Ce registre relie les questions posées aux éléments effectivement observés dans les réponses. Il présente le corpus, ses limites et les passages sources, sans note globale ni comparaison entre personnes.
Comment lire ce registre
Cette page est la piste d’audit de la fiche de synthèse. Elle permet de retrouver la question, la réponse retenue et la preuve utilisée.
1
Une question isolée
Les questions multiples sont séparées pour ne pas confondre plusieurs demandes dans une même mesure.
2
Un état descriptif
La catégorie indique ce qui est observable dans la réponse, sans juger la personne ni la position défendue.
3
Un passage vérifiable
Chaque résultat affiché renvoie au verbatim et, lorsque la source le permet, au moment exact de l’entretien.
Période observée
31 oct. 2018 au 21 juil. 2026
Questions
629
Entretiens
Non renseigné
Sources
Non renseigné
Heures analysées
Non renseigné
Répartition sur 629 questions évaluables
Réponse directe
251
Réponse partielle
143
Réponse à côté
224
Refus explicite
11
Questions et passages vérifiables
Une réponse à côté signifie que la demande centrale n’est pas traitée, même si le passage est long ou argumenté.
Questions 401 à 425 sur 629
Question 401Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Vous vous rendez compte de ce que ça voudra dire ?
Réponse à côté
Marc Fauvel, qui a mis le sujet sur la table ? Je ne peux pas vous laisser dire ça non plus. Je ne peux pas vous laisser dire ça. D'abord parce que la première chose, c'est qui a mis le sujet sur la table ? Il faut quand même mettre les sujets sur la table pour qu'ils aboutissent, c'est la France. Et qui a débloqué le dossier de Joe Biden ? Attendez, attendez. Qui a fait la première taxation des plateformes numériques ? C'est la France. Qu'est-ce qui s'est passé derrière ? Plusieurs pays se sont engouffrés dans la brèche ouverte, et ont imposé les plateformes numériques sur des législations nationales. Ça, ça ne serait pas arrivé si la France était là. Qui a, quelque part, créé le débat au…
« Marc Fauvel, qui a mis le sujet sur la table ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 21:48
Dossier de profondeur politique
Mécanismes, contraintes, arbitrages, objections et références explicitement présents dans les réponses, classés par domaine et reliés aux passages d’origine.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
Méthode, périmètre et limitesVersion small-8b7aadfb4e0b
Méthodologie :
question_coverage
Publiée :
4 sept. 2026
Données arrêtées au :
12 sept. 2026
Les catégories décrivent uniquement la séquence observée.
Voir 2 autres passages
« Je ne peux pas vous laisser dire ça non plus. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 22:01
« Je ne peux pas vous laisser dire ça. D'abord parce que la première chose, c'est qui a mis le sujet sur la table ? Il faut quand même mettre les sujets sur la table pour qu'ils aboutissent, c'est la France. Et qui a débloqué le dossier de Joe Biden ? Attendez, attendez. Qui a fait la première taxation des plateformes numériques ? C'est la France. Qu'est-ce qui s'est passé derrière ? Plusieurs pays se sont engouffrés dans la brèche ouverte, et ont imposé les plateformes numériques sur des législations nationales. Ça, ça ne serait pas arrivé si la France était là. Qui a, quelque part, créé le débat au plan international, au niveau de la Commission européenne, au niveau du G7, au niveau de l'OCDE, c'est la France. Donc effectivement, par stratégie d'allier, nous obtenons la validation par Joe Biden. Et il est plus facile d'obtenir ce type d'accord avec les Etats-Unis à bord. Mais sachons reconnaître quand même que si la France n'avait pas agi, si le Président de la République n'avait pas été extrêmement déterminé sur ce sujet-là, il ne se serait juste à rien passer. C'est ça la réalité. Et il n'y aurait eu aucune législation nationale de taxation des plateformes numériques. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 22:06
Question 402Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Les certitudes d'aujourd'hui font parfois les doutes de demain sur la gestion de la crise sanitaire. Qui aurait dit il y a encore un an qu'on connaîtrait d'autres vagues ?
Réponse à côté
Tout ça ne vous invite pas plus de prudence sur la gestion de la crise sanitaire ? Je regarde juste le verre à moitié plein et je constate... J'ai été beaucoup sur le terrain, Marc Fauvel, et je peux vous assurer que lorsque vous parlez des mesures qui ont été déployées pour soutenir les entreprises, pour soutenir les salariés, à la fois les mesures d'urgence et les mesures de relance, vous avez unanimement la reconnaissance que le président de la République a pris les bonnes décisions et qu'il fait bon de vivre en France et qu'il n'y a aucun gouvernement qui en a fait autant pour sa population.
« Tout ça ne vous invite pas plus de prudence sur la gestion de la crise sanitaire ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 25:25Voir 2 autres passages
« Je regarde juste le verre à moitié plein et je constate... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 25:33
« J'ai été beaucoup sur le terrain, Marc Fauvel, et je peux vous assurer que lorsque vous parlez des mesures qui ont été déployées pour soutenir les entreprises, pour soutenir les salariés, à la fois les mesures d'urgence et les mesures de relance, vous avez unanimement la reconnaissance que le président de la République a pris les bonnes décisions et qu'il fait bon de vivre en France et qu'il n'y a aucun gouvernement qui en a fait autant pour sa population. »
Question 403Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Parce que Bruno Le Maire le répète tous les trois jours peut-être ?
Réponse à côté
Non, tout simplement parce qu'aujourd'hui, le régime des retraites n'est pas équilibré, ce qui veut dire que le contrat social n'est pas équitable. Et que les jeunes aujourd'hui qui rentrent sur le marché du travail payent pour des retraites qui ne leur sont pas garanties lorsqu'ils quitteront le marché du travail. C'est une iniquité profonde et qu'il faut à un moment affronter cette iniquité.
« Non, tout simplement parce qu'aujourd'hui, le régime des retraites n'est pas équilibré, ce qui veut dire que le contrat social n'est pas équitable. Et que les jeunes aujourd'hui qui rentrent sur le marché du travail payent pour des retraites qui ne leur sont pas garanties lorsqu'ils quitteront le marché du travail. C'est une iniquité profonde et qu'il faut à un moment affronter cette iniquité. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 16:29
Question 404Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Est-ce qu'il faudra, à la rentrée, un deuxième plan de relance pour booster l'économie française ?
Réponse directe
Je crois que le plan de relance est suffisamment puissant pour permettre de booster l'économie française. Ce sur quoi nous réfléchissons avec le Président de la République, avec le Premier ministre et Bruno Le Maire, c'est quel plan d'investissement structurel nous devons construire pour renforcer la compétitivité de la France, continuer à la renforcer et investir dans le futur. Vous savez que la Commission européenne a, sous notre impulsion d'ailleurs, et l'impulsion d'autres pays, un agenda industriel extrêmement ambitieux, porté par le commissaire Breton, des investissements dans les semi-conducteurs, des investissements dans l'hydrogène, des investissements dans les industries de santé.…
« Je crois que le plan de relance est suffisamment puissant pour permettre de booster l'économie française. Ce sur quoi nous réfléchissons avec le Président de la République, avec le Premier ministre et Bruno Le Maire, c'est quel plan d'investissement structurel nous devons construire pour renforcer la compétitivité de la France, continuer à la renforcer et investir dans le futur. Vous savez que la Commission européenne a, sous notre impulsion d'ailleurs, et l'impulsion d'autres pays, un agenda industriel extrêmement ambitieux, porté par le commissaire Breton, des investissements dans les semi-conducteurs, des investissements dans l'hydrogène, des investissements dans les industries de santé. Tout cela, ce sont des secteurs d'avenir sur lesquels nous pourrions être amenés à nous positionner en décidant d'investir dans l'avenir. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 12:32
Question 405Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Agnès Pannier-Runacher, Emmanuel Macron et Jean Castex réunissent demain les syndicats et le patronat. Est-ce qu'ils vont leur parler de la réforme des retraites ?
Réponse directe
Je pense qu'ils vont leur parler d'agenda social. Et de la réforme des retraites ou pas ? Et dans l'agenda social, il y a évidemment la question des retraites. Pourquoi nous parlons de cette réforme des retraites ?
« Je pense qu'ils vont leur parler d'agenda social. Et de la réforme des retraites ou pas ? Et dans l'agenda social, il y a évidemment la question des retraites. Pourquoi nous parlons de cette réforme des retraites ? »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 16:14
Question 406Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Richard Ferrand, le président de l'Assemblée nationale, disait ce week-end, c'est pas le moment. On n'a pas le temps de faire une réforme comme ça dans les neuf mois qui nous séparent de l'élection présidentielle. Vous pensez que si, vous ?
Réponse partielle
Moi, je pense qu'il faut surtout ne pas être dans le tabou par rapport à la réforme des retraites. Ensuite, la question du calendrier, ce sera au président de la République de la trancher en fonction de ce qu'il estimera possible de faire. Il faut faire une bonne réforme, se donner le temps de faire une bonne réforme. Mais est-ce que c'est important de faire une réforme des retraites ? Je n'ai aucun doute. Il faut la faire d'ailleurs. Les Français le savent aujourd'hui. Plus la majorité des Français reconnaissent que nous avons un sujet de retraite et que nous devons réformer nos retraites.
« Moi, je pense qu'il faut surtout ne pas être dans le tabou par rapport à la réforme des retraites. Ensuite, la question du calendrier, ce sera au président de la République de la trancher en fonction de ce qu'il estimera possible de faire. Il faut faire une bonne réforme, se donner le temps de faire une bonne réforme. Mais est-ce que c'est important de faire une réforme des retraites ? Je n'ai aucun doute. Il faut la faire d'ailleurs. Les Français le savent aujourd'hui. Plus la majorité des Français reconnaissent que nous avons un sujet de retraite et que nous devons réformer nos retraites. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 16:57
Question 407Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Ça veut dire que s'il n'y a pas de consensus politique, et aujourd'hui, il n'y en a pas, sur cette question de la vaccination obligatoire, vous n'irez pas ?
Réponse partielle
Non, ce n'est pas ce que je dis. C'est ma question, il manque un point d'interrogation à la fin. Il y a une consultation politique, il y a une consultation aussi des parties prenantes. Ce sont des professions, les soignants, qui ont des représentants, et donc on va mener cette consultation et on tranchera, en fonction, je dirais, de notre sentiment de la meilleure décision à prendre pour protéger les Français. Je le redis, les vaccins ont été testés maintenant, ont été administrés à des centaines de millions de personnes. On a du recul. L'Agence sanitaire du médicament européenne est une des plus rigoureuses au monde. Ce sont des produits qui sont sûrs, qui sont efficaces, et la meilleure a…
« Non, ce n'est pas ce que je dis. C'est ma question, il manque un point d'interrogation à la fin. Il y a une consultation politique, il y a une consultation aussi des parties prenantes. Ce sont des professions, les soignants, qui ont des représentants, et donc on va mener cette consultation et on tranchera, en fonction, je dirais, de notre sentiment de la meilleure décision à prendre pour protéger les Français. Je le redis, les vaccins ont été testés maintenant, ont été administrés à des centaines de millions de personnes. On a du recul. L'Agence sanitaire du médicament européenne est une des plus rigoureuses au monde. Ce sont des produits qui sont sûrs, qui sont efficaces, et la meilleure arme contre le Covid dont nous disposons aujourd'hui, c'est le vaccin. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 3:50Voir 1 autre passage
« Depuis le début, le gouvernement a agi, et le président de la République a agi en responsabilité. Ça veut dire très simplement que nous avons pris les décisions de la manière, je dirais, la plus courageuse possible. Et quand il a fallu prendre des décisions dures, nous les avons prises. Néanmoins, on a toujours utilisé le levier de la consultation. Il n'y a aucune raison de ne pas consulter les gens, de ne pas écouter les gens, et en même temps, il n'y a aucune raison de ne pas trancher lorsque cela est nécessaire. Aujourd'hui, nous sommes dans le temps de la consultation. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 5:32
Question 408Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-Runacher
Alors parlons-en, qu'est-ce qu'on fait de l'Irlande qui a refusé de voter le texte ?
Réponse à côté
Eh bien, on continue à avancer. Vous le savez, il va y avoir une discussion à Venise, dans le cadre du G7 et du G20, et donc nous sommes confiantes d'obtenir un accord finalisé à cette occasion.
« Eh bien, on continue à avancer. Vous le savez, il va y avoir une discussion à Venise, dans le cadre du G7 et du G20, et donc nous sommes confiantes d'obtenir un accord finalisé à cette occasion. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 20:52
Question 409L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Est-ce que si elle existe, cette baisse des prix, est-ce qu'elle ne va pas avec une dégradation du service, des infrastructures, de la condition des travailleurs qui fonctionne dans son sein ?
Réponse à côté
Alors déjà pour l'énergie, oui c'est possible, effectivement. Mais on a vu aussi, il faut le dire, que même quand il y avait un service public, il y a eu des tarifs, on va dire, réglementés, qui n'ont pas à reporter constamment les coûts réels de fonctionnement, mais par choix public aussi, par choix public, les coûts réels de fonctionnement de l'énergie. Ce qu'il faut voir, c'est qu'au début, l'ADN que l'on a, toutes les énergies que nous consommons par pays n'ont pas été choisies par le marché, ça a été des choix politiques. En France, nous avons une électricité majoritairement produite par du nucléaire, ce n'est pas le cas en Espagne, ils n'ont pas du nucléaire, ils ont refusé le nucléai…
« Alors déjà pour l'énergie, oui c'est possible, effectivement. Mais on a vu aussi, il faut le dire, que même quand il y avait un service public, il y a eu des tarifs, on va dire, réglementés, qui n'ont pas à reporter constamment les coûts réels de fonctionnement, mais par choix public aussi, par choix public, les coûts réels de fonctionnement de l'énergie. Ce qu'il faut voir, c'est qu'au début, l'ADN que l'on a, toutes les énergies que nous consommons par pays n'ont pas été choisies par le marché, ça a été des choix politiques. En France, nous avons une électricité majoritairement produite par du nucléaire, ce n'est pas le cas en Espagne, ils n'ont pas du nucléaire, ils ont refusé le nucléaire. Ce n'est pas le cas en Italie, ils ont refusé le nucléaire. Donc, chaque production d'énergie dans un pays dépend initialement de choix politiques, ça, il faut le dire, et pas du marché. Ensuite, ce qu'on a fait en France, c'est qu'on a créé des entreprises en monopole public verticalement intégrée, c'est-à-dire qu'on a créé EDF, qui produit et qui distribue l'énergie. On a créé ELF, qui était en charge du pétrole, GDF, qui était en charge du gaz. Donc, on a fait en sorte de créer des grosses entreprises qui étaient en monopole public et qui devaient distribuer l'énergie. L'objectif, c'était quoi ? C'était la sécurité énergétique. Quand tu allumes ta lumière, tu as de l'électricité et tu n'as pas de coupure d'électricité. Parce qu'il y a encore beaucoup de pays pauvres. Au Liban, vous avez trois heures en moyenne de coupure d'électricité par jour. Vous voyez ? Et pareil, dans des pays pauvres. Donc là, le but, c'était ça. Sécurité énergétique et pas de coupure d'électricité. Et c'était un but souhaitable. Et ensuite, que l'énergie soit un service public, à un prix abordable pour tous. Pourquoi ? Cette idée qui était géniale, pourquoi on doit transformer ce modèle-là en un marché concurrentiel ? Pourquoi ? Juste par idéologie. Et ça, ça vient de l'Europe au départ. L'Europe est arrivée, elle dit, il faut casser ces monopoles publics parce que monopole et public, ce n'est pas du tout bon en Europe. Il faut concurrence et privé. Donc, on s'est en fait attaché, nos dirigeants, à casser des monopoles qui fonctionnaient bien pour qu'au final, on ait une économie de l'énergie qui ressemble plus à un secteur concurrentiel, alors que ça ne s'adapte absolument pas à ça, le secteur de l'énergie. »
Le Média — Podcasts · L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"Vérifier à 4:50
Question 410L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Et justement, les écologistes, est-ce qu'ils ne seraient pas souvent trop méfiants envers le progrès technique ?
Réponse directe
Je comprends qu'ils soient vus comme les méfiants parce qu'aujourd'hui, il y a un discours qui vise à nous faire croire que la technologie va nous sauver. Or, rien ne montre, quand on voit même les années, chaque année, on est dans les années plus, rien ne nous montre que la technologie nous sauvera. Donc, il y a des modes comme ça qui sont sur la technologie, la voiture électrique, par exemple, on nous en parle beaucoup de la voiture électrique. Mais la voiture électrique, quand on regarde tout le cycle de production, elle est pratiquement aussi polluante qu'une voiture normale. En fait, parce que toutes les technologies dans la production, dans la batterie, etc., utilisent énormément d'én…
« Je comprends qu'ils soient vus comme les méfiants parce qu'aujourd'hui, il y a un discours qui vise à nous faire croire que la technologie va nous sauver. Or, rien ne montre, quand on voit même les années, chaque année, on est dans les années plus, rien ne nous montre que la technologie nous sauvera. Donc, il y a des modes comme ça qui sont sur la technologie, la voiture électrique, par exemple, on nous en parle beaucoup de la voiture électrique. Mais la voiture électrique, quand on regarde tout le cycle de production, elle est pratiquement aussi polluante qu'une voiture normale. En fait, parce que toutes les technologies dans la production, dans la batterie, etc., utilisent énormément d'énergie, beaucoup plus qu'une voiture normale. Alors, certes, après, en aval, quand vous l'utilisez, vous émettez moins de gaz polluant, mais le cycle complet montre que c'est presque aussi polluant qu'une voiture à moteur. Mais on est tous derrière à dire, oui, il faut de la voiture électrique, il faut de la voiture électrique. Donc, à un moment, cette technologie nous empêche de nous interroger nous-mêmes sur nos modes de production, nos modes de consommation. Donc, là-dessus, moi, je pense qu'il faut qu'il y ait des gens, et la partie de l'écologie, peut-être que vous citez, qui bousculent un petit peu les dirigeants là-dessus. Vous savez, moi, je pense qu'à un moment, quand les choses vont dans un sens, il faut qu'il y ait des gens qui bousculent. Et pour que les gens bousculent, il doit y avoir une certaine radicalité, sinon on n'est jamais bousculé. Donc, les écologistes qui sont un peu, moi, je ne partage pas leur vision quand je suis concrètement, techniquement, mais après, je trouve que, heureusement qu'ils sont là, sinon les choses n'avanceraient pas. Enfin, on ne ferait rien, quoi. Et on peut faire peut-être un peu plus que d'habitude parce qu'ils sont là pour bousculer les dirigeants. »
Le Média — Podcasts · L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"Vérifier à 18:43
Question 411L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Est-ce que c'est possible de faire de l'écologie sans priver ou contraindre le citoyen moyen ?
Réponse partielle
Alors, on va devoir à un moment contraindre le citoyen moyen. Le problème aujourd'hui, c'est que tout l'ajustement est porté par le citoyen, par le consommateur parce qu'on ne demande pas d'efforts finalement aux producteurs. C'est là qu'interviennent une forme de, ce qu'elle critique, les interdictions et une forme d'autoritarisme envers le secteur privé. Ce qu'il faut faire aujourd'hui, déjà, commencer par faire, c'est faire un certain nombre d'interdictions, interdictions des bouteilles en plastique. Vous savez, quand on touche au profit, les industriels savent s'adapter. Quand on touche à leur profit, ils font tout pour que ça n'arrive pas, mais quand vous leur dites plus de bouteilles…
« Alors, on va devoir à un moment contraindre le citoyen moyen. Le problème aujourd'hui, c'est que tout l'ajustement est porté par le citoyen, par le consommateur parce qu'on ne demande pas d'efforts finalement aux producteurs. C'est là qu'interviennent une forme de, ce qu'elle critique, les interdictions et une forme d'autoritarisme envers le secteur privé. Ce qu'il faut faire aujourd'hui, déjà, commencer par faire, c'est faire un certain nombre d'interdictions, interdictions des bouteilles en plastique. Vous savez, quand on touche au profit, les industriels savent s'adapter. Quand on touche à leur profit, ils font tout pour que ça n'arrive pas, mais quand vous leur dites plus de bouteilles en plastique, ils vont s'adapter. Ils vont faire des bouteilles en papier, ils vont faire des bouteilles en verre, ils vont s'adapter. Élimination des publicités, élimination de la consommation d'énergie futile. Vous voyez, ça c'est important. Et puis après, vous avez un changement radical du fonctionnement d'une ville qui consomme, c'est les villes qui consomment le plus d'énergie, ce n'est pas les campagnes, c'est les villes. Donc la transformation radicale d'une ville pour qu'elle ne soit plus autour de la voiture, notamment avec le maillage des transports, notamment des petites couronnes des banlieues des grandes villes. Donc là, c'est de l'investissement qu'on connaît, ce n'est pas de l'innovation. Puis la rénovation des bâtiments aussi. C'est quelque chose de simple que l'on connaît pour que les bâtiments consomment moins d'énergie. Sur les 32 millions d'habitations, il y en a 25 millions à rénover, donc il n'y en a que 7 millions qui sont aux normes, top, top, top. Donc là, il y a du travail à faire. Je veux dire, c'est du travail, ce n'est pas de l'innovation, on sait quoi faire, mais on ne le fait pas. Donc si on commençait par ça, faire en sorte qu'il n'y ait plus de panneaux publicitaires, faire en sorte que l'on change des ampoules, qu'on met des ampoules de basse consommation. Vous savez, parfois, sur juste un arrêt de bus, en mettant une ampoule de basse consommation et en l'éteignant à certaines heures, vous économisez 80 % d'énergie. Donc vous voyez ça, si on commence à faire des choses simples comme ça, rénover les bâtiments, faire en sorte qu'il y ait plus de transports pour qu'il y ait moins de voitures et ainsi de suite, c'est un changement radical sur une dizaine d'années, on arriverait au final à économiser déjà un certain nombre de consommations d'énergie et donc, en termes d'impact sur le climat, ce serait probablement très positif. »
Le Média — Podcasts · L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"Vérifier à 16:43
Question 412L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
On préfère du coup la centrale à charbon qui pollue énormément à l'énergie nucléaire ?
Réponse partielle
Si demain, on installe beaucoup d'éoliennes, il faut en backup, ce qu'on appelle, pour avoir les jargons des énergéticiens en backup, des centrales thermiques, il vaut mieux qu'elles soient à gaz, on a des centrales à gaz aussi un peu en France, on n'a plus de centrales à charbon, on en a quelques-unes à gaz, il faut qu'il y ait des centrales à gaz qui aillent compléter les énergies solaires et même éoliennes quand elles ne produisent plus. Voilà, ça c'est obligatoire pour le moment. Tu vois, sauf à mettre des batteries qui arrivent à stocker une partie de cette électricité, mais à grande échelle, aujourd'hui, ce n'est pas encore réalisable, me semble-t-il. Et est-ce que c'est envisageable…
« Si demain, on installe beaucoup d'éoliennes, il faut en backup, ce qu'on appelle, pour avoir les jargons des énergéticiens en backup, des centrales thermiques, il vaut mieux qu'elles soient à gaz, on a des centrales à gaz aussi un peu en France, on n'a plus de centrales à charbon, on en a quelques-unes à gaz, il faut qu'il y ait des centrales à gaz qui aillent compléter les énergies solaires et même éoliennes quand elles ne produisent plus. Voilà, ça c'est obligatoire pour le moment. Tu vois, sauf à mettre des batteries qui arrivent à stocker une partie de cette électricité, mais à grande échelle, aujourd'hui, ce n'est pas encore réalisable, me semble-t-il. Et est-ce que c'est envisageable compte tenu de ce que demande la production de batteries ? Point d'interrogation, je ne crois pas. Mais là, dans notre débat, chez nous, on est à 15% de renouvelables. La majorité, ça reste encore de l'énergie nucléaire. Il ne s'agit pas d'être à 100%, il s'agit de rééquilibrer un mix énergétique, de mieux le rééquilibrer entre nucléaire et renouvelable. Voilà. »
Le Média — Podcasts · L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"Vérifier à 26:25
Question 413L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Alors, revenons à la tribune d'Agnès Pannier-Renacher. La ministre insiste sur la nécessité d'un marché ouvert et concurrentiel. Pour elle, ce serait même une sorte de levier en matière écologique. Pourtant, on peut se dire que les normes écologiques efficaces ne sont pas du tout à l'échelle internationale, mais plutôt à l'échelle nationale. Ce serait possible, néanmoins, aujourd'hui, une production écologique dans un contexte de mondialisation effrénée ?
Réponse directe
Jusqu'à preuve du contraire, non. Mais d'ailleurs, même, quand on regarde ces deux derniers siècles, pays à économie très planifiée communiste ou pays à économie de marché, l'impact a été tout aussi horrible dans les deux cas. C'est le productivisme qui a gagné. Là, aujourd'hui, on essaie de nous expliquer le marché comme il fonctionne aujourd'hui, de manière le plus libérée possible, mais en y mettant quelques ajustements à droite à gauche, c'est-à-dire une tarification carbone, une fiscalité écologique, deux, trois petites choses comme ça qui font que ça améliorerait les comportements et quelques innovations magiques qui nous sortiraient, la voiture électrique, le smartphone et tous ces t…
« Jusqu'à preuve du contraire, non. Mais d'ailleurs, même, quand on regarde ces deux derniers siècles, pays à économie très planifiée communiste ou pays à économie de marché, l'impact a été tout aussi horrible dans les deux cas. C'est le productivisme qui a gagné. Là, aujourd'hui, on essaie de nous expliquer le marché comme il fonctionne aujourd'hui, de manière le plus libérée possible, mais en y mettant quelques ajustements à droite à gauche, c'est-à-dire une tarification carbone, une fiscalité écologique, deux, trois petites choses comme ça qui font que ça améliorerait les comportements et quelques innovations magiques qui nous sortiraient, la voiture électrique, le smartphone et tous ces trucs qui nous sortiraient du problème climatique. Mais je pense que c'est une illusion. En tous les cas, c'est un enjeu trop important, le réchauffement climatique et le point de bascule qui se fait dans les années qui arrivent pour prendre le pari. Si on avait cinq planètes, on pourrait prendre le pari et voir si ça marche. Mais comme on n'a qu'une seule planète, la Terre, il ne va falloir pas se tromper là-dessus. Et comme il ne faut pas se tromper, à un moment, il faut attaquer les problèmes là où ils sont. Et les problèmes, on le sait. Encore une fois, c'est rénovation des bâtiments et ainsi de suite. On le sait. »
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Question 414L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Quel est aujourd'hui l'avantage des éoliennes
Réponse directe
Alors, les avantages déjà, c'est que les éoliennes sont des énergies plus propres que par exemple les centrales à gaz ou les centrales à charbon pour fabriquer de l'électricité. Après, il y a le débat avec le nucléaire. Certains vont vous dire que le nucléaire est plus propre que les éoliennes, d'autres non. En tous les cas, le risque d'un accident est plus élevé avec une centrale ou un réacteur nucléaire. Si vous avez un accident, en tous les cas, les conséquences sont plus graves. On l'a vu avec Fukushima que si vous avez un accident avec des éoliennes. Voilà. Ça, c'est les avantages. Les inconvénients, c'est que les éoliennes produisent de l'électricité par intermittence. Quand il n'y a…
« Alors, les avantages déjà, c'est que les éoliennes sont des énergies plus propres que par exemple les centrales à gaz ou les centrales à charbon pour fabriquer de l'électricité. Après, il y a le débat avec le nucléaire. Certains vont vous dire que le nucléaire est plus propre que les éoliennes, d'autres non. En tous les cas, le risque d'un accident est plus élevé avec une centrale ou un réacteur nucléaire. Si vous avez un accident, en tous les cas, les conséquences sont plus graves. On l'a vu avec Fukushima que si vous avez un accident avec des éoliennes. Voilà. Ça, c'est les avantages. Les inconvénients, c'est que les éoliennes produisent de l'électricité par intermittence. Quand il n'y a plus de vent, ça ne tourne plus, ça ne produit plus d'électricité. Donc ça, c'est un inconvénient alors que, par exemple, le nucléaire produit de l'électricité plein pot quasiment en continu. »
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Question 415L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Alors, dans cette tribune, quand on regarde un petit peu le détail des signataires, il y a plusieurs personnalités dont les aspirations en termes d'énergie sont assez différentes. On a d'une part un Arnaud Montebourg qui défend le secteur du nucléaire, comme on a pu le voir quand il a pris la défense des ouvriers de Fessenheim et a valorisé le travail de leur syndicat. D'autre part, on a Jean-Luc Mélenchon et Éric Piolle qui, eux, sont pour une sortie du nucléaire. Mais finalement, est-ce que ce ne serait pas aux citoyens de trancher dans l'hypothèse où l'énergie redeviendrait un service public ?
Réponse à côté
Tout à fait. Là, c'est le point faible. Tu as raison de dire ça, mais c'est vraiment le point faible de la tribune. C'est-à-dire qu'on a des gens comme Montebourg et Piolle qui signent en même temps, donc ils veulent un service public de l'énergie tous les deux. Et là, c'est très bien. Mais les deux sont, je pense, sur la production d'électricité sont parfaitement opposés. Ils ont même fait un débat. Montebourg était pour le nucléaire, Éric Piolle est pour la sortie du nucléaire. Et là, c'est une vraie question aussi qu'il faut poser. Ce qui est rassurant, c'est que les deux sont pour un service public de l'énergie. Donc, il faut que ce soit des grandes entreprises qui fassent la transition…
« Tout à fait. Là, c'est le point faible. Tu as raison de dire ça, mais c'est vraiment le point faible de la tribune. C'est-à-dire qu'on a des gens comme Montebourg et Piolle qui signent en même temps, donc ils veulent un service public de l'énergie tous les deux. Et là, c'est très bien. Mais les deux sont, je pense, sur la production d'électricité sont parfaitement opposés. Ils ont même fait un débat. Montebourg était pour le nucléaire, Éric Piolle est pour la sortie du nucléaire. Et là, c'est une vraie question aussi qu'il faut poser. Ce qui est rassurant, c'est que les deux sont pour un service public de l'énergie. Donc, il faut que ce soit des grandes entreprises qui fassent la transition énergétique en dehors des logiques de marché. Et ça, c'est une bonne nouvelle. Mais après, effectivement, la question devra être tranchée. Et là, on est à un carrefour de décision. C'est-à-dire que nos réacteurs ont été produits, ont été prévus pour 40 ans de vie, nos réacteurs nucléaires. On est le pays qui avons le plus de réacteurs par habitant. Je le rappelle, dans le monde entier, plus que les États-Unis, de réacteurs par habitant et plus que le Royaume-Uni. Mais on est aussi le pays en Europe qui émet le moins de... Alors, exactement, parce qu'on n'a pas de central à charbon et de central à gaz pour faire de l'électricité. Mais là, nos réacteurs arrivent en fin de vie. Là, on a le droit de les prolonger de 10 ans. 10 ans de vie. Ça coûte 50 milliards qui va être payé sur la facture du consommateur à la fin. Les 50 milliards en plus »
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Question 416L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Et alors justement, concernant cet argument, souvent quand on privatise un secteur, on nous dit les prix vont baisser, ça va être bien plus avantageux pour les consommateurs. Finalement, cet argument-là, est-ce qu'il est véritablement souhaitable pour les personnes ?
Réponse partielle
Alors déjà pour l'énergie, oui c'est possible, effectivement. Mais on a vu aussi, il faut le dire, que même quand il y avait un service public, il y a eu des tarifs, on va dire, réglementés, qui n'ont pas à reporter constamment les coûts réels de fonctionnement, mais par choix public aussi, par choix public, les coûts réels de fonctionnement de l'énergie. Ce qu'il faut voir, c'est qu'au début, l'ADN que l'on a, toutes les énergies que nous consommons par pays n'ont pas été choisies par le marché, ça a été des choix politiques. En France, nous avons une électricité majoritairement produite par du nucléaire, ce n'est pas le cas en Espagne, ils n'ont pas du nucléaire, ils ont refusé le nucléai…
« Alors déjà pour l'énergie, oui c'est possible, effectivement. Mais on a vu aussi, il faut le dire, que même quand il y avait un service public, il y a eu des tarifs, on va dire, réglementés, qui n'ont pas à reporter constamment les coûts réels de fonctionnement, mais par choix public aussi, par choix public, les coûts réels de fonctionnement de l'énergie. Ce qu'il faut voir, c'est qu'au début, l'ADN que l'on a, toutes les énergies que nous consommons par pays n'ont pas été choisies par le marché, ça a été des choix politiques. En France, nous avons une électricité majoritairement produite par du nucléaire, ce n'est pas le cas en Espagne, ils n'ont pas du nucléaire, ils ont refusé le nucléaire. Ce n'est pas le cas en Italie, ils ont refusé le nucléaire. Donc, chaque production d'énergie dans un pays dépend initialement de choix politiques, ça, il faut le dire, et pas du marché. Ensuite, ce qu'on a fait en France, c'est qu'on a créé des entreprises en monopole public verticalement intégrée, c'est-à-dire qu'on a créé EDF, qui produit et qui distribue l'énergie. On a créé ELF, qui était en charge du pétrole, GDF, qui était en charge du gaz. Donc, on a fait en sorte de créer des grosses entreprises qui étaient en monopole public et qui devaient distribuer l'énergie. L'objectif, c'était quoi ? C'était la sécurité énergétique. Quand tu allumes ta lumière, tu as de l'électricité et tu n'as pas de coupure d'électricité. Parce qu'il y a encore beaucoup de pays pauvres. Au Liban, vous avez trois heures en moyenne de coupure d'électricité par jour. Vous voyez ? Et pareil, dans des pays pauvres. Donc là, le but, c'était ça. Sécurité énergétique et pas de coupure d'électricité. Et c'était un but souhaitable. Et ensuite, que l'énergie soit un service public, à un prix abordable pour tous. Pourquoi ? Cette idée qui était géniale, pourquoi on doit transformer ce modèle-là en un marché concurrentiel ? Pourquoi ? Juste par idéologie. Et ça, ça vient de l'Europe au départ. L'Europe est arrivée, elle dit, il faut casser ces monopoles publics parce que monopole et public, ce n'est pas du tout bon en Europe. Il faut concurrence et privé. Donc, on s'est en fait attaché, nos dirigeants, à casser des monopoles qui fonctionnaient bien pour qu'au final, on ait une économie de l'énergie qui ressemble plus à un secteur concurrentiel, alors que ça ne s'adapte absolument pas à ça, le secteur de l'énergie. »
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Question 417L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Alors Thomas, que pensait réellement de cette opposition très fréquemment remise sur le tapis par les libéraux notamment de l'écologie de l'interdiction, une écologie un peu punitive et l'écologie des solutions basées sur l'innovation ?
Réponse directe
Pour moi, l'écologie basée sur l'innovation, c'est une écologie, en fait c'est un pari. C'est une écologie qui permet de conforter tout le monde dans le fait qu'il n'y a rien à faire parce que l'innovation va nous sauver. Et quand on regarde ces dernières années, l'innovation ne nous a pas sauvés. Même des choses qu'on a cru au début qui allaient nous sauver. Par exemple, le digital. Vous savez, moi j'ai fait partie d'une commission en 2013-2014 sur la transition écologique au ministère de l'écologie sous Ségolène Royal avec Corinne Lepage et il fallait absolument que la transition énergétique se fasse avec le digital. Vous savez, on nous disait qu'on allait commander à distance notre machi…
« Pour moi, l'écologie basée sur l'innovation, c'est une écologie, en fait c'est un pari. C'est une écologie qui permet de conforter tout le monde dans le fait qu'il n'y a rien à faire parce que l'innovation va nous sauver. Et quand on regarde ces dernières années, l'innovation ne nous a pas sauvés. Même des choses qu'on a cru au début qui allaient nous sauver. Par exemple, le digital. Vous savez, moi j'ai fait partie d'une commission en 2013-2014 sur la transition écologique au ministère de l'écologie sous Ségolène Royal avec Corinne Lepage et il fallait absolument que la transition énergétique se fasse avec le digital. Vous savez, on nous disait qu'on allait commander à distance notre machine à laver. Enfin, tous ces trucs, le digital était la solution à la sobriété, la dématérialisation, on disait. Vous vous en souvenez ? Il n'y a plus besoin de matériaux, il ne faut pas imprimer des feuilles, on a les e-mails, on peut travailler à distance, c'est super. Finalement, le digital va nous sortir du problème climatique. Puis on se rend compte aujourd'hui qu'en fait, le digital pollue. Il pollue énormément. Déjà, pour fabriquer tous les produits, ordinateurs, smartphones, etc., on fait appel à des métaux précieux, à beaucoup de matières premières, à beaucoup d'énergie. Et puis ensuite, l'utilisation. Quand on envoie un mail, ce n'est pas un petit mail qui part comme ça, ce n'est pas ça. Il faut des réseaux, il faut des stockages de données, ainsi de suite. En fait, aujourd'hui, des études montrent, notamment une étude de l'ADEME, qu'à chaque mail envoyé avec une pièce jointe, c'est l'équivalent de la consommation d'une ampoule, d'une ampoule basse consommation pendant une heure. On envoie 10 milliards de mails par heure aujourd'hui dans le monde. Vous vous rendez compte ? Un data center, un data center, c'est l'équivalent en termes de consommation d'une ville de 30 000 habitants. Donc en fait, le digital pollue. Il pollue énormément. Il pollue même plus que le secteur aérien. Vous voyez ? Donc quand on vous dit l'innovation va nous sauver, on a vu avec le digital, on a dit que ça allait nous sauver. Jérémy Rifkin, dans ses livres, nous disait que ça allait être super avec l'imprimante 3D, on allait imprimer notre éolienne et nous la mettre sur notre toit, on allait être content. Oui, mais il n'a jamais parlé des coûts cachés du digital. Et aujourd'hui, les coûts cachés, c'est que ça pollue énormément. Donc je ne vois pas pourquoi aujourd'hui, une innovation pourrait nous sortir des efforts que nous devons faire alors que les innovations précédentes se sont avérées beaucoup plus polluantes que l'ancien monde, entre guillemets. »
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Question 418L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Ça ne coûterait pas plus cher de sortir d'une guerre ?
Réponse à côté
C'est la question qu'il faut se poser. Donc là, on en a pour 10 ans, 50 milliards. Après, peut-être qu'on peut encore rejouer 10 ans, 60 ans de vie alors que c'était prévu pour 40 ans en les rabibochant à droite à gauche. Mais on ne pourra pas aller trop au-delà. À un moment, il va falloir... Soit on les remplace par d'autres réacteurs, soit on en sort. Donc on est quand même sur les temps de l'énergie qui sont des temps longs, on est à un carrefour de décision. Est-ce qu'on va plus loin dans le nucléaire ? C'est-à-dire qu'on remplace ça par des gros réacteurs comme l'EPR avec les fiasques qu'on connaît ou est-ce qu'on va vers le renouvelable avec aussi les contraintes que ça peut avoir ? E…
« C'est la question qu'il faut se poser. Donc là, on en a pour 10 ans, 50 milliards. Après, peut-être qu'on peut encore rejouer 10 ans, 60 ans de vie alors que c'était prévu pour 40 ans en les rabibochant à droite à gauche. Mais on ne pourra pas aller trop au-delà. À un moment, il va falloir... Soit on les remplace par d'autres réacteurs, soit on en sort. Donc on est quand même sur les temps de l'énergie qui sont des temps longs, on est à un carrefour de décision. Est-ce qu'on va plus loin dans le nucléaire ? C'est-à-dire qu'on remplace ça par des gros réacteurs comme l'EPR avec les fiasques qu'on connaît ou est-ce qu'on va vers le renouvelable avec aussi les contraintes que ça peut avoir ? Et donc cette question, elle doit être aussi tranchée démocratiquement en faisant appel effectivement aux citoyens dans une moindre mesure mais dans une mesure quand même parce qu'il y a des aspects techniques qui sont quand même... Je pense que tous les citoyens n'ont pas à porter. Sur l'énergie, c'est très technique. Mais ils doivent quand même choisir sur l'avenir qu'ils veulent et à un moment, quand ils choisissent, il faut que ce soit gravé dans le marbre parce qu'on ne peut pas faire des stop and go. C'est-à-dire dire oui et puis après 5 ans dire non, il faut que ce soit gravé dans le marbre parce que l'énergie dans laquelle on investit aujourd'hui, c'est celle que l'on consommera dans 20 ou 30 ans. »
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Question 419L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Alors, justement, sur la question européenne, cette tribune, on la trouve bien ou pas, quoi qu'il en soit, est-ce que la solution qu'elle propose est peut-être mise en place dans le contexte d'appartenance à l'Union européenne ?
Réponse partielle
Oui, oui. La vraie question, c'est que tout a été, au départ, tout est parti de l'Europe. Alors, dans l'Europe, il y a aussi la France. Donc, nos dirigeants étaient plutôt pour la libéralisation et nos grands intellectuels et nos grands économistes de l'énergie sans citer de nom, parce qu'il y en a quelques-uns que je connais, mais ont défendu la libéralisation du secteur de l'énergie en lui disant que ça allait être beaucoup mieux. Mais je veux dire, on a passé un temps fou à vouloir casser quelque chose qui fonctionnait. EDF fonctionnait très bien, nous donnait une énergie moins chère que le reste de l'Europe et un service public efficace. Parce que quand on a eu la lumière, on a de l'éle…
« Oui, oui. La vraie question, c'est que tout a été, au départ, tout est parti de l'Europe. Alors, dans l'Europe, il y a aussi la France. Donc, nos dirigeants étaient plutôt pour la libéralisation et nos grands intellectuels et nos grands économistes de l'énergie sans citer de nom, parce qu'il y en a quelques-uns que je connais, mais ont défendu la libéralisation du secteur de l'énergie en lui disant que ça allait être beaucoup mieux. Mais je veux dire, on a passé un temps fou à vouloir casser quelque chose qui fonctionnait. EDF fonctionnait très bien, nous donnait une énergie moins chère que le reste de l'Europe et un service public efficace. Parce que quand on a eu la lumière, on a de l'électricité, vous voyez ? Et on a voulu casser EDF en plusieurs entités juridiques. On a passé un temps fou pour faire ça. Donc, on a créé EDF. Pour transporter l'électricité, on a mis RTE, une entité comptable indépendante qui appartient aussi à EDF. Donc, on est vraiment dans des montages. Puis, on a fait ERDF, la distribution d'électricité. Pareil, indépendant d'EDF, comptablement, mais qui appartient aussi à EDF. Donc, ce n'est pas dans la même comptabilité, mais ça appartient. Donc, on est dans des usines à gaz qui n'ont eu, en termes d'impact pour le consommateur, que des effets négatifs. Le prix a augmenté. EDF, aujourd'hui, n'est pas aussi bien qu'à l'époque. Il y a une dette énorme dans des projets pharaoniques énormes. Donc, en réalité, cette libéralisation, il faut tirer le bilan aujourd'hui de ce que ça a été fait. Ça a été une usine à gaz pour faire tourner, de brainstorming de dirigeants pour avoir des idées, mais qui n'ont pas eu d'impact sur le consommateur. Donc, c'est vrai que si demain, on veut revenir à un service public de l'énergie avec des monopoles complètement intégrés, qu'ils soient publics, parce que c'est ça, en fait. Si un service public, c'est des entreprises complètement publiques et intégrées avec commandement de l'État et l'État stratège, comme ça a été le cas dans l'histoire de tous les pays européens, il va falloir affronter l'Europe parce que c'est la Commission européenne qui a demandé, justement, que l'on casse ces monopoles publics qui sont interdits dans le fonctionnement de l'Europe. Le monopole n'est pas permis. »
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Question 420L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Xavier Bertrand a annoncé, lui, vouloir ouvrir des réacteurs nucléaires dès 2022, justement en disant les énergies renouvelables pour l'instant, on ne peut pas, les éoliennes défigurent le paysage. Est-ce que finalement, être contre les éoliennes, ce n'est pas être contre les politiques écologistes ?
Réponse partielle
Voilà, c'est ça la vraie question qu'il faut poser dans cette tribune. Alors, je ne sais pas, il a le droit d'avoir une opinion, M. Berne, ce n'est pas un spécialiste de l'énergie non plus, même si sa tribune est plutôt bien fouillée, donc je me demande s'il n'a pas été un petit peu aidé. Mais bon, quand vous avez des gens comme Xavier Bertrand ou du Front National qui vous disent « Ah, mais on est contre les éoliennes, ça défigure le paysage, c'est polluant, personne n'en veut, pourquoi vous êtes… » Alors, Xavier Bertrand dit que s'il est élu, il va réouvrir des réacteurs nucléaires, demander à quelqu'un d'avoir un réacteur près de chez lui, je crois que personne n'en veut. Aujourd'hui, pe…
« Voilà, c'est ça la vraie question qu'il faut poser dans cette tribune. Alors, je ne sais pas, il a le droit d'avoir une opinion, M. Berne, ce n'est pas un spécialiste de l'énergie non plus, même si sa tribune est plutôt bien fouillée, donc je me demande s'il n'a pas été un petit peu aidé. Mais bon, quand vous avez des gens comme Xavier Bertrand ou du Front National qui vous disent « Ah, mais on est contre les éoliennes, ça défigure le paysage, c'est polluant, personne n'en veut, pourquoi vous êtes… » Alors, Xavier Bertrand dit que s'il est élu, il va réouvrir des réacteurs nucléaires, demander à quelqu'un d'avoir un réacteur près de chez lui, je crois que personne n'en veut. Aujourd'hui, personne n'en veut. D'accord ? Xavier Bertrand, à l'époque, il était pour le gaz de schiste. Le gaz de schiste, vous voulez un puits de gaz près de chez vous ? Je crois que personne n'en veut. Moi, j'ai été auditionné par sa région, à l'époque, parce que la région développe le gaz de charbon, le gaz de couche, parce que Macron soutenait le gaz de couche en Alsace, qui est comme du gaz de schiste, du gaz de charbon, un gaz non conventionnel, plutôt polluant. J'avais été auditionné et à l'époque, j'avais rappelé qu'un article scientifique était sorti aux États-Unis par les universitaires du Colorado qui montrait en fait que quand vous aviez une population qui vivait autour d'un puits dans un rayon d'un demi-mile, d'ailleurs, de 800 mètres, me semble-t-il, que ça pouvait avoir des impacts à cause de la pollution du puits sur la santé des habitants. Même des risques de cancer aient marqué, le mot cancer a été mis dans l'article scientifique. Ils m'ont crié dessus en me disant mais c'est n'importe quoi cet article, c'était digne du café du commerce et moi je leur disais les amis, vous devez être avertis puisque au Colorado, vous avez 19 habitants au kilomètre carré, 19 habitants. Dans le Nord-Pas-de-Calais, vous en avez 324. C'est le département le plus peuplé, la région la plus peuplée après l'île de France. Donc moi j'ai dit écoutez les amis, si vous mettez quelque chose qui est un risque pour la santé, il faut le mettre dans l'article pour que les citoyens soient avertis dans le rapport final. Et eux, ah mais non, pas du tout, etc. Et d'ailleurs, les discussions ont été retranscrites dans le rapport final donc les personnes qui veulent peuvent aller le consulter. Et donc là, on voit bien qu'il y a de la politique derrière. Ils étaient tous pour le gaz de couche à l'époque. Pour eux, ça ne défigurait pas le territoire, il n'y avait pas de problème, ça crée des emplois, ils n'arrêtent pas de nous dire ça alors qu'il y avait beaucoup de chômage dans la région. Et là, ils nous disent que les éoliennes ne créent pas d'emplois et que ça défigure les paysages. Et à l'époque, dans cette commission, je leur dis, ok d'accord, je leur rappelle déjà une chose, c'est que pour chaque million d'euros investis, on crée plus d'emplois dans les renouvelables que dans le gaz. Dans les renouvelables, vous créez 14 emplois pour chaque million investis. Dans le gaz, vous en créez 3. D'accord ? Dans la rénovation des bâtiments dont on parle beaucoup et qui n'intéresse pas trop ces gens, vous en créez 17. Donc, il faut faire attention à l'instrumentalisation politique et moi aujourd'hui, je regrette que des politiques courent après comme ça des voix, quitte à se contredire eux-mêmes. Je trouve ça très ridicule, que ce soit à droite ou à gauche d'ailleurs. »
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Question 421L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
quels inconvénients est-ce qu'elles présentent ?
Réponse directe
Alors, les avantages déjà, c'est que les éoliennes sont des énergies plus propres que par exemple les centrales à gaz ou les centrales à charbon pour fabriquer de l'électricité. Après, il y a le débat avec le nucléaire. Certains vont vous dire que le nucléaire est plus propre que les éoliennes, d'autres non. En tous les cas, le risque d'un accident est plus élevé avec une centrale ou un réacteur nucléaire. Si vous avez un accident, en tous les cas, les conséquences sont plus graves. On l'a vu avec Fukushima que si vous avez un accident avec des éoliennes. Voilà. Ça, c'est les avantages. Les inconvénients, c'est que les éoliennes produisent de l'électricité par intermittence. Quand il n'y a…
« Alors, les avantages déjà, c'est que les éoliennes sont des énergies plus propres que par exemple les centrales à gaz ou les centrales à charbon pour fabriquer de l'électricité. Après, il y a le débat avec le nucléaire. Certains vont vous dire que le nucléaire est plus propre que les éoliennes, d'autres non. En tous les cas, le risque d'un accident est plus élevé avec une centrale ou un réacteur nucléaire. Si vous avez un accident, en tous les cas, les conséquences sont plus graves. On l'a vu avec Fukushima que si vous avez un accident avec des éoliennes. Voilà. Ça, c'est les avantages. Les inconvénients, c'est que les éoliennes produisent de l'électricité par intermittence. Quand il n'y a plus de vent, ça ne tourne plus, ça ne produit plus d'électricité. Donc ça, c'est un inconvénient alors que, par exemple, le nucléaire produit de l'électricité plein pot quasiment en continu. »
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Question 422L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Mais justement, tu parlais de la question de l'emploi, le nucléaire, créer des emplois et la fermeture d'une centrale, comme on a pu le voir à Fessenheim, c'est une catastrophe pour ces gens-là. Comment faire d'ici 10 ans quand la question va devoir se poser concernant nos réacteurs nucléaires ?
Réponse directe
Alors tout à fait. Il faut regarder un certain nombre de choses. Alors déjà, il faut noter une première des choses qui est intéressante, c'est que la logique de la transition énergétique est une logique de long terme, c'est-à-dire avec une forme de planification de long terme. Donc ça la rend beaucoup moins brutale que la logique de marché ou la logique actionnariale où là, vous fermez quand d'une année sur l'autre, vous n'avez pas les bons profits. Donc si on a un minimum d'anticipation, on peut prévoir une reconversion par la formation ou pour voir s'il y a un certain nombre de personnes qui vont à la retraite d'une partie des salariés des centrales nucléaires. Et puis après, tout ça doit…
« Alors tout à fait. Il faut regarder un certain nombre de choses. Alors déjà, il faut noter une première des choses qui est intéressante, c'est que la logique de la transition énergétique est une logique de long terme, c'est-à-dire avec une forme de planification de long terme. Donc ça la rend beaucoup moins brutale que la logique de marché ou la logique actionnariale où là, vous fermez quand d'une année sur l'autre, vous n'avez pas les bons profits. Donc si on a un minimum d'anticipation, on peut prévoir une reconversion par la formation ou pour voir s'il y a un certain nombre de personnes qui vont à la retraite d'une partie des salariés des centrales nucléaires. Et puis après, tout ça doit être aussi faire l'objet, comme on l'a dit, de choix politiques qui soient constants pour qu'on puisse préparer le turnover. Mais quoi qu'il en soit, quand il y a une transition, bien sûr qu'il y aura des emplois détruits. Bien sûr, il y en aura d'autres qui seront créés. Mais cette transition, si elle se fait, elle ne se fait pas du jour au lendemain, elle se fait sur le long terme. Donc on a de quoi prévoir et de voir venir, contrairement à la logique actionnariale, la logique de marché qui, elle, punit les salariés sur le court terme. »
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Question 423L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Alors Thomas, en ce moment, les éoliennes subissent un intensif tir de barrage dans la presse, mais également de la part de nos concitoyens qui vivent à proximité d'elles. Comment expliquer ça ?
Réponse directe
Je pense que, il y a une première des choses, c'est que personne, mais que ce soit des éoliennes ou des réacteurs nucléaires ou l'enfouissement des déchets ou des puits de gaz, de couches, personne ne veut avoir à proximité de chez lui finalement, une éolienne, une centrale ou un gaz de charbon. Donc, c'est un phénomène qu'on appelle aux États-Unis « not in my backyard », c'est-à-dire que tout le monde est pour les renouvelables sauf près de chez lui. Donc, moi, j'arrive à comprendre que ces gens qui vivent à la campagne, qui consomment moins d'énergie, etc., et qui sont rarement consultés, voient des éoliennes arriver et puis ils n'ont pas acheté leur maison pour voir ça. Donc, je comprend…
« Je pense que, il y a une première des choses, c'est que personne, mais que ce soit des éoliennes ou des réacteurs nucléaires ou l'enfouissement des déchets ou des puits de gaz, de couches, personne ne veut avoir à proximité de chez lui finalement, une éolienne, une centrale ou un gaz de charbon. Donc, c'est un phénomène qu'on appelle aux États-Unis « not in my backyard », c'est-à-dire que tout le monde est pour les renouvelables sauf près de chez lui. Donc, moi, j'arrive à comprendre que ces gens qui vivent à la campagne, qui consomment moins d'énergie, etc., et qui sont rarement consultés, voient des éoliennes arriver et puis ils n'ont pas acheté leur maison pour voir ça. Donc, je comprends, moi, la méfiance des citoyens à l'égard des éoliennes, bien sûr. »
Le Média — Podcasts · L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"Vérifier à 23:56
Question 424L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
Est-ce que c'est possible aujourd'hui en France d'imaginer un mix énergétique assuré à 100% par les énergies renouvelables ?
Réponse directe
Non, je ne pense pas. Actuellement, non. Dans l'état des connaissances des technologies, après, ça peut progresser mais il ne faut pas tout remettre aux technologies puisqu'on vient de le dire dans le deuxième sujet. Mais dans l'état des connaissances des technologies, non, parce que l'électricité ne se stocke pas. Vous voyez, on peut le stocker un petit peu dans les batteries comme dans les batteries de téléphone. On stocke notre électricité pendant un certain temps mais ça ne se stocke pas. Donc quand on la produit, il faut qu'elle soit ou quand on en a besoin, il faut qu'il y ait une production qui réponde à ce besoin-là. Quand on allume la lumière, il faut tout de suite qu'il y ait de l…
« Non, je ne pense pas. Actuellement, non. Dans l'état des connaissances des technologies, après, ça peut progresser mais il ne faut pas tout remettre aux technologies puisqu'on vient de le dire dans le deuxième sujet. Mais dans l'état des connaissances des technologies, non, parce que l'électricité ne se stocke pas. Vous voyez, on peut le stocker un petit peu dans les batteries comme dans les batteries de téléphone. On stocke notre électricité pendant un certain temps mais ça ne se stocke pas. Donc quand on la produit, il faut qu'elle soit ou quand on en a besoin, il faut qu'il y ait une production qui réponde à ce besoin-là. Quand on allume la lumière, il faut tout de suite qu'il y ait de l'électricité. Le nucléaire produit en continu. Les éoliennes, elles produisent par intermittence. Donc pour compléter cette intermittence, c'est-à-dire quand elles ne tournent plus, on doit mettre derrière des centrales à gaz ou à charbon. La grande erreur de l'Allemagne, c'est qu'elles utilisent des centrales à charbon et ça a été beaucoup critiqué pour ça. Ces centrales à charbon sont très polluantes. Oui, tout à fait, mais quand ça ne fonctionne plus, alors bien sûr, l'électricité, la première électricité, c'est celle de l'éolienne et la centrale à charbon ne fonctionne pas mais quand elle ne fonctionne plus, il faut qu'on ait de l'électricité quand on allume la lumière. Donc là, c'est la centrale à charbon qui va en remplacement. »
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Question 425L'instant Porcher | Souveraineté énergétique : "Il va falloir affronter l'Union Européenne"
C'est un argument qu'on entend souvent en ce qui concerne notamment le secteur de l'énergie, que le citoyen n'a pas sa place sur des questions très complexes, sur lesquelles il n'est absolument pas qualifié pour décider. Et cette tribune parle de contrôle citoyen. Est-ce que c'est souhaitable qu'il y ait un contrôle citoyen sur le secteur de l'énergie ?
Réponse directe
Je pense qu'à partir du moment où il y a un service public, il faut que le citoyen ait son mot à dire. Donc, il faut le mettre dans les conseils d'administration, il faut mettre des représentants, des citoyens quelque part. Ça, c'est sûr. Parce qu'on ne peut pas imposer, par exemple, on va en discuter, on ne peut pas imposer des éoliennes si les citoyens n'en veulent pas, on ne peut pas imposer du nucléaire si les citoyens n'en veulent pas, on ne peut pas imposer du gaz de schiste ou autre si les citoyens n'en veulent pas. Ils doivent à un moment être partie prenante des décisions parce que c'est un service public. Il va falloir à un moment les poser. Sur l'électricité, il y a plusieurs cho…
« Je pense qu'à partir du moment où il y a un service public, il faut que le citoyen ait son mot à dire. Donc, il faut le mettre dans les conseils d'administration, il faut mettre des représentants, des citoyens quelque part. Ça, c'est sûr. Parce qu'on ne peut pas imposer, par exemple, on va en discuter, on ne peut pas imposer des éoliennes si les citoyens n'en veulent pas, on ne peut pas imposer du nucléaire si les citoyens n'en veulent pas, on ne peut pas imposer du gaz de schiste ou autre si les citoyens n'en veulent pas. Ils doivent à un moment être partie prenante des décisions parce que c'est un service public. Il va falloir à un moment les poser. Sur l'électricité, il y a plusieurs choix. Pour faire de l'électricité, on a soit des centrales à gaz, soit des centrales à charbon, soit du nucléaire, soit des renouvelables. Le charbon, on l'a fermé. Les centrales à gaz, on les diminue. Donc, chez nous, le vrai choix, c'est nucléaire ou renouvelable. Ce choix doit être aussi tranché par les citoyens. Bien qu'il y ait des conditions techniques et tout, il faut que tout soit mis sur la table. Mais à un moment, l'avenir doit être tranché par les citoyens. Il faut qu'il y ait un consensus politique parce que les citoyens sont pour. En Allemagne, s'ils ont décidé de sortir du nucléaire pour aller vers le renouvelable, quoi qu'on en pense, c'est parce qu'il y avait un consensus politique »
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franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05
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« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai été aussi ministre en charge de l'agriculture, ministre déléguée aux côtés de Marc Finault. Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui, ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant, je pense à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant dans nos cultures. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Limites et incertitudes18 févr. 2023 au 21 juil. 2026 · 20 observations22 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« En tout cas, rien ne serait pire. Et je pense que notre responsabilité aujourd'hui, c'est de faire la preuve qu'on a des candidats qui sont capables de s'imposer au deuxième tour, qui ont un projet pour la France, qui ont un projet qui répondent aux vrais besoins des Françaises et des Français et qui ne tombent pas dans le populisme de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Et ces deux populismes sont des menaces pour les Françaises et les Français et pour toutes les communautés. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 8:25
« Il est bizarre. Oui, il est bizarre. Mais vous savez, quand on est... Et d'abord, moi, je pense qu'il faut être... Il faut faire confiance à l'imagination des enfants. Les enfants sont des éponges et on a tendance à les sous-estimer. Et je trouve que cette médiocrité vis-à-vis des enfants est une violence qu'on leur fait. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Contraintes mentionnées23 mars 2024 au 21 juil. 2026 · 11 observations13 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais je me suis abstenue parce qu'il y a eu un passage en force du gouvernement sur la réintroduction des néonicotinoïdes. Alors, pour être précise, sur la capacité à donner des dérogations sur ces molécules. Et c'est un problème de méthode. C'est un problème de méthode parce que moi j'étais en circonscription ce week-end, tous les gens vous en parlent, j'ai une circonscription qui est très largement rurale. Les gens ont peur. Ce type de sujet doit faire l'objet d'un débat. Ça ne peut pas se résoudre dans un conclave de 14 parlementaires qui écrivent sur un coin de table un bout de législation et en refusant le débat à l'Assemblée nationale. Donc hier, vous faisiez partie des nombreux députés qui demandaient qu'on examine un amendement en dernière minute. Le gouvernement a dit non aux députés. Non, vous ne délibérez pas sur ce point. Est-ce que c'est un déni de démocratie ? Oui, je pense qu'on peut utiliser ce terme. C'est un passage en force. C'est un déni de démocratie. Ce sujet est un sujet qui est émotionnel, qui pose problème aux Français. Le débat démocratique, il permet de résoudre ce type de moments difficiles. Il faut qu'on ait le dialogue, il faut qu'on pose les termes justement pour que les gens n'aient pas peur. Là, on cultive la peur, on cultive la fracture sur le territoire français. Les agriculteurs, ils attendaient une loi. Mais je rappelle que les néonicotinoïdes ne figuraient pas à l'origine dans la loi. Je rappelle que le Premier ministre avait doctement écrit dans une lettre adressée aux parlementaires que ça ne figurerait pas, que c'était un débat qui devait être séparé. Et donc, face à ce type de passage en force, on ne récoltera que de la colère. Alors qu'on a besoin d'apaisement, qu'on a besoin d'apporter des solutions concrètes aux agriculteurs et qu'on a besoin aussi de répondre aux questions des citoyens. La gauche, fortement mobilisée aussi hier soir, qui a exprimé ses craintes sur le retour de certains pesticides. Notamment, la députée LFI Aurélie Trouvé. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 1:05Voir 2 autres passages
« Bien sûr que je suis inquiète parce qu'en fait, Donald Trump étant la première puissance mondiale, donne le là au plan international. Et puis, ça va dans des dimensions qui sont très préoccupantes. C'est-à-dire qu'ils passent des coups de fil au gouvernement des pays qui voudraient mettre en place des mesures écologiques pour leur dire si vous mettez en place ces mesures, vous perdrez mon aide, vous perdrez mon soutien, vous perdrez les finances. »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 35:26
« Exactement. Moi ça fait des années, 7 ans pour être précise, que je me suis battue pour décarboner notre économie. Pas seulement pour baisser les émissions de gaz à effet de serre et faire face aux changements climatiques, même si c'est une absolue nécessité, mais aussi parce que c'est un enjeu économique. Quand on est dépendant pour la fourniture d'un produit à 99% de l'étranger et que cet étranger, c'est la Russie, le Moyen-Orient et aujourd'hui les Etats-Unis, et vous soulignez, je dirais, le caractère un peu particulier du président américain, évidemment qu'on se met en risque. Alors même que nous sommes un champion de l'énergie bas carbone, non seulement sur le nucléaire, mais également sur les énergies renouvelables. Donc moi je me suis battue pour faire reconnaître le nucléaire au niveau européen et ça a été fait. Je me suis battue pour qu'on développe une filière de batteries électriques et de voitures électriques et ça a été fait en France sur mon territoire des Hauts-de-France. On a aujourd'hui trois usines de batteries électriques qui sont en production. On a des modèles de voitures électriques qui remportent un grand succès commercial et qui sont en production en France. On a des voitures qui coûtent moins cher. Donc tout ça se met progressivement en place. »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Une loi poison, est-ce que vous êtes d'accord ? Non, je ne suis pas d'accord. Et c'est très exactement pour cela que je voulais que le débat se fasse. Et que je voulais que le débat sur les phytosanitaires se fasse dans un conclave différent de celui de cette loi d'urgence agricole. Parce que qu'est-ce que vont retenir les gens ? Ils ne vont pas retenir les articles sur l'eau. Ils ne vont pas retenir les articles sur le revenu des agriculteurs. Ils ne vont pas retenir les articles qui visent à mettre en place des circuits courts et à permettre aux agriculteurs français de mieux vivre de leur activité. Ils vont retenir le fait qu'on réintroduit les néonicotinoïdes. C'est comme ça que c'est présenté dans les médias. C'est comme ça que les gens, lorsque vous leur posez la question... C'est aussi ce qui vous a gêné, vous. Et tout à fait, parce que... »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 3:19Voir 2 autres passages
« Alors c'est un peu plus subtil que ça, c'est-à-dire qu'en fait la France n'a pas de puissance fossile, donc ce n'est pas une puissance fossile, donc ça devrait être facile d'aligner économie et climat. Par contre, à l'international, au niveau européen, on a énormément de vent de face, et en particulier depuis la COP28, où nous étions, et moi particulièrement, à la manœuvre pour obtenir l'intégration dans le texte de la sortie des énergies fossiles, et de la minute où nous avons obtenu ça, et ça a été un combat vraiment très fort, nous avons vu se remettre en place les États-Unis, les pays du Golfe, qui sont extrêmement agressifs dans toutes les salles de négociations internationales, et qui alimentent une ingérence en matière de sortie des énergies fossiles. Ça c'est très clair, c'est des attaques personnelles, c'est des attaques collectives sur les pays qui avancent. Et je veux le dire aussi parce que, en fait, le combat climatique est devenu un combat économique. – La Chine l'a compris, la Chine est en train d'accélérer sur la baisse des émissions de gaz à effet de serre, pas par philanthropie, mais parce qu'elle est dépendante de manière massive des énergies fossiles, et qu'elle a compris que les emplois, l'industrie de demain se construit aussi hors des énergies fossiles, et que c'est la carte qu'elle a à jouer. – Et l'Europe doit continuer. – L'Europe, elle est dans un moment de doute, parce qu'avec les extrêmes droites qui montent partout en Europe, qui sont les agents infiltrés de la Russie, des États-Unis, évidemment qu'il y a ce doute qui s'infiltre. Mais moi, je pense qu'opposer fin du monde et fin du mois n'a pas de sens, c'est un narratif qui fonctionne très bien, mais la réalité… – Et les Français l'ont largement… »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Passages où cet élément est explicitement observable.
« J'ai été aussi ministre en charge de l'agriculture, ministre déléguée aux côtés de Marc Finault. Je me suis abstenue parce que vous avez 77 articles sur 78 qui sont utiles pour les agriculteurs et qu'aujourd'hui, ces agriculteurs sont confrontés à une crise majeure, une crise qui est d'ailleurs très essentiellement liée au dérèglement climatique. Si vous regardez les difficultés de ces derniers mois, ce sont des gels tardifs, ce sont des inondations, ce sont des sécheresses, ce sont des canicules, ce sont des maladies qui sont beaucoup plus fortes que celles qu'on connaissait avant, je pense à la dermatose nodulaire contagieuse ou à tous ces ravageurs qui n'étaient pas aussi présents avant dans nos cultures. »
franceinfo — 8h30 franceinfo · Loi d'urgence agricole, incendies, protection de l'enfance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 0:21Voir 2 autres passages
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Rapports cités11 sept. 2023 au 23 juin 2026 · 8 observations8 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29Voir 2 autres passages
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Institutions citées18 févr. 2023 au 23 juin 2026 · 68 observations80 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Textes de loi cités18 févr. 2023 au 23 juin 2026 · 23 observations24 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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« – D'abord je veux revenir sur, effectivement, Yannick Jadot qui fait de l'écologie et désespéré de ce qui est devenu le parti des écologistes. C'est-à-dire que ça fait 7 ans que les écologistes ne font plus d'écologie. Et c'est dramatique. Moi j'ai travaillé très bien avec le groupe des écologistes au Sénat parce qu'ils étaient vraiment à la manœuvre. Je suis désolée, mais à l'Assemblée nationale, en tout cas Marine Tondelier fait de la popole. Et elle fait de la popole parce que c'est un élément… – C'est Syrie le châtelain. – Et les filles. – C'est Syrie le châtelain. – Je suis bien au courant, je suis députée, je suis députée, Françoise Devoix. – Je sais très bien, mais elles ont pas sur la main. – Si je peux essayer de finir mon propos. S'agissant du congé climatique, c'est un peu la même chose que le plan climatisation de Marine Le Pen. En fait, c'est une idée simple qui parle à tout le monde mais qui arrive complètement à côté du sujet. On n'a pas attendu Marine Tondelier pour avoir une législation qui soit sur les travailleurs exposés aux aléas climatiques. C'est un décret qui a été pris l'année dernière, qui responsabilise les employeurs. Et moi on m'explique, ah oui, mais vous n'avez pas mis de température. Mais pardon, 30 degrés dans ma circonscription, à Arleu, à Angouelle, où c'est extrêmement arboré, c'est pas la même chose pour quelqu'un qui travaille dehors que 30 degrés au milieu d'un quartier qui est construit en grande hauteur où il n'y a pas un arbre et pas un souffle d'air. Donc c'est absurde, c'est une méconnaissance assez profonde de ce qu'est l'adaptation au changement climatique. Et une fois de plus, ça témoigne en fait du désintérêt de Marine Tondelier pour l'écologie. C'est la mesure gadget pour faire joli au moment où on a la canicule et quand, trois semaines avant, on ne parlait pas du tout d'adaptation au changement climatique. »
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Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
Arbitrages mentionnés11 sept. 2023 au 10 juin 2026 · 9 observations10 passages
Passages où cet élément est explicitement observable.
« Mais on est en retard par rapport à l'industrie chinoise en général, c'est-à-dire que notre niveau de compétitivité par rapport à la Chine est faible pour des raisons de coût. Et c'est valable sur la voiture comme sur le robot mixeur, comme sur les textiles. C'est-à-dire qu'à un moment, il faut arrêter de mettre sur le dos de la voiture électrique notre perte de compétitivité industrielle. Ça vaut aussi sur la voiture thermique. Par contre, ce qu'on est en train de faire aujourd'hui sur le territoire et qui fait qu'on ne donne des aides qu'aux voitures qui ont un score environnemental suffisamment élevé. Ce qui fait que ce sont essentiellement des voitures françaises et des voitures européennes qui bénéficient de ces aides fait que les Français viennent plus sur les voitures électriques françaises. Et c'est assez intéressant de voir que notre part de marché sur les voitures électriques pour les voitures fabriquées en France est plus élevée que sur les voitures thermiques fabriquées en France. Ça montre bien que cette transformation, on peut la mener en conjuguant effectivement ce combat de l'électrification avec la réindustrialisation. Et moi, j'appelle vraiment de mes voeux qu'on accélère encore comme le fait le gouvernement aujourd'hui sur le plan électrification. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 5:59Voir 2 autres passages
« Moi, j'ai envie de vous répondre, cher Philippe David, les deux, mon capitaine. Mon colonel sera mieux. Mon colonel, si vous voulez. Amiral aussi, pourquoi pas. Calmez-vous, Philippe David. Le sujet, c'est... Moi, pareil, comme mes collègues, je ne veux pas les mettre sur quelque part au même niveau. Vous avez Elisabeth Borne, qui a été, évidemment, parfois, souvent un peu cassante, un peu froide, etc., un peu méprisante. On lui a souvent reproché ça. Mais là, en l'occurrence, je pense que ce qu'elle disait, et c'est aussi la correction qu'elle a pu faire sur ce plateau ce matin, c'est... on parle de vision, de projection. Et c'est vrai que les gamins, il y a de moins en moins de petits-enfants qui vous parlent, finalement, de ce qu'il a envie de faire dans la vie. J'ai envie de faire cosmonaute, j'ai envie de devenir médecin, j'ai envie... Et je pense que c'est peut-être vers ça qu'il fallait aller. C'est qu'effectivement, à un moment, parler à ses enfants, essayer de construire, je dirais, un itinéraire de vie, etc., ça se documente, ça s'illustre, ça se prépare, etc. Donc, Elisabeth Borne, moi, je ne la condamne pas pour ses propos. Ils sont peut-être mal repris, ils sont surinterprétés, etc. Mais ce n'est pas la même chose que Laurent Wauquiez, où Laurent Wauquiez, on n'est pas dans la vision, la projection d'un petit gamin. On est dans la proposition-compétition, dans une espèce de surenchère, parce qu'à un moment donné, il faut marquer, il faut que ça clive. Il faut... Il faut pas être au-dessus de Retailleau. Il faut que ça clive. On voit la course à l'échalote, moi, je le vois à Biarritz. On a Bruno Retailleau, demain soir, qui est à Biarritz. La semaine prochaine, c'est Laurent Wauquiez. Enfin, voilà. Donc, ils se font une course. Et je vais vous dire, je ne suis même pas, moi, choqué par la proposition ni sur la forme, ni sur le fond de Laurent Wauquiez. Il aurait pu dire un peu moins, il aurait pu dire un peu plus. À la limite, on est dans l'anecdotique. Sur Agnès Pannier-Runacher, c'est différent. Voilà. Parce que là, je pense qu'elle a dit, effectivement, et j'aime beaucoup Agnès Pannier-Runacher, mais elle a dit une belle connerie. Elle a dit une belle connerie. Ce n'est pas la première. Non, mais elle a dit une belle connerie parce qu'effectivement, comme l'a dit Françoise, et on le voit partout, on le voit en région parisienne, on le voit à la campagne, on le voit dans la France qu'on aime, celles et ceux qui ont le moins de moyens. Alors, effectivement, il y a des très, très, très, très, très, très pauvres qui n'ont rien du tout. Oui, qui sont les ZF. Voilà. Mais ce qu'on appelle communément les pauvres, les gens qui sont en difficulté, qui ont du mal à boucler les fins de mois, etc., c'est celles et ceux qui ont, »
Présence observée dans ces passages, sans conclusion sur la véracité ni la personne.
franceinfo — 8h30 franceinfo · Production française de vaccin, vaccination obligatoire, retraites, plan de relance... Le "8h30 franceinfo" d'Agnès Pannier-RunacherVérifier à 25:38
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
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LCP — La Politique et moi · Agnès Pannier-Runacher, députée EPR du Pas-de-Calais | La politique et moiVérifier à 11:59
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 20:47
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 4:38
« En tout cas, rien ne serait pire. Et je pense que notre responsabilité aujourd'hui, c'est de faire la preuve qu'on a des candidats qui sont capables de s'imposer au deuxième tour, qui ont un projet pour la France, qui ont un projet qui répondent aux vrais besoins des Françaises et des Français et qui ne tombent pas dans le populisme de l'extrême gauche ou de l'extrême droite. Et ces deux populismes sont des menaces pour les Françaises et les Français et pour toutes les communautés. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 8:25
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
« Ça m'inquiète pour la santé de l'économie de la planète. Vous avez vu les chiffres qui ont été publiés par les économistes et qui marquent un ralentissement de la croissance. Donc nous sommes de ce point de vue-là tous dans un ralentissement de la croissance et nous sommes interdépendants. S'agissant de la France, on a un atout très important, c'est qu'on a une dépendance aux énergies fossiles qui est plutôt inférieure à celle de nos voisins. Il faut continuer, il est absolument essentiel, d'électrifier notre économie et d'utiliser une électricité qu'on produit chez nous et qui est aujourd'hui à un prix très compétitif, notamment par rapport à l'Allemagne et par rapport à l'Italie. Mais ça c'est une réponse de moyen long terme. La réponse de court terme, c'est évidemment d'accompagner les personnes qui sont aujourd'hui emprisonnées dans leur dépendance aux fossiles. Je pense à tous ceux notamment qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler. »
Radio J — L'interview politique · Agnès Pannier-Runacher - L'interview politique du 10/06/26Vérifier à 3:32
« – Non, mais Françoise de Goir, reprenons les choses. En 2017, le budget d'écologie, il était 10 milliards d'euros. En 2025, il est de 20 milliards d'euros. Et le fonds vert, c'est le président de la République qui l'a inventé. Alors, peut-être que ça embête Sigolène Royal et toute la gauche, »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 14:12
« La canicule, c'est l'effet du dérèglement climatique. Donc, il y a une responsabilité collective puisque dès 1972, Midoz alertait sur les conséquences d'un usage des ressources naturelles qui était incompatible avec une stabilité de la planète. Donc, ça, je dirais, c'est 50 ans de responsabilité. Maintenant, si on regarde ces dernières années, très factuellement, le budget du ministère de l'Écologie a doublé. Les émissions de gaz à effet de serre ont baissé en France comme jamais puisque le rythme de baisse des émissions de gaz à effet de serre a été multiplié par 4 par rapport au quinquennat Hollande. La qualité de l'air aussi a été drastiquement améliorée, 30% de moins de pollution dans les grandes villes. Et effectivement, nous avons un plan national d'adaptation au changement climatique qui est une nouveauté dans son approche puisque pour la première fois, on travaille à adapter la France à un réchauffement à plus 4 degrés à horizon 2100 qui est le scénario central du GIEC. Ce qui veut dire qu'on a pris la mesure du sujet et que ce plan est regardé à l'international comme étant exemplaire pour un pays occidental. – François, vous entendez ce que dit la ministre Agnès Pannier-Runacher ? »
Public Sénat — Bonjour chez vous ! · La canicule est-elle politique ?Vérifier à 9:29
Sud Radio · Borne, Pannier-Runacher, Wauquiez : les politiques sont-ils hors-sol ?Vérifier à 6:06
« ce n'est pas du tout ce que je dis ce que je dis c'est qu'on est dans une situation qui est complexe moi j'adorerais être dans un moment de croissance un moment où les finances publiques sont en forme un moment où les rentrées fiscales sont en rendez-vous c'est pas la situation et donc il faut essayer de trouver un équilibre et il est compliqué et on le fait en conscience et le Premier ministre est à l'écoute il faut aussi le dire il est à l'écoute des différentes forces politiques qui composent sa coalition il faut trouver un juste équilibre entre l'effort de réduction de nos dépenses parce que celui-là risque de nous risque de nous priver de moyens d'accompagner les services publics pourquoi ? parce qu'on va nous demander de payer plus d'intérêts si on apparaît comme n'étant pas sérieux sur les finances publiques vis-à-vis de nos prêteurs donc ça ça serait perdant et de l'autre côté de faire en sorte d'avoir une politique économique qui continue à créer de l'emploi donc on voit bien qu'on est sur un chemin étroit évidemment toutes les oppositions sont très confortables elles nous disent faites ceci faites pas cela et leur budget n'est pas équilibré à la fin donc ce sont des débats compliqués on le fait au sein d'une coalition on le fait en responsabilité moi je suis confiante sur le fait »
RMC — Face à Face · Face à Face : Agnès Pannier-Runacher - 22/11Vérifier à 16:21