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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 4 mars 2026 25 minComplaisantActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesDéfense

Prix du pétrole, rapatriement depuis le Moyen-Orient... Roland Lescure dans le "8h30 franceinfo"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous connaissez la destination du Charles de Gaulle ? Est-ce qu'il va vers le détroit d'Ormus ?

  • 2:00OuverteRéponse partielle

    Concrètement, est-ce que ça veut dire qu'on va avoir le porte-avion Charles de Gaulle au milieu du détroit d'Ormus pour sécuriser les pétroliers français ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que ça va être symbolique ou dissuasif cette présence au large ?

  • 6:00OuverteRéponse directe

    Vous, ministre de l'économie, vous réunissez tous les jours une cellule de crise à Bercy. Racontez-nous, il s'y passe quoi dans cette cellule de crise ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que le vrai risque à terme, c'est que les gens se jettent à la pompe et créent eux-mêmes une pénurie ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous pourriez baisser les taxes sur l'essence, la TVA par exemple, si ça augmentait trop au-delà des sanctions ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Roland LescureFait
    « Le président a été très clair. L'objectif c'est de protéger nos intérêts. Donc protéger évidemment nos concitoyens. Il y en a 300000 dans la région. »
  • 9:00Roland LescureFait
    « En temps normal, ce gaz, il ne vient pas en Europe, il va en Asie. »
  • 15:00Roland LescureChiffre
    « On est sur 2 3 % de baisse depuis samedi. »
  • 17:00Roland LescureChiffre
    « 10 dollars sur le prix du baril, c'est à peu près 01 02 % d'inflation. »
  • 19:00Roland LescureFait
    « On était plutôt dans une phase où les économistes revoyaient la croissance à la hausse et là avit plus à la hausse. »
  • 21:00Roland LescureChiffre
    « Les anticipations d'inflation sur le marché aujourd'hui, elles sont à 2 %. »
  • 27:00Roland LescureChiffre
    « Un avion est atterri avec quelques centaines de Français hier dans la nuit. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[musique] Bonjour Roland l'escur. Bonjour Camille. Bonjour.

Vous êtes ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté énergétique. En ce 5e jour de guerre au Moyen-Orient, on va voir les nombreuses conséquences pour l'économie française et nous ces consommateurs. Car ce matin, le D3 d'Ormuse entre l'Iran et Auman est fermé.

Un/4 du pétrole et du gaz transit. C'est donc une menace pour toute l'économie mondiale, un enjeu sur lequel le président Macron s'est exprimé hier soir. On l'écoute.

Nous sommes à l'initiative pour bâtir une coalition afin de réunir les moyens, y compris militaires, pour reprendre et sécuriser le trafic dans ces voies maritimes essentielles à l'économie mondiale. J'ai donné ordre que le porte-avion Charles de Gaul, ses moyens aériens, son escorte de frégate fasse route vers la Méditerranée. Monsieur le ministre, est-ce que vous connaissez la destination du Charles de Gaul ?

Est-ce qu'il va vers le D3 d'Ormouse ? Il va dans la région et c'est pas le seul hein puisque vous savez qu'il y a une frégate aussi qui est en route pour naviguer au bord de Chypre. Le président a été très clair.

L'objectif c'est de protéger nos intérêts. Donc protéger évidemment nos concitoyens. Il y en a 300000 dans la région.

Des soldats, des gens qui travaillent. Moi, j'ai échangé avec les entreprises présentes sur le terrain et nos envoyés. On a des services économiques régionaux dans tous les pays.

Dans toutes les ambassades, il y a quelqu'un qui travaille pour Ber qui travaille pour nous, qui est en contact avec les entreprises. Donc la première chose que je peux vous dire, c'est que les employés des entreprises françaises vont bien, nos employés à nous aussi vont bien, que les entreprises se sont adaptées à la situation, télétravail pour tout le monde et cetera. de pardon on protège aussi nos intérêts en défendant nos alliés hein.

Donc le président a été très clair sur le fait aussi qu'on engageait des moyens militaires pour protéger nos alliés et puis trois on protège nos intérêts économiques et on va y revenir. C'est un des intérêts majeurs de l'annonce qui a été faite hier d'envoi de moyens militaires pour sécuriser le trafic dans le détroit d'musou. Justement, le président parle de sécuriser ses voies maritimes essentielles à l'économie mondiale.

Concrètement, est-ce que ça veut dire qu'on va avoir le porte-avion Charles de Gaulle au milieu du D3 qui va escorter les bateaux des pétroliers français qui traversent avec ces 2000 marins, ces 40 rafales pour sécuriser notre approvisionnement ? Bon, déjà c'est c'est déjà arrivé dans le passé hein. Donc au début des années 80, on avait la guerre Iran Irak à l'époque, c'était déjà en Iran que ça se passait.

On avait des des vaisseaux militaires qui escortaient des navires qui faisaient du fret et notamment du fret pétrolier. On l'a fait aussi plus récemment, il y a un peu plus d'un an au Canal de Suèse où on avait des attaques, des outils et on a voulu sécuriser pareil le trafic. Et là, c'est ce qui va se passer aussi.

On va sécuriser le trafic ou ça sera symbolique ou c'est dissuasif cette présence au champ ? L'objectif, il est si besoin et vous l'avez dit à ce stade, il est fermé. Tout ça est très fluide hein, ça change de jour en jour.

C'est pas un porte-avion qui va escorter des bateaux. On a des frégates, on a d'autres moyens. Vous avez vu que les États-Unis ont annoncé hier aussi par la voix de leur président président Donald Trump queex aussi envisageaient euh de fluidifier le trafic via l'escor.

Mais à quoi ce porte avion ? Pardonnez-moi ? Ben porter des avions qui peuvent eux-mêmes intervenir.

Je vais pas rentrer dans le détail mais les rafales décollent audessus du D3 et fluidif pour reprendre. Surtout pas rentrer dans le détail de la manière dont on va faire. Et puis vous n'êtes pas Catherine Votrein, vous êtes pas la vie des Non mais je ne suis pas Catherine Votrein.

Je pense que même Catherine Votrein vous donnerait pas euh je dirais comme ça sur ce plateau la manière dont on va utiliser nos forces. Ce qui est important c'est de dire qu'on va on va s'engager. On va s'engager pour la défense de nos intérêts, nos compatriotes, nos alliés et notre économie.

C'est les trois objectifs qu'a exprimé le président de la République hier et qu'on va déployer dans les jours et les semaines qui viennent. Vous, ministre de l'économie, vous réunissez tous les jours une cellule de crise à Ber économiques. Racontez-nous, il s'y passe quoi dans cette cellule de crise ?

Ben, d'abord, on fait un point sur les marchés, donc euh le prix du pétrole, le prix du gaz, prix du gaz en Europe, prix du gaz aux États-Unis. On suit aussi les marchés financiers parce que au fond l'évolution des marchés financiers c'est un espèce de baromètre de la manière dont on anticipe l'impact de cette crise sur l'économie mondiale. On a aujourd'hui les bourses sont dans le rouge.

Alors les bourses ne s'effondrent pas mais les bourses baissent non mais les bourses baissent. Quand vous regardez la bourse américaine qui est un peu le baromètre global, elle a quasiment pas bougé depuis 3 jours. Les bourses européennes et asiatiques sont plus volatiles et elles ont baissé à la baisse.

À la baisse. On est sur 2 3 % de baisse depuis samedi, hein. Donc on est pas dans un craque boursier.

Il faut quand même en fait dans cette crise, faut être factuel. H et faut garder son sang froid. Donc les chiffres aujourd'hui c'est effectivement des bourses en ba d'intérêt qui montent un petit peu, un dollar qui monte un petit peu.

C'est ce qu'on appelle un un vol vers la qualité, c'est-à-dire les les les marchés ont besoin d'être rassurés. Mais ce qu'il faut regarder avant tout, c'est la réalité économique et physique de ce qui se passe. C'est-à-dire que justement sur la réalité économique et physique, avant d'aller sur l'essence qui va être la grande thématique de cette interview, à cette réunion, à votre réunion, il y aussi les armateurs de France.

Donc combien de bateaux français sont ce matin bloqués ? Ben, ils l'ont dit euh dimanche soir, hein. On est sur quelques dizaines.

Comme les bateaux aujourd'hui ne sortent pas du des trit d'ormous, on reste sur quelques dizaines 50 et 55, vous pouvez pas dire non, mais c'est l'ordre de grandeur. Mais ce que je voudrais surtout, c'est insister sur le fait qu'effectivement en temps normal, il y a 20 % du gaz mondial qui passe par le troit d'ormous, il ne passe plus. Et c'est ce qui explique la hausse du prix du gaz.

Ce que je veux dire aussi, c'est qu'en temps normal, ce gaz, il ne vient pas en Europe, il va en Asie. Donc il y a aucun risque d'approvisionnement d'ailleurs ni sur le gaz ni sur le pétrole en France et en Europe. Vous pouvez nous assurer ce matin qu'il n'y aura pas de pénurie ni de gaz ni d'essence en Europe.

C'est certain. Vous en êtes convaincu. Écoutez évidemment tout va dépendre de l'intensité de la durée du conflit.

Concrètement pe on peut aujourd'hui ce que je peux vous dire c'est que à court terme aucun risque dans les semaines qui viennent. dans les semaines vien plus de 3 semaines je veux surtout pas commencer à faire de de la de la de la fiction sur un conflit qui reste très c'est pas de la fiction c'est de la prévision pour le coup c'est important prévoir l'imprévisible combien combien de temps on peut tenir donc il y a aucun risque mais vraiment j'insiste d'approvisionnement ni sur le gaz ni sur le pétrole à court terme pour les semaines qui viennent donc il faut garder son sang froid être conscient des risques mais en aucun cas raconter n'importe quoi he on y revient viendra peut-être et de surtout créer des problèmes qui n'ont pas lieu de d'être. C'està-dire que si évidemment demain on se jette tous sur le station service du coin pour aller faire le point, la station service du coin en question manquera d'essence.

Mais la station service du coin, elle est à Rouan au micro ici Normandie de Christine Vers. On écoute. C'est le patron qui m'a dit d'y aller parce que tout le monde y va.

Et ben je pense qu'on fait comme tout le monde. Les gens s'en fout pour 50 centimes sur un un plein, ils vont faire peu 2 heures de queue bientôt. C'est débile.

Monsieur le ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté énergétique, est-ce que le vrai risque à terme, c'est que les gens se jettent à la pompe et créent eux-mêmes une pénurie ? Faut garder son sang francid. Aujourd'hui, il y aura pas de pénurie nationale, mais dans cette cellule de crise dont je parlais tout à l'heure, on regarde notamment le prix de l'essence.

Il augmente de quelques centimes actuellement. quelques centimes. C'est une hausse, j'allais dire normale compte tenue de la hausse du prix du pétrole.

Et on regarde les pénuries et aujourd'hui dans plus de 97 % du territoire, il y a aucun problème. C'est-à-dire qu'on est dans une situation normale où on a de l'essence partout. Mais si les gens font la queue, excusez-moi, aux stations services, c'est parce qu'ils ont peur non pas seulement des perruques mais aussi de l'augmentation du prix de l'essence.

Euh à ce sujet, Emmanuel Ampau, le président de la Fédération française des carburants, s'est exprimé ce matin sur France Info. On vous le fait écouter et vous réagissez. Les 2 € litres, on va en être assez proche, hein, en réalité euh hier déjà, on l'a constaté dans certaines stations, euh probablement à partir de ce matin également.

Après, au-delà de ça, je dirais, tant que le baril reste dans une zone aux alentours de 80 85 dollars, il y a pas de raison que ça s'envole tellement au-delà. Je vous voyez hacher la tête 2 € le litre bientôt. Vous n'êtes pas d'accord avec ce chiffre ?

Attention, le prix moyen hier c'est à peu près 1,75 gazol et super 95. H donc évidemment la moyenne peut cacher des disparités. Non non non non.

En moyenne on est autour de 1,75 1,76. Attention donc il y a des disparités et il y a évidemment en fonction du fait qu'on est en centre-ville, en montagne et autres des prix qui peuvent être plus élevés. Mais je vais être très clair là-dessus.

Moi, je ne tolérerais pas qu'on ait des hausses de prix à la pompe qui aillent au-delà de ce que la hausse du pétrole justifie. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que j'ai demandé à la DGCCRF de faire des contrôles.

La direction des des fraudes répression des fraudes, comme on dit, la répression des fraudes d'être sur le terrain, de faire des mesures et de s'assurer effectivement qu'on est sur des hausses de prix, je dirais raisonnables compte tenu de la hausse du prix du baril qui elle aussi est aujourd'hui relativement raisonnable. Donc pas de panique. Donc il y aura des contrôles sur les prix.

Et il se passe quoi si les contrôles euh ils entendront parler de moi. Je vais vous le dire comme ça. Non mais évidemment évidemment que on on comprend que face à une hausse du prix du baril, on puisse avoir une hausse de quelques centimes du prix à la pompe.

Mais à ce stade, c'est tout. H vous pourriez baisser les taxes sur l'essence la TVA par exemple si ça augmentait trop au-delà des sanctions ? Écoutez, j'ai entendu à la fois Jordan Bardella et Marine Le Pen nous le demandai ce matin même.

Oui. Ce matin même 3 jours après le début d'un conflit. Quand on aspire à des responsabilités gouvernementales d'importance, la première qualité à avoir, je pense que c'est le sang frroid.

Ils en manquent. Bah oui, en l'occurrence Jordan Badela, il nous demande de mettre en place ce que Lionel Jospin avait mis en place en 2000. ce qu'on appelle la TIC CPE flottante, c'était une usine à gaz.

Ça n'a pas marché. On l'a supprimé au bout de 2 ans. Passer de 20 % à 5 %.

Non mais de 20 % à 5 % puis si le prix alors ça c'est la TVA mais il nous demande aussi sur ce qu'on appelle la TICE. Donc évidemment la TVA c'est 17 milliards d'euros pour les caisses de l'État en moins sans qu'on soit forcément sûr que ça se répercute toujours sur le prix de l'essence. Pardon mais le chèque carburant c'est pas Lionel Joseph non plus.

Ouiéuisés et je vous rappelle qu'il était qu'il était ciblé sur euh les français et les français av le plus besoin. Vous pourriez refaire un chacun. Non mais écoutez la la meilleure manière aujourd'hui de s'assurer que le prix de l'essence n'augmente pas c'est ce que le président de la République a annoncé hier.

Moi je ne suis pas pour une France qui subit et qui se met en retrait. Je suis pour une France qui agit, qui se projette et qui joue sur le cours du monde. Mais attendez, aujourd'hui, la priorité de priorité, c'est de s'assurer que le gaz et l'essence circulent dans le détroit d'Ormus pour que dans le monde on ait une baisse des prix, du gaz et du brain.

C'est ça la priorité aujourd'hui. C'est pas d'aller s'assurer que dans la station service de Ran dont vous parlez tout à l'heure, on va baisser de 3 ou 4 centimes un essence qui a augmenté de 5 ou 7. C'est on a le droit de réfléchir aux deux leviers.

Mais bien sûr, mais bien sûr, mais faut être conscient aussi que 3 jours Mais bien sûr, mais 3 jours après le début d'un conflit, crier au loup alors que l'objectif il est de garder son sang fr de s'assurer au niveau du conflit, on gère au mieux ce que je disais tout à l'heure, c'est l'intensité et la durée. La France, c'est une grande puissance qui peut se projeter et agir sur le cours du monde. pas une nation qui se replie et qui pense je dirais uniquement à sa petite situation.

On est capable d'agir sur le cours du monde. Pour le moment, si ça s'enlise, vous pourriez penser Non, mais moi les usines à gaz, très peu pour moi. Vraiment non, il n'y a pas que le pétrole et le gaz qui sont bloqués, qui ne peuvent plus emprunter ce canal stratégique.

Est-ce que d'autres produits peuvent manquer ? Je pense notamment aux engrais. Euh alorsance, il faut savoir que l'exposition directe de la France aux proches et Moyen-Orient, c'est moins de 5 %.

Donc les importation, c'est moins de 5 % et même pour les produits énergétiques dont on parlait tout à l'heure, c'est à peine plus de 10 %. Donc l'exposition directe, elle est très faible. Donc on n' pas de risque d'approvisionnement en France.

Le risque auquel on fait face, c'est le risque de prix. Le fait que les prix mondiaux augmentent parce que d'autres zones notamment l'Asie ont des problèmes d'approvisionnement fait qu'on peut avoir une hausse du gaz, on le voit une hausse de l'essence. On aura pas là encore j'ai entendu n'importe quoi de la part de monsieur Bardella de hausse du prix de l'électricité parce que vous savez quand il dit que à cause du gaz l'électricité par le mécan faut travailler un peu quand on veut être amené à gouverner.

Marine Le Pen l' répété ce matin sur pas Marine Le parce que Marine Le Pen répète les erreurs que commet Jordan Bella qu'elle euh énonce des vérités. La réalité c'est qu'on n'est pas du tout dans la situation qu'on avait en 2022 où à l'époque effectivement on ne produisait pas assez d'électricité, on était obligé d'en importer. Cette électricité importée c'était de l'électricité produit par du gaz en Allemagne et c'était l'hiver.

Merci. On a aujourd'hui une production d'électricité bien plus importante qu'à l'époque grâce au nucléaire et madame Le Pen, monsieur Bardella grâce aussi au renouvelable. On a installé du renouvelable depuis comme quoi ça sert.

Et donc on est aujourd'hui face à une production électricité qui fait qu'on exporte de l'électricité et donc les prix de l'électricité en France aujourd'hui ils ne bougent pas. Les prix de gros ne bougent pas et on aura très vraisemblablement évidemment, je vais pas m'engager à 1 an, une stabilité des prix d'électricité en France pour les ménages et les industriels dans les mois qui viennent. Il est 8h47 sur France Info.

Nous avons énormément de questions à vous poser sur l'inflation sur les droits de douan et à la fin nous vous poserons la question qui a la mémoire courte. Mais pour l'heure, il est l'heure du fil l'info en une minute avec Philippine Tibodo. D'autres vols aujourd'hui pour ramener des Français du Moyen-Orient.

C'est ce que confirme le chef de la diplomatie française alors qu'un premier rapatriement a eu lieu cette nuit. Jean-Noël Barreau précise qu'un vol partira d'Abou Dhabi et l'autre de l'Égypte pour rapatrier des personnes vulnérables en provenance d'Israël. Les bombardements pleuvent sur l'Iran, 11 morts cette nuit selon un bilan provisoire.

Au 5e jour de la guerre au Moyen-Orient, les Israéliens visent le esbola soutien de Teran. La liste des pays que le personnel non essentiel américain doit quitter s'allonge selon Washington pour des raisons de sécurité, Arabie Saoudite, Oman et maintenant Pakistan et Chypre. Des funérailles nationales se tiendront ce soir pour Alliamene, annoncent les autorités iraniennes.

Israël prévient que tout successeur au guide suprême sera une cible [musique] destinée à être éliminé. En Espagne, l'effondrement d'une passerelle sur une plage a causé la mort de cinq jeunes dans le nord du pays. Les recherches continuent pour retrouver une 5è personne.

Et puis le prodige français Victor Wanama est décidément à la côte. Il a été élu meilleur joueur de basket du mois par la conférence de l'Ouest décernée par la NBA. Première fois pour le grand Wemby.

Deuxième fois qu'un français reçoit ce prix après Tony Parker en 2013. [musique] France info le 830 France info Paul Larouturou Camille Vigon Leat et nous sommes toujours avec Roland l'escur ministre de l'économie et des finances. Désolé monsieur le ministre vous voyez réagir au basket.

Nous ne vous poserons aucune question sur le basket avec Camille. Nous préférons vous interroger ce matin sur l'inflation. Oui car dans une interview au Financial Times l'économiste en chef de la banque centrale européenne a prévenu qu'une guerre prolongée pourrait entraîner une forte hausse de l'inflation dans la zone euro.

Est-ce que cette inflation, cette hausse, vous arrivez à la mesurer ? l'espl. Alors, les modèles traditionnels disent à peu près 10 dollars sur le prix du baril, c'est à peu près 01 02 % d'inflation.

Ça c'est la règle, je dirais, un peu mécanique. Ce qu'il faut qu'on comprenne, c'est qu'on entre dans cette crise. La France entre dans cette crise plutôt dans une bonne position au sens où on a plutôt plus de croissance que ce qu'on a connaît et moins d'ainflation que ce qu'on attendait.

Donc autour de 1 % la croissance. Alors, exactement nous notre prévision c'est 1 % elle n'est pas modifiée et on était plutôt dans une phase où les économistes revoyaient la croissance à la hausse et là avit plus à la hausse. Et ben non mais attendez donc ça c'est plutôt la bonne nouvelle.

On entrait avec des révisions à la hausse. Attention si cette crise dure tout va dépendre de l'intensité de la durée de la crise. Et sur l'inflation on était plutôt en dessous de ce qu'on attendait.

H donc si effectivement le prix du baril reste durablement plus élevé, on aura peut-être une inflation un peu supérieure. Donc au total aujourd'hui, on est plutôt en phase avec ce qu'on attendait, c'est-à-dire une économie française résiliente et une inflation modérée. J'ai réuni conseil sur la stabilité financière avec le gouverneur de la Banque de France.

C'est exactement ce qu'il a dit. Justement, une des conséquences de cette tension et de ses craintes sur l'énergie, c'est que les taux d'intérêt des empreintes des États européens augmentent. Depuis lundi, on est sur une hausse significative.

Est-ce que cette crise financière pourrait s'ajouter à la crise énergétique ? Encore, on n'est pas en crise financière. Est-ce qu'une crise financière pourrait s'ajouter les mots les mots compte justement pour avoir soigneusement écouté hier la conférence, il y a une crainte de crise financière.

Non, aujourd'hui on a une tension sur les taux d'intérêt là encore de quelques points de base, c'estàdire 20 points de base. Donc on est 0,2 % au-dessus de ce qui prévalait il y a 10 jours. Donc on n'est pas dans un craque obligataire mais il y a une petite tension qui est lié exactement à ce qu'on disait des anticipations d'inflation à la hausse.

Quand vous regardez les anticipations d'inflation sur le marché aujourd'hui, elles sont à 2 %. Donc là encore, c'est pas de l'hyperinflation, c'est de l'inflation un peu en housse. Et donc on est face à un scénario dans lequel on peut raisonnablement s'attendre à un peu moins de croissance, un peu plus d'inflation et je dirais c'est tout.

Mais c'est la raison pour laquelle il faut tout faire pour que ce conflit ne dure pas trop. Et c'est pour ça que les annonces hier du président de la République, celles qui ont été suivies d'ailleurs par des annonces un peu similaires du président Trump sont importantes. Il faut que on retrouve de la circulation pour les matières premières au sein du T3 d'Ormous et dans le canal de Suès.

Vous parlez des Américains et vous avez justement une annonce à nous faire ce matin sur France info. Dans ce contexte, vous nous annoncez que vous allez convoquer une réunion du G7 de finance, c'est-à-dire on le sait vos homologues des sep états les plus riches, le Canada, l'Allemagne, le Japon, les l'Italie, le Royaume-Uni et les États-Unis. Oui, je suis en contact rapproché avec eux depuis 3 jours évidemment de manière bilatérale.

J'ai parlé avec les uns et les autres notamment avec Scott Bessen qui est le secrétaire d'État au trésor américain et on s'est mis d'accord pour monter une réunion qui sera sans doute en début de semaine prochaine parce que là encore sans froid, on veut laisser passer une semaine, voir comment évoluer le conflit, voir comment évoluent les marchés. On aura les ministres des finances et les gouverneurs des banques centrales également qui sont présents. Vous vou leur dire quoi particulièrement ?

D'abord, on va échanger, on va on va on va écouter ce qui remonte du terrain des entreprises, des économistes dans ces différentes zones du monde puisqu'on a une Japonaise, un américain, des Européens. Donc l'idée c'est de pouvoir échanger sur l'état de la situation, qu'on puisse évaluer éventuellement les réponses nécessaires si on doit le faire. dans un conflit qui est un conflit aujourd'hui local dans une région mais qui a des répercussions globales, il faut évidemment qu'on se coordonne, qu'on échange.

Nous on échange avec nos homologues G7, j'échange avec les entreprises. On a un conseil des entreprises qui se réunitent tous les jours et on échange évidemment avec nos comparties. Lescure, vous parliez de votre homologue américain, c'est un pays que vous connaissez bien les États-Unis, vous y avez vécu, grandi, vous avez été trava, vous avez aussi travaillé, vous avez été élu dans cette circonscription des Français de l'étranger.

On voulait justement vous en parler car Emmanuel Macron hier a tout en insistant sur la responsabilité première du régime iranien condamné l'opération américaine. On l'écoute. Les États-Unis d'Amérique et Israël ont décidé de lancer des opérations militaires.

Elles ont été conduites en dehors du droit international, ce que nous ne pouvons pas approuver. Alors Emmanuel Macron a aussi appelé à l'arrêt des frappes avec ses homologues, l'Allemagne, le Royaume-Uni. Est-ce que c'est pas un peu vain cette condamnation du président, cet appel quand on sait que Trump n'avait prévenu aucun de ses alliés avant d'attaquer l'Iran ?

Non, la France respecte le droit international mais pas les États-Unis. Et la France n'approuve pas des opérations qui ne sont pas autorisées par le droit international, même si évidemment personne ne pleure le guide suprême Caméni et j'allais dire c'est Sbir qui l'entourait lors de la réunion dans lequelle ils ont été. Ça a quel sens de dire "C'est pas bien ?

Il aurait fallu suivre les règles. Maintenant, arrêtez s'il vous plaît si personne ne nous a Non, c'est pas arrêter s'il vous plaît. L'appel à l'arrêt des frappes que vous mentionnez, il s'adresse essentiellement aujourd'hui à l'Iran qui frappe des États qui n'ont rien à voir dans les attaques de samedi.

Aujourd'hui, les pays du golf qui sont nos alliés, pour certains d'entre eux avec lesquels on a des accords de défense, ils n'ont rien à voir dans les attaques américano-israéliennes de samedi. Donc, quand on appelle à l'arrêt des frappes, c'est les Iraniens. Là, vous déclenchez, je dirais, une dégradation du conflit.

Vous essayez de le généraliser à la région et de ce point de vue-là, nous dans le respect du droit international, on est habilité à intervenir auprès de nos alliés. Sur Donald Trump quand il annonce un conflit qui va durer 4 5 semaines, est-ce que vous y croyez ? Moi, j'ai appris, je dirais, apprendre les interventions du président américain comme ce qu'elles sont, c'est-à-dire la vérité du jour.

Donc, on sait bien que la situation évolue de jour en jour. Moi, j'ai noté hier en tout cas que la priorité du président américain et celle-là, c'est la bonne, je le répète, c'est d'assurer la fluidité du trafic au sein du détroit d'Ormous, peut-être du canal de Suè et de ce point de vue-là, on est complètement aligné. Donc voilà, j'allais dire ce qui est arrivé est arrivé et ça n'empêche pas qu' qu'il faut que la France et d'autres puissent dire ce qu'ils en pensent.

Mais aujourd'hui, on est dans une situation, elle est risquée, elle est compliquée, il faut que la France joue tout son rôle pour la régler. Et la France a 400000 français qui se trouvent actuellement au Moyen-Orient car ils y ils y résident où ils y passent leurs vacances. Hier, le président a annoncé que les rapatriements commençaient par les plus vulnérables.

Quel est l'état aujourd'hui des choses ? Qu'est-ce que vous pouvez nous dire précisément ce matin ? On en est où ?

Alors, vous le savez, un avion est atterri avec quelques centaines de Français hier dans la nuit euh affraité par Air France mais dans lequel le quai d'Orset avait réservé un certain nombre de places où quelques centaines sur 400000 français dans la zone. Oui. Alors, les 400000 ne veulent pas rentrer hein.

On a des bationaux qui vivent là et qui sont bien installés. On a des gens qui travaillent, je le répète, j'ai échangé avec eux hier et évidemment ils sont inquiètes mais ils continuent à vivre sur place. Ça va combien de temps de faire ceux qui le veulent ?

On a Alors, on a 40000 touristes en gros pour simplifier essentiellement à Dubaï en Israël qui était en vacances ou qui passaient en transit un peu plus parce qu'ils se déclarent pas tous. Oui. Alors, on a ce qu'on appelle le fil d'Arian.

Ça, j'engage vos auditeurs qui sont dans la région à s'y inscrire qui permet d'identifier celles et ceux qui qui sont de de passage. Ça monte tous les jours, on n'est pas loin de 40000 à la hier soir. Évidemment, on est aujourd'hui, je dirais, au cœur du conflit.

Donc, on a peu d'avions qui démarrent, mais on a des avions qui commencent à démarrer. Jean-Noël Barou l'a dit tout à l'heure. On a quelques avions qui vont décoller.

Certains pour des gens qui sont en Israël passent par l'Égypte ou la Jordanie. D'autres partent de Dubaï mais via Oman. C'est c'est un peu galère hein.

Ceux qui sont arrivés cette nuit ont eu 24 heures de déplacement, une douzaine d'heures de bus, des attentes et cetera. Compatrié combien ? Donc il y en a 400000 dont qui vivent et qui veulent pas bouger. 40000 on a 3600 français qui vivent sur place à peu près. 40000 touristes.

Combien vous voulez en rapatri gouvernement ce matin ? Évidemment ce qu'on souhaite c'est que le mouvement je dirais s'accélère dans les jours qui viennent. On est en train de mettre en place des procédures, des avions, de les affrêter.

Euh on veut faire ça évidemment en toute sécurité. L'objectif, il est de s'assurer que ces Françaises et ces Français qui rentrent en France soient en sécurité. Donc évidemment, on fait ça prudemment en coordination avec là encore nos partenaires locaux et tout le monde évidemment le fait de la même manière que ce soit les Américains ou les autres européens.

Et là aussi on se coordonne très bien avec eux. Roland l'escure. C'est l'heure de la question qui a retrouvé sur les réseaux sociaux comme tous les matins sur France info et on voulait vous poser une question ce matin.

La question qui a la mémoire courte. On se souvient tous de l'hiver 2022 au début de la guerre en Ukraine où on a demandé aux Français de baisser leur chauffage. On nous a demandé de mettre des doudounes pour économiser l'énergie.

Aujourd'hui, les prix du gaz se sont envolés de 50 %. La plus grande usine de liquéfation de gaz au monde au Qatar est fermée. Les stocks de gaz sont au plus bas en Europe.

Est-ce qu'on a appris de nos erreurs Roland l'escur ? Oui. La situation est très différente dans l'époque.

À l'époque, on avait du gaz qui arrivait de russe qui n'arrivait plus. Ben les stocks sont comparables, ils sont toujours aussi. Non, mais oui, mais sauf qu'on était au début de l'hiver et là, on est à la fin de l'hiver.

Donc, c'est pas la même chose. Euh, on se retrouve à la sortie de l'hiver et donc avec des stocks, j' dire qui ont été vidé, saisonnière, on est sur des prix du gaz qui aujourd'hui sont à 55 € de MWh. On était à 300 à l'époque, les prix sont incomparables.

Et en plus, on avait un enjeu logistique énorme qui était qu'on il fallait qu'on arrête d'importer du gaz de l'est et qu'on l'importe de l'ouest. Donc, il y a eu des enjeux logistiques extrêmement importants. Je le répète, il y a aucun risque d'approvisionnement en France.

Aujourd'hui, le gaz, il arrive de l'Ouest, il arrive du Nord, Norvège, États-Unis et Alger. Donc, l'enjeu, c'est un effet prix, il faut pas le nier. Mais que les prix du gaz montent au printemps, à un moment, je dirais, où la météo s'améliore, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Merci Roland d'avoir été sur France Info ce matin. Merci Camille Vigon Leut. On vous retrouve demain et on vous lit dans le Nouvels.

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