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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 12 juin 2025 27 minAutoproduitActualité / polémiqueSécuritéÉducation & rechercheJusticeTravail & emploi

Jean-Philippe Tanguy : "Emmanuel Macron perd pied face à la réalité !" (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:29OuverteÉludée

    Où commence le fait de société et où arrive le seul fait divers ?

  • 5:13RelanceRéponse directe

    Entrons dans le vif du sujet et dans le vif des chiffres, parce que les chiffres ici sont très révélateurs.

  • 12:51FerméeRéponse directe

    Vous supprimez l'allocation familiale à partir de quel stade ?

  • 19:34OuverteRéponse partielle

    Quels sont les cadres qui ne fonctionnent plus, s'il vous plaît ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:14Invité politiqueFait
    « Quand votre journaliste au 20h lui signifie que ce jeune a déjà été exclu deux fois et qu'il a quand même été réintégré »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « on est dans la démission de l'État. L'État doit séparer les enfants qui montrent des signes de violence du cadre éducatif. »
  • 12:48Invité politiqueFait
    « être parent, ce n'est pas un droit divin, c'est une responsabilité. Et je vous rappelle que depuis Napoléon et toutes les républiques ont confirmé, être parent, il y a une responsabilité dans le code civil. »
  • 24:13Invité politiqueFait
    « M. Darmanin, en avril 2024, a mis en place une mesure qui fait que dans 10 métropoles, donc les plus grandes villes françaises, détenir un couteau ne fait plus l'objet de la sanction pénale qui était prévue depuis des années. »
  • 6:30PrésentateurChiffre
    « Si on élargit un peu la focale, depuis 1996, le nombre de faits de violence a été multiplié par 3, c'est-à-dire que c'est plus de 200%. »
  • 5:37InvitéChiffre
    « Près de 200 couteaux saisis, 32 gardes à vue, 567 conseils de discipline pour détention de couteaux. »

Temps de parole

  • Jean-Philippe Tanguy27 %
  • Présentateur21 %
  • Invité20 %
  • Invité 217 %
  • Invité 313 %

1,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Jean-Philippe Tanguy

On est dans un effondrement effectivement de l'autorité, mais maintenant au-delà de ça, c'est qu'on est dans la lâcheté qui s'oppose à cet effondrement de l'autorité. Moi quand j'entends même M. Berrou ce soir, je suis désolé, je ne veux pas polémiquer, mais nous sommes dans un concours d'inéficience et de lâcheté. M. Berrou ne veut pas affronter les causes. Quand votre journaliste au 20h lui signifie que ce jeune a déjà été exclu deux fois et qu'il a quand même été réintégré, M. Berrou hausse les épaules comme si c'était un fait divers, ça n'en est pas, c'est le marqueur de l'effondrement même dans un collège, dans une sous-préfecture, dans la ruralité de l'autorité.

Quand il nous explique qu'on ne peut finalement pas faire grand chose d'autre que d'interdire les livraisons de couteaux et qu'il faut qu'un parent signe, on est dans la démission de l'État. L'État doit séparer les enfants qui montrent des signes de violence du cadre éducatif. Il faut les envoyer dans des établissements spécialisés où ils seront recadrés selon la gravité du manquement à l'autorité qu'ils ont. Il faut arrêter de croire que l'école peut tout gérer de la société, peut gérer la violence, que normaliser des comportements anormaux va les re-sociabiliser. C'est faux. Ça contamine l'ensemble de l'espace éducatif.

Moi, j'ai connu ça, je ne suis pas si vieux, dans mon collège en banlieue. Le collège avait des graves difficultés aux amants, aux ulysses, envoyer ses pires éléments à la guionnerie, qui était plus bourgeois chez moi, à Birsoivette. Mais c'est du concret, ça. Et l'établissement était pourri. Voilà. C'est-à-dire que les élèves violents, insolents, qui manquaient de respect aux professeurs et qui tapaient les élèves, ne se normalisaient pas. Ils convertissaient d'autres élèves à la violence.

1:29
Invité

Où commence le fait de société et où arrive le seul fait divers ? Ça a été la déclaration qui avait été très commentée hier, ou pardon, aux Parisiens. C'était le 7 juin d'Emmanuel Macron, quand il disait « Politiquement, nous sommes dans un moment compliqué, extrêmement, où certains voudraient faire oublier le combat pour le climat, certains préfèrent pendant ce temps-là brainwasher sur l'invasion du pays et les derniers faits divers ». Et aujourd'hui, il file le thème sur un mode un peu différent, en dénonçant un certain nombre de manipulations politiques.

Et soyons complets, le président de la République a aussi parlé, c'est son autre déclaration qu'on voit ici, de la gravité de ce qui se passe aujourd'hui, alors qu'elle veillait sur nos enfants à nos gens. Une assistante d'éducation a perdu la vie, victime d'un déferlement de violences insensées. Mais en fait, je pense, je ne vais pas faire l'exégèse devant vous de ce qu'a dit le président de la République.

Ce que j'ai essayé de comprendre dans ce qu'il a dit dans cette interview aux Parisiens, c'était que commenter, « Ok, les commentaires n'apportent aucune solution, quitte à s'opposer, il faut qu'on essaie de s'opposer, en tout cas quand on est un responsable politique, avec des mesures tout à fait concrètes ». Et on peut ne pas être d'accord sur le fond, ne pas appartenir du tout à la même famille politique, ne pas partager les mêmes valeurs, et s'entendre parfois sur des mesures, mais qui sont appelées de leur vœu par les Français. Ce soir, il va plus loin quand il dit qu'il ne faut pas céder aux manipulations dans le débat politique. Je pense qu'il vous vise notamment...

2:56
Jean-Philippe Tanguy

Écoutez, je ne sais pas ce que raconte le président de la République. Il perd pied face à la réalité. Nous sommes dans une fin de règne agonisante. Lui, on s'en fiche pour la France. Voir des manipulations partout. La Russie derrière tout fait qui lui déplaît. Toute vidéo, y compris celle des journalistes, qui lui déplaît. Et considérer que parce que la France pleure, une fois encore, une femme innocente qui ne faisait que son travail, qui avait un petit enfant, qui l'attendait à la maison, elle avait même changé de métier. Il le dit, il le dit ici. Il parle du déferlement violent. Mais en même temps, dire qu'il y a des manipulations. Quelles manipulations ?

Les Françaises et les Français, ils vivent dans la réalité. Que ce soit dans l'Hexagone, dans les territoires ultramarins, où l'hyperviolence est présente partout. Ils entendent que ce jeune, qui avait été expulsé deux fois de son établissement, est en même temps un référent anti-harcèlement. C'est-à-dire qu'on confie une pseudo-responsabilité, d'ailleurs, qui n'a pas lieu d'être...

3:43
Invité

Mais ce n'est pas le président de la République. Non, mais il ne peut pas dire tout et son contraire. Sabrina Agressi-Roubache. Non, alors, c'est juste un point, je pense, et je le connais assez bien pour essayer de traduire ce qu'il dit, c'est que se référer uniquement sur les faits que la violence explose dans notre pays, mais c'est mondial, de partout, regardez ce qui est arrivé en Autriche. Juste de relier systématiquement les faits graves, délits, crimes, uniquement aux seuls faits de l'immigration. Et tout le monde connaît mes positions plutôt aussi sévères sur ces sujets-là. Je pense que c'est ce qu'il veut dire. Je pense que c'est ce qu'il a voulu dire. Que faire ?

4:19
Jean-Philippe Tanguy

Personne n'a parlé d'immigration sur ce cas. Je suis désolé. Non, je sais, mais... Personne n'a dénoncé d'immigration.

4:22
Invité

Non, non, non, je le sais, mais... Non, mais pardon, Thibaut de Montbréal qui était sur ce plateau aussi. Il faut dire ce qu'il y a. Certains font... A peu avoir raison.

4:29
Jean-Philippe Tanguy

La tragédie d'aujourd'hui, pour le moment, sauf erreur, je ne crois pas que le Rassemble National ait dénoncé par avance le problème de l'immigration qui, malheureusement, est en cause dans beaucoup de cas. C'est vrai, elle est dans trop de tragédies. Mais là, on en sait, ce n'est pas le sujet. Le sujet, c'est pourquoi un enfant qui, de toute évidence, ne devait plus être à l'école, était encore à l'école. Pourquoi il y a ce déferlement du l'or face auquel on ne fait rien ? Pourquoi la société se décharge sur des enfants ? Alors parlons-en. Regardez. On nous parle de santé mentale. Nous, on avait dit qu'il ne faut pas désigner des enfants comme des référents anti-harcèlement.

Ce n'est pas aux enfants de prendre sur leur charge cet aspect de l'éducation et de la prévention. Enfin, on confie aux enfants, comment dire, les responsables politiques, parentaux, confie aussi à quelques enfants une charge et après se plaignent de leur problème d'équilibre.

5:13
Invité

Monsieur le député, entrons dans le vif du sujet et dans le vif des chiffres, parce que les chiffres ici sont très révélateurs, qui montrent effectivement que ce n'est pas un fait divers. C'est en fait une société extrêmement grave, extrêmement large. Et là, je donne la parole aussi à Natacha Poloni et Guillaume Roquette. Les fouilles à l'entrée des établissements, et on parle d'une période du 26 mars ou 28 mai, 6 000 opérations de fouilles dans des écoles, ça paraît tout à fait vertigineux. Près de 200 couteaux saisis, 32 gardes à vue, 567 conseils de discipline pour détention de couteaux. Quand on en est là, on se dit qu'il y a quelque chose qu'on n'a pas vu. Un gendarme était présent.

Pardon, je le précise, mais ce matin, c'était une opération... Oui, et c'est tout ça, c'était justement en présence des gendarmes, là il y avait

5:52
Présentateur

tout ce matin. Oui, c'est pour ça que les chiffres sont importants, parce qu'il ne s'agit pas de fait isolé, il ne s'agit pas d'un jeune adolescent, en l'occurrence c'est peut-être le cas cette fois, mais qui est simplement perturbé dans sa tête, puisque les chiffres montrent que l'ensauvagement des enfants de ce pays, il est le reflet de l'ensauvagement global de la société. Et c'est pour ça qu'Emmanuel Macron a une responsabilité très lourde, quand il ose dire qu'on lave le cerveau des gens avec des faits divers. Qu'est-ce que c'est qu'un fait divers, comme son nom l'indique ? C'est un fait isolé. C'est un fait qui n'est pas représentatif de l'état de la société.

Si on élargit un peu la focale, depuis 1996, le nombre de faits de violence a été multiplié par 3, c'est-à-dire que c'est plus de 200%. Aujourd'hui, il y en a 770 000 par an, ça fait plus de 2 000 par jour. Quand vous avez le chef de l'État, le principal responsable de la nation, qui vous explique qu'il s'agit de faits divers et qu'on lave le cerveau des Français, mais il n'est plus audible, il n'est plus compréhensible. Et 24 heures plus tard, il nous explique qu'il y a un déferlement insensé de violence. Honnêtement, y a-t-il un pilote dans l'avion ? La situation, elle est complexe. Il n'y a pas de recette miracle.

Même un spécialiste comme Thibaut de Montbriat ne dit pas « il suffit de prendre 3 mesures et on va arrêter ça ». Mais au moins, on pourrait être d'accord sur le constat. Quand vous avez Elisabeth Borne, la ministre de l'Éducation nationale, qu'on voit éplorée sur les écrans cet après-midi, qui explique dans « Le Parisien » de dimanche dernier qu'il ne faut pas légiférer sous le coup de l'émotion et qui ose citer le cas d'Elia, ce malheureux gamin assassiné par un mineur récidiviste, mais le problème ce n'est pas de légiférer sous le coup de l'émotion, le problème c'est de dire « circuler, il n'y a rien à voir ».

Et je pense que ça, c'est très difficile à entendre et que ça explique assez largement la colère du pays.

7:41
Invité

Oui, cette colère était parfaitement exprimée par la mère du jeune Elias qui a écrit une lettre absolument bouleversante où elle explique son incompréhension devant le fait que la justice trouve normal de laisser des jeunes qui sont multi-récidivistes se promener, se rencontrer alors que le juge qui se moque qu'ils habitent dans le même immeuble prononce une interdiction d'entrer en contact, enfin tout ça est dantesque. Juste une chose, ça fait 20 ans que je travaille sur ces questions-là, j'ai commencé comme jeune journaliste en 2002 sur les questions d'éducation. Je me suis fait traiter immédiatement de réactionnaire. Par qui ?

Ce n'est pas la première fois que ça vous arrive, vous vous êtes habitué maintenant. Non mais, alors ça ne me pose aucun problème, ça ne me pose aucun problème, mais ce que je veux dire par là, c'est que je me suis fait traiter de réactionnaire notamment par toute la profession journalistique. Parce qu'il y a en fait une responsabilité de l'ensemble des gens qui ont une parole publique, pas seulement les politiques, mais aussi les journalistes. Dans le sens où moi ça fait 20 ans que j'entends venir dans les journaux, sur les plateaux, les mêmes spécialistes de sociologie qui expliquent que non, ça n'est pas vrai, il n'y a pas d'augmentation de la violence.

Je pourrais vous citer tous les noms de ces éminents spécialistes qui racontent n'importe quoi depuis des années. Alors Natacha, je vous pose la question à vous et à tous ceux sur ce plateau, si pour échapper au seul soupçon d'être réactionnaire, quelles mesures concrètes, pardon, permettent un rétablissement d'autorité ? Parce qu'encore une fois l'autorité ça ne se décrète pas, on ne dit pas un matin, allez, on va décréter l'autorité. Ça passe par quelles mesures, mais vraiment concrètes ? Très concrètes. Ça passe par des mesures qui vont être des mesures de long terme. Il y a des mesures de court terme à prendre qui ne serviront pas suffisamment.

Non, les mesures de long terme, c'est dans la formation des professeurs, c'est dans le recrutement des professeurs, c'est dans la justice, le lien entre la police et la justice. C'est une inversion du rapport de force. Par exemple, sur des faits, regardez, quand vous avez des parents qui viennent à un rendez-vous avec le chef d'établissement avec un avocat, la puissance publique doit dire non. Non, si vous n'êtes pas content de ce que vous dit l'éducation nationale, il y a des écoles privées, vous y allez et vous vous débrouillez. C'est-à-dire qu'on renverse le rapport de force.

C'est une culture générale, vous savez bien, il y a des milliers, il y a des sketchs très amusants sur Instagram où on voit les nouveaux parents qui arrivent à l'école et qui disent « mon fils est HPI, les mêmes parents, il y a 30 ans, auraient dit « écoute, il faut vraiment que tu travailles mieux à l'école ». Il faut inverser ce rapport et pour ça, ça signifie qu'il faut un pacte politique dans ce pays pour que la majorité puisse se faire entendre.

On a créé la toute-puissance de l'enfant, l'hyper-puissance, c'est ça la réalité, c'est qu'on leur a donné, moi je l'ai toujours dit, je vous dis, je me suis fait comme vous, massacrer à chaque fois et je l'ai toujours assumé, la super-puissance, la toute-puissance qu'on a donnée aux enfants qui, de toute façon, un ado, je le disais, on le disait un peu hors plateau, ma fille va beaucoup m'en vouloir de le dire ce soir, un ado, c'est quelque chose, c'est crétin parfois, ça fait des bêtises, ça fait des horreurs, mais un ado, vraiment, on a tous été ados, tout le monde a voulu transgresser.

Quand je parlais du phénomène de radicalisation sur l'islam, par exemple, je disais, attention, le phénomène de radicalisation, notamment chez les jeunes, vient du fait qu'ils cherchent une communauté, ils n'y comprennent, ils ne savent pas lire et écrire arabe, ils ne connaissent rien la culture musulmane, on peut devenir musulman, et ça a été le sujet, je l'ai écrit dans mon livre, où l'islam se retrouve à être une espèce d'hôpital psychiatrique, dès qu'il y en a un qui ne va pas bien, il veut devenir musulman, par la facilité de la conversion, mais aussi par le fait, c'est une crise d'ado, bien sûr, les crises d'ado, ça existe, ça existera toujours, en revanche, ce qui marche, et en tout cas pour ceux comme moi qui ont reçu une éducation, une instruction, et ce n'est pas une question de moyens financiers, ce n'est pas une question de moyens financiers, vous pouvez venir comme moi d'un milieu extrêmement populaire.

– Par parenthèse, on peut se convertir à l'islam, c'est une liberté totale, ce n'est pas un signe de rechercher particulièrement, ce n'est pas un problème. – Non, non, tout à fait, non, là je parlais vraiment du cas des ados. – Mais même un ado peut se convertir aussi. – Absolument, mais après, ça dépend de ce qu'il en fait, ça dépend de ce qu'il en fait, s'il devient ou pas un danger pour la société, je veux dire, la réalité, c'est que ça ne peut pas devenir un espèce de refuge de gens qui ne vont pas bien dans leur peau.

– Mais je suis quand même frappé, vous n'avez toujours pas répondu, c'est-à-dire, c'est quoi ces mesures de rétablissement, d'autorité, qui sont des mesures, répondues en partie, mais donnez-moi des exemples.

11:56
Jean-Philippe Tanguy

– Mais il faut les sortir, monsieur, il faut sortir les élèves dangereux. Madame Royal le disait déjà en 2007, et à l'époque, elle se faisait moquer, elle se faisait traiter comme Madame Polony de réactionnaire, mais elle avait raison. Alors, quelle structure ? Elle parlait d'un encadrement militaire, moi je ne sais pas si c'est un encadrement militaire, mais en tout cas, des structures adaptées où on les sort, on protège surtout l'écrasante majorité des élèves qui veut travailler, qui veut s'en sortir. Madame vient d'un quartier difficile où sans l'école de la République, on ne peut pas s'en sortir. Moi, j'ai grandi à côté, je sais que mes camarades sans l'école ne peuvent pas s'en sortir.

Moi, je suis un survivant de ce système, je suis une des dernières générations qui a réussi à s'élever par l'école. Ça pourrissait les classes, on ne pouvait plus travailler. Vous arrivez le matin, vous sortez plus bête que vous née parce que vous êtes avec des gens qui ne veulent pas travailler, qui pourrissent la classe, qui insultent les professeurs. Et ensuite, il faut responsabiliser les parents. Donc, il faut supprimer les allocations familiales. Être parent, ce n'est pas un droit divin, c'est une responsabilité. Et je vous rappelle que depuis Napoléon et toutes les républiques ont confirmé, être parent, il y a une responsabilité dans le code civil.

12:51
Invité

Vous supprimez l'allocation familiale à partir de quel stade ?

12:55
Jean-Philippe Tanguy

Pour quelle cause ? Mais rien que des menaces sur des professeurs, ça doit être une première suppression. Moi, quand j'étais avec M. Dupont-Aignan hier, le CCAS, le centre d'action sociale de la ville, recevait les parents, parce qu'il faut recevoir les parents, ça ne sert à rien de les supprimer sans accompagnement. Il faut les recevoir et il faut expliquer la peine, évidemment, il faut expliquer la sanction. Et recevez et supprimer les aides sociales sur les parents de enfants violents, délinquants dans les écoles de la ville. Et bien, ça fonctionnait très bien.

13:18
Invité

Je crois à l'extraction des enfants de leur milieu, c'est-à-dire, je crois aux internats, par exemple. Mais les centres éducatifs fermés, il faut se souvenir qu'ils ont été créés. Voilà, exactement, j'allais parler des centres éducatifs fermés. C'est quelque chose qui a été décrié là aussi, réactionnaire, etc. On appelait ça les maisons de redressement, dans une autre époque. Non, mais attendez, Darius. Là, je parle de ceux qui ont été créés sous Nicolas Sarkozy. Ça partait d'une excellente intention. Le problème, c'est que comme d'habitude, c'est devenu une espèce d'usine à gaz, avec 8 adultes par jeune et qui, en plus, n'étaient pas vraiment fermés. Donc, les gamins partaient.

C'est-à-dire que tant qu'on ne comprendra pas qu'il faut, à un moment donné, mettre en place des structures qui donnent des cadres aux jeunes et qui, pour cela, sont un peu punitifs, un petit peu. On ne parle pas, en effet, des maisons de redressement d'autrefois. Mais il y a un juste milieu, peut-être.

14:05
Présentateur

Ce qui est intéressant, c'est qu'il y a, alors ce sont souvent les initiatives privées, des établissements dans lesquels il y a ces règles de discipline très fortes. Et ces établissements-là, qui sont souvent hors contrat, ils se font littéralement harceler par l'éducation nationale, qui essayent par tous les moyens de les fermer, parce qu'ils s'opposent à la doxa, c'est-à-dire, le principe, c'est l'enfant roi, le principe, c'est qu'il ne faut pas traumatiser l'enfant.

Et donc, regardez, effectivement, ce jeune homme qui a tué cet employé de l'éducation nationale, il avait été exclu deux fois, et non seulement il n'était pas sanctionné durablement, mais on en a fait, comme disait Jean-Philippe Tanguy, un référent, alors pardon, je ne sais pas que c'est dit. Un ambassadeur anti-harcèlement. Un ambassadeur anti-harcèlement.

14:47
Invité

On prend celui qui pose problème, et on se dit qu'on va le responsabiliser, et comme ça, ça va le faire.

14:51
Présentateur

Mais absolument, et en fait, c'est toute cette idéologie-là qui pose problème. Alors, je ne voudrais pas tomber dans la caricature, mais moi, je me suis dit, ça arrive dans un établissement qui s'appelle comment ? Le collège Françoise Dolto. Alors, Françoise Dolto, c'est qui ? C'est une femme qui, alors c'était la génération de mes parents, expliquait qu'il ne fallait surtout pas que les parents soient trop autoritaires, il fallait considérer l'enfant comme un adulte en devenir, et donc il fallait l'écouter, et peut-être qu'elle a été mal interprétée. Mais en tout cas, la vulgate de Françoise Dolto, c'est de dire, laissez les enfants faire ce qu'ils veulent.

Mais le problème, c'est que, tant qu'on est sur cette idéologie-là, on ne peut pas y arriver. Mais je pense que ça va être très long. Je pense que l'une des solutions, c'est pour ça que je citais les établissements privés hors contrat, l'une des solutions, c'est de laisser faire les initiatives. L'éducation nationale a failli. C'est une évidence. Son obsession pendant longtemps, ça n'a été pas de vague. Vous vous souvenez, il y avait même un mouvement sur les réseaux sociaux qui s'appelait comme ça. C'est-à-dire que, surtout, il ne fallait pas parler des violences à l'école, des cas de dérive communautaire, etc.

Donc, si l'éducation nationale n'y arrive pas, alors, laissez les initiatives personnelles, et souvent associatives, essayez de sauver ce qu'il peut l'être.

16:04
Invité

Allez au bout de vos pensées. Si vraiment vous avez raison, est-ce que ça veut dire faire une sorte d'anti-mai 68 ? Non, mais regardez ce qui s'est passé à Nantes. Oui, vous pensez à ça ?

16:11
Présentateur

Mais bien sûr, mais bien sûr. Il est interdit d'interdire. Oui, oui. Voilà, et bien ça donne ça.

16:16
Invité

Non, mais on parle des établissements privés hors contrat. À Nantes, c'était sous contrat, et ça n'a pas empêché le drame absolu qui s'est passé, la jeune fille de 15 ans poignardée par son camarade. Sur les initiatives, on avait, justement, parce que vous tapez beaucoup sur le président de la République, et c'est tout à fait votre droit, à Marseille, on avait lancé les écoles du futur. Justement, on permettait avec des moyens, des moyens vraiment du ministère, aux établissements de créer, non, mais de porter, de créer, de faire quelque chose à leur main sur le sport, la culture, avec un budget, justement un budget de l'État.

Et honnêtement, là, on commence à avoir un retour, un retour d'expérience, ça marche pas mal. Le dédoublement des classes de maternelle, de CP, je sais que c'est bateau d'en parler, mais on commence à avoir, pareil, des résultats sur le fait que moins on a d'élèves, notamment dans les quartiers compliqués, les quartiers prioritaires, vous le savez, si on a une maîtresse pour 15 élèves, c'est quand même mieux que d'avoir une maîtresse. On est entièrement d'accord, mais ça, ça ne suffira pas pour toi, parce que la même pédagogie que vous mettiez plus ou moins d'élèves, ça ne change rien au problème. C'est pour ça que j'insiste sur la formation des enseignants.

On s'occupe du mot des enfants, mais je suis d'accord, sur la formation, je suis complètement d'accord. Et je le disais tout à l'heure, j'y réinsiste, il y a un tabou absolu dans l'éducation nationale, c'est l'ultra-féminisation du métier. Je pense que c'est problématique, parce qu'il y a des phénomènes d'identification de la part des enfants et que des petits garçons ont besoin d'avoir des maîtres, c'est-à-dire des hommes, qui soient des référents et qui les tirent vers l'idée que le savoir est admirable. Sinon, on se retrouve dans une... Je comprends pas ce que vous dites, Isabelle Poulogne, il y a plein d'enseignantes femmes qui incarnent l'autorité tout autant que les hommes.

Alors, je n'ai jamais... Moi, j'ai eu beaucoup d'enseignantes qui incarnaient l'autorité tout aussi bien que les hommes. Et voyez-moi qu'on l'écritait plus. Je suis la première à croire qu'une femme peut incarner l'autorité. Vous en êtes fait moins. Ce que j'essaye de vous dire, ce que j'essaye de vous dire, c'est qu'en revanche, quand vous avez des jeunes garçons qui commencent à dériver, à être violents, il y a parfois aussi besoin d'hommes qui soient des références en tant que modèles. Alors, si on peut le comparer aux familles non-parentales, où là, on a un vrai sujet... L'absence d'autorité, c'est une question de modèle d'identification. Et je suis convaincue qu'il faudrait...

On s'inquiète beaucoup des métiers qui ne sont pas assez féminisés. Alors là, vous allez me surprendre. Je n'attendais pas... Il faudrait à un moment donné... ...se brancher sur les métiers qui sont trop féminisés. Tout arrive. Mais là, non, on peut le comparer. Alors, je ne suis pas totalement d'accord, mais on peut le comparer... Vous avez le droit d'être pas du tout d'accord avec l'attachat polonique. N'ayez pas peur de l'attachat polonique. Je le relis aux familles monoparentales portées à 85% par des femmes. Et là, on voit... Regardez dans les chiffres de la délinquance des mineurs. Majoritairement, c'est plutôt des femmes seules qui élèvent leurs enfants. Et on avait porté l'idée...

Enfin, on n'a pas non plus tout abandonné et rien fait non plus. C'était de dire les deux parents sont responsables de l'enfant même si le papa a quitté le domicile conjugal. Enfin, moi, je crois aussi à ce type de... Oui, mais c'est une évidence. Oui, mais c'était pas évident. Dans le code civil, il était. Mais c'était pas évident, oui. Non, mais c'était pas évident. C'était pas évident, puisqu'on a dû le remettre sur le devant de la scène en disant les pères qui se désengagent complètement de l'autorité doivent être devant la justice responsable. Quels sont les cadres qui ne fonctionnent plus, s'il vous plaît ? Quels sont les cadres qui ne fonctionnent plus ?

Tout à l'heure, Thibaut de Montbréal, remonté à disparition des églises, recule des églises, recule des partis, recule des associations. Les corps intermédiaires. Les paroisses, les corps intermédiaires, des corps de droite, de gauche, etc. Est-ce que vraiment, la société, c'est à ce point-là, éviter ? Parce que maintenant, les gens sont sur les réseaux sociaux. Le problème, c'est que maintenant, plus personne n'a le temps d'aller rien faire, puisque toute la journée, les gens sont sur leurs réseaux sociaux. La réalité, c'est qu'on ne veut pas...

20:00
Jean-Philippe Tanguy

Il y a des gens qui bossent,

20:01
Invité

je parle sur le temps libre, là, on parlait...

20:04
Jean-Philippe Tanguy

D'accord, mais il y a aussi beaucoup de femmes et d'hommes qui font ce qu'ils peuvent. Non, non, c'est pas moi qu'on va le dire. C'est pas moi qu'on va l'apprendre. Ils rentrent à la maison, ils élèvent bien leurs gosses. Je parle de ceux qui ont abandonné l'autorité parentale. Oui, mais je pense quand même qu'il faut séparer, ça peut me permettre, deux grands phénomènes. Il y a le phénomène d'une perte d'autorité globale avec des gamins qui ne travaillent sans doute pas assez, qu'on fait passer toutes les classes, alors qu'ils devraient être soit maintenus dans la classe inférieure pour maîtriser les bases, soit être envoyés dans d'autres filières.

Ce que disait Mme Polony tout à l'heure sur la pédagogie. Mais il y a des gamins qui sont juste violents, qui sont dangereux. Il faut vraiment séparer le rétablissement de l'autorité, de la dignité aussi, d'émettre de leur salaire aussi, de leur statut social, pour rétablir l'autorité générale sur des élèves qui ne sont pas violents, qui ne veulent pas taper ou agresser tout le monde, mais qui ne travaillent pas assez et qui sont traînés vers le bas et pas emmenés vers le haut.

Mais il ne faut pas mélanger, je pense, ce phénomène-là, qui est extrêmement large, avec une minorité, qui malheureusement est de plus en plus nombreuse, mais qui reste une minorité, violente, dangereuse, hors contrôle, et eux, il faut les sortir.

21:06
Invité

Donc il faut des peines plus dures. Vous insistez, vous, sur la peine.

21:10
Jean-Philippe Tanguy

C'est avant la peine. Parce qu'il ne faut pas attendre qu'ils commettent l'irréparable, c'est trop tard. Donc il faut déjà les sortir quand on voit qu'ils sont violents, qu'ils ne respectent pas l'autorité. Après, effectivement, dans le programme de Marine Le Pen, il y a aussi en fait des courtes peines. Il faut resacraliser l'intégrité physique de l'être humain, de la personne, de la femme, de l'homme. Aujourd'hui, la menace physique d'abord, puis ensuite les coups, puis ensuite l'irréparable, ne sont plus sacralisés. La justice ne suit pas. Donc il faut des courtes peines.

Dès qu'un enfant, un adolescent et un adulte, a fortiori, tousse l'intégrité physique d'une personne, il faut une peine. Même si c'est deux semaines de prison, deux prisons fermes, point final.

21:44
Invité

Il a proposé de supprimer le sursis. Moi, je suis très favorable. Parce qu'une peine avec sursis, les gamins sortent avec une peine en sursis. T'as eu quoi ? Rien. Parce qu'il a eu du sursis. Donc ça, complètement d'accord avec le garde des sceaux, par exemple.

21:54
Présentateur

C'est même bien pire que ça, parce que grâce à Mme Belloubet, qui était garde des sceaux d'Emmanuel Macron, c'est pas le laxisme socialiste, ça. Il y a ce qu'on appelle la césure pour les peines pour les mineurs. C'est-à-dire que même dans les rares cas où le mineur est sanctionné, parce que la justice des mineurs, ça aussi, c'est un sujet, si vous voulez, avec des magistrats qui considèrent qu'ils sont avant tout des éducateurs et qui sont là avant tout pour donner une nouvelle chance à l'enfant. Comme si l'enfant de 16 ans violent d'aujourd'hui, c'était le même que celui qui a été, après la Seconde Guerre mondiale, qui servait de modèle à la législation sur les mineurs.

Mais bref, quand il y a une condamnation, il y a une césure. C'est-à-dire qu'il se passe plusieurs mois avant que la sanction soit exécutée. C'est la raison pour laquelle le mineur récidiviste qui a assassiné le petit Elias, il avait été condamné, mais ce n'était pas encore le moment d'avoir sa peine. Mais comment voulez-vous, dans quels esprits malades, celui de Mme Belloubet et d'autres, a pu germer cette idée qu'avec un adolescent, on lui disait, bon, alors tu es puni, et puis ta punition, tu la feras dans six mois. Mais enfin, on marche sur la tête. Je pense qu'il y a... Et Gérald Lamaneur veut revenir là-dessus, absolument. C'est une évidence. Oui, mais...

23:04
Invité

L'immédiateté, en fait, de la peine, le fait qu'on ait plus de délai de latence entre le prononcé de la peine et l'exécution de la peine. Ça marche pour les adultes, ça marche pour les mineurs. Oui, enfin... Pardon, mais... Vous avez raison, Guillaume Roquette, de souligner que c'est donc Mme Belloubet, ministre d'Emmanuel Macron, qui a fait ce genre de choses et qu'il y avait un gouvernement qui était solidaire, une majorité qui était solidaire. Et en effet, on est chez les... Et ensuite, cette dame a été ministre de l'éducation nationale. Oui, en effet, là aussi. Et majorité élu. Très bon choix, bien sûr. Mais pardon, on voit bien que ça ne remonte pas.

La politique n'est jamais loin, mais ça ne remonte pas. M. Machin, Mme Truc, on est là devant un phénomène qui est beaucoup plus puissant. Quand on en arrive là, on faisait le sondage tout à l'heure pour un peu piquant, mais effectivement, dans beaucoup de gens qui nous écoutent, à l'école, il y avait toutes sortes de problèmes très graves parfois, mais il n'était pas courant qu'on emmène des couteaux à l'école. Voilà. Donc il s'est passé quelque chose dans les tréfonds de la société. Ce n'est pas simplement la ministre machin qui a changé les choses. Dans l'esprit, dans l'esprit des gens qui n'ont plus de notion de réalité.

24:05
Jean-Philippe Tanguy

Il y a une balanisation de la diffusion des armes blanches. Je vous donne quand même un exemple aussi de la politique telle qu'elle est menée depuis malheureusement trop longtemps. M. Darmanin, en avril 2024, a mis en place une mesure qui fait que dans 10 métropoles, donc les plus grandes villes françaises, détenir un couteau ne fait plus l'objet de la sanction pénale qui était prévue depuis des années. Mais maintenant, il y a une expérimentation d'une contravention de 500 euros. Mais si vous payez l'amende tout de suite, vous avez une réduction de 100 euros. Donc c'est 400 euros le portal d'un couteau.

Mais quand vous envoyez ce signal, ce qui a été fait aussi pour la drogue, quand vous envoyez ce signal pénal dans les plus grandes métropoles françaises, que finalement l'État est tellement débordé. Parce que c'était l'excuse, c'était l'argument. On est débordé par la possession de couteaux, d'armes blanches, de diverses catégories et donc de points américains aussi. Et donc on va mettre une amende au lieu d'avoir une sanction pénale. Et on nous dit bah oui c'est plus simple. Mais non mais... Donc vous envoyez...

24:55
Invité

On est emmené toujours... Mais vous envoyez à la société,

24:58
Jean-Philippe Tanguy

vous envoyez à la société, comme sur la drogue, le fait que c'est pas si grave parce que finalement c'est comme mettre les pieds, excusez-moi, littéralement sur le siège dans le train. Bon on vous met une amende et puis si tu la paies pas, de toute façon tu seras jamais sanctionné. Voilà donc... Non mais... C'est une déresponsabilisation de l'État qui n'arrive pas à faire le régalien, à protéger les Françaises et les Français malgré des moyens financiers très importants, contrairement à ce que j'entends ici ou là, notamment à gauche. Et une déresponsabilisation générale. Et on l'a encore entendu avec M. Bérou, ça renvoie vers la société. On l'avait fait pour le terrorisme aussi. Non mais...

Il faut que les Français... Si, il faut que les Français soient vigilants, il faut que chacun prenne sa part. Non, c'est l'État. Sinon, on devient comme les États-Unis et tout le monde va finir par s'armer. Puisque c'est ça le sens de ce délire. Si l'État n'est pas capable et je ne souhaite pas que ça change de protéger les citoyens, les honnêtes gens français, eh bien les gens ne respecteront plus l'autorité du maire général, ne respecteront plus la justice et on commencera à entendre et on l'entend déjà sur le terrain, je peux vous le dire et je le regrette, on va faire justice soi-même. On va se protéger nous-mêmes.

25:54
Invité

Le danger, c'est ça. C'est que l'État est en train de perdre le monopole de la violence légitime et que même les gamins qui portent des couteaux commencent maintenant à tenir ce discours qui consiste à dire mais puisque les autres en ont, moi aussi j'y vais avec un couteau, c'est pour me protéger. Le principe de la suppression des armes, c'est l'idée qu'il y a une puissance qui assure la sécurité. Sinon, en effet, nous nous entrons dans quelque chose de profondément dangereux.

26:20
Présentateur

Oui, mais... Dieu mon chef, ce qui me frappe, c'est qu'effectivement, on dit on va interdire les couteaux. On voit bien à quel point c'est difficile à mettre en oeuvre. Non, mais ça, c'est très compliqué. Même, on veut mettre des portiques à l'entrée des écoles mais Bruno Retailleau disait très justement qu'il suffit d'avoir un couteau en céramique. C'est comme quand Gérald Darmanin dit on va interdire l'argent liquide comme ça, il y aura moins de trafic de drogue. C'est très symptomatique d'un pouvoir qui n'est plus capable de sanctionner et qui donc essaye d'inverser la charge de la preuve. En fait, c'est la faute de la société.

C'est parce qu'il y a des couteaux de cuisine dans les maisons qu'il y a de la violence des mineurs. Ça, je pense que c'est vraiment un constat d'impuissance qui reflète ce que nous vivons actuellement. On va dentro.

27:09
Locuteur

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