Yannick Neuder : la prévention au coeur | Circo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[musique] Bonjour. J'ai installé la passente de 10h20 parce que le premier était pas encore arrivé. D'accord.
D'accord. OK. Bon, je vais voir alors.
Bonjour madame. Bonjour. Au CHU de Grenoble, le député Yannick Neder a conservé son activité professionnelle. cardiologue, chef du pôle Torx et vaisseaux, il consulte tous les lundis.
Pas de palpitation ? Euh non. Non.
Ça fait combien de temps qu'on a pas refait un test d'effort ou fait un test d'effort ? Ah, j'en étais sûr au moins 2 3 ans. 2 3 ans ?
Et vous faites du sport ? Oui. D'accord.
Qu'est-ce que vous faites ? De la gyme. De la gyme.
D'accord. Et ça se passe bien ? Ça vous détend ?
Oui. D'accord. Dans la famille, il y avait des problèmes cardiaques, je me rappelle plus.
Tout le monde. Toutes les femmes. Toutes les femmes.
D'accord. Toute la lignée de femmes. Bon et ben, vous avez gagné un petit bilan hein.
Non mais [rires] cholestérol, ancienne fumeuse, stress, hypertension. C'est quand même chez vous que ça peut se passer quand même. Ouais.
Ouais, ouais. Cette patiente de 53 ans coche toutes les cases du risque d'accident vasculaire cérébral. Un risque plus élevé chez les femmes d'autant qu'il est souvent sous-estimé.
Hop là, j'ai déclaré mon hypertension à la naissance de ma fille. Il y a j'avais 35 ans et depuis je suis suivie pour de l'hypertension. Mais je suis suivie, je fais les choses bien quoi.
Voilà. [rires] Alors, c'est important ce que madame vient de dire parce que notamment chez les femmes, notamment aux différentes périodes d'activité, que ça soit pendant la grossesse avec des bébés par exemple un peu gros, des hypertensions gestationnelles pendant la grossesse, on sait que c'est des facteurs qui vont être des facteurs de risque pour les femmes plus tard. En France, un infarctus ou un AVC a lieu toutes les 2 minutes.
C'est la deuxième cause de décès après le cancer et pourtant on en a pas toujours conscience. Quand j'étais de garde la nuit, souvent on avait plein de patients qui faisaient des infartus et en fait c'est des gens qui spontanément se plaignaient de rien mais tout était un petit peu pathologique, un peu de surpoids, un peu de stress, un peu de manque d'activité, un peu de cholestérol, un peu de diabète, un peu de un peu de tout trop et puis nuit au hop infartus coup de [musique] coup d'éclair dans un ciel sain. 80 % de ces accidents cardiaques sont évitables.
Le député, ex-ministre de la santé souhaite intensifier la prévention. Il a rédigé une proposition de loi en ce sens. Elle a été adoptée à l'unanimité en avril dernier.
Il y a pas eu de contrôle depuis 2 ans. On passe une grande partie de son temps dans son activité professionnelle. Donc l'idée c'est de pouvoir faire que pendant que le patient est au travail et bien on lui propose effectivement une fois par an le dépistage de son cholestérol, de sa tension, de son diabète parce que les chiffres sont là.
On a on a 17 millions de français qui ont une hypertension artérielle et 6 millions de français qui ne savent pas qu'ils ont une hypertension artérielle. Merci. Merci à vous.
Bonne journée. Allez, je vous accompagne. Bon, ça fait plaisir de vous voir et tout depuis tout sens. [rires] Yannique Nuder souhaite rendre le dépistage en entreprise obligatoire.
Au cœur de sa circonscription, il nous emmène sur l'une des plus grandes plateformes chimiques de l'ISER, la plateforme de Rousillon. Un site classé CVSO à haut risque. 1600 salariés y travaillent.
Bonjour. Bonjour. Bonjour monsieur.
Bonjour. Bonjour. Bonjour.
Ce jour-là, la Fédération française de cardiologie est venue réaliser des dépistages. Très très bien. Là, jusqu'à la fin de l'année, on a encore 4 à c entreprises à visiter.
D'accord. Qui sont programmé puis après ça deviendra du systématique dans toutes les entreprises. Donc ça va quand même changer la donne.
Et vous ça c'est plutôt positif pour vous dans votre exercice ? très intéressant là surtout en sur un mode de campagne comme ça parce qu'on mobilise des gens qui sont pour lesquels on pense pas forcément à faire le l'épissage notamment des jeunes. Ouais.
Euh on les suit aussi particulièrement parce que au-delà du risque chimique qu'on a sur la plateforme, on a aussi beaucoup de travailleurs qui ont des risques cardio-vasculaires notamment en lien avec le le travail posté, travail de nuit, travail en équipe successive qui joue sur plusieurs facteurs de risque radioovasculairire. Donc on a une attention particulière là-dessus. Cette plateforme chimique a un service de santé intégré, un médecin présent 7 jours sur 7, mais c'est loin d'être le cas partout.
L'idée, c'est que ça soit accessible à n'importe quelle petite et moyenne entreprise, notamment les TPE et que naturellement il y aura pas le service de médecine du travail. Ça peut être avec les les cabinets infirmiers de proximité, ça peut être avec les CPTS, les maisons médicales. 70 salariés comme cette cadre se sont portés volontaires pour un dépistage.
Je vais m'occuper de tout ce qui est euh prélèvement clinique, c'est-à-dire la prise de tension, le dosage du cholestérol et le dosage du sucre. OK. Et et moi je vais vous poser plein de questions indiscrètes.
D'accord. Combien de temps passez-vous assise par jour ? Moins de 3h, 3 7h ou plus de 7h ?
Plus de 7h. Plus de 7h. Est-ce que vous fumez ?
Oui. Est-ce que vous rajoutez du sel systématiquement dans vos plats ? Oui.
Est-ce que vous mangez régulièrement de la charcuterie ? Oui. Et est-ce que vous faites de l'apnée du sommeil ?
Pas ma connaissance. Voilà. Et ben moi, j'ai fini pour les questions.
J'ai commencé à rentrer tout ça dans l'ordinateur. C'est la première fois que vous avez ce genre de bilan ? Oui, première fois effectivement.
Donc vous vous trouvez que c'est une bonne initiative pour vous de pouvoir sur votre lieu de travail avoir ce dépistage là ? Oui, sinon je l'aurais pas forcément fait et je trouve que c'est l'opportunité aussi de faire un Vous aviez jamais fait de de ce ce type de dosage ? Non, jamais.
Jamais. Et je trouve que c'est bien de le faire sur le lieu de travail. C'est l'occasion de faire un petit bilan et de faire aussi prendre conscience aux gens qu'il y a un sujet quoi.
Ouais, c'est ça. On est bien dans la cible. Euh quelqu'un qui n'est pas du tout contre le dépistage mais qui fait de son organisation n'ira pas forcément faire ce dépistage.
Donc là, l'entreprise lui le propose sur son site de travail. Elle se dit bah pourquoi pas ? C'est l'occasion.
Donc l'occasion crée la situation du dépistage. En 15 minutes seulement, la jeune femme va savoir si elle a des risques de maladie cardio-vasculaire. Vous êtes en zone orange, donc vous êtes en risque modéré et vous avez une IMC qui est normale.
Par contre, le tabac le numéro 1 au niveau du cœur. D'accord. Vous aviez conscience d'être à risque cardio-vasculaire ou pas du tout ? bah du moment où on fume et euh effectivement quand même, il y a quand même beaucoup de campagnes de sensibilisation qui sont faites et euh pour les prises de conscience donc c'est pas une surprise.
Voilà, merci beaucoup. Ben je vous en prie bonne fin de journée maintenant. Bonne fin de journée.
Bonne continuation. Au revoir. Au revoir.
La prévention des risques cardio-vasculaires doit se faire dès le plus jeune âge. Bonjour. C'est la conviction du député.
Il souhaite que des actions de sensibilisation comme celle qui a lieu ce jour-là soient généralisé dans les écoles. Alors moi je suis votre député. Si je viens vous voir c'est pour en gros illustrer une loi que que j'ai écrite et qui a été votée il y a à peu près 3 semaines à l'Assemblée nationale qui concerne les maladies cardio-vasculaires, l'hypertension, le cholestérol.
Ça vous parle tous ces mots ? Oui. Et puis après, il y a toutes les mauvaises habitudes.
Euh donc, qu'est-ce que c'est les mauvaises habitudes ? Qu'est-ce qu'il faut pas faire ? Trop fumer.
Trop fumer. Tabac. Oui.
Après, ouais. Manger pas équilibré. Voilà.
L'alimentation très important parce que si on mange trop de sucre et on mange du gras, ça donne quoi ? Diabète. Diabète pour le sucre.
Sucre et si on mange trop gras, le cholestérol. Alors, qu'est-ce que ça fait tout ce sucre, ce cholestérol dans notre dans notre corps ? Augmenter la vitesse du sang.
Ouais. He un infartus, c'est quoi ? Un infartus, c'est qu'on prive l'organe d'oxygène.
Le sang, il circule plus. Apprendre à manger sainement. Ce matin, c'est l'infirmière scolaire qui sensibilise ses élèves de CM2.
On va reprendre la base de l'alimentation, c'est la pyramide alimentaire. Tout le monde connaît la pyramide alimentaire. Oui.
Oui. Plus on part du bas, plus c'est bon pour la santé. Plus on est en haut, moins c'est bon pour la santé.
Est-ce que euh si on a soif, on boit euh du soda ? Non. Non.
Parce que quand on a ça, c'est quoi en fait ? Bah c'est notre corps. Notre corps qui est rempli à 60 % d'eau qui nous dit "Donne-moi de l'eau, s'il te plaît, je manque d'eau pour bien fonctionner." D'accord ?
Donc si on lui donne du soda, qu'est-ce qu'on va lui donner à notre corps ? du sucre. Et oui, du sucre et des produits chimiques.
Lipides, glucides. Il faut savoir repérer les familles d'aliments qui vont être la dernière famille qui est importante. Ouais.
C'est les viandes. Et c'est la famille de quoi ? des viandard ?
Non non, c'est la famille des protéines. Est-ce que vous savez combien de temps par jour d'activité vous devez faire pour que votre corps il fonctionne comme il faut et le maintenir en bonne santé ? Minimum 1 heure 60 minutes par jour.
D'accord. Et alors, est-ce que si je range ma chambre, je fais de l'activité ? Oui.
Oui. Est-ce que si j'aide maman et papa à mettre la table, je fais de l'activité ? Oui oui, de la théorie à la pratique. 10 minutes de corde à sauter pour comprendre comment fonctionne son rythme cardiaque.
Vous vous entraînez à essayer de sauter juste parti petit échauffement. Si le député tient à sensibiliser les plus jeunes, c'est qu'il existe une maladie génétique qui concerne une naissance sur 250 et qui est souvent sous-diagnostiqué. une pathologie qui est assez terrible qui est l'hypercholestérolémie familiale et qui touche 300000 personnes en France et qui donne des accidents vasculaires, des infartus plutôt de façon prématurée chez des jeunes adultes.
On peut, comme le font certains pays, pouvoir dépister dès l'âge de 6 ans et mettre le traitement adéquat. Donc dans le cadre de la loi qui a été votée, on propose systématiquement un dépissage du cholestérol euh à l'entrée au CP à l'âge de 6 ans. Au revoir, à bientôt.
Signe de l'importance du sujet, 80 députés de tout bord politique ont soutenu cette proposition de loi. Quelques jours après son adoption, Yannick Neder organise une grande opération de dépistage [musique] au sein même de l'Assemblée nationale. Je pense que les députés sont sont à risque parce que je pense qu'il y a naturellement du stress.
Il y a un rythme de vie qui est très sacadé entre la circonscription à Paris, les transports, les séances de nuit. C'est pas le meilleur exemple d'hygiène de vie. Et donc on cherche quoi ?
En regardant l'épaisseur de la paroi de ce vaisseau-là qui est la carotide. On a une idée de l'état des artères en général et donc comme on sait que c'est corrélé ou associé à un risque cardio-vasculaire à moyen long terme, ça nous permet d'être incitatif avec nos patients. Moi qui avant d'être élu faisait un peu plus de 10 heures de sport par semaine.
On se retrouve limité parce qu'on a peu de temps, on va dire et moins de temps en sport, plus de temps assis. On a une vie un peu à stress et faire un bilan d'étape. Merci parce que ça rassure.
Là, j'ai moins de risque et ça va pas empêcher de chercher quand même à perdre un peu de poids. Plus de 200 membres du personnel et députés ont participé au dépistage. La présidente de l'Assemblée nationale s'est-elle aussi prêtée au jeu.
Tabac ! Non, j'ai arrêté. Stress jamais.
Non, [rires] surtout pas. Parfois on va mettre de la même manière que vous connaissez bien le dépistage de cancer, on veut aussi qu'on a insiste là-dessus et c'est pour ça que l'ensemble de la communauté cardiologique et derrière Noder et sa loi pour vraiment pouvoir je dirais encrer ça au niveau de la nation. Oui, merci.
C'est bien. Bravo. Si elle est définitivement adoptée par le Sénat, cette proposition de loi pourrait réduire d'un/4 la mortalité cardio-vasculaire prématurée d'ici 2035.
Bonsoir
Yannick Neuder