donc, nous, on est évidemment très intéressés pour aller à la rencontre d'entreprises, c'est ce que je fais aujourd'hui, qui travaillent dans le champ de la dualité, qui sont évidemment intéressés par la défense et nous aussi, on est intéressés par ce qu'elles font. »
« Oui, je suis d'accord avec vous, ça dit quelque chose. »
« C'est vrai que ça fait 9 ans et que la partie défense est très affirmée, mais en fait, ça correspond à l'évolution de l'époque, comme vous le dites très justement. »
« Oui, ça change la nature de la conflictualité et du champ de bataille. »
« On n'est pas l'Ukraine. Voilà, si vous voulez que je réponde très directement. »
« On n'est pas dans la même situation parce que c'est une guerre d'attrition. Extrêmement attrition, ça veut dire que c'est une guerre de masse contre max, qui est très dure et qui est de très haute intensité. »
« Ça ne change pas le fait que c'est nécessaire d'avoir des équipements qui se font sur le très long terme, comme le porte-avions, les rafales, qui sont des éléments qui durent dans l'investissement, qui demandent des décennies d'investissement. »
« Mais il y a toute cette partie qui s'est considérablement accélérée et qui évolue très vite au plan technologique et qu'il faut parfois savoir produire en masse quand c'est nécessaire, par exemple pour les drones. »
« D'où aussi la coopération qu'on lance, nous, au ministère des Armées, avec l'industrie civile pour la production de masse. »
« On n'est pas l'Ukraine. Voilà, si vous voulez que je réponde très directement. On n'est pas dans la même situation parce que c'est une guerre d'attrition. Extrêmement attrition, ça veut dire que c'est une guerre de masse contre max, qui est très dure et qui est de très haute intensité. »
« Mais pour autant, on n'est pas dans une situation de paix comme on l'a connue avant. C'est-à-dire qu'on peut avoir des déstabilisations, des tests. On peut avoir une situation où à l'est de l'Europe, ça se dégrade très brutalement, où il faut se tenir prêt à un choc. »
« Ce qui est très intéressant, c'est qu'en fait, il y a besoin d'un lien avec les forces armées, et nous, ça nous intéresse. Et il y a besoin de centres d'essai, de tests, comme il y en a notamment à la Direction Générale de l'Armement. »