L´Autre regard : les enjeux de la visite de Sébastien Lecornu au Maroc
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:52Fait
« Le Maroc produit des énergies renouvelables pour alimenter son marché national mais aussi pour les exporter. »
- 3:30Chiffre
« Les connexions que nous avons avec l'Espagne actuellement sont à 700 MW chacune. »
- 4:13Fait
« Des longueurs de 3000 km de sous-marin, cela existe déjà par ailleurs. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Bonjour Paul Lionel. On va rappeler aux téléspectateurs que vous êtes là chaque mercredi parce que vous nous proposez votre regard sur l'actualité diplomatique au Maghreb et aujourd'hui on va parler de la visite d'État au Maroc du Premier ministre français Sébastien Lecornu. Il arrive aujourd'hui en toute fin de journée. Le locataire de l'hôtel Matignon comme on dit est censé donc arriver à ce moment-là. C'est son premier déplacement hors de France depuis que il est premier ministre. français. Donc ça se fait dans le cadre de ce qu'on appelle le RHN. C'est la première rencontre de haut niveau entre les deux gouvernements depuis 2019 avec un objectif apparemment clair. Il faut dire aussi qu'il arrive à la tête d'une importante délégation.
Vous nous direz l'objectif c'est de renforcer davantage le partenariat bilatéral entre le Maroc et la France. Exactement. Chat chat Rachid. Et quoi de mieux pour un renforcement de cette relation que de consolider la dynamique autour d'un projet dont on entend parler depuis près de 2 ans maintenant, la signature d'un traité d'amitié pour la France, ce sera le premier avec un pays hors Europe. Alors, cette rencontre bilatérale ne va pas aboutir à sa ratification qui est réservée au chefs d'État, le roi Mohamed 6 et le président Emmanuel Macron qui en sont à l'origine. Là, le but de cette visite est de penser tous les dossiers stratégiques entre les deux pays pour bâtir justement ce traité. qui doit mener un approfondissement au tangible du partenariat franco-marocain modernisé
d'égal à égal. Ce traité va être signé lors de la prochaine visite du roi à Paris dont la date n'a pas encore été confirmée. Ce qui permet au comité d'idé sages de continuer l'élaboration de ce texte. Il réunit cinq français et six marocains, des intellectuels, des personnalités influentes venues des deux rives. Du côté de l'exécutif, aujourd'hui dans cette visite, les 12 ministres qui accompagnent Sébastien Lecnu vont eux échanger avec leur homologue au sujet de la mise en œuvre de ce document en s'accord sa base qui comprend le renforcement de l'économie bilatérale, de la sécurité ou encore de la coopération culturelle. Rachid. Alors, ils vont pas parler que de ça, hein, bien entendu, parce que dans le cadre de différentes réunions qui vont avoir lieu, donc entre le chef du
gouvernement français, les différents ministres et aussi les membres du gouvernement ici marocain, plusieurs dossiers vont être évidemment abordés. La coopération autour du gaming et oui, il y aura aussi la sécurité autour du prochain mondial qui aura lieu ici notamment au Maroc. Maroc est coorganisateur avec l'Espagne et le Portugal. Donc en 2030, il on parlait aussi de cinéma mais probablement de réalisation cinématographique ou en tout cas de l'économie autour du cinéma. Mais cette mais là cette réunion prend place au moment où trois grands dossiers principaux bien spécifiques sont en cours entre les deux pays. Il a une réunion, ça sera l'occasion de faire le point Rachide. Alors le premier
dossier, c'est l'énergie. Vous savez que le Maroc produit des énergies renouvelables pour alimenter son marché national mais aussi pour les exporter. Avec la France, il y a un projet en ce sens, celui de transporter depuis le Maroc vers l'hexagone de l'électricité verte, photovoltaïque et éolienne. À ce jour, il y a trois possibilités qui ont été étudiées à travers trois sources de production, bouche d'our, tantan et tendrara. Chacune a ses spécificités, plus d'éolien ou de photovoltaïque en fonction de l'implantation. Mais ce qui ne change pas, c'est que toutes ces productions seraient exportées de la même manière, transformé puis acheminé à travers une portion de câble terrestre et un gros tronçon maritime de Pinador pour relier Marseille. Ce serait une
prouesse technologique avec 1300 km de câble, mais voilà. Est-ce qu'un tel projet est avant tout faisable ? J'ai posé la question à Amine Benouna, expert en la matière. C'est un record dans la mesure où les connexions que nous avons avec l'Espagne actuellement sont à 700 MW chacune. C'est quand même trois fois plus puissant et en terme de distance beaucoup plus loin que ce qui existe. Or bien sûr c'est un peu moins prétentieux que le projet des gens de XLX qui voulaient amener ça vers l'Angleterre et puis qui maintenant l'amener de l'électricité vers l'Allemagne. Mais de toute façon, des longueurs de 3000 km de sous-marin, cela existe déjà par ailleurs. Ça reste toujours des cas
tellement uniques, que on peut dire que ce sont des prouesses. Une prouesse, oui, mais c'est possible. Il y a aussi un autre projet toujours sur le volet énergétique, celui de l'exportation de biocarburant marocain vers la France pour le secteur aérien dans l'optique de décarboner. Mais là, [grognement] cela pourrait poser un problème pour comme l'explique à nouveau Amine Benouna, que je vous propose d'écouter. La plupart des biocarburants, je ne dirais pas tous hein, il y a il y a des approches aujourd'hui euh power to X qui évitent l'utilisation de terrain agricole. Mais toutes les technologies autres que je connais euh qui produisent des biocarburants utilisent et exploitent des terres qui sont exploitables du point de vue agricole. Si à l'échelle planétaire nous
continuons à utiliser des terrains exploitables à des fins alimentaires pour que certains puissent prendre l'avion, on voit bien qu'il y a quelque chose qui ne va pas. Concrètement, si la production à partir de biomasse est actuellement limitée au Maroc, l'Union européenne dont fait partie la France demande à terme que cela soit à partir de cette base que soit exprès le biocarburant. Donc à l'avenir, une parcelle de terre qui a un potentiel agricole pourrait être conditionné puis exploitée en ce sens. Et dans cette configuration, c'est vrai que la production alimentaire en serait impacté Rachide. Mais bon, pour ce qui concerne le biocarburant, on verra. Mais en tout cas, le projet de câble sous-marin euh est déjà disons un peu plus avancé euh
entre les deux rives. La ministre marocaine de l'énergie d'ailleurs et son homologue français sont censés même lancer un appel à projet dès demain. Normalement, l'autre grand dossier en cours pôle Lyonnel, c'est le nucléaire parce que le Maroc aimerait bien avoir son propre parc. C'est ça. Et qui de mieux que la France nation nucléaire pour accompagner une telle entreprise ? Mais là, il y a encore plusieurs inconnus. Déjà, tant que le projet n'est pas lancé, c'est difficile de connaître le véritable coût de la production électrique, tout frais compris. L'autre, avoir une véritable industrie nucléaire rachide nécessite des infrastructures adaptées au même titre qu'un personnel compétent en la matière. Et le dernier point qui n'est pas des moindres et bien c'est que le
Maron le Maroc mène en ce moment à un projet éminemment stratégique, celui de dessement de l'eau de mer dans lequel la France est par ailleurs engagée. L'objectif à ce sujet serait d'atteindre 1,7 milliards de mètres ces d'eau dessalé par an d'ici 2030. Mais c'est grâce à son réseau d'énergie verte que le Maroc dess. En fait, ces installations existantes sont reliées à ce réseau. Donc, l'adaptation à une autre technologie, une autre énergie est un risque à la fois en matière d'approvisionnement en eau déjà dessalé, mais aussi de faisabilité. Euh est-ce que à terme le nucléaire va satisfaire les opérateurs marocains en matière de coût ? Déjà, rien que cela. Ouais, effectivement, parce que en France, le choix a été fait il y a très très longtemps et maintenant bah pour
l'adapter à la situation marocaine, peut-être que c'est un petit peu moins évident, mais enfin les spécialistes se prononceront sur la question. L'autre grand et sans doute dernier dossier, c'est celui qui concerne la défense, le côté militaire puisqu'il s'agit de renforcer le dialogue et d'arriver à une finalement une compréhension mutuelle pour que la coopération dans le secteur de la défense finisse par compléter le traité d'habités. C'est ça parce qu'en fait la France et le Maroc sont déjà de très bons partenaires. On le sait avec vous, on en a déjà parlé à l'occasion de plusieurs chroniques. Mais l'idée là est qu'il soit lié dans une période de temps plus importante à travers des dossiers stratégiques dans l'optique de transformer une relation renouvelée qui
ne repose plus sur le traité de la selle Saint-Cloup, celui qui a mené à l'indépendance du Maroc. Il est dépassé ce traité, il faut le transformer compte tenu de l'importance mutuelle que représentent les deux pays l'un pour l'autre. Et pour le volet militaire, il est structurant. Une armée forte est une garantie souveraine de défense. La France, de son côté, produit des avions de chass ce dernier cri. Alors, nous ne sommes pas dans le secret des décisionnaires. Donc, nous ne aventurons pas dans ce à quoi pourrait ressembler des accords signés entre les deux pays à sujet. Mais on imagine bien que la transformation de cette relation doit aussi passer par un renforcement de ce secteur, le militaire comme un transfert de technologie militaire de Paris vers Rabata, par exemple, ce qui pourrait
mener à ce que le Maroc fait déjà, c'est-à-dire produire des armes sur place euh notamment à travers l'implantation d'industrie militaires de pays euh de plusieurs pays. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que la relation diplomatique entre les deux nations est au beau fixe depuis la reconnaissance par la France de la marocainité et du Sahara. Il reste maintenant à transformer l'essai avec ce traité d'amitié et avec tout ce qu'il implique dans le renforcement de cette relation bilatérale rachide. Effectivement et on verra bien et on bien sûr on reviendra largement sur cette visite de Sébastien Lecnu ici au Maroc. Il arrive donc en fin de journée aujourd'hui et l'essentiel d'ailleurs de la visite va se dérouler demain.
Sébastien Lecornu