Le maire de Périgueux Michel Cadet dresse le bilan de ses six premiers mois de mandat
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Bonjour Michel Cadet.
- 0:14OuverteRéponse partielle
Bonjour.
- 0:14OuverteRéponse partielle
Alors on va revenir sur les quelques mesures que vous avez prises depuis six mois, mais avant ça, on entendait tout à l'heure à 7h l'ancien maire Emric Lavitola qui parle d'abus de pouvoir. Est-ce que vous regrettez ce qu'il dénonce de ne pas l'avoir laissé poser une question lors du conseil municipal jeudi dernier ?
- 1:07RelanceRéponse directe
Ensuite, vous dites quoi quand il parle d'abus de pouvoir, ce qu'il dit ce matin sur l'entretien ? Parce que vous lui avez dit qu'il ne pouvait pas poser cette question-là.
- 2:06OuverteRéponse directe
La question portait sur votre directeur général des services, qui a donc fait l'objet d'une procédure judiciaire à Dax. Est-ce que c'est handicapant pour le travail de la mairie qu'il soit visé par une procédure ?
- 2:43OuverteRéponse directe
aujourd'hui, en 2026, avec toutes les affaires dont on a entendu parler sur des élus, parfois nationaux, quand on recrute quelqu'un dans son équipe, on ne pose pas la question ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« Emric Lavitola aime bien la polémique. »
- 0:33Invité politiqueFait
« Il a commencé par me dire qu'on avait réduit le nombre de places, ce qui était effectivement vrai au départ compte tenu de la teneur du précédent conseil municipal où il y avait eu beaucoup de violence. »
- 0:52Invité politiqueFait
« puisqu'en fait la contenance maximale de cette salle, c'est 82 places. Et jusqu'à maintenant, on fonctionnait toujours avec 90, mais c'est bien 82 places. »
- 1:14Invité politiqueFait
« Je suis ferme parce que c'est moi dans un conseil municipal, c'est le maire plutôt, qui a le pouvoir de police de l'Assemblée. »
- 2:21Invité politiqueFait
« C'est une affaire de droit privé. »
- 2:30Invité politiqueFait
« il s'agit d'une affaire strictement privée. Il n'a pas fait de délit dans le cadre de ses fonctions. »
- 2:36Invité politiqueFait
« L'affaire remonte à il y a plus de cinq ans et entre-temps, il a assuré des missions dans une autre collectivité. »
- 2:55Invité politiqueFait
« On peut poser la question, mais on n'a ni le droit, ni le pouvoir d'aller faire des investigations sur des problématiques d'ordre privé. »
- 3:13Invité politiqueFait
« On demande des extraits du casier du judiciaire. On sait qu'il n'y a pas d'affaires publiques qui étaient jugées, mais les affaires en cours ne figurent pas là-dedans. »
- 4:38Invité politiqueFait
« Vous voyez que depuis le Covid et à l'approche de cette longue séquence électorale, les tensions montent, tout le monde est un peu à cran. »
- 4:59Invité politiqueFait
« Il y a beaucoup de haine, de suspicion. Je regarde sur les réseaux, je vois bien, on suspecte à tort et à travers, on affirme des rumeurs en faisant passer pour des vérités. »
- 6:09Invité politiqueFait
« À Périgueux, ça n'a pas été interdit. Je ne vois pas au nom de quoi, moi, je déciderai qui a le droit ou qui n'a pas le droit d'aller manger dans un banquet. »
Temps de parole
- Michel Cadet69 %
- Présentateur25 %
- Présentateur 23 %
- ?2 %
≈ 7,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
La
maire de Périgueux fait le bilan de ses six premiers mois de mandat, les mesures prises, mais aussi les critiques de la part de l'opposition. On l'évoque avec lui ce matin, il est l'invité d'ICI Périgueux en direct. Bonjour Michel Cadet. Bonjour. Alors on va revenir sur les quelques mesures que vous avez prises depuis six mois, mais avant ça, on entendait tout à l'heure à 7h l'ancien maire Emric Lavitola qui parle d'abus de pouvoir. Est-ce que vous regrettez ce qu'il dénonce de ne pas l'avoir laissé poser une question lors du conseil municipal jeudi dernier
?
Emric Lavitola aime bien la polémique. Il a commencé par me dire qu'on avait réduit le nombre de places, ce qui était effectivement vrai au départ compte tenu de la teneur du précédent conseil municipal où il y avait eu beaucoup de violence. On avait retiré neuf places, il nous a demandé de sortir les textes, donc on ne les avait pas sur nous à ce moment-là. Mais alors il a tort de nous faire sortir les textes parce qu'en fait, non seulement on était dans le juste, mais il y avait juste une erreur d'une place puisqu'en fait la contenance maximale de cette salle, c'est 82 places. Et jusqu'à maintenant, on fonctionnait toujours avec 90, mais c'est bien 82 places. Donc on était dans le juste.
Alors ça c
'est un point sur ce conseil municipal. Il a voulu poser une question. Ensuite, vous dites quoi quand il parle d'abus de pouvoir, ce qu'il dit ce matin sur l'entretien ? Parce que vous lui avez dit qu'il ne pouvait pas poser cette question-là. Il
confond autoritarisme et fermeté. Je suis ferme parce que c'est moi dans un conseil municipal, c'est le maire plutôt, qui a le pouvoir de police de l'Assemblée. C'est-à-dire que s'il considère que quelqu'un dépasse le temps imparti, sort du sujet, ou, et là c'était le cas, se permet de mettre en doute les qualités de travail ou d'intégrité d'un agent, alors que celui-ci, même présent dans la salle, ne peut pas se défendre, il y a un abus de pouvoir. Donc abus de
pouvoir de sa part.
De sa part. Le conseil municipal n'est pas un tribunal. En plus, il y a une présomption d'innocence. En plus, il ne
faut
pas exagérer, tout ça est très politique, puisque le jugement avait lieu trois jours après ou quatre jours après. Donc il était possible d'attendre que le jugement soit prononcé pour me lancer sur ce sujet. Mais il s'agit simplement de fermeté. J'applique le droit et je m'étonne qu'on puisse me le reprocher à cette occasion ou sur d'autres péripéties antérieures.
La question portait sur votre directeur général des services, qui a donc fait l'objet d'une procédure judiciaire à Dax. Est-ce que c'est handicapant pour le travail de la mairie qu'il soit visé par une procédure
?
Bien sûr, j'aurais préféré que ça ne soit pas le cas. C'est une affaire de droit privé. Ça ne concerne pas... On s'étonne, on me dit, mais pourquoi vous ne saviez pas avant ? D'abord, un, je ne le savais pas, sauf s'il me l'avait dit, ce qui n'était pas le cas. Et deux, il s'agit d'une affaire strictement privée. Il n'a pas fait de délit dans le cadre de ses fonctions. Je vous rappelle que l'affaire remonte à il y a plus de cinq ans et entre-temps, il a assuré des missions dans une autre collectivité. Mais
aujourd'hui, en 2026, avec toutes les affaires dont on a entendu parler sur des élus, parfois nationaux, quand on recrute quelqu'un dans son équipe, on ne pose pas la question ?
On peut poser la question, mais on n'a ni le droit, ni le pouvoir d'aller faire des investigations sur des problématiques d'ordre privé. Et vous, vous aviez posé cette question ou pas ? Non, je n
'ai
pas posé cette question, parce que moi, j'arrive en deuxième ou troisième ligne dans le recrutement. Enfin, vous, vos équipes ? Non, on n'a pas posé cette question pour savoir s'il y avait des affaires d'ordre privé. Après, on demande des extraits du casier du judiciaire. On sait qu'il n'y
a
pas d'affaires publiques qui étaient jugées, mais les affaires en cours ne figurent pas là-dedans. Est-ce que vous
dites maintenant, vous auriez dû poser cette question, vous devez poser cette question maintenant ? Est-ce que vous êtes mis en cause avant de recruter quelqu'un dans votre équipe
?
Non, je ne sais pas. Bien sûr qu'il faut s'assurer qu'il n'y ait aucun souci. On procédera probablement différemment. Vous savez, pour mes propres colistiers, je leur avais demandé un extrait du casier judiciaire, alors que ce n
'est
absolument pas obligatoire.
Mais
pour
vérifier... On parle
beaucoup de probité aujourd'hui des élus. On a raison de parler de ça. Donc vous dites, la prochaine fois, je demanderai, est-ce que vous êtes mis en cause dans une affaire judiciaire avant de recruter quelqu'un dans l'équipe ?
Probablement. Quand vous avez une expérience comme ça, vous êtes un peu plus vigilant. Moi, pour l'instant, jusqu'à preuve du contraire, je ne lui ai pas retiré ma confiance. S'il s'agit d'une petite affaire d'ordre privé, il n'y
a
pas matière à aller plus loin, si c'est juste la couleur des volets ou autre chose. Quand il y a vraiment un vrai problème, on se reposera la question en temps et en heure, puisque le jugement a été mis en délibéré au 9 novembre.
Michel Kadev, vos six premiers mois de mandat ont été l'objet de pas mal de critiques, notamment sur l'accueil du banquet du canon français en octobre. On vous a senti secoué par l'affaire des tags sur votre domicile et sur la façade de la mairie. Vous attendiez à ça, à ces difficultés, ces critiques, en devenant maire de Périgueux
? Vous
avez vu quand même la tension qui exerce. Vous venez juste de faire un petit jeu qui a l'air anecdotique sur la tension qui peut exister entre deux clubs.
Vous
voyez que
depuis
le Covid et à l'approche de cette longue séquence électorale, les tensions montent, tout le monde est un peu à cran. Alors je ne
dis
pas que le BBD, c
'est
un rapport avec la tension de l'élection présidentielle, mais on voit bien que tout ça, depuis le Covid, en tous les cas, les rapports sociaux se sont modifiés. Il y a beaucoup de haine, de suspicion. Je regarde sur les réseaux, je vois bien, on suspecte à tort et à travers, on affirme des rumeurs en faisant passer pour des vérités. Et ça crée naturellement un climat de tension.
Dans
ce contexte-là, est-ce que vous vous dites que vous n'auriez pas dû autoriser
le canon français ?
Non, je ne reviens absolument pas sur ma position. Je ne suis pas là, je n'ai aucune complaisance politique.
Oui, mais pour
apaiser la ville. Vous disiez sur cette antenne
que la soirée du canon français permettait
de financer une clim dans une école.
Oui, plus que ça. Ça vaut le coup
de l'accueillir
?
Mais j'accueille tous les jours plein de choses dans nos salles. À quel moment, moi, en tant qu'individu, je peux dire, celui-ci a le droit de venir dans la salle, celui-ci n'a pas le droit de venir. Il n
'y
a ni complaisance politique, ni discrimination politique. On accueille, à partir du moment où la salle est libre et que le canon français s'est produit dans plein de villes. Il n'y a jamais eu de problème. Aucune préfecture... Il y
a
eu des problèmes. À Caen, des débordements, notamment... À Caen, une seule image qui est douteuse. Mais s'il y a un délit, il faut le sanctionner. Mais jusqu'à preuve du contraire, partout où ils sont passés, les préfectures n'ont pas interdit l'avenue du canon français. À Périgueux, ça n'a pas été interdit. Je ne vois pas au nom de quoi, moi, je déciderai qui a le droit ou qui n'a pas le droit d'aller manger dans un banquet.
Et donc, vous persistez sur ce sujet, le
canon français ?
Ah
non, seulement je persiste, mais il n
'y
a aucun... Le trouble à l'ordre public ne vient pas du canon français. Il vient de la réaction d'une petite minorité. Vous savez, ils étaient 200 à 300 à manifester devant ma mairie.
Ils
venaient de toute la Dordogne. Le canon français, là, au mois d'octobre, c'est 2700 personnes qui vont venir faire la fête. Donc, je ne vois pas au nom de quoi je leur interdirais de faire la fête.
Merci beaucoup, Michel Cadet. Vous êtes le maire de Périgueux. Merci d'être venu ce matin sur l'Ontario.
Ici
Périgord. Interview à retrouver sur ici.fr.