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interviewLa France insoumise· 3 septembre 2018 83 min

Écologie : un an après ? - #AmFis2018

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

On va donc commencer en fait cet atelier qui est consacré à une sorte de bilan d'étapes de bilan provisoire d'un an d'écologie. Alors c'est on appelait ça dans les années 70 bilan et perspective. Donc on va faire aussi des perspectives pas simplement pas simplement le bilan parce que finalement si on se limitait au bil on pourrait avoir la dendure et on aurait raison d'avoir la dendure avec Nicolas Hullo et l'action qui mène à la tête de son ministère en faveur de l'écologie.

On pourrait être un peu ass moquer de celui dont on avait dit qu'il allait tout casser, qu'il allait tout changer. Et puis on a vu depuis un an, on pourrait faire le détail du bilan ou du passif si vous le voulez. Le renoncement et l'enterrement de la loi de transition énergétique et de la croissance verte qui n'était pas très audacieuse d'ailleurs, mais qui plafonnait au moins le pourcentage de nucléaire dans le mix énergétique français et qui a été abandonné.

On pourrait revenir également sur le le glyphosate dont tout le monde s'accorde à dire que c'est un danger pour la santé, pour la santé des agriculteurs qui sont les premiers concernés et sur la nécessité d'en sortir. La nécessité d'en sortir qui nous est rappelée régulièrement par le ministre mais nous le savons parce que nous l'avons vu à l'œuvre et le gouvernement et la majorité ont refusé d'inscrire une date de sortie dans la loi. On aurait le droit également de dénoncer l'autorisation d'importation d'huile de palme qui a été octroyée par le ministre.

Euh, on aurait aussi le loisir de revenir sur la reconduction des permis d'exploitation d'hydrocarbure. On pourrait dénoncer les réticences coupables du ministre face au projet minier pharaonique en Guyane de la montagne d'or, soutenue par Emmanuel Macron et par son gouvernement. Les positions de Nicolas Hullot hier contre les ravages du libéralisme et le commerce global et aujourd'hui son acceptation des traités climaticides que sont le CTA ou le GFTA.

On pourrait souligner également son silence de ministre face aux grands projets énergivor et inutiles comme Europa City. Enfin, vous connaissez la liste, elle est très longue, elle est importante, elle est accablante pour ce ministre. C'est une année donc en berne pour l'écologie, mais comme je sais qu'il y a beaucoup d'écolos pur et dur dans la salle, vous me direz que c'est une année comme les autres en fait, une année que la France n'a pas mis à profit pour lutter concrètement contre le changement climatique.

Un changement qui s'aggrave, qui laisse entrevoir un avenir sombre pour les générations futures. Et je crois en effet que sur le front de l'écologie, ce gouvernement c'est "Faites ce que je dis mais pas ce que je fais. C'est la maxime qui s'y est parfaitement à la politique qui est menée.

On a droit à des déclarations, des déclarations d'intention et euh une action qui est conduite au jour le jour qui est contraire en fait aux objectifs qui sont affichés. Vous le savez, le ministère de de l'écologie a publié dernièrement la courbe en fait la trajectoire de la France concernant les émissions de gaz à effet de serre. Et cette trajectoire en fait nous fait dérailler.

Elle ne respecte même pas les engagements qui ont été pris au sommet de Paris lors de la COP 21. Donc nous avons euh après euh des sommets, après des conférences de presse, après des déclarations, des actes en totale contradiction avec euh la politique qui serait nécessaire pour lutter efficacement contre le changement climatique. Je pense que Mathilde reviendra en détail sur cette politique euh hypocrite en fait qui ne dit pas son nom et qui est mené depuis depuis le changement de majorité.

J'étais pas extrêmement meilleur avant, mais au moins ça n'avait pas la prétention euh qui est affichée aujourd'hui par Emmanuel Macron qui se fait le chentre de la lutte pour le réchauffement climatique. Vous me direz, c'est pas très difficile euh d'avoir bonne figure quand on se compare à Trump sur cette question-là. Donc nous devons, je crois, prendre conscience en fait du mirage que représente ce ministre. arrêter de considérer que l'ancien animateur producteur de choya ami des lobistes et écologiste médiatique serait prisonnier en fait d'un gouvernement mal intentionné de force maléfique.

Non pas qu'il faille dénoncer ses faits et gestes à chaque instant ou commenter ses absences comme cet été en pleine calicule. Mais je crois qu'il faut se faire une raison. Nicolas Hul, c'est avant tout l'écologie du commentaire à croire que personne ne lui a dit qu'il était ministre et qu'il avait une capacité à agir en fait, qu'il pouvait changer les choses.

Je crois qu'il faut se rendre à l'évidence. Il y a des écologistes et nous sommes bien payés pour le savoir qui s'accommode parfaitement du libéralisme, de la concurrence libre et non faussée, qui considèrent que l'écologie, c'est même le meilleur moyen de renouer avec une croissance dite verte. Vous le savez, depuis des décennies, ces écologistesl justifient l'abandon des leviers de la puissance publique, la loi et la norme, la protection et la sanctuarisation, l'amende et la sanction au bénéfice des mécanismes inspirés du marché comme les permis de droit à polluer dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Ces écolos libéraux considèrent souvent d'ailleurs que plus leur position institutionnelle se renforce, mieux la planète se porte. Voilà, ils sont aujourd'hui de au côté de Nicolas Hullot, de Emmanuel Macron. Ils étaient hier au côté de François Hollande et ils sont souvent au côté de la Commission européenne.

Je crois que Jean-Luc Mélenchon a raison en fait de dire que les prochaines élections européennes à laquelle mon ami Jean-Marie Brom et moi-même allons participer comme candidat sur la liste de la France insoumise, euh il a raison de dire que c'est un référendum anti Macron. C'est même d'ailleurs un double référendum tant aujourd'hui la politique de d'Emmanuel Macron correspond au désidérat de la commission et aux exigences allemandes. Et en même temps, je pense qu'il faut aussi être lucide même avec le meilleur résultat aux élections européennes de mai prochain.

Nous ne dirigeons pas ni le Parlement européen ni la Commission et donc nous serons pas à la tête de l'Union européenne et nous allons siéger au Parlement européen et donc avoir à la fois une tribune et des capacités d'action, des capacités d'action limitées mais des capacités d'action quand même. Et l'un des enjeux en fait de ces élections, c'est de montrer que nous sommes au plan national mais également au plan européen. J'allais dire la seule force mais il faut jamais être présomptieux. présomptueux pardon mais en tout cas la plus importante, la force progressiste d'opposition à l'ordre libéral et une force de proposition comme le groupe France insoumise le démontre chaque jour à l'Assemblée.

Nous devons mettre en musique comme nous avons commencé à le faire depuis quelques mois déjà la convergence avec Podemos et le bloc des gauches au Portugal et d'autres forces européennes. Vous allez voir, ils prendront la parole demain matin en clôture de ces amphithéâtres. Euh et puis il faut être clair, faut pas se laisser intimider par la campagne qui a déjà commencé et ce à quoi adversaires veulent nous réduire.

Une force repliée nationaliste. Nous sommes au cœur d'une alliance européenne socialeécologiste. Une alliance qui entend redonner la souveraineté au peuple qui entend également placer au cœur des priorités de l'écologie la lutte contre le changement climatique et la justice sociale.

Oui, nous ne vénérons pas l'Europe des Européens. Nous ne pensons pas que la concurrence libré nos faussées soit la solution, pas plus que la main invisible du marché ou le russiement. Nous allons en effet mener campagne contre les politiques anti austéritaire et antiolo, contre la privatisation des barrages, par exemple voulu par Bruxelles et acceptés par Macron.

Alors que dans d'autres pays européens, ils font partie du service public ou du domaine public. Ils représentent en France 70 % de l'énergie renouvelable produite. Et par ailleurs, ils sont un secteur en parfaite santé économique et financière.

Nous allons mener campagne avec d'autres d'ailleurs sans doute contre le poids des lobby comme UNUS le démontre chaque jour au Parlement sur le tabac contre l'ubérisation de nos vies et la destruction de la planète que les traités que l'Union prene accélère. Nous allons mener aussi campagne contre les tenants du statut quo les combattre pour changer la donne. Nous allons montrer que lutter contre le changement climatique, contre les pesticides, contre une économie prédatrice, c'est possible.

C'est ce à quoi je vous invite. Ce sera la campagne européen européenne qui commence dès demain en fait. Donc sur ce thème-là, à la fois du bilan et des perspectives, je vais donner la parole d'abord à Jean-Marie Brou qui a coordonné avec Mathilde, avec euh avec euh euh Martine Bidard également et moi-même, la campagne de votation de sortie du nucléaire et qui fera donc un point sur la politique énergétique et sur les abandons d'ailleurs que je viens de citer.

Je donnerai ensuite la parole à une amie Karim Madelli qui est députée européenne Europeécologie les vert et présidente de la commission de transport une des commissions les plus importante du Parlement européen en tout cas très importantes sur les thématiques écolo qui nous intéressent. Et pour conclure, Mathilde Panot qui est député de la France insoumise du Val de Marne et qui bataille depuis 1 an jusqu'à l'épuisement quasiment parfois contre les politiques anti-écolo qui sont conduites par ce gouvernement et donc est un peu le référent de la France insoumise au Parlement sur les questions environnementales sur l'écologie en général voilà et qui a été l'animatrice de la campagne de votation citoyenne. On aura une demi-heure pour des questions-réponses.

Voilà, on va essayer de tenir les délais. Merci. [Applaudissements] Bonjour.

Je crois que je vais je vais je vais pas essayer de me limiter à l'énergie parce que ça serait trop facile. Euh je crois que c'est toute la politique écologique qu'on voit aujourd'hui, enfin l'absence ou la politique de l'écologie qu'on voit qu'on voit chez Emmanuel Macron. Et je crois que pour mieux essayer de percevoir un petit peu ce qui se passe, il faut regarder aussi le biais historique.

On a au moment de son élection, tout le monde a dit, et il l'a reconnu presque en premier, le Macron n'a pas de programme sur l'environnement et sur l'écologie. Il a très rapidement pris avec son M de Planète Great Againel. s'il n'est un mouvement actif pour dire bah on va s'attaquer enfin vraiment au climat type Macron à partir de maintenant vous allez voir ce que vous allez voir.

Il a embauché Nicolas Hullot qui je crois aujourd'hui on peut en être très déçu, je crois sincèrement, je le connais un tout petit peu, Nicolas Hul est venu avec toute sa sincérité mais Nicolas Hullo est un homme qui je crois qu' est d'abord un homme de conviction. Il a cru, je pense, qu'il serait capable de convaincre le gouvernement de la justesse, de son approche et de sa pensée. Ce qu'on peut lui reprocher, c'est que quand il a découvert qu'il serait pas capable de convaincre, bah il a préféré rester et plier la tête devant le jouis ou même du gouvernement plutôt que de partir.

Et je crois que l'écologie aujourd'hui, bon, on insiste simplement que quand on dit qu'il n'y a pas de politique, ben on suit bêtement la politique au niveau de l'écologie qui a déjà été lancée par Nicolas Sarkozy, puis poursuivi par François Hollande et qui consiste à dire "On va s'attaquer à un problème identifié, identifié en général depuis le mandat précédent. On va y réfléchir et on va le résoudre dans le mandat qui va venir, pas celui-là, mais le prochain mandat. Et je pense, je veux pas être trop long parce que si on parle de l'énergie encore une fois, c'est trop facile.

De ce point de vue, Macron, mais il a bien été formé et Nicolas Hullot ont parfaitement compris la leçon qui a été donnée par François Hollande au sujet de, excusez-moi, ma centrale nucléaire favorite, celle de Fessenheim. C'est-à-dire, je vous annonce avant d'être élu que cette centrale va fermer au cours de mon mandat. Il ne se passe rien.

Je continue à vous dire cette centrale va fermer au cours de mon mandat et à la fin de mon mandat, alors que cette centrale n'est pas fermée, je prends un décret qui a été pris en avril 2017 disant la centrale va fermer dès que le PR va ouvrir. promesse avéré Hollande a fermé la centrale de Fenille. Ben Macron, il a parfaitement compris.

Nicolas Hello l'a compris aussi. Et aujourd'hui, on voit des verrs à moitié plein ou à moitié vide. On dit finalement, il a réussi à obtenir que le prix du diesel va rejoindre le prix de l'essence au niveau des taxes.

Mais c'est un projet qui a combien d'années ça ? et il va la rejoindre à la fin du mandat de Macron. Bon, rassurez-vous, on nous dit le glyphosate, il a réussi à obtenir contre Bruxelles le fait queon aura encore 3 ans.

Mais ça fait 10 ans qu'on en parle du glyphosate. Et ce qu'on voit aujourd'hui, c'est que cette politique de l'écologie, de l'énergie, de l'environnement en général consiste d'abord à identifier les problèmes qui étaient déjà identifiés. redire au bon peuple que nous sommes, voilà maintenant les problèmes que nous avons identifiés en oubliant qu'ils étaient déjà identifiés et on dit et donc on va s'en occuper mais malheureusement ça peut pas se faire en 5 minutes.

Donc on repousse la décision. français, dormit tranquille, vos problèmes d'environnement, on est en train de s'en occuper, on réfléchit dessus et tout ceci finalement pour essayer d'avoir un système que pour appeler le développement durable qui a bien été intégré par nos dirigeants depuis plusieurs années. Le développement durable, ce n'est pas un développement qui permet aux générations futures de pouvoir répondre à leurs besoins et cetera.

C'est un développement que l'on constate et qu'on veut faire durer le plus longtemps possible. C'est comme ça que ça se passe. Alors oui, on peut être frustré, mais on peut être frustré, mais c'est peut-être de notre faute.

Est-ce qu'on attend vraiment de la part de quelque gouvernement que ce soit qui s'inscrit dans cette logique de croissance ? Et croissance veut dire énergie, qui s'inscrit dans le moyen plutôt que dans le but ? Est-ce qu'on peut vraiment attendre quelque chose qui change ?

Non, il faut changer les paradigmes. Il faut d'abord s'interroger à quoi veut servir ce que l'on fait avant de commencer à s'interroger sur comment continuer ce qu'on est en train de faire. Et je crois que c'est là le problème et c'est ce problème que Nicolas Hul perçu très rapidement et a essayé de corriger à la marge quelque chose histoire queon puisse on ne puisse pas dire que le gouvernement est inactif mais encore une fois les problèmes sont connus depuis longtemps.

Les solutions bien souvent sont à porté de la main. La décision politique qui pourrait malheureusement impliquer ou heureusement un relatif changement de société sont impensables. L'exemple du nucléaire est pas tant.

On a depuis longtemps parlé de 50 % de nucléaires en 2025. Monsieur Macron a refusé au mois de janvier 2017 l'ordre d'entre en médiia part d'en parler en disant si j'en parle maintenant ça va faire baisser l'indice boursier des DF. On dit à quoi est-ce qu'on mène l'environnement ?

Et puis on constate que comme rien ne s'était passé sous Hollande, il y a une logique qui est aujourd'hui de dire et on le voit avec Nicolas. C'est ce qui m'a rendu le plus furieux personnellement, c'est Nicolas Hul qui je crois est un antinucléaire à peu près convaincu. Je lui reconnais ce droit.

C'est c'est c'est à moi qu'il est venu le dire en 2011. Je lui reconnais encore cette sincérité-là. nous a dit pour la baisse du nucléaire en de 50 % 2025 qui est parfaitement insupportable pour les antinucléaire, j'en conviens, on ne peut pas y arriver en 2025, ce qui est probablement vrai parce qu'on a rien fait depuis 2015 mais il aurait pu répondre donc on n'arrivera pas à 50 % mais on va essayer quand même.

La réponse qu'il a eu, c'est de dire puisqu'on n'y arrivera pas, on commence rien et puis on réfléchit. Mais imaginez un tout petit peu qu'au niveau du réchauffement climatique qui est le problème le plus important que la planète est jamais connue, vers lequel tout le monde se penche, sauf Donald Trump. Imaginez que la COP 21 ait pris des décisions, ce qu'elle a fait, disant il faut limiter le réchauffement climatique à 3 % à la fin du siècle et que 3 ans après aujourd'hui, on dise finalement les gens du GC nous disent que les 3 % c'est foutu, qu'on sera déjà à 4 %.

Alors il vaut mieux ne rien faire du tout et réfléchir d'ici qu'on sache ce qui peut se passer. Donc pardon degré degré pardon degré donc cette politique qu'on nous met aujourd'hui qui est même pas du green washing qui est simplement de dire parlons, discutons, évaluons ce qui est déjà évalué n'a qu'un objet en fait c'est de nous endormir et de nous empêcher de réfléchir sur précisément ce quoi est en train de tenter de faire la France insoumise, réfléchir sur un problème de société et pas simplement sur un problème technique. Merci.

Merci Jean-Marie. Je vais donner la parole à à Karim Madelli, je vous l'ai dit tout à l'heure qui est le présidé de la commission de transport, une des commissions les plus importantes. Ce qui nous semblait important et intéressant, c'était de voir aussi une vision pas uniquement hexagonale sur ce qu'on peut tirer comme bilan et puis aussi se projeter dans les années qui viennent.

Il y a des enjeux importants, la PAC, après le scandale, le diesel Gate, qu'est-ce qu'on est en possibilité de faire ? Voilà, la parole à Karima Délie. Merci beaucoup.

Je voudrais vous remercier pour votre invitation. Je suis très contente de parler avec vous d'écologie et d'Europe, mais promis, je ne vous parle pas d'Europe écologie. Voilà, ça c'est dit.

Moi, je suis certaine d'une chose, c'est c'est vrai que les écolos il y a des années au départ on les prenait pour des fous, des utopies, des uluberlus, il tirait la d'alarme sur tout, la pollution de l'air, sur le diesel et cetera et cetera. Et on s'est rendu compte de quoi ? Et ben oui, ils avaient raison.

Ils avaient raison. et et surtout c'est que les conséquences aujourd'hui en 2018 sont beaucoup plus graves que l'on parle. Mesdames, messieurs, je suis désolé de vous dire aujourd'hui que nous dansons sur un volcan.

Les conséquences de nos modes de production et de consommation, nous pays riches, pays du nord, les conséquences et ben c'est les pays du sud qui sont en train de les subir. Et dans les COP 21, vous savez quoi ? En décembre 2015, tout le monde a dit super accord, ce qu'ils ont oublié de dire une chose, ils n'ont pas été capables de mettre en place un fond vert pour aider nos amis du sud.

Parce qu'aujourd'hui, on est toujours en train de se dire "Alors, qui finance et qui finance pas ?" Alors que eux-mêmes n'ont même pas bénéficié de ce que nous, les grands égoïstes nous avons bénéficié depuis des années. Alors maintenant, ça suffit.

Il faut faire quoi ? se dire que nous sommes tous responsables, ça a trop duré. Et quand on a dit qu'on est tous responsables, il y a des chiffres.

Alors le copain l'a dit, la France n'est pas exemplaire à l'échelon européen, mais la France ce 1er août, ce jour de dépassement, vous rendez compte qu'on est en train de tuer la planète parce que rien que le mode en France, si tout le monde consommait comme nous, produisait comme nous, il nous faudrait pas une ou deux ou trois mais quatre planètes. Donc qu'est-ce qu'il faut faire ? Et ben il faut arrêter de croire que l'écologie c'est un gadget.

Il faut arrêter de croire que l'écologie c'est juste un chapitre dans un programme. Il faut arrêter de croire que c'est juste un slogan de communication. L'écologie c'est une vision qui est globale, qui impacte tous les secteurs de la vie de nos citoyens parce que c'est transversal.

Ça veut dire qu'il faut quoi ? changer de logiciel politique maintenant. Et ce logiciel politique, il est parfois très difficile surtout au Parlement européen où nous les écolos, nous sommes la 5è force parmi sep forces politiques et moi je suis la seule présidente écolo de la commission transport.

Le transport c'est 30 % des gaz effets de serre. C'est beaucoup. Et vous savez quoi ? le seul secteur depuis 1990 qui n'a pas réduit ses gaz à effet de serre parce que on nous a dit le mythe de la voiture, ça va vite, c'est facile.

Allons-y, bétonnons, construisons des autoroutes et encore plus d'autoroutes et des ponts au point que les Italiens ont connu ce drame. Et lorsque le pot s'effondre, je n'accepte pas et je vous le dis qu'on dise c'est à c'est à cause de l'Europe. C'est trop facile la démagogie.

Ça fait depuis les années 90 que quand même l'Europe dit aux Italiens rénover vos infrastructures. Et vous savez quoi ? En janvier dernier, avec le Parlement, nous avons voté un plan d'investissement pour la rénovation et la sécurité des routes de 10 milliards d'euros pour les Italiens.

Qu'est-ce qu'ils ont fait ? Ils l'ont pas mis à l'ordre du jour. Les gouvernements passent.

Ils ne font pas en sorte que l'écologie ce soit la priorité. Alors maintenant, qu'est-ce qu'on peut faire ? Parce que oui, le constat tout le monde le sait.

La dénonciation, tout le monde l'a faite. Mais maintenant c'est comment on fait concrètement ? Et ben moi, je ne me résigne pas.

Et vous savez pourquoi je me résigne pas ? Parce que dans la société et ben il y a des gens qui bougent, il y a des gens qui créent, il y a des gens qui partagent, il y a des gens qui innovent. Et c'est là où ça se passe.

C'est là où on a les solutions. Et heureusement que la société écolo est en mouvement. Et j'en viens à mon exemple concret.

Première grande question. Quand je suis arrivée à la commission des transports, j'avais en charge la mobilité urbaine durable et je disais dans mon rapport, il faut sortir notamment juste des centre-ville les voitures diesel. Et vous savez quoi ?

Tout le monde m'a dit "Mais madame Délie, c'est hors de question, c'est impossible, blab bla bla bla bla" et mon rapport et ben on freinait et les lobby les constructeurs, les états ont dit "Vous allez pas toucher le diesel parce que le diesel c'est gagnant gagnant notamment pour le climat et moi je leur ai dit faut pas choisir la peste et le choléra. Dans l'écologie on doit choisir notamment le climat et la santé des gens." Et ça a traîné, ça a traîné jusqu'à septembre 2015.

Le fameux scandale qui d'abord, on l'a appelé Volkswagen, mais Volkswagen n'est que l'arbre qui cache la forêt. Et on l'a appelé Dieselgade. Pourquoi ?

Parce que tout le monde savait, tout le monde a menti, tout le monde a triché. C'est-à-dire que dans cette affaire, c'est quoi ? aussi une question d'opacité, de corruption et c'est toujours la même thématique.

Tu as parlé du nucléaire, est-ce qu'on parle pas de l'opacité dans le nucléaire ? Est-ce qu'on parle pas justement de cette corruption qui grandine ? Et ben c'est ça le diesel gate.

Sauf qu'on n pas dit quoi, c'est que le le diesel c'est 500000 morts prématuré par an en Europe. Et ben face à ça, et c'est là où je veux vous redonner du beau mot au cœur, on peut gagner. On gagne lorsque la société colo est avec nous.

Et la société écolo, elle est là. Lorsque le scandale éclate, je dis tout de suite, il faut faire une commission d'enquête parlementaire. Il n'y avait pas eu de commission d'enquête au Parlement européen depuis 16 ans.

Le dernier scandale, c'était quoi ? La vache folle. Et au départ, même mon groupe politique, les écolos, n'étaient pas sûr.

On me disait "Bonne chance !" Et vous savez ce que j'ai fait ? J'ai lancé une pétition au bout de 12 heur il y avait 150000 personnes qui disaient "Madame Délie, on est avec vous, on veut savoir la vérité.

Nous consommateurs, on nous a arnaqué. Nous on a aussi des droits par rapport à notre santé. Aidez-nous !

C'est la société, c'est les citoyens qui nous ont aidé. On a réussi à avoir la commission d'enquête. Les conclusions sont très simples.

Désormais, les les constructeurs automobiles seront sanctionnés lorsqu'ils ne respectent pas les normes. Il y aura des nouveaux contrôles. Mais c'est surtout qu'on a stoppé le conflit d'intérêt puisque vous savez les laboratoires qui contrôlaient les véhicules étaient financés par les constructeurs automobiles.

Mais ça va pas assez loin et c'est là où il faut revoir tous nos modèles de production. En Europe, il y a 18 millions de salariés dans l'automobile. 18 millions de salariés.

Si vous sortez de l'essence et du diesel en Europe, et ben il faut prendre en compte les salariés. Moi, je défends toujours une écologie populaire. L'écologie doit marcher sur ces deux jambes.

On ne réglera pas les injustices environnementales si on ne règle pas en même temps les injustices sociales. C'est la raison pour laquelle sera monté en avril prochain le premier sommet européen de la reconversion de l'industrie automobile. Il faut changer de mobilité et surtout faire en sorte que les salariés soient les priorités dans cette reconversion parce que sinon ce sont des territoires perdus.

Ce sont des vie brisés et des drames, mais c'est surtout aussi une industrie qui derrière sera concurrencée notamment par ceux qui ont déjà dégainé, c'est-à-dire la Chine avec sa voiture électrique ou alors les États-Unis avec les Google car et compagnie qui eux et oui se feront à coup d'intelligence artificielle. On pourra parler d'intelligence artificielle parce que l'intelligence artificielle on nous la vend à toutes les sauces sauf que rien que l'expérimentation de l'intelligence artificielle ça émet 2 à 3 % de gaz à effet de serre. Et donc face au diesel gate, c'est une victoire qui a été une majorité d'idées et notamment la gué, les écolos, on a su faire une majorité parce qu'il n'y a pas de groupe tout à tout seul qui peut gagner au Parlement européen.

Deuxième grand combat que nous avons gagné et ça je dois le dire ça je dois remercier notre ami Yunus Somarg notamment un beau combat contre la pêche électrique. Aujourd'hui on est en train de détruire nos océans. Je sais que dans votre programme l'économie de la mer est un point important.

La pêche électrique, le Parlement européen a dit c'est terminé. C'est terminé. Et ça c'est parce qu'il y a aussi des alliances d'idées et des majorités politiques qui savent se parler et qui savent montrer que quand on a des combats communs, on y arrive.

Alors, on me met le nombre de minutes pardon discrètement. On me dit que j'ai encore une minute. Alors le la dernière minute, c'est que je sais que souvent on dit l'Europe sert pas à grand-chose, c'est loin, c'est compliqué, il y a beaucoup de technocrates, il y a beaucoup justement cette Europe libérale qui détruit la planète et qui détruit les humains.

Mais parfois, il faut se servir de cet échelon qui est vraiment pour moi, on pourra reparler, le levier d'action pour sortir du défi du réchauffement climatique. La première chose, je vous donne un exemple très concret, vous savez la pollution de l'air est du beaucoup à aux camions et au poids lourds qui sont sur nos routes. Ça fait combien de temps ?

Vous savez, dans le grenel de l'environnement, moi j'étais dedans depuis 2007, on dit on va mettre en place une taxe poids lourd en France qui nous rapporterait 4 à 5 milliards d'euros d'investissement pour une autre mobilité. On est en 2018 et il y a toujours pas de taxe poids lourd. Et ben, on a décidé et on a voté une taxe poids lourd au niveau européen qui sera imposée aux États.

L'Europe demandera alors justement de mettre en place une taxe poids lourd dans l'ensemble des États. le camp. D'abord, on commence par les poids lourds à partir de 2021 et on ouvre à l'ensemble des véhicules jusqu'à 2026 où ce sera les véhicules, les voitures et également les de roues.

Mais attention, les investissements parce que les recettes de cet poids lourd doivent être fléchées. On les fléchera sur une relance du frais de ferroviaire. C'est une catastrophe en Europe.

Il faut remettre les camions sur le train et sur le fluvial. C'est comme ça qu'on arrive à avoir moins de pollution. Premièrement et donc avoir un réseau de frais de ferroviaire qui soit surtout rénové.

Notre problème en France c'est qu'il faut le rénover. Ça fait 30 ans qu'on a fait quoi en France ? On a investi dans le TGV et notre réseau secondaire on l'a délaissé.

Alors que plus de trains, c'est bon pour le climat mais c'est aussi bon pour l'emploi. 2e grand fléchage, ça va être notamment sur toutes les questions de mobilité urbaine durable. Et là on a un vrai problème.

On a une fracture entre le rural et l'urbain, mais aussi toutes les personnes qui n'ont pas accès à la mobilité. Et ça, ce n'est pas juste. En France, il y a 10 millions de personnes qui ne bougent pas parce qu'elles sont pas desservies par les transports en commun. parce que justement elles n'ont pas l'argent parce qu'elles considèrent que les transports en commun sont très chers et il y a permis ces 10 millions de personnes 7 millions qui sont en droit de travailler et qui ne peuvent pas parce qu'ils n'ont pas les moyens de se déplacer.

Et ben ça c'est aussi régler une injustice sociale. 3e grand volet, ce sera la sécurité routière et notamment les infrastructures. Il n'est pas normal encore qu'aujourd'hui en Europe, 26000 morts sur nos routes parce qu'on ne fait pas attention à ce qui se passe.

Donc vous voyez, on peut y arriver. Maintenant, c'est à nous citoyens de regarder ce qui se passe à l'Europe et quand il y a des bonnes choses de les faire appliquer par le gouvernement. Mais je peux vous rassurer une chose, c'est que tout le monde aime l'écologie parce que aujourd'hui, c'est plus juste une espèce de question de bobo, on va acheter bio et cetera.

C'est une question d'humanité, de solidarité, mais surtout pas l'écologie de punition, mais l'écologie de la solution. Donc en tant que politique avec beaucoup d'humilité. Merci beaucoup.

Mathilde, à toi donc le tour pour conclure et puis lancer la discussion avec la salle. Super, merci beaucoup Sergio. Bonjour à toutes et à tous.

Je suis donc très heureuse de faire ce débat avec vous toutes et tous. Je réponds juste avant de faire mon intervention à un petit point qui m'a piqué dans ce que tu as dit euh Karima sur euh euh le fait de dire que ce n'était pas l'Europe qui avait créé des choses. Je suis entièrement d'accord avec ce que tu disais sur le fait qu'il fallait euh euh remettre euh les camions sur les trains et sur le fluvial.

C'est effectivement quelque chose qui est euh une enfin de bon sens absolu et pourtant c'est euh les nombreux paquets ferroviaires qui euh à la suite les uns des autres euh par l'Union européenne qui ont forcé les États euh à ouvrir à la concurrence à la fois le transport euh le transport ferroviaire pour voyageurs et pour marchandises avec une catastrophe absolue et une dégringolade du transport de marchandises par train et une augmentation extrêmement forte des camions qui sont sur nos routes. Donc donc ça c'est quand même des choses qui ce qui n'enlèvent rien au victoire notamment à celle de la pêche électrique sur lequel vraiment on peut se réjouir du travail qui a été fait et qui est un pas effectivement extrêmement important. Euh quand on a voulu faire ce euh bilan, en fait, je me rappelle que l'année dernière euh aux Amphi euh à ce à cette même période euh on avait un peu des grandes lignes sur ce que pouvait faire euh Nicolas Hullot et euh à l'époque, on était déjà euh assez euh pessimiste sur euh bah ce qui ce qu'il allait pouvoir faire au vu de la vision qu'ils étaient en train de porter.

Et malheureusement, on peut partager un constat qui est un constat effectivement dramatique mais qui est un constat à l'échelle planétaire euh à la fois sur le réchauffement climatique dont on a beaucoup parlé mais aussi l'érosion des sols, la perte de biodiversité et ce qui est grave c'est que ce constat là effectivement dans un grand esprit de communication Macron est capable de nous expliquer que oui, c'est un grand écologiste qui marque un point tellement fort que Vous avez des associations qui vous racontent quand vous les rencontrez qui vont à l'étranger et puis et puis là les associations les ONG leur disent "Vous avez de la chance d'avoir Macron parce que lui parce que voilà avec sa com de make the great again et ben voilà ça marche. Il y a des gens qui croient vraiment que cet homme est écitolo et je sais pas si vous avez vu, franchement, je vous invite à la voir si vous avez envie de rire. Notamment, il y a eu une vidéo qui a été faite à l'Élysée qui invite tout le monde à éteindre sa lumière et qui montre regardez, nous nous le faisons.

Et puis là, on voit un dézoom de l'Élysée où l'Élysée est en train de s'éteindre petit à petit. Et ça, c'est vraiment une vision en fait dépassée de de l'écologie. C'est c'est une vision en fait qui permet de dire que on n pas à traiter ça sur le modèle économique mais chacun doit faire des efforts.

Il y a une deuxième vidéo qui est très frappante pour montrer ça. C'est Nicolas Hul justement le jour du dépassement qui fait le même constat que nous. C'est dramatique.

Le 1er août, on a déjà et ben utilisé toutes les ressources que par rapport à ce que la terre peut régénérer. Et donc sur le constat, c'est nickel, on pourrait le suivre à 100 % mais vraiment à 100 %. Et puis après la conclusion, c'est quoi ? c'est nous sommes responsables chacun individuellement et chacun doit faire des efforts.

Mais mon coco, tu es ministre, faut que tu t'en rappelles un petit peu. Enfin, nous, on lui a posé une question là-dessus parce que c'est vraiment incroyable. En fait, c'est comme s'il n'était pas aux manettes, comme s'il n'était pas ministre et donc il n'avait pas des choses à faire et à dire dessus.

Et si on veut faire le bilan sur ce qui s'est passé depuis un an sur l'écologie, on peut pas se contenter seulement de faire la liste pourtant extrêmement exhaustive qu'a fait Sergio sur le CTA qu'il faut faire aussi he bien sûr le CTA, le glyphosate, le nucléaire et cetera. C'est extrêmement important de le faire mais le bilan écologique il doit se faire aussi par rapport aux deux autres piliers qu'on avait dans notre programme parce que les trois piliers que sont écologie, sociale et démocratie sont intimement liés. Et cette année, on l'a vu de manière très forte. par exemple sur la démocratie, vous avez vu ce qui s'est passé à Bur, vous avez vu ce qui s'est passé à Notredame des Landes et ben c'est c'est un un état qui devient autoritaire sur des formes citoyennes qui invent pourraient et ben voilà inventer demain dans dans un contexte qui sera peut-être pas le même et qui sont des expériences qui sont extrêmement importantes et qu'on va réprimer, qu'on va judiciariser. on les met tout le temps en procès, on les chasse, on leur enlève euh leur terre, enfin voilà.

Et euh et on l'a vu sur un deuxième point qui est important qui est la loi asile et immigration parce que il faut imaginer si les prévisions sont correctes, c'est-à-dire que probablement elles sont peut-être plus optimistes même que ce qui se passera. Si les prévisions sont correctes, nous aurons 250 millions de réfugiés climatiques d'ici 2050 qui seront principalement du sud au sud, mais certains viendront aussi en Europe et c'est bien normal. Vous avez vu déjà la loi asile et immigration qu'on a passé 90 jours de rétention alors que c'était ça devait être une mesure exceptionnelle notamment pour les enfants. on voilà, on réduit les procédures de droit d'asile et cetera et donc en fait on prend des mesures de plus en plus autoritaires sur les questions de l'immigration en sachant très bien que ces mesures sont complètement inefficaces parce que toutes les études ont montré que quand quelqu'un doit partir parce que on a détruit les économies là-bas par nos politiques notamment de libre échange parce qu'il y a la guerre parce que l'Union européenne est friante d'aller avec le temps guoyé je ne sais où euh parce que l'endroit où on vit n'est plus vivable du fait du changement climatique, du réchauffement climatique, et ben ces gens partent dans tous les cas.

Donc la question d'avoir des politiques répressives sur l'immigration, la seule question qui qu'il faut se poser, c'est combien de gens vont crever dans la Méditerranée. C'est juste ça. Et la Méditerranée, c'est déjà un cimetière.

C'est 400 personnes déjà au moins qui sont mortes en Méditerranée. Donc ça c'est sur le côté démocratique. Une société écologique, ça sera une société aussi plus démocratique parce que plus on va arriver dans des dans des phases qui vont être de plus en plus dures, plus on a des chances d'avoir des gouvernements autoritaires un peu partout et d'avoir des sources de conflit qui sont extrêmement fortes.

Et ce bilan, il pourrait pas être complet non plus si on regarde pas toute la partie sociale. Parce que Nicolas Hullo a l'air de faire semblant de croire que ça n'avait aucune importance, ça n'a aucun impact sur l'écologie de supprimer l'impôt sur la fortune, de reprendre 5 € d'APL aux gens et puis de reprendre quelques centaines d'euros aussi retraités pour financer tout ça. Et ça n'a l'air d'avoir aucun impact puisque l'écologie serait un petit secteur voilà dans lequel qu'on pourrait enfermer.

Mais c'est absolument faux parce que les riches polluent 100 fois plus que les personnes qui sont pauvres dans notre société et donc sont responsables beaucoup plus de du du réchauffement climatique que des gens qui sont qui sont dans la pauvreté. Et c'est prouvé par énormément de scientifiques que plus on a une société qui est inégalitaire, plus on va avoir une société anti-écologique. Et ça se voit sur beaucoup de choses en fait. qui a un rapport qui est sorti cet été par exemple qui parle de déforestation et de pêche de manière illégale qui montre que en fait euh dans 70 % des cas sur la déforestation et sur les bateaux de pêche en fait c'est des fonds ou des bateaux qui sont qui sont qui sont situés dans des paradis fiscaux.

Donc l'évasion et la fraude fiscale sont destructeurs au niveau de l'environnement de manière très forte. C'est c'est c'est vraiment enfin très fortement marqué. Et puis on a eu un autre exemple aussi euh cet été euh euh qui est malheureux et qui montre justement à quel point la rapacité nous amène vers des des drames humains incroyables et des problèmes d'aménagement du territoire très graves.

C'est euh le pont euh qui s'est effondré à Gène. En fait, si vous regardez qui était responsable de cette de ce tronçon de route, c'est un groupe qui s'appelle Atlantia euh qui se trouve qui euh possède énormément de d'autoroutes. Il a 50 % des des autoroutes italiennes, mais il en a un peu partout dans le monde.

Il a racheté récemment depuis 2 ans le 3e euh opérateur autoroutier de France. Il a racheté déjà trois aéroports dans le sud de la France et il était candidat pour racheter les aéroports de Paris. Euh euh Nice Oui, oui, oui, ça j'ai dit qu'il y en avait trois.

Et euh et donc voilà. Et donc en fait, il se trouve que cette sociétélà a fait l'année dernière 1,17 milliards de bénéfices. Combien ils ont reversé aux actionnaires ? 1 milliard.

Donc ça vous donne une idée de combien d'argent ils ont dû mettre pour assurer la sécurité, rénover les routes dont ils s'occupaient et cetera. Ça ça vous donne une idée de ce que crée notre société aujourd'hui et que en fait on ne peut pas se contenter de faire un bilan sur qu'est-ce qui de l'écologie un an après sans s'occuper de ces questions de partage des richesses, sans s'occuper de ces problèmes de démocratie où on a un gouvernement qui n'écoute plus rien ni personne et qui est arrogant en possible. Et il faut vraiment faire ces liens-là.

Et en fait, quand on fait ces liens-là, quand on voit que bah finalement, c'est euh la finance qui est largement responsable du réchauffement climatique, qu'il y a 90 entreprises qui sont extractrices de pétrole, de gaz et cetera qui sont responsables de 50 % du réchauffement euh euh de température, qui sont responsables de 30 cm de de la montée du niveau des mers. Et ben quand on regarde ça, en fait, on comprend pourquoi il fait rien. Parce que c'est beaucoup plus simple d'être dans un système où on verdit un peu, on va on va améliorer un peu les choses, demander à la finance de se réorienter un petit peu.

Mais alors jamais on ne veut admettre que le modèle dans lequel on est est un modèle dépassé. Parce que si on admet que c'est un modèle dépassé, alors ça implique de devoir faire une rupture du modèle économique dans lequel on est. Ça implique d'admettre que oui, il va falloir faire passer euh euh l'intérêt général et notamment l'intérêt écologique avant des intérêts privés, avant la capacité, avant l'accaparement des richesses.

Et ça, vous imaginez bien qu'Emmanuel Macron et sa clique ne sont absolument pas prêts à ça. Et donc, qu'est-ce qu'ils utilisent pour ça ? Ils utilisent le mythe de la finance, ils utilisent, je vais vous juste vous raconter un exemple. par exemple, j'ai été voir le ministère sur euh euh la l'artificialisation des sols et donc on leur parlait donc là c'était en petite couronne, c'était les murs à pêche qui sont aussi un lieu historique à Montreil par oui, en petite couronne.

Oui, c'est ce que j'ai dit. À euh donc les murs à pêche qui sont aussi un lieu historique culturel qui sont en petit à petit grignotés par au départ une piscine, une école. Bon, c'est un peu difficile de lutter contre ça.

Et puis là, ça commence à être des logements qui sont faits par BUIG. Donc on va les voir, on leur dit bah voilà, vous avez vu quand même il y a eu un mois et demi dans lequel les gens ont été les pieds dans l'eau parce qu'il y avait des inondations de partout notamment parce qu'on bétonne tout. Euh donc il va falloir un peu avoir un plan, enfin essayer de faire en sorte qu'on bétonne pas toute l'Île-de-Fance.

Sachant que juste avant en plus ils avaient fait appel sur Europa City donc qui bétonnent des terres agricoles parce que c'est généralement en plus les terres agricoles qu'on bétonne. Et là le ministère me dit "Ah, on va peut-être réussir à faire quelque chose. Effectivement, c'est un sujet important parce que on connaît un peu les gens de BIG, donc peut-être qu'ils vont accepter de changer un peu leur projet parce que en fait voilà, c'est ça en fait leur vision de l'écologie, c'est il faut convaincre les acteurs privés, il faut essayer de les réorienter un peu mais sauf que nous on n pas besoin enfin on n pas besoin d'attendre que les acteurs privés soient de bonne volonté. un moment une puissance publique, elle doit dire que l'intérêt de la survie humaine et de la possibilité de vivre ensemble, elle doit être bien primordiale aux intérêts de de de Bouig ou de n'importe qui d'autre.

Et sauf que ils sont toujours dans cette dans cette optique là. On le voit avec le libre échange où il continue à tout va alors que il n'y a aucun gain économique. On va perdre des emplois, on perd des normes sanitaires, on perd en santé.

Euh on voilà, on fait faire des milliers de kilomètres. Vous rendez compte là, on nous parlait juste avant sur la la conférence sur le libre échange du euh du traité qui va être enfin qui est en dans les tuyaux avec euh l'Australie et euh la Nouvelle-Zélande où ils veulent importer du lait. Or, nous sommes en surproduction laitière quand même en Europe.

C'est c'est quand même un quelque chose de vraiment incroyable. Et donc en fait nous la transition écologique, pourquoi nous on parle chinois en fait à l'assemblée pour eux ? Parce que nous nous ne sommes pas sur ce modèle là.

Nous refusons ce modèle là et la seule manière de faire en sorte que on limite au maximum le réchauffement climatique, enfin en tout cas qu'on arrête de l'aggraver déjà, qu'on fasse de l'adaptation et que et ben enfin on réfléchisse à quel horizon collectif on peut avoir, quel sens on peut avoir à arrêter tout ça, c'est de faire cette rupture économique, c'est de faire cette transition écologique et c'est ça va être ça de vivre mieux parce que si on se pose ces questions là de comment est-ce qu'on peut vivre ensemble, de comment on peut avoir un avenir tenir ensemble et ben ça ça créera forcément des règles qui vont faire que nous vivrons toutes et tous mieux. Et il faut que je finisse je crois la France insoumise, elle a une grosse responsabilité dedans. On a mené des campagnes, on a parlé de la de la campagne pour le 100 % d'énergie renouvelable et pour la sortie du nucléaire, mais il y a plein de plein de de de choses de conviction à faire.

Il faut qu'on continue sur cette conviction là en liant toujours t ces trois urgences là dont je parlais parce que c'est comme ça qu'on va réussir aussi à montrer notre projet de société et dans quelle société on veut vivre. Ensuite bien sûr euh au Parlement, on continuera à et ben agir, faire des propositions de loi, continuer à débattre, à essayer d'interpeller le gouvernement sur ces questions-là. Et puis juste pour vous dire à la rentrée, il y aura il y a quand même des des des choses qui vont être très symptomatiques dans les luttes qu'on va avoir à mener.

C'est bien sûr la bataille sur le CTA, donc ce traité de libre échange entre le l'Union européenne et le Canada qui s'applique déjà à 90 % et qui va être qui va passer au Parlement français pour ratification. Donc ça ça va être une énorme bataille et comme ils sont majoritaires les la République en marche, il faut un mouvement populaire derrière parce que sinon sinon ils nous écouteront pas. Ça c'est ça c'est évident.

Donc ça ça va être une des grosses batailles. Et puis dans dans une une autre bataille qui est importante aussi, c'est que ils vont présenter enfin leur programmation pluriéannuelle de l'énergie parce que après nous avoir dit depuis 1 an que non on narriverait pas à baisser le nucléaire sans jamais nous dire ce qu'il faisait par contre pour essayer de commencer quoi. Ils vont enfin faire leur plan.

À mon avis ça va être mauvais. Et euh nous euh nous à partir des ateliers des lois qui ont qui avaient été faits, on on va présenter notre proposition de loi pour la sortie du nucléaire et on va continuer ce travail de proposition et de lutte. Merci. [Applaudissements] Parfait.

On a on a Merci Mathilde, merci Karima, merci Jean-Marie. On a une petite demi-heure vraiment pour questions-réponses. Donc on va commencer euh par là.

Il y a que des hommes, hein. C'est terrible. Non, non, non.

Ça ça peut on dirait une femme. Ah, il y a une femme. Donc voilà, il y a deux garçons, une dame.

On va passer au militant antinucléaire. Non merci. Sébastien Bar là après juste devant.

Voilà. Et puis après on va faire le on on prend trois trois une série de trois questions trois quatre questions comme ça on peut enchaîner. Je crois qu'il marche pas le micro.

Il bog tout à l'heure déjà parler parle fort sinon oui tu peux même mais ça sera pas enregistré viens viens 1 2 1 2 c'est enregistr Attends, c'est bon ? C'est bon. OK, parfait.

Oui. Allô ? Oui, c'est bon, m'entend.

Euh donc, Romain de Toulouse, euh le aujourd'hui, on est dans un système de production capitaliste qu'on appelle glouton. Souvent, on dit que il a besoin de grossir en permanence. On se rend pas toujours compte de la logique exponentielle que ça implique cette cette croissance.

Une logique exponentielle, c'est je prends un exemple tout bête, mais en Chine, il y a quelques années, il y avait une croissance de 7 %. Ça a baissé un peu depuis. 7 % de croissance, ça veut dire en gros une économie qui double tous les 10 ans, qui cadruple tous les 20 ans et qui au bout de 50 ans a augmenté de 32 économies mondiales.

C'est ça une logique exponentielle. Et cette logique exponentielle aujourd'hui, elle s'applique à une quantité de champ dans la société qui est impressionnant, à la démographie. Déjà, quelqu'un qui est né en 1930, qui est aujourd'hui à la fin de sa vie, enfin j'espère pas tout de suite mais on verra.

Je je leur souhaite pas de mal. Elle a vu elle a vu un monde passer de 2 milliards d'êtres humains à 7 milliards d'êtres humains. On va être 11 milliards en en 2100 avec cette logique là.

Alors, je suis pas malusien de base, mais quand même ça fait flipper. Ça s'applique à la consommation d'eau, d'énergie, à l'extraction des matériaux de construction multiplié par 34 depuis les années 90, aux émissions de gaz à effet de serre, à la production de déchets. Et on voit une à 1 à un les seuils, enfin les les alertes qui commencent à passer au rouge sur la biodiversité, sur laification des océans, sur la quantité d'eau douce disponible, sur les gaz à effet de serre.

Et face à ça, j'ai du mal à adhérer au discours selon lequel gagner sur le diesel au centre-ville, c'est une victoire ou arriver à avoir une taxe carbone, c'est une victoire. Alors, je dis pas que c'est pas positif, je dis que j'ai du mal à qu'on me le présente de cette manière. et même la la question de la pêche parce que la certification des océans, c'est aussi beaucoup responsable des grandes zones mortes qu'il y a dans les océans où j'ai du mal à voir un gros projet écologique dans le fait qu'on interdise les pailles en plastique.

C'est bien mais il y a quelque chose qui il y a un moment il y a il y a il y a un discours que auquel j'arrive pas à adhérer. Comment on pourit présenter ça par comme des victoires ? Est-ce que c'est pas un immense déni de la logique qui est qui est en train de se passer là ?

Et est-ce que si on on continue à avoir ce genre de discours et ben on voilà, on n'est pas aussi responsable d'une certaine manière que la société prend pas conscience dans son enfin prend pas conscience de de l'ampleur de la catastrophe. c'est je je dis ça, je sais que c'est peut-être un peu dur et c'est pas personne, mais c'est quelque chose qu'on entend souvent et je me dis qu'à un moment face à ce phénomène là, on peut pas se contenter de se dire "Bon, on a gagné parce qu'on a mis des gobelets en plastique. Enfin, parce qu'on a viré les gobelets en plastique, on a mis des gobelets en carton, quoi." J'ai pas l'impression que ce soit ça la solution.

On peut s'en gargariser mais mais ça c'est ça a pas de sens au bout d'un moment, quoi. Voilà. Pas de sens.

Regarde ce qu' Désolé. Euh, désolé qu'on soit tous les deux ensemble à côté, mais pour intervenir, on va pas tout à fait dire la même chose. Euh donc Aurélien de Toulouse aussi, euh je voulais répondre à la bon à nouveau à toi, vous Karma D, vous avez dit tout le monde aime l'écologie.

Moi, de ce que j'ai l'impression de comprendre, c'est plutôt tout le monde surtout a aimé le confort obtenu grâce à l'énergie abondante et pas chère. Et donc principalement l'énergie fossile, abondante et pas chère. Mon plan mon plan mon plan de référence, moi c'est point de référence, c'est mon père.

Il a 67 ans, il a grandi au fin fond de l'Ardèche et euh ce qu'il a vécu lui, c'est par rapport à ses parents, c'est hallucinant que mon père, il a apprécié de pouvoir partir donc du finfond de l'Ardèche, là où ses parents cultivaient des terres, vendaient péniblement du vin et cultiver péniblement le verre, élever péniblement des verrs à soi. lui, il a apprécié pouvoir partir des champs et aller vivre en ville et donc ne pas passer sa vie à peiner dans les terres, aller chercher l'eau, à ramasser le foin, à nourrir les bêtes et cetera. Avec sa femme, ma mère, il a ils ont apprécié d'avoir une une maison individuelle pour eux euh qu'ils ont pu chauffer à 20, puis 21, puis 22, puis 23°gr, tout le temps comme il faut. euh et donc d'arrêter de porter des pulls parce que lui c'est ce qu'il portait quand il était gosse en Ardèche.

Il portait des pulls. C'était ça la politique de chauffage en France. En tout cas dans sa région à lui.

Euh ils ont il a apprécié du coup de pouvoir habiter loin de leur lieu de travail. Et donc grâce à je dis l'énergie abondante et pas chère. Donc c'est le pétrole qui au moins du choc pétrolier, je crois que c'était 3 € le baril avant que ça augmente euh c'est ça permettait facilement d'habiter loin de chez soi.

Il a accès il a du coup mon père il a apprécié d'utiliser une machine à laver qui qui a permis comme c'était sexiste, qui a permis aux femmes de passer plusieurs heures par semaine pour laver le linge et cetera, le la vaisselle et cetera. Excuse-moi, excuse-moi. Non, non, mais j'espère que tu Excuse-moi.

Il y a beaucoup beaucoup de gens qui veulent parler et on avait dit quand même que on souhaitait avoir un échange avec la salle. J'avèche, j'avrèche pour finir. Ils ont apprécié de pouvoir manger beaucoup de viande euh comme on le sait qui dégénère qui utilise beaucoup d'énergie.

Donc tout ce que je veux dire pour finir pour finir c'est que je suis d'accord que je je veux pas culpabiliser les individus sur leur mode de vie parce que c'est étroitement in intimement politique et je suis militant français insoumise donc je vais pas voilà euh ce que je veux dire c'est qu'il va faut aussi que les gens comprennent que notre vie va devoir être physiquement beaucoup beaucoup plus pénible qu'on que ce qu'on a pu connaître mon père dans son enfance et tous les gens qui ont 50 60 ans aujourd'hui dans leur vie devoir faire beaucoup plus fort physique pour vivre parce que l'énergie abondante est pas chère, c'est fini et en plus ça détruit la biodiversité et la planète. En tout cas, c'est la conviction que j'ai aujourd'hui. [Musique] Euh bonjour, Céline Line de Lyon.

Euh je suis de la France insoumise, voilà, convaincu. Mais je trouve que justement dans la France, enfin j'ai découvert l'urgence climatique et la justice sociale dans un mouvement citoyen Alternativa, très active pendant l'année 2015 avant la C21. Du coup, je trouve que dans la France assimise, il y a pas assez de conscience de cette urgence climatique et de voilà de ce cette question.

Et il me semble qu'il serait bon, c'est une proposition au sein de la France insoumise, il serait bon qu'on on essaie de tricoter plus des liens, des actions avec ces mouvements citoyens du genre parce que là par exemple le rapport du 6 août, moi à m'a complètement de des scientifiques du 6 août m'a complètement encore plus alarmé. Et donc comment faire ? Et donc, est-ce qu'on pourrait pas imaginer au sein de la France à insoumise comme on a inventé les caravanes et cetera, de faire des actions genre citoyenne pour sensibiliser aussi bien à l'intérieur de notre mouvement que les citoyens à l'extérieur comme d'aller avec ces ces acteurs, ces associations citoyennes, par exemple, replanter des arbres là partout où on peut qui absorb le CO2, euh à participer au ramassage des des déchets recyclage du 15 septembre.

Voyez ce genre de d'action citoyenne pour à la fois monter en compréhension au sein de la France insoumise et sensibiliser les citoyens autour de nous. Merci. Par là par là.

Oui. Alors moi ça va être court. C'est par rapport au transport.

Euh vous avez parlé très justement des transports routiers. Euh seulement il il existe deux autres sortes de transport. Il y a transport aérien et transport des euh sur la sur la mer.

Et en ce qui concerne le transport aérien, euh sachant que il euh sachant que les trois les trois aéroports autour de Paris génèrent autant de pollution que toute la circulation automobile de de l'île de France. Donc on peut s'interroger, pourquoi euh dire qu'il faut faire des des taxes supplémentaires pour les avions euh pour les camion ? Pourquoi pas ?

Certes, mais quand on sait que le kérosène ne subit aucune taxe, que les États ne récupèrent aucune taxe sur le kéros. Donc, on peut s'interroger sur la la comment dire sur la la participation démocratique de la contribution de de des utilisateurs des avions qui qui ont qui ont d'ailleurs en France c'est simple pour faire 1000 km c'est le plus économique c'est c'est de partir en avion. Alors, comment on peut expliquer que partir en avion avec le les tonnes de kéros qu'il faut, c'est ce serait moins polluant que de que de prendre voilà que de prendre une voiture.

Enfin bon, moi ça m'interroge beaucoup et j'avais entendu aussi concernant les cargos par exemple qui qui sont utilisés pour le transport des marchandises qui sont qui font partie de la mondialisation et des accords inter des accords internationaux. En fait, on utilise des cargots, on met dedans du fil lourd qui qui pollue extrêmement les mers et j'avais entendu que ça serait mieux d'utiliser le le gasoile pour mettre dans les bateaux. Ça serait ça serait déjà moins polluant. et et mettre plus enfin bon.

Merci. On va on va passer aux réponses. Donc on va commencer par Jean-Marie et Karima.

Mathilde si elle souhaite réagir et moins si on a encore le temps parce que là il est 55 53 donc on a un gros quart d'heure pas plus. Ou là là ou là là. Oui oui oui il y aura ce côté voilà.

Évidemment on peut on peut pas répondre à tout. On peut pas répondre parfaitement sur le les pseudo victoires victoires à la pyus comme le dieselgate et la pêche électrique. Encore une fois, c'est le verre à moitié plein et à moitié vide.

Le verre à moitié plein, c'est bah quand même c'est quand même pas mal de supprimer le diesel et c'est quand même pas mal d'arriver à ce que on supprime la pêche électrique parce qu'elle est complètement néfaste. elle part en exponentiel sur sur la population des mers. Le verre à moitié vide, c'est pas parce qu'on met pas de diesèel dans les villes qu'on s'attaque au problème de la circulation.

C'est pas parce qu'on introduit la pêche électrique que ça va empêcher la surpêche. Le problème encore une fois, c'est la capacité qu'on des organismes comme le Parlement européen d'avoir une réflexion sur la société et pas une réflexion d'accompagnement de la société. Et c'est là finalement qu' a tout le problème.

Ce rapport de force n'existe pas encore. Je serais je serai pas d'accord pour voir que le futur doit être forcément pessimiste et que notre avenir soit sera plus, excuse-moi, pénible que pour celui de nos parents. Il y a eu des progrès, personne ne va le négliger.

Le problème c'est que savoir à partir de quel moment l'être humain qui est par nature un prédateur va estimer qu'il en a assez. Je veux bien, je veux bien. Autrefois mes parents, nos grands-parents et cetera vivaient dans des maisons qui étaient mal chauffées.

Faut-il pour autant avoir des maisons qui ne sont très mal isolées et qu'on chauffe à 25°gr. Dire qu'on va isoler mieux les maisons et les chauffer à 20°gr ne me semble pas être une régression sur le confort de vie par rapport à celui qu'avaient nos parents. Donc faire très attention, présenter notre avenir comme étant un avenir de sobriété imposée pour reprendre ce qu'on avait dit ce matin avec Yve Marignac de rationnement plutôt d'efficacité d'efficacité imposée. déjà expliquer aux gens que c'est un avenir dont nous ne voulons pas finalement.

Je crois que ça c'est assez dangereux. Alors l'histoire encore une fois, excuse-moi, les transports aériens plus polluants, moins polluants, les transports maritimes plus polluants, moins polluants. Attention encore une fois à ne pas corriger à la marge.

Je vais donner un tout petit exemple et puis après je m'arrêterai pour ne pas être trop long. Il y a des mesures qu'on a pris en faveur de l'environnement qui qui s'avèrent être parfaitement pernicieuse. Je prends un exemple très simple.

On va mettre une taxe poids lourd. On en a parlé déjà, elle a été ratée en France. L'Europe prétendre une taxe poids lourd.

C'est très bien. On va faire payer ces gros camions qui sont polluants. Le résultat va être lequel ?

Il y aura-t-il moins de camions polluants sur les routes ? Non, le consommateur final payera plus cher son produit. Le l'idée l'idée l'idée de la mesure peut partir d'un bon sens.

Son application se révèle être perverse. Le bonus malus des voitures, exactement pareil. On va taxer les voitures les plus polluantes et détaxer les voitures les moins polluantes.

Quelles sont les voitures les plus polluantes ? celle des riches, pardon pour le terme, je me fous éperdument d'avoir 3000 € de malus pour une voiture qui coûte 200000 €. Et donc moi, riche, je m'achète ma vertu avec de l'argent.

Attention, ce que nous prépare la société, ce que nous prépare Macron, c'est de dire l'environnement ça se paye et il suffit de payer pour gagner sur l'environnement. Le problème c'est que vous pouvez donner autant de milliers d'euros à une nappe de pétrole souterraine, elle va pas être contente quand même. Allez.

Donc l'environnement ça ne peut pas se payer. Peut pas se payer. Après, je dis plus rien parce que j'étais trop Merci pour l'ensemble des questions.

Malheureusement, je n'avais que 10 minutes. Alors, j'ai pas pu faire l'ensemble du programme de ce que je fais mais je reviendrai avec plaisir dans d'autres ateliers s'il faudra. La la prochaine la première chose c'est que dans la globalité nous sommes déjà en train de changer notamment nos comportements et notre mobilité.

Aujourd'hui, la mobilité sera de plus en plus partagée. Pourquoi ? Parce que les jeunes ne passent plus le permis de conduire. 17 % des jeunes ne passent plus permis de conduire.

Ils sont débrouillards et ils trouvent d'autres systèmes. Et ensuite les personnes âgées, la première acte, notamment en retraite, lorsqu'on partait en retraite, c'est d'acheter quoi ? la dernière voiture à la mode et ben maintenant c'est plus le cas.

Les personnes sagées préfèrent faire de du covoiturage, de l'autopartage et cetera. Ce sont les comportements qu'il faut changer. Le problème de fond dans les comportements et ben chacun doit être responsable.

Lorsque vous avez que plus de 50 % des citoyens utilisent leur voiture pour faire 2 ou 3 km, là on a un problème. Ça veut dire qu'il faut trouver des alternatives aux 2 ou 3 km et pas utiliser. Attendez, attendez, mais laissez-moi terminer.

On me dit la feuille de route. Donc je vous dis demain la voiture elle sera et la mobilité sera devra être plus propre, plus durable, plus partagé et surtout plus accessible. Lorsqu'on parle de la mobilité, c'est la mobilité en général.

La troisième chose, c'est la mobilité connectée qui arrive en masse. Ensuite, vous me dites "Mais madame Dille, c'est pas toujours les plus pauvres qui doivent payer ?" Mais bien entendu, que c'est pas les plus pauvres qui doivent payer notamment sur la mobilité.

D'où l'urgence de faire en sorte que ceux qui n'ont pas les moyens d'avoir accès à la mobilité puissent au moins avoir accès à la mobilité. C'est pourquoi lorsqu'on fait une loi sur la mobilité qui va arriver justement à l'Assemblée nationale très prochainement, il faut mettre en place le principe pollueur payeur les 44 les suiv et cetera. Ce n'est pas normal qu'il ne soit pas taxé.

C'est eux qu'il faut taxer. Ensuite là, je finis. Ensuite, le vrai problème de fond, c'est lorsqu'on fait des taxes, où vont les recettes ?

Vous savez, il y a eu une fiscalité qui a on a justement on a mis la fiscalité diesel au même niveau que la fiscalité essence. Le problème c'est que justement nous les écolos nous disions qu'il fallait mettre en place un chèque énergie pour pouvoir faire en sorte d'aider les plus pauvres et ceux qui n'avaient pas. Ça ça n'a pas été fait et c'est même pas une proposition qu'on a retrouvé.

J'espère qu'on la retrouvera à l'Assemblée nationale sur notamment la mobilité. Et une autre chose qui est importante, je crois aussi, c'est que tout à l'heure vous avez parlé de l'aviation. Oui, l'aviation c'est le seul secteur qui ne paye pas d'impôts.

On est en train de se battre au niveau du parlement même si on au niveau on est minoritaire. Le problème de fond, c'est que les négociations de l'aviation se font pas juste à l'échelle européenne. Une taxe kérosène, c'est aussi à l'échelle internationale.

Le problème que nous avons c'est que nous sommes en train de pousser. Le problème de fond, c'est qu'on a on est arrivé à dans l'aviation avec une nouvelle offre. Et qu'est-ce que font les gens ?

Et ben les gens préfèrent acheter justement du lowcost avec des conditions de travail pour les salariés. Quand je vois Rayer, quand je vois toutes ces compagnies là du lowcost, plus de 50 % des gens préfèrent prendre aujourd'hui l'avion que prendre un train parce qu'ils disent "Mais on gagne du temps." Alors qu'il gagne absolument pas de temps.

Attendez, attendez. il gagne pas de temps et il ne gagne surtout pas la la question de la concurrence et c'est là où le train va être important dans les négociations à l'avenir sur la question notamment du prix. Pourquoi les gens prennent plus le train le l'avion ?

Parce qu'ils considèrent que les prix du train de plus en plus chers. Le problème mais oui, c'est vrai. Sauf que tant qu'on aura pas compris une chose, c'est que plus on va rénover le ferroviaire, plus il y aura des trains.

Plus il y aura de train, plus les prix seront accessibles. Le problème de fond, c'est que quand je regarde notamment ce qui se passe au niveau du plan ferroviaire en France, c'est catastrophique. Et ensuite, je voudrais revenir sur ce que Mathilde disait.

Oui, tu as raison Mathilde. L'Europe, notamment la majorité euh européenne qui n'est pas de la même couleur que nous a voté la libéralisation. Mais attention, la libéralisation a été adoptée parce que je a des pays où la libéralisation aujourd'hui est en train de revenir en arrière.

Par exemple, les anglais décident qui avaient totalement privatisé leur rail. Ils sont en train de revenir pour nationaliser au niveau B. Non, c'est surtout parce qu'on s'est rendu compte que les actionnaires et les privés n'investissaient pas sur la sécurité.

Qu'est-ce qui s'est passé en Angleterre ? Il y a jamais eu autant d'accidents. C'est ça qui s'est passé.

Là, je conclus, c'est que nous ne pourrons pas avoir un bon service des transports si nous avons pas un bon service public. Et c'est là qu'il faut le matraquer parce que les cheminaux parce que j'ai bien entendu ce que moi j'ai entendu dire la réforme ferroviaire les cheminaux et ça je vous le dis heureusement qu'ils sont là parce que il nous assure quoi pas seulement les informations et cetera, mais c'est la sécurité des passagers et la sécurité des passagers on a une priorité donc nous notre but il est très simple. C'est pas monsieur vous avez dit mais nous on s'en fout juste un peu le le diesel dans les centre-villes, les paille, les machins et cetera.

C'est pas qu'on s'en fout. Il a pas dit ça. Non, il a pas Non mais il a dit que c'était pas prioritaire.

C'était pas la Mais la solution c'est la solution c'est de bien sûr moi j'aimerais tout le monde soit dans la sobriété plutôt heureuse dans l'énergie. Quand vous me parlez de croissance, bien sûr aujourd'hui il faut revenir à ces systèmes de PIB où ça ne marche plus parce que plus on consomme, plus on détruit. Mais en même temps, faut faire attention parce qu'il y a déjà des gens qui sont en décroissance, qui n'ont rien demandé et qui ne consomment rien, qui ne produisent rien et qui ont les effets directs sur les injustices sociales et sur les injustices environnementales.

Donc, il faut faire attention à ce qu'on dit aussi. Lorsqu'on a des petits combats, même sur le diesel, il faut montrer à quel point dans d'autres villes où le diesel est banni, pourquoi chez eux c'est possible et pourquoi pas chez nous. Donc c'est aussi mutualiser les bonnes expériences et les bonnes pratiques et pour montrer que plus on va multiplier ses expériences, ces bonnes pratique et les bons exemples, plus on gagnera pour changer de système.

Oui. Trois dernières questions en fait parce queil y avait euh ici des gens qui avaient demandé depuis le départ. Donc là Sébastien, madame et monsieur.

Voilà. Donc rapidement, moi je filme rapidement parce que si ça on va être obligé de sortir à 17h15, on doit quitter la un petit bilan. Donc moi je suis de Marseille, le l'impact écologique de Nicolas Hullot et du ministère au bout d'un an sur cette région, il est catastrophique.

Sur quatre sujets, j'évoquerai juste quatre sujets. Il y a la question donc des bouts rouges où rien n'a été fait alors que les scandales continuent en fait au niveau des bouts rouges sur le stockage terrestre de ces bouts rouges. Vous savez que maintenant il y a une partie qui est rejetée au cœur du parc national des Calan et une partie qui est stockée au niveau terrestre et il y a des nuages maintenant qui contaminent les population donc des nuages d'alumine qui contaminent les populations de Bouc Bellard mais rien n'est fait au niveau du mystère rien n'est fait sur les rejets en mer alors même que ces rejets on sait aujourd'hui qu'il y a triche au niveau des contrôles et qu' a le volume est beaucoup plus important en terme d' il dilue en fait le volume pour que pour diluer la la trace des métaux lourds.

Ça c'est le premier dossier. Le deuxième dossier, c'est vous le savez juste avant l'été, Nicolas Hullot a autorisé donc l'exportation d'huile de palme pour la reconversion, l'écoonversion, elle sera présentée comme ça de la la raffinerie donc de la MED sur les temps de Berge juste à côté. Un autre dossier, c'est fausse, on a on est parti de là pour la marge des cobaltes don pas mal de de personnes autour de la table ont participé à laquelle pas mal de personnes la table a participé.

Cette marge descobag donc est partie de fause. Il y a les études épidémiologiques qui montrent les ravages sanitaires de la pollution industrielle. Ces études épidémiologiques sont des études participaties d'initiative citoyenne et les autorités sanitaires notamment le ministère de la transition écologique et solidaire et dans le déni avec les autorités préfectoraales et cetera et ne reconnaissent pas du tout l'impact le fait qu'il y ait deux fois plus de cancer deux fois plus de maladies chroniques sur ces territoires qui sont contaminés et donc rien n'est fait sur au niveau des des industriels et des crimes industriels qui sont commis.

Et le dernier dossier, c'est il y a une centrale biomasse qui est pas loin non plus qui est à Gardane. C'est une centrale biomasse et une biomascarade. C'est une centrale qui menace en fait euh toute la forêt méditerranéenne.

Les opposants donc écologiques ont gagné sur au niveau du tribunal administratif et c'est Nicolas Hulou lui-même qui a fait appel pour que cette centrale voie le jour. Donc voilà l'impact si vous voulez sur ce territoire, il est absolument négatif. Après, je crois ce qui est désespérant, c'est que certainement que Nicolas Hul est sincère, mais je crois vraiment que un des soucis, c'est que il pense sincèrement aussi avoir un bilan positif en gagnant des petits grands papiers, en constitutionnalisant par exemple le péril climatique alors qu'on voit bien que y compris le principe de précaution est remis en cause aujourd'hui alors qu'il a valeur constitutionnelle.

On le voit bien également sur le fait sur le volet de Karim enfin sur la question des transports avec l'interdiction à horizon 2040 applaudie par tous les industriel tous les automobilistes des moteurs thermiques. Mais en fait, il y a aucune contrainte et donc ce qu'il veut c'est être aimé, c'est continuer à être aimé. Et ce qui est terrible, c'est que pour être aimé, b on peut pas être ministre parce que pour être ministre, il faut batailler l'écologie, c'est un sport de combat au ministère.

C'est ça. Et donc, je crois que c'est vraiment ça l'échec du lot. C'est essentiellement ça.

C'est le fait que Et alors juste dernier petit point sur que faire ensemble. Je crois qu' Ouais, ouais. Il y a des campagnes à mener mais il y a également un combat à mener et là tous ensemble et à tous les échelons sur les lobbyes parce que je crois que réellement ça rejoint un peu ce que disait Mathilde, la question des lobis, la question de la lutte contre cette porosité galopante et des cette épidémie de conflit d'intérêt, je pense essentiel à tous les échelons de lutter contre ça et c'est possible.

Merci. Alors madame Oui. Alors moi je voudrais savoir c'était une question par rapport à la à la façon de communiquer bah typiquement de la France insoumise.

Est-ce qu'il faudrait pas avoir une communication beaucoup plus radicale, directe et brut enfin presque systématique sur le fait de dire que la situation aujourd'hui de l'écologie de la planète est directement et exclusivement liée au modèle capitaliste et à la comment dire à la sainte enfin la à l'adoration de la sainte croissance et que en fait la seule façon efficace et radicale de de de lutter contre ça c'est de changer de modèle et que tout le reste c'est c'est à la marge Et voilà. Est-ce qu'il faut pas avoir une communication beaucoup plus bourrin là-dessus quoi finalement ? Je vais être bourin dans la réponse.

Alors bon, trois petites choses rapidement. Serge a parlé de lutte contre le changement climatique. Est-ce qu'il faut dire adaptation, lutter, résister ?

Là, il y a un gros débat peut-être je pense qu'il faut le traduire politiquement mais maintenant le changement climatique il a lieu. Deuxième chose, on a eu une votation citoyenne l'année dernière donc non cette année au mois de mois d'avril mars 300000 votants un peu plus c'est pas c'est pas vraiment énorme. Je pense qu'il faut recommencer ce genre d'action avec plus large réseau sortie nucléaire.

Toutes les associations, on est prêt à recommencer en 2019. Il faut se lancer et avoir 1 million de de votants. Je pense qu'on est ça serait atteignable.

C'est quelque chose qu'il faut faire si on si on s'y prend à l'avance et si on mobilise le plus de monde. Le nucléaire est un danger, on le sait, il faut commencer plus tôt et avoir une semaine, 15 jours peut-être de votation citoyenne. Et troisème chose, l'écologie c'est pas simplement des petites mesures.

Moi, j'ai été vert, j'ai changé d'appareil de mouvement politique parce qu'il faut changer de logiciel politique. À un moment donné, certains ont fait le choix et ont abandonné des des partis, des mouvements qui étaient plus adaptés. On Serge, Jean-Marie, on fait ça, moi j'ai fait ça et il faut le faire.

Certains le font pas comme Karim mais peut-être c'est leur droit mais il y a quelque chose c'est à creuser parce que c'est une écologie sociale politique pas qu'environnemental. Je je on va conclure avec Mathilde. C'est Sergio en fait pour le mon prénom c'est Sergio.

Non, pour très rapidement sur la question de la votation citoyenne quand on a commencé à élaborer cette campagne qui était un peu un prototype, c'était surtout l'envie de reprendre pied dans un champ qui avait été quand même déserté et abandonné par les forces politiques. On n jamais en France depuis 30 ans, depuis 95 en fait pour l'essentiel de mobilisation importante. C'était au moment de la décision de de Chirak de relancer les essais nucléaires.

Il y avait jamais eu de mobilisation importante. Oui. Oui.

Mais j'y étais mais de lancer au niveau national en fait. Et donc sur un thème qui était aussi un progrès qui était pas simplement la sortie du nucléaire mais la sortie du nucléaire civil et militaire. Et donc effectivement 300 et quelques milliers de votants, ça semble modeste.

Mais quand on a l'habitude, comme certains d'entre nous, de participer aux mobilisations antinuclairirees, c'est plutôt encourageant de savoir que sur cette questionlà, il y a 315000 personnes qui ont pris pas et c'est vrai qu'on peut toujours mieux faire. et sur la sur la question de la communication un peu bourrin à laquelle vous nous invitez. Non, je crois que on peut le faire intelligemment comme l'a fait Matil sans être bourrin tout à l'heure en rappelant tout simplement que après que j'ai fait la liste presque exhaustive des rencements des échecs complétés par celle que vient de faire en région PACA CB SB, il fallait aussi élargir.

Le projet écolo, c'est pas un projet environnemental, c'est un projet social, c'est un projet économique, c'est un projet démocratique. Et je crois que la France insoumite réussit plutôt à bien faire ça en fait. Euh avoir une approche d'ensemble qui ne laisse pas euh la question écologique sous forme de niche ou de détail dans un programme politique mais qui ont fait une grille de lecture sur l'ensemble des politiques publiques qui sont menées sur le projet de société globale que nous venons que nous voulons mettre en place.

Je laisse la parole à Mathilde. Je vous remercie quand même et je demanderai après l'intervention de Mathilde qui conclut un applaudissement pour les invités qui se sont déplacés qui sont venus. Merci.

Merci Sergio. Merci à vous toutes et tous pour ce débat qui euh je crois est extrêmement important et intéressant. Effectivement, je suis tout à fait d'accord sur euh le fait que euh la situation dans lequelle nous sommes aujourd'hui euh vient euh du système capitaliste dans lequel on est.

D'ailleurs, il y en a qui ont après l'entropocène qui ont parlé de capital au cetera. Donc effectivement, c'est les modes de production sont vraiment liés. Là, on est en fait sur un problème qui bute de temps.

C'est-à-dire que on est dans une urgence tellement forte comme les études montrent qu'on a moins de 5 % de chance de rester en en dead des 2 degrés Celus au-delà duquel on ne sait pas ce qui ce qui peut se passer parce que les phénomènes sont cumulatifs. C'est une question d'urgence de temps. Et ça revient à ce que tu disais Romain à l'instant qui est en fait intéressant, c'est que en étant dans l'opposition, parfois nous allons considérer comme une victoire quelque chose qui va faire reculer un système.

Par exemple, lors si on avait réussi à faire reculer la sélection à l'université, ça veut pas dire que la situation à l'université s'améliorerait, mais on aurait réussi à les stopper à un moment. Mais sur le changement climatique, il y a plein de choses qui sont inventées pour en fait continuer un petit peu le système en mettant quelques pensements par-ci par-là. Or, ça n'arrivera jamais comme ça.

On ne pourra jamais faire comme ça. C'est pour ça que nous avons besoin de cette planification écologique. C'est pour ça que nous avons besoin de convaincre le maximum de gens autour de cet enjeu parce que nous aurons besoin d'un mouvement populaire lorsque nous serons au pouvoir.

Et c'est pour ça que nous devons être au pouvoir, pas par goût du pouvoir, mais parce que il faut ce changement et cette rupture de manière la plus rapide possible. Sinon, nous n'arriverons pas ni à ne pas aggraver changement climatique, ni à ne pas faire d'adaptation et faire en sorte que on n'it pas euh des euh partout des conflits, des guerres et euh euh des des les plus pauvres qui en fait euh ne s'en sortent pas tandis que les riches s'enfermeraient dans des bunkers. Et en fait cette question écologique, elle peut paraître à la fois dramatique.

Moi, je me rappelle que quand j'ai commencé à militer, à m'intéresser à ces sujets-là, j'étais un peu assommé par l'ensemble des chiffres, des enfin du constat qu'il y a aujourd'hui. Et en même temps, je pense que c'est le fil vraiment d'un horizon d'espoir collectif aussi qui réinterroge le sens de nos vies ensemble, des bonheurs qu'on a, de qu'est-ce qu'on appelle le bonheur. Et je pense que ça en terme de créer une société meilleure, ça veut pas dire retourner à l'âge de la bougie.

Ça veut pas dire et ben qu'on va être tous en train de d'être malheureux dans du noir. Ça veut dire par contre qu'on est capable de se réorganiser collectivement, de se réapproprier ses enjeux, de se réapproprier le temps et ça je pense que ça sera extrêmement salvateur et c'est vers ça que voilà, on on donne toutes nos forces et qu'on continuera plus que jamais à lutter. Merci à vous. conclusion 7h 17h16