đ Le « Google des donnĂ©es volĂ©es » : 11 milliards de donnĂ©es en vente
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« Ton numĂ©ro de sĂ©cu est peut-ĂȘtre en vente. Pour 10 euros. »
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« Le 5 octobre, la ministre du numérique saisit la justice contre un site un peu spécial. »
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« On l'appelle le Google des données volées. »
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« Il revendique plus de 11 milliards de données françaises, belges, suisses. »
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« Des fuites de ces derniÚres années. Des réseaux sociaux, mais aussi France Travail ou l'ANTS. »
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« L'accÚs ? à partir de 10 euros par mois. »
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« Les serveurs sont au Panama. »
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« Ce site gagne de l'argent deux fois. Avec les données volées et avec la peur de ceux à qui on les a volées. »
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Ton numĂ©ro de sĂ©cu est peut-ĂȘtre en vente. Pour 10 euros. Le 5 octobre, la ministre du numĂ©rique saisit la justice contre un site un peu spĂ©cial. On l'appelle le Google des donnĂ©es volĂ©es. Tu tapes un nom et il affiche l'adresse, le tĂ©lĂ©phone, parfois le RIB et le numĂ©ro de sĂ©curitĂ© sociale. Il revendique plus de 11 milliards de donnĂ©es françaises, belges, suisses. D'oĂč elles ? Des fuites de ces derniĂšres annĂ©es. Des rĂ©seaux sociaux, mais aussi France Travail ou l'ANTS. Ils recoupent mĂȘme les adresses pour retrouver d'une mĂȘme famille. L'accĂšs ? Ă partir de 10 euros par mois. Et si tu veux faire disparaĂźtre ta fiche, il faut payer aussi. Mais la ministre est : ne payez jamais.
Les données circulent déjà ailleurs et payer ne les efface pas. Les serveurs sont au Panama. Fermer le site ne suffira sans doute pas. Des copies peuvent apparaßtre. Au fond, ce site gagne de l'argent deux fois. Avec les données volées et avec la peur de ceux à qui on les a volées.
Anne Le Hénanff