À mon avis, il faut aussi que vous fassiez une conversion comme celle de François Ruffin parce que vous n'êtes pas mauvais aussi. Ah, c'est prévu. Bon, d'accord, OK. Alexandre Loubet, député Moselle, donc, enfin, je vous passe la parole. Vous, comment est-ce que vous avez répondu aux différentes interpellations ?
Réponse à côtéLa France manque d'une vision économique, d'un véritable cap. On l'a bien vu avec le saupoudrage des aides à travers le plan France 2030. On le voit bien avec les altermoiements, les va-et-vient, par exemple, sur la question du nucléaire et je pourrais donner beaucoup d'autres exemples. Donc, il faut, un, se donner et se doter d'une stratégie nationale de réindustrialisation, de relance de la croissance économique, deux, se donner les moyens de ses ambitions, un, relancer la croissance économique par une stratégie. Cette stratégie, à mes yeux, elle doit reposer sur trois impératifs. Le premier impératif, c'est celui de puissance, c'est-à-dire qu'il faut développer les innovations de rupture…
« La France manque d'une vision économique, d'un véritable cap. On l'a bien vu avec le saupoudrage des aides à travers le plan France 2030. On le voit bien avec les altermoiements, les va-et-vient, par exemple, sur la question du nucléaire et je pourrais donner beaucoup d'autres exemples. Donc, il faut, un, se donner et se doter d'une stratégie nationale de réindustrialisation, de relance de la croissance économique, deux, se donner les moyens de ses ambitions, un, relancer la croissance économique par une stratégie. Cette stratégie, à mes yeux, elle doit reposer sur trois impératifs. Le premier impératif, c'est celui de puissance, c'est-à-dire qu'il faut développer les innovations de rupture pour réussir dans la mondialisation sans quoi on loupera le train, justement, de la technologie, de la course technologique dans le monde. Deux, après la puissance, l'indépendance. Parce qu'aujourd'hui, en France, malheureusement, on se retrouve avec un déficit commercial dramatique de près de 70 milliards d'euros l'année dernière. Il faut développer les filières de substitution aux importations sur le sol national lorsque c'est possible et sécuriser les chaînes d'approvisionnement de nos industries essentiellement stratégiques. Trois, il faut moderniser l'appareil productif. C'était d'ailleurs l'une des conclusions de la commission d'enquête que j'avais menée en critiquant le plan France 2030 dont l'intention initiale est tout à fait louable d'aller soutenir évidemment les innovations de rupture. Mais il ne faut pas oublier ce sur quoi reposent les deux tiers du potentiel de réindustrialisation de la France, c'est-à-dire nos PME et nos ETI. Pour s'en donner les moyens, trois leviers essentiels. Il y en aurait beaucoup d'autres. Premier levier, revoir les politiques d'achat public justement en libérant les règles de la commande publique. il faut assumer de favoriser le made in France, la préférence nationale et la préférence européenne mais la vraie, pas celle qui est en train de nous vendre la commission européenne actuellement. Deux, si je peux me permettre Manel Chevrillon, deux, il faut libérer les financements nécessaires à notre économie pour réindustrialiser la France de 9 à 15% du PIB en 10 ans, ce qui semble très difficile voire impossible, il faudrait 20 milliards d'euros par an. Ça représente à peine 1% de l'encours de l'assurance-vie et du PER. Troisième point, un véritable choc de compétitivité pour créer les conditions de la réussite des entreprises. D'abord, en baissant la fiscalité de production et en renforçant le pacte du TREI. Ensuite, en rétablissant un prix français de l'énergie parce qu'aujourd'hui les entreprises paient une électricité qui est 2,8 fois plus chère que ce qu'elles nous coûtent à produire en France. C'est un scandale. Oui, mais c'est quand même des moins chers d'Europe. Trois, un véritable chantier de simplification normative et à ce titre, Marine Le Pen et Jean-Dane Bardella nous ont demandé de faire le tour de l'ensemble des filières professionnelles pour ressenser les nombres qui posent problème parce que ce n'est pas nous qui connaissons ces nombres, c'est vous qui les connaissez. Par conséquent, nous les ressensons pour les faire sauter. »
